vendredi 20 janvier 2017

Infos santé-Rougeole


Rougeole

  • Qu'est-ce que la rougeole ?
La rougeole est une infection virale. Le virus de la rougeole se propage par les gouttelettes de salive qu’une personne infectée produit en toussant ou en éternuant. Un malade est contagieux environ cinq jours avant l’apparition des taches rouges ; il le reste environ cinq jours après.

  • Quels sont les symptômes de la rougeole ?
Les premiers symptômes de la rougeole apparaissent dix jours après la contamination : fièvre élevée, toux sèche, nez qui coule, yeux rouges et larmoyants, en particulier. L’apparition de petits points blancs dans la bouche est caractéristique de la maladie. Après trois ou quatre jours, des petites taches rouges de quelques millimètres de diamètre se propagent rapidement de l’arrière du cou au visage et au reste du corps (exanthème).

  • Quelles sont les complications de la rougeole ?
Les complications de la rougeole sont d’ordre respiratoire (rhinopharyngites, angines, bronchites, pneumonies, mais aussi otites et laryngites) et d’ordre neurologique (troubles de la conscience, convulsions, paralysies, voire coma et mort). Ces complications sont plus fréquemment observées en cas de rougeole de l’adulte.

  • Comment réagir en cas de rougeole ?
Si vous suspectez une rougeole, appelez immédiatement votre médecin.
Emmenez votre enfant aux urgences si :
La fièvre dépasse 40,5°C ;
Ses oreilles sont douloureuses ;
Il a du mal à respirer.

  • Quels sont les traitements de la rougeole ?
Le traitement de la rougeole consiste à soulager l’enfant : du paracétamol contre la fièvre et les douleurs, un lavage du nez et, éventuellement, un médicament contre la toux sèche. Les antibiotiques ne sont nécessaires qu’en cas d’infection bactérienne des oreilles ou des poumons. L’enfant doit boire beaucoup et se reposer. Chez les adultes, la rougeole peut nécessiter une hospitalisation.

  • Comment prévenir la rougeole ?
La rougeole se fait de plus en plus rare en France, grâce à la vaccination devenue presque systématique sur le territoire. Néanmoins, depuis 2008, une recrudescence des cas de rougeole est observée.
La vaccination contre la rougeole est officiellement recommandée chez les enfants depuis 1999 (et remboursée par l’Assurance maladie). Elle est administrée sous forme d’un vaccin unique ROR (rougeole oreillons rubéole). Le vaccin de la rougeole entraîne parfois des réactions bénignes, telles que fièvre ou petits boutons.
Un enfant peut être vacciné dès l’âge de neuf mois ; avant cet âge, il est habituellement protégé par l’immunité de la mère, si celle-ci a eu la rougeole ou si elle est vaccinée. Le plus souvent, la vaccination comporte une dose de vaccin vers l'âge de douze mois et une deuxième dose entre 13 et 24 mois (elle peut néanmoins être rattrapée plus tard). Les enfants de plus de deux ans qui n'ont pas bénéficié de la vaccination peuvent être correctement protégés en recevant deux doses de vaccin espacées d'au moins un mois. Les personnes non vaccinées et celles qui n’ont jamais contracté la rougeole peuvent recevoir le vaccin jusqu’à 72 heures après avoir été en contact avec la rougeole (sauf les femmes enceintes). Cette injection peut permettre d'éviter la survenue de la maladie.
En cas de rougeole, l’enfant doit obligatoirement rester à l’écart de son établissement scolaire ou des collectivités (crèche, halte garderie, etc.) dès les premiers signes évocateurs et pendant cinq jours à partir de l’apparition des taches rouges. Il est fortement conseillé d’avertir le personnel de l’école ou de la collectivité.
Les recommandations concernant la vaccination contre la rougeole des adultes ont été actualisées en février 2011. Tous les adultes nés après 1980 devraient recevoir deux doses du vaccin ROR. Ceux nés avant 1980 non vaccinés et sans antécédent de rougeole devraient recevoir une dose du vaccin ROR s’ils sont professionnels de santé ou en charge d’enfant en bas âge.

  • La rougeole chez la femme enceinte
Pendant la grossesse, la rougeole n’entraîne pas de malformations fœtales mais provoque un risque accru d'avortement spontané ou d'accouchement prématuré. Ses complications peuvent mettre la vie de la future maman en danger. Si une femme enceinte est exposée au virus de la rougeole, une injection d'immunoglobulines (anticorps) peut être prescrite pour soutenir la réponse immunitaire.
Attention, les femmes enceintes ne doivent pas recevoir de vaccin ROR. Néanmoins, une vaccination effectuée par inadvertance chez une femme qui ne se savait pas encore enceinte ne justifie pas d’interruption de grossesse.


Source : Vidal

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