jeudi 31 décembre 2015

Dessins de presse


Dessins de presse

mercredi 30 décembre 2015

jeudi 24 décembre 2015

mardi 22 décembre 2015

Infos santé-Le manque de sommeil


Le manque de sommeil

Le manque de sommeil produit des dommages irréversibles dans le cerveau en détruisant des neurones essentiels à la régulation du cycle veille/sommeil.

Vos dettes de sommeil se chiffrent en neurones perdus. C’est ce que révèle une étude américaine publiée aujourd’hui dans le Journal of Neuroscience. Ces chercheurs de l’Université de Pennsylvanie ont soumis des souris à un rythme veille/sommeil comparable au travail en 3x8, alternant de courtes phases de repos et des temps d’éveil courts ou longs. « Plusieurs recherches chez l’homme ont montré que les capacités de concentration et plusieurs autres aspects de la cognition ne revenaient pas à la normale, même après 3 nuits de sommeil réparatrices, posant la question d’une atteinte durable du cerveau, explique le Dr Sigrid Veasey, chercheuse en neurobiologie circadienne et co-auteur de cette étude. Nous voulions savoir précisément si le manque chronique de sommeil affecte les neurones, si cette atteinte est réversible et quels neurones sont touchés. »

  • Un quart des neurones du système veille/sommeil détruits
Leurs observations chez la souris ont effectivement confirmé une atteinte du cerveau. Au bout de quelques jours en 3x8, ce qui correspond à une dette de sommeil chronique chez l’homme, l’équipe de Sigrid Veasey a observé des dysfonctionnements dans les neurones du locus coeruleus, la zone du cerveau qui contrôle l’alternance veille-sommeil. Une protéine, SirT3, essentielle dans la régulation de l’activité énergétique de ces neurones se met progressivement à manquer, allant jusqu’à causer la mort d’un quart des neurones de cette région cérébrale.

Les chercheurs ont observé que ces neurones impliqués dans le cycle veille/sommeil étaient capables de s’adapter à un manque de sommeil ponctuel mais pas à des phases d’éveil prolongé. Ce qui suggère, selon cette équipe, qu’il serait possible en augmentant le taux de protéines SirT3 de « sauver » les neurones ou du moins de les protéger du manque de sommeil chronique.

  • Un mécanisme à confirmer chez l’homme
Sigrid Veasey souligne que d’autres études doivent être menées pour établir si des phénomènes similaires se produisent dans le cerveau humain et déterminer quelles sont les durées d’éveil à risque pour le cerveau. « Le vieillissement, le diabète, l’alimentation riche en graisses et le mode de vie sédentaire pourraient tous contribuer à réduire les taux de SirT3. Si les cellules, et particulièrement les neurones, ont des taux réduits de SirT3 avant le manque de sommeil, les personnes pourraient faire courir un risque encore plus grand à leurs neurones », avance la chercheuse.

La prochaine étape pour cette équipe va être de sur-exprimer la protéine SirT3 dans ces neurones particuliers chez des souris pour observer si cela protège effectivement leurs neurones des effets délétères du rythme en 3x8. « Si nous parvenons à montrer que l’on peut protéger les cellules de l’éveil prolongé, alors nous serons sur la piste d’une cible thérapeutique prometteuse pour des millions de travailleurs postés », conclut la spécialiste.


Source pourquoidocteur.fr

dimanche 20 décembre 2015

vendredi 18 décembre 2015

jeudi 17 décembre 2015

Dessins de presse


Dessins de presse

mardi 15 décembre 2015

lundi 14 décembre 2015

Billets-Le réveillon, carrefour des névroses


Le réveillon, carrefour des névroses

Ça vous angoisse le réveillon en famille ? Faites boire tonton, louez des enfants, customisez mamie… Et détendez-vous, tout se passera bien.

Revoilà cet instant redouté où la famille a rendez-vous avec elle-même après 365 jours d'évitement. Il faut faire face. Affronter la dinde, la belle-mère et les règlements de comptes à OK souvenirs. Survivre au huis clos trempé de champagne et criblé d'abcès secrets, de rivalités, de rancunes, d'indifférence. Il faut l'admettre : il y a parfois plus de complicité entre un toast au saumon et une huître qu'entre deux personnes d'une même famille. On ne va pourtant pas abroger Noël. Tous les psychanalystes vous le diront : Noël cimente la famille. On fait semblant d'être ensemble, mais, mine de rien, on renifle ses racines, on mesure le temps qui passe, on apprend à affronter la mort.

Evitez les sujets qui fâchent – Sarkozy,
corrida, peine de mort.
D'ailleurs, on peut survivre à Noël. Mais si. Ça ne s'improvise pas. Il faut être précis, méthodique. D'aucuns choisissent la fuite aux urgences en ouvrant les huîtres. Pas vous. Soyez imaginatifs. Pour éviter les sujets qui fâchent – Sarkozy, corrida, peine de mort –, brisez les habitudes : plongez par exemple tout le monde dans le noir (bougies possibles). Chacun sera concentré sur ses perceptions, oubliant que papy tue les chats au fusil et adore Marine Le Pen.

Le cauchemar des cadeaux ? Surmontable. Le pull-over rose et moutarde n'est pas une fatalité. Il suffit de vous charger de tous les cadeaux. Tout centraliser. C'est un boulot à plein temps mais imaginez le regard émerveillé de votre sœur quand elle découvrira ce joli petit haut en lieu et place de la sorbetière habituelle.

Il vous reste à identifier les pires fauteurs de troubles et à les traiter militairement. Chaque cible, sa solution. Pas de pitié. Tonton Robert ? Chaque année, il confond humour et alcoolisme. Raconte des blagues avec l'accent africain. Se mouche dans les doudous des enfants. Il faut le neutraliser. Servez-lui très tôt une dose massive de whisky. Il finira au lit avant 22 heures. S'il résiste, refilez-lui l'huî­tre louche dont le parfum évoque tout sauf la mer. Au revoir tonton.

Les ados ? Collez-les sur Facebook,
ils vous ficheront la paix.
Place aux ados, les vélociraptors de la fête. Petits, malins, ils attendent tapis à l'ombre d'un rictus. L'adolescence rend lucide et donc dangereux. Traitez la cible par la ruse en organisant un concours du Noël le plus ringard de France sur les réseaux sociaux, Twitter ou Facebook. Conviez-les à raconter les pires moments de la soirée. Photos à l'appui. Ils seront occupés, et vous ficheront la paix.

Que faire de l'aïeule ? Elle peut servir à dynamiter la tranche 8-13 ans, celle qui ne croit plus au Père Noël et qui piaffe devant le sapin. Les ­enfants craignent les très vieilles personnes. Rendez-la attractive. Rasez-la, habillez-la de couleurs vives. Organisez une chasse au trésor sur mémé en cachant des cartouches de jeu Nintendo dans ses habits. Entre la crainte et l'appât du jeu, les enfants n'hésiteront pas et mémé avalera son dentier de plaisir. D'une pierre, deux coups.


Photo : Trent Parke/Magnum Photos.

C'est déjà l'heure de diffuser le diaporama consacré au mal-aimé de la famille. Il y en a toujours un. Vous aurez retrouvé les douze photos de son enfance que vous monterez en boucle sur le générique d'Amicalement vôtre. Prenez-lui la main quand les larmes lui monteront aux yeux, souriez comme Jean Dujardin dans tous ses films et dites : « Tu es une belle personne ». Prévoyez des mouchoirs.

Il est temps d'escalader l'Everest de la soirée : les beaux-parents qui se détestent. Compliqué à gérer. Une astuce ? Placez les hommes l'un à côté de l'autre, faites couler du vin, laissez agir. Dans dix minutes, ils se tapent sur l'épaule. Leur alliance pro­voquera en opposition celle des femmes, et l'on assistera à une bonne vieille querelle hommes/femmes que les femmes emporteront haut la main dans une saine ambiance.

Bombardez tout le monde de compliments.
Ce n'est pas de la mauvaise foi, c'est de la prophylaxie.
En toutes circonstances, bombardez tout le monde de compliments. Ce n'est pas de la mauvaise foi, c'est de la prophylaxie. N'oubliez pas que l'humour peut être drôle : servez-vous-en pour déminer les situations délicates, quand, par exemple, perdu dans le noir, papy commence à raconter la guerre d'Algérie au chien Toby.

Dernier conseil : équipez-vous d'enfants de moins de 7 ans. Leurs petits yeux étoilés sont les meilleurs ­garants d'une fête de Noël réussie. Si vous n'en avez pas à disposition, louez-en ou faites venir ceux qui en ont.

En cas d'échec total, sachez que les pires conflits de Noël sont surtout intérieurs : on aime faire partie d'un clan, on déteste être défini par son passé et on oscille entre les deux, comme on peut. Alors serrez les dents. Vous vous rattraperez en débinant tout le monde dans la voiture au retour, en attendant l'enfer de la Saint-Sylvestre.

Source Nicolas Delesalle (Télérama)

Recettes Soufflés-Soufflé glacé à l’ananas


Soufflé glacé à l’ananas

Préparation : 25 mn
Cuisson : 10 mn
Congélation : 6 heures
Pour 4 personnes
15 cl de crème liquide très froide
200 g de sucre en poudre
3 blancs d’œufs
350 g de pulpe d’ananas (chair d’ananas mixée)
1. Humidifiez un moule à charlotte d’environ 20 cm de diamètre (ou quatre ramequins individuels). Chemisez le haut du moule avec une bande de papier sulfurisé en la faisant dépasser de 3 ou 4 cm (elle tiendra grâce à l’humidité des parois).
2. Montez la crème liquide en chantilly bien ferme ; réservez-la au réfrigérateur.
3. Dans une casserole, mélangez le sucre avec 10 cl d’eau et faites cuire de 8 à 10 minutes, à feu moyen, pour obtenir un sirop épais. Faites attention à ce qu’il ne prenne pas une couleur caramélisée. Laissez-le tiédir.
4. Montez les blancs d’œufs en neige ferme avec une pincée de sel. Versez le sirop tiède sur les blancs en neige et continuez de battre encore de 8 à 10 minutes, pour obtenir une meringue très épaisse et froide. Incorporez-y délicatement la chantilly et la pulpe d’ananas en soulevant la préparation à l’aide d’une spatule.
5. Versez la préparation dans le moule (ou les ramequins) jusqu’en haut de la bande de papier. Placez au congélateur pour au moins 6 heures. Au moment de servir, retirez le papier sulfurisé.

Utilisez le l’ananas victoria, beaucoup plus parfumé et sucré que les autres variétés.

Conseil
Vous pouvez remplacer la pulpe d’ananas par de la chair de mangue réduite en purée ou par 160 g de pulpe de fruits de la Passion.

Recettes Soufflés-Soufflé au chèvre


Soufflé au chèvre

Préparation : 20 mn
Cuisson : 35 mn
Pour 4 personnes
3 crottins de chèvre de 50 g environ
12 quartiers de tomates séchées confites à l’huile
4 œufs entiers
40 g de beurre + 10 g pour le moule
40 g de farine + 20 g pour le moule
40 cl de lait
Sel
Poivre du moulin
1. Préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7).
2. Beurrez et farinez un moule à soufflé d’environ 20 cm de diamètre (ou quatre ramequins individuels) ; Placez-le au réfrigérateur.
3. Dans l’un des crottins, taillez 4 fines rondelles ; coupez le reste en petits cubes. Hachez les tomates séchées. Cassez les œufs en séparant les blancs des jaunes.
4. Préparez la béchamel. Dans une casserole, faites fondre le beurre, puis ajoutez la farine, mélangez et laissez cuire pendant 4 ou 5 minutes à feu moyen, en remuant. Versez le lait froid, salez et poivrez. Portez à ébullition et faites cuire encore 4 ou 5 minutes, sans cesser de remuer. Laissez refroidir.
5. Ajoutez les cubes de fromage, les tomates hachées et les jaunes d’œufs à la béchamel. Montez les blancs d’œufs en neige ferme avec une pincée de sel. Incorporez-les délicatement à la béchamel à l’aide d’une spatule.
6. Remplissez le moule (ou les ramequins) aux trois quarts de cette préparation. Enfournez pour 35 minutes et n’ouvrez pas la porte du four durant la cuisson. Servez le soufflé à la sortie du four.
Pour réussir cette recette, utilisez des crottins de chèvre demi-secs.
Variante
Vous pouvez ajouter quelques brindilles de thym frais ou de feuilles de basilic dans la béchamel.

samedi 12 décembre 2015

Billets-«Je ne suis pas allé voter, et je vous emmerde»


«Je ne suis pas allé voter, et je vous emmerde»

Entre les deux tours des régionales, la réponse d’un abstentionniste au prof de philo animateur de radio Raphaël Enthoven.
Raphaël Enthoven prétend faire la morale aux abstentionnistes en déclarant « Abstention, piège à con ».

Les abstentionnistes seraient d’abord des ingrats, qui « négligent les acquis que d’autres ont payé de leur vie ». Apparemment, des gens sont morts pour que nous ayons le droit de voter entre une poire à lavement et un sandwich au caca, ou à peu près. S’ils sont vraiment morts pour ça, ils n’auraient pas dû !

« Suspendre son vote à la coïncidence improbable de ses désirs et des propositions que font les politiques » serait une attitude « d’enfant gâté ». Entre la peste et le choléra, il faudrait donc choisir, peu importe quoi. Jouer à pile ou face avec l’avenir puisque finalement, le résultat sera le même. Mais si le résultat est le même, pourquoi avez-vous tant besoin de mon vote ? Ne pouvez-vous pas décider entre vous qui endettera les générations futures pour financer des projets inutiles ?

Les abstentionnistes ne sont pas « fainéants et malhonnêtes ». Qu’y a-t-il de plus malhonnête que se donner bonne conscience en déposant un bulletin dans l’urne tout en sachant que quel que soit le choix qu’on fait, il sera mauvais ? Qu’y a-t-il de plus paresseux que de consentir mollement à sa propre servitude en donnant sa caution à des incapables ?

Voter n’est pas un devoir. Est-on libre quand on n’est libre que d’accepter, jamais de refuser ? Étant donné la situation, s’abstenir est un devoir ! Mieux vaut que les abstentionnistes « s’en remettent à des gens qu’ils n’ont pas élus pour gérer les transports, la culture ou les lycées » plutôt qu’ils aillent élire des gens pour mal les gérer.

Alors que l’animateur vous invite à considérer que de nombreux abstentionnistes souhaitent que le vote blanc soit comptabilisé, vous affirmez que « c’est tout à fait autre chose ». Le vote blanc est effectivement tout à fait autre chose : le vote blanc n’étant pas comptabilisé, voter blanc revient aujourd’hui à gonfler la légitimité des élus. Comptabiliser les votes blancs permettrait au contraire aux abstentionnistes d’exprimer leur divergence avec les propositions qui leur sont faites, sans être injuriés par des philosophes de comptoir.

« L’abstentionniste n’est pas un électeur tellement exigeant qu’en son âme et conscience, après un examen minutieux, aucune proposition ne le satisfait. » Comment le savez-vous, monsieur Enthoven ? Êtes-vous medium, en plus de philosophe ? Vous qui avez voté, vous qui avez prétendument procédé à un examen minutieux, pouvez-vous justifier votre vote ?

D’après vous, les abstentionnistes « brandissent la nullité des politiques opportunément pour justifier leur flemme ». Mais n’est-ce pas vous qui brandissez leur flemme pour justifier la nullité des politiques ? Est-ce vraiment la faute de ceux qui n’ont pas voté si le FN fait des scores élevés, si les élus prennent les mauvaises décisions ?

En somme, pour vous, monsieur Enthoven, il faudrait cesser de trouver des excuses aux abstentionnistes. Mais quelle est l’excuse de ceux qui votent ? Quelle est votre excuse ? N’avez-vous rien de mieux à faire qu’aller donner votre caution à des incapables irresponsables, qui trahissent les idéaux et dénaturent les valeurs dont ils se revendiquent ?


En ne votant pas, je choisis le dirigeant qui me convient : aucun. En ne votant pas, je donne mon opinion : c’est non.
L’abstention est mon vote. En ne votant pas, je choisis le dirigeant qui me convient : aucun. En ne votant pas, je donne mon opinion : c’est non. Je n’ai pas besoin de dirigeants. Je n’ai pas besoin qu’on décide pour moi, et surtout pas comme on le fait aujourd’hui. Et je n’ai pas besoin d’excuse pour cela. Je ne veux pas décider par procuration. Je ne veux pas voter pour quelqu’un qui déciderait à ma place. Je ne veux pas donner mon vote et une quelconque légitimité démocratique à qui que ce soit.

En quarante ans, jamais la France n’a connu un budget équilibré. Les chômeurs se comptent en millions, le déficit en % du PIB et la croissance en décimales. Je ne sais pas si vous êtes déçu à chaque élection mais à votre place, je le serais. Si je ne le suis pas, c’est parce que je n’en attends rien.

Je n’attends pas des politiques qu’ils prennent ma vie en main, du berceau à la tombe ; qu’ils s’immiscent dans mon assiette, ma voiture, ma maison, mon travail et même mon lit. J’estime que c’est à moi de le faire, que c’est à chacun de gérer sa vie, et que c’est à nous tous de régler les problèmes que nous jugeons importants à nos yeux. Votre comédie démocratique n’est pas un problème suffisamment important pour nous mobiliser ; vos élections ne sont pas dignes de mon temps. Je vous les laisse. Faites-en ce que vous voulez : elles sont à vous. Ce n’est pas dans le doute que je m’abstiens, mais dans la certitude.

Source contrpoints.org

vendredi 11 décembre 2015

mercredi 9 décembre 2015

Infos santé-La fibromyalgie


La fibromyalgie

Auparavant considérée comme une maladie psychiatrique, la fibromyalgie est reconnue depuis 1992 par l'OMS comme une maladie rhumatismale. Zoom sur cette pathologie.

Les zones les plus douloureuses sont proches de la colonne vertébrale, comme la nuque, les épaules, la zone comprise entre les 2 épaules, les omoplates, le bas du dos, les hanches.

  • Qu'est-ce que c'est ?
La fibromyalgie se caractérise par l'apparition de douleurs musculaires diffuses, chroniques et multiples ainsi que par une fatigue, accompagnée de troubles du sommeil.

  • Qui peut en être atteint ?
La fibromyalgie touche environ 1 à 3 % de la population et 2 à 3 millions de Français en seraient atteints. Sa répartition est très inégale: elle touche principalement les personnes vivant dans les pays occidentaux, en zone urbaine, et les femmes (80%) entre 30 et 50 ans. Néanmoins, la fibromyalgie a également été diagnostiquée chez des enfants.

  • Quelles sont les causes ?
Il est difficile de déterminer les causes de la fibromyalgie qui sont sûrement multiples. Une sensibilisation du système nerveux a été observée mais il est difficile de savoir si c'est une cause plutôt qu'une conséquence de la maladie. Il a également été constaté que la fibromyalgie survenait souvent après un choc émotionnel violent, un traumatisme important ou encore une maladie virale. L'association fréquente de troubles du sommeil et de dépression a fait envisager l'éventualité d'un déficit en neurohormones (hormones du système nerveux), notamment en sérotonine, l'hormone de l'humeur.
En outre, l'existence de cas héréditaires ("mères-filles") pourrait suggérer l'intervention d'un facteur génétique. Enfin, des chercheurs du Massachussetts ont constaté que 50 % des malades présentaient au niveau de la peau (surtout les jambes) des fibres nerveuses endommagées, évoquant ainsi une maladie neurologique appelée “la neuropathie des petites fibres”, souvent retrouvée chez les diabétiques.

  • Comment reconnaître la fibromyalgie ?
Il n’existe pas de test reconnu fiable à 100 % pour diagnostiquer la fibromyalgie. Difficile de trouver des critères objectifs car les personnes atteintes peuvent avoir des analyses en laboratoire normales et beaucoup des symptômes se retrouvent également dans d’autres maladies (rhumatisme articulaire, ostéoporose…).
Dans la plupart des cas, il s’agit d’un diagnostic par élimination.
Les critères de classification les plus couramment acceptés, élaborés en 1990 par le Collège américain de rhumatologie, définissent la fibromyalgie suivant la présence des points suivants :
- une douleur répandue sur tout le corps depuis plus de 3 mois et affectant l’ensemble des quatre quadrants du corps (les deux côtés, au-dessus et en dessous de la ceinture),
- au moins 11 points douloureux à la pression parmi 18 points définis (points de Yunus), bien que des douleurs puissent également exister à d’autres endroits du corps.


Localisation des neuf paires de points sensibles répondant aux critères du Collège américain de thumatologie pour la fibromyalgie (ACR, 1990).

A noter que la localisation et le nombre de points douloureux peut varier selon les périodes et/ou circonstances. Les zones les plus douloureuses sont proches de la colonne vertébrale, comme la nuque, les épaules, la zone comprise entre les 2 épaules, les omoplates, le bas du dos, les hanches. Les douleurs sont localisées dans les muscles entourant les articulations.
Au delà de ces douleurs diffuses ou localisées, les principaux symptômes sont la sensibilité des extrémités (dysesthésies, engourdissement, sensation de froid ), et des contractures musculaires (dans 90% des cas).
Les autres symptômes comprennent :
-  des troubles du sommeil (85 à 90%) comme l'apnée du sommeil,
- une baisse des performances physiques (asthénie, perte de libido…) et intellectuelles (manque de concentration, perte de mémoires à court terme, difficulté de s’exprimer, idéation),
- des troubles digestifs : une colite chronique (dans 70% des cas),
- des syndromes anxio- dépressifs (86% des cas),
- des migraines ou des maux de tête (40 à 50%),
- des crampes menstruelles très douloureuses, douleurs vaginales et "dyspareunie" (douleur pendant le rapport),
- des incontinences urinaires,
- des problèmes auditifs (perte d’audition, bourdonnements ou acouphènes) et temporo- mandibulaires ( bruxisme, déviation de mâchoire, difficulté à avaler, occlusions dentaires)…

  • Comment se soigne la fibromyalgie ?
Maladie mal comprise, la fibromyalgie a fait l’objet d’un nombre considérable de tentatives thérapeutiques souvent conclues par des échecs.
Certes, certains médicaments ont été efficaces dans les essais mais il est difficile d’extrapoler les résultats, tant les symptômes sont variés d’une personne à l’autre. Ainsi, un traitement inopérant contre la douleur peut se révéler utile pour ses effets sur le sommeil ou la fatigue, et inversement.

  • Traitement de la fibromyalgie

• Médicaments le plus souvent prescrits :
- des antalgiques contre la douleur,
- des anti-dépresseurs,
- des anti-convulsivants.

• Techniques non médicamenteuses utilisées :
- la rééducation physique,
- les thérapies cognitives et comportementales qui ont montré leur efficacité sur la douleur, la fatigue et l’humeur,
- la relaxation ou l’hypnose,
- l’acupuncture.

  • Quelles sont les conséquences ?
L’évolution de la fibromyalgie est chronique. Les points douloureux restent assez constants mais les autres symptômes peuvent se modifier.
Certains symptômes, notamment la douleur, la raideur et la fatigue, limitent les capacités fonctionnelles dans les activités quotidiennes ou professionnelles. En particulier, les tâches impliquant des efforts musculaires répétés ou en élévation des bras sont difficilement supportées.
Néanmoins, malgré les difficultés importantes que la maladie impose à la vie quotidienne, toutes les personnes atteintes ne deviennent pas dépendantes ni invalides. La réorganisation, voire la ré-orientation de l’activité professionnelle et le maintien d’une activité physique, même réduite, sont indispensables.

  • Des liens utiles pour s’informer


 Source sciencesetavenir.fr

mardi 8 décembre 2015

lundi 7 décembre 2015

jeudi 3 décembre 2015

Infos santé-Thrombose veineuse (phlébite)


Thrombose veineuse (phlébite)

  • Qu'est-ce que la thrombose veineuse ?
Également appelée thrombophlébite, la thrombose veineuse est provoquée par la formation d’un caillot sanguin dans une veine. La thrombose veineuse touche essentiellement les jambes (mollet et cuisse, dans 90 % des cas).
La thrombose veineuse superficielle (dans une veine située sous la surface de la peau) est douloureuse mais habituellement sans gravité. Néanmoins, elle constitue un signal d’alerte sur une prédisposition et donc un risque plus élevé de souffrir de thrombose veineuse profonde. Celle-ci est une maladie grave par ses complications, en particulier l’embolie pulmonaire (dans 20 % des cas) qui peut entraîner la mort.

  • Qui sont les personnes à risque de thrombose veineuse ?
Toutes les personnes qui, pour une raison ou une autre, voient leur mobilité fortement diminuée sont à risque de thrombose veineuse : maladies ou accidents entraînant une immobilisation ou une paralysie, pose d’un plâtre, personnes alitées pour plusieurs jours sans pouvoir se lever, etc. De plus, certaines catégories de personnes présentent un risque plus élevé de thrombose veineuse. Par exemple :
Les personnes âgées de plus de 75 ans ;
Les personnes qui souffrent d’obésité ;
Les femmes qui prennent des estrogènes (pilule ou traitement de la ménopause) ;
Les personnes qui ont récemment eu un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral ;
Les femmes enceintes, à la fin de la grossesse et après l’accouchement (risque cinq à dix fois plus élevé) ;
Les personnes qui fument.

  • Les symptômes de la thrombose veineuse
Une phlébite superficielle provoque une rougeur de la peau située au-dessus de la veine touchée, avec une sensation locale de chaleur et de douleur au toucher. Une thrombose veineuse profonde entraîne une vive douleur dans le mollet ou la cuisse (parfois le bras). Dans les cas où le caillot bloque fortement la circulation sanguine, le membre est gonflé et sa peau est tendue, brillante et d’une teinte blanchâtre ou bleuâtre.
L’apparition de ces symptômes justifie une consultation médicale en urgence. En aucun cas il ne faut masser la région douloureuse au risque de détacher le caillot de la paroi de la veine.

  • Quelles sont les causes de la phlébite ?
La thrombose veineuse se produit lorsque trois conditions sont réunies :
Un ralentissement local du flux sanguin (la « stase ») ;
Des lésions de la paroi interne de la veine ;
Une augmentation de la tendance du sang à coaguler.

  • Peut-on prévenir la thrombose veineuse ?
Des mesures de prévention sont systématiquement mises en place dans certaines situations, en particulier en cas d’alitement. Après une intervention chirurgicale, le patient est invité à se lever et à marcher le plus rapidement possible pour favoriser la circulation sanguine. De plus, un traitement préventif est souvent prescrit (traitement anticoagulant, également dit traitement dit « antithrombotique »).
Chez les personnes qui ont un risque d’hémorragie, le traitement préventif de la thrombose veineuse profonde repose seulement sur la prescription de bas de contention.

  • La prévention des thromboses en voyage
Lors de voyage en avion, train ou automobile d’une durée supérieure à six heures d’affilée, les personnes à risque de thrombose veineuse doivent prendre certaines précautions :
Port de bas de contention de classe II ;
Exercices de flexion / extension des pieds et déplacements pendant le voyage ;
Boire de l’eau de façon suffisante tout au long du voyage ;
Port de vêtements amples.
De plus, les personnes qui ont déjà connu un problème de phlébite doivent recevoir une injection d’un médicament antithrombotique dans les jours qui précèdent le voyage.

  • Les traitements de la thrombose veineuse superficielle
Le traitement de la thrombose veineuse superficielle consiste à prendre du repos, à surélever le membre atteint et à appliquer des compresses d’eau tiède deux à trois fois par jour sur la zone enflammée. Un médicament contre la douleur peut éventuellement être prescrit.
Dans certains cas, si la personne présente des risques de thrombose veineuse profonde, le médecin peut décider de prescrire des injections de médicaments anticoagulants pendant une à quatre semaines. Il peut également prescrire une contention à l’aide de bas ou de bandages compressifs.

  • Les traitements de la thrombose veineuse profonde
Le traitement de la thrombose veineuse profonde repose d’abord sur des injections quotidiennes d’anticoagulants (héparines). Les anticoagulants injectables sont rapidement associés à un traitement anticoagulant par voie orale (antivitamine K ou AVK), dont l’action est plus longue à se mettre en place.
Après quelques jours, lorsque les AVK sont suffisamment efficaces (des prises de sang sont faites pour s’en assurer), le traitement injectable est arrêté. Le traitement par AVK est poursuivi pour une durée allant de six semaines à plus d’un an, voire à vie. En plus des traitements médicamenteux, le médecin prescrit des bas de contention de classe III à porter pendant au moins deux ans.


Source : Vidal

mercredi 2 décembre 2015