jeudi 31 août 2017

mardi 29 août 2017

Recettes Fruits-Poêlée de mirabelles


Poêlée de mirabelles

Préparation : 15 mn
Cuisson : 15 à 20 mn
Pour 4 personnes
800 g de mirabelles
80 g de sucre en poudre
5 cl d’eau
1 citron
½ gousse de vanille
1. Rincez les mirabelles à l’eau fraîche et séchez-les délicatement. Coupez-les en deux et retirez les noyaux.
2. Dans une grande poêle à revêtement antiadhésif, faites chauffer doucement le sucre avec l’eau, le jus de citron et la gousse de vanille fendue en deux dans sa longueur ; remuez jusqu’à ce que le sucre soit complètement dissous.
3. Ajoutez les mirabelles et secouez plusieurs fois la poêle par le manche pour bien enrober les fruits de sirop. Amenez doucement à petite ébullition, puis baissez le feu et faites cuire pendant 10 à 15 minutes en arrosant régulièrement les mirabelles avec le jus de cuisson.
4. Sortez délicatement les mirabelles de la poêle avec une écumoire, en les égouttant bien, et mettez-les dans une coupe ou répartissez-les dans des coupelles individuelles. Laissez la poêle sur le feu vif pendant 2 ou 3 minutes et faites réduire le jus de cuisson pour qu’il épaississe.
5. Grattez l’intérieur de la gousse de vanille au-dessus de la poêle pour récupérer les graines, puis jetez la gousse et versez le sirop sur les mirabelles. Laissez tiédir puis mettez au réfrigérateur jusqu’au moment de servir.

Conseil
La mirabelle, petite prune jaune à chair ferme, douce et parfumée, est produite principalement en Alsace et en Lorraine, de mi-août à septembre. Hors saison, utilisez des mirabelles surgelées.


Recettes Glaces et Sorbets-Sorbet vodka



Sorbet vodka

Préparation : 10 mn
Cuisson : 2 mn
Pour 50 cl de sorbet
150 g de miel d’acacia
10 cl de vodka Dubrowska
½ citron
¼ orange
1 cuillerée à café rase d’agar-agar
Poivre Sarawak
1. Prélevez les zestes de citron et d’orange. Coupez-les finement. Versez 35 cl d’eau dans une casserole. Ajoutez le miel et les zestes. Faites tiédir. Incorporez l’agar-agar, mélangez.
2. Portez le liquide à ébullition. Laissez infuser 10 minutes. Retirez les zestes, réservez. Pressez le demi-citron, ajoutez la vodka, puis l’infusion. Donnez plusieurs tours de moulin de poivre Sarawak.
3. Versez la préparation dans une sorbetière. Lorsqu’il est prêt, recueillez le sorbet. Décorez avec les zestes. Si vous ne l’utilisez pas tout de suite, entreposez le sorbet dans une boîte hermétique au congélateur.

Servez ce sorbet avec du caviar ou encore des poissons fumés (saumon Label Rouge, truite, anguille, flétan, hareng).

L’agar-agar, gélifiant à base d’algues, sert ici de liant. On peut le remplacer par de la gélatine en poudre.

Avis sur les épices :
Le poivre Sarawak apporte son extraordinaire arôme de baies boisée et brûlante encore imprégnée d’herbes sèches. Celles-ci s’étirent longuement en bouche au contact de la vodka. Les zestes d’agrumes amplifient ces échanges.


lundi 21 août 2017

Recettes Marocaines-Salade de persil


Salade de persil

Préparation : 10 mn
Cuisson : sans
Pour 3 à 4 personnes
1 gros bouquet de persil plat très frais
1 oignon blanc moyen
2 gros citrons
Sel
1. Rincez le persil et essorez-le à fond dans du papier absorbant. Hachez finement les feuilles. Epluchez l’oignon et hachez-le finement.
2. Pelez 1 citron à vif, coupez-le en dés, en retirant les membranes blanches et les pépins. Pressez le second citron pour en extraire le jus. Mélangez le persil, l’oignon et les dés de citron. Salez légèrement et arrosez de jus de citron. Mélangez à nouveau.
3. Servez frais, seul ou avec d’autres salades, ou encore avec une entrée chaude.

dimanche 20 août 2017

Recettes Marocaines-Cornes de gazelle



Cornes de gazelle

Préparation : 45 mn
Cuisson : 15 mn
Pour 15 cornes environ
500 g de pâte d’amandes
40 g de beurre
250 g de farine
3 cuillerées d’eau de fleur d’oranger
1 blanc d’œuf
Sel
1. Séparez la pâte d’amandes en boules de la grosseur d’une noix, puis roulez chacune en forme de cigare.
2. Préparez la pâte : faites fondre 30 g de beurre ; dans un saladier, disposez la farine en fontaine, mettez au centre le beurre fondu, 1 pincée de sel et la moitié de l’eau de fleur d’oranger, mélangez le tout en incorporant peu à peu le reste de l’eau de fleur d’oranger, jusqu’à ce que vous obteniez une pâte ferme et homogène.
3. Séparez cette pâte en six morceaux pour pouvoir l’étaler plus facilement. Abaissez chacun d’eux au rouleau à pâtisserie aussi finement, si possible, qu’une feuille de papier à cigarette, sur le plan de travail légèrement fariné, en bandes longues.
4. Placez des cigares de pâte d’amandes sur la moitié de chaque fine feuille de pâte, espacés de 3-4 cm, dans le sens de la longueur de la feuille. Humectez la partie libre de la feuille de pâte et rabattez-la sur les rouleaux de pâte d’amandes en appuyant pour souder les bords. Détachez chaque corne à l’aide d’une roulette à pâtisserie pour les denteler, puis recourbez-les légèrement en forme de croissant.
5. Préchauffez le four à 170 °C (th. 5-6). Beurrez une plaque à pâtisserie.
6. Déposez les cornes de gazelle sur la plaque à pâtisserie. Piquez-les à plusieurs endroits avec une aiguille à tricoter ou les dents d’une fourchette, puis badigeonnez-les de blanc d’œuf battu.
7. Mettez au four et laissez cuire environ 15 minutes : les cornes de gazelle doivent être à peine dorées.


Billets


samedi 19 août 2017

Dessins de presse


Dessins de presse

vendredi 18 août 2017

Lectures Fritz ZORN-Mars


Fritz ZORN

Mars Traduit de l’Allemand par Gilberte Lambrichs

(4ème de couverture) Fils d’une famille patricienne de Zurich, celui qui a écrit ce livre sous un pseudonyme fut ce qu’on appelle un enfant bien élevé. Dans la somptueuse villa, au bord du lac, régnait l’entente parfaite. Un certain ennui aussi, qui tient à la bienséance. Non sans humour, Zorn nous décrit les petits travers de ses parents. Humour ? Le mot est faible. Disons plutôt une noire ironie, celle du jeune homme qui, découvrant qu’il est atteint du cancer, pense aussitôt : naturellement.

Ce livre n’est pas une autobiographie. C’est une recherche, une analyse des causes de la maladie, entreprise, avec l’énergie du désespoir, par un condamné qui n’a pas voulu mourir sans savoir pourquoi.

Prisonnier de sa famille, prisonnier de son milieu, prisonnier de lui-même car il était, en tout, sage et raisonnable, Fritz Zorn présentait aux yeux du monde et, ce qui est bien plus grave, à ses propres yeux l’image d’un jeune homme sociable, spirituel, sans problèmes. Le jour où cette façade a craqué, il était trop tard.

Trop tard pour vaincre le mal mais non pas pour écrire ce récit qui est non seulement bouleversant mais intéressant au plus haut degré : jamais les contraintes et les tabous qui pèsent, aujourd’hui encore, sur les esprits soi-disant libres n’ont été analysés avec une telle pénétration ; jamais la fragilité de la personne, le rapport, toujours précaire et menacé, entre le corps et l’âme, qu’escamote souvent l’usage commode du terme « psychosomatique », n’a été décrite avec une telle lucidité, dans une écriture volontairement neutre, par celui qui constate ici, très simplement, qu’il a été « éduqué à mort ». Il avait trente deux ans.

(1ere phrase :) Je suis jeune et riche et cultivé ; et je suis malheureux, névrosé et seul.
(Dernière phrase :) Je me déclare en état de guerre totale.

260pages – Editions Gallimard 1977 (1979, pour la traduction française)

(Aide mémoire perso :)"Je suis jeune, riche et cultivé; et je suis malheureux, névrosé et seul. Je descends d'une des meilleures familles de la rive droite du lac de Zürich, qu'on appelle aussi la Rive dorée. J'ai eu une éducation bourgeoise et j'ai été sage toute ma vie. Ma famille est passablement dégénérée, c'est pourquoi j'ai sans doute une lourde hérédité et je suis abîmé par mon milieu. Naturellement, j'ai aussi le cancer, ce qui va de soi si l'on en juge d'après ce que je viens de dire."

Ainsi commence "Mars en exil", un texte importants de la littérature occidentale. Déjà pour sa valeur intrinsèque, car le style de "Mars en exil" est exceptionnel. Sans aucune afféterie, il vous prend à la gorge et ne vous lâche plus jusqu'à vous avoir saigné de votre dernière goutte de certitude. Même la traduction n'a pu abîmer la force de cette écriture qui est proprement admirable. Mais ce sont surtout les conditions dans lesquelles ce texte naquit qui le rendent précieux. Son auteur n'est pas un écrivain, on pourrait même dire qu'il n'est rien et ne restera, jamais rien d'autre que "Mars en exil". S'il l'a initié, c'est que la révélation de son cancer (en fait un lymphome malin) va être pour lui comme un éblouissement grâce auquel sa brève existence (il n'a alors que 30 ans, il lui reste deux ans à vivre) va s'éclairer d'un jour nouveau. Il va même remercier ce qui pour d'autres serait le malheur absolu.

"Pour peu qu'on puisse assimiler le cancer à une idée, j'avouerais que la meilleure idée que j'ai jamais eue, ç'a été d'attraper le cancer. Je crois que ç'a été le seul moyen encore possible de me délivrer du malheur de ma résignation".

Oui, il en est certain maintenant, c'est son absolue incapacité à accéder non pas au bonheur, ce qui serait une requête bien trop élevée à ses yeux, mais aux plus modestes expériences intérieures, à la sensualité la plus rudimentaire, à quelque sentiment que ce soit, même à celui d'un vrai désespoir, qui est à l'origine de ce cancer. Ce cancer qui sera donc la première aventure de son corps. A partir de ce constat, Fritz Zorn (un pseudonyme, Zorn signifiant colère), va se livrer, sur un ton d'une neutralité et d'un humour très helvétiques, à une analyse au bistouri des déterminants familiaux, sociaux et religieux de cette faillite intégrale que fut sa vie.

Bien sûr il y a des antécédents littéraires à cette description clinique d'une sous-vie. On pourrait citer le "Feu Follet" de Drieu La Rochelle ou "Mon Suicide" d'Henri Roorda (un autre compatriote de Zorn), mais aucun n'a plongé avec une telle avidité de comprendre dans cette excrémentielle masse de souvenirs qui sortent de son esprit, comme une diarrhée infecte une fois digérée par l'intestin du temps. 

"Excrémentielle", "diarrhées", termes qui semblent bien peu appropriés quand on sait qu'il s'agit de stigmatiser une éducation stérile, hygiéniste, aseptisée telle que pratiquée sur les bords du lac de Zürich dans les années 50, mais c'est justement le propos de montrer comme sous cette propreté grouillent les vers de la décomposition.

A quoi Fritz Zorn attribue-t-il son malheur, cette cadavérisation spirituelle de son existence ? A l'harmonie, à ce souci obsessionnel d'harmonie qui hantait ses parents, cette cellule aux barreaux invisibles où nul désaccord n'était concevable, où seul un malentendu pouvait l'expliquer. En cela, ce récit, celui rien de moins que d'une amputation de l'âme, est exemplaire et semble illustrer cet aphorisme selon lequel l'enfer est pavé de bonnes intentions, ou, comme le disait Oscar Wilde, que les pires horreurs ont toujours été commises par ceux qui veulent le bonheur des hommes.

Mais ce que ce texte, authentiquement traumatisant, décrit si bien, c'est surtout le drame du corps asservi, émasculé (Fritz n'a pas plus de libido qu'un castré), déserté de toute sensualité. Il révèle comment l'âme s'atrophie quand son enveloppe charnelle ne jouit plus d'aucune de ses prérogatives, quand le corps n'est plus, selon sa dénomination neurophysiologique, qu'un système nerveux autonome, qu'il a perdu toute sa dimension périphérique et volontaire. Le judéo-christianisme, dont un certain jansénisme bourgeois est la forme la plus exacerbée des outrances, peut conduire à ce suicide somatique contraire à toute loi de conservation de l'espèce. Car tout comme Antonin Artaud niera l'existence de la maladie, inventée à ses yeux par les médecins, Zorn accuse son inexistence affective d'avoir provoqué ce cancer.

"Bien que ne sachant pas encore que j'avais le cancer, intuitivement je posais le bon diagnostic car, selon moi, la tumeur, c'étaient des "larmes rentrées". Ce qui voulait dire à peu près que toutes les larmes que je n'avais pas pleurées et n'avais pas voulu pleurer au cours de ma vie se seraient amassées dans mon cou et auraient formé cette tumeur, parce que leur véritable destination, à savoir d'être pleurées, n'avait pas pu s'accomplir".

Cette vision étiologique du cancer a beaucoup gêné les critiques littéraires la relation de causalité entre psychisme et cancer étant considérée comme irrationnelle. Zorn s'appuie lui sur les théories de Wilhem Reich
"D'après Reich, l'orgasme est la forme la plus pure et la plus totale de la décontraction, source de plaisir ; une toute aussi extrême crispation constante de l'organisme, passant par l'étiolement de l'âme et l'étiolement des différents organes du corps, qui, contractés comme ils le sont, ne peuvent plus vraiment se détendre, qui ne peuvent plus vraiment respirer et ne sont plus vraiment irrigués par le sang, conduit au cancer". 

Ce qui fascine chez Fritz Zorn, c'est qu'en non écrivain, il franchit la croûte des choses et dissèque à vif la plaie, sans, et c'est l'immensité de cette analyse, aucune grille de lecture pré-établie. Point de jargon universitaire, d'œillères psychanalytiques, l'heure est à l'adéquation entre forme et sujet.

A partir de 17 ans, la dépression l'envahit. Elle ne le quittera plus. Beaucoup ont écrit sur la dépression mais ce n'est pas le propos de Zorn qui ne s'y éternise pas plus que cela. Pourtant, illustrant son extraordinaire acuité, il sait la croquer en quelques lignes.

"...chacun sait ce qu'est la dépression : tout est gris et froid et vide. Rien ne fait plaisir et tout ce qui est douloureux, on le ressent avec une douleur exagérée. On n'a plus d'espoir et on ne distingue rien au delà d'un présent malheureux et privé de sens".

Il y a de toutes manières d'innombrables paragraphes absolument cruciaux dans ce texte. Certains ont même la qualité des meilleurs aphorismes ("je crois que ce qu'on appelle vertu n'a quelque valeur que si on l'acquiert dans les larmes; tant que la vertu se borne à suivre la voie de la moindre résistance, elle appartient au Démon")

La dernière partie de ce triptyque, intitulée "Le chevalier, la mort et le diable" est peut être la plus émouvante. Fritz Zorn approche de la fin et rédige un texte à la fois plus intime et plus politique.

"...la sensibilité représente, souvent même, un grand malheur pour la personne en cause et apporte à l'être sensible beaucoup de souffrances et fort peu de joies. Un malheur elle l'est assurément pour celui qui en est affligé mais, à mon sens, elle ne constitue pas une raison de l'exterminer. [...] Au contraire, elle est même une nécessité car seul l'homme sensible ressent à quel point sa société est mauvaise avec une netteté si douloureuse qu'il parvient à l'exprimer en mots, et, en formulant sa critique, à susciter une amélioration possible".

Serait-ce faire preuve d'ironie posthume que de dire que Fritz Zorn, avec cette sensibilité, aurait de toutes façons été un amoureux infiniment malheureux ? Qu'il se serait heurté probablement au matérialisme hélas trop répandu chez les femmes, qui conduisent les êtres tels que lui soit à être abandonnés, soit à en fouir cette sensibilité au fond d'eux, et de devenir des caricatures car à jamais acteurs d'un personnage factice qu'ils se sont façonnés par faiblesse ou peur de perdre celle qu'ils aiment.

"Mais pour moi, la chose n'est pas réglée et, tant qu'elle ne l'est pas, le Diable est lâché, et j'approuve que Satan soit lâché. Je n'ai pas encore vaincu ce que je combats ; mais je ne suis pas encore vaincu non plus et, ce qui est le plus important, je n'ai pas encore capitulé. Je me déclare en état de guerre totale".

Il perdra la guerre mais ce livre est son acte de bravoure. Plus exactement, il a perdu la bataille de la vie, mais tant qu'il y aura un lecteur pour prendre connaissance de ce livre et pour mener bataille à son tour, la guerre ne sera pas finie. D'où cette chronique. En conclusion, peu de textes que je conseillerai de lire plus que celui-ci, sémaphore poignant posé sur la route de l'espèce humaine.


Dessins de presse


Dessins de presse

jeudi 17 août 2017

Infos santé : Sport et Santé-Douleur et sport


Douleur et sport

Faut-il toujours écouter votre douleur ? Pouvez-vous faire du sport en ayant mal ? L’absence de douleur est-elle suffisante pour vous inviter à continuer ? Faisons le point !

 Par le docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport.

La douleur apparaît comme un mécanisme protecteur. Elle informe votre cerveau que votre corps est en danger. Elle semble avoir été sélectionnée par l’évolution. Pourtant, l’homme préhistorique, qui n’a pas résisté à la souffrance des coups de griffes de l’ours des cavernes, a été dévoré et n’a pas pu transmettre ses gènes ! Ainsi, face à la pression évolutive, la douleur a tenu un rôle ambivalent. Dans certaines circonstances, il fallait la respecter ; dans d’autres cas, il était préférable de la négliger ! Et s’il en était de même en traumatologie du sport…



  • Attention douleur !
En jouant au foot, vous vous tordez la cheville. Vous tentez de reprendre votre entraînement. Vous avez mal ! Votre cerveau vous informe que vous aggravez vos lésions… écoutez-le, rejoignez les vestiaires ! Lors de ce match de tennis acharné, votre vieux genou vous fait souffrir et gonfle. Vous le savez, vous rabotez votre cartilage, vous accentuez votre arthrose ! Soyez raisonnable, arrêtez ! Pendant votre footing, votre douleur du tendon d’Achille ne cesse d’augmenter. Vous boitez laborieusement. Ralentissez, rentrez en marchant, c’est plus prudent ! Après plusieurs jours de randonnée, vous souffrez du pied, juste derrière les orteils. Il s’agit probablement d’une fracture de fatigue. Demain, il faudra rester au gîte ! Très souvent, il est préférable de respecter la douleur. C’est notamment le cas dans les suites immédiates d’un traumatisme, si elle s’accroît au cours de l’activité ou si elle concerne un tissu qui ne cicatrice pas, tout particulièrement le cartilage.

  • Douleur… plus d’avantages que d’inconvénients !
Vous grimpez une côte à vélo, vos cuisses chauffent. Vous poussez sur votre barre de développé-couché, vos pectoraux brûlent. Vous le savez, ce sont des douleurs d’entraînement. Elles sont souvent nécessaires à votre progression. Vous n’avez pas peur, vous continuez… un peu. Vous avez raison ! Vous pratiquez de la danse classique, vous faites des assouplissements. Souvent, ça tire et c’est douloureux dans les adducteurs… mais c’est nécessaire ! Les tissus qui tentent de s’adapter aux sollicitations vous indiquent souvent qu’ils font des efforts… De la même façon, lors de la rééducation, la douleur est fréquente… et utile. Le kinésithérapeute vous fait mal quand il frotte et étire votre tendon enraidi. STANISH, auteur d’une étude de référence sur le traitement des tendinites, conclut son article de façon provocatrice et pédagogique : « No pain, no gain » (pas de douleur, pas de bénéfice). Lorsque votre rééducateur tente de redonner de la mobilité au genou récemment opéré, il vous fait mal. Il faut absolument décoller les membranes articulaires collées sur l’os à cause du saignement de l’intervention et de l’immobilisation qui a suivi. Plus tard, lors du retour sur le terrain après blessure, un raisonnement comparable s’impose ; en reprenant les gestes spécifiques les tissus peaufinent leurs dernières adaptations et sont parfois un peu douloureux. Votre tendinite est sensible pendant l’échauffement. Qu’importe, les adhérences, les cicatrices excessives et anarchiques avec les tissus voisins, sont en train de lâcher ! Votre tendon coulisse mieux et gagne en élasticité. Si votre gêne disparaît après 5 à 10 minutes, si elle ne réapparaît pas, vous n’abîmez pas les fibres saines. Continuez ! Votre articulation de cheville, victime d’une entorse, a été immobilisée 3 semaines. Dix jours plus tard, quand vous reprenez la course, votre articulation tiraille à l’échauffement. Ne vous inquiétez pas, sous l’effet des contraintes, elle récupère la mobilité nécessaire à son bon fonctionnement. Si vous avez mal au dos de façon chronique et que votre colonne est toute raide, il faut l’assouplir et la renforcer. C’est douloureux ! MAYER l’a démontré avec des manutentionnaires en arrêt de travail depuis plus de 4 mois. Là encore, son article anglo-saxon se termine de façon accrocheuse : « Use it or Loose it » (utilisez-le ou perdez-le). À 3 mois de votre fracture du tibia, vous renouez avec la course. Votre cal osseux est sensible… cette fois patientez un peu ! Votre os n’est pas suffisamment solide… et il n’a pas besoin de s’assouplir !


  • Pas de douleur… mais danger !
Vous venez d’être opéré du genou après rupture de votre ligament croisé antérieur. Votre chirurgien l’a remplacé par un tendon prélevé sur la cuisse. Ce tissu ne reçoit ni nerf, ni vaisseau. Pourtant, il doit s’adapter à des contraintes mécaniques pour lesquelles il n’est pas conçu. Ce processus s’appelle la « ligamentisation », il se prolonge de 7 mois à 3 ans. Vous commencez à récupérer de la force vers 3 à 4 mois. S’il vous prend l’envie de courir, de pivoter, de jouer au foot ou au tennis, vous risquez fort de distendre votre nouveau ligament encore fragile. Vous abîmerez votre genou sans souffrir ! Vous avez fissuré votre ménisque externe. Votre chirurgien a enlevé le fragment cassé. Le morceau restant va progressivement se mouler sur le cartilage. Dans ce compartiment du genou, tibia et fémur sont tous les deux convexes, l’emboîtement est difficile. Il faut attendre au moins 8 semaines pour que le morceau de ménisque restant parvienne à se mouler. Là encore, si vous reprenez trop précocement le footing et les changements de direction, les cartilages frottent et s’usent rapidement. On parle de « chondrolyse rapide ». En quelques semaines vous détruisez votre genou… et le plus souvent, vous n’avez même pas mal car le cartilage n’est pas innervé !

  • Douleur ! Demandez au docteur !
En cas de blessure, même si vous ne souffrez pas, respectez les délais de reprise recommandés par votre médecin du sport ! Il connaît les spécificités de votre lésion. Si vous avez mal, l’interprétation des douleurs est délicate. Les suites à leur donner dépendent du diagnostic… notamment du tissu atteint puis du stade de traitement. Alors, quand vous avez mal, ne faites pas l’autruche ! Arrêtez-vous un moment, le temps de consulter votre médecin du sport. Vous aurez souvent la bonne surprise d’apprendre que vous pouvez continuer à faire du sport ! Cet expert vous précisera les modalités de votre pratique… vous aurez peut-être à moduler un peu vos activités mais vous pourrez continuer à bouger ! Vous ne vous blesserez pas, voire vous participerez avec plus de finesse au traitement de votre lésion !


Source SantéSportMag

Infos santé : Sport et Santé-Lubrifiez vos genoux



Lubrifiez vos genoux

Vous avez mal au genou pendant le sport. Votre médecin du sport vous a dit : « C’est votre cartilage qui commence à s’abîmer ». Une injection de produit visqueux dans votre articulation peut vous soulager et vous aider à garder la forme.

Par le docteur Stéphane Cascua, médecin du sport.

Le cartilage recouvre les os au niveau des articulations, il s’agit d’un revêtement lisse et nacré qui favorise le glissement. Cette précieuse matière ne se répare pas et son usure porte le nom d’arthrose ! Mais avant que votre cartilage ne s’amincisse vraiment et devienne irrégulier, il gonfle et s’effiloche à la manière de la chaire de crabe. Entre le cartilage du fémur et celui du tibia, on trouve les ménisques. Ce sont de petits coussinets amortisseurs en forme de bouée. Comme le cartilage, ils finissent par s’éroder. Ces premiers stades d’altération du cartilage ou des ménisques ne sont pas visibles sur les radiographies mais provoquent déjà des douleurs. Ils peuvent survenir dès l’âge de 40 ans et parfois plus tôt si le genou a été victime d’un traumatisme.


  • Roulements à billes et amortisseurs
Votre médecin vous a proposé l’injection d’un produit visqueux dans votre genou. Classiquement, il faut procéder à trois piqûres à une semaine d’intervalle. Désormais, il est possible de réaliser une seule injection, 3 fois plus volumineuse, sans réduire la tolérance ou l’efficacité. La substance introduite dans le genou est chimiquement voisine de l’huile naturelle qui lubrifie vos articulations : la synovie. Cependant, elle est constituée de sous unités beaucoup plus grosses, on parle de « macromolécules ». Lorsque votre cartilage commence à s’user et à accrocher, le genou sécrète plus de lubrifiant, c’est l’épanchement de synovie. Malheureusement, le phénomène s’emballe et les sous unités produites  dans la précipitation sont trop petites et inefficaces, l’huile est trop fluide. Les produits visqueux injectés restaurent des propriétés mécaniques satisfaisantes. Tout se passe comme si chaque macromolécule se comportait comme un roulement à bille et un amortisseur. Mieux encore, ces « macromolécules » semblent constituer un canevas qui guide durablement la production naturelle d’un lubrifiant plus performant. Ainsi, les études montrent, qu’en moyenne, les patients se sentent mieux pendant un an.


  • Bougez : c’est autorisé et conseillé !
Ces produits visqueux vous ont évité de basculer dans la spirale infernale : « j’ai mal, j’évite de bouger, je perd du muscle, mon articulation fonctionne moins bien, j’ai plus mal, j’arrête de bouger » ! Ces produits visqueux vous ont aidé à passer un cap : « J’ai de moins en moins mal, je peux poursuivre mon activité. Je préserve ma force, mon endurance et ma coordination. Mes gestes sont maîtrisés et harmonieux. Au cours du mouvement, les glissements articulaires polissent mon cartilage ; les variations de pressions lui permettent de pomper ses aliments ». Bref, un exercice physique raisonnable et régulier entretient la santé de vos articulations. Optez pour la variété : natation, vélo, jogging, randonnée. Modérez les sports avec brusques changements de direction et risque de blessures : football, tennis, squash. Mais, bougez !  C’est autorisé et même vivement conseillé !


Source SantéSportMag

Infos santé : Sport et Santé-Tapis de course



Tapis de course

Quoi de plus naturel que de courir… même sur un tapis ! D’autant que ce mode d’entraînement précis et astucieux revêt bien des avantages !

Par le docteur Stéphane Cascua, médecin du sport

Le tapis de course, c’est le prince des villes et le roi des champs ! Que vous soyez adepte des salles de sport urbaines ou passionné de course vivant à la campagne, il apporte un «vrai plus» votre préparation !

  • Ingrédient essentiel pour tous les cocktails.
Vous faites du cardiotraining en salle. On vous a vanté les mérites de l’elliptique, du vélo  et même du stepper : «il n’y a pas d’impact, ça n’abîme pas les articulations». Alors, sachez que la course, à dose raisonnable, 30 à 50 kilomètres par semaine, n’aggrave pas l’usure du cartilage des genoux ou des hanches. Il est également démontré que chaque foulée crée des variations de pression dans la colonne vertébrale qui massent les disques intervertébraux. A l’inverse, de nombreuses études mettent en évidence qu’une pratique trop assidue du vélo ou de la natation altère la solidité osseuse par manque de microtraumatismes. Enfin la course impose une contraction de freinage à chaque réception. Les membranes musculaires sont violemment mises en tension entre l’articulation qui fléchit et les fibres qui tirent dans l’autre sens. Le muscle se renforce et résiste de mieux en mieux aux courbatures. C’est indispensable pour se préparer à un bon match de foot le week-end ou à une semaine de ski ! Vous l’avez compris, les différents appareils de votre salle de sport vous apportent diversité et complémentarité. Profitez-en ! Au cours d’une même séance, n’hésitez pas à varier les simulateurs, multipliez les bénéfices et divisez les risques de votre entrainement !  En pratique, ne faites pas une séance de cardiotraining en salle sans grimper sur un tapis de course !

  • Un équipement rural !
Les études mettent en évidence que les habitants des campagnes brûlent moins de calories que les urbains. C’est la faute à la voiture dans le garage et au parking du supermarché. En ville, on fait plus volontiers ses courses en marchant et on crapahute dans les couloirs du métro. Et puis, c’est incontestable l’accès au sport et plus aisé. Même le joggeur urbain peut sortir tard le soir ou tôt le matin, son trottoir est toujours éclairé. Le rural qui travail est bien plus ennuyé. Comme les commandos, il doit courir à la lampe frontale dans les chemins chaotiques  ou longer dangereusement la route nationale. Même en plein jour, courir seule dans les bois n’est pas toujours très rassurant. Les faits divers récents justifient cette appréhension. La solution : opter pour un tapis de course ! Une maison individuelle s’y prête bien ! Il n’y a pas de voisin à l’étage du dessous dérangés par le bruit du moteur et des foulées. La surface habitable est souvent plus importante que celle d’un appartement. On peut plus aisément y trouver un petit espace pour le tapis avec télé et plantes vertes. On y court à toute heure, en toute sécurité ! Malgré la nature et le bon air environnant, un tapis de course, c’est très utile à la campagne !

  • Un outil de précision
Les cyclistes «pros» ont désormais des capteurs de puissance sur leurs vélos. Pour évaluer l’intensité de l’effort, cet équipement se révèle bien plus précis que la fréquence cardiaque. Cette dernière varie avec bien trop de paramètres : chaleur, émotion, durée de l’effort, etc. Pour un entraînement ciblé, la vitesse du tapis, c’est parfait ! En fonction de votre « test de puissance » ou selon les résultats de votre épreuve d’effort, vous déterminez les vitesses de vos entraînements intensifs. Sur le tapis, la séance est intraitable ! Contrairement au terrain, Vous devez impérativement maintenir la cadence ! Impossible de tricher ! Vous progressez !


  • Bien choisir son tapis
Contrairement aux autres appareils, votre mouvement dépend peu de votre tapis, vous courez librement ! Surface d’appui et amorti sont les seuls paramètres ergonomiques à prendre en compte. Plus la taille du tapis est importante, plus vous déroulez votre foulée avec aisance. Certains modèles sont équipés d’un système d’amortissement, ils sont surtout utiles pour réduire le bruit. En pratique, votre choix est particulièrement lié à votre budget et à vos aptitudes athlétiques. Inutile de vous offrir un tapis qui peut tourner à 22km/h si vous atteignez votre fréquence cardiaque maximum à 15 km/h. Optez surtout pour un moteur silencieux. De la tolérance de votre famille et des voisins, dépendent votre assiduité, votre santé et vos performances.


Source SantéSportMag

Infos santé : Sport et Santé-Le lumbago chez l’enfant



Le lumbago chez l’enfant

 Cet adage médical justifie un bilan diagnostique rigoureux pour éliminer une lésion osseuse en cas de douleur lombaire avant la fin de la croissance ! Alors, si votre petit athlète a mal en bas du dos, consultez votre médecin et lisez cet article !

Par le docteur Stéphane Cascua, médecin du sport.

La colonne est constituée d’un empilement de vertèbres séparées d’un petit amortisseur, le disque. Chacun de ces blocs se prolonge d’un arc osseux pourvu de deux petites articulations qui guident le mouvement à la manière de spatules de ski. Ce sont ces structures qui risquent de se fissurer chez l’enfant.


Illustration : Mathieu PINET

  • Colonne de jeune bipède sportif en danger !
Chez l’enfant, le disque intervertébral est souple. Il résiste aisément aux contraintes de compression ou d’inclinaison. Les hernies discales sont exceptionnelles. En revanche, l’os en croissance est fragile. Quand la colonne vertébrale se cambre, les arcs postérieurs s’impactent. Ils sont pris en tenaille. Les chocs finissent par les fissurer. Il se constitue une véritable fracture de fatigue. En langage médical, on parle de « spondylolyse ». Le plus souvent, elle se localise sur la dernière vertèbre, la 5e lombaire. Cette lésion est inhérente à la verticalisation et au dos creux. Elle n’existe ni chez les quadrupèdes, ni chez les humains handicapés n’ayant jamais marché. On la retrouve chez 3 à 6 % des enfants… et dans les mêmes proportions chez les adultes sédentaires. Ces chiffres confirment tout simplement que cette lésion se constitue obligatoirement avant la fin de la croissance ! Elle touche 20 % des sportifs de haut niveau. Plus la discipline impose de cambrer le bas du dos, plus ce ratio augmente. Ainsi, 60 à 70 % des gymnastes et des pratiquants du plongeon en sont victimes. Parfois, la fracture se produit aussi sur les vertèbres sus-jacentes, 4e voire 3e lombaire. C’est notamment le cas chez les professionnels du cirque et autres contorsionnistes.


Illustration : Mathieu PINET

  • Fréquent mais néfaste !
Cette lésion est fréquente chez l’adulte. Pourtant il faut la traiter dès l’enfance ! En effet, la fracture sépare les petites articulations situées sur l’arc postérieur et le gros bloc osseux antérieur appelé « corps vertébral ». Du fait de la cambrure, ce dernier risque de glisser vers l’avant. On parle de « spondylolisthésis ». Dans 85 % des cas, le décalage entre les 2 vertèbres est stable et modéré, inférieur à 1/3 de la longueur du disque intervertébral. Souvent, il ne fait pas mal. Lorsque la vertèbre cassée est plus étroite en arrière qu’en avant, si celle située en-dessous est très inclinée ou en forme de toboggan, l’aggravation est probable. Exceptionnellement, il arrive que la vertèbre du haut passe complètement en avant de sa voisine du bas et tombe en avant du bassin ! C’est la « spondyloptose ». À tous les stades, des douleurs peuvent survenir au fil des ans. En effet, le disque est soumis à des contraintes de cisaillement alors qu’il est conçu pour assumer une compression. Ses anneaux fibreux se déchirent, le liquide gélatineux contenu au milieu peut même sortir et former une hernie discale. Parfois, un gros noyau fibreux et distendu s’est formé en remplacement du cal osseux. C’est le « nodule de GILL ». Il arrive que ce dernier soit irrité par la répétition des impactions lors des hyperextensions de la colonne. Plus ennuyeux, il peut toucher, voire emprisonner, le nerf sciatique qui sort du canal vertébral juste à cet endroit. Cette fois, les douleurs lombaires irradient dans la jambe !


Illustration : Mathieu PINET

  • Profitez de la fracture !
Chez l’adulte, plusieurs années après la constitution de la fracture, il ne subsiste aucun potentiel de consolidation. En revanche, chez l’enfant, au cours des semaines qui suivent la survenue des  douleurs, la spondylolyse peut cicatriser. D’où l’importance de ne pas rater le diagnostic ! Voilà pourquoi « tout lumbago de l’enfant est une fracture de fatigue… jusqu’à preuve du contraire ». En pratique, devant de tels symptômes, votre médecin du sport prescrit une radiographie. Si une fracture est visible, il est indispensable de savoir si elle est récente. Pour cela, il est nécessaire de réaliser une I.R.M. ou une scintigraphie. Le premier examen montre une inflammation et un œdème autour de la zone nouvellement cassée. Le second consiste à injecter dans le sang une substance qui se fixe sur l’os qui travaille. Tant que le tissu osseux tente encore de réparer la fissure, le produit se concentre dans les arcs vertébraux. Une caméra détecte cette hyperactivité. Dans ces circonstances, une immobilisation mérite d’être tentée !

  • Un traitement contraignant, pas toujours efficace… mais indispensable !
Si la fracture est récente, si elle peut encore consolider, un corset s’impose. Il est réalisé sur mesure et bloque l’extension du dos. Il est dit en « délordose ». Classiquement, il est à conserver toute la journée pendant 3 mois. La nuit, il est théoriquement inutile car, souvenez-vous, il s’agit d’une blessure provoquée par le redressement et la verticalité. Certains médecins tentent de limiter à 6 semaines l’immobilisation ; d’autres la prolongent jusqu’à 4 ou 6 mois en fonction des résultats. Pendant toute cette période, une rééducation visant à réduire la cambrure est conseillée. Le vélo, en vous plaçant légèrement penché en avant, permet de garder la forme pendant les semaines d’immobilisation. La natation est contre-indiquée. Malgré son image favorable, elle creuse le bas de la colonne. Au retrait du corset, les études mettent en évidence 60 à 80 % de consolidation. Dans le cas contraire, même si le cal osseux ne s’est pas formé, les douleurs se sont souvent apaisées.

  • Prévention pour toujours !
Consolidation ou non, glissement ou non, douleur ou non, la prévention est définitivement indispensable ! La rééducation doit se poursuivre pour limiter le dos creux et automatiser cette nouvelle posture. Il faut assouplir les muscles situés à l’arrière de la colonne et des cuisses. Il est opportun de renforcer les abdominaux et surtout d’optimiser leur coordination afin qu’ils ne se laissent pas distendre. Le travail de gainage regroupe les exercices emblématiques. Il est effectué d’abord sur des appuis stables puis en utilisant des coussins et des ballons. Il ne faut pas hésiter à modifier le geste sportif afin de limiter la cambrure du dos. Exemple : un tennisman doit apprendre à armer son service en privilégiant la rotation de son bras et la flexion de ses genoux. Le pli souvent, ces mesures parviennent à apaiser les souffrances du sportif. Certains médecins proposent d’infiltrer le nodule de cicatrisation resté inflammé. Parfois, une opération est envisagée. Habituellement, le chirurgien prélève un bout d’os dans le bassin. Il l’insère à la place du nodule de cicatrisation mou et inefficace puis le visse en comprimant l’ensemble. Là encore, une immobilisation par corset s’impose pendant 3 mois.



Source SantéSportMag

mardi 15 août 2017

Infos santé : Sport et Santé-Entorse du genou



Entorse du genou

L’adage complet bien connu des médecins du sport est « Toute entorse du genou est une rupture du ligament croisé… jusqu’à preuve du contraire ». En effet, cette lésion peut survenir lors d’une chute anodine. Attention, cette blessure négligée provoque une usure rapide de l’articulation. La vigilance s’impose !

Par le docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport.

Vous êtes près de 8 millions à glisser sur les pistes chaque année. Parmi tous ces vacanciers actifs, 15 000 vont se rompre le ligament croisé antérieur. Pour chacun d’eux, un diagnostic précis et un traitement rigoureux s’avèrent indispensables ! Par ailleurs, les entorses à répétition et les micromouvements anarchiques dégradent les ménisques et le cartilage. L’arthrose s’installe rapidement.

  • Le ligament croisé : petit mais essentiel !
Un ligament est une cordelette légèrement élastique reliant un os à un autre au sein d’une articulation. Le « croisé antérieur » est « croisé » avec son petit frère le « croisé postérieur ». Il est « antérieur » car il s’accroche à l’avant du tibia puis remonte en diagonal vers l’arrière où il s’accroche sur le fémur.


Illustration : Mathieu PINET

Il est placé dans une grosse gouttière au milieu du genou appelée « échancrure ». En effet, le genou ressemble un peu à une double roue de camion séparée d’un espace où sont tendus les deux ligaments croisés. Le ligament croisé empêche le tibia de partir en avant ; il contrôle surtout les pivots en se mettant en tension sur les bords de l’échancrure. Il limite plus volontiers la rotation interne du tibia et la bascule externe du genou, un peu comme quand les spatules se croisent. Au-delà de son rôle purement mécanique, il est bourré des capteurs nerveux qui informent le cerveau de sa tension. Ainsi, il enclenche la contraction des muscles stabilisateurs de l’articulation.


Illustration : Mathieu PINET

  • Le ligament croisé : fragile et discret
Ce ligament est petit et fragile. Un mouvement de pivot apparemment modéré peut rapidement dépasser les limites de résistance du ligament croisé antérieur. C’est particulièrement vrai lorsque vous tentez d’éviter la chute en freinant la flexion des genoux. Dans ce cas, le quadriceps se contracte et tire le tibia vers l’avant. Le croisé est placé en «prétension». La moindre bascule ou rotation finit par le déchirer. Il arrive que vous ne perceviez aucun craquement. Il contient peu de vaisseaux sanguins. Le saignement est modéré et l’articulation volumineuse. Elle se remplit très lentement de sang. Le gonflement est souvent tardif et peut rester discret. Parfois même, la douleur est modérée et vous pouvez repartir ! En cas de rupture complète, vous avez néanmoins une sensation « patte folle »… Et vous restez prudent ! De façon plus anecdotique, vous êtes peut-être victime d’une déchirure partielle de l’un des faisceaux. Les « histoires de chasse » médicales racontent le cas de ces patients qui se relèvent, repartent et achèvent la déchirure de leur croisé lors de la courbe suivante !

  • Le ligament croisé mérite un avis médical !
En cas de gros fracas de genou, craquement, sensation de déboîtement et gonflement précoce, un avis « urgent » s’impose ! Le croisé antérieur fait probablement partie des victimes mais d’autres ligaments, les ménisques, sont probablement concernés, sans parler des fractures. Mais soyez rigoureux et prudent en cas de traumatisme a priori peu violent. Rappelez-vous, le mécanisme le plus traître rompant les croisés « discrètement » associe une bascule du genou, à l’opposé de son voisin, et une rotation interne du pied. Les médecins de station sont entraînés à la recherche de cette lésion. Elle est d’ailleurs plus facile à diagnostiquer dans les minutes qui suivent le traumatisme car le blessé ne s’est pas encore « contracturé », on parle de « sidération musculaire ». Au moindre doute, une IRM sera prescrite pour visualiser parfaitement le croisé. En cas de rupture, il est d’usage de proposer une opération chirurgicale chez le patient sportif ! C’est ainsi, en contrôlant les mouvements anormaux, que l’usure de cartilage sera limitée et que vous pourrez continuer le sport longtemps…


Source SantéSportMag

dimanche 13 août 2017

Infos santé-Thé ou café ?


Thé ou café ?

« Thé ou café ? Les 2, mon Général », serait-on tenté de dire, car, d’après des études toutes récentes, ces breuvages seraient bons pour le palais, mais également pour notre santé.

Le thé est riche en polyphénols, des substances antioxydantes, qui auraient une action favorable sur le cœur et les vaisseaux. Les dernières découvertes sur la boisson la plus consommée au monde laissent suggérer que le thé, associé à un régime limité en cholestérol, ferait baisser le taux de LDL cholestérol, autrement dit, le mauvais cholestérol. On obtiendrait une baisse de 10 %, baisse supérieure à celle obtenue avec le régime seul.

Autre avantage, cette fois pour les fumeurs : la consommation de thé réduirait l’élimination urinaire de substances que l’on retrouve lorsque l’organisme est agressé par certains cancers. En fait, c’est des polyphénols, de puissants antioxydants, que le thé, tout comme les fruits et légumes, les vitamines C ou E, tire toutes ses propriétés.
A noter que ce sont ces mêmes éléments que l’on retrouve dans le vin rouge à qui l’on attribue, mais à dose modérée, un effet protecteur sur le cœur. Si pour le vin, la quantité est très limitée – j’en profite pour le rappeler : 1 verre par jour pour les femmes et 2 pour les hommes –, elle est plus large pour le thé : qu’il soit noir ou vert, en feuilles ou en sachet, de Ceylan ou de Chine, les compositions en flavonoïdes varient légèrement.

En fait, il faudrait boire 3 à 4 tasses de thé par jour pour obtenir un effet antioxydant. Ces antioxydants agissent en piégeant des molécules toxiques libérées dans l’organisme sous l’effet du tabac, de la pollution atmosphérique, de l’exposition aux rayons du soleil. Sur les vaisseaux, les antioxydants limiteraient également les effets nocifs des graisses. En fait, ces produits nous empêchent tout simplement de rouiller.

Quant au café, ses propriétés stimulantes sur le cerveau sont bien connues. Des études ont même montré que la consommation de caféine pourrait aider les personnes âgées à mieux mémoriser certaines informations, en particulier l’après-midi, lorsque les performances intellectuelles diminuent. En ce qui concerne les vaisseaux, le café avait été taxé de favoriser l’hypertension ; en revanche, d’autres études montrent qu’il n’est pas significativement impliqué dans le développement d’une hypertension artérielle. Pour le moment, donc, statu quo.

Alors à la question « thé ou café ? », je répondrais « un peu des 2 ». Mais dans les deux cas… sans sucre.


Source : Dr Jean-François Lemoine pourquoi-docteur.nouvelobs.com