jeudi 31 août 2017

mardi 29 août 2017

Recettes Fruits-Poêlée de mirabelles


Poêlée de mirabelles

Préparation : 15 mn
Cuisson : 15 à 20 mn
Pour 4 personnes
800 g de mirabelles
80 g de sucre en poudre
5 cl d’eau
1 citron
½ gousse de vanille
1. Rincez les mirabelles à l’eau fraîche et séchez-les délicatement. Coupez-les en deux et retirez les noyaux.
2. Dans une grande poêle à revêtement antiadhésif, faites chauffer doucement le sucre avec l’eau, le jus de citron et la gousse de vanille fendue en deux dans sa longueur ; remuez jusqu’à ce que le sucre soit complètement dissous.
3. Ajoutez les mirabelles et secouez plusieurs fois la poêle par le manche pour bien enrober les fruits de sirop. Amenez doucement à petite ébullition, puis baissez le feu et faites cuire pendant 10 à 15 minutes en arrosant régulièrement les mirabelles avec le jus de cuisson.
4. Sortez délicatement les mirabelles de la poêle avec une écumoire, en les égouttant bien, et mettez-les dans une coupe ou répartissez-les dans des coupelles individuelles. Laissez la poêle sur le feu vif pendant 2 ou 3 minutes et faites réduire le jus de cuisson pour qu’il épaississe.
5. Grattez l’intérieur de la gousse de vanille au-dessus de la poêle pour récupérer les graines, puis jetez la gousse et versez le sirop sur les mirabelles. Laissez tiédir puis mettez au réfrigérateur jusqu’au moment de servir.

Conseil
La mirabelle, petite prune jaune à chair ferme, douce et parfumée, est produite principalement en Alsace et en Lorraine, de mi-août à septembre. Hors saison, utilisez des mirabelles surgelées.


Recettes Glaces et Sorbets-Sorbet vodka



Sorbet vodka

Préparation : 10 mn
Cuisson : 2 mn
Pour 50 cl de sorbet
150 g de miel d’acacia
10 cl de vodka Dubrowska
½ citron
¼ orange
1 cuillerée à café rase d’agar-agar
Poivre Sarawak
1. Prélevez les zestes de citron et d’orange. Coupez-les finement. Versez 35 cl d’eau dans une casserole. Ajoutez le miel et les zestes. Faites tiédir. Incorporez l’agar-agar, mélangez.
2. Portez le liquide à ébullition. Laissez infuser 10 minutes. Retirez les zestes, réservez. Pressez le demi-citron, ajoutez la vodka, puis l’infusion. Donnez plusieurs tours de moulin de poivre Sarawak.
3. Versez la préparation dans une sorbetière. Lorsqu’il est prêt, recueillez le sorbet. Décorez avec les zestes. Si vous ne l’utilisez pas tout de suite, entreposez le sorbet dans une boîte hermétique au congélateur.

Servez ce sorbet avec du caviar ou encore des poissons fumés (saumon Label Rouge, truite, anguille, flétan, hareng).

L’agar-agar, gélifiant à base d’algues, sert ici de liant. On peut le remplacer par de la gélatine en poudre.

Avis sur les épices :
Le poivre Sarawak apporte son extraordinaire arôme de baies boisée et brûlante encore imprégnée d’herbes sèches. Celles-ci s’étirent longuement en bouche au contact de la vodka. Les zestes d’agrumes amplifient ces échanges.


samedi 26 août 2017

Infos santé : Sport et Santé-Entraînement « spécial femme »


Entraînement « spécial femme » 

Mesdames, vous revendiquez votre différence ! Vous avez raison ! Vos besoins et vos envies sportives sont différentes de celles des hommes. Voici quelques pistes pour conjuguer sport et santé au féminin.

Par le docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport.

Dans votre sang, circulent des hormones différentes. Elles influent sur le fonctionnement de la plupart de vos organes. Depuis le paléolithique, l’évolution a façonné différemment le corps des femmes et des hommes afin qu’il s’adapte aux différentes missions qui lui incombaient. Depuis beaucoup moins longtemps, des contraintes sociales et médiatiques tentent de sculpter une silhouette féminine idéale ; elles influent sur les pratiques sportives !


  • 4 fois moins de crises cardiaques !
La crise cardiaque est la destruction d’une partie du cœur suite à l’obstruction brutale d’une des artères lui apportant du sang et de l’oxygène. Elles sont favorisées par l’épaississement des parois des vaisseaux par des cicatrices épaisses et pleines de graisses. Heureusement, vos hormones féminines vous protègent en grande en partie des crises cardiaques. Ces messagers sanguins provenant de vos ovaires sont envoyés vers tous vos organes. Ils ont notamment pour mission d’assouplir vos tissus. Grâce à la laxité de vos ligaments, au moment de l’accouchement, le sacrum situé en bas de la colonne bascule pour laisser passer la tête du bébé. Vos artères sont également plus élastiques. Elles s’abîment moins avec les années lorsque le flux sanguin vient raviner leurs parois. Elles se bouchent moins et votre cœur est moins souvent victime d’infarctus. Attention, cet avantage disparaît peu à peu avec la ménopause. À partir de 51 ans en moyenne, votre probabilité de crise cardiaque augmente. À 70 ans, vous êtes enfin à égalité avec les hommes ! L’activité sportive d’endurance est tout aussi efficace chez la femme que chez l’homme, elle divise par 2 à 3 les risques de maladies cardiovasculaires. Puisque vous êtes moins touché par cette pathologie, il est envisageable de réduire l’entraînement dit “aérobie”. Si le consensus propose 3 activités d’endurance, vous pouvez probablement vous contenter de 2 séances de footing, de natation, de vélo ou de cardiotraining. Prenez soin de réorienter votre pratique vers d’autres disciplines… compensant vos petites faiblesses que nous ne tarderons pas à découvrir ensemble ! Néanmoins, puisqu’à la ménopause, votre cœur et vos artères perdent de leur superbe, il faut renouer avec 3 séances d’endurance par semaine ! Vraiment, les seniors doivent garder la forme !


  • 2 fois plus de fractures du col du fémur !
À la maturité, 1 femme sur 3 sera victime d’une fracture du col du fémur contre 1 homme sur 6 ! Dans 25 % des cas, cette lésion sonne le glas de l’autonomie et impose le placement de la victime en institution. Dans 25 % des cas, elle décède des complications ! Bien évidemment, cette blessure est amplement favorisée par la fragilité osseuse nommée “ostéoporose”.  Cette dernière survient progressivement à la ménopause, lorsque les hormones féminines absentes n’entretiennent plus la structure osseuse. Elle touche 50 % des femmes dès 60 ans. Le sport soumet le squelette à des microtraumatismes. En réaction, les os se densifient et s’enrichissent. De surcroît, il oriente leur architecture microscopique dans l’axe des contraintes mécaniques. La jeune fille a jusqu’à 25 ans pour accumuler de l’os. La femme adulte et surtout la senior freine l’érosion lente puis rapide du capital ! Les sports à impacts, ceux qui incluent de la course et des sauts, sont essentiels pour renforcer les os. Ils tiennent une place de choix au sein du programme des enfants et des adolescentes. À l’âge adulte, continuez le footing ou le step 1 à 2 fois par semaine. Après la ménopause, le trottinement n’est pas interdit, il est même conseillé ! La natation, l’aquagym et le vélo sont inefficaces à tout âge de la vie pour renforcer les os. Ne pas tomber préserve aussi des fractures ! Pratiqués après la ménopause, les « ateliers équilibre », la gym d’entretien et surtout le tai-chi sont efficaces pour limiter les fractures du col. L’enfance et l’adolescence sont les moments clés des acquisitions psychomotrices. Il est fort probable que les disciplines techniques apprises durant cette période favorisent l’équilibre pour de longues années ou constituent une excellente base pour relancer ce type d’apprentissage. Travailler sa coordination dès le plus jeune âge, l’entretenir toute la vie, notamment après la ménopause, se révèle essentiel pour réduire les fractures du col du fémur et leurs graves complications. Les sportives jeunes et moins jeunes sont invitées à pratiquer la danse, les cours de fitness chorégraphiques ou les arts martiaux. Toutes ces disciplines constituent de très bonnes écoles de posture. Les sports collectifs ou de raquettes enseignent aussi la gestion du déséquilibre. Notez que la composante cardiovasculaire de ces séances est telle que, pour la santé du cœur, elles peuvent remplacer sans scrupule un entraînement d’endurance. Une fois encore, sachez que les activités aquatiques et cyclistes ne semblent pas adaptées tant le contrôle de la stabilité se révèle spécifique.


  • 2 fois plus d’entorses
Une entorse est une distension ou une rupture des ligaments, ces cordelettes fibreuses qui relient les os au niveau des articulations. La plus célèbre est celle du « croisé antérieur ». Chez les femmes, elle survient surtout au ski où elle est deux fois plus fréquente que chez les hommes. Rappelez-vous, ces structures fibreuses sont plus laxes du fait de l’imprégnation hormonale féminine. De fait, les articulations sont moins bien maintenues et plus instables. Par exemple, le genou se place trop facilement en hyper extension, position dans laquelle le fameux ligament croisé est trop tendu, près à se rompre à la moindre bascule articulaire. De surcroît, Mesdames, vous êtes moins fortes que les hommes. Vos muscles soutiennent plus difficilement vos articulations… et votre cuisse a plus de difficultés à soutenir le genou en position fléchie, plus sécurisante pour le ligament croisé. En pratique, Mesdames, vous avez l’interdiction de partir au ski  sans préparation. Les sports d’endurance et de coordination évoqués au paragraphe précédent participent activement à la prévention de l’entorse grave du genou. Ajoutez aussi du renforcement musculaire, c’est vivement conseillé pour tenir votre articulation en position correcte… d’autant que c’est également très utile pour retarder l’usure du cartilage !



  • 2 fois plus d’arthrose.
L’arthrose, c’est l’usure du cartilage, cette substance lisse qui recouvre les os au niveau des articulations. Comme la nacre de la coquille d’huître, le cartilage permet un glissement et un roulement fluide des pièces osseuses. Malheureusement, il s’use mais ne se répare pas ! Les femmes sont 2 fois plus souvent victimes d’arthrose. Autrefois, on pensait que la texture du revêtement articulaire féminin était plus fragile. Mais une étude récente a déstabilisé le dogme. À l’aide d’IRM, elle a confirmé que l’usure du cartilage était plus prononcée chez les femmes mais  a surtout montré qu’elle était corrélée au volume musculaire. En clair, une femme  musclée a moins d’arthrose qu’un homme freluquet. En pratique, Mesdames, il faut faire du renforcement musculaire pour protéger votre cartilage. La gym d’entretien, les cours collectifs avec haltères sont faits pour vous ! Et la salle de musculation, équipée de toutes ces grosses machines, vous est autorisée ! Faites de nombreuses répétitions avec des charges légères. Promis, vous ne ressemblerez pas à un bodybuilder. La course en intégrant un peu de relief et le vélo avec parfois de fortes résistances contribuent aussi à une bonne musculature bénéfique à la santé des articulations… et du cœur !



  • 10 fois plus de magazines
Sans tomber dans les lieux communs, osons souligner que les médias proposent souvent une image de la silhouette féminine idéale pas toujours compatible avec la santé. Le sport en excès permet parfois de se rapprocher du morphotype de certains mannequins. Alors que la proportion du tissu adipeux normal est de 25 % chez la femme. A partir de 20 % les cycles menstruels deviennent irréguliers puis disparaissent. Comme pour économiser l’organisme, la fonction gynécologique se met au repos. La sportive bascule en ménopause précoce. Elle augmente rapidement son risque d’ostéoporose et de maladie cardiovasculaire. Pour éviter l’arrêt de règles, les études montrent qu’il faut impérativement conserver une alimentation équilibrée et suffisamment copieuse pour compenser la dépense énergétique de l’exercice. Sans basculer dans la maigreur, le sport favorise l’amincissement. Un cocktail d’endurance, de renforcement et de coordination se montre efficace. L’endurance brûle des calories pendant l’activité, alors que le renforcement consomme de l’énergie entre les séances afin d’entretenir la masse musculaire. Les disciplines plus techniques notamment la danse, le Pilates, le yoga ou l’équitation enjolivent le maintien. Pour améliorer le retour veineux et affiner les jambes, une fois n’est pas coutume, vantons les mérites de la natation. Pour drainer les membres inférieurs, l’horizontalité, la pression et la fraîcheur de l’eau s’associent au pompage du sang provoqué par l’alternance des contactions et des décontractions musculaires. Pour limiter le risque de varices et d’œdèmes, mentionnons que la course et les sports comportant des sauts sont plutôt nuisibles car ils secouent et abîment les veines.


  • Un peu moins de cardio, plus de muscu et de coordination !
Mesdames, votre programme sportif idéal est légèrement différent de celui des hommes. Les instituts de prévention proposent de façon générale 3 activités cardiovasculaires par semaine et 2 séances de renforcement. De fait, je vous invite à donner un peu de mixité à votre programme personnel ! La danse, les cours de fitness, les arts martiaux sont vraiment des disciplines  bien panachées et adaptées aux femmes. Si vous aimez le jogging, un bon cours de rock ou un match de squash fera office de séance fractionnée tout en travaillant vos muscles et votre équilibre, c’est super ! Si vous faites beaucoup de cardio en salle, n’oubliez pas le tapis. Aventurez-vous dans l’espace musculation, tentez le cours de body combat.  Si vous enchaînez natation et aquagym avec les copines, votre équilibre et vos os ont toujours été soutenus par la poussée d’Archimède. C’est insuffisant. Il est grand temps qu’ils se confrontent à Newton. Progressivement, baladez-vous, trottinez, courez, sautez, dansez la salsa, jouez au tennis. N’oubliez pas la gym d’entretien et la musculation !


Source SantéSportMag

Infos santé : Sport et Santé-Quel sport pour votre enfant ?


Quel sport pour votre enfant ?

À la rentrée, vous vous posez cette éternelle question. Pour multiplier les bénéfices physiques, psychologiques et intellectuels, SantéSportMagazine vous aide à faire des choix.

Par le Docteur Stéphane CACASCUA, médecin du sport.

La maîtrise du poids est un paramètre clé de la santé de votre enfant. Le sport constitue une stratégie efficace mais insuffisante. De nombreuses études sociologiques, notamment celle menée par BURKE, montrent que la surcharge pondérale est corrélée aux heures passées devant la télévision et l’ordinateur. Elles sont associées à du grignotage mais surtout à un déficit d’activité physique tout au long de la journée. Si 2 à 3 entraînements par semaine contribuent à la dépense énergétique hebdomadaire, ils se révèlent moins efficace qu’un mode de vie dynamique. Alors, limitez les écrans, encouragez les trajets à pied, le roller, le skate, les jeux au square, les parties de ballon avec les copains. Bien sûr, complétez en l’inscrivant au sport. C’est aussi un excellent placement « santé » à long terme. WAREHAM met en évidence que le niveau d’activité physique pendant l’enfance est associé à un taux de graisse corporelle plus faible chez l’adulte. N’omettez pas un point crucial. Optimisez le contenu de l’assiette, des placards et du frigo ! Mettez-y autant de légumes que de féculents. Éliminez les chips, les sodas et les bonbons. Réservez-les à l’anniversaire entre copains ! À l’âge où le cerveau bénéficie de toutes les aptitudes pour apprendre, emmenez votre enfant à « l’école du goût ». Faites-lui découvrir toutes les saveurs et peaufinez sa perception de la satiété !

  • Du plaisir !
Lorsqu’une maman me demande : « Quel sport me conseillez-vous pour mon enfant ? », j’aime répondre « Celui qui lui plaît !‑». La joie de pratiquer se montre indispensable pour assurer un maximum d’assiduité et de continuité ! Cependant, il va sans dire que « le plaisir, ça s’apprend ; le plaisir, ça se découvre ». Beaucoup de garçons veulent faire du foot… Ils peuvent accéder au bonheur de bouger en faisant connaissance puis en se formant à d’autres sports plus originaux ! Il faut les y inciter et insister… au moins cette année ! Vous changerez à la rentrée prochaine si la mayonnaise n’a pas pris ! De toute façon, ces acquis psychomoteurs auront « musclé » le cerveau de votre enfant. Nous en reparlerons ! Les études associant bienêtre de l’enfant et pratique sportive sont très nombreuses. BROSNAHAN montre que cette sensation augmente avec le nombre d’heures hebdomadaires. Il met en évidence qu’une activité modérée réduit les conduites à risque et la prise de substances toxiques. En revanche, ces dernières s’accroissent en cas de pratiques compétitives et intensives, supérieures à 8 heures par semaine. Chez les jeunes sportifs de haut niveau impliqués dans une unique discipline, TOFLER et BUTTERBAUGH constatent une souffrance psychologique par excès de «pression» ainsi qu’une érosion de l’estime de soi en cas d’échecs répétés.

  • Du physique !
Tout particulièrement en période de croissance, le sport renforce et guide la formation de l’appareil locomoteur. Les contractions musculaires stabilisent et orientent le mouvement. Elles moulent les articulations. L’insuffisance d’activité dans l’enfance favorise le mauvais emboîtement de la rotule dans le fémur. La course et les sauts impactent les os qui, en réaction, augmentent leur densité en calcium. Ils sont plus solides. Les nageurs de haut niveau passent 4 heures par jour en apesanteur. Ils ont des os plus vulnérables que les sédentaires ! L’excès de microtraumatismes finit par fissurer l’os en croissance, on parle d’ « ostéochondrose ». Le jeune sportif souffre parfois du tibia, au point d’accrochage du gros muscle de la cuisse, le quadriceps. C’est la maladie d’OSGOOD-SCHLATTER, la plus célèbre des ostéochondroses. Voilà qui vous met en évidence qu’un juste équilibre s’impose et que l’hyperspécialisation précoce n’a aucun intérêt pour la santé de votre enfant… au contraire ! Le cœur de l’adulte profite aussi de l’activité physique pendant l’enfance. De façon indirecte, TELAMA met en évidence que le sport durant l’enfance augmente les chances de continuer à bouger à la maturité. De manière plus directe et selon le rapport de l’INSERM, certaines études montrent que les aptitudes physiques pendant l’enfance sont inversement corrélées à l’hypertension artérielle et à l’excès de cholestérol. Remarquez également que les habitudes sportives des parents favorisent la poursuite de l’exercice des enfants à l’âge adulte. Une bonne raison pour aller trottiner, pédaler ou nager avec eux !

  • Du cérébral !
Les sports techniques cultivent la mémoire, point d’appui de la réflexion et de l’intelligence. Dans les disciplines dites fermées, où les mouvements ne dépendent pas d’adversaires, il faut se souvenir parfaitement d’un geste ou d’un enchaînement compliqué. Dans les activités ouvertes, il faut analyser rapidement le comportement du concurrent et programmer au plus vite une réaction adaptée… Nous sommes très proches de la définition de l’intelligence. Quand le sport est collectif, la prise d’information devient encore plus complexe. La réponse motrice pertinente tient compte de la psychologie des individus et des groupes. Voilà qui nous rapproche de la notion de quotient émotionnel. Faire un peu de compétition enseigne la gestion du stress. Savoir se motiver sans perdre ses moyens, c’est le subtil compromis indispensable à la performance. Grâce à d’inévitables mauvais résultats, votre enfant apprend à relativiser puis à rebondir devant l’échec ! Tous ces processus mentaux sont transférables dans le cadre des apprentissages scolaires ou du développement intellectuel et personnel. La diversité des pratiques enrichit le patrimoine psychomoteur et offre à l’adulte la possibilité de choisir et de varier les sports. Il peut s’adapter au changement de mode de vie, aux opportunités ou aux blessures. Il peut plus aisément poursuivre l’exercice physique à l’âge où son impact préventif est maximum.


Source SantéSportMag

Infos santé : Sport et Santé-Cœur de sportive



Cœur de sportive

Mesdames, votre cœur n’est pas  celui d’un homme ! Ses maladies et ses performances ne sont pas identiques. Votre bilan médico-sportif  et votre entraînement doivent être différents ! Explications et conseils !

Docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport.
Docteur Laurent UZAN, cardiologue du sport.

Votre mari, vos copains courent plus vite que vous … et sans effort particuliers ! Sur les stades comme dans les entreprises vous souffrez d’injustices ! Heureusement, cette supériorité apparente cache quelques faiblesses !

  • Le cœur des femmes est moins sensible !
Mesdames, vous présentez deux fois moins de «cardiomyopathie hypertrophique». Cette malformation  correspond à un épaississement du muscle  cardiaque. A l’effort, elle est parfois responsable de crampes du cœur gravissimes ! Vos valves, les soupapes qui séparent les différents compartiments du cœur, s’abîme 2 fois moins souvent.  Jusqu’à la ménopause, vous faites 3 à 4 fois moins de  crise cardiaque que les hommes. Il faut remercier vos hormones sexuelles qui assouplissent vos artères et limitent l’accumulation de mauvais cholestérol. De façon logique, pour 100 morts subites pendant le sport, on trouve 90 hommes et 10 femmes. Cependant, vous dilapidez vos privilèges quand vous fumez ! Votre risque redevient comparable à celui des hommes quand vous associez tabac et pilule ! Dommage ! Après la ménopause, vers 54 ans en moyenne, la production d’hormone féminine protectrice s’arrête et le risque d’infarctus augmente. Il rattrape rapidement celui des hommes. Une femme et un homme de 70 ans ont la même probabilité d’être victime de cet accident cardiaque grave. Ainsi, les maladies cardiovasculaires restent la première cause de mortalité féminine. Heureusement, tout au long de votre vie, comme chez l’homme, le sport divise par 2 à 3 le risque d’infarctus ! A partir de 4 heures par semaine d’entraînement, la fréquence des morts subites à l’exercice diminue. Selon une étude menée par le Docteur JOUVEN, elle est identique chez les sédentaires et celles qui pratiquent entre 2 et 4 heures chaque semaine. Elle augmente lorsque la durée de l’activité sportive hebdomadaire  est inférieure à 2 heures. Dans ces circonstances, il semble que, par manque d’habitude, la sollicitation cardiovasculaire stresse plus le cœur qu’elle ne le renforce !

Le cœur des femmes est protégé par leurs hormones. Une épreuve d’effort est conseillée après la ménopause.

  • Un bilan médico-sportif féminisé
Jusqu’à 50 ans, votre aptitude cardiovasculaire est confirmée par une visite médicale annuelle. Elle inclut notamment un interrogatoire rigoureux recherchant des symptômes évocateurs de maladies cardiaques. Les signes habituels sont les pertes de connaissance, les  malaises, les palpitations ou les douleurs dans la poitrine. Cependant, mesdames, vous  ressentez les choses parfois différemment : irradiations dans le cou  ou les bras, brûlures d’estomac,  nausées, vomissements, difficultés respiratoires, faiblesse musculaire. Ces manifestations survenant à l’effort sont également intrigantes pour le cardiologue du sport ! L’examen comprend un électrocardiogramme de repos lors du premier bilan puis tous les 2 ans en cas de compétition. Cet examen tente de détecter des malformations du cœur et des anomalies dans la transmission électrique de l’ordre de contraction. Alors que l’épreuve d’effort est conseillée après 40 ans chez le sportif, chez la femme, elle ne se révèle nécessaire qu’après la ménopause, au-delà de 55 ans. Elle consiste à monter sur un vélo immobile et à pédaler progressivement jusqu’au maximum de vos possibilités. Simultanément, un électrocardiogramme surveille l’activité électrique de votre cœur. Il recherche des indices de mauvaise oxygénation  par obstruction partielle des artères entourant le muscle cardiaque.

Parcours de l'onde électrique et phases de la contraction cardiaque - effets sur l'électrocardiogramme

  • Un moteur moins puissant …
La puissance de votre cœur, la fameuse « VO2 max » ou « consommation maximum d’oxygène »est plus faible que celle des hommes. En moyenne, vous atteignez votre fréquence cardiaque maximum en courant à des vitesses 10 à 15% inférieures. Chez les athlètes masculins de haut niveau cette allure correspond à 24 km/h contre 21 km/h pour leur homologue du «sexe lent». De surcroît, votre petit moteur est contraint de « tourner plus vite » ! Vous présentez un rythme cardiaque maximum un peu plus élevé, classiquement (225 – âge en années) contre (220 –âge en années) pour les hommes. Plusieurs paramètres justifient ces constatations. Votre cœur est plus petit et grossit moins avec l’entraînement. En effet, en l’absence d’hormones mâles anabolisantes,  la construction des protéines et des muscles est moins stimulé. Pour les mêmes raisons mais également à cause des règles, vous avez moins de globules rouges circulant dans votre sang : 14 grammes en moyenne pour 100 millilitres contre 15 chez un homme. Vous manquez de transporteurs d’oxygènes entre vos poumons et vos muscles ! Vous brûlez moins d’énergie !  Mesdames, vous sacrifiez aussi la performance à la beauté ! En effet, vos jolies courbes féminines s’expliquent par une adiposité un peu plus élevée que les celles des hommes. 25% de votre corps est constitué de graisse contre 15% en moyenne chez l’homme. Au final, en filant la métaphore automobile, j’aurai l’audace de vous expliquer que le poids de la carrosserie augmente alors que celui du petit moteur musculaire diminue d’autant ! Le rapport poids puissance en pâtit, la vitesse maximum aussi !


  • Un moteur plus résistant et plus économique !
Cette différence de niveau entre hommes et femmes s’émousse quand la distance augmente ! Les records mondiaux l’illustrent bien. L’écart est d’environ 12% pour le 1500 et le 10 000 mètres. Il tombe à 9% au marathon et s’effondre à 5% à l’occasion du 100 kilomètres. Mesdames vos hormones féminines vous confèrent une souplesse plus importante. Les membranes musculaires, les aponévroses, se laissent distendre plus aisément, vous faites moins de micro déchirures musculaires, vous êtes moins sensibles aux courbatures. Vos muscles s’abîment moins, ils fonctionnent plus longtemps correctement ! Votre climat hormonal favorise également l’utilisation des graisses. A intensité identique vous brûlez plus de lipides que les hommes. C’est à 52% de votre fréquence cardiaque maximum que votre consommation d’acide gras diminue au profit du glucose contre 45% chez les hommes. Vous économisez d’autant votre sucre musculaire ou « glycogène » et vous tenez plus longtemps ! Certains mentionnent aussi un meilleur contrôle de la déshydratation et de la température corporelle. Mesdames, vous évacuez la  chaleur produite par la contraction musculaire plus par ouverture des vaisseaux  situés dans la peau que par sudation. A l’effort, les femmes ont tendance à rougir rapidement alors que les hommes transpirent. Vous êtes moins trapu donc plus longiligne vos collègues masculin. De fait,  votre surface cutanée est plus importante et la « vasodilatation périphérique » est efficace pour vous refroidir ! Pour le même exercice, l’homme perd de l’eau et des minéraux. Sa température corporelle s’élève plus nettement. Voilà qui limite parfois sa tolérance aux activités très prolongées !


  • Adaptez votre entraînement
Avant la ménopause, votre cœur est protégé … sauf quand vous cumulez tabac et pilule ! Arrêtez de fumer !  Vos points faibles sont le manque de muscle, l’usure des cartilages, le risque d’ostéoporose et de chute l’âge venu !  Quitte à limiter un peu le travail cardiovasculaire, optez pour des entraînements variés sollicitant aussi votre squelette et votre équilibre. Ne vous contentez pas de natation, d’aquagym ou de vélo ! Courez, faites du tennis, dansez, participez à des cours collectifs où s’associent, travail du cœur, réceptions et renforcement musculaire ! Après la ménopause, augmentez un peu les sports d’endurance pour préserver votre cœur. L’idéal est de pratiquer plus de 4 heures par semaine. Les os et les articulations fragilisées doivent être plus subtilement sollicitées et entretenues. La randonnée, la marche active, le footing, la danse et le tennis sont encore les bienvenus. Pour limiter le risque de fracture de fatigue, la somme des activités à impact ne doit pas dépasser 6 heures hebdomadaire.  Afin d’éviter l’aggravation de votre arthrose, limitez-vous à 30 à 40 km de footing par semaine. Vélo, natation, aquagym et cardiotraining sur appareil complètent le travail cardiovasculaire. Tout au long de votre vie de sportive, optimisez encore votre thermorégulation. Puisque vous transpirez peu, pensez à vous asperger. Mouillez votre maillot, notamment en compétition ! L’eau versée s’évaporera en utilisant la chaleur du sang passant dans votre peau. Vous serez encore plus à l’aise ! Enfin, le suivi quotidien de sportives, m’amène à un dernier conseil ! Attention aux séances mixtes ou en couple. Vous cherchez à maintenir le rythme ! Vous êtes dans toujours un peu dans le « rouge » ! Insidieusement, vous surentraînez, vous vous épuisez ! Suivez monsieur lors de sa séance de récupération! Au cours des longues sorties, mettez-lui un sac à dos. Dosez le handicap jusqu’à ce qu’il reste à vos côtés sans trépigner !  Pendant les séances de fractionné, laissez le faire des « allers-retours» … un peu comme un épagneul breton ! Les amoureux passionnés de vélo peuvent investir dans un tandem, c’est très sympa ! Dans d’autres circonstances, entraînez-vous à votre rythme éventuellement accompagnée d’une copine de votre niveau !

 
Source SantéSportMag

Infos santé:Sport et Santé-Soutien-gorge et sport



Soutien-gorge et sport

De nombreux modèles de soutien-gorge conçus pour le sport vous sont proposés. Les études montrent qu’ils vous assurent un maintien efficace. D’autres chercheurs mettent en évidence que les sollicitations mécaniques sont bénéfiques à la tonicité des seins. Alors que faire ?

Par le Docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport.

C’est une règle d’or de l’entraînement : toute stimulation est à l’origine d’une adaptation source de progression … à moins que cette stimulation excessive ne devienne agression ! Et les seins ? Peuvent-ils se renforcer ? Peuvent-ils s’abîmer ?


  • Les seins sont-ils fragiles ?
Au centre du sein, on trouve la glande mammaire. Elle est entourée de beaucoup de graisse. Le soutien-gorge naturel est constitué d’un  maillage fibreux appelé ligament de Cooper et de la peau. On trouve aussi le « peaucier du cou », un muscle fin et superficiel qui s’étale en éventail de la gorge à la partie haute des seins. Il se contracte lorsque vous faites la grimace. Les pectoraux se situent sous les seins et ne peuvent contribuer au maintien de la poitrine. Cependant, certains anatomistes évoquent des ramifications avec le ligament de Cooper. Pour les défenseurs du soutien-gorge toutes ces structures sont frêles et vulnérables. Pour les autres, elles peuvent se fortifier à la faveur de sollicitations mécaniques.

  • Ça balance pas mal !
Une étude récente menée par Elodie MUTTER a tenté de quantifier les contraintes physiques imposées à la poitrine lors d’un footing à 9 kilomètres/heure. Un accéléromètre a été posé juste au-dessus du mamelon. Sans soutien-gorge, il a enregistré des accélérations verticales égales à 5 à 6 fois le poids du sein. L’oscillation « haut/bas » était de 6 centimètres et de 9 centimètres de droite à gauche.  Avec les sept soutiens-gorges de sport testés, le mouvement était nettement limité, de l’ordre de 70 %. Mais, à long terme, cette sollicitation résiduelle altère-t-elle la tenue de la poitrine ?

  • Un an sans soutien-gorge
Laetitia PERROT et Jean Denis ROUILLON ont demandé à 33 sportives de 18 à 25 ans d’enlever leur soutien gorge dans la vie quotidienne et à l’entraînement. L’inconfort ne dura que quelques semaines et fit rapidement place à une sensation d’aisance. Loin d’assister à un affaissement de la poitrine, les chercheurs constatèrent une diminution de la distance « épaule / mamelon » et une réduction des vergetures. En 2006, une étude de 3 ans menée auprès de 250 femmes confirma ces conclusions. Néanmoins, attendez d’autres opportunités pour jeter votre soutien-gorge ! Ces résultats ont été obtenus chez des femmes jeunes, minces et sportives. Un compromis est probablement envisageable.

  • Soutien-gorge : mode d’emploi.
Un bon soutien-gorge de sport agit par «encapsulation» des seins, comme le tissu fibreux naturel. Il ne présente aucune armature qui cisaillerait le réseau ligamentaire de maintien. Il doit bien évacuer la chaleur pour éviter les œdèmes déstructurant la glande mammaire. Pour fortifier les systèmes naturels de maintien, les sportives jeunes, sveltes et assidues peuvent essayer de s’en passer à l’occasion d’un petit footing par semaine. Les femmes plus âgées ou présentant une poitrine plus généreuse peuvent être rassurées. Les sollicitations mécaniques imposées par le sport mais limitées par un bon soutien gorge raffermissent probablement le maillage fibreux des seins. De plus, il a été mis en évidence que l’exercice permettait un renforcement des muscles longeant les vertèbres et un redressement de la colonne dorsale. Voilà qui contribue à garder une belle poitrine !


Source SantéSportMag


Infos santé : Sport et Santé-Les enfants et le sport



Les enfants et le sport 

Si l’adulte bénéficie de l’activité physique pour entretenir son organisme, l’enfant en a besoin pour se construire des articulations et des os plus résistants. Grâce à l’exercice, il peut se constituer un “capital santé” pour la vie entière !

Par le Docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport

C’est vrai, les effets de l’entraînement sur les muscles et le cœur disparaissent rapidement à l’arrêt de la pratique sportive. En revanche, les bénéfices du sport pour l’appareil locomoteur en pleine croissance restent acquis définitivement !

  • Le sport densifie les os !
À chaque réception de foulée, le squelette subit une impaction. Lorsqu’un muscle se contracte, il tire sur son point d’insertion osseux. Dans ces deux circonstances, il se produit d’infimes fissures dans les os. Heureusement, à l’occasion du repos qui suit l’entraînement, le squelette se répare. Il se reconstitue même plus fort, comme s’il souhaitait pouvoir se prémunir contre de nouvelles agressions. A l’image du couvreur bâtissant sa charpente, l’exercice oriente au mieux la trame osseuse pour résister aux contraintes mécaniques. Les poutres deviennent aussi plus épaisses et l’os se densifie. Entre 20 et 25 ans, la calcification de l’os s’achève. Les enfants, les adolescents et particulièrement les filles doivent être actifs afin de se constituer un squelette solide pour leur vie entière. Ainsi, l’exercice physique pratiqué tout au long de la jeunesse devient un facteur de protection contre l’ostéoporose et les fractures survenant après la ménopause ! Pour optimiser la densité et l’architecture osseuse, il a été démontré que 3 entraînements hebdomadaires suffisaient. Ils doivent durer de 30 à 60 minutes et inclure des courses et des sauts.

  • Le sport moule les articulations
Lorsque la cuisse se contracte, elle écrase et fait glisser la rotule sur le fémur. Peu à peu un sillon se creuse pour guider le mouvement articulaire. En appui sur une seule jambe, le poids du corps incurve progressivement l’axe des membres inférieurs. On sait désormais que le manque d’activité physique au cours de la croissance perturbe le fonctionnement du genou. De nombreuses jeunes filles peu motivées par le sport sont victime de symptômes caractéristiques. La rotule est douloureuse et peut se luxer car elle est moins bien emboîtée dans le fémur et parce que les jambes sont en X. Ainsi, en bougeant, toutes les articulations du corps se construisent une structure adaptée à leur mission.

  • Le sport renforce le dos
Quand un enfant court, tourne ou saute, les muscles longeant sa colonne travaillent pour soutenir son buste. Lorsqu’il lance un ballon ou frappe vigoureusement avec sa raquette, il sollicite ses abdominaux. En ramassant sa balle, il étire puis contracte les muscles de son dos. Mieux encore, toutes ses masses musculaires sont sollicitées pour maintenir le subtil équilibre du corps en mouvement. Le sport constitue un véritable entraînement à la vie quotidienne ! Ainsi, la gravitation se montre moins pesante pour la colonne. L’écolier se fléchit moins sur son pupitre et son cartable paraît plus léger. Une pratique sportive variée et modérée réduit les douleurs. La sédentarité, le manque de force des extenseurs de la colonne favorise une attitude voutée. Durant la croissance, les vertèbres sont souples et fragiles. Si elles subissent en excès de pression en avant, elles se tassent définitivement et l’adulte conserve un dos rond voire douloureux ! L’exercice régulier aide la colonne à assumer une scoliose mais ne semble pas limiter son évolution.

  • Le sport réduit le risque d’obésité
Au cours d’une heure de footing, le corps brûle 500 kilocalories, soit une belle pâtisserie. Une telle pratique, 3 fois par semaine, évite de prendre 11 kilogrammes de graisse dans l’année ! De plus, l’activité physique est responsable d’une dépense énergétique en période de repos. Juste après l’entraînement, il faut reprendre son souffle et retrouver une température corporelle normale. Certains chercheurs évoquent même une combustion énergétique spontanée pour préparer l’effort comme un pilote fait tourner son moteur avant la course. Par la suite, il est indispensable d’entretenir et de réparer la masse musculaire. Le sport est également un “excellent passe-temps “. Il évite de rester affalé de longues heures devant la télé ou l’ordinateur tout en grignotant des friandises. L’activité physique favorise souvent une meilleure hygiène alimentaire. Toutes deux font équipe pour réduire le risque d’obésité.

  • Attention à l’excès de sport !
En cas de pratique excessive la stimulation de l’organisme se transforme en agression. Les fissures osseuses prédominent face au processus de reconstruction : c’est la fracture de fatigue. A l’endroit où le muscle de la cuisse s’accroche sur le tibia, l’os finit par se fêler : c’est l’ostéochondrose d’Osgood Shlatter. Sous l’effet des mouvements et des pressions imposés à la colonne, l’avant des vertèbres se tasse et le dos se voûte : c’est la maladie de Sheuermann.


  • La natation n’a pas toutes les vertus !
La natation se pratique en apesanteur et en position horizontale. Le mouvement propulsif est sans rapport avec la marche ou la course. L’os ne s’adapte pas aux contraintes gravitationnelles. Ainsi, la colonne ne se renforce pas. Le genou ne se moule pas pour assurer une bonne stabilité en position debout. Les jeunes nageurs assidus ont une structure osseuse peu dense et ils ont le dos voûté. Les spécialistes de la brasse souffrent souvent de leurs rotules. Les crawleurs de haut niveau rabotent et finissent par user les tendons de leurs épaules.  Heureusement, la natation a d’autres avantages. Elle entraîne efficacement le cœur. Elle permet une importante dépense d’énergie sans que les membres inférieurs ne subissent le poids du corps. Cette activité se révèle idéale pour renouer avec le sport en cas de surcharge pondérale.


Source SantéSportMag

vendredi 25 août 2017

Infos santé : Kiné Ostéo-Conseils de posture

Conseils de posture


1) Évitez les positions statiques prolongées et surtout, évitez de vous appuyer seulement sur une jambe. L’appui unipodal engendre souvent un déséquilibre au niveau du bassin et favorise les dysfonctions de rotation antérieure. À moyen et long terme, cela perturbera les points d’appui sous le pied et vous serez sujets à souffrir de douleur au pied, au genou ou lombaire.

2) Pour les gens qui travaillent assis, tenez-vous droit.
Procurez-vous un bon coussin lombaire pour conserver la lordose lombaire. Cela aura une répercussion sur toute votre colonne. Beaucoup de problèmes cervicaux sont causés par une mauvaise posture assis!



3) Évitez de porter des souliers à talon haut. Cela engendre une perte de souplesse des muscles derrières la jambe et vous serez sujets à développer des épines de Lenoir et/ou des fasciites plantaires et des tendinites du tendon d’Achille.

4) Évitez de placer votre portefeuille dans la poche
arrière de votre pantalon car lorsque vous êtes assis, cela engendre un débalancement du bassin qui peut conduire à l’apparition de problèmes discaux et de douleur au nerf sciatique.

5) Suspendez-vous souvent par les mains à une barre fixe au-dessus de votre tête en laissant le poids de votre corps descendre vers le bas pour étirer votre colonne. Cela préviendra l’affaissement de votre colonne vertébrale avec les années. C’est un exercice de choix pour les problèmes lombaires et dorsaux. Des barres de suspension spécialement conçues à cette fin s’installe facilement à l’intérieur du cadre de porte. Vous pouvez vous en procurer dans la plupart des magasins spécialisés en équipements d’entraînement et/ou dans des magasins de sports.



6) Faites de l’exercice physique régulièrement. Plusieurs études ont démontré qu’il n’est pas nécessaire d’être jeune ni en bonne santé pour tirer avantage des bienfaits considérables de l’activité physique. En plus d’aider à maintenir un poids santé et de favoriser la mémoire, le simple fait d’effectuer trente minutes de marche rapide, trois fois par semaine, produit au bout de quatre mois exactement le même effet que la prise d’un antidépresseur.

7) Écoutez différemment la télévision. Utilisez les annonces publicitaires pour bouger ou faire des exercices de stretching.

8)
Prenez 20 minutes par jour pour méditer ou entrer dans un état de relaxation profonde afin de faire basculer votre système nerveux sur le système para-sympathique et permettre à votre corps de guérir naturellement. Le corps possède une capacité d’auto-guérison naturelle mais il faut lui donner la chance de l’appliquer. Au lieu de poursuivre un rythme de vie effréné, les animaux ont compris depuis longtemps ce principe biologique de survie en se mettant au repos complet jusqu’à ce qu’ils soient guérit. Donc, 20 minutes par jour est largement accessible à tous. Le temps est une question de priorité!

9) Prenez des bains chauds ou des saunas. Apprenez à bien respirer. Le diaphragme est le muscle de la respiration et les systèmes digestif, artériel et nerveux passent directement au travers. Donc, lorsqu’il est tendu à cause du stress, il engendre des reflux gastriques, une sensation d’oppression dans la poitrine, des palpitations, un souffle court, …

10) Prenez des pauses énergétiques durant la journée
(exemple: écoutez de la bonne musique, regardez une image qui vous rappelle de beaux moments, …) Apprenez à décrocher.

11) Profitez des bienfaits du soleil.
En effet, le soleil participe à plusieurs bienfaits sur le corps humain dont celui de transformer le cholestérol de la peau en vitamines D; ce qui favorise le bon fonctionnement cellulaire. En plus, il représente une source d’énergie importante. Il a été prouvé qu’un manque d’ensoleillement prolongé constitue un des facteurs de dépression et de suicide. Par contre, il ne faut pas en abuser et il faut bien se protéger avec une lotion solaire adéquate.

12)
Riez et souriez souvent. Le rire participe à la libération d’hormones qui favorisent le bien-être.


Source Sébastien Plante, ostéopathe

Infos santé : Kiné Ostéo-Quand consulter un ostéopathe pour son bébé




Quand consulter un ostéopathe pour son bébé

L’ostéopathie est une profession de plus en plus courue pour le traitement des bébés et des enfants. L’ostéopathie est une forme de médecine douce ou alternative et se distingue par son approche globale de l’individu. L’ostéopathe parvient, à l’aide de techniques manuelles bien appliquées, à rétablir un bon nombre de malaises chez le nouveau-né ou l’enfant tels que les torticolis, les problèmes de régurgitation, les coliques, les crampes intestinales, les pleurs incessants, les troubles du sommeil et les phénomènes d’agitation. Mais est-ce que l’ostéopathie est nécessaire chez tous les bébés et tous les enfants ?

L’être humain a été conçu à la perfection dans les moindres petits détails. L’accouchement n’y fait pas exception puisqu’il représente le moment le plus important de notre vie. Donner naissance est l’acte le plus naturel qui soit mais ce moment est parfois insécurisant puisque la femme enceinte entreprend une expérience nouvelle. La sécurité d’avoir effectué tout ce qu’il fallait pour assurer un développement normal de son bébé est souvent une préoccupation de la femme enceinte. À l’heure actuelle où l’ostéopathie est de plus en plus courue due à ses bienfaits considérables, les femmes sont parfois portées d’embler à consulter un ostéopathe afin de s’assurer qu’il n’y ait aucune lésion chez le nouveau-né. Ce besoin absolu de faire examiner son bébé par un ostéopathe est souvent relié à un sentiment d’insécurité d’un des parents et ne représente pas une nécessité.

Lorsque le bébé est prêt à naître, il se produit un réflexe automatique via les relais du système nerveux central qui déclenche les contractions normales de l’utérus pour favoriser la poussée du bébé dans les voies vaginales. La laxité ligamentaire du bassin fait en sorte que le diamètre du petit bassin s’élargit pour faciliter le passage du bébé. Les sutures du crâne, n’étant pas fusionnées chez le nouveau-né, se chevauchent pour diminuer également le diamètre du crâne et permettre un accouchement tout à fait naturel. Il n’y a donc aucune indication à procéder systématiquement à un examen ostéopathique chez le nouveau-né si tout se déroule normalement et si le bébé ne présente pas de symptôme particulier.

Cependant, il se peut que l’accouchement ne se déroule pas toujours comme vous l’auriez souhaité. À l’heure actuelle, les femmes vivent une charge de stress beaucoup plus importante depuis les dernières années et sont parfois mal préparées pour cet événement si important. Donc, la douleur et la peur font qu’elles se crispent, augmentant ainsi les efforts que le bébé doit faire pour sortir. N’y parvenant pas toujours, on utilise parfois les forceps ou la ventouse pour tirer le bébé hors des voies vaginales de la maman. À ce moment, des compressions indésirables peuvent survenir soit au sacrum ou au crâne du bébé et causer des dysfonctions. Les symptômes peuvent être très variables tels que : torticolis, régurgitation, colite, otite, pleur incessant due à la douleur, problème visuel, crampe abdominale, … Lorsque de tels symptômes sont présents, il est alors recommandé de consulter en ostéopathie. L’application de techniques crâniennes bien effectuées permettra souvent au bébé de retrouver une santé optimale en quelques séances seulement. Si les contractions ont été déclenchées par l’injection d’oxytocine, une consultation en ostéopathie est également recommandée. Cette recommandation s’applique également aux bébés nés par césarienne lors de complications.


Il arrive lors de naissances compliquées, qu’un os du crâne puisse être resté comprimé ou qu’une suture crânienne puisse être restée imbriquée. Cela pourra éventuellement mener aux diverses complications énumérées plus haut. Dans ces cas, l’ostéopathe spécialisé auprès des enfants pourra vérifier l’intégrité du crâne et la motilité des os du crâne. De plus, il faut s’assurer que les fonctions oraux-faciales de base soient adéquates, telles que la succion, la déglutition et la respiration. Il y a beaucoup de nerfs et de vaisseaux sanguins qui émergent par les différents trous de la base du crâne et qui sont responsables de l’innervation et de la vascularisation de la tête, du visage, du cou, des membres supérieurs, du thorax et des viscères.

Si vous n’avez pas eu l’occasion de faire voir votre enfant par un ostéopathe pour quelques raisons que ce soient et que celui-ci avait eu des complications à sa naissance, il n’est jamais trop tard pour consulter en ostéopathie. Même si les os du crâne se fusionnent à l’âge adulte, il persiste tout de même une certaine malléabilité que l’ostéopathe nomme motilité. Le terme motilité signifie « capacité d’une structure ou d’un organe à se mouvoir par lui-même ». La motilité représente la vitalité dans cette structure ou organe. Elle peut être perçue lors du ressenti palpatoire par l’ostéopathe. Même si l’interprétation de cette perception de motilité des os du crâne reste discutable, l’ostéopathe peut percevoir différentes densités ou certains ralentissements qui le guideront vers une région à traiter. À l’heure actuelle, il ne fait maintenant aucun doute qu’en libérant certaines sutures et orifices crâniens, l’ostéopathe parvient à soulager et enrayer plusieurs symptômes et douleurs chroniques au niveau de la tête, du cou, du dos, des membres supérieurs et des viscères. Ces manœuvres crâniennes provoquent un effet vasculaire, neurologique et énergétique très important dont les bienfaits sont incontestables. C’est pour cette raison que de plus en plus de médecins dirigent leurs patients en ostéopathie lorsque des symptômes apparaissent.


Source Sébastien Plante, ostéopathe