lundi 30 juin 2014

Recettes Conserves-Cornichons à la russe


Cornichons à la russe

Préparation : 15 mn
Macération : 3 semaines
Conservation : 6 mois
Pour 1 kg
1 kg de gros cornichons
6 brins d’aneth
6 feuilles de cassis
4 gousses d’ail
1 cuillerée à soupe de grains de poivre
1 cuillerée à soupe de grains de coriandre
100 g de gros sel
1 cuillerée à soupe de sucre
Branchettes de noyer
1. Brossez soigneusement les cornichons en les rinçant. Laissez-les ensuite tremper pendant 3 heures dans une terrine remplie d’eau froide avec des glaçons.
2. Portez 1 litre d’eau à ébullition avec le sel et le sucre. Laissez refroidir.
3. Égouttez et essuyez les cornichons. Tassez-les debout dans un bocal ébouillanté et séché. Ajoutez les gousses d’ail pelées, les brins d’aneth, les feuilles de cassis, les grains de poivre et de coriandre.
4. Versez la saumure. Maintenez les cornichons avec des branchettes de noyer coincées dans l’évasement du bocal afin qu’ils ne remontent pas à la surface. Couvrez.
5. Laissez macérer 3 semaines au réfrigérateur avant de les servir.

Billets-Ce qu’il faut faire pour sauver la France !


Ce qu’il faut faire pour sauver la France !
  
Pour la première fois de son histoire démocratique, la France se trouve privée de classe politique représentative. Certes les partis politiques actuels ont fait élire un président de la République et des députés, mais les uns et les autres sont sans solution face au désastre économique qui frappe la France. De plus, il n’existe aucun personnage prestigieux « en réserve de la République » et qui proposerait une politique susceptible de tirer le pays de l’ornière.

Une telle situation ne peut se perpétuer sans que des conséquences très graves ne s’ensuivent. Le premier risque est l’anomie : face à l’impuissance de l’État, chacun essaye de s’en tirer par n’importe quel moyen, y compris ceux qui sont illégaux ou violents. Le pays plonge alors dans une guerre civile désordonnée, où le danger est au coin de chaque rue. Le second risque est le fascisme : quelque aventurier parvient à faire entendre un langage enflammé que la masse veut croire porteur de solutions et, à la tête de milices armées, impose sa dictature.

L’État, en France, a déjà disparu. Il est certes encore capable de détruire les entreprises par ses impôts et ses règlements, de tracasser le citoyen, voire de l’enfoncer dans la misère, mais il ne guide plus le pays dans la tempête. La France est un navire sans pilote, un bateau ivre. Demain, elle deviendra le radeau de la Méduse.
Que peuvent les Français face à ces perspectives effrayantes et chaque jour plus proches ? Ils doivent prendre en main leur destin.

Indépendamment de tout parti politique, il faut qu’ils se regroupent en collectifs locaux ou départementaux informels, à l’initiative de tel ou tel qui en a compris la nécessité, qu’ils échangent librement leurs analyses de la situation, qu’ils ébauchent des solutions au mal français et qu’ils nouent des relations avec d’autres collectifs du pays. Tout cela doit déboucher rapidement sur un congrès des collectifs, dont se dégageront à la fois un projet pour la France et des personnalités nouvelles pour le porter.

La seule condition pour que se crée un tel mouvement est le rejet de tous les partis politiques existants, qui ne peuvent que polluer le débat et faire avorter le sauvetage du pays.

Dans le tour de France de 41 villes que je viens d’accomplir en quelques mois pour promouvoir la liberté sociale, c’est-à-dire la fin de la tyrannie de la sécurité sociale qui paralyse et ruine la France, j’ai été accueilli par des organisateurs spontanés, souvent très jeunes, parfois moins, parmi lesquels figuraient de nombreuses femmes, et qui de leur vie n’avaient jamais organisé une réunion ni pris la parole en public. Leur maîtrise est apparue à tous. Ils sont l’exemple de ce qu’il faut faire.

Un tel déploiement ne demande aucun moyen financier particulier. On fait la quête pour payer la salle où l’on se réunit, et très vite des lieux privés se proposent gratuitement. Un élan se crée. Les idées fusent. L’imagination reprend le pouvoir, celui qu’elle a dû abandonner à la caste des hauts fonctionnaires, aussi incapables que cupides. La France reprend espoir. La crise a failli être mortelle, mais elle a été surmontée.

Je ne viens pas de vous raconter un conte de fées, mais une action simple et réaliste. Si les Français ne se montrent pas prêts à l’animer et à la faire vivre, ils peuvent se préparer au cauchemar !

Le Radeau de La Méduse, Théodore Géricault, 1819.
Source contrepoints.org Claude Reichman

samedi 28 juin 2014

Billets-Il faut cesser le financement public des partis politiques


Il faut cesser le financement public des partis politiques
Les Français sont révoltés par la multiplication des affaires touchant la vie politique de leur pays. Le Parti Libéral démocrate juge opportun de rappeler que le financement public des partis et des campagnes électorales leur fait payer ces gabegies. Les principaux partis tirent actuellement l’essentiel de leurs ressources de l’argent public : 21 millions d’euros par an pour l’UMP, 30 millions pour le PS et 6 millions pour le FN pour ne citer qu’eux. Non seulement cette « fonctionnarisation de la vie politique » n’a pas fait cesser la corruption politique, comme l’atteste le classement de la France par Transparency International, mais cette manne récurrente pendant 5 années incite les dirigeants de ces partis à dépenser sans compter comme l’affaire Bygmalion l’illustre tristement.

Cette déresponsabilisation via le financement public prive militants et mécènes de la possibilité de peser sur la vie de leur parti par leurs contributions financières personnelles. D’autant que leurs dons sont plafonnés et ne pèsent donc pas lourd dans le budget de ces partis. C’est pourquoi nous appelons à la suppression de toute subvention publique aux partis politiques. En contrepartie, nous proposons de déplafonner les dons, le plafond actuel constituant le montant fiscalement déclarable maximal. Par souci de transparence, nous ajoutons la nécessité de rendre public le nom de tout donateur dont la contribution  dépasserait le seuil de 15.000 euros.
Par souci d’équité, nous appelons aussi à la suppression du financement public des campagnes électorales dont le score dépasserait 5% (3% pour les européennes). En échange de quoi nous appelons au déplafonnement des dépenses de campagne pour mettre fin à cette grande hypocrisie qui permet aux hommes du système de bénéficier d’atouts que n’ont pas ceux dont le budget plafonné interdit les investissements nécessaires pour rattraper ce handicap évident. Cette mesure éviterait la concurrence déloyale entre « grands candidats » assurés de franchir le seuil et « petits candidats » nécessairement plus prudents. Elle limiterait les candidatures exotiques attirées par cette chance d’être financées. Il revient aux sympathisants et aux candidats eux-mêmes de financer leur campagne dans une démocratie réellement participative.

Nous proposons enfin d’interdire toute subvention publique aux associations alliées des partis politiques, par exemple SOS Racisme dont la nature des actions apparaît clairement engagée.


Billets-2017 Des présidentielles électromagnétiques


2017 Des présidentielles électromagnétiques

Les aimants, comme chacun sait, ont deux “pôles” — qui s’attirent ou se repoussent. Les pôles de nom contraire (nord/sud) s’attirent alors que les pôles de même nom (SS ou NN) se repoussent mutuellement. Je ne lis évidemment pas dans le marc de café politique — je ne suis qu’une modeste grenouille dans son bocal — mais j’ai comme l’impression que “l’électromagnétisme” des aimants peut nous instruire à l’approche des prochaines présidentielles…

  • Prenez la nouvelle troïka de l’UMP : en essayant de mettre en avant son pôle “centriste” pour s’attirer les électeurs du Modem et de l’UDI, elle va repousser encore davantage vers les extrêmes la base militante sarkoziste qui s’est radicalisée et s’éloigne résolument vers une droite décomplexée et plus dure (disons tendance “Buisson” mais sous un autre nom)…

  • Pareil pour la Gauche de Gouvernement : en essayant de mettre en avant son pôle réformiste tendance Hollande-social-démocrate pour tenter de séduire et attirer les électeurs du centre gauche et de la droite molle — elle va repousser encore davantage vers les extrêmes les Verts, les socialistes tendance rouge et les Frontistes bruns de Mélanchon… C’est évidemment plus subtil que cela mais l’essentiel est de comprendre l’électromagnétisme électoral qui est à l’œuvre.

Des “forces de répulsion” gravement sous-estimées
Tout le monde comprend l’influence des forces “d’attraction-répulsion” des aimants. Mais ce qu’on a trop tendance à sous-estimer, c’est qu’il y a des moments dans la vie politique — et on y est — où la désespérance des citoyens et la désillusion des électeurs font que les forces de “répulsion” peuvent devenir plus puissantes que les forces “d’attraction” qui restent désespérément faibles. Et c’est là qu’on risque d’avoir des surprises désagréables.

  • Regardez à Droite et observez la répulsion qu’elle suscite depuis des mois : elle barbotte et se complait dans le sordide : l’affaire Bettencourt, puis l’affaire des écoutes de Sarkozy, puis l’affaire Copé, puis l’affaire Bygmalion, puis l’affaire Guéant, puis l’affaire du prêt caché consenti par le groupe parlementaire UMP… etc. Les affaires sont si généralisées que ce n’est pas le FN — mais de l’intérieur même du parti — qu’ils parlent de l’urgence de “nettoyer les écuries d’Augias”. Diable ! Bon, j’abrège car vous avez compris la puissance des forces de répulsion qui sont à l’œuvre.

  • Regardez à Gauche : on observe la même répulsion. Elle barbotte dans les mêmes affaires : l’affaire DSK, l’affaire Cahuzac, l’affaire Guérini, l’affaire Aquilino Morelle, l’affaire Faouzi Lamdaoui… (là aussi je vous la fais courte…)

Des forces de répulsion puissantes et suicidaires
Le plus dévastateur est qu’il n’y a évidemment pas que les “affaires” ou les “casseroles” qui alimentent le “tous pourris”. Il y a d’abord l’épuisement de partis et de politiciens professionnels incapables de se renouveler et de s’arracher à leurs privilèges pour provoquer un sursaut “d’attractivité”. Il y a aussi l’indigence de leurs programmes et le jeu de massacre des prétendants qui veulent tous être calife à la place du calife… Il y a enfin une accumulation d’erreurs économiques qui ont évidemment sur l’opinion des effets dévastateurs … Mélangez le tout, faites l’addition et vous obtenez un cocktail molotof électoral explosif : des forces d’attraction anéanties et des forces de répulsion puissantes et ravageuses. Et qui s’amplifient — chaque prétendant balançant tous les jours une nouvelle boule puante contre son collègue. Je ne vous dis pas le merveilleux fumet qui — grâce à la bienveillance du Canard et de Médiapart — se propage sous le nez des électeurs abasourdis par tant de bêtise suicidaire …

Entre “pas vraiment attractif” et “plutôt répulsif”, vous votez pour qui ?
Le FN assiste évidemment en spectateur enchanté à tous ces règlements de compte sanglants au sein de ce qu’il appelle “l’UMPS”. UMPS qui ne semble d’ailleurs pas trop s’en faire tant elle est persuadée que si elle est effectivement un peu répulsive, le diabolique FN n’est lui pas “attractif” du tout et que donc l’électeur — même désabusé et déçu — ne votera jamais pour Marine Le Pen au deuxième tour. Mais si le FN a un programme économique digne du Pétainisme des années 40 ou du parti communiste des années 1970, il est porté par l’air du temps d’un “patriotisme économique” qui séduit ceux que la crise frappe le plus ; Il prospère aussi sur la défense d’une “identité nationale” de plus en plus bousculée par l’immigration et la présence accrue de l’Islam dans l’actualité. Il profite surtout des ravages causés par la force de répulsion de ses adversaires déclarés.

En politique — surtout en période de crise économique —être une force “d’attractivité” n’est même plus indispensable pour gagner. Il suffit que vos adversaires soient des forces de répulsion puissantes et vous pouvez emporter le scrutin. Les deux pôles politiques ont beau être opposés sur l’échiquier électoral, ils vont s’attirer électromagnétiquement dans les urnes de la même manière que les deux pôles opposés d’un aimant s’attirent. Pensez aux ouvriers qui abandonnent le Front de Gauche pour devenir des électeurs du Front National. Et c’est là que les gens risquent d’avoir des surprises.


Le “plus jamais ça” de 2002
Les jeunes l’ont oublié aujourd’hui, mais on a déjà connu un tel cataclysme politique lors de l’élection présidentielle de 2002 où Jean-Marie Le Pen — en raison d’un éparpillement des voix mais surtout d’une faible mobilisation des électeurs de gauche — était arrivé au deuxième tour contre Jacques Chirac. Il avait réussi l’impensable : battre Jospin dont la faible “attractivité” de l’aimant fut fatale.

Rendez-vous compte : Jospin avait été éliminé dès le premier tour ! C’était la première fois qu’un candidat d’extrême droite passait le premier tour d’une élection présidentielle. Et Jean-Marie Le Pen n’avait pas, à l’époque, la popularité dont sa fille dispose actuellement. Aujourd’hui — au lieu de regarder tout ça avec désinvolture — la classe politique ferait mieux de réfléchir à l’électromagnétisme des aimants et de se faire du souci. Sinon elle arrivera totalement carbonisée au scrutin de 2017.

Une classe politique arrivant totalement carbonisée en 2014 ?
En 2002, toute la classe politique — la main sur le cœur et les larmes dans les yeux — avait pourtant juré “plus jamais ça” et promis que le message d’alerte avait été compris et que ça ne se reproduirait plus jamais. Eh bien voilà, nous y sommes à nouveau. À qui la faute ? À “l’attractivité” de l’aimant-FN ? Ou bien à la force de répulsion des autres partis et de toute la classe politique et notamment de la Droite qui se discrédite tous les jours un peu plus, jusqu’à provoquer dégoût et répulsion.

Hollande sous-estime la déflagration qu’il est en train d’organiser
En 2002, le Pen était présent au deuxième tour. Faisons attention à ce qu’en 2017 ce ne soit pas pire encore. Le problème est que toute la statégie de Hollande est de faire monter le FN car il pense qu’en face de Marine le Pen, il sera réélu plus aisément. Il sous-estime gravement les forces de l’électromagnétisme électoral et la théorie des aimants.

Attention à la force de répulsion et au risque de déflagration politique. La stratégie de gribouille de Hollande pourrait bien faire passer Marine Le Pen en 2017… Peut-être pas par adhésion massive du corps électoral, mais tout simplement par défection. Parce que les forces de répulsion des autres partis auront été tellement fortes qu’elles auront provoqué — comme en 2002 avec Jospin — un éparpillement des voix, une démobilisation des électeurs et surtout un effondrement des faibles “forces d’attractivité”. Saupoudrez avec un peu de crise économique et ajoutez quelques “affaires” supplémentaires achevant d’écœurer les électeurs et elle pourrait passer, un peu à la manière dont Hollande est passé : par défaut. Il n’était pas particulièrement “attractif”, mais DSK avait fait défaut et Sarkozy agaçait tellement qu’il était devenu, pour beaucoup, une force de répulsion… Le jour du scrutin, Hollande est passé devant la caméra comme par inadvertance et pof, c’est lui qui a été élu.

Espérons que d’ici 2017 de nouvelles et puissantes forces “d’attraction” – libérales de préférence – se seront manifestées. Le temps presse pour les activer. Sinon gare aux mauvaises surprises et à la déflagration qui sera provoquée par les vieilles forces de “répulsion”…


Source contrepoints.org

vendredi 27 juin 2014

Recettes Confitures-Confiture de melon


Confiture de melon

Préparation : 25 mn
Repos : 2 heures
Cuisson : 50 mn
Pour 6 pots de 250 g
2 melons
800 g de sucre cristallisé par kg de chair de melon
2 jus de citrons
Quelques amandes émondées
1. Préparez les pots de confiture. Pour cela, préchauffez le four à 110 °C (th. 4) pendant 15 minutes, puis déposez les pots dans le four pendant 5 minutes. Sortez-les et laissez-les refroidir sur un torchon.
2. Découpez les melons et épépinez-les. Détaillez la chair en dés. Déposez les dés de melon dans une terrine avec le sucre et le jus de citron. Laissez reposer pendant 2 heures puis versez le contenu de la terrine dans la bassine à confiture.
3. Faites à feu moyen pendant 50 minutes en mélangeant bien avec une cuillère en bois. Avec une écumoire, retirez l’écume qui s’est formée à la surface. Ajoutez les amandes.
5. Effectuez la mise en pot à chaud. Remplissez les pots à ras bord avec une petite louche. Essuyez soigneusement la gelée qui a pu couler à l’extérieur, mettez les couvercles à vis et retournez les pots.

mercredi 25 juin 2014

Billets-Rigueur budgétaire et fiscale pour 20 ans


Rigueur budgétaire et fiscale pour 20 ans

La France doit se préparer à 20 ans de rigueur budgétaire et fiscale alors que l’État nous annonce un retournement de l’économie. Ce retournement serait d’une telle vigueur qu’il va permettre une inflexion de la politique économique. La France serait alors en mesure de distribuer du pouvoir d’achat à tous. Mon analyse m’incite à penser qu’il s’agit d’erreur de prévision ou de mensonge pour plusieurs raisons.

La première est que la dynamique de croissance n’est pas formidable. La preuve en est l’investissement faible et une consommation des ménages molle. La deuxième est que le niveau de déficit de finance publique se trouve au-dessus de la barre des 3% promis à l’Europe. Je l’avais déjà annoncé en 2012, la commission européenne le confirme. Ce qui est plus alarmant est que la France sera à un niveau de déficit de finance publique encore plus élevé en 2016 et 2017. Cela signifie que la rigueur budgétaire et fiscale seront la règle absolue en France.

Dans ces conditions extrêmes, comment la France pourrait-elle honorer l’engagement pris de redistribution ? J’irai même plus loin : la France s’est engagée dans le fameux pacte budgétaire pour atteindre le quasi équilibre structurel de finance publique mais surtout à réduire la dette publique d’année en année du niveau de 90% à 60% pour les 20 années à venir.

Malheureusement sans reprise économique domestique, 20 années, au mieux, de rigueur budgétaire et fiscale s’annoncent. Je ne peux pas imaginer comment le gouvernement pourra baisser les impôts, car mécaniquement les impôts vont augmenter et comment ce même gouvernement sera-il en mesure de redistribuer du pouvoir d’achat ?

François Hollande annonce aux Français « le retournement économique arrive » (JDD). La vérité économique est par ces propos altérée, déformée : toutes les données objectives dont nous disposons montrent qu’en France, contrairement à la zone euro, que cela ne peut être le cas et l’annonce devient incompréhensible.

On annonce 3% soit 50 milliards d’économies au niveau des finances publiques : est pris le même risque que celui pris lors de l’annonce d’un inversement de la courbe du chômage sans reprise économique. Et la reprise n’est pas là, la reprise ne sera pas là !
Les chiffres nous disent qu’en France l’investissement a été constamment négatif, l’année dernière : -2%. On est donc loin d’une nouvelle croissance, le PNB de la France n’augmente pas.

La réalité est que la France ne dispose pas du moteur de croissance qui permettrait d’espérer une croissance économique autonome et auto-entretenue, ni dans la consommation, ni dans l’investissement (hors investissement d’entretien) et on sait déjà que l’effort au niveau de la dépense publique va être récessif. De plus, il faut noter que l’effondrement des taux de marge des entreprises françaises est catastrophique (27,7% en 2013).

Il serait donc plus judicieux et urgent de donner avant tout de l’oxygène aux entreprises. J’ai toujours soutenu une solution très nette et très radicale alliant la suppression des charges sur le SMIC et une baisse des charges sur les familles. Pourquoi cela est-il tellement nécessaire ? Parce que nous ne pouvons plus compter sur la compétitivité des entreprises françaises. Quand on voit ce qu’est la spécialisation de la France qui est au niveau de l’entrée et de la moyenne gamme, quand on voit les coûts de productions en France, on peut légitiment dire que tous les efforts de compétitivité nationaux sont annulés par le niveau d’un Euro qui navigue entre 1,30 et 1,40 (alors qu’il nous serait utile à 1,20).

Nous sommes au point crucial qui nous donne une idée du positionnement de la France à un niveau critique par rapport à sa dette publique et la voici qui s’enlise pour 20 ans dans la rigueur budgétaire et fiscale sans plus de moteur de reprise économique domestique alors que la vraie reprise économique s’amorce en Europe au Japon et ailleurs… je vous laisse juger de la suite.


Source contrepoints.org

lundi 23 juin 2014

Billets-Dette publique… quarante ans de fuite en avant


Dette publique… quarante ans de fuite en avant

L’économiste Jacques Delpla a récemment mis en avant l’idée d’un ISF exceptionnel dont le produit serait affecté au remboursement de la dette publique française. En l’état, ce projet apparaît peu réaliste. Mais il dessine une perspective hélas crédible, celle d’un cataclysme fiscal sanctionnant à plus ou moins longue échéance, quelques quarante années de fuite en avant dans la dette publique.

Le tableau suivant, tiré des données de l’INSEE, permet en effet de se faire une idée de l’évolution de la dette cumulée des administrations publiques françaises (État, collectivités locales et sécurité sociale), ces dernières décennies (La dette publique au sens de Maastricht n’est recensée qu’à partir de 1978 et c’est pourquoi l’année 1972 est ici estimée très grossièrement). Les chiffres sont en milliards d’euros.

Tableau 1 : évolution du PIB, de l’indice des prix à la consommation, des prélèvements obligatoires, de la dette et de la dépense publiques en France, 1972-2012.


On peut dégager quelques constats simples de ce tableau :
  • Depuis 1982, en euros, la dette publique triple puis double approximativement tous les 10 ans. Sa course est donc exponentielle. En 30 ans, la dette publique a augmenté 3,5 fois plus vite que le PIB courant.

  • Depuis 1974, les dépenses des administrations publiques excèdent systématiquement leurs recettes. L’écart entre prélèvements obligatoires (90% des recettes totales des administrations publiques (Les recettes non fiscales sont composées de revenus de la production et du patrimoine des administrations ainsi que d’autres transferts (par exemple, les amendes). Leur contribution aux recettes publiques est stable bien qu’en légère décrue tendancielle, depuis 40 ans) et dépenses publiques passe de 5 à 15 points de PIB en 40 ans.

  • Les dépenses d’investissement, a priori celles dont il y a le plus de valeur ajoutée induite à espérer, baissent tendanciellement depuis 40 ans. En 2012, 94% des dépenses des administrations ressortissent au « fonctionnement » ou à la « redistribution sociale ».

Mais après tout… est-ce grave ? De nombreux auteurs ne soutiennent-ils pas que la dette est financièrement indolore (elle ne serait jamais vraiment remboursée) tandis que la dépense est économiquement salutaire (elle nourrirait la croissance économique) ? Dès lors, quand bien même l’endettement public induirait-il plus de prélèvements obligatoires, 100 d’impôt sur un revenu de 200 ne valent-ils pas mieux que 20 sur un revenu de 100 ?

L’idée selon laquelle « on ne rembourse pas une dette publique » peut être assez facilement évacuée. L’augmentation de notre ratio dette/PIB se nourrit largement d’un « roulement » systématique de nos dettes anciennes venues à échéance(« Rouler » signifie s’endetter pour rembourser).
Lorsque ce roulement n’est plus possible (ou à un coût prohibitif), s’ensuit un défaut de paiement dont de nombreux pays ont expérimenté les conséquences. C’est pourquoi le ratio dette/PIB est si souvent commenté : il représente une estimation (assurément sommaire) de la solvabilité d’un État, qui fait écho aux indicateurs de même ordre utilisés par les entreprises (dette financière rapportée à un indicateur de résultat ou d’autofinancement). Sa valeur informationnelle est moins « statique » que dynamique. Ainsi, un ratio dette/PIB de 90% est pour le moins élevé dans un pays dont le dernier engagement militaire d’envergure remonte à la deuxième guerre mondiale. Mais c’est surtout la trajectoire dont ce ratio constitue le point d’arrivée qui interpelle.

Quant à la question du rapport entre dette et croissance, le tableau suivant permet de s’en faire une idée à propos de la France :

Tableau 2 : taux de croissance annuel moyen (TCAM) du PIB, de la dette et de l’inflation des prix à la consommation, ces quatre dernières décennies.


En synthétisant les indications des tableaux 1 et 2 et en considérant que les évolutions répertoriées sont relativement régulières (peu de ruptures de tendance marquées), il est possible d’affiner notre état des lieux :

  • Les années 1972-82 (que l’on peut presque qualifier d’années « Giscard ») sont une décennie post crise pétrolière caractérisée par une explosion de la dépense publique (+ 10 points de PIB) partiellement couverte par une très forte augmentation des prélèvements obligatoires. La dette augmente vraisemblablement entre 1972 et 1978 avant de se tasser ensuite et de bondir au tout début du premier septennat de François Mitterrand (1981-82). C’est aussi une décennie d’inflation très élevée et de croissance encore relativement soutenue. Au tournant de la désinflation près, les années 1970 orientent le pays sur une trajectoire dont il ne déviera plus.

  • Les « années Mitterrand » (1982-92) marquent une pause dans l’augmentation de la pression fiscale. C’est aussi une période d’envolée de la dette et de creusement des déficits concomitants d’un net ralentissement de l’inflation. En somme et à l’instar de ce qui se passe aux États-Unis, la « financiarisation » de la dette prend le relais de l’impôt (et de l’inflation galopante) comme moyen de couverture des dépenses publiques.

  • Les « années Balladur – Chirac – Jospin » préparent l’entrée dans l’euro : bien que les tendances antérieures s’y poursuivent largement, elles font état d’une très relative discipline financière (réduction des déficits et de l’inflation).

  • Les « années Chirac – Sarkozy » correspondent à la décennie de l’euro, caractérisée par une très forte augmentation de la dépense publique (notamment après 2008).

La fuite en avant dans la dette et la dépense publiques n’obéit manifestement à aucune rationalité économique : il s’agit d’une sorte de tropisme gouvernemental qui s’impose à la notion même d’alternance démocratique. En particulier et quelle que soit leur « couleur » politique, les pouvoirs publics ont répondu par plus de dépense aux grandes crises économiques (1974 et 2008) sans profiter des périodes de croissance pour générer des excédents budgétaires (1997-2001).

On observe enfin une concordance entre augmentation de l’encours de dette publique, baisse de l’inflation des prix à la consommation et baisse de la croissance du PIB. Par souci de concision, passons sur le fait que l’indice des prix à la consommation est un indicateur sommaire (et contesté) qui sous estime l’inflation. Passons aussi sur l’idée de plus en plus fréquemment entendue selon laquelle la baisse tendancielle d’un taux de croissance est chose normale : il est à craindre que le bon sens apparent de l’idée (toute croissance finit par être rattrapée par la loi des rendements décroissants) ne sous-tende un parti-pris économiquement conservateur.


De la concordance entre dette élevée, désinflation et croissance faible, on peut inférer deux relations de causalité radicalement opposées :
  • Selon une thèse d’inspiration keynésienne, une croissance faible induirait une dette importante ; seul un niveau chroniquement élevé de dépense publique permettrait en effet de soutenir une activité rendue atone par la désinflation. C’est pourquoi les auteurs relevant de cette ligne de pensée préconisent encore plus de déficit (et d’inflation) pour nous sortir de la crise. Les partis politiques extrémistes, partisans d’une « monétisation de la dette publique » (inflationniste par nature), sont sur une ligne à peu près comparable.
Sans prétendre ici soumettre la théorie keynésienne à un examen critique (et d’autant moins qu’elle se ramifie en de nombreux courants), il est possible de pointer deux de ses plus évidentes limites. En premier lieu, on peut suivre les keynésiens dans leur tendance à imputer l’atonie de l’activité à un « mauvais climat des affaires » ; plus surprenante est leur propension à attribuer ce dernier au hasard ou à l’air du temps plutôt qu’à des anticipations fondées en raison(Le grand économiste keynésien Paul Samuelson est très clair, sur ce point : « voici donc l’une des leçons économiques les plus importantes à retenir. En matière d’incitation à investir, notre système est le jouet du destin. Nous pouvons avoir de la chance ou de la malchance et la seule chose que nous puissions dire de la chance, c’est qu’elle est appelée à tourner un jour »).
Une deuxième limite de leurs recommandations est plus paradoxale : dans le cas de la France, il est audacieux de soutenir que les déficits (et la dette subséquente) soutiennent l’activité. Mais a contrario, Keynes n’a jamais recommandé qu’une politique de « stimulus fiscal » durât 40 ans ! Il faut croire que même les meilleures idées n’échappent pas au phénomène d’obsolescence…

  • Il est donc plus raisonnable de considérer que le stock de dette publique contribue à inhiber la croissance économique. Deux raisons majeures peuvent être invoquées à l’appui de cette thèse : en premier lieu, la dette suscite un pessimisme fiscal défavorable à l’initiative (crainte d’impôts futurs). En second lieu, la dette draine une épargne qui favorise l’endettement public (considéré comme plus sûr) et « évince » le financement privé (et donc, l’investissement productif). Ces deux arguments font écho aux théories de « l’équivalence ricardienne » et de l’effet d’éviction, dont la France offre un terrain d’application convaincant.

Ces deux dernières observations militent, parmi d’autres, pour une rupture de tendance. Comme nous le verrons dans un article ultérieur, les recommandations d’inspiration keynésienne promettent le contribuable à une pression fiscale croissante, dessinant les contours d’une économie progressivement collectivisée et improductive. La solution, dès lors, ne consiste pas à renvoyer aux calendes (a fortiori grecques…) la cure de désintoxication. Elle s’impose mais doit faire en sorte que ses effets soient durables.



Source institutmolinari.org 

dimanche 22 juin 2014

Infos santé-C’est l’été


C’est l’été
Le 21 juin est le jour calendaire qui est le début officiel de l’été et qui dit été dit plages, soleil et bronzage. Mais qui dit soleil dit aussi mélanomes et bien d’autres désagréments comme des brûlures qui peuvent durablement défigurer et mettre un terme prématuré à des vacances pourtant rêvées tout au long des mois d’hiver.
Pourtant l’exposition au soleil est bénéfique mais également insidieuse et c’est là le danger. En dehors du fait que le soleil est un bien à petites doses pour que la peau puisse produire la vitamine D indispensable à la vie, ce même soleil stimule d’autres métabolismes qui peuvent avoir des effets adverses inattendus. Pour la vitamine D, l’affaire est claire, notre organisme est incapable de convertir le 7-déhydrocholestérol en cholécalciférol, en d’autres termes la vitamine D3. Il faut des rayons ultra-violets provenant en général du Soleil, source de toute vie et de changements climatiques, pour que cette modification moléculaire puisse avoir lieu :


Mais les rayons ultra-violets ont aussi un autre effet sur la peau, la production en quantités certes infimes mais loin d’être nulles du précurseur de l’hormone qui stimule la production de la mélanine. Normalement cette hormone est produite par l’hypothalamus, c’est-à-dire dans le cerveau, un endroit qui n’est jamais exposé directement au soleil. On vient pourtant de découvrir que la peau participe directement à la régulation de la production de mélanine en synthétisant elle-même le précurseur de l’hormone sous l’effet des ultra-violets. Cette hormone, un petit peptide, est bien connue et s’appelle la MSH, acronyme de Melanocyte Stimulating Hormone ou en français hormone stimulant les mélanocytes, ces cellules de la peau qui font qu’on produit la mélanine pour se protéger justement des effets néfastes du soleil en provoquant un brunissement de la peau, le fameux bronzage.

Il n’y a rien d’anormal à cela puisque le patrimoine génétique des cellules de la peau contient les mêmes informations que celles de l’hypothalamus. Or il se trouve que le gène qui code pour la MSH est un truc compliqué qui a la fâcheuse mission de coder simultanément pour un autre petit peptide aux fonctions complexes, la beta-endorphine, et deux autres hormones, l’ACTH (adrénocorticotrophine) qui régule la fonction des glandes surrénales et la beta-lipotropine qui intervient dans le métabolisme des lipides. Pour résumer parce que ça commence à devenir compliqué, le produit d’un seul gène, le 2p23.3 pour être précis, code pour le POMC, ou Pro-Opio-Mélano-Cortine, qui est ultérieurement coupé en divers morceaux pour finalement aboutir à une série de petits peptides qui ont tous une fonction précise.

Donc, quand on se fait bronzer, notre peau produit l’hormone qui stimule les cellules de la peau qui produisent la mélanine mais, en même temps, il y a une production de beta-endorphine, nous allons y revenir. La MSH, pour l’anecdote stimule aussi l’appétit tout court mais aussi l’appétit sexuel, on est en plein Gainsbourg : Sea, Sex and Sun !


Mais revenons à cet autre produit du précurseur de tous ces petits peptides qui jouent des rôles variés, j’ai nommé la beta-endorphine. Comme son nom l’indique presque, la beta-endorphine est littéralement une morphine produite par l’organisme d’où le préfixe « endo » qui veut dire interne. La beta-endorphine est une centaine de fois plus puissante que la morphine pour calmer la douleur et faire « planer » par la même occasion, mais le mécanisme qui se situe dans le cerveau est régulé aussi précisément qu’une horloge suisse car point trop n’en faut !

Quand on se fait dorer les couennes sur une plage, sans s’en rendre compte on produit donc l’hormone qui va brunir la peau, la MSH, qui est également un excitant sexuel, mais aussi en quantités équivalentes de la beta-endorphine qui va procurer une sensation de bien-être et calmer au moins temporairement les effets douloureux d’une trop longue exposition au soleil.

Finalement la nature a bien fait les choses, mais en réalité pas tant que ça car il y a un revers, et de taille. Les rayons ultra-violets du soleil ont la fâcheuse tendance à endommager l’ADN des cellules de la peau et à favoriser l’apparition de mélanomes, la catégorie de cancer la plus mortelle qui soit, mais aussi, sous couvert de production de beta-endorphine, à créer comme pour l’usage de la morphine une sorte d’addiction au soleil. On a pris sa dose gratuite, on recommence et ainsi de suite, et c’est gratuit, c’est bien connu, le soleil fait partie des énergies renouvelables ! Pourquoi se priver de son shoot quotidien ? Il y a donc un réel effet pervers dans cette attitude à se faire bronzer coûte que coûte pendant les mois d’été. C’est dangereux et c’est comme une drogue dure et pas n’importe laquelle, la morphine.


Les travaux ont été réalisés avec des souris mais il n’y a absolument aucune raison que les choses se passent différemment pour les humains. Pour preuve, les souris dont on avait rasé le dos pour qu’elles prennent de bons « coups de soleil » avec une lampe à ultra-violet s’en remettaient très bien jusqu’à ce qu’on leur injecte un antagoniste de la morphine (et donc de la beta-endorphine) utilisé en urgence dans les cas d’overdose de morphine caractérisée, la naloxone. Les souris n’ont pas aimé du tout recevoir une autre dose d’ultra-violets parce que vraisemblablement elles n’avaient pas envie de souffrir mais aussi et surtout elles ne pouvaient plus s’administrer leur shoot de beta-endorphine auquel elles avaient fini par s’habituer ! Conclusion, sur la plage, au soleil, les dangers sont divers et cachés mais bien réels…

samedi 21 juin 2014

Billets-Les Bleus… Jusqu'où peuvent-ils aller ?


Les Bleus… Jusqu'où peuvent-ils aller ?

La performance de l’équipe de France face à la Suisse vendredi soir (5-2) a impressionné l’ensemble de la presse internationale, qui voit maintenant dans les Bleus de potentiels champions du monde.
  
Avec deux victoires en autant de matchs, huit buts marqués et un jeu alléchant, la France réalise un début de Mondial impressionnant. D’autant plus quand on repense à la Coupe du monde catastrophique de 2010, couronnée par une sortie au premier tour et une grève des joueurs. "Punie en Afrique du Sud il y a quatre ans, la France est entrée comme une balle dans la compétition au Brésil", ne manque pas de repérer le quotidien espagnol El Pais, qui estime surtout avoir assisté à "un récital de Benzema". Le journal britannique The Independent souligne lui que "c’était le 20 juin, il y a quatre ans jour pour jour, que Evra et compagnie s’étaient assis dans le bus, avaient tiré les rideaux et refusé de s’entraîner. Mais hier soir, les Français n’auraient pas causé plus de dégâts aux Suisses s’ils leur avaient roulé dessus avec ce bus." 

Le site Goal avoue avoir observé vendredi soir "une France cinq étoiles" qui, "après avoir survécu aux rugueux Honduriens lors du premier match, s’en est sortie sans sourciller et avec un jeu exaltant qui a laissé les joueurs de Otmmar Hitzfeld en état de choc". Désormais, d’après le quotidien italien La Stampa, "la France est propulsée sur l’avant-scène du Mondial après avoir étrillé la Suisse grâce à ses contre-attaques meurtrières, sa capacité à changer de rythme et à se couler dans un placement collectif et efficace". 

  • Un "Benséisme" 
Si la presse internationale signale avant tout la force collective des Bleus, deux joueurs semblent être sortis du lot vendredi soir : Olivier Giroud et Karim Benzema. Pour le Times, l’attaquant du Real Madrid a "propulsé la France au sommet" avec son but et ses deux passes décisives, quand le quotidien sportif argentin Olé décrit le match de vendredi soir comme "la secousse du Benséisme" et a vu dans l’attaquant français "le leader d’une équipe qui se dirige tranquillement vers les huitièmes de finale". Le Guardian britannique met en avant le Gunner d’Arsenal Olivier Giroud, "un joueur qui s’est détaché par sa prestation au sein d’une équipe de France impressionnante reconfigurée par Didier Deschamps". 

"Une telle performance de la part des Français soulève une question légitime : jusqu’où peuvent-ils aller, étant donné que l’unique fois où ils ont remporté leurs deux premiers matchs de Coupe du monde c’était en 1998, lorsqu’ils ont gagné le tournoi", s’interroge The Independent. Le quotidien espagnol El Mundo réalise lui-aussi le parallèle avec France 98 en assurant que "si l’équipe n’a pas de Zidane aujourd'hui, elle a récupéré une caractéristique essentielle avec Didier Deschamps : l’équilibre." Et le New York Times de souligner : "Heureusement, l’entraîneur français sait plus que quiconque gérer l’euphorie d’une Coupe du monde."

Source Courrier International

jeudi 19 juin 2014

Billets-Seule la critique autorisée sera admise en Chine


Seule la critique autorisée sera admise en Chine

L'administration en charge de la presse chinoise a diffusé une circulaire exigeant que les journalistes fassent désormais approuver leurs articles critiques.
  
Il est interdit aux entreprises de presse et journalistes de diffuser de manière individuelle des informations à caractère critique sans autorisation du Bureau national de la presse, de l'édition et de la radio-diffusion. Il leur est interdit également de mener des activités connexes à la profession, et de mener des enquêtes hors de leur domaine. Toute publication individuelle de supplément papier ou de site internet sans visa de censure leur est interdite, de même que s'occuper de questions de diffusion ou de publicité.

Tel est le message diffusé le 18 juin par le site de l'agence officielle Xinhua, repris par le microblog du quotidien Nanfang Dushibao, et immédiatement gaussé par des internautes : "Dorénavant, la critique sera uniformisée par le Bureau de la presse et de l'édition !".

Depuis une quinzaine d'années, la presse chinoise a constamment repoussé les limites de ce qu'il était possible de publier dans une presse contrôlée par la censure, en jouant sur l'absence d'interdiction explicite et sur les déclarations officielles invitant à la "critique constructive".

Dessin de Kianoush
Source Courrier International

mercredi 18 juin 2014

Billets-Memo… un héros national


Memo… un héros national

Brésiliens et Mexicains ont fait match nul mardi 17 juin, 0 à 0. Mais, plus que le résultat final, c'est la prestation exceptionnelle du gardien du Mexique, Guillermo "Memo" Ochoa, qui retient l'attention de la presse mexicaine. Il est un nouveau héros national.
  
"Mémo-rable" : le quotidien mexicain Estadio salue le "grand match" du gardien, "qui va compter dans l'histoire du Mexique en Coupe du monde". Les quatre arrêts décisifs d'Ochoa – deux en première période et deux en seconde – permettent au Mexique d'être en tête du groupe A, à égalité de points avec le Brésil. "La qualification se rapproche", juge le journal.

"Fracassant" : "Le Brésil se fracasse contre Ochoa", titre le quotidien sportif espagnol AS, pour qui le gardien mexicain a réalisé "de fantastiques parades qui ont évité une seconde victoire du Brésil". Les Brésiliens ont d'ailleurs avancé que la raison de leur "non-victoire", c'est "la prestation énorme de 'Memo' Ochoa".

"Le héros" : pour Excelsior, la sélection mexicaine a marqué l'Histoire grâce à un Ochoa "dans une forme de héros". Pour le journal, il a été le meilleur de la partie.

"La citadelle" : le quotidien sportif espagnol Marca évoque les "interventions prodigieuses" d'Ochoa, qui "ont permis de répartir les points à la fin du match". Autre enseignement du match : "Le Brésil d'aujourd'hui n'est plus tout à fait le Brésil", car les hommes de Scolari ne dominent plus les matchs "lorsque les adversaires font circuler rapidement le ballon", analyse Marca.

"Le titan" : pour Dia Siete, Ochoa, seul, est parvenu à "freiner le Brésil". "Le gardien de la sélection mexicaine a résisté aux charges de la canarinha [l'équipe du Brésil] dans une partie encore plus heureuse qu'un gardien de but puisse imaginer", poursuit Dia Siete.

"Le sauveur" : pour le site sportif mexicain Cancha, Ochoa a été la figure de la rencontre, avec quatre interventions salvatrices. Le Mexique marque le premier point de son histoire dans une rencontre face au Brésil, après avoir perdu 4 à 0 en 1950, 5 à 0 en 1954 et 2 à 0 en 1962.

"L'empoisonneur" : pour le site sportif espagnol Sport, Ochoa a littéralement "pourri la nuit de Neymar", en réalisant une prestation "à laquelle lui-même n'aurait pas pensé".


mardi 17 juin 2014

Infos santé-Sortie de maternité


Sortie de maternité

La HAS fixe pour la 1e fois une durée standard pour les séjours en maternité. Et insiste sur la nécessité de préparer la sortie de la maternité. Deux visites de suivi sont recommandées.

« La sage-femme avec laquelle j’avais fait ma préparation à l’accouchement est revenue nous voir 3 fois dans les 15 jours qui ont suivi la sortie de la maternité. C’était vraiment rassurant de pouvoir lui poser au fur et à mesure toutes les questions qui nous sont venus une fois rentrés à la maison », explique Marie-Hélène Rossetti. Cette jeune maman a accouché le 1er février dernier de la petite Clarisse, son premier enfant. Sortie de la maternité 5 jours après, elle a bénéficié du suivi d’une sage-femme lors de son retour à domicile. Organiser cet accompagnement des jeunes parents une fois de retour chez eux avec leur nouveau-né, c’est l’objectif des nouvelles recommandations publiées par la Haute autorité de Santé. Jusqu’ici elle ne s’était penchée que sur les grossesses pathologiques, la HAS instaure aujourd’hui un cadre pour toutes les autres naissances.

  • Avant 3 jours, la HAS juge la sortie de la maternité précoce
« Si les différentes études montrent que les femmes sont globalement satisfaites de la prise en charge de leur grossesse et de l'accouchement, elles montrent en revanche des réserves sur la gestion de la sortie de la maternité et l'accompagnement du retour à domicile », indique la Haute autorité en préambule de ses recommandations. Pour la première fois, elle définit donc les durées standard de séjour en maternité. Après un accouchement par voie basse, la HAS recommande une sortie de la maternité entre 72 et 96h (3 et 4 jours) après la naissance et entre 96 et 120h (4 et 5 jours) après un accouchement par césarienne. Avant 3 jours pour un accouchement par voie basse et 4 pour une césarienne, la HAS estime donc qu’il s’agit d’une sortie précoce, terme jusqu’ici réservé pour les sorties dans les 48 premières heures.
Elle précise également les critères de santé de la mère et de l’enfant à vérifier par l’équipe médicale avant de laisser les nouveaux parents rentrer chez eux avec leur enfant. Par exemple, un état de fragilité psychologique et/ou sociale de la maman, une perte de poids ou une poussée de température ou une jaunisse du bébé retardent la sortie.

  • Une première visite à domicile dans les 48h
Afin d’améliorer le retour à domicile des néo-parents, la HAS estime qu’il est essentiel d’anticiper en choisissant un professionnel référent, contacté avant la naissance qui effectuera le suivi du retour à domicile. Ce rôle peut être rempli par une sage-femme (libérale ou appartenant à un centre de Protection Maternelle et Infantile), un médecin généraliste ou un médecin spécialiste, choisi par la femme ou le couple. En cas de sortie standard, la HAS préconise deux visites à domicile, dont la première dans les 48h suivant la sortie de la maternité. Une 3e visite est recommandée en cas de sortie précoce. « En théorie, il n’y avait que 2 visites prévues mais comme Clarisse ne prenait pas suffisamment de poids, notre sage-femme est repassée pour une 3e visite pour la peser et vérifier que tout rentrait dans l’ordre. Ça nous a beaucoup rassurés », raconte Marie-Hélène Rossetti. « C’était vraiment un plus que ce soit la même sage-femme que pendant ma préparation à l’accouchement car le contact était déjà établi. Mais ce qui fait que je recommanderai ce type de suivi à toutes les mamans, c’est vraiment de savoir qu’un professionnel va prendre le temps de venir vous voir chez vous. Ça change tout que quelqu’un vous dise que vous donnez bien le bain, une fois que vous n’êtes plus à la maternité mais dans votre salle de bains, ou que votre bébé est correctement couvert une fois que vous êtes dans votre maison moins surchauffée que la maternité », poursuit la jeune femme.

Près de 800.000 accouchements sont pratiqués en France chaque année. La durée moyenne de séjour à la maternité s'élevait en 2009 à 4,3 jours en France contre 3,1 dans les pays de l'OCDE. Depuis 2010, l’Assurance Maladie a progressivement implanté le dispositif Prado, dont a bénéficié Marie-Hélène Rossetti, pour améliorer la prise en charge, par des sages-femmes, de jeunes mamans à leur domicile, alors que les séjours à la maternité sont de plus en plus courts. La durée de séjour des femmes inscrites dans le dispositif était de 3,98 jours, contre 4,16 jours pour les accouchements uniques et physiologiques en 2012.


Source pourquoidocteur.fr

lundi 16 juin 2014

Billets-Loi ALUR… le pays des Bisounours


Loi ALUR… le pays des Bisounours

Mauvais karma pour les Bisounours : contrairement à un plan de route établi au micro-poil de longues années en avance, des imprévus se sont glissés sur le trajet qu’ils comptaient emprunter (moyennant des prêts à taux bas et des facilités de crédit assez exceptionnelles). Et patatras, voilà donc un nouvel échec du gouvernement, inévitable et parfaitement prévisible, qui se déplie lentement devant nos yeux.

L’immobilier n’est décidément pas un marché facile pour les joyeux étatistes, et plus ils sont dogmatiques, plus fortes sont les chances que leurs aventures interventionnistes leur pètent violemment au museau. C’est exactement ce qui est en train de se produire avec les rocambolesques bricolages législatifs que Cécile Duflot nous aura laissé en héritage après deux ans d’acharnement à raconter, faire et défaire n’importe quoi n’importe comment.

On s’en souvient, toute l’histoire de la loi ALUR, puisque c’est d’elle dont il s’agit ici, est une démonstration parfaite de ce que peut faire l’incompétence comme dégâts lorsqu’elle est jetée au milieu d’un ministère dont les moyens financiers ne sont pas aussi nuls que sa ministre de tutelle. À l’épisode précédent, nous avions actualisé le schéma indiquant le parcours institutionnel d’une loi débile dans notre belle République du Bisounoursland. Il est temps, à présent, de le rafraîchir pour tenir compte des derniers développements : l’échec étant avéré, la facture va être adressée à tous les contribuables, tous les propriétaires et tous les locataires de France.

En effet, à cette étape, le bilan ne fait plus aucun doute.
D’une part, le dispositif « Duflot » d’investissement locatif s’est banané en rase campagne avec le bruit mou de petits fruits blets lancés sur un mur. Les conditions d’accès incompréhensibles ou trop restrictives ont largement entamé l’intérêt de ce type de prêts qui n’ont finalement concerné qu’une toute petite partie des Français. D’autre part, la loi Duflot prévoyait la cession gratuite (ou fortement décotée) de terrains constructibles appartenant à l’État, mais n’a abouti finalement qu’à une poignée d’opérations (moins de dix). Le ridicule ne tue pas mais fait quand même des ravages.

À ces merdoiements tout à fait dans l’esprit gouvernemental, il faut aussi admettre que tout avait été fait pour que la conjoncture n’aide en rien les petites poussées catarrheuses de la pauvre Cécile sur le sujet : comme l’État avait absolument tout fait pour protéger et maintenir sous oxygène le marché de l’immobilier à la suite de la crise de 2008, les prix des biens disponibles ne se sont pas réajustés comme ils l’ont fait dans d’autres pays. Actuellement trop hauts pour les salaires moyens français, ils n’ont pas permis à de nouveaux acheteurs de devenir solvables.


Pire encore, l’explosion paperassière faisant suite aux prouesses législatives de Duflot ont laissé plus d’un vendeur ou d’un agent immobilier pantois. En effet, pour qu’une promesse de vente soit valable, il faut désormais fournir une masse invraisemblable de documents administratifs (règlement de copropriété, procès-verbal des trois dernières assemblées générales, état de division des lots…) qui non seulement ralentissent le processus de vente, mais en plus coûtent pour leur collecte du temps et des moyens financiers dont ne disposent pas toujours les vendeurs. Après le ridicule, c’est le choc de simplification qui fait des dégâts.

Enfin, même les dispositions de la loi ALUR qui n’ont pas encore trouvé leur décret d’application font frémir tant les propriétaires que les professionnels de l’immobilier, refroidissant encore un peu plus un marché déjà particulièrement visqueux.

Tout ceci est déjà calamiteux. Si l’erreur est humaine, pour une vraie catastrophe, il faut en revanche faire intervenir nos amis socialistes : à ces pitreries coûteuses s’ajoutera donc, pour ce nouvel épisode, une communication cacophonique dont le gouvernement est maintenant coutumier.

Selon Europe1, on apprend, de sources gouvernementales plus ou moins en coulisses et de professionnels de l’immobilier de plus en plus déconfits par l’étendue des dégâts, que le gouvernement s’apprêterait à « détricoter » la loi ALUR (expression qu’on retrouvera un peu partout dans le cours de l’après-midi) : officieusement, l’encadrement des loyers serait oublié et la garantie universelle des loyers (GUL) serait réétudiée pour trouver des alternatives. Et pour parvenir à cette entourloupe des familles, il suffirait d’appliquer la méthode habituelle du « votée sans son décret », devenue un grand classique dès qu’il s’agit de faire marche arrière discrètement.
Par un furieux hasard, on apprend à la suite de cette information que finalement, le gouvernement dément officiellement vouloir retoucher à cette magnifique loi. D’ailleurs, Émilie Piette, la directrice du cabinet de la ministre du logement, Sylvia Pinel, l’assure :
« Il n’y a pas de remise en cause de la mise en œuvre de la loi ALUR »
(On admettra bien sûr qu’on la voit mal abonder bruyamment dans le sens d’Europe1, seul le Roi Solex pouvant ouvertement passer pour une andouille sans en subir la moindre conséquence.) Tout comme il semble acquis que la « fuite » vers Europe1 n’en était pas une, et que le démenti n’en est donc pas vraiment un, on peut en tout cas en conclure que cette loi est très mal engagée, qu’elle constitue bel et bien un épieu profondément enchâssé dans l’arrière-train gouvernemental (d’ailleurs dodu), et qu’elle va de toute façon être aussi massivement que discrètement remaniée à coups de non-décrets et de bricolages divers et variés pour en limiter les effets.

L’épisode communicationnel rigolo qui nous a été offert a probablement été conçu pour mesurer les forces en présence et l’étendue des latitudes dont le gouvernement dispose pour charcuter cette loi indigente. Mais apparemment, l’idée même de faire amende honorable et de l’annuler est parfaitement impossible : mieux vaut largement présenter une facture démentielle au peuple français qu’avoir le courage d’admettre son erreur.

Comme je l’ai dit, l’échec est donc connu, son coût est quasiment déjà acté, et la facture, en cours de rédaction, sera envoyée, petit-à-petit, à tous les Français. Bien sûr, on pourrait conclure en disant que ce FAIL pose un marqueur net dans la carrière de Cécile Duflot. Malheureusement, rien n’indique que cet échec gluant soit le seul que la fine équipe en place va nous offrir. La façon dont on enquille doucement le compte pénibilité, qui n’est qu’un exemple parmi d’autres des brillantes idées socialistes appliquées à la couture sociétale et au patchwork citoyen écoconscient, ou les idées quotidiennement navrantes de Montebourg permettent d’affirmer qu’une longue succession de gamelles retentissantes nous attendent dans les prochains mois.
Encore une fois, l’État a tenté de nous aider et s’est donné à fond. Le résultat est terrifiant.


Source contrepoints.org