vendredi 31 août 2018

jeudi 30 août 2018

Billets-Plus réfractaires que les Gaulois, leurs élites bureaucratiques


Plus réfractaires que les Gaulois, leurs élites bureaucratiques

Les « Gaulois » sont sans doute réfractaires au changement. Mais leur classe bureaucratique, dont Macron est le chef de tribu, n’est sans doute pas la mieux placée pour en parler…

Emmanuel Macron en voyage au Danemark s’est encore pris les pieds dans son humour glacé et sophistiqué. Devant la reine Margrethe II, il s’est amusé à comparer les Danois « peuple luthérien », aux Français, des « Gaulois réfractaires aux changement ».

Il n’en fallait pas plus pour susciter les cris d’effroi et les marques d’indignation dans les médias et sur les réseaux sociaux du pays d’Astérix. Comment le président de la République osait-il insulter son propre peuple à l’étranger pour des maux bien entendus imaginaires ? Force est de constater qu’il n’a pas complètement tort, même s’il ne semble pas avoir bien compris que lui-même faisait plus partie du problème que de la solution.

LES FRANÇAIS N’AIMENT PAS LE CHANGEMENT
Que les « Gaulois » n’aiment pas le changement, ce n’est pas vraiment une nouveauté. Réformer le pays est une tâche difficile, et les Français semblent épuiser les réformateurs avant même que les réformes se mettent en place. Le lamento politique est connu, ancien, et assez partagé par l’ensemble de la classe politique. Et il n’est pas dénué de fondement. Peut-être faut-il voir ici la trace d’une conception proprement française de la liberté, héritée de l’Ancien régime et qui se perpétue aujourd’hui sous la forme de notre État social et corporatiste contemporain.

Pour Philippe d’Iribarne, l’une des sources de « l’étrangeté française » au sein du monde contemporain repose sur sa définition de la liberté sociale et politique comme statut : le statut permet de s’affranchir d’un marché concurrentiel perçu comme inhumain, dégradant et surtout soumis aux aléas de l’offre, de la demande ou des acteurs politiques et économiques plus puissants.

Chaque catégorie de Français est attachée à son statut et à ses privilèges afférents, et toute réforme, même minime, est vécue comme un abaissement ou une dégradation. Qu’on pense aux changements minimes du code du travail, aux réactions face à l’inexistante réforme de la SNCFou encore aux changements cosmétiques de l’Éducation nationale, la réaction est la même : l’ultralibéralisme anglo-saxon a encore frappé et menace de nous transformer en enfer sur terre.

Du coup, le pouvoir politique s’est adapté : pour se faire élire, il tend à protéger ces privilèges, à les monnayer ou même à les créer. Cela dure depuis des siècles, en dépit d’une courte période d’interruption au moment de la Révolution française.

Les retraités votent Macron pour changer le pays ? Oui, mais dès que celui-ci demande de participer au grand changement social-démocrate, ils renâclent. Le nouveau monde, d’accord, mais ce sont les autres qui doivent payer, et les corporatismes doivent être préservés.

RÉVOLUTIONNAIRES EN PAROLES, CONSERVATEURS EN ACTE
Cet attachement si français au statut se double d’une passion pour la révolution, la rupture et la réforme — bien souvent au nom de l’égalité —, au moins en paroles. La France est ce pays où les révolutionnaires rêvent de devenir fonctionnaires à vie, comme Jean-Luc Mélenchon, où la rhétorique anti-système est une confortable rente de situation pour les populistes d’extrême-droite, et où les grandes réformes annoncées lors des campagnes électorales se terminent la plupart du temps en ajustement techniques produits par les mêmes fonctionnaires depuis des décennies.

DES PEUPLES DE GAULE, LES BUREAUCRATES FRANÇAIS SONT LES PLUS CONSERVATEURS
Quand Macron se moque gentiment des Français, il semble oublier qu’il est lui-même le représentant du groupe d’intérêt le plus attaché à son statut et le plus épargné par le changement qu’il professe à longueur de journée, les hauts fonctionnaires. Issu des grandes écoles, ENA en tête, ils constituent une caste d’intouchables qui ne semble pas souffrir des aléas du marché, qu’ils soient politiques ou économiques. L’élite de la bureaucratie en France est la profession protégée par statut au-dessus des statuts particuliers, la classe privilégiée par excellence chargée de gérer les privilèges de chacun. En toute discrétion.

Agnès Saal dont on vient d’apprendre la promotion illustre la prise de risque limitée de ses membres en cas de manquement. Ceux-ci sont sans doute mineurs comparés à d’autres, mais témoignent d’une même culture de l’impunité au sommet, de casage et de recasage dont profitent largement les politiques qui ont réseauté pendant leur scolarité au sein de l’ENA.

Comme l’a remarqué Philippe Silberzahn, il est difficile de changer de modèle mental, et c’est ce qui peut nous perdre. Celui, bureaucratique, qui s’envisage depuis de Gaulle comme l’organisateur et le moteur du changement social, est tout à fait capable de diagnostiquer les manquements de la société civile, mais reste bien souvent aveugle à ses propres limites. Les « Gaulois » sont sans doute réfractaires au changement. Mais leur classe bureaucratique, dont Macron est le porte-parole, n’est sans doute pas la mieux placée pour en parler…

Source contrepoints.org
Par Frédéric Mas.

Frédéric Mas est secrétaire de rédaction de Contrepoints.org. Après des études de droit et de sciences politiques, il a obtenu un doctorat en philosophie politique (Sorbonne-Universités). Il s'intéresse en particulier à la politique internationale, aux théories économiques contemporaines et à la vie des idées.

Recettes Pays Basque-Gâteau maison aux pruneaux



Gâteau maison aux pruneaux

Préparation : 30 mn 
Repos : 1 h 
Cuisson : 25 mn 
Pour 6 personnes 
450 g de farine
500 g de pruneaux
Rhum
5 oeufs
120 g de beurre
360 g de sucre en poudre
Izarra jaune
1 pincée de sel 
1. Mettez les pruneaux dans une jatte, couvrez-les d’eau chaude et ajoutez 1 petit verre de rhum. Laissez-les tremper pendant la préparation de la pâte. Versez la farine dans une terrine en la tamisant avec 1 pincée de sel et faites une fontaine au milieu. 
2. Cassez les œufs un par un et séparez les blancs des jaunes. Ajoutez les jaunes, le beurre en parcelles, le sucre et 1 cuillerée à soupe d’Izarra jaune dans la fontaine. Travaillez à fond tous les ingrédients jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène et ferme. Ramassez-la en boule et laissez-la reposer pendant 1 heure. 
3. Pendant ce temps, égouttez les pruneaux et dénoyautez-les. Mettez-en la moitié dans une casserole et faites-les réduire en compote tout doucement pendant 20 minutes. Réservez. 
4. Partagez la pâte en deux portions inégales (deux tiers et un tiers environ). Façonnez la grosse portion en couronne et la seconde en boule aplatie. Faites-les cuite dans le four à 220 °C (th. 7) pendant 25 minutes pour la couronne et 20 minutes pour la boule. Retirez-les du four. 
5. Posez la couronne sur un plat rond et entourez-la de pruneaux. Posez la boule aplatie sur la couronne et recouvrez-la de compote de pruneaux. Servez froid.

Egalement appelé « etchebiskotcha », ce gâteau très copieux est aussi traditionnel que le biscuit basque, les galettes de maïs et le chocolat au lait.



Recettes Pays Basque-Gâteau au chocolat et aux noix



Gâteau au chocolat et aux noix

Préparation : 20 mn 
Repos : 1 h 
Cuisson : 30 mn 
Pour 6 personnes
60 g de chocolat pâtissier 
150 g de beurre 
135 g de sucre en poudre 
4 œufs 
1 cuillerée à soupe de raisins secs 
Rhum 
125 g de farine 
20 g de poudre de cacao
1 cuillerée à café de levure chimique 
100 g de cerneaux de noix grossièrement hachés
1 citron 
30 g d’écorce d’orange confite 
1 pincée de sel
1. Mettez les raisins secs dans une tasse, arrosez-les de rhum et laissez-les tremper pendant que vous préparez la pâte. Hachez le chocolat avec un couteau à large lame, puis faites-le fondre doucement dans une casserole à fond épais. Par ailleurs, réduisez le beurre en pommade à la spatule. Ajoutez le chocolat au beurre et mélangez. 
2. Incorporez 125 g de sucre en poudre et mélangez à nouveau. Cassez 3 œufs et séparez les blancs des jaunes. Ajoutez 1 œuf entier et les 3 jaunes à la pâte précédente. Travaillez le mélange à fond. Ajoutez ensuite la farine tamisée avec le cacao et la levure puis les cerneaux de noix, l’écorce d’orange hachée et les raisins secs égouttés. Râpez finement le zeste du citron et ajoutez-en enfin 1 cuillerée à café bombée. 
3. Battez les blancs en neige très ferme avec une pincée de sel, ajoutez-leur le reste du sucre et incorporez le tout délicatement à la pâte. Beurrez un moule à cake et versez-y la pâte. Couvrez et laissez reposer pendant 1 heure. Faites ensuite cuire le gâteau dans le four à 240 °C (th. 8) pendant 8 minutes environ, puis baissez la chaleur à 210 °C (th. 7) et poursuivez la cuisson pendant 20 minutes. Sortez le gâteau du four, démoulez-le sur une grille et laissez-le refroidir complètement.

Outre les cerneaux de noix et le chocolat, ce savoureux gâteau en forme de cake comporte des raisins secs imbibés de rhum et de l’écorce d’orange confite.


mercredi 29 août 2018

mardi 28 août 2018

Arts: Land art-Crop-circles japonais

Crop-circles japonais

Je pense que vous avez déjà entendu parler des crop-circles (cercle de culture en bon français) : un motif réalisé dans un champs qui ne peut se voir qu’en prenant de la hauteur. Ceux-ci ne sont pas réalisés par des extra-terrestres, mais par des fermiers Japonais qui utilisent différentes variétés de riz. Il suffit de les planter au bon endroit !

Ces motifs apparaissent à l’Automne avant la récolte en faisant place à un spectacle de toute beauté puisque chaque champs est à lui seul un véritable tableau.














lundi 27 août 2018

dimanche 26 août 2018

Infos santé : Kiné Ostéo-Le psoas dans les douleurs lombaires

Le psoas dans les douleurs lombaires

Malheureusement, les gens ne connaissent souvent que les muscles superficiels et esthétiques, comme les biceps, les pectoraux et les muscles qui font de belles fesses ! Mais les gens ignorent les muscles les plus importants comme le psoas. Le muscle psoas est fondamental à connaître puisqu’il est responsable d’environ 50% des lombalgies.

Le psoas est un muscle qui origine de la hanche, qui traverse l’abdomen dans le quadrant inférieur et qui s’attache profondément sur les cinq vertèbres lombaires. Ce muscle a une prédisposition particulière à devenir tendu puisque son fascia est en continuité avec celui du rein et également en continuité avec le diaphragme. Ce faisant, le psoas réagit énormément au stress émotionnel et particulièrement, aux peurs. Les peurs constituent l’émotion négative prédominante à l’heure actuelle sur la planète. De plus, étant donné les postures assises fréquentes dans les divers poste de travail, le psoas ne bénéficiant pas d’étirement sur une base régulière, accumule ces stress et devient rapidement tendu, voir même rétracté.

Pourtant, beaucoup de professionnels oublient de s’en préoccuper et de l’évaluer et ce faisant, ne parviennent pas à aider efficacement leurs patients. Dans notre société nord-américaine, nous avons tendance à nous fier beaucoup trop souvent uniquement sur le résultat d’examens par radiographie et imagerie médicale. Ces tests ne devraient être utilisés uniquement lorsqu’on obtient dans notre examen objectif des éléments suffisants pour établir qu’une structure mécanique puisse être endommagée et que l’intervention chirurgicale peut être envisagée. Ce n’est pourtant pas ce qui se passe. Lorsqu’on n’obtient pas les résultats escomptés ou que l’on atteint un plateau de récupération, plusieurs médecins réfèrent immédiatement pour de tels examens dans l’espoir que l’on trouve la réponse au problème du patient et souvent, ces résultats s’avèrent négatifs.

Lorsque le psoas est trop tendu, il exerce une tension beaucoup trop importante dans le bas du dos et engendre des douleurs lombaires. La position couchée sur le dos les jambes allongées devient difficile à tenir longtemps car la douleur s’installe et oblige l’individu à changer de position. Le psoas est également en cause dans plusieurs douleurs abdominales basses. Chez les personnes âgées, il engendre une flexion du tronc vers l’avant. Qui n’a pas déjà remarqué que les personnes âgées ont tendance à marcher de plus en plus courbées vers l’avant. Ce faisant, ils perdent progressivement l’extension de la hanche; font des pas de plus en plus petits et leur équilibre devient de plus en plus précaire. Comme l’extension de la hanche devient limitée, la lubrification de la partie arrière de la hanche ne se fait plus adéquatement et les phénomènes de dégénérescence s’installent. L’usure qui s’ensuit devient parfois tellement importante que les orthopédistes doivent procéder à une intervention chirurgicale, la prothèse totale de hanche. Il se fait à tous les jours dans tous les hôpitaux de multiples remplacements de hanche par prothèse totale qui pourraient souvent être évités par l’application d’exercices d’étirement du psoas à domicile sur une base régulière. Ces exercices sont très simples à exécuter et sont démontrer gratuitement sur le site internet (www.sebastienplante.com) dans la section « vidéos gratuits » (hanche). Cela ne vous prendra que cinq minutes par jour mais vous préviendrez bien des maux. Ces exercices devraient être pratiqués par tous.

Sébastien Plante, ostéopathe

Infos santé : Kiné Ostéo-Epicondylites



Epicondylites

L’épicondylite est simplement une tendinite des tendons extenseurs du poignet et des doigts qui se localise à la face postéro-externe du coude. Tous les muscles extenseurs des doigts et du poignet finissent par un tendon commun, lequel s’attache au niveau du coude sur une partie de l’humérus qui s’appelle l’épicondyle. L’épithrocléite est exactement la même chose mais à la face antéro-interne du coude puisque les tendons fléchisseurs des doigts et du poignet s’attachent sur l’épithroclée.


Comme toute tendinite, il peut y avoir trois degrés de lésions et le traitement de base demeure le même. Malgré sa simplicité, les épicondylites causent souvent bien des maux de tête aux professionnels qui les soignent car elles se chronicisent pour plusieurs raisons:


1) Le mauvais diagnostic. Si le patient n’éprouve pas de douleurs à la contraction isométrique des extenseurs du poignet; ce n’est pas une tendinite. Il faut chercher la cause ailleurs. Assurez-vous d’avoir une bonne mobilité au poignet, un mouvement accessoire libre de la tête radiale du coude, une bonne mobilité neurale du membre supérieur, une souplesse adéquate de la membrane inter-osseuse de l’avant-bras et aucun problème cervical et/ou d’épaule reliés au coude.


2) Le manque de repos. Si vous avez une plaie et que vous la grattez à tous les jours, elle ne guérira jamais. C’est la même chose avec votre coude mais les gens ne s’en rendent pas nécessairement compte. En utilisant votre main quotidiennement, vous sollicitez les muscles extenseurs du poignet et des doigts et vous prolongez votre temps de guérison. Si vous êtes incapables de vous abstenir de vous servir de votre main, utilisez une attelle d’immobilisation du poignet que vous trouverez en pharmacie ou dans une boutique spécialisée en orthèses et en attelles.


3) Le manque de renforcement de l’avant-bras. Lorsque votre tendinite est guérie, c’est-à-dire que vous n’éprouvez plus de douleurs à la contraction isométrique en extension du poignet, il faut absolument faire une phase progressive de renforcement de l’avant-bras pour réhabituer le tendon à supporter progressivement une charge. L’erreur que bien des gens font est de recommencer leurs activités régulières dès qu’ils ne ressentent plus de douleurs et ils se blessent souvent à nouveau. Un tendon fragilisé a toujours besoin de renforcement progressif avant de reprendre sa fonction normale. Les trois exercices recommandés sont le renforcement des fléchisseurs du poignet, le renforcement des extenseurs du poignet et le renforcement des muscles pronateurs et supinateurs du coude.


4) L’infiltration de cortisone. Il se peut, dans certains cas rebelles, que le patient ait recours à une infiltration locale de cortisone. C’est parfois nécessaire mais cela ne doit jamais être une méthode utilisée d’emblée et encore moins à répétition.



Sébastien Plante, ostéopathe

Infos santé : Kiné Ostéo- Le stretching



Le stretching
Les muscles sont constitués d’un ensemble de plusieurs milliers de fibres musculaires qui sont contenues dans une enveloppe appelée fascia. La combinaison du vieillissement, des mauvaises postures, des mouvements répétés et surtout du stress engendrent une perte de souplesse et d’élasticité des muscles et de leur enveloppe. Puisqu’un muscle s’attache sur une ou plusieurs articulations, s’il s’est raccourci, il crée une contrainte articulaire, provoque une usure prématurée dans l’articulation, limite l’amplitude de mouvement, modifie la posture et peut être source de douleurs. Il est donc primordial que vous ayez une bonne souplesse si vous voulez prévenir des récidives de douleurs.

Peu importe l’âge, un muscle a toujours la capacité de s’étirer et de retrouver sa souplesse normale contrairement à une articulation qui ne pourra se régénérer lorsqu’elle est usée. On voit donc toute l’importance de la prévention. Combien de gens jouent au golf alors qu’ils ne possèdent pas une amplitude complète du rachis cervical et de la rotation du tronc. Il n’est donc pas surprenant de constater des blessures fréquentes lorsqu’on impose à notre corps des mouvements brusques alors que celui-ci n’a pas l’amplitude requise. Il y aura forcément des structures qui se feront étirer au-delà de leur capacité, d’où l’apparition de tendinites. Assurez-vous d’avoir une amplitude complète de toutes les articulations de votre corps si vous souhaitez conserver un niveau fonctionnel optimal et continuer à pratiquer vos activités en minimisant les risques de vous blesser. Les gens souples souffrent rarement de douleurs musculo-squelettiques. On a qu’à penser aux enfants qui se contorsionnent en tout sens et qui éprouvent rarement des douleurs physiques.



En vieillissant, certaines personnes cessent de pratiquer leurs activités physiques en croyant que si elles ne bougent plus, elles solliciteront moins de structures et auront par conséquent moins mal. À long terme, ces individus s’ankylosent et sont de plus en plus limités dans leurs fonctions de tous les jours. Il serait beaucoup plus facile pour eux de maintenir une souplesse adéquate que de la retrouver une fois que le corps s’est ankylosé. Prenez donc l’habitude de vous étirez souvent et régulièrement et enseignez-le à vos enfants pour qu’ils gardent ces bonnes habitudes.

Bien des problèmes physiques sont reliés à un manque de souplesse. À cause de multiples facteurs tels que le stress, les problèmes émotionnels, le travail à l’ordinateur, la position assise ou la gravité, les gens ont tendance à se recroqueviller, entraînant un enroulement des épaules, un arrondissement au niveau dorsal et une protraction de la tête. Le vieillissement nous ramène tranquillement vers la position fœtale. Tous les exercices qui favorisent l’extension et le redressement du corps contribuent en général à l’amélioration de votre état. C’est la base même de plusieurs activités comme le yoga ou le tai-chi qui sont de plus en plus recommandées. Voici un exemple parmi tant d’autres illustrant très bien les conséquences négatives que peut engendrer un manque de souplesse sur le corps humain : en vieillissant, on remarque souvent une rétraction des muscles psoas des hanches (ce sont des muscles importants qui s’attachent de vos hanches à la région lombaire). Lorsqu’ils sont rétractés, ces muscles contribuent à une diminution de l’extension de la hanche ou à une flexion du tronc si la hanche est fixe. Or, on observe souvent les personnes âgées marcher avec peu d’extension de hanche et avec le haut du corps fléchi vers l’avant. Cette perte d’extension de hanche causée entre autres, par le rétrécissement du muscle psoas, entraîne une diminution de la lubrification d’une partie de la tête fémorale par manque de sollicitation qui conduit à une usure prématurée. On voit donc des phénomènes d’arthrose apparaître, avec les douleurs qui y sont associées. Si nous rajoutons à cela d’autres facteurs tels que l’inactivité et le surplus de poids, il n’est pas surprenant de constater que l’on procède à des opérations pour prothèse totale de hanche si fréquemment. Combien de gens pourraient prévenir cette situation simplement en étirant régulièrement leurs psoas et en améliorant leur posture et leurs habitudes de vie.



Vous avez donc tout intérêt à vous assurez d’avoir une bonne souplesse musculaire et articulaire. Vous trouverez dans le livre best-seller « Vaincre la douleur et la maladie » publié par Québécor, la façon d’étirer les principaux muscles clés du corps humain ainsi que les exercices recommandés lors de douleurs spécifiques à une articulation. Dans 80% des cas, la simple application de ces exercices vous aidera à régler votre problème.

Le principe d’étirement qui doit toujours être respecté est le suivant : étirez votre muscle jusqu’à une sensation d’étirement confortable, non douloureuse, et maintenez cet étirement au minimum de 30 secondes à une minute en respirant profondément. Répétez l’exercice 5 fois de suite à tous les jours. Plus vous vous étirez longtemps et souvent, plus vos résultats seront rapides. Lorsque votre muscle aura atteint sa souplesse normale, il vous suffira simplement de la maintenir en poursuivant vos exercices 2 à 3 fois / semaine. Il existe plusieurs cours de stretching offerts dans divers centres. Pour les personnes âgées et aussi pour les plus jeunes, il existe également plusieurs exercices et activités intéressantes comme la technique Nadeau, les activités en piscine ou l’aquaforme, le tai-chi, le yoga, etc. Un programme d’exercices de 15 minutes est inclus dans le DVD « Les exercices sur mesure pour vos problèmes physiques ».


Pour conclure avec le stretching, si vous pratiquez un sport quelconque, il est fortement recommandé de procéder à une brève séance de réchauffement avant de commencer un sport pour augmenter la température corporelle et ainsi augmenter l’élasticité musculaire. Ce principe est fort simple, si vous prenez un bâtonnet de réglisse en hiver et que vous le pliez en deux, il cassera. Si vous prenez le même bâtonnet l’été et que vous le pliez en deux, il sera beaucoup plus élastique. C’est le même principe avec vos muscles. Plus ils sont chauds, plus ils s’étirent et plus vous diminuez le risque de blessures. Il est donc très important de vous réchauffer avant d’entreprendre un sport. Vous pouvez simplement faire des jumpings-jack, un jogging léger ou une simulation du mouvement impliqué dans votre sport. Le stretching peut être inclus dans le réchauffement mais se fait idéalement à la fin de l’activité physique puisque les recherches démontrent que le stretching avant un sport ne diminue pas le risque de blessures. Le stretching doit être utilisé en prévention puisqu’il sert à assouplir un muscle tendu ou rétracté et cela prend quelques jours à quelques semaines pour y parvenir. C’est l’augmentation de la température corporelle avant une activité qui est importante pour minimiser le risque de blessures.


Source Sébastien Plante, ostéopathe

Infos santé: Kiné Ostéo-Exercices contre la lombalgie



Exercices contre la lombalgie

Ces exercices simples sont à effectuer au moins 3 fois par semaine ou mieux quotidiennement, au moment où vous le désirez. Ils doivent être exécutés sur une surface dure (par terre tout simplement). Durant l'exercice, la respiration doit être poursuivie normalement sans blocage. Les exercices doivent être répétés plusieurs fois. Le nombre nécessaire est variable d'un individu à l'autre. il faut répéter le mouvement jusqu'à sentir une fatigue dans les muscles ou les tendons concernés. D'une manière générale (sauf précision dans l'exercice), pour un exercice de musculation, le temps de contraction est de 6 secondes pour un temps de repos de 6 secondes ; pour un exercice d'assouplissement, le temps de travail est de 20" pour un temps de repos équivalent (correspondant le plus souvent au temps de travail sur le membre opposé). En aucun cas, les exercices ne doivent être douloureux, toute douleur doit entraîner un arrêt immédiat de la séance.

Pour les exercices en position allongée, la position de départ est toujours la même, jambes pliées à 45 ° et légèrement écartées, rachis lombaire bien appliqué au sol, bras le long du corps. Dans cette position, se détendre en respirant calmement et profondément à son rythme et par le ventre : à l'inspiration, le ventre se gonfle, à l'expiration, le ventre se dégonfle.

Exercices globaux

  • Exercice 1 (correction du dos cambré) : allongé sur le dos, les jambes pliées, prendre ses 2 genoux fléchis en passant ses mains sous ceux-ci entre la cuisse et la jambe et les ramener vers le thorax de telle façon que le dos se mette en " dos rond ". A partir de cette position, faire basculer l'ensemble du corps en avant et en arrière tel un tampon-buvard. Répéter l'exercice plusieurs fois.


  • Exercice 2 (correction d'attitude du dos) : en position debout le dos le long d'un mur, s'étirer vers le haut en essayant de bien appliquer le bas du dos au mur. En cas de difficulté, avancer légèrement les pieds.


  • Exercice 3 (étirement du bas du dos) : allongé sur le dos, les jambes pliées, prendre un des genoux fléchis et le ramener lentement vers le thorax. Tenir 10 " puis revenir à la position de départ. Faire l'exercice avec l'autre jambe puis avec les deux.


Exercices d'étirement

  • Exercice 4 (étirement du quadriceps) : debout sur un membre, prendre en arrière son pied avec la main opposée en fléchissant le genou. En restant bien droit, fléchir le genou au maximum et amener la cuisse vers l'arrière afin de ressentir une tension à l'avant de la cuisse.


  • Exercice 5 (étirement des muscles antérieurs de la hanche) : en fente avant, un genou à terre, pousser le bassin vers l'avant afin de ressentir une tension en avant de la hanche.


  • Exercice 6 (étirement des Ischio-Jambiers) : debout sur une jambe, l'autre jambe tendue reposant sur un tabouret, les mains sur les hanches, basculer le bassin vers l’avant, redresser le dos, les épaules et la tête afin de garder le regard horizontal et le dos bien droit et rigide, abaisser le tronc jusqu'à ressentir une tension dans l'arrière des cuisses.


Exercices de tonification

  • Exercice 7 (renforcement global du tronc) : au sol, le corps bien droit, repose sur les avant-bras et les orteils. Décoller de quelques centimètres un pied, le reposer puis décoller et reposer l'autre et ceci à un rythme d'un battement par seconde. Cet exercice a pour but de développer l'ensemble de la musculature du tronc. Répéter l'exercice jusqu'à ressentir une fatigue au niveau du tronc.


  • Exercice 8 (renforcement des muscles paravertébraux) : à genoux, mains croisées au niveau des épaules, se pencher en avant puis remonter lentement à la station verticale. Répéter l'exercice plusieurs fois jusqu'à ressentir une fatigue au niveau des muscles du dos.


  • Exercice 9 (renforcement des muscles postérieurs ) : à quatre pattes, décoller et tendre la jambe droite en arrière et, en même temps, tendre le bras gauche en avant. Ramener les membres et faire l'exercice avec la jambe gauche et le bras droit. Répéter l'exercice plusieurs fois jusqu'à ressentir une fatigue au niveau des muscles du dos.


  • Exercice 10 (renforcement des muscles latéraux du tronc) : allongé sur le côté, le haut du corps reposant sur le coude et la main ; laisser descendre le bassin puis le remonter à la position initiale. Répéter l'exercice plusieurs fois jusqu'à ressentir une fatigue au niveau du côté du tronc.


  • Exercice 11 (renforcement des abdominaux) : allongé sur le dos, les jambes pliées, joindre les mains en avant et relever le haut du corps jusqu'à mi-dos de telle manière que les mains atteignent le niveau des genoux. Tenir 5" puis revenir lentement à la position de départ. Répéter l'exercice plusieurs fois. Au départ, si l'exercice est trop difficile ou douloureux, mettre un gros coussin sous les épaules et le dos afin de redresser le tronc. Afin de faire travailler les obliques, l'exercice peut être fait en mettant les mains d'un côté puis de l'autre des genoux. On peut ainsi faire un exercice avec les mains à droite des genoux, un au milieu et un à gauche. Si l'exercice est trop facile, mettre les mains croisées sur les épaules et faire l'exercice ainsi.


  • Exercice 12 (renforcement des muscles paravertébraux lombaires) : allongé sur le dos, les jambes pliées et les bras le long du corps, décoller les fesses en faisant attention de bien garder le dos droit. Tenir 5" et se reposer 10". Faire l'exercice plusieurs fois, éventuellement en alternance avec l'exercice 13.


  • Exercice 13 (travail des membres inférieurs) : en position debout, les jambes écartées, le dos bien droit, s'accroupir progressivement en gardant le bas du dos bien rigide et droit. Seules les articulations des membres inférieurs travaillent. Il doit être ressenti une tension au niveau des 2 hanches. Garder la position 5". Répéter l’exercice plusieurs fois.


Source MPR Médecine Physique de Réadaptation