vendredi 31 août 2018

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lundi 27 août 2018

dimanche 26 août 2018

Dessins de presse


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mercredi 22 août 2018

lundi 20 août 2018

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La démocratie, c’est deux loups et un agneau votant ce qu’il y aura au dîner.
La liberté, c’est un agneau bien armé qui conteste le scrutin.


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dimanche 19 août 2018

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samedi 18 août 2018

Recettes Périgord-Œufs au lait


Œufs au lait

Préparation : 10 mn
Cuisson : 38 mn
Pour 4 personnes
1 litre de lait
100 g de sucre en poudre
3 œufs entiers
1 gousse de vanille
Pour le caramel :
15 morceaux de sucre
3 cuillerées à soupe d’eau
1. Mettez le lait à bouillir avec la gousse de vanille coupée en deux dans le sens de la longueur.
2. Dans un saladier, cassez les œufs. Battez-les tout en versant le sucre dans le saladier jusqu’à l’obtention d’une mousse.
3. Sur le feu, le lait arrive à ébullition. Otez la vanille, puis versez lentement le lait dans le saladier tout en remuant la préparation avec une spatule en bois.
4. Prenez un moule qui va au four pour préparer le caramel. Posez le moule sur un feu, versez les cuillerées d’eau, ajoutez les morceaux de sucre. Remuez pour délayer le sucre.
5. Faites cuire lentement, remuez, l’eau s’évapore, remuez encore, le sucre vire au brun. Lorsque vous obtenez une belle couleur, arrêtez le feu.
6. Versez la préparation dans le moule sur le caramel. Posez le moule dans un récipient suffisamment haut pour recevoir de l’eau et faites cuire au bain-marie 30 minutes à four chaud 160 °C (th. 5).

Une recette qui fait toujours le bonheur de la famille.


Recettes: Périgord-Tortillons



Tortillons

Préparation : 20 mn
Repos :
2 h
Cuisson :
50 mn

Pour 5 personnes
600 g de farine ordinaire
3 cuillerées à soupe de grains d’anis
2 cuillerées à soupe de rhum

8 œufs entiers
Sucre cristallisé

1 pincée de sel
1. Versez la farine dans une terrine, ajoutez l’anis et 1 pincée de sel. Faites une fontaine au milieu.
2.
Ajoutez l’alcool et commencez à mélanger la farine. Cassez 1 œuf et continuez le même travail. Cassez les autres œufs un par un tout en incorporant la farine, jusqu’à obtention d’une pâte assez épaisse.

3. Ramassez la pâte en boule et laissez-la reposer à température ambiante pendant 2 heures. Mettez ensuite la boule de pâte sur le plan de travail fariné et prélevez des petites portions que vous façonnez en boules, puis en couronnes en les étirant.
4.
Remplissez une grande marmite d’eau, salez et portez à ébullition. Plongez-y les tortillons au fur et à mesure sans en mettre trop à la fois, juste pour les faire pocher 2 minutes. Égouttez-les sur un torchon et laissez-les refroidir.

5.
Posez les tortillons sur la tôle du four et faites-les sécher à chaleur douce 160 °C (th. 5) jusqu’à ce qu’ils soient bien secs et dorés. Poudrez-les aussitôt de sucre cristallisé et laissez-les refroidir.


Ces friandises en forme de couronne, parfumées à l’anis, se dégustent généralement froides. Les tortillons étaient jadis une tradition pour le jour des Rameaux.


Le tortillon appartient à une catégorie de desserts très anciens dont la tradition remonte au Moyen Âge : en effet, comme les échaudés, ils correspondent à un mode de cuisson classique de cette époque où l’on fait pocher la pâte à l’eau bouillante avant de l’égoutter soigneusement et de la faire sécher au four. C’est le cas des bretzels alsaciens ou des craquelins normands, également très anciens.



vendredi 17 août 2018

Recettes du Périgord-Tarte à la crème de lait


Tarte à la crème de lait

Préparation : 10 mn
Cuisson : 35 mn
Pour 6 personnes
250 g de farine ordinaire
1 verre de crème de lait (ou de crème fleurette)
1 kg de pommes reinettes
1 jus de citron
20 g de beurre
Sucre en poudre
1. La crème de lait s’obtient en prélevant le dépôt qui se forme à la surface du lait cru. Versez la farine en tas sur le plan de travail, faites une fontaine au milieu et versez un peu de crème pour commencer à mouiller la farine. Travaillez de préférence avec vos doigts.
2. Incorporez la farine en rajoutant de la crème jusqu‘à l’obtention d’une pâte malléable et homogène. Ne la travaillez pas trop. Ramassez-la en boule et mettez-la au frais.
3. Pendant ce temps, pelez les pommes et coupez-les en quartiers. Retirez le cœur et les pépins. Coupez les quartiers en lamelles. Citronnez-les.
4. Étalez la pâte avec vos mains farinées, d’abord avec vos paumes, puis avec les doigts, sans la déchirer. Beurrez un moule à tarte et posez la pâte dedans en formant un bourrelet régulier tout autour du moule.
5. Disposez les lamelles de pommes en cercles concentriques. Poudrez de sucre. Faites cuire à four chaud 250 °C (th. 8-9) pendant 30 à 35 minutes.

Cette tarte est l’une des plus simples et des plus faciles à réussir. Si vous ne pouvez vous procurer de la crème de lait à partir de lait cru, remplacez-la par de la crème fleurette.

A la place des pommes, ou en les mélangeant avec elles, vous pouvez aussi prendre des demi-prunes ou tranches de figue. La pâte étalée à la main et non au rouleau donne à cette tarte son aspect rustique.


Recettes Périgord-Salade de pourpier


Salade de pourpier

Préparation : 10 mn
Cuisson : 10 mn
Pour 4 personnes
400 g de pourpier
2 œufs
2 cornichons
3 cuillerées à soupe d’huile de maïs
2 cuillerées à dessert de vinaigre de vin blanc
Sel
Poivre du moulin
1. Faites cuire les œufs durs à l’eau bouillante, rafraîchissez-les à l’eau très froide et écalez-les.
2. Triez le pourpier et éliminez les tiges trop grosses. Lavez les feuilles. Egouttez-les.
Émincez les cornichons et préparez la vinaigrette. Coupez les œufs durs en rondelles.
3. Réunissez dans un saladier le pourpier, les œufs durs, les cornichons et la vinaigrette. Remuez sans écraser les œufs et servez.

Plante vivace que l’on utilisait au Moyen Âge surtout confite au vinaigre, le pourpier possède des feuilles fraîches et charnues à la saveur légèrement piquante et noisetée.

Recettes Périgord-Cocotte de truffe noire


Cocotte de truffe noire

Préparation : 20 mn
Cuisson : 30 mn
Pour 4 personnes
150 à 200 g de truffes fraîches brossées
250 g de pâte feuilletée
50 g de beurre
30 cl de champagne brut
35 cl de crème fraîche épaisse
25 cl de bouillon de volaille
1 carotte (environ 120 g)
1 morceau de céleri rave (environ 40 g)
2 échalotes
Poivre Muntok
Fleur de sel
Mélange des îles
1. Versez le champagne et le bouillon dans une casserole. Faites réduire de moitié. Ajoutez la crème, une pincée de fleur de sel et trois tours de moulin de poivre Muntok. Laissez réduite jusqu’à ce que la sauce soit légèrement nappante. Il en reste 40 cl environ.
2. Pendant ce temps, pelez puis taillez carotte et céleri en dès. Epluchez et hachez les échalotes. Faites-les fondre dans le beurre. Ajoutez la carotte et le céleri. Ne les cuisez pas plus de 2 minutes pour qu’ils restent croquants.
3. Faites mousser la crème de champagne en donnant un coup de mixeur plongeant (ou émulsionnez au fouet électrique). Ajoutez les légumes. Laissez frémir 2 minutes. Répartissez la sauce dans 4 mini-cocottes (ou des ramequins), garnissez avec les truffes. Laissez refroidir.
4. Recouvrez les cocottes (ou les ramequins) d’un couvercle de pâte feuilletée en pinçant les pourtours afin de faciliter son adhésion. Gardez 20 minutes au frais Préchauffez le four à 180 °C (th. 6). Glissez-y les cocottes. Faites cuire 20 minutes.
5. Servez aussitôt. Mettez le moulin à poivre et la fleur de sel à disposition des convives.

Ce plat de fête est facile à réaliser. On peut également coucher dans un ramequin quelques lamelles de truffe sur un lit de pommes de terre rattes cuites et émincées, et procéder comme ci-dessus. Cette entrée peut se préparer 3 heures à l’avance, voire la veille, elle n’en sera que meilleure.

Avis sur les épices :
Ici, c’est la rencontre au sommet de deux parfums sensuels et puissants : l’arôme charnel de la truffe (tuber melanosporum) et l’effluve animal du poivre Muntok. La crème de champagne et le céleri font pétiller l’ensemble.



Recettes Périgord-Meringues chocolatées aux noix

Meringues chocolatées aux noix

Préparation : 15 mn
Cuisson : 2 heures
Pour 4 personnes
125 g de sucre en poudre
50 g de cerneaux de noix
2 blancs d’œufs
1 litre de lait
1 cuillerée à soupe de farine
1 cuillerée à café de cacao en poudre non sucré
1 cuillerée à café de jus de citron
1 pincée de sel
1. Hachez les cerneaux de noix. Avec un batteur, montez les blancs en neige dans un récipient de préparation. Incorporez progressivement le sucre mélangé au cacao, la pincée de sel et les brisures de noix
2. Insistez jusqu’à ce que la préparation devienne brillante, plutôt luisante.
3. Préparez une plaque à four, farinez-la. Déposez-y des cuillerées à café de la préparation en portions espacées. Vous pouvez aussi, si la présentation vous en dit, vous exprimer avec une poche à douille.
4. Enfournez la plaque préparée à four chaud 100 °C (th. 3) pendant 2 heures.
5. Surveillez les meringues qui doivent gonfler, devenir bien sèches, d’une couleur légèrement foncée.

La noix du Périgord classée AOC est un produit phare. Une recette simple, étonnante.


Recettes Périgord-Noix caramélisées

Noix caramélisées

Préparation : 5 mn
Cuisson :
2 mn 

Pour 4 personnes 
200 g de cerneaux de noix
8 cuillerées à soupe de cassonade

1. Prenez une poêle antiadhésive que vous faites chauffez. Jetez-y les cerneaux de noix.
2. Dès que les cerneaux commencent à dégager une douce odeur d'huile saupoudrez les de sucre tout en mélangeant bien avec une spatule pour qu'ils soient bien imprégnés de sucre.
3. Laissez cuire le sucre jusqu'à ce qu'il devienne caramélisé.
4. Retirez les cerneaux et étalez-les sur du papier sulfurisé. Séparez-les, les uns des autres.

5. Laissez refroidir.

Servez avec le café, ou décorez vos gâteaux avec cette préparation.




Recettes Périgord-Daudines


Daudines

Préparation : 15 mn
Cuisson : 6 mn
Pour 4 personnes
800 g de pain dur
3 œufs
50 cl de lait
1 sachet de sucre vanillé
2 cuillerées de « gras »
1 cuillerée d’alcool de prune ou celui de votre choix
Sucre en poudre ou confiture
1. Coupez huit tartines de pain dur d’1 cm d’épaisseur.
2. Prenez un plat creux et à fond plat. Faites chauffer le lait et versez-le dans le plat, ajoutez les œufs, le sachet de sucre vanillé, la cuillerée d’alcool. Remuez bien l’ensemble pour le lier.
3. Imbibez la préparation de chaque côté de la tartine et les morceaux de pain, jusqu’à ce que toute la préparation soit absorbée.
4. Posez une poêle sur un feu vif avec la cuillerée de gras pour dorer les tartines de chaque côté.
5. Servez chaud avec du sucre en poudre ou de la confiture.

Une variante de l’utilisation du pain dur rassis pour un dessert. Le dîner d’antan était composé de pain perdu, de la salade et des daudines en dessert.


Recettes Périgord-Massepain


Massepain

Préparation : 15 mn
Cuisson : 20 mn
Pour 4 personnes
6 œufs
5 cuillerées à soupe de farine
5 cuillerées à soupe de sucre en poudre
3 cuillerées à soupe de fécule de pommes de terre
1 cuillerée à soupe de graisse d’oie
1 cuillerée à café de fleur d’oranger
1 sachet de sucre vanillé
1. Cassez les œufs, séparez les blancs des jaunes.
2. Dans le récipient où vous avez versé les jaunes, délayez le sucre en poudre. Battez ce mélange jusqu’à l’obtention d’un résultat homogène, lisse et mousseux.
3. Incorporez lentement le fécule et la cuillerée de fleur d’oranger, en prenant soin de bien remuer pour lier l’ensemble.
4. Dans un plat creux, battez les blancs d’œuf en neige. Incorporez-les au mélange.
5. Graissez et farinez le moule de cuisson et transvasez-y la préparation.
6. Mettez à cuire à four chaud 200 °C (th.7-8). Au bout de 20 minutes, piquez le gâteau avec une pointe de couteau. Si elle sort sèche, c’est cuit.
7. Sortez le gâteau, saupoudrez le dessus avec le paquet de sucre vanillé.

Un gâteau de nos campagnes, nommé à tort « massepain » parce que la recette officielle comprend des amandes. Il est souvent nommé « vite fait » ou parfois « tôt fait ». Vous pouvez l’accompagner d’une crème pâtissière.


jeudi 16 août 2018

Dessins de presse


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mercredi 15 août 2018

Billets-Affaire Benalla : une saga et que des perdants


Affaire Benalla : une saga et que des perdants

Le casting probable d’un second tour Mélenchon – Macron s’installe tranquillement dans le paysage politique français si nous n’y prenons pas garde… Une tribune libre pour comprendre cet aspect essentiel de l’affaire Benalla.


Enfin les vacances, et l’occasion de tirer un premier bilan de ce mauvais polar qui aura défrayé la chronique pendant plus d’un mois et durant lequel la classe politique se sera écharpée sur les péripéties de ce Monsieur Benalla dont nous n’entendrons plus parler dans 6 mois. Celui-ci, inconnu du grand public, du haut de ses 26 ans, a sans conteste outrepassé ses droits mais n’a tué personne… Certes une faute grave a été commise, essentiellement due à une certaine inexpérience de la part de ce subordonné dynamique et actif, pas porté à une très grande compassion, il faut bien le dire, pour ces activistes de la gauche radicale qui n’ont pas hésité eux-mêmes à enfreindre la loi en jetant furieusement des bouteilles de verre sur les forces de l’ordre.

Dans tout le brouhaha de ces dernières semaines rappelons, avec le recul nécessaire, certains faits qu’il conviendrait de replacer dans leur contexte.

Si une affaire Benalla similaire avait été révélée sous la présidence d’un Hollande ou d’un Sarkozy elle n’aurait probablement pas eu le même retentissement. En effet, durant sa campagne Emmanuel Macron a commis l’erreur d’avoir mis la barre beaucoup trop haut en nous promettant une République exemplaire, suscitant de facto des attentes immenses. Cette bourrasque allait donc en toute logique provoquer l’ire des électeurs et des observateurs politiques qui lui ont reproché de ne pas avoir mis fin à plus de 40 ans de pratiques politiques officieuses et de clientélisme.

DES VIEUX BRISCARDS DE LA POLITIQUE
Comment pouvait-il en être autrement puisque fondamentalement, le chef de l’État a dû s’entourer de vieux briscards de la politique avec leurs travers, us et coutumes, pour pouvoir s’imposer. Sans les CollombFerrand ou même Bayrou, Emmanuel Macron n’aurait pas franchi les grilles de l’Élysée. Le nouveau monde tant espéré par les Marcheurs apparaît donc en plein jour comme une illusion…
Nul besoin de rappeler qu’en matière d’officines, les prédécesseurs d’Emmanuel Macron en connaissent un rayon : La Mission C sous de Gaulle, pilotée par le sulfureux Foccart contre l’OAS, l’affaire Boulin, les disparitions mystérieuses de Grossouvre ou Bérégovoy, sans oublier les coups tordus des anciens du SAC sous la bienveillance d’un Charles Pasqua ou d’un Pierre Debizet ont été autrement plus meurtriers que ce vulgaire Benallagate.

Emmanuel Macron perpétue en quelque sorte la tradition, toute proportion gardée, mais à la différence que cette saga estivale relève d’avantage du fait divers que d’une affaire d’État.
Par ailleurs, soulignons que par son statut, le président de la République demeure responsable ès qualités, c’est-à-dire non pas pour ce qu’il a fait, ou non, en tant que personne physique, mais pour ce qui lui incombe en tant que dirigeant au même titre qu’un administrateur d’entreprise. En conséquence, sa stratégie de communication qui a consisté à garder le silence le plus longtemps possible nous a semblé parfaitement cohérente, et en adéquation avec les prérogatives de sa fonction, quoiqu’en disent les médias. Attendons-nous vraiment d’un président de la République qu’il intervienne personnellement pour endosser les habits d’un DRH ?

Quant à l’opposition, elle n’a pas su nous démontrer, une fois de plus, qu’elle était capable d’incarner une alternative crédible. L’avons-nous entendu avancer des propositions constructives en matière de gouvernance ? La droite jacobine, anti- libérale n’a nullement profité des déboires d’Emmanuel Macron, soulevant ainsi de sérieuses interrogations sur sa capacité à créer les conditions gagnantes pour entraîner ses troupes vers la victoire le moment venu.

DÉBATTRE DES VRAIS DÉFIS
Au lieu de participer à cette curée médiatique, nous aurions aimé l’entendre interpeller le gouvernement et débattre des vrais défis qui se posent aux Français comme la situation préoccupante de nos finances publiques, la nécessaire réingénierie de l’État, l’inquiétante dette abyssale qui continue de se creuser, hypothéquant lourdement l’avenir des générations futures. Cette même opposition continue également à se montrer timorée voire aphone sur des enjeux cruciaux liés, entre autres, à la pression phénoménale des flux migratoires, à l’explosion démographique de l’Afrique qui comptera dans un avenir proche près du quart de l’Humanité, à la concurrence mondiale, celle de la Chine et des pays émergents lesquels risquent de précipiter le déclin économique de la France si nous n’améliorons pas rapidement la compétitivité de nos entreprises.

Le cas de Monsieur Benalla nous parait vraiment secondaire ou dérisoire et les responsables politiques de l’opposition ont manqué cruellement de hauteur en éludant les débats de fond ! Le silence coupable sur les vrais sujets semble pour certains confortable mais le péril l’interdit…
En conséquence se profile un scénario cauchemardesque dont personne n’a vraiment pris conscience aujourd’hui. Le casting probable d’un second tour Mélenchon– Macron s’installe tranquillement dans le paysage politique français si nous n’y prenons pas garde puisque cette opposition de bric et de broc qui vocifère d’une même voix fait en réalité le lit des Insoumis, la droite française restant quant à elle confrontée à deux écueils majeurs : un manque patent d’imagination et un sérieux problème de leadership.

Le sursaut de la France lucide se fait attendre, avec au premier rang des personnalités de la société civile, des acteurs du privé, des associatifs, et des élus locaux, à l’instar de Ciudadanos, porteurs d’un vrai discours disruptif et libéral.


Source contrepoints.org
Par Bruno Pineau-Valencienne.

Franco Canadien, Bruno Pineau-Valencienne, MBA est Consultant Senior ''Corporate Governance'' au sein d'un cabinet américain de Service Conseil en matière de Gouvernance d'entreprise à Toronto. Il est également contributeur au ''Cercle Les Echos'' et a été animateur des Cercles libéraux d'Alain Madelin au Canada

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mardi 14 août 2018

Billets-Après l’affaire Benalla : état des lieux


Après l’affaire Benalla : état des lieux

Après l’affaire Benalla, le paysage politique n’est ni tout à fait le même ni tout à fait un autre.

Le président de la République et son épouse se reposent et se baignent à Brégançon.

Les ministres ont pris quelques jours de vacances. On dirait qu’après l’excitation de l’affaire Benalla qui projette encore quelques flammèches dans l’actualité, une accalmie se produit comme si la démocratie était un grand corps décidé à reprendre des forces avant les futures batailles. Le paysage politique n’est ni tout à fait le même ni tout à fait un autre.

NI TOUT À FAIT LE MÊME
Le président de la République a tenu la dragée haute aux oppositions et peut donner l’impression qu’il est sorti vainqueur de cette frénétique ébullition ayant à la fois passionné et distrait la France. Pourtant il est clair que la banalisation a touché de son aile médiocre Emmanuel Macron et que des rêves et des illusions qui le concernaient ont pris l’eau. C’est la principale conséquence du séisme Benalla que cette intrusion d’une déception trop classique dans les débuts d’un mandat présidentiel jusque-là éclatant. Dorénavant il ne sera plus regardé de la même manièremême par ses partisans les plus enthousiastes. Une forme de grâce qui le protégeait l’a déserté.

NI TOUT À FAIT UN AUTRE
Le bouleversement politique que le triomphe d’Emmanuel Macron a suscité emporte toujours des effets. La République n’a pas retrouvé ses habitudes anciennes.

LREM tient le choc et demeure une masse qui tant bien que mal, même secouée, domine sur le plan parlementaire. Si l’affaire Benalla a semblé redonner du tonus aux LR, ceux-ci n’ont cependant pas acquis la crédibilité tant espérée par le camp conservateur. Le RN plus que jamais plombé par les soucis financiers reste grevé par son échec présidentiel qui a fait bien plus que le faire perdre : lui supprimer tout avenir. L’union des droites, pour quelques-uns, apparaît toujours tel un objectif mais le problème est que s’il y a au moins deux droites, l’union n’est guère désirée par l’une ni par l’autre.
La France Insoumise avec un Mélenchon adoptant une posture œcuménique invitera à son université d’été à la fin du mois d’août communistes, socialistes et Républicains (Huffington Post).

Vivement septembre pour que le citoyen puisse se féliciter ou se plaindre de cette synthèse entre un président qui a perdu du lustre et un univers qui a, moins que jamais, regagné ses bases.

Source contrepoints.org
Par Philippe Bilger.

Président de l'Institut de la parole, aujourd'hui magistrat honoraire, Philippe Bilger a exercé pendant plus de vingt ans la fonction d'avocat général à la cour d'assises de Paris. Il anime le site Justice au singulier.