jeudi 29 mars 2018

mercredi 28 mars 2018

Dessins de presse


Dessins de presse

mardi 27 mars 2018

Infos santé-Syndrome des jambes sans repos (impatiences)



Syndrome des jambes sans repos (impatiences)

  • Qu'appelle-t-on syndrome des jambes sans repos ?
Le syndrome des jambes sans repos, également appelé impatiences ou impatiences nocturnes, est une des causes de troubles du sommeil. Il provoque également des troubles de la mémoire et de la concentration.
Les impatiences tendent à devenir plus fréquentes avec l’âge. Au-delà de 50 ans, on estime que 5 à 10 % des personnes en souffrent occasionnellement. Les personnes atteintes de maladies chroniques (diabète, polyarthrite rhumatoïde, insuffisance rénale, etc.) sont plus exposées aux impatiences.

  • Quels sont les symptômes des jambes sans repos ?
Les personnes qui souffrent d’impatiences se plaignent d’un besoin impérieux de bouger les jambes, voire de fourmillements, de picotements ou de sensations de courant électrique. Ces impatiences se produisent essentiellement au repos : au lit, dans un fauteuil, au spectacle, etc. Pendant le sommeil, leurs jambes font des mouvements incontrôlés : le pied se redresse, la jambe se plie brutalement. Ces soubresauts sont très gênants pour le conjoint.
Le phénomène se reproduit par épisodes qui durent de cinq à vingt minutes, avec des mouvements toutes les trente secondes environ. Les symptômes des impatiences nocturnes sont différents de ceux observés lors de crampes nocturnes, souvent plus douloureuses.
Même si la personne qui en souffre n’a pas conscience de se réveiller, le syndrome des jambes sans repos entraîne souvent des microréveils de quelques secondes. Le matin, le dormeur se sent donc fatigué et a l’impression que son sommeil n’était pas réparateur. Parfois, il ressent même des courbatures dans les jambes comme s’il avait marché toute la nuit.

  • Les causes des jambes sans repos
La cause de ce syndrome reste inconnue. On soupçonne une origine génétique, car il existe des familles qui sont plus affectées. Chez les personnes atteintes par le syndrome des jambes sans repos, il existerait un déséquilibre dans la production de dopamine, une substance utilisée par les cellules nerveuses pour communiquer entre elles (un neurotransmetteur). Les impatiences sont plus fréquentes chez les personnes qui souffrent d’anémie par carence en fer. En effet, il semble que celle-ci diminue la production de dopamine par le cerveau et la moelle épinière.
Les impatiences sont assez fréquentes chez les femmes enceintes lors du dernier trimestre de la grossesse, mais il n’est pas prouvé qu’elles soient de même origine que celles observées hors de la grossesse. En effet, elles tendent à disparaître dans les semaines qui suivent l’accouchement.
Il semble que le stress, l’anxiété, la fatigue, le tabagisme ainsi que l’abus d’alcool ou de caféine augmentent à la fois le risque de souffrir de syndrome des jambes sans repos et la fréquence des crises.

  • Que faire en cas de jambes sans repos ?
Pendant la crise, certains gestes permettent un soulagement immédiat mais de courte durée :
bouger les jambes, se déplacer, s’étirer, plier les genoux, faire de petits mouvements de piétinement (lorsqu’on est assis) ;
se masser les jambes ;
appliquer de la chaleur (douche chaude des jambes, massage énergique) en alternant éventuellement avec du froid (douche froide, poche de glace) ;
essayer d’occuper son esprit à d’autres activités.
Éventuellement, il est possible de prendre un médicament sans ordonnance contre la douleur : paracétamol, ibuprofène, aspirine, par exemple.

  • Que fait le médecin en cas de jambes sans repos ?
Pour poser un diagnostic de jambes sans repos, il est nécessaire que quatre symptômes soient simultanément présents :
la nécessité impérieuse de bouger les jambes, avec des sensations désagréables (picotements, démangeaisons, fourmillements, etc.) ;
une aggravation de ce besoin lors de repos ou d’inactivité, en particulier lorsque le patient est assis ou couché ;
une aggravation des symptômes le soir et la nuit ;
un soulagement systématique lorsque la personne se déplace ou bouge ses jambes (ou lorsqu’elle les masse).
Parfois, le diagnostic impose de passer une nuit dans un centre d’étude du sommeil où l’activité des muscles des jambes est enregistrée tout au long de la nuit (hypnogramme).

  • Le traitement des jambes sans repos
Lorsqu'il s'accompagne de troubles gênants (insomnie, retentissement sur la vie quotidienne), le syndrome des jambes sans repos peut bénéficier d’un traitement médicamenteux. Certains médicaments utilisés dans la maladie de Parkinson permettent de diminuer les mouvements des jambes pendant la nuit chez les personnes atteintes de ce syndrome. Ces médicaments ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie dans cette indication.
Dans certains cas, le médecin peut également prescrire des médicaments contre la douleur, des anxiolytiques ou des sédatifs. Si une anémie par carence de fer a été diagnostiquée, il prescrit des suppléments de fer.


Source : Vidal

Infos santé-Hémorroïdes



Hémorroïdes

  • Qu'appelle-t-on crise d'hémorroïdes ?
Les hémorroïdes contribuent à la continence (le fait de retenir les selles et les gaz). Les hémorroïdes internes, situées en haut du canal anal, sont sensibles à la pression des gaz et des selles. Elles ne sont généralement pas douloureuses, même lorsqu’elles sont dilatées. Les hémorroïdes externes sont situées sous la peau de l’anus, qui est très sensible à la douleur.

Les crises d’hémorroïdes internes ne sont habituellement pas douloureuses. Certaines personnes victimes de ce genre de problème ressentent toutefois des irritations, des démangeaisons ou une envie fréquente d’aller à la selle, sans résultat.

Les crises d’hémorroïdes externes se traduisent par l’apparition d’une petite boule juste au bord de l’anus, de la même couleur que la peau. Parfois, cette veine dilatée se bouche, c’est la thrombose hémorroïdaire. Le sang accumulé dans cette hémorroïde dilatée coagule et forme un caillot qui donne alors à la boule une couleur bleutée. La formation d’un caillot occasionne souvent de vives douleurs. Cette crise nécessite la consultation du médecin. Parfois, une crise d’hémorroïdes externes laisse une petite excroissance de chair molle et sans gravité sur le bord de l’anus, appelée « marisque ».

  • Pourquoi développe-t-on des hémorroïdes ?
La constipation est la principale cause des crises hémorroïdaires, car elle entraîne des efforts de poussée répétés pour l’évacuation des selles. Par ailleurs, une alimentation pauvre en fibres et une hydratation insuffisante provoquent le durcissement des selles, rendent leur évacuation problématique et peuvent contribuer à la survenue d’une crise. Certains aliments semblent également favoriser les crises, notamment les viandes, les plats épicés, le café, le thé, les colas et divers alcools. On observe par ailleurs que les crises hémorroïdaires se produisent plus fréquemment dans certaines familles.

Certains facteurs augmentent la pression abdominale et, par conséquent, la dilatation des veines situées près de l’anus : le surpoids, la position assise prolongée ou la constipation chronique. Pendant la grossesse, la tendance à souffrir de crises d’hémorroïdes augmente aussi. Le manque d’exercice, la position assise prolongée ainsi que des efforts physiques violents ou spécifiques (cyclisme, équitation par exemple) peuvent également favoriser les crises.

Enfin, il arrive qu’une insuffisance cardiaque et certaines maladies du foie ou de l’appareil digestif provoquent une dilatation des veines et favorise la survenue de crises.

  • Comment prévenir les hémorroïdes ?
Prenez l’habitude de pratiquer une activité physique quelle qu’elle soit, en évitant toutefois le cyclisme et l’équitation.
Suivez la règle valable pour toutes les affections veineuses : plutôt marcher ou se coucher que rester debout sans bouger, ou assis de manière prolongée.
Évitez de prendre des aliments favorisant les crises. Pour cela, faites une liste de ce que vous avez ingéré dans les heures qui ont précédé celles-ci. Avec le temps, vous devriez pouvoir faire des recoupements et identifier les aliments incriminés.
Veillez à ce que les selles soient régulières et molles, en adoptant par exemple une nourriture riche en fibres alimentaires (fruits, légumes, céréales complètes) et en buvant beaucoup.
Surveillez vos médicaments. Certains d’entre eux favorisent la constipation, et donc les crises hémorroïdaires. Lorsque le médecin vous prescrit un nouveau médicament, n’hésitez pas à en parler avec lui.
Pratiquez une hygiène anale raisonnable : procédez à des lavages réguliers à l’eau tiède avec un linge en coton ou une lingette humide, sans abuser du savon.

  • Comment soulager des hémorroïdes ?
Les personnes sujettes aux crises d’hémorroïdes ont tendance à réprimer, par peur de la douleur, le besoin d’aller à la selle. La constipation entraînée par un tel comportement aggrave les hémorroïdes, ce qui engendre un cercle vicieux. Veillez donc à ce que les selles soient régulières et molles. Évitez si possible les séances prolongées aux toilettes, et surtout les efforts de poussée. Mieux vaut y retourner plus tard que s’obstiner.

Utilisez un papier de toilette neutre, sans colorants ni parfum. Ceux-ci peuvent contenir des substances irritantes. En cas d’hémorroïdes externes difficiles à nettoyer, mouillez le papier ou utilisez une lingette humide pour minimiser l’irritation, et séchez doucement.

Le traitement médicamenteux a pour but de traiter les crises hémorroïdaires douloureuses. Sont traditionnellement utilisées des substances à prendre par voie orale qui ont un effet protecteur sur les vaisseaux, et des traitements locaux pour atténuer les symptômes. Dans certains cas, une opération chirurgicale se révèle nécessaire. Le traitement dépend du degré de gravité et de la taille des hémorroïdes.

Parfois, le médecin peut décider de prescrire un laxatif de lest (riche en fibres) pour lutter contre la constipation.


Source : Vidal

Infos santé-Impression 3D : un plâtre équipé d'un dispositif à ultrasons


Impression 3D : un plâtre équipé d'un dispositif à ultrasons

L'Osteoid devrait permettre de réparer les fractures osseuses plus rapidement qu’avec un plâtre classique.
  
Réalisé par impression 3D, l'Osteoid doit permettre de réparer les fractures osseuses plus rapidement grâce à un système à ultrasons. adesignaward.com

Réparer les fractures osseuses près de 40% plus rapidement qu’avec un plâtre classique ? C’est la prétention de l’Osteoid, un plâtre réalisé par impression 3D et imaginé par le designer turc Deniz Karasahin, qui a reçu pour cette invention le premier prix du  A’ Design Award dans la catégorie "3D Printed Forms and Products Design".
Léger, aéré et résistant à l'eau, l'Osteoid n'empêche pas son porteur de prendre une douche et peut être facilement glissé dans une chemise ou une veste. Il est également peu encombrant, car conçu selon la morphologie du malade.

  • Un système de consolidation des fractures par ultrasons
Surtout, ce plâtre d’un nouveau genre utilise un système à ultrasons qui doit permettre aux os de se ressouder 38% plus rapidement qu'avec un plâtre classique.


Ce dispositif LIPUS (Low Intensity Pulsed Ultra Sound) qui équipe l'Osteoid est un système de consolidation des fractures par ultrasons de basse intensité à destination des fractures récentes non consolidées.
Il comporte une unité de commande  reliée par un fil à un petit émetteur d'ultrasons qui doit être placé au-dessus du site de fracture pendant 20 mn par jour. Les alvéoles qui rendent ce plâtre si léger et aéré permettront de placer les électrodes aux endroits les plus propices à la consolidation de l'os.

  • Un soutien renforcé à l'endroit de la fracture
Les moulages imprimés seront adaptés à chaque patient. Pour cela, une série de radiographies sera réalisée pour définir la blessure, avant que des scans 3D permettent de disposer d'une vision numérique des muscles.


Transmises à un logiciel de modélisation, ces données permettront de réaliser le plâtre via une imprimante 3D avec un soutien renforcé à l'endroit de la fracture. Il est enfin installé sur le patient qui le gardera jusqu'à sa guérison.
Seul inconvénient : un temps de fabrication nettement plus long que celui d'un plâtre classique : ce dernier peut en effet être posé en une dizaine de minutes tandis que l'Osteoid demandera environ 3 heures de fabrication. Mais nul doute qu'avec l'amélioration de l'impression 3D, il sera possible de réduire cette durée à l'avenir.


Source sciencesetavenir.fr

Infos santé-Coliques du nourrisson


Coliques du nourrisson

  • Quels sont les symptômes des coliques du nourrisson ?
Les coliques du nourrisson apparaissent quelques semaines après la naissance. Elles sont dues à des spasmes de l’intestin. Après son repas, le nourrisson est calme et content, puis se met soudain à pleurer. Il se tortille, devient rouge et semble souffrir sans raison visible. Il est parfois ballonné, avec le ventre dur. Ces crises ont lieu plus fréquemment en fin d’après-midi ou en début de nuit, et lorsque le bébé est allongé. L’enfant est difficile à calmer. Il émet parfois des gaz ou des selles, ce qui semble le soulager. Ces crises disparaissent généralement au cours du troisième ou du quatrième mois, aussi soudainement qu’elles sont apparues.

Aussi désagréables soient-elles, les coliques du nourrisson sont bénignes et cessent spontanément. Mais si elles s’accompagnent de vomissements ou de douleurs à la pression de l’abdomen, il peut s’agir d’une affection plus grave nécessitant une consultation médicale en urgence. Si l’enfant a de la fièvre, les coliques peuvent en fait révéler une infection, notamment une gastro-entérite.

  • Les causes des coliques du nourrisson
L’origine de ces coliques est difficile à déterminer. Plusieurs hypothèses sont toutefois avancées : immaturité de l’intestin, excès d’air avalé pendant la tétée, allergie aux protéines de lait de vache ou intolérance au lactose, réaction à l’anxiété de la mère.

  • Comment prévenir les coliques du nourrisson ?
Sein ou biberon, il est toujours préférable que le repas se fasse dans une atmosphère calme et détendue, et d’essayer de modérer les ardeurs des bébés goulus. Après son repas, prenez le temps de promener votre bébé, de lui faire faire son rot et de rester un moment avec lui.

  • Quand faut-il consulter un médecin pour des coliques du nourrisson ?
Appelez immédiatement le service d’aide médicale d’urgence (SAMU) en composant le 15 ou le 112, qui vous réorientera éventuellement vers votre médecin traitant :
Si le bébé paraît affamé, mais vomit tout ce que vous lui donnez.
Si du sang apparaît dans ses selles.
Consultez un médecin dans la journée :
Si, pour la première fois, le bébé a une crise de pleurs que ses parents n'arrivent pas à calmer.
Si les coliques ne cessent pas au bout d'une heure ou deux.
Si le bébé a de la fièvre ou vomit.
Si son ventre semble douloureux lorsqu'on le touche.
Si, après une première consultation, les symptômes s'aggravent.
Si le bébé refuse de téter et que son état général se détériore.
Le médecin s’assurera qu’il s’agit bien de coliques du nourrisson. Exceptionnellement, il pourra procéder à des analyses complémentaires. Il pourra éventuellement prescrire certains médicaments pour calmer les gaz et les ballonnements de l’enfant. Il ne conseille pas forcément aux parents de changer le lait artificiel qu’ils utilisent, même si ceux-ci s’attendent souvent à ce type de décision.

  • Comment soulager une colique du nourrisson ?
Si vous allaitez votre enfant, vous pouvez essayer de ne plus consommer de lait et de produits laitiers pendant une semaine pour voir si les coliques du bébé se calment. Si c’est le cas, demandez à votre médecin de vous prescrire un complément alimentaire ou un médicament contenant du calcium.

Veillez à ce que votre bébé avale le moins d’air possible lors des tétées en s’assurant qu’il prenne bien le téton en bouche ou en maintenant son biberon incliné.

Si vous lui donnez le biberon, votre médecin vous conseillera peut-être d’essayer un lait sans lactose. Ne changez pas le régime alimentaire de votre enfant sans l’avis de votre médecin et n’utilisez pas de médicament sans ordonnance sans lui en parler au préalable.
Faites-lui faire son rot après son repas et attendez un peu avant de le coucher.

Une bouillotte tiède posée sur son ventre peut contribuer à calmer les ballonnements.
S’il pleure, promenez-le ou bercez-le. Vous pouvez également essayer de lui masser les bras, les jambes ou le dos (en le mettant à plat ventre sur vos genoux).

Évitez de paniquer ou de vous énerver, vous risqueriez de communiquer votre stress à votre bébé, ce qui aggraverait la situation. Si vous êtes épuisé par les cris et les pleurs de votre enfant, demandez de l’aide à vos proches pour prendre le relais et pouvoir vous reposer.


Source : Vidal

Infos santé-Maux de tête et migraine


Maux de tête et migraine

  • Quels sont les symptômes des maux de tête ?
Les céphalées dites « de tension » (qui n’ont aucun rapport avec l’hypertension artérielle!) se manifestent surtout au niveau du front et de la nuque par une pression (ou tension) ou un serrement exercé sur ces parties de la tête. Certaines céphalées de tension durent parfois plusieurs heures, voire même plusieurs jours.

  • Quels sont les symptômes de la migraine ?
La migraine se manifeste par des douleurs lancinantes du côté droit ou gauche de la tête, parfois pendant des heures, voire des jours. La douleur suit les battements du cœur. L’épisode de migraine est souvent associé à d’autres symptômes : une intolérance à la lumière, au bruit et aux odeurs, des nausées, des vomissements, etc. Dans le cas de la migraine avec aura ou migraine ophtalmique, la personne ressent d’abord des troubles visuels : voile noir, éclairs en zigzags ou scotomes scintillants (un point scintillant qui grossit progressivement jusqu'à gêner la vision).
Les enfants peuvent être atteints de migraine dès deux ans. Les crises de migraine sont courtes chez les tout-petits, mais elles ne sont pas rares : 5 à 10 % des enfants en seraient atteints. Un bébé atteint d’une crise de migraine est grognon, il pleure et cesse de s’occuper. Il est pâle et se tient la tête. La crise peut s’accompagner de vomissements.

  • Quelles sont les causes des maux de tête ?
Certains facteurs favorisent l’apparition des céphalées de tension : le stress, l’alcool, le café, des lunettes mal adaptées ou l’absence de lunettes alors qu’elles seraient nécessaires, le bruit et certains aliments : fromages trop faits, noix, chocolat, vins blancs, salaisons, agrumes, crème aigre, pâtisseries et pains frais en pâte levée, exhausteurs de saveur (glutamate) ou édulcorants (aspartame), etc.

  • Quelles sont les causes de la migraine ?
Avant et pendant une crise de migraine, l’irrigation du cerveau est modifiée. Chez certains migraineux, y compris les enfants, des causes extérieures peuvent agir comme facteurs déclenchants : stress, troubles du sommeil, conditions météorologiques, certains aliments, bruit, odeurs, lumière crue, imminence des règles, etc.

  • Comment prévenir les maux de tête ?
Essayez d’identifier des facteurs déclenchants afin de les éviter. Par ailleurs, toute mesure permettant de vous détendre est susceptible d’atténuer les céphalées de tension.

  • Quand faut-il consulter un médecin pour des maux de tête ?
Appelez immédiatement le service d’aide médicale d’urgence (SAMU) en composant le 15 ou le 112 (qui vous réorientera éventuellement vers votre médecin traitant) :
Si le mal de tête est soudain, inhabituel et intense.
Si les maux de tête s'accompagnent d'autres symptômes comme, par exemple :
Une forte fièvre ;
Une raideur de la nuque ;
Des vomissements ;
Une diminution de la force musculaire ;
Une sensation de malaise ;
Des troubles de la marche ou de l'élocution ;
Des convulsions.
Consultez un médecin dans la journée :
Si les maux de tête s'accompagnent d'autres symptômes comme, par exemple :
Des troubles de la vision ;
Des tremblements ;
Une agitation importante ;
Si la personne a des antécédents d'hypertension artérielle.
Consultez un médecin dans les jours qui viennent :
Si les maux de tête durent plus longtemps que d'habitude ;
Si des maux de tête habituels changent brusquement de nature et d'intensité ;
Si les céphalées ne régressent pas après 48 heures d'automédication.

  • Comment soulager les maux de tête ?
Les médicaments contre la douleur sont habituellement efficaces pour soigner le mal de tête. Mais leur consommation abusive ou prolongée peut transformer des maux de tête intermittents en un état permanent (les « céphalées par abus d’antalgiques »).

  • Comment soulager la migraine ?
Allongez-vous dans une pièce calme et sombre.
Essayez de dormir.
Appliquez une compresse froide sur la nuque.
Prenez un bain chaud.
Chez un enfant migraineux, lorsque la crise survient, le sommeil reste le meilleur traitement. Un environnement très calme et un léger massage relaxant peuvent suffire à endormir le bébé. Il faut penser à le nourrir s’il a faim.

  • Le traitement de la crise de migraine
Le traitement de la crise de migraine repose sur la prise d’antalgiques : AINS (par exemple, l’ibuprofène), paracétamol, aspirine seule ou associée à un antinauséeux), voire d’un médicament de la famille des triptans. Le traitement de la crise doit être pris de façon précoce.

  • Le traitement de fond de la migraine
En fonction de la fréquence et de l’intensité des crises, le médecin peut être amené à prescrire un traitement de fond à prendre quotidiennement. Ce traitement vise à permettre de diminuer la fréquence ou l’intensité des crises de migraine, sans les faire disparaître totalement.



Source : Vidal

Infos santé-Sciatique aiguë



Sciatique aiguë

Il n’existe guère de « petites » sciatiques. Vous aurez tendance à dire facilement que la vôtre est insupportable. Mais la sciatique aiguë, dite « hyperalgique », c’est autre chose, à placer sans hésiter sur le podium des douleurs ultimes. Ceux qui l’expérimentent supplient fréquemment qu’on les opère en urgence et en voudront terriblement au médecin qui ne leur a pas donné un morphinique d’emblée. Même les chirurgiens les moins « interventionnistes » sont impressionnés par l’aspect congestionné du nerf dans la sciatique aiguë et acceptent facilement de l’opérer.

Pourtant la sciatique aiguë est presque toujours de cause bénigne et de guérison spontanée en 1 à 3 semaines sans intervention. Paradoxalement ces formes impressionnantes sont moins chirurgicales que les sciatiques modérées et traînantes sur plusieurs mois, sans évolution favorable parce qu’il n’existe guère d’inflammation pour modifier l’anatomie locale. 


La cause de la quasi-totalité des sciatiques hyperalgiques de début brutal est une variété particulière de hernie discale : C’est un fragment qui perfore non seulement l’anneau discal, mais aussi le ligament vertébral postérieur, qui tapisse la colonne des vertèbres et des disques à l’arrière. Au lieu de rester « coincée » sous ce ligament, elle jaillit dans l’espace épidural, le canal qui passe au milieu des vertèbres, vient comprimer la racine du sciatique qui sort à cet endroit. La hernie est dite « exclue ». Mais, contrairement à une idée répandue, ce n’est pas tant la pression de la hernie qui irrite le sciatique, que l’inflammation qui se forme rapidement autour de la hernie. Celle-ci n’est pas à sa place; elle est traitée comme un « corps étranger ». L’inflammation est le processus qui va tenter de la détruire. Or, dans l’espace épidural, il est très efficace : de nombreux vaisseaux sanguins sont présents. Une multitude de cellules de l’inflammation présentes dans le sang arrivent très vite autour de la hernie. La réaction est spectaculaire : on parle de pannus, un tissu dense et agressif qui entoure et détruit prestement l’indésirable. On vérifie souvent sur des scanners successifs que des hernies volumineuses disparaissent en quelques semaines.

Malheureusement le nerf, lui, qui n’a rien d’un indésirable, déguste méchamment au voisinage rapproché d’un tel pannus. Les enzymes concentrées l’agressent. Il ressemble à une tomate bien mûre… et transmet sa mauvaise humeur à son propriétaire. L’intensité de la douleur peut être effectivement une indication opératoire urgente, mais la véritable indication du degré de souffrance du nerf sont les signes dits « neurologiques » et en particulier l’apparition d’une paralysie : Si vous avez du mal à abaisser ou relever le pied, indépendamment du fait que ce soit douloureux, c’est un signe cette fois de compression du nerf qu’il faut théoriquement lever rapidement.

Pourquoi théoriquement ? En pratique il faudrait intervenir dans les 4 heures qui suivent l’installation d’une paralysie pour que la récupération soit rapide. Plus tard, les études ne démontrent pas de meilleure récupération finale du nerf par rapport aux sciatiques non opérées.

Les étapes initiales pour vous aider à supporter une sciatique aiguë :
  • Savoir que la cause n’est pas dangereuse et que c’est la proximité de ce nerf gros et ultrasensible qui fait l’intensité du handicap -> moins de stress.
  • Ne faites pas le fier : réclamez des doses suffisantes de morphine. Une personne résistante peut supporter une sciatique aiguë quelques heures, pas quelques semaines.
  • Comprenez bien que votre jambe n’a rien ! Dans une telle situation, il est difficile de réfléchir. On n’ose plus bouger. En fait le déplacement de la jambe est pénible parce que l’on prend appui sur les lombaires. Tout mouvement doit commencer, quand on a une sciatique aiguë, par une contraction intense et volontaire de la ceinture abdominale, les muscles qui verrouillent la vraie zone lésée, c’est-à-dire les dernières vertèbres lombaires.
  • La position couchée n’est pas toujours plus confortable que les autres mais c’est la moins agressive : elle enlève le poids du tronc sur le disque. Malheureusement elle ne fait pas reculer la hernie. Il faut tenter globalement de se mettre en traction, en tirant les fesses vers le bas, et tâtonner pour trouver quelles inflexions latérales, de rotation, et de cambrure, semblent diminuer légèrement la douleur. Calez-vous avec des petits coussins.
  • Si vous n’avez pas encore reçu votre morphine, glacez le trajet sciatique (poches de glace, cryopacks); laissez en place 1 à 2 minutes jusqu’à engourdissement, enlevez, remettez quand l’effet se dissipe.
  • Après avoir reçu une dose suffisante de morphine, c’est le moment de vérifier que vous n’avez pas de paralysie du pied, sans que la douleur soit en cause
  • La douleur sciatique est modifiée par la morphine, mais la sensation reste là. Vous devez sentir sa diminution nette en l’espace d’une semaine.
  • Les radios sont peu utiles. Le scanner ou l’IRM ne sont pas nécessaires sauf si la chirurgie est envisagée, ou si le médecin a des arguments pour penser qu’il ne s’agit pas d’une hernie discale.

Source Rhumatopratique.com

Infos santé-Acné



Acné

  • Qu'est-ce que l'acné ?
L’acné est une maladie de peau typique de l’adolescence, qui se traduit par une peau grasse et l’apparition de boutons siégeant principalement sur le visage, le haut du dos et le torse. Outre les cicatrices et les marques plus colorées sur la peau, les complications de l'acné sont surtout d'ordre psychologique. La souffrance psychologique est un motif suffisant pour mettre en œuvre un traitement médicamenteux contre l'acné, même si objectivement l'acné est mineure.
À un degré plus ou moins intense, l’acné touche de plus de 70 % des adolescents, en particulier les garçons. Les femmes adultes peuvent également être touchées par l’acné, notamment quelques jours avant les règles, lors du démarrage d’une contraception hormonale (pilule), pendant la grossesse ou au moment de la ménopause. Enfin, certains médicaments peuvent induire de l'acné (notamment les hormones sexuelles, les dérivés de la cortisone, les médicaments destinés à diminuer l'action du système immunitaire, etc.)

  • Quelles sont les causes de l'acné ?
L’acné n’est pas une maladie infectieuse, même si elle peut provoquer l’apparition de boutons infectés (pustules). L’acné résulte de la combinaison de trois facteurs.
L'hypersécrétion de sébum
Le sébum est une substance grasse produite par les glandes sébacées, qui sont situées dans les follicules pileux, les petits sacs enfouis dans la peau qui fabriquent les poils et les cheveux. Le sébum protège la peau du dessèchement. Dans l’acné, sous l’action des hormones sexuelles, la quantité de sébum fabriquée est anormalement élevée.
La rétention séborrhéique
Dans l’acné, les parois du canal qui relie chaque follicule pileux à la surface de la peau ont tendance à s’épaissir, bloquant ainsi partiellement la diffusion du sébum hors du follicule. La rétention séborrhéique est responsable de la formation de comédons (« points noirs » ou boutons blancs).
L'inflammation des follicules
L’acné peut conduire à l’inflammation d’un follicule, liée à la fois aux dommages occasionnés au follicule par le sébum en excès et à la prolifération d’un micro-organisme appelé Propionobacterium acnes, une bactérie naturellement présente dans les follicules et qui se nourrit de sébum.


  • Comment diagnostique-t-on l'acné ?
Le diagnostic se fait au vu des lésions et des caractéristiques du patient (âge, sexe, prise de contraceptifs ou autres médicaments, etc.). Selon les lésions observées et leur étendue, le médecin définit la sévérité de l’acné : mineure, modérée ou sévère. L’acné sévère est caractérisée par la présence de nodules et de kystes dans les couches profondes de la peau, qui augmentent le risque de cicatrice durable.
  • Les mesures d'hygiène en cas d'acné
En aucun cas il ne faut gratter ou presser les boutons, ce qui augmenterait le risque de cicatrices irréversibles.
Pour vous laver, choisissez un gel ou un pain dit « sans savon », qui dessèche moins la peau. Puis hydratez abondamment votre peau, même si elle a tendance à être grasse.
Maquillez-vous le moins possible. Évitez les cosmétiques gras et le fond de teint. Préférez les produits dits « non comédogènes ».
Les hommes devront limiter le rasage aux occasions où cela est indispensable. Pour ceux qui préfèrent le rasage mécanique, il vaut mieux utiliser des rasoirs jetables changés à chaque rasage.
Attention au soleil ! Si les lésions semblent s’améliorer dans un premier temps, le soleil peut déclencher des poussées d’acné dans les semaines qui suivent l’exposition. De plus, les rayons ultraviolets provoquent une pigmentation foncée des cicatrices, qui ne disparaît pas une fois le bronzage disparu. Il faut être d’autant plus vigilant que le soleil augmente l’irritation de la peau provoquée par de nombreux produits utilisés pour traiter l’acné. Si vous devez vous exposer au soleil, protégez-vous avec une crème protection totale (FPS 30 et plus) hydratante.

  • Comment soigne-t-on l'acné ?
Même modérée, l’acné peut avoir des répercussions psychologiques importantes. Il ne faut pas hésiter à consulter un médecin qui pourra prescrire un traitement adapté. Certains médicaments doivent être appliqués sur la peau (traitements locaux), d’autres doivent être pris par la bouche (voie orale). Le but du traitement est d’abord une diminution ou une disparition des lésions (« traitement d’attaque »). Il vise ensuite à prévenir l’apparition de nouvelles lésions (« traitement d’entretien »). Le traitement devra être poursuivi plusieurs mois, voire une année.
Chez les jeunes filles qui souffrent d’acné, le choix d’une pilule doit être adapté. En effet, de nombreuses pilules peuvent aggraver l’acné (du fait de leur composition en hormones sexuelles).


Source : Vidal

Infos santé-S’asseoir en tailleur pour prévenir les douleurs lombaires


S’asseoir en tailleur pour prévenir les douleurs lombaires

Les causes de douleur lombaire sont très variées. Cependant, il existe certains exercices généraux très efficaces pour diminuer la douleur lombaire, malgré les causes différentes. Ces exercices sont également très efficaces pour prévenir l’apparition de douleur ou la récidive. Nul besoin d’appareillage sophistiqué et dispendieux pour enrayer vos douleurs. Ces exercices sont à la portée de tous mais simplement méconnus !

L’un d’entre eux est simplement de s’asseoir en indien les pieds collés et de laisser descendre les genoux vers le plancher. Cet exercice favorise la rotation externe de la hanche, assure une bonne souplesse des muscles fessiers de la hanche et ouvre l’articulation sacro-iliaque. Il est surprenant de constater que les gens qui ont une bonne souplesse en rotation externe de la hanche n’éprouvent pratiquement jamais de douleur lombaire. Ce n’est pas par hasard que cet exercice fait souvent parti des routines de yoga ! Par contre, les gens qui sont raides en rotation externe de la hanche, et par conséquent qui ont beaucoup de difficulté à faire cet exercice, éprouvent souvent des douleurs lombaires.

La région lombaire fait parti des courbures secondaires, c’est-à-dire qu’elle n’est pas présente à la naissance. Elle se développera plus tard lorsque l’enfant commence à s’asseoir. Par conséquent, cette courbure va compenser pour les blocages et les points de ralentissement ailleurs dans le corps. Donc, il est fréquent que les gens éprouvent une douleur lombaire mais la majorité du temps, la cause est ailleurs. Comme les professionnels de la santé sont formés à traiter les symptômes, les traitements viseront souvent la région lombaire mais si l’on ne traite pas la cause, les résultats seront peu satisfaisants ou la condition récidivera continuellement. C’est exactement ce que nous observons lorsqu’on regarde le système de santé. Ce sont souvent les mêmes gens qui consultent régulièrement pour trouver une solution à leur problème qui persiste.

Une des causes fréquentes des douleurs lombaires est une rigidité de l’articulation sacro-iliaque ainsi qu’une raideur en rotation de la hanche. Ces deux articulations sont directement reliées à la région lombaire par différents ligaments, muscles et membranes. Donc, la mobilité de ces deux articulations est essentielle à retrouver avant même de s’acharner sur la région lombaire. C’est pourquoi l’exercice que je vous ai décrit représente un exercice de choix pour pallier aux douleurs lombaires. Pas surprenant que la majorité des peuples asiatiques ont pris l’habitude de s’asseoir en indien sur une base régulière. Pourquoi ne ferions-nous pas de même en écoutant la télévision au lieu d’être complètement écrasés dans notre fauteuil ?

Cet exercice peut être pratiqué plusieurs fois par jour. Tenez la position au moins 30 secondes et répétez 5 fois de suite. Peu importe votre souplesse, respectez les limites de votre corps en acceptant seulement un étirement léger. Il est inutile d’entrer dans la douleur car le tissu musculaire ne relâchera pas. Normalement, vous devriez observer une nette amélioration de votre condition après 8 semaines d’étirement. Si ce n’est pas votre cas, il est alors souhaitable de consulter un professionnel de la santé car il se peut que vous nécessitiez un ajustement manuel du bassin.

Source Sébastien Plante, ostéopathe

Infos santé-Mal de ventre chez l’enfant


Mal de ventre chez l’enfant

          Quels sont les symptômes du mal de ventre chez l'enfant ?
Les maux de ventre se manifestent par des douleurs plus ou moins violentes, qui peuvent être aiguës (de courte durée) ou chroniques (de longue durée ou répétées). Lors de douleurs aiguës chez un nourrisson, celui-ci pousse des cris inhabituellement stridents et il est difficile à calmer. Ces maux peuvent s’accompagner de divers phénomènes : gaz, ballonnements, vomissements, diarrhée, par exemple.

          Quelles sont les causes du mal de ventre chez l'enfant ?
Presque toutes les maladies qui ont leur siège entre le cou et les organes génitaux peuvent provoquer des maux de ventre ! Digestion difficile, gastro-entérite, coliques du nourrisson, appendicite, péritonite, inflammation du pancréas ou du foie, hépatite, constipation, infections urinaires, calculs, parasites intestinaux, intolérance alimentaire (par exemple, la maladie cœliaque ou intolérance au gluten), allergie alimentaire (par exemple, l’allergie au lait de vache), etc.
Pour cette raison, les parents se sentent souvent désemparés face à ce type de douleur. Selon les caractéristiques des douleurs et des symptômes associés, il est parfois nécessaire pour le médecin de recourir à des examens complémentaires pour établir un diagnostic. Certains enfants qui ont les intestins particulièrement sensibles souffrent régulièrement de maux de ventre ou de diarrhées. La dimension psychologique de ce type de maux de ventre n’est pas à négliger : ce sont les douleurs qui apparaissent au moment de partir à l’école ou lorsque l’enfant est particulièrement anxieux.

          Que faire quand un enfant a mal au ventre ?
  • En cas de maux de ventre aigus, évitez de donner à manger à votre enfant pendant quelques heures. Faites-lui boire des boissons chaudes comme des tisanes, sauf si les symptômes évoquent une crise d’appendicite aiguë.
  • Une bouillotte tiède posée sur son ventre peut soulager la douleur.
  • En cas de douleur intense et soudaine, consultez le plus rapidement possible. En attendant, donnez-lui du paracétamol pour le soulager.
  • Si votre enfant est sujet aux maux de ventre à répétition sans gravité, demandez à votre médecin de vous recommander un médicament disponible sans ordonnance (antispasmodique, pansement intestinal ou charbon activé par exemple).
          Est-ce une appendicite ?
  • Les signes évocateurs d’une appendicite aiguë sont :
  • une douleur située en bas et à droite du ventre qui devient de plus en plus intense et reste assez localisée ;
  • des nausées et des vomissements ;
  • une pâleur ;
  • parfois une fréquente envie d’uriner.
  • Lorsque ces symptômes se manifestent, il faut consulter le plus rapidement possible et éviter de lui donner quoi que ce soit à boire ou à manger. Si une intervention chirurgicale doit être effectuée en urgence, il est important que l’enfant ait l’estomac vide.
          Quand faut-il consulter un médecin en cas de mal de ventre chez un enfant ?
  • Appelez votre médecin traitant immédiatement, ou rendez-vous au service d’urgence le plus proche :
  • si les douleurs sont brutales comme un coup de poignard, ou augmentent rapidement.
  • si elles font suite à un traumatisme récent (chute, coup, accident, etc.).
  • si votre enfant ne parvient pas à aller la selle, à émettre des gaz ou à uriner.
  • en cas de fièvre, surtout si elle est modérée (de 38°C à 38,5°C), de difficultés à respirer, de vomissements, de diarrhée abondante ou de sang dans les urines ou les selles.
  • si l'enfant est très pâle ou a des sueurs froides.
  • Consultez un médecin dans les jours qui viennent :
  • si en l'absence de traitement les maux de ventre se prolongent au-delà de 24 heures.
  • si le traitement conseillé par votre médecin ne les fait pas disparaître.
          Que fait le médecin quand un enfant a mal au ventre ?
Le médecin va déterminer la cause des maux de ventre et prescrire un traitement adapté. Au besoin, il procédera à des examens complémentaires : analyse de sang et d’urine, radiographie ou échographie de l’abdomen, endoscopie intestinale, etc. Si les maux de ventre sont anodins ou causés par l’anxiété, il peut prescrire des médicaments antispasmodiques pour soulager la douleur.

          Comment soigner un mal de ventre chez un enfant ?
Les maux de ventre dus à des spasmes douloureux peuvent être soulagés par des médicaments antispasmodiques qui luttent contre les contractions douloureuses de l’intestin. Les médicaments contenant du charbon ou des pansements digestifs luttent contre la production de gaz intestinaux à l'origine de ballonnements parfois douloureux.


Source : Vidal

Infos santé-Gastro-entérite chez l’adulte



Gastro-entérite chez l’adulte

  • Quels sont les symptômes de la diarrhée ?
La diarrhée se manifeste par des selles liquides plus de trois fois par jour, parfois mêlées de sang ou de glaires, et peut aller de pair avec des crampes, de la fièvre et une faiblesse générale. Les selles peuvent être vertes ou noires (présence de sang digéré). Elle survient d’ordinaire brusquement et prend fin spontanément au bout de deux ou trois jours. Dans certains cas, la diarrhée est chronique et s’installe pendant des semaines, voire des mois.
Une diarrhée abondante peut provoquer rapidement une déshydratation, surtout chez les enfants et les personnes âgées. Lorsque la diarrhée est chronique, elle peut provoquer une dénutrition, les éléments nutritifs n’ayant pas le temps d’être absorbés par les intestins : selon les cas, on peut observer un amaigrissement, une faiblesse générale, la sécheresse des cheveux, des ongles et de la peau, ainsi qu’une rétention d’eau.

  • Quelles sont les causes de la diarrhée ?
La diarrhée aiguë est fréquemment due à une infection des intestins par des virus (comme la gastro-entérite virale). La plupart des infections causant des diarrhées se révèlent anodines. En voyage, le changement de type d’alimentation (notamment les épices) peut également être à l’origine de diarrhées, ainsi que le stress du voyage sur le corps (décalage horaire, etc.) ou sur le psychisme (anxiété, notamment chez les néophytes). De plus, certains médicaments, ainsi que les intolérances alimentaires (et plus rarement, les allergies alimentaires) peuvent provoquer une diarrhée.
Lors de la pratique d’un sport, il arrive quelquefois que le sang, irriguant en priorité les muscles, ne permette pas aux intestins d’absorber correctement l’eau des aliments digérés. Les selles sont alors molles, voire liquides.
La diarrhée est plus rarement la conséquence d’une inflammation chronique de l’intestin, de troubles hormonaux, d’une incapacité de l’intestin à absorber certaines substances ou d’un transit trop actif.

  • Que faire quand on a la diarrhée ?
Buvez beaucoup de liquides légèrement salés et sucrés (une demi-cuillerée à café de sel et quatre de sucre pour un litre d’eau) pour compenser les pertes et prévenir une déshydratation. Buvez du thé sucré, du bouillon, des jus de fruits ou certains sodas (colas).
Pendant la phase aiguë de la diarrhée, ménagez vos intestins et adoptez un régime anti-diarrhée : biscottes, soupes, riz, compotes, bananes, etc. Il faut manger car le corps a besoin de compenser les pertes.
Ne prolongez pas la prise de médicaments qui ralentissent ou diminuent l’activité de l’intestin, erreur souvent commise au cours d’un voyage. Vous risqueriez d’être très constipé.

  • Quand faut-il consulter un médecin en cas de diarrhée ?
Consultez un médecin dans la journée :
Si la diarrhée s'accompagne d'une forte fièvre, de vomissements intenses, de maux de tête ou de confusion des idées.
Si les selles contiennent du sang, du pus ou des glaires.
Consultez un médecin dans les jours qui viennent :
Si la diarrhée récidive et s'accompagne d'un amaigrissement ou de douleurs au ventre.
Si diarrhée et constipation alternent.
Si la diarrhée s'est déclarée en même temps que la prise d'un nouveau traitement.
Si les mesures prises contre la diarrhée restent sans effets au-delà de 48 heures.
Si la diarrhée s'est déclarée au retour d'un pays tropical.

  • Comment prévenir la diarrhée ?
Respectez les règles d’hygiène de base : se laver les mains plusieurs fois par jour, avant de préparer un repas, avant de passer à table et après être allé aux toilettes ; nettoyer régulièrement les lieux de stockage des aliments.
Dans un pays où le niveau d’hygiène est faible : prenez garde à ce que vous mangez et buvez. En particulier, il faut être vigilant sur le lavage des mains, l’eau de boisson (encapsulée ou traitée), les plats crus, froids ou réchauffés qu’il est préférable d’éviter, ainsi que le lavage et l’épluchage systématique des fruits et légumes. Gardez à l’esprit la règle « Faites-le cuire, faites-le bouillir, épluchez-le ou… évitez-le ! »

  • Comment soigner la diarrhée chez l'adulte ?
En cas de diarrhée, la réhydratation par voie orale est primordiale. Les sachets de soluté de réhydratation sont disponibles en pharmacie, même dans les pays tropicaux.
Parfois, il est nécessaire de prescrire un traitement antibiotique. Il existe plusieurs catégories d’antidiarrhéiques pour adultes : ralentisseurs du transit intestinal (ex : lopéramide), antisécrétoires intestinaux (ex : racécadotril).
En l’absence de la démonstration réelle de l’efficacité des antiseptiques intestinaux, il est difficile de les recommander. Par ailleurs il existe des traitements d’appoint : antidiarrhéiques dits d’origine microbienne qui visent à restaurer la flore intestinale, argile ou charbon, ou encore certains médicaments à base de plantes.


Source : Vidal