jeudi 28 septembre 2017

Recettes: Périgord-Millas


Millas

Préparation : 15 mn
Cuisson : 40 mn

Pour 6 personnes
6 oeufs
Quelques amandes amères
50 cl de lait
6 cuillerées à soupe de farine
4 morceaux de sucre

1. Cassez les œufs et séparez les blancs des jaunes. 
2. Pilez les amandes. Versez le lait dans une casserole, ajoutez les amandes et portez à la limite de l’ébullition. Retirez du feu, couvrez et laissez infuser pendant 30 minutes.
3. Mélangez les jaunes d’œufs et la farine dans une terrine. Versez le lait sur le mélange précédent en remuant sans cesse avec une cuiller en bois pour éviter les grumeaux.
4. Battez les blancs en neige ferme et incorporez-les à la crème. Préparez un caramel pas trop foncé avec les morceaux de sucre et 2 cuillerées à soupe d’eau. 

5. Caramélisez un moule à hauts bords et versez la crème dedans.
6. Placez le moule dans un plat creux, remplissez celui-ci d’eau à mi-hauteur et faites cuire au bain-marie pendant 40 à 45 minutes.


Le millas est une sorte de crème prise aux œufs et parfumée à l’amande, à ne pas confondre avec la millasse, faite d’un fond de tarte recouvert de flan à la vanille.
Pour parfumé le lait, on utilise parfois une feuille de laurier-cerise ou bien des grains d’anis.


On confond souvent le millas avec d’autres entremets, à la base de farine de maïs et de pulpe de potirons, parfumés à la vanille, appelés millassous.



Recettes Périgord-Omelette aux cèpes


Omelette aux cèpes

Préparation : 12 mn
Cuisson : 35 mn
Pour 4 personnes
8 œufs
500 g de cèpes pas trop gros
Graisse d’oie
Ail
Persil
Sel et poivre du moulin
1. Parez les champignons en éliminant les parties terreuses. Lavez-les rapidement et essuyez-les. Pelez éventuellement les queues et hachez-les. Coupez les têtes en morceaux.
2. Faites chauffer 1 cuillerée à soupe de graisse dans une poêle et ajoutez les cèpes. Laissez-les colorer en les faisant sauter, puis baissez le feu, couvrez et laissez cuire doucement pendant 15 minutes environ.
3. Pendant ce temps, hachez 1 gousse d’ail pelée et la valeur d’une cuillerée à soupe de persil. Mélangez et ajoutez cette persillade aux cèpes. Continuez à faire cuire doucement pendant 10 minutes.
4. Cassez les œufs, salez et poivrez. Battez-les vivement en omelette. Prélevez les cèpes avec une écumoire et ajoutez-les aux œufs. Battez encore.
5. Remettez un peu de graisse dans la poêle et versez-y le mélange œufs-cèpes. Faites chauffer sur feu vif en brouillant le mélange avec une fourchette pour saisir l’omelette. Poursuivez la cuisson quelques minutes.
6. Repliez l’omelette au moment de la servir sur un plat chaud.

Grand classique de la cuisine périgourdine, l’omelette aux cèpes est un régal à elle seule.

La cuisson des cèpes ne doit pas être trop rapide, sinon ils ne sont pas digestes. L’omelette aux girolles se confectionne selon le même principe.


samedi 23 septembre 2017

jeudi 21 septembre 2017

Recettes Légumes-Salade de courge spaghetti



Salade de courge spaghetti

Préparation : 20 mn
Cuisson : 1 heure
Pour 4 personnes
1 courge spaghetti de 2 kg
8 filets d’anchois à l’huile
Quelques pluches de persil
Pour la vinaigrette
2 échalotes
2 cuillerées à soupe de vinaigre de xérès
1 cuillerée à café de moutarde
4 cuillerées à soupe d’huile d’olive
2 cuillerées à soupe de persil ciselé
Sel et poivre du moulin
1. Mettez la courge entière dans un faitout. Couvrez-la largement d’eau froide, puis portez à frémissements sur feu moyen. Laissez frémir 1 heure, sans retourner la courge : elle flotte et se retourne seule pendant la cuisson.
2. Egouttez la courge. Coupez-la en deux. Supprimez les graines et les fibres du centre, puis prélevez la pulpe à la fourchette : elle forme naturellement les spaghettis végétaux. Mettez-les dans un saladier et laissez-les refroidir.
3. Pendant ce temps, égouttez les filets d’anchois, puis coupez-les en petits morceaux.
4. Préparez la vinaigrette : épluchez et émincez les échalotes. Dans une jatte, mélangez le vinaigre avec la moutarde, du sel et du poivre, puis émulsionnez avec l’huile. Incorporez les échalotes et le persil ciselé.
5. Versez la vinaigrette sur les spaghettis végétaux refroidis. Ajoutez les anchois. Mélangez bien, puis rectifiez l’assaisonnement. Garnissez des pluches de persil et servez à température ambiante.

Conseil
Vous pouvez utiliser des filets d’anchois conservés au sel. Dans ce cas, rincez-les soigneusement et épongez-les dans du papier absorbant avant de les couper en morceaux. Même rincés, ils restent plus salés que les anchois à l’huile : tenez-en compte en assaisonnant la vinaigrette.

Après cuisson, la chair de cette courge étonnante se détache en fins filaments, semblables à des spaghettis. Pour amuser vos convives avant qu’ils ne se régalent, laissez-leur deviner la provenance de ces appétissants spaghettis végétaux…
La courge spaghetti : les courges sauvages, originaires d’Amérique centrale, et consommées par les Indiens depuis la nuit des temps, ont donné naissance à une grande famille dont les nombreuses variétés ont aujourd’hui conquis le monde entier. Parmi elles : La courge spaghetti possède la particularité de voir sa chair se diviser, après la cuisson, en délicieux filaments, étonnement semblables à ces fameuses pâtes.


mardi 19 septembre 2017

dimanche 17 septembre 2017

Dessins de presse


Dessins de presse

samedi 16 septembre 2017

vendredi 15 septembre 2017

Recettes Alsaciennes-Mendiant aux cerises noires (Bettelmann)



Mendiant aux cerises noires (Bettelmann)

Préparation : 15 mn
Cuisson : 60 mn
Pour 8 personnes
1 kg de cerises noires non dénoyautées
6 petits pains au lait rassis (ou de la brioche)
4 œufs
100 g d’amandes en poudre
3 cuillerées à soupe de chapelure
3 cuillerées à soupe de sucre
½ cuillerée à café de cannelle
50 g de beurre
150 g de sucre
50 cl de lait
1 sachet de sucre vanillé
1 cuillerée à café de cannelle
1. Préchauffez le four à 210 °C (th. 7). Faites chauffer le lait.
2. Emiettez les petits pains dans une jatte et arrosez avec le lait bouillant. Laissez gonfler et malaxez en pâte.
3. Ajoutez les sucres, les œufs, la poudre d’amande et la cannelle. Puis, incorporez les cerises non dénoyautées.
4. Versez cette préparation dans un plat creux (en terre de préférence). Parsemez de petits morceaux de beurre et saupoudrez du mélange à base de chapelure.
5. Faites cuire pendant 1 heure au four. Dégustez tiède ou froid.
Autrefois ces « bettelmann » se faisaient cuire dans le four à pain de la ferme.

Infos nutrition
Par portion environ :
803 kcal
Protides : 24 g
Lipides : 31 g
Glucides : 107 g

jeudi 14 septembre 2017

Dessins de presse


Dessins de presse

Billets-Une crise majeure se prépare en France


Une crise majeure se prépare en France

Emmanuel Macron a commencé à chuter dans les sondages. Ce n’est, je pense, qu’un début. Comme je l’ai écrit depuis que sa candidature a émergé, Emmanuel Macron est essentiellement un produit préfabriqué, vendu par les grands médias.
C’est un Président vide et inconsistant, dont le vide et l’inconsistance sont dissimulés derrière une arrogance autoritaire et quelques coups d’éclat dont l’effet retombe rapidement.
C’est un homme qui a été élu par défaut, parce que le candidat de la droite modérée s’est démoli lui-même et a été démoli, et parce que la droite modérée était devenue inconsistante, ce qui explique sa décomposition actuelle.
C’est un homme qui s’est fait élire par la diabolisation de Marine Le Pen.
C’est un homme dont les discours étaient emplis de phrases creuses et contenaient de rares promesses, déjà trahies pour la plupart.
C’est un homme qui, lorsqu’il se laisse aller et livre le fond de sa faible pensée, peut dire des phrases monstrueuses – que des phrases plus nobles, écrites par quelqu’un d’autre pour qu’il les lise, ne parviennent pas a effacer.
C’est un homme qui ne dit strictement rien sur les problèmes les plus graves que connaît le pays.
C’est un homme qui, dès lors, se trouve à la merci de grèves, d’émeutes, d’attentats.
C’est un homme qui s’est acquis la défiance et le mépris de l’armée, et en qui la police n’a aucune confiance.
C’est un homme qui a fait entrer dans son gouvernement des idéologues, tels que Nicolas Hulot, et qui a placé à l’Assemblée des gens sans la moindre consistance, afin qu’ils votent ce qu’on leur demande de voter, sans avoir compris quoi que ce soit au texte discuté.
Si grèves, émeutes ou attentats se produisent, les conséquences pourraient être très lourdes.
Or, dans un pays où sont présents chômage, pauvreté, zones de non-droit, migrants incontrôlés, islamistes revenus de l’État Islamique désormais détruit, grèves, émeutes et attentats sont de l’ordre du probable.
Si des conséquences très lour­des se profilent et s’il devient visible que le chef de l’exécutif a dépassé de beaucoup son seuil de compétence, des élections anticipées peuvent avoir lieu et une alternance se produire.
La France est dans une situation où aucune alternance n’est véritablement envisageable, vu l’état de la droite et celui du Front National.
Quand aucune alternance n’est possible et qu’il faudrait une alternance quand même, il reste le chaos et la déliquescence.
Je crains que chaos et déliquescence se profilent.
Je dois dire que cette crainte m’habite depuis plusieurs années.
J’ai expliqué dans un petit livre intitulé « Voici revenu le temps des imposteurs » qu’un travail de sape de longue haleine avait été mené par la gauche, qui avait pris le contrôle des médias, de l’éducation, de la culture, de l’édition, et par un effet d’entraînement de tous les appareils politiques.
J’ai expliqué que le but recherché était celui qui avait été défini par un communiste italien des années 1930, Antonio Gramsci, et que ce but avait été nommé par Antonio Gramsci « hégémonie »: l’hégémonie, disait-il, implique la prise de contrôle susdite, avec pour but que tous les débats, toutes les idées énoncées se situent sur le terrain tenu par la gauche et que toute idée différente soit éliminée.
En tant que communiste, Antonio Gramsci voulait la destruction des sociétés capitalistes démocratiques occidentales, de façon à ce que, dans les décombres, puisse advenir la société radicalement différente rêvée par les communistes.
Je disais dans « Voici revenu le temps des imposteurs » que la France était pratiquement dans une situation d’hégémonie culturelle de la gauche. Je le pense plus que jamais.
J’ajoutais que la destruction était en cours, car – et j’insistais alors sur ce point – l’hégémonie aboutit à l’anéantissement des repères qui permettent à une société de fonctionner.
Cet anéantissement des repères conduit à l’anomie.
Je pensais que l’anomie en France était proche. Je le pense plus que jamais, et je l’écris sans joie.
Je pense plus que jamais qu’Emmanuel Macron a été élu parce que la France s’approche de l’anomie.
Il sera le Président de l’anomie et je crois qu’une crise majeure se prépare en France. Elle a même sans doute déjà commencé.
Source : les4verites.com
Par Guy Millière

vendredi 8 septembre 2017

Dessins de presse


Dessins de presse

mercredi 6 septembre 2017

Billets-Un éclairage de vélo salvateur


Un éclairage de vélo salvateur

Difficile pour un cycliste d’être vu la nuit, même avec un éclairage conventionnel. “Un problème qui devrait être résolu avec la Blaze Laserlight”, affirme le magazine Fast Company. Ce système d’éclairage “projette l’image d’un vélo quelques mètres devant la roue avant du cycliste, avertissant les autres utilisateurs de la route de l’arrivée d’un deux-roues.” D’après le mensuel, “les voitures ont tendance à laisser plus d’espace aux cyclistes grâce à cet éclairage, ne se rabattant qu’après avoir dépassé l’hologramme”.

Le concept a été mis au point dès 2011 par Emily Brooke, une jeune designer britannique, qui était alors encore à l’université. Trois ans plus tard, une campagne de financement participatif en ligne lui a permis de récolter plus de 800 000 dollars (580 000 euros) pour mener son projet à terme. Rouler derrière cet hologramme salvateur va tout de même coûter près de 150 euros.


 Dessin de falco, Cuba.

mardi 5 septembre 2017

Billets-L’indécence de Macron


L’indécence de Macron

Monsieur Macron, en visite dans un bureau de la Poste de Montreuil ce lundi 6 juin, a essuyé des œufs, que l’on espère point pourris, et a dû se réfugier dans le dit bureau de poste d’où il a dénoncé les « agitateurs professionnels » responsables de cette atteinte à son auguste personne. Et certes, il faut l’avouer, un œuf avait atterri sur sa chevelure : petit désordre et immense indécence. Ou, plus précisément, un immense double indécence.

Indécence de comportement
La première, la plus évidente, tient aux réactions de l’individu. Oh, assurément, on comprend que cela ne soit pas agréable. Mais, somme toute, cela est moins grave que de perdre un œil dans une manifestation, ce qui est arrivé à deux lycéens lors de confrontations avec la police dans le cadre du mouvement contre la loi El Khomri. C’est aussi moins grave que les blessures infligées par les grenades dites « de désencerclement » utilisées par la police, et dont certaines ont été délibérément lancées à hauteur de tête ou de visage alors que le règlement stipule qu’elles doivent être uniquement lancées dans les jambes. C’est enfin moins grave que les blessures infligées à des journalistes couvrant ces manifestations, dont l’un est toujours dans le coma. Indécence donc d’un Ministre qui ose se plaindre, et il faut voir en quels termes, alors que les manifestations font parties des « risques du métier » pour tout membre du gouvernement. Oublie-t-il que le gouvernement auquel il appartient a usé de l’article 49.3 pour faire passer, en première lecture cette loi qui rassemble aujourd’hui contre elle une majorité de français, ce qui est d’une autre violence, bien supérieure, que l’œuf qui a atterri sur son crâne ? Oublie-t-il qu’en tant que membre de ce même gouvernement, il est solidaire de son Premier-ministre dans la décision d’user de l’article 49.3 ? Visiblement Monsieur Macron ne connaît pas le droit constitutionnel ni la commune décence en cette affaire.

Indécence d’attitude
Mais il y a une autre indécence. La visite du sieur Macron venait alors que la Poste se préparait à sortir un timbre commémorant les 80 ans du Front Populaire. Or, le sieur Macron représente dans sa politique comme dans ses idées, l’exact opposé de ce qu’a pu représenter le front populaire. Non qu’on lui conteste le droit d’avoir ses idées, même si elles sont nocives et mauvaises. Mais la commune décence, oui cette « common decency » dont parlait George Orwell – et que plusieurs philosophes ont exhumée – aurait dû lui faire comprendre que sa venue ne pouvait manquer de provoquer des protestations. Et parmi les formes de protestation qui sont communes en France, il y a le jet d’œuf, les pommes cuites et les tomates pourries. C’est la première qui a donc été utilisée. Le ci-devant ministre peut s’estimer heureux que les manifestants n’aient pas utilisé des pavés ou des boulons, autres formes de protestation à l’honneur dans la classe ouvrière. Alors, que le sieur Macron n’ait pas apprécié ce geste, on peut le comprendre. Mais qui ne puisse comprendre que sa venue, avec tout ce qu’il représente en matière de politique d’abandon des services publics, en matière de régression sociale, soient insupportables pour de très nombreuses personnes de notre pays, cela on avoue ne pas pouvoir le comprendre. Voici donc le membre d’un gouvernement qui a brutalisé une large partie des travailleurs de notre pays, dont les idées sont aux antipodes du progrès social, qui vient parader dans une banlieue ouvrière et qui s’étonne des réactions que cela provoque. Voici bien une autre indécence, une indécence bien aussi grave que la première.

Du respect et des gens respectables
Si les membres du gouvernement veulent donc être respectés, il faut qu’ils soient respectables. Sur ce point aussi Emmanuel Macron est coupable. Ses déclarations sur le « costume » en sont l’une des multiples preuves. Nous ne reprochons pas au sieur Macron de faire de la politique. Son mouvement « En Marche », lancé avec la complaisance des grands médias et alimenté par de l’argent collecté à l’étranger, nous indiffère. Nous ne reprochons pas au sieur Macron ses manœuvres avec le maire de Lyon, Monsieur Gérard Collomb, pour se trouver une circonscription accueillante. Nous ne lui reprochons pas ses ambitions présidentielles, au demeurant bien risibles dans l’état actuel des choses. Ce que nous lui reprochons c’est de ne pas comprendre que quand on a ces ambitions, quand on a ces projets politiques, on se doit d’être respectable chose qu’à l’évidence il ne comprend pas. Le respect n’est entré dans son crâne de « fort-en-thème », pour ne pas dire son crâne d’œuf, que sous la forme de ce qui lui est dû et non pas de ce qu’il doit aux autres. Comme il ne comprend pas toute l’indécence qu’il y a à venir parader pour ce qui représente dans les faits un enterrement symbolique de ce qu’a pu représenter le Front Populaire dans ce qui fut justement un des bastions de la gauche historique, et à se plaindre de manifestation quand d’autres de nos concitoyens souffrent dans leur chair des conséquences des violences policières.

Ce comportement est bas, il est petit ; de la taille d’un micron.

Source russeurope.hypotheses.org



samedi 2 septembre 2017