lundi 30 juillet 2018

Billets-Interdiction des portables à l’école : le ministre n’a rien compris !


Interdiction des portables à l’école : le ministre n’a rien compris !

Interdire les portables à l’école est une décision très discutable qui démontre qu’on n’est pas encore à l’école du XXIème siècle.


Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, a déclaré que les téléphones portables seraient interdits dans l’enceinte des établissements du primaire et du collège à partir de la rentrée prochaine. Une décision qui ravit certains enseignants qui n’arrivent plus à gérer l’intrusion de la technologie dans leurs classes.

Cette décision est très discutable et ne résoudra aucun problème.

DES ENSEIGNANTS EN CONCURRENCE AVEC LES PORTABLES
Les parents seront ravis d’apprendre que le ministre va interdire les portables. Comme si cela allait résoudre le problème ! Le téléphone en classe ne pose un problème que lorsqu’il dérange le cours. Et l’enseignant a (normalement) les moyens de ne pas se laisser déborder.

L’élève consulte son téléphone en classe. Le portable est donc plus intéressant que le cours donné par l’enseignant. N’est-ce pas à l’enseignant de se montrer plus rusé, plus intéressant, plus réactif ? Il est en concurrence avec de la technologie, à lui de se réinventer.

Le téléphone n’est que le moyen de déranger un cours, pas la cause. Du reste, le « Code de l’Éducation » avait déjà prévu l’interdiction des portables en salle de classe, c’est dire son inefficacité si l’on pense aujourd’hui à une interdiction plus vaste !

DES ENSEIGNANTS QUI SONT ENCORE DES ENFANTS
Certains enseignants aujourd’hui se disent soulagés que le ministre les soutienne. Ils attendaient que la loi règle leur problème, que la solution vienne d’en haut : du proviseur, du ministre, de la loi, des interdictions. Il attendent d’être maternés !

En se plaçant d’eux-mêmes dans cette position, ils se mettent tout seuls en situation d’infériorité, sapant tout seuls leur autorité.

Alors que leur métier est d’être un leader, qu’une classe devrait se gérer aujourd’hui comme une petite entreprise qui doit satisfaire des clients, donner un résultat, être rentable, concurrentielle, être à la pointe.

De son côté, le ministre paternaliste n’est pas en reste. Il vient leur proposer son appui, brandissant une loi toute pétrie d’interdictions pour leur venir en aide, montrant du même coup qu’ils sont débordés par le phénomène et incompétents. Il va régler une situation… que les enseignants n’ont pas su régler ! Il ne faudra pas après cela venir pleurer sur le manque de considération pour cette profession malmenée…( On note quand même qu’il y a curieusement des enseignants qui n’entendent jamais la sonnerie d’un téléphone pendant leurs cours. Et qui n’ont donc pas besoin d’une loi.)

LE PROBLÈME N’EST PAS LE TÉLÉPHONE
Le portable, c’est le moyen pour un gamin d’appeler ses parents quand il y a un changement d’emploi du temps :  une absence de prof, une grève ( si peu fréquentes…). Le ministre serait-il resté avec l’idée qu’il y a encore des cabines téléphoniques devant chaque école ? Ou alors prévoit-il de mettre à la disposition des élèves des téléphones à l’intérieur de l’établissement ? On nage dans la modernité, au ministère !

Abordons aussi la confiscation des téléphones interdits : le ministre réfléchit à des casiers qui ferment bien et qui régleront tout d’après lui puisqu’on y enfermera à triple tour ces fameux téléphones qui dérangent. Il n’imagine pas que le trésor attisera les convoitises. Encore une idée déconnectée du réel.

Malheureusement nous avons encore une fois sous les yeux la manifestation de décisions proposées avant d’avoir pensé à la réalité concrète,une loi avant même d’avoir réfléchi aux modalités de son application. Le meilleur moyen de passer pour un amateur.

LE MINISTRE DÉCIDE DE CE QUI EST BON POUR LES ENFANTS
Et si on vivait un peu avec son temps ? Et si on prenait de vraies décisions au lieu de promettre des interdictions surréalistes et inapplicables ?

On tente d’obliger l’élève à entrer de force dans un moule archaïque au lieu d’adapter l’école à l’élève du XXIème siècle.

Alors bien sûr, le ministre évoque la santé des enfants, le principe de précaution devant des ondes qu’on redoute, et le fait qu’il ne faut pas laisser un enfant devant un écran avant l’âge de 7 ans. Tout  n’est pas faux, et cela flatte les oreilles parentales.
Il est bon que les enfants ne soient pas trop, voire pas du tout, devant les écrans avant l’âge de 7 ans.

Encore un ministre de l’Éducation nationale qui sait ce qui est bon pour vos enfants. Le bien-être de l’enfant est brandi comme argument, donc c’est presque impossible à démonter sans que l’on passe pour un abominable mangeur d’enfants.

Or si la santé, le bien-être ne doivent pas être négligés à l’école, ils ne relèvent cependant pas d’un ministère de l’Éducation nationale. Qu’en sera-t-il le jour où un gouvernement prônera, exactement pour les mêmes raisons de bien-être de l’enfant, l’inculcation de telle ou telle théorie ? Cela s’est déjà vu.

Ne vaudrait-il pas mieux se concentrer sur le recrutement d’enseignants capables de ne pas être débordés par les nouvelles technologies ?

INTERDIRE LES PORTABLES ?  UNE ERREUR
Interdire les téléphones portables est aussi saugrenu que d’interdire les calculatrices en classe. Quand l’enseignant et le ministre auront compris qu’il faut un accès wifi pour tout l’établissement et que les élèves aient accès à internet pour les besoins d’un cours, qu’en sera-t-il de cette interdiction d’un autre âge ?

« Sortez vos portables ! Ah non, madame, c’est interdit… » Ridicule. Et dire que ce ministre suscitait les espoirs et disait juste avant la rentrée à propos de l’enseignement :
Nous pouvons progresser en nous appuyant sur la recherche de pointe, notamment les sciences cognitives.

Le discours est attrayant mais les faits montrent tristement qu’on ne sait pas penser l’école de demain.

Au passage, autoriser les enfants de l’école primaire à avoir des portables serait peut-être l’occasion de leur en enseigner le bon usage, d’apprendre à les éteindre et les mettre dans les cartables dès le plus jeune âge…  et pour cela il faudrait recruter des enseignants qui soient à même d’avoir cette pédagogie. Apprivoiser les objets connectés et en faire un atout plutôt que de toujours recourir à ce que l’État fait de mieux si systématiquement : interdire !

Les enfants vont à l’école pour apprendre. Donnons-leur de bons enseignants et du wifi !

Source contrepoints.org
Par Phoebe Anne Moses.

Phoebe Ann Moses
Professeur de Lettres modernes Phoebe Ann Moses aime la rhétorique et s'intéresse aux sujets de société. Elle déteste plus particulièrement ce qui nuit au libre-arbitre et à la responsabilité individuelle.



Billets-Le portable à l’école, c’est le couteau suisse du XXIᵉ siècle


Le portable à l’école, c’est le couteau suisse du XXIᵉ siècle

Plutôt que dire aux élèves que c’est un instrument qu’il faut absolument éviter, il faut leur apprendre que c’est une boîte noire qu’ils se doivent de comprendre pour en utiliser au mieux les potentialités.

Le potentiel des nouvelles technologies pour l’apprentissage et l’éducation est en grande partie non évalué. Il manque de recherches précises sur le sujet et notamment de recherches sur ce qui se passe sur le terrain et pour chacun des apprenants, et ce à tous les âges de la vie. Il y a peu d’évaluations en dehors de sentiments personnels.

L’une des questions centrales est : a-t-on appris à apprendre ? Et a-t-on appris à apprendre de manière critique à l’heure du numérique ? Car on peut aussi être manipulé par le numérique. Tout moyen de communication est aussi un moyen de manipulation, on l’a vu de Goebbels à Trump ou Daesch. Plus on a des outils de communication efficaces, plus il faut développer l’esprit critique et la capacité à distinguer le bon grain de l’ivraie, ce qui est tout sauf évident même pour un adulte et a fortiori pour un enfant ou un adolescent.

Par contre ce que le numérique permet, par rapport à la radio par exemple, c’est qu’on peut tous produire et partager, et que l’on peut facilement documenter ce que l’on fait. On peut échanger plus largement et à toutes les échelles. On a donc cette possibilité, non seulement d’apprendre à lire, écrire mais d’accueillir une production faite par d’autres et de soi-même produire, via l’écrit ou tout un tas d’autres dispositifs que le numérique permet.

Il faut non seulement apprendre à décrypter les messages que l’on reçoit mais il faut aussi apprendre à partager ses idées, ce qui suppose d’apprendre à les mettre en ordre, d’avoir une capacité critique sur soi-même mais aussi d’accepter la critique de l’autre. Une critique qui bien sûr doit être bienveillante et constructive.

Apprendre c’est être capable de donner et de recevoir des critiques. Le numérique permet de faire cela à des échelles sans précédent. Les jeunes d’aujourd’hui ont besoin de comprendre la puissance de cet outil numérique. C’est le rôle de l’école de s’assurer que chaque élève sorte avec une culture numérique suffisante, qu’il ait un esprit critique, qu’il développe une éthique de l’utilisation des outils, et acquière les compétences pour s’approprier les outils.

Une des grandes difficultés, c’est qu’aujourd’hui les enseignants sont très peu accompagnés. La formation initiale est perfectible comme tout dispositif et la formation continue plus encore, car elle est loin d’être à la hauteur des enjeux et en particulier des enjeux de transformation.

On a donc besoin d’un vrai développement professionnel et d’adosser ce développement professionnel aux résultats de la recherche. Et cela peut se faire en s’appuyant notamment sur les laboratoires de recherche, si ceux-ci font l’effort de rendre accessibles leurs savoirs et résultats à tous les publics, à commencer par les professeurs. Il faut permettre à chaque enseignant de s’approprier les meilleures pratiques et de les adapter au contexte spécifique qui est le sien. Il suffit qu’une fraction des enseignants le fasse, qu’il documente ce qu’il en fait pour permettre à d’autres de s’en servir.

Par exemple l’utilisation des portables à l’école. Il ne faut pas passer d’un extrême à l’autre : tout accepter ou tout interdire. A minima ce qu’il me semble important de développer c’est la capacité à utiliser l’outil à bon escient.

Il est ainsi possible d’installer dans les téléphones portables un système qui permet d’accéder aux données des capteurs : donc, si vous êtes prof de physique vous pouvez étudier le moment des pendules et enregistrer directement sur votre téléphone les oscillations du pendule. Si vous voulez étudier la chute libre, vous pouvez étudier l’accélération que subit un outil de ce genre.
Vous pouvez en cours de géographie vous en servir pour géolocaliser une partie de l’espace ou en cours de sport utiliser le GPS pour que les élèves voient le parcours qu’ils vont faire. Toutes les traces numériques que ces appareils peuvent enregistrer, on peut les détourner pour les utiliser à des fins pédagogiques.

Plutôt que dire aux élèves que c’est un instrument qu’il faut absolument éviter, il faut leur apprendre que c’est une boîte noire qu’ils se doivent de comprendre pour en utiliser au mieux les potentialités. Le portable c’est le couteau suisse du XXIe siècle. Il faut donc apprendre à s’en servir. On sera d’autant plus écouté par les élèves, qu’on en aura montré les potentialités.
Apprendre à apprendre est le maître mot. C’est la meilleure manière de s’adapter au monde. C’est vrai des individus, c’est vrai des collectifs.



Sur le web-Article publié sous licence Creative Commons
 François Taddei est Chercheur Inserm, directeur, Centre de Recherches Interdisciplinaires (CRI). 

Source contrepoints.org
Par François Taddéï.


The Conversation
The Conversation est un média en ligne d'information et d'analyse de l'actualité indépendant, qui publie des articles grand public écrits par les chercheurs et les universitaires.

samedi 28 juillet 2018

Dessins de presse


Dessins de presse

vendredi 27 juillet 2018

Dessins de presse


Dessins de presse

jeudi 26 juillet 2018

Infos santé : Sport et Santé-Jambes lourdes et sport


Jambes lourdes et sport

L’exercice physique bien conduit améliore nettement le retour veineux. Mais attention, certaines activités sportives abîment les veines !

Par le docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport

Le sang est propulsé par le cœur. Pour traverser les organes et les tissus du corps, il rejoint de très petits vaisseaux dans lesquels il ralentit pour favoriser les échanges chimiques. Après avoir gagné les jambes, il aura beaucoup de difficultés à remonter jusqu’au cœur. Il stagne dans les veines et les dilate parfois jusqu’à provoquer des varices. L’eau contenue dans le sang finit par franchir la paroi des petits vaisseaux, diffuse sous la peau, et ne tarde pas à faire gonfler les jambes. L’accroissement de pression dans les tissus provoque une gène, voire des douleurs typiques des jambes lourdes.

  • Comment le sport parvient-il à diminuer les jambes lourdes ?
L’exercice physique facilite le retour veineux de 3 façons. L’alternance de contractions et de décontractions des masses musculaires situées dans les jambes pompe le sang et le pousse vers le cœur. L’accroissement des mouvements respiratoires crée des variations de pression dans le thorax qui aspire le sang vers la poitrine. À chaque pas, les grosses veines présentes dans la voûte plantaire sont écrasées, le sang contenu est éjecté.

  • Pourquoi certains sports favorisent-ils les jambes lourdes ?
Le sport peut perturber le retour veineux en imposant des contractions musculaires puissantes et prolongées qui écrasent les vaisseaux sanguins. Certaines disciplines obligent à des blocages respiratoires qui s’opposent à l’aspiration thoracique. D’autres nécessitent des accroupissements qui coudent les veines. L’haltérophilie cumule tous ces méfaits mais la musculation lourde et les sports de combat sont aussi déconseillés. Le vélo détient un statut intermédiaire. Le genou et la hanche se fléchissent beaucoup. La voûte plantaire n’est que localement comprimée. Les contractions musculaires sont d’intensité et de durée variable : « envoyer de gros braquets » altère le retour veineux. Certaines activités comme le football sont à l’origine de chocs directs sur les jambes qui abîment les veines. En cas de varices, il est préférable de porter des manchons de compression pour faire du sport et de limiter la course à pied et les sauts qui ébranlent les parois veineuses.

  • Quels sports choisir pour soulager les jambes lourdes ?
La natation est le sport idéal. Elle associe de surcroît la pression et la fraîcheur de l’eau, la position horizontale et l’absence totale de traumatisme. La marche est facile à pratiquer et très bénéfique. On peut conseiller aussi l’aquagym ou le vélo en « moulinant », en tournant rapidement les jambes contre faible résistance. Le cardiotraining en salle est également indiqué. Prenez juste soin de ne pas trop plier les jambes sur le rameur. La gym d’entretien ou les cours collectifs en douceur et en aisance respiratoire se révèlent plutôt utiles à votre retour veineux. Si vous n‘avez pas de varices, juste des « lourdeurs de jambes », le footing à dose modérée reste conseillé. Prenez soin de ne pas « taper des pieds ». Appliquez-vous à amortir chaque réception de foulée et à bien dérouler vos appuis plantaires. Si vous le souhaitez, essayez des chaussettes de compression conçues pour la course. Après le sport, il est bon de prendre une douche fraîche en massant les jambes de la cheville vers la hanche puis de se reposer avec les jambes surélevées. Quand l’entraînement a été difficile et que vous devez rester assise ou debout, des chaussettes de compression type « récupération » peuvent vous apporter un soulagement.



Source SantéSportMag

Infos santé : Sport et Santé-Apprenez à transpirer…


Apprenez à transpirer…

Mesdames, vous transpirez moins que les hommes. À l’effort, vous rougissez davantage. C’est moins efficace et vous tolérez moins bien l’exercice par temps chaud. Voici des solutions.

Par le docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport.

Lorsque vous faites du sport, quand vous contractez vos muscles, le rendement est imparfait. Seul 25­% de l’énergie que vous brûlez se transforme en «­puissance mécanique ». Ce sont les watts qui s’affichent sur l’écran scintillant de votre appareil de cardiotraining. 75­% devient de la chaleur à l’occasion des réactions chimiques et des frottements tissulaires. Bien sûr, élever un peu sa température corporelle est bénéfique. On parle même d’ « échauffement » pour qualifier, de façon un peu abusive et restrictive, la période initiale de l’entraînement consacrée à la « préparation à l’exercice ­». Jusqu’à 38°C, vous optimisez l’activité de vos enzymes et vous améliorez le glissement des tendons et des muscles. Au-delà, tout bascule à nouveau ! Les processus biologiques s’altèrent. Votre cerveau vous transmet une information de difficulté dans l’effort ! Vous souhaitez ralentir… parfois même renoncer. À partir de 41 à 42°C, les molécules organiques s’abîment. Vous risquez le « coup de chaleur­ », vous mettez votre vie dans la balance !

  • Chauffez, éliminez… pas comme les hommes !
Pour évacuer la chaleur, votre organisme dispose de 2 mécanismes : la vasodilatation et la sudation. Le premier prédomine largement chez vous, Mesdames ! En ouvrant les vaisseaux situés dans votre peau, vous placez votre sang au contact de l’air. Il a été réchauffé dans les profondeurs de votre corps par les contractions musculaires. Il transporte cette énergie en périphérie. Le processus fonctionne bien quand le temps est frais ou quand il y a du vent ! Notez que ce courant d’air peut-être relatif… à vélo par exemple. En salle, quand le vélo ne bouge pas ou quand la température extérieure est élevée, la « vasodilatation » n’est pas très efficace. Dommage pour vous Mesdames ! En transpirant, vous placez de l’eau sur votre peau. Elle s’évapore, passe de l’état liquide à celui de vapeur, en utilisant la chaleur de votre corps… ou celle du soleil qui vous frappe ! Vous vous refroidissez… et vous évitez de trop souffrir de l’action de notre astre brûlant ! Ce mécanisme fonctionne bien quand le temps est chaud et même lorsque le vent est faible. À l’effort, il assure 80­% de votre déperdition de chaleur. Il a un inconvénient majeur, il déshydrate ! Attention, vous l’avez noté, ce n’est pas la sécrétion de la sueur qui vous permet d’abaisser votre température… mais bien son évaporation ! Il en résulte 2 conséquences pratiques essentielles. Premièrement, faire du sport sans possibilité d’évaporer vous condamne à la surchauffe. C’est le cas par temps lourd quand l’hygrométrie est élevée. C’est vrai aussi lorsque vous portez des coupe-vent «­non respirant ». Dans ces conditions, vous vous déshydratez sans vous refroidir ! Deuxièmement, de l’eau « venue d’ailleurs » pourrait bien remplacer votre sueur, c’est une aubaine !


  • Apprenez à transpirer !
Mesdames, vous l’avez compris, vous «­vasodilatez­» plus que vous ne transpirez. Ce n’est pas très efficace pour vous refroidir par temps chaud et quand le vent est faible. Quand il fait chaud, vous souffrez plus que votre compagnon de footing ! Heureusement, les études montrent que le débit sudoral augmente chez les athlètes confirmés… et acclimatés à la chaleur. Alors, entraînez-vous ! Concoctez-vous des séances ciblées « thermorégulation » comme on programme des séances thématiques « seuil » ou « VMA ». Ne cumulez pas les stress ! Mais, en été, ne vous cantonnez pas à  vos footings matinaux à la fraîche ni à vos cours d’aérobie en salle hypocritement climatisée. Allez trottiner à des heures de plus en plus chaudes ! Ne forcez pas, durée et intensité avoisinent celles d’une « séance de décrassage », 30 minutes en aisance respiratoire. Si besoin, alternez marche et  course, zones d’ombre et zones ensoleillées. Mais « imprégnez-vous » de cette sensation de chaleur ! Chez vous, Mesdames, l’inconfort perçu est majoré. En effet, les capteurs thermiques qui renseignent le cerveau sont situés dans la peau. Ils cumulent l’information provenant du soleil et de l’air ambiant avec celle issue de la grande quantité de sang chaud venu des profondeurs musculaires. Profitez de l’hiver, mettez votre coupe-vent de mauvaise qualité ! Ne l’enlevez pas… gardez-le de plus en plus longtemps ! Pédalez sur votre vélo d’appartement, n’ouvrez pas la fenêtre… ou plus précisément, patientez de plus en plus avant de laisser entrer de l’air frais ! Votre corps va s’adapter progressivement. Vous allez découvrir de l’eau qui sort de votre corps… c’est de la sueur ! Vous allez transpirer de plus en plus abondamment ! Votre thermorégulation va peu à peu gagner en efficacité. Vous prendrez plus de plaisir lors de vos sorties estivales ! Vous serez plus performante en  compétition… d’autant que nous avons quelques astuces à vous suggérer !

  • Compensez, optimisez !
Pour profiter des bienfaits et de l’efficacité de l’évaporation, aspergez-vous ! Lors des entraînements estivaux intenses ou prolongés dont le thème n’est pas «­l’adaptation à la chaleur », emportez un bidon d’eau pure. Versez-en régulièrement sur vos épaules et sur votre casquette. Utilisez des tissus moulants type Lycra®. En s’étalant au contact de votre peau et de votre crâne, l’eau sèche plus aisément grâce à votre chaleur cutanée. En compétition, ne ratez pas les épongeages. Si c’est le cagnard, mouillez aussi vos bras et vos jambes. Laissez votre ventre au sec, un coup de fraîcheur sur vos intestins pourrait provoquer des spasmes douloureux. L’eau qui ruisselle sur votre corps est inutilisable pour l’évaporation. En revanche, si elle est fraîche, elle n’absorbe pas la chaleur de votre corps et vous refroidit par simple contact ! Habillez-vous en blanc, cette couleur absorbe les radiations solaires, vous chaufferez moins. Bien sûr, puisque vous transpirez beaucoup plus, hydratez-vous abondamment ! Choisissez une boisson de l’effort, prenez soin d’accroître nettement la dilution proposée. Ajoutez une pincée de sel pour compenser les inévitables pertes minérales et  favoriser l’absorption de l’eau. Buvez 3 à 4 gorgées toutes les 10 à 15 min. Essayez d’atteindre 0,50 l/h (volume correspondant environ à vos capacités maximum de digestion). Plus de sudation sans déshydratation, c’est plus de performance… et surtout plus de plaisir sans risque pour votre santé !

  • Adaptation à la chaleur !
Cinq à dix jours sont nécessaires pour obtenir les premiers effets. À l’issue, le déclenchement de la sudation est plus précoce. La sueur est plus abondante et moins salée. Le corps économise le sel. Le refroidissement par évaporation est plus efficace. L’ouverture des vaisseaux cutanés peut diminuer. De surcroît, l’adaptation à la chaleur accroît le volume sanguin de 10 à 20­%. Les muscles reçoivent plus de sang et d’oxygène. Du coup, ils produisent moins d’acide lactique. Ils parviennent à brûler plus de graisse et réduisent l’utilisation des réserves de sucre musculaire, le glycogène, de 50 à 60­%. La défaillance est repoussée ! Le volume éjecté à chaque battement du cœur est désormais plus important. Pour une même vitesse de course, la fréquence cardiaque est beaucoup plus basse. Après 1h30 d’exercice, elle est de 130 alors qu’avant acclimatement elle est de 180 ! La température corporelle s’élève moins. À l’issue de la même activité, elle est de 38,5°C alors qu’elle était auparavant de 40°C.


Source SantéSportMag

Infos santé-Angine de poitrine (Angor)



Angine de poitrine (Angor)

  • Qu'est-ce que l'angine de poitrine ?
Lorsque les artères qui alimentent le cœur se bouchent du fait de dépôts de cholestérol, leur diamètre diminue peu à peu, réduisant l'apport en oxygène. Les efforts, qui augmentent les besoins en oxygène du cœur, provoquent alors des douleurs dans la poitrine car le muscle cardiaque peine à effectuer son travail. Ce sont les crises d'angine de poitrine (ou angor).
Le plus souvent, une oxygénation insuffisante du cœur se traduit par une douleur située à l'arrière du sternum, au centre de la poitrine. La douleur peut irradier le long du bras gauche, mais aussi dans le dos, sur les côtés, en haut du ventre, dans le bras droit, la nuque, la mâchoire ou même les dents. Elle est sourde et évoque une lourdeur ou une sensation d'oppression. Une douleur qui survient et disparaît en moins de quelques secondes est rarement causée par l'angine de poitrine.

  • Quelles sont les complications de l'angine de poitrine ?
Lorsque la privation d'oxygène est suffisamment grave pour entraîner la mort par asphyxie d'un grand nombre de cellules du cœur, on parle d'infarctus du myocarde (la "crise cardiaque"). Dans la moitié des cas environ, l’infarctus du myocarde est précédé de crises d’angine de poitrine.

  • Les causes de l'angine de poitrine
Le risque d'angor est plus important chez les personnes qui souffrent de diabète, d'excès de cholestérol (les dépôts de cholestérol bouchent les artères), d'hypertension artérielle ou d'obésité. Les fumeurs sont également plus exposés à l'angine de poitrine. Certaines crises d'angor sont attribuables à des spasmes des artères coronaires qui entraînent une constriction suffisante pour diminuer le débit sanguin dans ces vaisseaux.
L'angine de poitrine touche plus souvent les hommes que les femmes, et davantage les plus de 50 ans. Cette maladie est plus fréquente dans le nord de la France que dans le sud.

  • Peut-on prévenir l'angine de poitrine ?
La prévention de l'angor et des infarctus repose sur les mêmes principes que celle des autres maladies cardiovasculaires. Elle inclut un programme d'exercices physiques supervisé par un médecin, l'abandon de la cigarette et la mise en place d'une alimentation équilibrée.
L'activité physique est un élément important du traitement de l'angor. Elle favorise la formation de nouveaux vaisseaux sanguins qui permettent de compenser les obstructions existantes. Chez les personnes qui ont eu un infarctus, une activité d’endurance modérée, dans le cadre d'un suivi médical, permet de se rétablir plus rapidement et de muscler les autres parties du cœur afin de compenser en partie la perte d’efficacité due à l’infarctus.
Les personnes qui souffrent de problèmes cardiaques, comme l'angine de poitrine, doivent se faire vacciner contre la grippe chaque année. En effet, en cas de grippe sévère avec troubles respiratoires importants, leur cœur serait mis à rude épreuve, potentiellement au-delà de ses capacités.

  • Les médicaments de l'angine de poitrine
Il existe plusieurs classes de médicaments qui traitent l'angine de poitrine. Certains sont destinés à soulager une crise d'angor. D'autres visent à prévenir ces crises chez les personnes qui souffrent d'angor. Certains visent également à dilater les artères du cœur (inhibiteurs calciques), à fluidifier le sang (antiagrégants plaquettaires, comme l’aspirine) ou à diminuer les besoins du cœur en oxygène (bêtabloquants).
Pendant une crise d’angor, les (dérivés nitrés dits à action immédiate), en comprimés ou en spray, sont administrés sous la langue pour soulager rapidement la douleur. Ils peuvent aussi être pris en traitement préventif, quelques minutes avant une circonstance susceptible de déclencher une crise.

Les dérivés nitrés dits à action retard sont destinés à prévenir les crises d'angine de poitrine. Ils se présentent sous forme de comprimés pris quotidiennement ou de dispositifs transdermiques (patchs). Ils sont prescrits en association avec les bêtabloquants ou les inhibiteurs calciques.

  • Quels sont les autres traitements de l'angine de poitrine ?
Le traitement de l'angine de poitrine repose également sur celui des maladies qui prédisposent et aggravent le risque de développer cette maladie : excès de cholestérol, hypertension artérielle, etc. Des règles d'hygiène et de diététique doivent également être suivies. Enfin, il est parfois nécessaire d'avoir recours à des techniques chirurgicales (angioplastie pour dilater l’artère bouchée ou pontage pour remplacer le segment obstrué).

  • Angine de poitrine et sexualité
Les personnes qui souffrent d'angine de poitrine se posent souvent la question de savoir si les rapports sexuels (et l'effort physique qu'ils représentent) leur sont permis. Médicalement, on considère qu'un rapport sexuel équivaut à 30 minutes de marche sur terrain plat (phase d'excitation) suivi de la montée d'un escalier (pénétration). Il est important d'en tenir compte et de s'assurer auprès de son médecin que ce type d'effort est possible sans risque de développer une crise d'angor.


source : Vidal


Cardiologie-EuroPCR 2012 (Paris, 15-18 mai 2012)

Angine de poitrine: un test pour orienter le traitement
Dans l’angine de poitrine stable, le choix était parfois délicat entre le traitement médical intensif et la dilatation des artères coronaires par angioplastie. Un test fonctionnel permet de trancher. 

Une avancée importante pour améliorer la stratégie de traitement de l’angine de poitrine a été présentée au congrès européen de la cardiologie interventionnelle. L’étude FAME II démontre que chez le malade souffrant d’un « angor » stable, c’est-à-dire qui subit des crises d’angine de poitrine uniquement lorsqu’il fait un effort,  Un test non-invasif permettrait de déterminer avec précision les malades à risque d’infarctus et ceux qui ne le sont pas.

L’angor ou l’angine de poitrine d’effort correspond à une gêne lors de l’apport de sang en quantité suffisante au niveau du muscle cardiaque pendant l’effort. Cette gêne survient en raison d’une obstruction partielle des artères coronaires qui apportent le sang dans ce muscle. Le débit est juste suffisant pour le fonctionnement du cœur au repos, mais l’effort, en augmentant les besoins en sang oxygéné, décompense l’équilibre précaire. Le risque est cependant que le rétrécissement artériel se complète brutalement à l’occasion de la formation d’un caillot de sang.

Ce dépistage du risque réel est critique car la crainte permanente des médecins et des malades est de passer à côté d’une situation qui risquerait d’aboutir à un infarctus. Si cela se produit, les malades doivent avoir, en urgence, une reperméabilisation des artères qui irriguent leur cœur.
Cette restauration de la normalité des flux sanguins dans les artères du cœur s’obtient par dilatation de la zone rétrécie, ou « sténosée », avec un ballonnet qui est remonté par voie artérielle jusqu’au niveau de la sténose, et gonflé pour la dilater. C’est ce que l’on appelle une « angioplastie par voie artérielle ». Un « stent », sorte de ressort déployant, est généralement mis en place dans la foulée pour maintenir l’ouverture de la lumière artérielle.

Si cette procédure est appliquée dans les 3 heures suivant un infarctus, les séquelles peuvent être minimes. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. La tentation a donc été grande dans le passé de faire des dilatations préventives des rétrécissements observés à l’occasion d’un examen radiologique coronaire en raison d’une angine poitrine simple. Cependant, cela s’est avéré le plus souvent inutile et cela expose les malades à un risque lié à la procédure et à des saignements potentiels induits par le renforcement du traitement antiagrégant.
Jusqu’à maintenant, seuls les malades qui souffraient d’un infarctus bénéficiaient donc d’une angioplastie systématique en urgence pour déboucher l’artère. Dans l’angor stable, la décision n’était pas systématique et restait délicate, y compris si un examen coronarographique avait montré qu’il existait une ou plusieurs sténoses sur une ou plusieurs artères coronaires. En effet, dans de nombreuses grandes études, la dilatation des artères par angioplastie n’avait pas démontré son bénéfice par rapport à un traitement médical intensif avec lutte contre les facteurs de risque.

Dr François Philippe, cardiologue interventionnel à l’Institut Mutualiste Montsouris, Paris: « Depuis l’étude COURAGE, le traitement médical était considéré comme suffisant dans l’angor stable »

L’innovation présentée à Euro-PCR consiste en un test fonctionnel et non invasif, car il est réalisé avec un examen écho-doppler. Ce « test de réserve coronaire », ou FFR en anglais, va permettre de mesurer la vitesse et l’importance du flux sanguin réel au niveau des artères coronaires. Ii évalue la capacité fonctionnelle vraie des artères coronaires à l’effort, celle-ci pouvant être variable chez différents malades, alors même que la sténose artérielle est identique.
Les cardiologues se posaient donc de nombreuses questions et les malades étaient inquiets de savoir que l’on ne dilatait pas une sténose qu’ils pouvaient voir eux-mêmes sur leurs radiographies.

Dr François Philippe: « Si la réserve fonctionnelle de la coronaire est bonne, on ne dilate pas »
 
Le test de réserve coronaire permettrait donc de bien différencier les malades qui doivent bénéficier d’une dilatation immédiate des artères coronaires, car cela leur évitera un infarctus ou une angioplastie en urgence, par rapport aux malades pour lesquels le traitement médical sera suffisant. C’est un progrès majeur.
 Dr Jean-Paul Marre

La pompe cardiaque 
Le cœur est la pompe qui fait circuler le sang dans les vaisseaux sanguins. C’est la contraction régulière de sa paroi musculaire qui va chasser le sang dans les artères pour irriguer tout l’organisme. Lorsque l’on fait un effort, les muscles des membres augmentent leur performance et leur consommation en énergie et en oxygène, exactement comme un moteur de voiture qui consomme plus d’essence quand la voiture accélère. Les muscles ont besoin de plus de sucre et d’oxygène, et le cœur doit augmenter sa fréquence de contraction pour augmenter le débit de sang qui les transporte.

Les rétrécissements des artères sont produits par des dépôts de différentes substances dans la paroi des artères de la même façon que le calcaire se dépose à l’intérieur d’un tuyau d’eau. Cette plaque d’athérome conduit à un rétrécissement de la lumière de l’artère, la sténose. Elle est décelable en radiographie quand on injecte un produit de contraste dans les artères. Lorsqu’une artère coronaire est partiellement bouchée par une plaque d’athérome, la circulation sanguine est perturbée.
Si la sténose est importante, le malade peut avoir des crises d’angine de poitrine pour des efforts assez modestes. Si cette sténose se double d’une « thrombose », c’est-à-dire caillot qui se forme à son niveau et bouche brutalement l’artère, on aboutit à un infarctus. La zone qui était normalement irriguée par l’artère va mourir si on ne la débouche pas très rapidement.

Infos santé-Douleur chez l’enfant



Douleur chez l’enfant

  • Quels sont les symptômes de la douleur chez l'enfant ?
L’expression de la douleur chez les bébés et les très jeunes enfants est rendue difficile par l’impossibilité qu’ils ont de recourir à la parole. Jusqu’à une période récente, les nouveau-nés et les bébés étaient réputés peu sensibles à la douleur. On sait aujourd’hui qu’il n’en est rien.

La douleur des nouveau-nés s’exprime essentiellement au travers du comportement. Les cris et les pleurs sont significatifs, mais aussi l’attitude générale, l’agitation ou les rythmes du sommeil. Certains symptômes sont parfois associés, comme la transpiration, les palpitations cardiaques, l’augmentation de la tension artérielle, etc.

À mesure qu’ils grandissent, le bébé et le jeune enfant peuvent exprimer de plus en plus précisément leurs sensations douloureuses. L’acquisition de la parole facilite la désignation et la description des douleurs, mais pas au même niveau de détail que chez l’adulte.
Une douleur chronique peut avoir des effets négatifs durables sur la santé de l’enfant : troubles du sommeil, perte de poids, ralentissement de la croissance, etc. Pour cette raison, il faut systématiquement la soulager.

  • Comment réagir en cas de douleur chez un enfant ?
N’utilisez jamais un médicament contre la douleur autre que le paracétamol sans en parler auparavant à votre médecin. L’aspirine doit être systématiquement évitée chez les enfants. L’ibuprofène pourra être utilisé sur avis médical, mais uniquement contre des douleurs sans lien avec une maladie infectieuse.
Respectez l’ordonnance de votre médecin : ne modifiez ni les horaires de prise ni les doses prescrites (ne les augmentez pas, ne les diminuez pas).
Restez attentifs aux signes de douleur chez votre enfant. Si la douleur ne passe pas, s’accentue ou se modifie, n’hésitez pas à consulter votre médecin.
En cas de traumatisme, il existe des médicaments antalgiques locaux (pommades, crèmes, gels, etc.) vendus sans ordonnance. Chez les enfants, leur utilisation doit toujours se faire sur avis médical.
Pensez également à l’application de froid pour soulager les douleurs dues à un coup ou un traumatisme.
Rassurez votre enfant face à la douleur. Une fois qu’ils n’ont plus peur de ce qui leur arrive, la plupart des enfants supportent beaucoup mieux les douleurs modérées.
Pendant les soins, les douleurs légères sont mieux supportées lorsque l’enfant est distrait par une histoire, un dessin animé ou un jeu par exemple.

  • Quand consulter en cas de douleur chez un enfant ?
Appelez immédiatement le service d’aide médicale d’urgence (SAMU) en composant le 15 ou le 112 si la douleur est brutale, insupportable, inattendue, inhabituelle, difficile à identifier.
Consultez un médecin dans la journée si elle est persistante ou répétitive.
Consultez un médecin dans les jours qui viennent si elle persiste malgré l'automédication.


  • Comment le médecin évalue-t-il la douleur chez un enfant ?
Le médecin cherche à identifier et à traiter la cause de la douleur. Pour cela, il peut décider d’évaluer son intensité grâce à des échelles de mesure qui aident l’enfant à mieux exprimer ce qu’il ressent. Il en existe plusieurs types, selon l’âge et les capacités d’expression de l’enfant. Ces échelles sont particulièrement utiles pour contrôler l’efficacité d’un traitement contre la douleur.


  • Les protocoles antidouleur hospitaliers chez les enfants
Plusieurs protocoles antidouleur ont été mis au point ces dernières années en milieu hospitalier afin de diminuer ou de supprimer les douleurs provoquées par les examens ou les soins médicaux, notamment chez les enfants.

  • L'utilisation de solution de sucre chez l'enfant de moins de trois mois.
Une solution sucrée concentrée, associée à la succion d’une tétine, stimule la production d’endorphines dans le cerveau et diminue en conséquence les sensations douloureuses. Ce protocole permet de rendre indolores de petits gestes, tels que les prises de sang, les pansements, la pose et le retrait de sondes, etc. L’effet antalgique dure environ cinq minutes et cette méthode ne comporte aucun effet indésirable.

  • Les pommades et les patchs antalgiques
Composés de lidocaïne et de prilocaïne, ils permettent d’obtenir une anesthésie de la peau ou des muqueuses plus ou moins profonde (jusqu’à 5 mm en profondeur). On peut les utiliser avant une injection, une ponction, une pose de cathéter, certaines interventions superficielles sur la peau ou avant des soins dentaires.

  • L'analgésie gazeuse
Elle est obtenue en faisant inhaler un mélange à parts égales d’oxygène et de protoxyde d’azote, un gaz connu pour son effet antalgique, anxiolytique et euphorisant (c’est le célèbre « gaz hilarant »). Chez l’enfant de plus de quatre ans, l’inhalation au masque doit durer au moins trois minutes. Cette méthode est simple (pas de jeûne préalable), sûre et sans aucun danger. Elle permet d’effectuer sans douleur des examens (ponctions, biopsies), des soins (injections, infiltrations) ou de petites interventions d’urgence (sutures).


Source : Vidal

Infos santé-Méningites



Méningites

  • Qu'est-ce qu'une méningite ?
Une méningite est une inflammation des méninges, les membranes qui protègent le cerveau et la moelle épinière. Le plus souvent, cette inflammation est la manifestation d’une infection par un virus ou par une bactérie. En France, les départements de la Seine-Maritime et plus récemment de la Somme, du Nord et du Pas-de-Calais connaissent régulièrement des épidémies de méningites dues à des méningocoques.
Les méningites peuvent survenir à tout âge, mais elles touchent plus particulièrement les enfants et les adolescents. La méningite est une maladie rare mais grave. Devant toute suspicion de méningite, il est donc impératif de consulter rapidement un médecin.

  • Quelles sont les causes des méningites infectieuses ?
Les méningites virales, qui sont les plus fréquentes (70 à 80 % des cas), sont généralement bénignes. La guérison survient en cinq à dix jours, mais des maux de tête peuvent persister plusieurs semaines.

Les méningites bactériennes mettent la vie du patient en danger. Elles nécessitent une prise en charge médicale urgente. Plusieurs types de bactéries peuvent être à l’origine de méningites : par exemple, les pneumocoques (les plus fréquents), les méningocoques (responsable d’environ un quart des cas de méningite bactérienne en France), les streptocoques du groupe B (responsables de près de 80 % des méningites du nourrisson).
Au sein d’une même espèce, certaines bactéries présentent de petites variations de structure. Ces sous-espèces sont appelées « sérogroupes ». Un vaccin peut n’être efficace que sur certains de ces sérogroupes, ce qui complique la prévention des méningites.

  • Qui est à risque pour les méningites ?
Certaines personnes ont un risque plus élevé de souffrir d’une méningite :
  • Les nourrissons de moins de deux ans, les adolescents et les jeunes adultes jusqu’à l’âge de 24 ans ;
  • Les personnes âgées ;
  • Les personnes vivant dans une collectivité fermée (pensionnat, caserne, crèche à plein temps) ;
  • Les personnes dont le système immunitaire est affaibli (personnes prenant un médicament immunosuppresseur, personnes infectées par le VIH, diabétiques, etc.) ;
  • Les personnes en contact avec une personne atteinte de méningite ;
  • Les personnes séjournant dans une région où les épidémies de méningites sont fréquentes ;
  • Les fumeurs et les personnes exposées à la fumée de cigarette.

  • Quels sont les symptômes des méningites ?
Les symptômes des méningites sont regroupés sous le terme de « syndrome méningé » qui associe le plus souvent :
  • Une forte fièvre,
  • Une sensibilité exacerbée à la lumière,
  • Une raideur de la nuque,
  • De violents maux de tête,
  • Des nausées et des vomissements.
Chez les nourrissons, outre la fièvre, les symptômes des méningites sont le plus souvent des pleurs incessants, de l’irritabilité et une somnolence alternant avec une forte agitation. La fontanelle peut également être bombée. Si le comportement de votre bébé vous semble inhabituel et vous inquiète, n’hésitez pas à consulter un médecin en urgence.

  • Peut-on prévenir les méningites ?
La prévention des méningites repose sur la vaccination contre les bactéries responsables de méningites graves (méningocoque, pneumocoque, Hæmophilus influenzae de type B) et sur le traitement préventif des personnes ayant été en contact avec des malades en cas de méningite à méningocoques.
  • Le vaccin contre les infections à Hæmophilus influenzae de type B est recommandé pour tous les nourrissons.
  • Celui contre les infections à pneumocoques est recommandé pour tous les nourrissons de moins de deux ans.
  • Les vaccins contre les infections à méningocoques des sérogroupes A, C, W135 et Y sont recommandés pour tous les nourrissons à partir de un an (sérotype C) ou de 24 mois (les autres sérotypes).
  • Pour le pèlerinage à la Mecque, la présentation d’un carnet de vaccination à jour est exigée par les autorités saoudiennes. Il est obligatoire d’être vacciné contre les méningocoques de sérogroupe A, C, Y et W135. La vaccination doit être réalisée au plus tard dix jours avant le départ. Le vaccin contre le pneumocoque est également recommandé.
  • Dans le cas d’une méningite à méningocoques, contagieuse et parfois mortelle, un traitement préventif est préconisé dans l’entourage de la personne qui déclare cette maladie. Ce traitement préventif dure deux jours. Toutes les personnes fréquentant la même collectivité (crèche, école, collège, lycée, entreprise, etc.) sont concernées, même s’il n’y a pas eu de contact direct entre les deux individus. De plus, les personnes en contact régulier et répété avec le malade sont vaccinées (hors méningocoque de sérogroupe B).

  • Quels sont les traitements des méningites ?
Dans le cas des méningites virales bénignes, le traitement consiste à soulager les symptômes : repos et administration de médicaments contre la fièvre et contre la douleur.
Si une origine bactérienne est suspectée, un traitement antibiotique est administré en perfusion pour une durée de dix à 21 jours selon la bactérie et l’évolution de l’état du patient.


Source : Vidal

Infos santé-Adolescents, la mue de la voix


Adolescents, la mue de la voix

La voix de votre petit garçon qui mue pour la première fois est un instant marquant. Normal, toujours étonnant et vite oublié par l’adolescent. C’est pourtant le signe que ses hormones de petit homme sont au rendez-vous normal de son histoire.

Ce phénomène se produit vers 13-15 ans. En même temps que naissent les premiers poils, la pomme d’Adam apparaît et le larynx se modifie. Sa taille augmente dans toutes les dimensions. Les cordes vocales doublent de longueur, la cavité buccale s’agrandit et, surtout, devient plus creuse, car, curieusement, la langue reste à peu près de la même taille.


C’est l'augmentation du volume des cavités de résonance qui provoque cette sonorité plus grave. La voix est d’abord un peu instable au cours de la journée, variant de 1 à 2 tons. Car toutes ces modifications imposent un changement du fonctionnement vibratoire du larynx, une transition qui ne se fait pas toujours harmonieusement : c’est l’époque des couacs qui – s’ils font rire toute la famille – ne sont pas perçus de façon aussi drôle par celui qui les provoque.
Les psychiatres disent d’ailleurs qu’il est ridicule de le faire remarquer, car, en quelques mois seulement, les couacs vont devenir moins fréquents, la voix va se stabiliser une octave plus bas avec un timbre très différent qui, lui, sera définitif. Tout cela doit se faire sans panique, sans réflexions et d’ailleurs, faites l’expérience, peu d’hommes sont capables de vous donner l’époque précise de leur mue.

Les humains étant très différents les uns des autres, pour certains, la phase de mue sera extrêmement courte, pour d’autres, ne surviendra qu’à l’âge adulte, ce que l’on appelle la « mue faussée », d’où le nom de « voix de fausset ». C’est souvent d’ailleurs une inadéquation entre la maturation physique et le développement psychique, une sorte de « refus de grandir ». Le recours à un phoniatre d’abord, puis éventuellement à un psychologue, règle pratiquement toujours le problème qui, rappelons-le, n’a rien à voir avec le développement des organes sexuels ou de la sexualité.

La mue est un phénomène typiquement masculin. Chez la petite fille, les modifications de voix sont mineures et passent complètement inaperçues devant un phénomène féminin de puberté beaucoup plus visible : l’arrivée des premières règles.


Source: Dr Jean-François Lemoine pourquoi-docteur.nouvelobs.com

mardi 24 juillet 2018

Recette Crétoise-Clafoutis au melon


Clafoutis au melon

Préparation : 15 mn
Dégorgeage du melon : 24 h
Cuisson : 30 mn
Pour 6 personnes
1 kg de melon
4 œufs
100 g de farine
125 g de sucre + 3 cuillerées à soupe
25 cl de lait
1 cuillerée à café de cannelle
1 pincée de sel
1. La veille, coupez la chair du melon en morceaux, saupoudrez-la de 3 cuillerées à soupe de sucre et laissez dégorger toute la nuit au frais.
2. Le jour même, préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7).
3. Beurrez un plat rond allant au four, égouttez le melon. Battez les œufs avec le sucre. Versez la farine, mélangez doucement avec une spatule en bois. Ajoutez le lait peu à peu et le sel.
4. Disposez les dés de melon égouttés dans le plat. Saupoudrez de cannelle. Versez la pâte dessus.
5. Mettez au four et laissez cuire 30 minutes.

Au XVIe siècle, Luigi Cornaro supprime le melon de ses repas. Ce noble Vénitien, condamné par ses médecins, élimine tous les mets froids de son alimentation et publie son régime. Pour donner plus de force à ses écrits, il se vieillit volontairement. C’est ainsi que s’est perpétuée l’erreur de sa mort légendaire à 98 ans. En fait, Cornaro est mort à Padoue en 1566, à l’âge de 82 ans !