mercredi 31 janvier 2018

Dessins de presse


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mardi 30 janvier 2018

lundi 29 janvier 2018

dimanche 28 janvier 2018

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Dessins de presse

Billets-Peut-on être « libéral-conservateur » ?

Peut-on être « libéral-conservateur » ?

Quelle est la part de libéralisme dans le « libéral-conservateur » ?

Au détour des conversations que j’ai pu avoir avec différents membres de la famille libérale, il arrive souvent que mon interlocuteur me dise en substance : « Pour ma part, je suis libéral-conservateur, c’est-à-dire libéral en économie et conservateur sur le plan sociétal. » Et il me demande ensuite où je me situe selon cette variante particulière du libéralisme. 

LES LIBÉRAUX, UNE PETITE FAMILLE TOUT EN NUANCES
La famille libérale est certes petite en nombre, mais il est vrai qu’elle se rattrape largement quand on en vient à faire la liste extensive de ses mille et une nuances. À supposer que vous vous sentiez une petite inclination libérale, savez-vous si vous êtes anarcho-capitaliste, libéral-libertaire, minarchiste, libertarien, libéral classique, ordo-libéral… ?

La multiplication des étiquettes qualifiant les libéraux tient d’abord au fait que le mot anglais liberal a été progressivement préempté par la gauche américaine, rendant nécessaire l’adoption de nouveaux vocables, notamment celui de libertarian. Mais en règle générale, les différences entre ces termes s’expliquent par la place plus ou moins grande – quoique toujours limitée – accordée à L’État.

LIBÉRAL DANS UN DOMAINE SEULEMENT ?
Avec « libéral-conservateur », rien de tel. L’ampleur étatique n’est pas en cause. Elle est naturellement souhaitée la plus réduite possible, notamment dans le domaine économique, par opposition à l’interventionnisme et au dirigisme propres au socialisme ou même à la social-démocratie. Nombreuses sont les personnes qui souhaiteraient que l’État les laisse travailler en paix, sans les harasser de contraintes absurdes et sans leur prendre en impôt des portions confiscatoires de leurs revenus. Mais le terme renvoie plutôt à un tri effectué dans les activités humaines afin de voir quels domaines peuvent relever ou pas du libéralisme.

À la question posée ci-dessus, je réponds ainsi : « Je suis totalement libérale, donc sur le plan sociétal, je suis ravie que des personnes puissent bénéficier de la liberté de fumer, divorcer ou avorter (par exemple). Mais à titre personnel, je mène une vie des plus classiques ; je trouve que fumer est idiot car dangereux, et serais-je confrontée à une situation d’avortement ou de divorce, que je me trouverais face à un grave problème de conscience. »

LE CHOIX PERSONNEL DU LIBÉRAL
À titre personnel. Voilà le petit détail qui fait, je crois, que le terme « libéral-conservateur » associe deux qualificatifs qui ne sont pas situés au même niveau. « Libéral » renvoie au principe général de responsabilité et de liberté des personnes dans une société qui valorise les droits naturels, c’est-à-dire la liberté, la propriété et la sécurité, tandis que « conservateur » donne une indication sur les préférences spécifiques de la personne qui parle. Préférences que, dans un contexte libéral, elle est parfaitement en droit d’avoir, mais qui ne sauraient s’imposer à tout le monde.

Il est certain que nous vivons dans une société où s’épanouit tous les jours un peu plus un constructivisme progressiste rampant. Par exemple, il faut désormais se déclarer officiellement opposé au don d’organe pour ne pas être considéré comme donneur d’office, et il existe maintenant un délit d’entrave numérique à l’IVG qui consiste à pénaliser les sites internet coupables, aux yeux du gouvernement, de diffuser de « fausses informations » dans le but de décourager  les femmes d’avorter.

Si « conservateur » signifie qu’on refuse, à titre personnel, d’être entraîné à marche forcée par décision gouvernementale dans les valeurs obligatoires du progressisme et qu’on souhaite avoir le droit d’adopter un mode de vie qu’on pourrait qualifier de « classique » ou « traditionnel », tout en reconnaissant aux autres le droit de faire des choix différents, il devient inutile d’accoler ce mot à « libéral » dans la mesure où le libéralisme est justement l’environnement qui laisse la société évoluer par elle-même et permet à chacun de vivre à sa façon dès lors qu’il n’y a pas d’atteintes aux personnes et aux biens.

LE LIBÉRAL-CONSERVATEUR SELON HAYEK
Mais l’on peut songer à une autre définition du « conservateur ». Pour Friedrich Hayek dans son texte « Why I am not a conservative »il s’agit de quiconque se montre hostile aux changements radicaux. Dès lors, le « conservateur » sera enclin à protéger l’ordre établi, y compris en recourant à l’autorité de l’État, afin de ralentir la marche de la société et graver dans le marbre de la loi l’ordre ancien qui lui est cher contre le « déplorable relativisme » qu’il attribue à toute personne qui se déclare ouverte aux valeurs qui ne sont pas les siennes.

Cette attitude n’est pas libérale, mais le contexte socialiste (au sens large) dans lequel nous vivons depuis plusieurs décennies a contribué à créer une confusion et une forme d’assimilation erronée entre le libéralisme et le conservatisme.

Dans un précédent article, je notais que lorsque le gouvernement est de gauche, il pratique avec enthousiasme une politique typiquement socialiste selon la trilogie « lubies écolo-sociétales, dépenses, impôts », ce qui déclenche chez le blogueur libéral des réflexions peu amènes sur le sujet qui lui attirent la sympathie de personnes qui détestent les socialistes mais qui ne sont pas nécessairement très libérales.

De façon conjoncturelle, libéralisme et conservatisme se rejoignent dans leur opposition au progressisme à marche forcée dont je parlais plus haut, mais ces deux approches sont cependant à l’opposé dans leurs valeurs essentielles. Car dans cette configuration, le libéral refuse le terme « marche forcée » tandis que le conservateur refuse le terme « progressisme », quitte à imposer d’en haut son conservatisme.

Le libéral ayant des préférences personnelles conservatrices rejettera éventuellement l’avortement pour lui-même, mais il ne l’interdira pas aux autres. Dans la formulation de Hayek, que je partage totalement, cela donne :
Il y a maintes valeurs des conservateurs qui me conviennent mieux que celles des socialistes ; mais aux yeux d’un libéral, l’importance qu’il attache personnellement à certains objectifs n’est pas une justification suffisante pour obliger autrui à les poursuivre aussi.

À l’inverse, le conservateur tel que défini par Hayek n’aura de cesse de mettre en place un gouvernement qui l’interdira. Notre conservateur n’est certes pas progressiste, bien au contraire, mais il est néanmoins tout autant « constructiviste » que le socialiste et use des mêmes coercitions pour faire advenir, ou plutôt revenir l’ordre social auquel il aspire. Hayek à nouveau :
Comme le socialiste, il (le conservateur) est moins soucieux de la façon dont les pouvoirs du gouvernement devraient être limités, que du choix de qui les exercera, et comme le socialiste il se considère autorisé à imposer aux autres par la force les valeurs qu’il révère.

Dans cette seconde acception du terme « conservateur », il y a bien un mot de trop dans la formule « libéral-conservateur », mais contrairement à la première définition, c’est le mot « libéral », le mot le plus important, qui n’a plus sa place.

ALORS, PEUT-ON ÊTRE « LIBÉRAL-CONSERVATEUR » ?
Le mot composé « libéral-conservateur » a-t-il un sens ? J’ai tendance à répondre que non. Soit le conservateur est conservateur pour lui-même sans chercher à voir ses opinions prévaloir pour l’ensemble de la société, et dans ce cas il n’a pas besoin d’ajouter le terme conservateur à libéral dans la mesure où son cas est prévu dans le libéralisme.

Soit le conservateur ne sera satisfait dans ses convictions que si celles-ci s’imposent à tous. Pour ne pas être progressiste, il n’en est pas moins constructiviste selon ses propres valeurs. Cela l’écarte à tout jamais de la philosophie libérale qui appelle à la tolérance et à l’esprit de responsabilité des individus, dans l’unique limite du respect des personnes et des biens. Dans ce cas, le terme libéral est non seulement de trop : il est incompatible avec le conservatisme en question.
C’est pourquoi, comme Hayek avant moi, « I am not a conservative ».


Source contrepoints.org
Par Nathalie MP.


Nathalie MP est née en 1962. Depuis début 2015, elle tient un blog dont les thèmes centraux sont : politique, libéralisme, catholicisme. Quelques digressions vers le ski et la montagne sont possibles.

samedi 27 janvier 2018

jeudi 25 janvier 2018

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dimanche 21 janvier 2018

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vendredi 19 janvier 2018

jeudi 18 janvier 2018

mercredi 17 janvier 2018

Photos-Dorothea Lange

Dorothea Lange

 

Dorothea Lange par Rondal Partridge, 1936

1895 – Dorothea Margaretta Nutzhorn, fille d’immigrants allemands de la première génération, naît le 25 mai, à Hoboken, dans le New Jersey.

1902 – Contacte la poliomyélite à l’âge de sept ans. Elle en gardera une atrophie de la jambe droite et une claudication prononcée.

1907 – Son père abandonne la famille. Avec sa mère et son frère, elle s’installe chez sa grand-mère maternelle dans le New Jersey où elle vivra jusqu’à l’âge de vingt-trois ans.

1913 – Obtient son diplôme de fin d’études secondaires et décide de devenir photographe. Travaille avec des portraitistes de studio à New York et, pour rassurer sa famille, suit une formation de professeur.

1918 – Quitte New York avec une amie pour voyager à travers le monde. A San Francisco, elles se font voler tout leur argent ; Dorothea Lange est obligée de chercher du travail. Elle commence par retoucher des photographies, et reçoit des commandes de développement et de tirage. Plus tard, elle obtient deux offres de soutien financier pour ouvrir son studio de portraitiste. Le succès commercial est immédiat. Elle est présentée au peintre Maynard Dixon, de vingt et un ans son aîné.

1920 – Epouse Maynard Dixon.

1930 – La crise de 1929 affecte tout le pays. Pour économiser, elle et Dixon emménagent dans leurs ateliers respectifs et placent leurs enfants en pension.

1933 – Décide de s’aventurer dans la rue avec son appareil pour photographier les soupes populaires et les manifestations.

1934 – On lui propose d’exposer ses photographies de rue. A cette occasion, Paul Schuster Taylor, économiste agronome à la University of California, lui demande une photo pour illustrer son article sur la grève générale.

1935 – Taylor est nommé directeur de la California Rural Réhabilitation Administration. Il engage Dorothéa Lange pour photographier les premiers travailleurs qui affluent en Californie. Elle ferme son studio pour se consacrer entièrement à cette tâche. A partir de septembre, elle travaille pour Roy Stryker, mandatée par la Ressettlement Administration, puis pour la Farm Security Administration. Elle devient l’intime de Taylor, qu’elle épouse en décembre, après avoir divorcée de Dixon.    

1940 – Publication de An American Exodus (« Un exode américain »), avec Taylor. Son travail est exposé au Museum of Modern Art de New York.

1941 – Reçoit une bourse Guggenheim. Elle est la première femme à l’obtenir en matière de photographie.

1942 – Travaille pour la War Relocation Authority. Photographie le déplacement des Américano-Japonais dans les camps d’internement.

1945-1950 – De graves soucis de santé la forcent à interrompre son travail.

1951 – Reprend son activité de photographe.

1952 – Réalise un documentaire, Three Mormon Tows («Trois villes mormones »), pour Life, avec Ansel Adams et son fils Daniel Dixon, écrivain.

1955 – Neuf de ses photographies sont présentées à l’exposition The Family of Man (« La famille des hommes ») au Museum of Modern Art de New York. Donne des cours à l’Art Institue de San Francisco.

1956-1957 – Photographie la destruction, programmée par le gouvernement, d’une ancienne communauté rurale, lors de l’édification du barrage de Monticello.

1958-1959 – Voyage en Europe et en Asie, avec Taylor, et prend des photographies.

1964 – Prépare, avec John Szarkowski, la rétrospective qui doit lui être consacrée au Museum of Modern Art de New York. L’exposition sera inaugurée en janvier 1966.

1965 – Décède d’un cancer le 11 octobre, à San Francisco.


1933 Soupe populaire de l’Ange blanc, San Francisco

Au plus fort de la Dépression, Dorothea Lange éprouve quelques scrupules à photographier les plus riches familles de Californie. « La discordance entre les sujets sur lesquels je travaillais alors et ce qui se passait dans la rue était trop forte pour que je puisse l’assimiler. Si mon intérêt pour les gens était sincère, je ne devais pas travailler uniquement sur ces portraits. »

Cette photographie fut prise lors de sa première sortie dans la rue avec son appareil. Elle nous invite à comprendre la crise que traverse cet individu isolé, âgé et pensif qui s’est détourné du reste de la foule, dans l’attente de sa ration de soupe.


1934 La Crise, bas reprisés, sténographe, San Francisco

Dorothea Lange a l’art d’illustrer les effets de la Crise non seulement grâce aux portraits, mais également par certains détails. Celui, frappant, des bas reprisés d’une sténographe nous offre une vision non dénuée d’humour sur la réponse qu’apporte une femme dans ces circonstances difficiles. On peut établir un parallèle avec le vieux feutre de l’homme sans Soupe populaire de l’Ange blanc, un effort pour préserver une certaine dignité dans son apparence face à l’adversité : mieux vaut être vue avec des bas reprisés que sans bas du tout.


1935 En panne et immobilisé, San Joaquin Valley, Californie

A l’occasion, Dorothea Lange recadre ses photos afin d’en accentuer la puissance dramatique. Dans celle-ci, elle a coupé la femme pour se concentrer sur l’homme au volent. La scène exprime la sensation d’être pris au piège – la voiture a calé et l’homme est immobilisé. Il manque ici cette idée de courage et de résistance, présente dans beaucoup d’autres portraits de pauvres gens. Ici, le sujet est pris au dépourvu ; la peur et l’inquiétude se lisent clairement sur son visage émacié.


1936 Enfant abîmée, Shacktown Elm Grove Oklahoma

Dorothea Lange est connue pour son empathie envers les sujets qu’elle photographie. Ralph Gibson, qui a été son assistant au début des années 60, relate une anecdote révélatrice concernant cette photo. Lorsqu’elle l’a examinée pour en faire un nouveau tirage, quelque trente ans après l’avoir prise, elle a fondu en larmes et lui a raconté à quel point cette fillette handicapée mentale était maltraitée et considérée comme une paria.


1936 Mère migrante, Nipomo Californie

Il est généralement admis que la photographie la plus célèbre de Dorothea Lange est la dernière d’une série de six images représentant une femme avec ses enfants, à l’intérieur d’une tente de fortune.

Dorothea Lange a laissé une description détaillée de la manière dont elle a effectué les photographies de la mère migrante : « Je ne lui ai pas demandé son nom, ni ce qu’elle avait enduré. Elle m’a dit qu’elle avait 32 ans, et qu’ils se nourrissaient des légumes gelés ramassés dans les champs, et des oiseaux que les enfants parvenaient à tuer. Elle venait de vendre les pneus de sa voiture pour acheter de la nourriture. Elle se tenait là, sous cette tente, avec ses enfants blottis contre elle, consciente que mes photos pourraient peut-être l’aider ; et c’est pourquoi elle m’a aidée. Il y avait une sorte d’égalité dans notre rapport. »

Pour sa dernière – et célèbre – photographie, Dorothea Lange gomme les détails à l’arrière-plan et masque les visages des enfants, agrippés à leur mère, qu’ils enserrent, détournant de l’objectif leur visage qu’ils enfouissent en elle. L’attention se concentre ainsi sur celui de la mère, marqué par l’anxiété. Dans un mouvement de repli sur elle-même, elle ne regarde plus ni la photographe ni ses enfants. Lorsque Dorothea Lange prend cette photo, elle ne remarque pas le détail d’un pouce qui surgit au premier plan. Pour la photographe, ce détail gâchait l’image et elle fera retoucher le négatif afin de l’effacer. Roy Stryker n’était pas d’accord : pour lui, c’est falsifier la réalité. L’insistance de Dorothea Lange pour que ce détail parasite disparaisse confirma à quel point cette photo documentaire, devenue classique, est très composée, et influencée par la photographe.


1937 Métayers sans ferme, comté de Hardman, Texa,

Ces fermiers devaient faire vivre une famille de quatre personnes en moyenne avec une aide sociale de 22, 80 dollars. Dorothea Lange les a rencontrés dans une cabane précédemment habitée par une autre famille de métayers partie pour la Californie, chassée par l’agriculture mécanisée extensive. La photographe avait éliminé au recadrage le sixième homme, dans la version de cette image publiée dans An American Exodus, car il n’avait pas la stature physique des autres, alignés devant l’objectif.


1939 Mère et enfants sur la route, Tulelake, Californie

Pour reprendre les termes de Taylor : « Ces gens méritent d’être aidés ! Ce sont des sans-abri, mais non la lie de la société. Ils ont atteint le fond, c’est tout. » Une fois de plus Dorothea Lange se concentre sur la relation maternelle : une mère et ses enfants sur la route. L’empathie de Dorothea Lange pour de tels individus découle de son idéal de la famille. Selon son fils, sa mère « éprouvait un sentiment profond et passionné pour la famille. La sienne avait été brisée par le départ de son père. » Quoi qu’il en soit, Dorothea Lange demeure à cette époque une mère et une belle-mère sévère et exigeante, qui fait passer son travail avant sa famille.


1940 Cueilleur de coton migrant, Eloy Arizona

L’homme est photographié alors qu’il se repose près de son « chariot de coton avant de retourner au travail dans les champs. » La main cache sa bouche, elle exprime toute une vie passée auprès de la terre. Le remplacement de la bouche par la main est également symptomatique de l’importance des gestes dans le travail de Dorothea Lange. En fait, l’homme cherche à dissimuler le mauvais état de ses dents face à l’objectif.


1942 La famille Mochida, Hayward Californie

Des membres de la famille Mochida attendent l’autobus d’évacuation. L’indignité du traitement qu’ils subissent, étiquetés qu’ils sont comme leurs bagages, contraste avec la dignité que leur confère Dorothea Lange dans ce portrait formel aux allures de photo de famille.

lundi 15 janvier 2018

Dessins de presse


Dessins de presse

samedi 13 janvier 2018

Infos santé-Toux de l’enfant


Toux de l’enfant

  • Quels sont les symptômes de la toux chez l'enfant ?
La toux est la réaction normale à une irritation des voies respiratoires de l’enfant, le plus souvent en lien avec une infection ou une allergie.
Il existe de nombreuses formes de toux qui peuvent être regroupées en deux familles : les toux sèches (sans production de glaires) et les toux grasses (avec production de glaires ou expectorations). Les toux grasses sont des toux utiles car elles dégagent les voies respiratoires et contribuent à la guérison. La toux peut être aigue (par exemple, en cas de rhinopharyngite) ou chronique (par exemple, en cas d’allergie).

  • Quelles sont les causes de la toux chez l'enfant ?
La toux n’est pas une maladie mais un symptôme provoqué par une irritation de la gorge, de la trachée, des bronches, ou parfois en réaction à un problème touchant les… oreilles. De nombreuses maladies s’accompagnent de toux (rhinopharyngite, laryngite, bronchiolite, pneumonie, asthme, coqueluche, rougeole, grippe, etc.). Dans le cas de l’asthme, la toux peut être le premier signe d’une crise qui se traduit alors par des difficultés respiratoires potentiellement graves.
Lorsqu’un corps étranger est inhalé, il provoque également des accès répétés de toux. Des substances irritantes (gaz, poussière, par exemple) sont de même à l’origine de toux.

  • Comment réagir en cas de toux chez l'enfant ?
Mettez votre bébé en position assise ou semi-assise.
Évitez de fumer dans la maison.
Veillez à bien humidifier l’air ambiant (récipients remplis d’eau ou humidificateur).
Faites inhaler à l’enfant de la vapeur d’eau en plaçant son visage au-dessus d’un bol d’eau chaude et en couvrant sa tête avec un torchon (à partir de l’âge de trois ans).
S’il le tolère, rincez-lui le nez et l’arrière-gorge avec du soluté physiologique en aérosol ou en dosettes.
En cas de toux rauque, enfermez-vous avec lui dans la salle de bains et bouchez l’évacuation d’air. Puis, projetez avec le pommeau de douche de l’eau chaude sur les parois de la baignoire, jusqu’à ce que l’atmosphère de la salle de bains soit bien humide. Prenez votre enfant sur vos genoux en position assise et bercez-le.
Donnez-lui à boire fréquemment.

  • Quand faut-il consulter un médecin en cas de toux chez l'enfant ?
Appelez immédiatement le service d’aide médicale d’urgence (SAMU) en composant le 15 ou le 112 :
Si, en plus de la toux, l’enfant éprouve des difficultés pour respirer ou pour avaler.
Si sa voix se modifie (voix éteinte).
Si son état général se détériore.
Si la toux est rauque (comme un aboiement).
Si l’on pense que la toux est due à un corps étranger dans les voies respiratoires (jouet, cacahuète, etc.).
Si l’enfant fait des efforts pour respirer (visibles au niveau du cou et des ailes du nez), il ne faut pas attendre un bleuissement pour appeler le 15.

Consultez un médecin dans la journée :
Si la toux s’accompagne d’une forte fièvre ou d’un mal de gorge.
Si des sifflements sont associés à la toux.
Si la toux ne diminue pas après quelques jours de traitement prescrit par un médecin.

Consultez un médecin dans les jours qui viennent :
Si la toux persiste et occasionne une gêne pour l’enfant et son entourage.

  • Ce que fait le médecin pour soigner la toux d'un enfant
Il examine le nourrisson ou l’enfant, recherche des signes de fièvre, inspecte sa gorge et ausculte ses poumons. Le cas échéant, il demande une analyse de sang et une radiographie des poumons.
Lorsque l’encombrement des bronches est important ou que le médecin suspecte une bronchiolite, ce dernier peut prescrire des séances de kinésithérapie respiratoire pour faciliter la remontée des glaires.

  • Les médicaments contre la toux de l'enfant
L’utilisation des sirops contre la toux (sèche ou grasse) n’est pas recommandée chez le nourrisson. Chez les enfants, un avis médical est toujours préférable, même si ces médicaments sont en vente libre.

  • Contre la toux sèche
Les médicaments utilisés pour calmer la toux sèche sont des antitussifs qui diminuent ce réflexe en agissant sur le système nerveux. Chez l'enfant de moins de deux ans, ces médicaments ne doivent en aucun cas être utilisés en automédication, sauf s’ils ont été préalablement prescrits par un médecin.
Leur usage doit se limiter au cas où l’enfant a du mal à supporter la toux, et la durée du traitement ne doit pas dépasser trois à cinq jours. Une toux persistante justifie une consultation médicale.

  • Contre la toux grasse
En cas de toux grasse, les fluidifiants bronchiques sont destinés à diminuer la viscosité des sécrétions et à faciliter leur remontée et leur élimination. Ils sont rarement indispensables. L'usage des médicaments contenant de la carbocistéine ou de l'acétylcystéine est contre-indiqué chez les enfants de moins de deux ans. Dans tous les cas, demandez conseil à votre médecin.
Lors de toux grasse, les antitussifs utilisés pour traiter la toux sèche sont bien sûr déconseillés car ils entraîneraient une accumulation des sécrétions dans les bronches.


Source : Vidal

Infos santé-Sommeil de l’enfant


Sommeil de l’enfant

Quand on parle de la rentrée on évoque les listes de fournitures scolaires mais un peu moins le besoin de resynchroniser le sommeil des enfants. Pourtant l’enjeu est de taille car il se passe des tonnes de choses pendant le sommeil.

C’est chaque année la même histoire : le combat de la dernière semaine de vacances pour obtenir des enfants qu’ils aillent se coucher avant 23 heures ! Oublier les habitudes prises l’été et revenir à un mode de fonctionnement plus ‘normal’ car le matin, durant l’année, le réveil sonne à heure fixe.

Plus les connaissances des chronobiologistes sur le sommeil progressent et plus on se rend compte de l’intérêt de permettre aux enfants de bénéficier d’un temps de repos satisfaisant et surtout efficace.

Car il se passe beaucoup de choses la nuit durant les divers cycles du sommeil.
On ne dort pas d’une seule traite, en effet. Le sommeil c’est un peu comme un programme de machine à laver, il est composé de plusieurs cycles répétitifs.
Il y a d’abord les signes d’endormissement bien connus, les yeux qui clignent, les bâillements, l’attention qui baisse, autant de signes annonciateurs du besoin d’aller se coucher et qui ne doivent pas être négligés.

Le risque, en laissant l’enfant résister à cette envie est qu’il laisse ainsi passer près de deux heures, jusqu’au moment où arrivera le cycle suivant.

Le sommeil, en effet, est composé d’une succession de cycles. On somnole puis on s’endort d’un sommeil d’abord léger, puis profond, périodes calmes. Tout va s’agiter ensuite avec la période du sommeil dite ‘paradoxale’.

Durant cette période il existe une activité parfois débordante avec des mouvements, des contractions musculaires, des mouvements rapides des yeux.

Au cours des phases de sommeil profond, l’organisme des enfants secrète une hormone de croissance et de la prolactine, cette dernière étant, semble t-il impliquée dans la maturation du système immunitaire.

C’est aussi un moment de récupération physique au cours de laquelle le cerveau reconstitue ses réserves énergétiques.

Le sommeil paradoxal est la période au cours de laquelle nous rêvons et, selon certains travaux, c’est à ce moment que nous nous reprogrammons face à notre environnement, que nous renforçons en quelque sorte notre personnalité propre.
C’est également à ce moment que se font la mémorisation et l’organisation des informations acquises au cours de la journée. C’est également le temps de la récupération nerveuse.

Chez l’enfant le cycle sommeil calme-sommeil paradoxal dure environ 90 mn, une vingtaine de minutes de moins que chez l’adulte. Il est entrecoupé de brèves périodes d’éveil et va se répéter 5 à 6 fois par nuit.

Il est important de bien observer le sommeil de l’enfant, de noter ses heures d’endormissement et de réveil afin de voir quelle est la quantité de sommeil dont il a besoin pour adapter ensuite l’heure du coucher en vue de l’année scolaire à venir.
C’est important parce que rien n’est plus préjudiciable qu’un mauvais sommeil en raison des risques de perturbations biologiques qu’il entraine. Il y a les sécrétions hormonales évoquées plus haut et surtout cette phase essentielle du sommeil paradoxal qu’il ne faut pas interrompre.

Le réveil idéal se situe donc soit dans les brèves périodes d’éveil, soit lors du sommeil léger.

Réveiller un enfant lors des autres périodes d’un cycle serait un peu comme vouloir sortir le linge d’une machine en plein milieu de la phase d’essorage !

Il faut donc vraiment tout faire pour aider l’enfant à bien dormir, lui apprendre à ne pas rater le coche quand il a sommeil sous peine d’attendre près de deux heures le cycle suivant. Lui retirer aussi toutes les sources de ce qui peut provoquer un état d’excitation ou d’énervement, en premier lieu le téléphone portable et les jeux vidéo.
Dormir n’est pas une perte de temps, bien au contraire. On récupère mais on apprend aussi. On se reprogramme, on affirme sa personnalité et quand on est un jeune enfant ce sont des moments essentiels pour la vie future.


Source : docteurjd.com

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