dimanche 13 août 2017

Infos santé-Syndrome des jambes sans repos (impatiences)



Syndrome des jambes sans repos (impatiences)

  • Qu'appelle-t-on syndrome des jambes sans repos ?
Le syndrome des jambes sans repos, également appelé impatiences ou impatiences nocturnes, est une des causes de troubles du sommeil. Il provoque également des troubles de la mémoire et de la concentration.
Les impatiences tendent à devenir plus fréquentes avec l’âge. Au-delà de 50 ans, on estime que 5 à 10 % des personnes en souffrent occasionnellement. Les personnes atteintes de maladies chroniques (diabète, polyarthrite rhumatoïde, insuffisance rénale, etc.) sont plus exposées aux impatiences.

  • Quels sont les symptômes des jambes sans repos ?
Les personnes qui souffrent d’impatiences se plaignent d’un besoin impérieux de bouger les jambes, voire de fourmillements, de picotements ou de sensations de courant électrique. Ces impatiences se produisent essentiellement au repos : au lit, dans un fauteuil, au spectacle, etc. Pendant le sommeil, leurs jambes font des mouvements incontrôlés : le pied se redresse, la jambe se plie brutalement. Ces soubresauts sont très gênants pour le conjoint.
Le phénomène se reproduit par épisodes qui durent de cinq à vingt minutes, avec des mouvements toutes les trente secondes environ. Les symptômes des impatiences nocturnes sont différents de ceux observés lors de crampes nocturnes, souvent plus douloureuses.
Même si la personne qui en souffre n’a pas conscience de se réveiller, le syndrome des jambes sans repos entraîne souvent des microréveils de quelques secondes. Le matin, le dormeur se sent donc fatigué et a l’impression que son sommeil n’était pas réparateur. Parfois, il ressent même des courbatures dans les jambes comme s’il avait marché toute la nuit.

  • Les causes des jambes sans repos
La cause de ce syndrome reste inconnue. On soupçonne une origine génétique, car il existe des familles qui sont plus affectées. Chez les personnes atteintes par le syndrome des jambes sans repos, il existerait un déséquilibre dans la production de dopamine, une substance utilisée par les cellules nerveuses pour communiquer entre elles (un neurotransmetteur). Les impatiences sont plus fréquentes chez les personnes qui souffrent d’anémie par carence en fer. En effet, il semble que celle-ci diminue la production de dopamine par le cerveau et la moelle épinière.
Les impatiences sont assez fréquentes chez les femmes enceintes lors du dernier trimestre de la grossesse, mais il n’est pas prouvé qu’elles soient de même origine que celles observées hors de la grossesse. En effet, elles tendent à disparaître dans les semaines qui suivent l’accouchement.
Il semble que le stress, l’anxiété, la fatigue, le tabagisme ainsi que l’abus d’alcool ou de caféine augmentent à la fois le risque de souffrir de syndrome des jambes sans repos et la fréquence des crises.

  • Que faire en cas de jambes sans repos ?
Pendant la crise, certains gestes permettent un soulagement immédiat mais de courte durée :
bouger les jambes, se déplacer, s’étirer, plier les genoux, faire de petits mouvements de piétinement (lorsqu’on est assis) ;
se masser les jambes ;
appliquer de la chaleur (douche chaude des jambes, massage énergique) en alternant éventuellement avec du froid (douche froide, poche de glace) ;
essayer d’occuper son esprit à d’autres activités.
Éventuellement, il est possible de prendre un médicament sans ordonnance contre la douleur : paracétamol, ibuprofène, aspirine, par exemple.

  • Que fait le médecin en cas de jambes sans repos ?
Pour poser un diagnostic de jambes sans repos, il est nécessaire que quatre symptômes soient simultanément présents :
la nécessité impérieuse de bouger les jambes, avec des sensations désagréables (picotements, démangeaisons, fourmillements, etc.) ;
une aggravation de ce besoin lors de repos ou d’inactivité, en particulier lorsque le patient est assis ou couché ;
une aggravation des symptômes le soir et la nuit ;
un soulagement systématique lorsque la personne se déplace ou bouge ses jambes (ou lorsqu’elle les masse).
Parfois, le diagnostic impose de passer une nuit dans un centre d’étude du sommeil où l’activité des muscles des jambes est enregistrée tout au long de la nuit (hypnogramme).

  • Le traitement des jambes sans repos
Lorsqu'il s'accompagne de troubles gênants (insomnie, retentissement sur la vie quotidienne), le syndrome des jambes sans repos peut bénéficier d’un traitement médicamenteux. Certains médicaments utilisés dans la maladie de Parkinson permettent de diminuer les mouvements des jambes pendant la nuit chez les personnes atteintes de ce syndrome. Ces médicaments ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie dans cette indication.
Dans certains cas, le médecin peut également prescrire des médicaments contre la douleur, des anxiolytiques ou des sédatifs. Si une anémie par carence de fer a été diagnostiquée, il prescrit des suppléments de fer.


Source : Vidal

Infos santé-Le hoquet


Le hoquet

Si je vous dis « irritation du nerf phrénique lors de son passage à travers le diaphragme provoquant une contraction brusque et involontaire des muscles respiratoires », aurez-vous compris que cela nous explique les causes du hoquet ?

Car c’est en effet ce nerf phrénique qui le provoque lorsqu’il est irrité. Il est dû à une inspiration brutale associée à la fermeture de la glotte qui freine l'arrivée d'air. La fréquence varie de 10 à 60 hoquets par minute, mais c'est surtout la durée de la crise qui fait la gravité de ce symptôme assez banal. Autant le hoquet aigu est peu problématique, autant sa persistance au-delà de 48 heures en fait une véritable maladie à prendre très au sérieux, car elle peut conduire celui qui en souffre à l'épuisement.

Dans sa forme aiguë, celle que tout le monde a connue un jour ou l'autre, on sait que les raisons sont essentiellement digestives. Dans la forme qui traîne, les pistes sont tellement nombreuses – on dit en médecine qu'il y a près de 200 raisons de présenter un hoquet – qu'il s'agit d'un véritable casse-tête pour le médecin. Pendant ce temps-là, le malade se marginalise. Il perd l'appétit, le sommeil et souvent son travail par la même occasion.

Que peut-on faire en cas de hoquet simple ? Il y a un certain nombre de recettes populaires qui circulent, des solutions qui peuvent, en effet pour certaines, paraître farfelues, mais qui sont tout à fait calquées sur nos connaissances les plus récentes. Par exemple, on s'est aperçu que le hoquet diminue lorsque l'oxyde de carbone augmente. Augmenter ce gaz carbonique, c'est par exemple suspendre sa respiration le plus longtemps possible ou faire des mouvements de respiration profonds et rapides.
La légende populaire affirme qu’il faut effrayer celui qui hoquette… Cela peut marcher, du moins si ça marche, il y a une explication… On est face à la stimulation d'un de nos nerfs, le pneumogastrique ; un terme bien compliqué pour justifier l'hypnose, l'acupuncture ou encore les tentatives pour effrayer celui qui hoquette.

Cela passe également par la prise d'un verre d'eau, le plus rapidement possible, des tractions sur la langue, avaler de la mie de pain ou du vinaigre sur un sucre... Pour une fois, la médecine fait bon ménage avec les remèdes de bonne femme. Du moins en ce qui concerne le hoquet simple… Pour celui qui persiste et épuise, une consultation urgente s’impose.


 Source : Dr Jean-François Lemoine pourquoi-docteur.nouvelobs.com

Infos santé-Tremblement essentiel


Tremblement essentiel
  • Qu'est-ce que le tremblement essentiel ?
Le tremblement essentiel est une maladie neurologique fréquente qui se traduit par des tremblements incontrôlables lors des mouvements ou du maintien actif d'une posture. Cette maladie invalidante peut provoquer un handicap social et une stigmatisation. On estime que 300.000 Français souffrent de tremblement essentiel, ce qui en fait la cause de tremblement la plus fréquente. Si la grande majorité de ces personnes ont plus de 55 ans, environ 16.000 personnes de moins de 40 ans en souffrent.

  • Quels sont les symptômes du tremblement essentiel ?
Les tremblements provoqués par cette maladie se déclenchent lorsque la personne effectue un mouvement (tremblement d’action) ou lorsqu’elle maintient une posture qui n’est pas une posture de repos (tremblement postural). Le tremblement essentiel peut affecter les mains, les mâchoires, le menton, la tête, plus rarement le tronc. Il touche rarement les jambes. Lorsque le tremblement essentiel affecte les cordes vocales, la voix devient chevrotante.

  • Quelles sont les complications du tremblement essentiel ?
Le tremblement essentiel n’est pas une maladie grave (il ne provoque ni décès ni paralysie) mais, pour ceux qui en sont touchés, il représente un handicap.
Ce handicap est physique chez 25 % des patients (la maladie oblige la personne à changer de travail ou la rend inapte au travail ou à une vie autonome). Chez les autres patients, le handicap est plutôt social. En effet, dans l'esprit des personnes mal informées, les tremblements évoquent d'autres maladies : alcoolisme, maladie psychiatrique, maladie de Parkinson, etc. Les personnes souffrant de tremblement essentiel doivent alors expliquer, se justifier et leur qualité de vie s'en ressent.

  • Quelles sont les causes du tremblement essentiel ?
Le tremblement essentiel est une maladie génétique : une mutation directement liée au tremblement essentiel a été identifiée au niveau d’un gène situé sur le chromosome 3. Ce gène est responsable de la fabrication par les cellules nerveuses d’un récepteur membranaire sensible à la dopamine (un messager chimique du cerveau). La mutation identifiée rend ce récepteur (dit D3) hypersensible à la dopamine. Cette découverte est importante pour la mise au point d’un traitement spécifique contre le tremblement essentiel.
Parce que chacun d’entre nous possède deux chromosomes 3, cette mutation peut être présente sur l’un ou les deux de ces chromosomes. La sévérité du tremblement essentiel semble plus importante lorsque la mutation est présente sur les deux chromosomes 3.
La mutation du récepteur D3 n’est probablement pas la cause de toutes les formes de tremblement essentiel. D’autres mutations pourraient expliquer d’autres formes de cette maladie. En effet, il semble que la mutation du récepteur D3 ne soit présente que chez environ la moitié des personnes touchées.

  • Comment diagnostique-t-on le tremblement essentiel ?
Il n’existe pas de test spécifique pour diagnostiquer le tremblement essentiel. Pour établir son diagnostic, le neurologue demande à son patient d’effectuer certains tests:

Des tests destinés à mettre en évidence les tremblements d’action (écrire, dessiner une spirale, se servir un verre d’eau, etc.) ;
Des tests destinés à mettre en évidence les tremblements posturaux (par exemple, placer ses index face à face à hauteur de la poitrine).

Le neurologue doit éliminer d’autres causes de tremblements :
La maladie de Parkinson (où les tremblements sont présents au repos) ;
Les maladies de la thyroïde ;
L’alcoolisme ;
L’excès de caféine ;
Les effets indésirables de médicaments, etc.
Dans le tremblement essentiel, le tremblement est le seul symptôme présent.

  • Les traitements du tremblement essentiel
Il n’existe pas de traitement spécifique capable de supprimer complètement un tremblement essentiel. Les neurologues prescrivent diverses familles de médicaments dont la plupart ne sont pas officiellement destinés à soigner cette maladie.
Ces médicaments (bêtabloquants, antiépileptiques ou anxiolytiques) parviennent au mieux à réduire de moitié l’intensité des tremblements. Dans certains cas, des injections de toxine botulinique sont faites dans certains muscles pour bloquer la contraction des fibres musculaires responsables des tremblements.
Depuis quelques années, une technique de stimulation électrique de certaines régions du cerveau est proposée aux patients souffrant de formes très invalidantes de tremblement essentiel. La stimulation cérébrale profonde est une technique chirurgicale qui consiste à implanter dans le cerveau deux électrodes (deux fils très fins) qui sont laissés en place en permanence. Via les électrodes, les stimulateurs placés sous la peau envoient des impulsions électriques pendant seize heures par jour (le dispositif est arrêté pendant la nuit).
Toutes les mesures destinées à réduire l’anxiété et le stress sont également bénéfiques aux personnes qui souffrent de tremblement essentiel : techniques de relaxation, sophrologie, yoga, tai chi, méditation, etc.

Source : Vidal

Infos santé-Thé ou café ?


Thé ou café ?

« Thé ou café ? Les 2, mon Général », serait-on tenté de dire, car, d’après des études toutes récentes, ces breuvages seraient bons pour le palais, mais également pour notre santé.

Le thé est riche en polyphénols, des substances antioxydantes, qui auraient une action favorable sur le cœur et les vaisseaux. Les dernières découvertes sur la boisson la plus consommée au monde laissent suggérer que le thé, associé à un régime limité en cholestérol, ferait baisser le taux de LDL cholestérol, autrement dit, le mauvais cholestérol. On obtiendrait une baisse de 10 %, baisse supérieure à celle obtenue avec le régime seul.

Autre avantage, cette fois pour les fumeurs : la consommation de thé réduirait l’élimination urinaire de substances que l’on retrouve lorsque l’organisme est agressé par certains cancers. En fait, c’est des polyphénols, de puissants antioxydants, que le thé, tout comme les fruits et légumes, les vitamines C ou E, tire toutes ses propriétés.
A noter que ce sont ces mêmes éléments que l’on retrouve dans le vin rouge à qui l’on attribue, mais à dose modérée, un effet protecteur sur le cœur. Si pour le vin, la quantité est très limitée – j’en profite pour le rappeler : 1 verre par jour pour les femmes et 2 pour les hommes –, elle est plus large pour le thé : qu’il soit noir ou vert, en feuilles ou en sachet, de Ceylan ou de Chine, les compositions en flavonoïdes varient légèrement.

En fait, il faudrait boire 3 à 4 tasses de thé par jour pour obtenir un effet antioxydant. Ces antioxydants agissent en piégeant des molécules toxiques libérées dans l’organisme sous l’effet du tabac, de la pollution atmosphérique, de l’exposition aux rayons du soleil. Sur les vaisseaux, les antioxydants limiteraient également les effets nocifs des graisses. En fait, ces produits nous empêchent tout simplement de rouiller.

Quant au café, ses propriétés stimulantes sur le cerveau sont bien connues. Des études ont même montré que la consommation de caféine pourrait aider les personnes âgées à mieux mémoriser certaines informations, en particulier l’après-midi, lorsque les performances intellectuelles diminuent. En ce qui concerne les vaisseaux, le café avait été taxé de favoriser l’hypertension ; en revanche, d’autres études montrent qu’il n’est pas significativement impliqué dans le développement d’une hypertension artérielle. Pour le moment, donc, statu quo.

Alors à la question « thé ou café ? », je répondrais « un peu des 2 ». Mais dans les deux cas… sans sucre.


Source : Dr Jean-François Lemoine pourquoi-docteur.nouvelobs.com

Infos santé-Le cerveau choisi le classement de ce qu’il doit mémoriser


Le cerveau choisi le classement de ce qu’il doit mémoriser

Jusqu’à ces deux études séparées et publiées dans les PNAS il y a quelques jours, on croyait la capacité de mémorisation du cerveau humain illimitée ou presque sans qu’on n’ait jamais pu prouver cet a priori. On a en effet coutume de considérer qu’on est loin, très loin, d’utiliser la totalité des potentialités de notre cerveau et que par conséquent un meilleur apprentissage de nos capacités de mémorisation pourrait éventuellement décupler notre aptitude à emmagasiner des informations variées, utiles ou non. Or ces deux études montrent clairement qu’il n’en est rien et que le cerveau se comporte sans que l’on en soit conscient comme le disque dur d’un ordinateur. Comparer le cerveau à un disque dur d’ordinateur n’est peut-être pas vraiment adapté mais au moins cela permet d’expliquer comment les choses se passent dans la réalité selon ces deux études. Quand on a atteint les limites de stockage d’un disque dur, on décide d’éliminer les fichiers qui ne sont plus que rarement utilisés pour libérer de l’espace de mémoire. Cette opération est faite délibérément. Le cerveau fait un peu la même chose mais ce processus est totalement inconscient, et c’est ce qu’ont montré ces deux études.

Dans la première approche, 55 participants ont été soumis à un exercice de perception visuelle durant lequel ils voyaient défiler pendant moins d’une seconde des images montrant simultanément quatre photos. Quatre visages identiques, ou deux visages et deux paysages, ou encore quatre objets identiques ou deux objets et deux visages, tout en suivant l’activité cérébrale par imagerie fonctionnelle par résonance magnétique nucléaire (fMRI). Immédiatement après avoir visionné ces images, on demandait aux participants, toujours en cours d’examen par fMRI, de nommer les images ou les photos dont ils se souvenaient, c’est-à-dire celles que le cerveau avait mémorisé pendant l’exercice.


La perception visuelle est traitée par le cortex visuel situé à l’arrière du cerveau dans la région occipitale. Les informations sont stockées dans une autre partie du cerveau appelée le cortex occipito-temporal et dans des régions discrètes de ce dernier et séparées les unes des autres selon qu’il s’agit de photos de visages, de maisons, d’objets ou de paysages, c’est ce qu’a montré la fMRI. L’activation de ces différentes zones de mémorisation dépend, selon cette étude, de la nature des images soumises aux sujets en cours d’étude. La mémorisation des visages est par exemple systématiquement plus efficace si, sur une image, il y a deux visages et deux paysages en comparaison d’une autre image avec seulement quatre visages. Le cortex visuel effectue donc un tri et envoie pour mémorisation une partie des informations que lui a envoyé la rétine. Toujours par fMRI, l’équipe de chercheurs de l’Université d’Harvard a ainsi montré que le cerveau effectuait de lui-même un classement des informations selon leur importance et les stockait dans des zones du cerveau différentes les unes des autres.

En quelque sorte, le cerveau s’arrange pour qu’il n’y ait pas « d’embouteillage » au niveau des circuits neuronaux reliant ces zones du cortex relativement éloignées les unes des autres en effectuant une sorte de tri totalement indépendant de notre volonté.

Dans une autre étude, effectuée cette fois à l’Université du Texas à Austin, l’approche était différente car la stimulation visuelle consistait à montrer des séries de trois photos, des objets, des paysages ou des visages, et à demander aux participants, après les deux premières photos, quelle était leur supposition quant à la nature de la photo suivante, par exemple un visage, après deux visages ou un objet après deux objets. Et parfois on montrait alors au sujet un paysage alors qu’il aurait souhaité voir un visage. Le but du test était de faire en sorte que chaque sujet se soumette en réalité à un classement des photos qu’on lui montrait, le visage d’un homme ou d’une femme, ou encore une scène prise à l’extérieur ou à l’intérieur d’une maison. Dix minutes après avoir visionné ces groupes de 3 images successives, 144 illustrations au total soit 48 séries de trois photos, on soumettait les participants à l’étude à un test surprise en leur montrant à nouveau toutes les images qu’ils avaient visionnées précédemment dans un certain ordre, mais en introduisant au hasard dans la série 48 autres images qu’ils n’avaient jamais vues. On demandait alors à chaque sujet au cours de cette deuxième partie du test d’identifier les images dont ils se souvenaient et celles qu’ils n’avaient encore jamais vu en essayant simultanément d’établir une note concernant le degré de certitude de leur réponse. Il faut se souvenir pour bien comprendre la signification du second test que lors de la première partie de l’investigation, les séries de trois images étaient ordonnées pour que les sujets de l’étude anticipent la nature de la troisième image qu’il leur était donnée de voir au cours du test. Comme on pouvait s’y attendre un peu, au cours du second test surprise les divers sujets soumis à l’étude arrivaient beaucoup moins bien à se souvenir des deux images qu’ils avaient déjà vu quand la troisième image était hors contexte, donc jamais vue auparavant.


Les chercheurs en ont déduit que le cerveau est loin de tout mémoriser de manière identique et effectue donc un classement suivant un certain ordre de priorité. Ce classement a également pour but d’alléger les interconnexions entre les zones du cortex cérébral et d’éviter ainsi un encombrement préjudiciable à la bonne qualité du processus de mémorisation mais également de mettre « à la corbeille » des informations jugées, de manière totalement inconsciente, « inutiles » afin de préserver un espace de mémorisation suffisant. Peut-être un début d’explication de l’oubli involontaire que l’on peut parfois constater et qui n’a rien à voir avec la perte de mémoire.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le cerveau gère donc automatiquement et inconsciemment le processus de mémorisation. Pour en revenir à la comparaison avec un ordinateur, ce serait un peu comme si on disait à ce dernier de trier tous les e-mails reçus dans la boite de courrier électronique automatiquement sans qu’on intervienne directement et de mettre à la corbeille tous les messages que l’ordinateur classerait de lui-même comme indésirables, la corbeille se vidant également automatiquement. Le cerveau est donc bien une incroyable machine à traiter les informations avec ses propres critères dont on est totalement inconscient !


Infos santé-Enurésie (pipi au lit)


Enurésie (pipi au lit)

  • Qu'est-ce que l'énurésie ?
On parle d’énurésie lorsqu’un enfant de cinq ans ou plus ne peut se passer régulièrement de couches la nuit (énurésie primaire) ou bien si, après avoir atteint le stade de propreté, il recommence brusquement à mouiller son lit (énurésie secondaire, moins fréquente). Environ 15 % des enfants sont concernés, dont les deux tiers sont des garçons. Jusqu’à l’âge de sept ans, tous les enfants peuvent occasionnellement connaître un petit accident de fuite urinaire, sans souffrir pour autant d’énurésie nocturne.

  • Pourquoi fait-il pipi au lit ?
Les causes de l’énurésie primaire peuvent être multiples :
Un mauvais fonctionnement de la vessie, qui se contracte involontairement lorsqu’elle est pleine ;
Un sommeil paradoxal trop long et trop profond pendant lequel l’enfant rêve parfois qu’il va aux toilettes ;
Des troubles psychologiques qui retardent l’acquisition de l’autonomie. Cependant, on ignore encore si ces troubles, souvent présents, sont la cause ou la conséquence de l’énurésie (la honte de mouiller son lit maintiendrait l’enfant dans un état de dépendance vis-à-vis de ses parents).
Une prédisposition héréditaire ;
Une malformation urinaire.
L’énurésie secondaire semble plutôt liée à des problèmes d’ordre émotionnel (par exemple la naissance d’un petit frère ou d’une petite sœur, ou des problèmes rencontrés à l’école maternelle).

  • Que faire quand son enfant fait pipi au lit ?
Le traitement de l’énurésie repose sur des mesures qui visent à redonner confiance à l’enfant, à le responsabiliser et à encourager ses progrès.
Expliquez-lui les causes possibles de son problème (concernant la vessie et le sommeil) en utilisant des mots qu’il comprend et en faisant, éventuellement, un dessin.
Précisez-lui qu’il n’est pas le seul à souffrir de ce problème et que d’autres enfants de sa classe sont probablement dans le même cas.
Ne dramatisez pas le pipi au lit. Ne le grondez pas et ne le punissez pas. On obtient de meilleurs résultats en se montrant patient, compréhensif et affectueux.
Ne le faites pas culpabiliser et évitez d’en parler devant des personnes étrangères au cercle familial proche.
Impliquez-le dans son traitement en lui faisant enlever les draps mouillés pour les mettre dans la machine à laver, sans en faire une punition. Faites-lui tenir un journal des jours secs et des jours humides qu’il montrera à son médecin. Encouragez une relation directe entre l’enfant et son médecin.
Simplifiez-vous la vie en utilisant des draps qui ne se repassent pas et protégez le matelas par une alèze imperméable.
Diminuez la quantité de boisson prise après 18 heures. Mais ne le privez pas de boire quand il a soif sous prétexte qu’il mouille son lit !
Veillez à ce qu’il aille aux toilettes avant de se coucher.
Dans la journée, incitez-le à aller régulièrement faire pipi et apprenez-lui à faire pipi en plusieurs fois (en arrêtant le jet). Cela lui montrera qu’il est capable de se contrôler.
Félicitez l’enfant ou donnez-lui une petite récompense chaque fois qu’il ne mouille pas le lit (par exemple une image à coller dans un cahier) ; cela peut avoir un effet positif, sans pour autant faire pression sur lui.
Placez des veilleuses dans sa chambre, les couloirs et les toilettes, pour rassurer l’enfant lorsqu’il se lève la nuit pour uriner.
Lorsque l’on soupçonne que des problèmes psychologiques sont peut-être à l’origine de l’énurésie nocturne, la consultation d’un pédopsychologue ou d’un pédopsychiatre peut se révéler utile. Demandez conseil à votre médecin.
Assurez-vous que votre enfant possède un espace personnel suffisamment vaste. Parfois, l’énurésie est liée à l’absence d’un espace identifié comme étant le sien.
Les menaces, le port systématique d’une couche, les dispositifs de détection de l’urine qui réveillent l’enfant, ou le réveil systématique de l’enfant au milieu de la nuit pour le faire uriner n’ont pas d’efficacité à long terme.
Enfin, il est préférable que les parents se gardent de faire de l’acquisition de la propreté une affaire d’état. L’âge où un enfant parvient à se passer de couches la nuit varie d’un individu à l’autre. Il serait peu raisonnable de comparer son enfant avec celui de ses voisins ou d’appliquer les principes rigoureux de grand-maman...

  • Comment soigne-t-on le pipi au lit ?
Dans certains cas rares, et pour une courte durée, le médecin peut décider de prescrire des médicaments. Il existe deux types de médicaments indiqués dans le traitement de l'énurésie de l'enfant :
Un médicament spécifique qui contient une hormone diminuant fortement la production d’urine pendant la nuit (un médicament dit antidiurétique),
Des médicaments qui diminuent les contractions de la vessie. Ils appartiennent à la famille des antidépresseurs mais ne sont pas, dans ce cas, utilisés pour cette propriété thérapeutique.
Ces médicaments ne guérissent pas le problème, mais peuvent contribuer à amorcer le processus d’acquisition de la propreté. L’utilisation de médicaments sans avis médical est fortement déconseillée en cas d’énurésie.


Source : Vidal


Infos santé-Les émotions


Les émotions

Chaque émotion est liée à une partie du corps humain.
Les émotions telles que la peur ou la colère s'accompagnent de sensations physiques. Des chercheurs finlandais viennent de dresser la carte corporelle des émotions.

Estomac noué, gorge serrée, frissons dans le dos ou boule au ventre... Toutes ces expressions servent à décrire les sensations physiques liées à une émotion. Sont-elles le reflet d’une réalité biologique ? Peut-on cartographier les émotions ? Pour répondre à ces questions, une équipe de l’université d’Aalto (Finlande) a tenté de classer les réactions du corps en lien avec une palette d’émotions. Leurs résultats sont parus dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) en accès libre.

Colorier selon les sensations
700 personnes ont été interrogées, en Suède, en Finlande et à Taïwan. Elles ont expérimenté différentes émotions à l’aide de narrations, d’images, de films… Ces participants ont ensuite colorié un schéma de corps humain avec différentes couleurs : rouge pour une sensation accrue, bleu pour une moindre activité. S’ils ne sentaient rien, ils laissaient la zone vide.



Grâce aux résultats, les chercheurs ont pu dresser une typologie des sensations liées aux émotions. Une tâche ardue, comme le soulignent les auteurs en introduction de l’étude : « Même si les émotions sont associées à une large palette de changements physiologiques, savoir s’ils sont assez spécifiques pour servir de base à des sensations émotives discrètes, comme la colère, la peur ou la joie, est toujours vivement débattu, et la distribution topographique des sensations physiques reliées aux émotions est toujours inconnue. »

Dégoût : gorge et système digestif réagissent
Les émotions de base (colère, peur, tristesse, dégoût, joie, surprise) sont pour la plupart associées à une activité accrue dans la poitrine. Cela correspond à des modifications dans le rythme respiratoire ou cardiaque. Ce sont aussi celles qui provoquent les sensations physiques les plus fortes. Selon les émotions, agréables ou non, différentes zones du corps réagissent. Ainsi, le dégoût est plus souvent associé à des sensations au niveau du système digestif et de la gorge alors que la tristesse est liée à une moindre activité des membres inférieurs.

Globalement, les manifestations physiques des émotions se chevauchent peu. La joie, notent les chercheurs, active des sensations agréables dans l’ensemble du corps. Les émotions en relation avec autrui, elles, ont plus tendance à solliciter les membres supérieurs. Les résultats révèlent que peur et tristesse sont assez similaires dans la réaction somatique. Si ces manifestations peuvent être très discrètes, reconnaissent les chercheurs, elles n’en sont pas moins réelles.



 « Ces cartes constituent la description disponible la plus précise des sensations physiques liées à des émotions, » se félicitent les auteurs de l’étude, qui notent une grande cohérence dans les réactions du corps. Ainsi, alors que les expressions peuvent varier selon les cultures pour somatiser une même émotion, les participants ont signalé les mêmes activités pour des émotions simples. Quelle que soit la culture, orientale ou occidentale, le corps réagit de la même façon à une sollicitation émotive. Les chercheurs évoquent la possibilité d’une influence du langage sur les déclarations, sans y adhérer tout à fait. Par exemple, l'expression "avoir la boule au ventre" pourrait influencer les affirmations des participants. A moins que ce ne soit l'inverse... que l'expression ait été créée à partir d'une vraie sensation.


Source nouvelobs.com

Infos santé-Gastro-entérite chez l’adulte



Gastro-entérite chez l’adulte

  • Quels sont les symptômes de la diarrhée ?
La diarrhée se manifeste par des selles liquides plus de trois fois par jour, parfois mêlées de sang ou de glaires, et peut aller de pair avec des crampes, de la fièvre et une faiblesse générale. Les selles peuvent être vertes ou noires (présence de sang digéré). Elle survient d’ordinaire brusquement et prend fin spontanément au bout de deux ou trois jours. Dans certains cas, la diarrhée est chronique et s’installe pendant des semaines, voire des mois.
Une diarrhée abondante peut provoquer rapidement une déshydratation, surtout chez les enfants et les personnes âgées. Lorsque la diarrhée est chronique, elle peut provoquer une dénutrition, les éléments nutritifs n’ayant pas le temps d’être absorbés par les intestins : selon les cas, on peut observer un amaigrissement, une faiblesse générale, la sécheresse des cheveux, des ongles et de la peau, ainsi qu’une rétention d’eau.

  • Quelles sont les causes de la diarrhée ?
La diarrhée aiguë est fréquemment due à une infection des intestins par des virus (comme la gastro-entérite virale). La plupart des infections causant des diarrhées se révèlent anodines. En voyage, le changement de type d’alimentation (notamment les épices) peut également être à l’origine de diarrhées, ainsi que le stress du voyage sur le corps (décalage horaire, etc.) ou sur le psychisme (anxiété, notamment chez les néophytes). De plus, certains médicaments, ainsi que les intolérances alimentaires (et plus rarement, les allergies alimentaires) peuvent provoquer une diarrhée.
Lors de la pratique d’un sport, il arrive quelquefois que le sang, irriguant en priorité les muscles, ne permette pas aux intestins d’absorber correctement l’eau des aliments digérés. Les selles sont alors molles, voire liquides.
La diarrhée est plus rarement la conséquence d’une inflammation chronique de l’intestin, de troubles hormonaux, d’une incapacité de l’intestin à absorber certaines substances ou d’un transit trop actif.

  • Que faire quand on a la diarrhée ?
Buvez beaucoup de liquides légèrement salés et sucrés (une demi-cuillerée à café de sel et quatre de sucre pour un litre d’eau) pour compenser les pertes et prévenir une déshydratation. Buvez du thé sucré, du bouillon, des jus de fruits ou certains sodas (colas).
Pendant la phase aiguë de la diarrhée, ménagez vos intestins et adoptez un régime anti-diarrhée : biscottes, soupes, riz, compotes, bananes, etc. Il faut manger car le corps a besoin de compenser les pertes.
Ne prolongez pas la prise de médicaments qui ralentissent ou diminuent l’activité de l’intestin, erreur souvent commise au cours d’un voyage. Vous risqueriez d’être très constipé.

  • Quand faut-il consulter un médecin en cas de diarrhée ?
Consultez un médecin dans la journée :
Si la diarrhée s'accompagne d'une forte fièvre, de vomissements intenses, de maux de tête ou de confusion des idées.
Si les selles contiennent du sang, du pus ou des glaires.
Consultez un médecin dans les jours qui viennent :
Si la diarrhée récidive et s'accompagne d'un amaigrissement ou de douleurs au ventre.
Si diarrhée et constipation alternent.
Si la diarrhée s'est déclarée en même temps que la prise d'un nouveau traitement.
Si les mesures prises contre la diarrhée restent sans effets au-delà de 48 heures.
Si la diarrhée s'est déclarée au retour d'un pays tropical.

  • Comment prévenir la diarrhée ?
Respectez les règles d’hygiène de base : se laver les mains plusieurs fois par jour, avant de préparer un repas, avant de passer à table et après être allé aux toilettes ; nettoyer régulièrement les lieux de stockage des aliments.
Dans un pays où le niveau d’hygiène est faible : prenez garde à ce que vous mangez et buvez. En particulier, il faut être vigilant sur le lavage des mains, l’eau de boisson (encapsulée ou traitée), les plats crus, froids ou réchauffés qu’il est préférable d’éviter, ainsi que le lavage et l’épluchage systématique des fruits et légumes. Gardez à l’esprit la règle « Faites-le cuire, faites-le bouillir, épluchez-le ou… évitez-le ! »

  • Comment soigner la diarrhée chez l'adulte ?
En cas de diarrhée, la réhydratation par voie orale est primordiale. Les sachets de soluté de réhydratation sont disponibles en pharmacie, même dans les pays tropicaux.
Parfois, il est nécessaire de prescrire un traitement antibiotique. Il existe plusieurs catégories d’antidiarrhéiques pour adultes : ralentisseurs du transit intestinal (ex : lopéramide), antisécrétoires intestinaux (ex : racécadotril).
En l’absence de la démonstration réelle de l’efficacité des antiseptiques intestinaux, il est difficile de les recommander. Par ailleurs il existe des traitements d’appoint : antidiarrhéiques dits d’origine microbienne qui visent à restaurer la flore intestinale, argile ou charbon, ou encore certains médicaments à base de plantes.


Source : Vidal

Infos santé-Verrue

Verrue

  • Quels sont les symptômes des verrues ?
Les verrues se présentent sous la forme de petites excroissances dures de la peau. Elles ne dépassent en général pas la taille d’une tête d’épingle, mais certaines d’entres elles peuvent atteindre celle d’un petit pois.
Il existe différents types de verrues :
Les plus courantes sont les verrues vulgaires, excroissances gris jaunâtre de surface irrégulière se formant surtout sur les doigts et le revers de la main. Elles poussent de façon isolée ou groupée.
Les verrues planes, comme le Molluscum contagiosum, forment une excroissance plate ayant presque la couleur de la peau, d’un diamètre d’un à quatre millimètres, surtout sur les mains, sur le revers des doigts et sur le visage chez les personnes jeunes. La personne atteinte se recontamine fréquemment.
Les verrues plantaires apparaissent sur la plante des pieds, pénètrent en profondeur et peuvent être très douloureuses.
Les verrues n'entraînent en général pas de complications. Les verrues non traitées peuvent s'étendre ou contaminer d'autres parties du corps ou d'autres personnes.

  • Qu'appelle-t-on condylomes (« verrues » génitales) ?
Attention, même si elles ressemblent aux vraies verrues, les excroissances qui peuvent apparaître autour de la vulve, de l’anus ou de la verge (appelées aussi « crêtes de coq ») sont une maladie sexuellement transmissible. Non traités, certains de ces condylomes peuvent évoluer en cancer. Vous devez consulter un dermatologue pour qu’il vous suive et vous prescrive le meilleur traitement. Évidemment, l’utilisation d’un préservatif est indispensable pour éviter la transmission à d’autres personnes.

  • Quelles sont les causes des verrues ?
Les verrues sont dues à des virus qui peuvent provoquer la multiplication des cellules de la peau à un endroit donné : il se forme alors la petite excroissance caractéristique. Les virus responsables des verrues sont contagieux, ils se transmettent par contact direct avec une personne infectée ou par l’intermédiaire de squames de peau morte (par exemple dans les salles de gymnastique ou les piscines). Il se passe quelques mois entre le moment de la contagion et l’apparition de la verrue. Les verrues se propagent aussi par autocontagion d’une partie du corps à une autre.

  • Comment prévenir les verrues ?
Évitez de marcher pieds nus dans les lieux publics, piscines, saunas et salles de gymnastique. Portez des sandales et séchez-vous bien les pieds avant de vous rechausser. Cela permet également de prévenir les mycoses des pieds.

  • Quand consulter un médecin pour une verrue ?
Consultez un médecin dans les jours qui viennent :
Si la personne n'est pas sûre que cette excroissance de la peau soit une verrue bénigne.
Si les verrues rendent la marche difficile.
Si les verrues ne disparaissent pas d'elles-mêmes au bout de quelques mois.

  • Comment éliminer les verrues ?
Les verrues disparaissent très souvent d’elles-mêmes, en particulier chez les enfants. Ce processus est cependant susceptible de durer des mois ou des années. De récentes études ont montré que le simple fait de maintenir une verrue sous un pansement étanche de type sparadrap suffit à les faire disparaître aussi efficacement qu’un traitement plus agressif.
Le médecin peut enlever la verrue, avec une curette tranchante dans le cas du Molluscum contagiosum ou un bistouri pour les verrues profondes, la cautériser à l’acide salicylique, la désincruster électriquement, la brûler par le froid avec de l’azote liquide (cryothérapie), la brûler à l’aide d’un laser ou la traiter avec des abrasifs et un médicament.

  • Quels sont les traitements contre les verrues plantaires ?
Les verrues plantaires peuvent être traitées avec des verrucides locaux à base d’acide salicylique, qui agissent en brûlant les verrues. Chez les personnes souffrant de diabète, un avis médical est nécessaire avant d'utiliser ces médicaments. Une absence d'efficacité doit amener à consulter rapidement un médecin dermatologue ou un podologue.
Il existe également des produits de parapharmacie, notamment des kits de cryothérapie à utiliser chez soi. Il s’agit de détruire la verrue en lui appliquant un embout froid (- 50°C) pendant 30 à 60 secondes.


Source : Vidal

Infos santé-Calculs biliaires


Calculs biliaires

  • Qu'est-ce qu'un calcul biliaire ?
La vésicule biliaire est une petite poche située sous le foie. Son rôle consiste à stocker la bile avant qu’elle se déverse dans l'intestin, ce qui arrive en particulier au moment de la digestion. Sécrétée par le foie, la bile est un liquide qui facilite la digestion des graisses. Elle contient du cholestérol, des sels biliaires et des substances éliminées par le foie, dont certains médicaments.
Des cristaux peuvent se former dans la vésicule biliaire : ce sont les calculs biliaires (également appelés cholélithiase ou lithiase biliaire). Ils peuvent être petits et former du « sable », ou grossir jusqu’à atteindre la taille d’un œuf de pigeon. Ils constituent un problème courant qui toucherait, après 70 ans, environ 15 % des hommes et 30 % des femmes (jusqu’à 60 % des femmes après 80 ans).
  
  • Quels sont les symptômes des coliques biliaires ?
Une crise de colique biliaire se produit lorsqu’un ou plusieurs calculs obstruent le conduit qui déverse la bile dans l'intestin. La bile s'accumule et provoque le gonflement de la vésicule biliaire. Une douleur intense à droite de l'estomac pouvant irradier dans le dos est ressentie. Ces douleurs s'accompagnent parfois de nausées et de vomissements. Les urines peuvent être plus foncées. Ces crises ont tendance à se répéter de plus en plus fréquemment.


  • Quelles sont les complications des coliques biliaires ?
Lorsqu’un calcul biliaire obstrue de manière durable le conduit où s’écoule la bile, des complications inflammatoires et infectieuses peuvent survenir. Une infection de la vésicule biliaire (cholécystite aigüe) ou du canal biliaire (angiocholite aigüe) provoque de la fièvre, des douleurs intenses du ventre et, parfois, une jaunisse. Ces complications infectieuses sont rares mais elles justifient toujours une hospitalisation car elles peuvent avoir de graves conséquences.

  • Quelles sont les causes des calculs biliaires ?
Les calculs biliaires ont de nombreuses causes : facteurs héréditaires, âge, obésité, diabète, etc. Les femmes sont plus souvent touchées, en particulier celles qui ont connu plusieurs grossesses. En effet, les hormones féminines (estrogènes) augmentent la concentration de la bile en cholestérol, augmentant ainsi le risque de calcul. Les contraceptifs hormonaux et les traitements de la ménopause à base d’estrogènes augmentent également le risque de crise de la vésicule biliaire.
Les personnes qui souffrent de maladies intestinales inflammatoires chroniques (maladie de Crohn et rectocolite hémorragique) présentent également un risque plus élevé de calculs biliaires.
Enfin, certains traitements médicamenteux, notamment ceux destinés à réduire le cholestérol, favorisent parfois l’apparition de calculs biliaires (mais un excès de cholestérol dans le sang ne prédispose pas aux coliques biliaires).

  • Comment prévenir les coliques biliaires ?
Luttez contre l’obésité. L’obésité et le surpoids multiplient par deux le risque de formation des calculs. En particulier, réduisez votre consommation de matières grasses d’origine animale (beurre, fromages, viandes grasses, etc.) et de graisses hydrogénées (ou acides gras trans, présents dans de nombreux aliments industriels).
Évitez les périodes de jeûne. Le jeûne favorise la stagnation de la bile (la vésicule se contracte moins souvent) et la formation de calculs biliaires.
Perdez du poids raisonnablement et sans vous presser. En effet, perdre du poids trop rapidement augmente le risque de colique biliaire. De plus, l'alternance de phases d’amaigrissement et de phases de prise de poids pourrait provoquer la formation de calculs. Si vous devez perdre du poids, faites-vous suivre par un professionnel et optez pour un régime qui vous fera maigrir en douceur.
Faites de l’exercice. Pratiquée régulièrement, l’activité physique contribuerait à diminuer le risque de formation des calculs.

  • Comment soigne-t-on les coliques biliaires ?
Lorsqu’une crise se déclenche, le premier traitement consiste à soulager la douleur avec des médicaments antalgiques (AINS ou antispasmodiques). Si des signes d’infection sont observés (fièvre, douleurs intenses et durables), la personne doit être hospitalisée en urgence et recevoir des perfusions d’antibiotiques.
Le traitement chirurgical (cholécystectomie) est le seul traitement durablement efficace contre les crises de coliques biliaires. Ce traitement consiste à faire l'ablation de la vésicule biliaire en faisant trois petites incisions dans la paroi du ventre (technique laparoscopique). En l’absence de vésicule biliaire, la bile continue à s’écouler dans l’intestin.
Par la suite, chez de rares personnes qui ont tendance à avoir des selles molles, un régime moins riche en graisses est conseillé, accompagné parfois d'un médicament destiné à absorber l'excès de bile présent dans l'intestin.

Source : Vidal 

Infos santé-Asthme


Asthme

L’asthme est une pathologie de plus en plus fréquemment rencontrée. Même si les formes très graves et les hospitalisations diminuent, la maladie reste encore insuffisamment traitée

Il y a 2 fois plus d’asthmatiques qu’il y a 20 ans. Près de 7 % de la population souffre de cette affection respiratoire, soit 4,5 millions d’entre nous.
Il n’y a pas d’explication unique à cette augmentation mais il est évident que la pollution et les causes environnementales sont certainement en cause. Directement avec tous les irritants bronchiques retrouvés dans l’air de nos villes. Ou indirectement. Par exemple: un arbre situé dans une zone très polluée va libérer beaucoup plus de pollens qu’un arbre dans une zone saine. Une sorte de reflexe pour être sur de se reproduire avant de mourir.
Dans les causes environnementales il ne faut pas oublier l’alimentation qui a beaucoup évolué : l’arrivée de fruits et légumes exotiques nous a exposés à de nouveaux allergènes, ou encore des additifs alimentaires utilisés dans des produits bon marché.
De même les expositions professionnelles à certaines substances ont majoré les risques. Les peintures aux isocyanates utilisées dans l’industrie automobile en sont un exemple. Il suffit de voir l’équipement des peintres en automobile ou des carrossiers (cabines, masques ) pour comprensdre que ces produits ne sont pas anodins
Et puis il ne faut pas oublier le rôle du tabac qui est un puissant irritant bronchique et qui va exacerber les phénomènes qui conduisent aux crises d’asthme.
Six asthmatiques sur dix sont insuffisamment traités, souvent parce qu’ils ont mal assimilé les conseils.
Une façon d’y remédier c’est de se rendre dans ce qu’on appelle des ‘écoles de l’asthme ‘ ou des ateliers du souffle. Il y en a 120 en France. Mais ce n’est sans doute pas encore suffisant et il est très important de développer l’éducation thérapeutique des asthmatiques, en particulier des plus jeunes.


2 points importants :
Le tabac : les asthmatiques fument autant que les autres ! Ca c’est un vrai obstacle à un traitement efficace. Au passage, fumer pendant la grossesse c’est prendre le risque d’avoir plus tard un enfant asmathique.
Le sport chez les jeunes : bien éduqué sur la prise en charge de son asthme un enfant peut faire du sport. Il faut éviter de le surprotéger S’il part faire du vélo en campagne, on lui dit comment faire au cas où. Inutile pour la mère d’être sur le porte bagage avec les inhalateurs !



Source docteurjd.com (blog santé de jd flaysakier)