mercredi 14 août 2019

Billets-Emmanuel Macron ne gouverne pas les Français


Emmanuel Macron ne gouverne pas les Français, il les soumet

L’autre pour Emmanuel Macron n’est qu’un autre lui-même. Il veut les Français à son image, à l’image des clones qui l’entourent et l’adorent.

Que l’on s’en réjouissance ou qu’on le déplore, il est bien un héros de notre temps, “personnalité sociale” de cette nouvelle élite qui a rompu le pacte de solidarité républicain. Emmanuel Macron s’avance en conquérant pour qui ne compte que la performance, la réussite.  
Il descend dans l’arène de l’opinion publique témoigner de ses convictions, élans de ses conquêtes, causes de ses succès. C’est ainsi disait Freud que s’avance le conquérant porté par un narcissisme maternel qui fait que rien ne lui résiste:  “quand on a été le favori incontesté de la mère, on en garde pour la vie ce sentiment conquérant, cette assurance du succès, dont il n’est pas rare qu’elle entraîne effectivement après soi le succès.”
La passion maternelle pour son enfant idéalisé induit une confiance à toute épreuve chez celui qui en reçoit le privilège.
Cette formule freudienne, on la croirait taillée sur mesure pour notre Président. La passion maternelle pour son enfant idéalisé induit une confiance à toute épreuve chez celui qui en reçoit le privilège. Elle lui donne une force et une confiance inébranlables qui facilitent ses conquêtes, et fait qu’il ne peut que s’aimer davantage. C’est ce narcissisme qui confère au conquérant un pouvoir de séduction incontestable. Le conquérant fascine comme fascinent les grands fauves ou les people. La fascination n’est pas du même registre que l’amour ou le dialogue fraternel. Bien au contraire, le conquérant rêve debout, enveloppé dans son repli narcissique, sans contestation possible. À chaque objection de ses interlocuteurs, Emmanuel Macron aime répliquer: “Non! Je vais vous expliquer”. Il y croit et feint de croire qu’on va le croire. L’autre pour Emmanuel Macron n’est qu’un autre lui-même, un Macron qui s’ignore et dont il faut, tel Socrate, savoir l’accoucher.
On lui reproche un manque d’empathie. Le diagnostic est à la fois cruel et juste. À condition de préciser que l’empathie est identification à l’autre, qu’elle suppose une capacité authentique d’en adopter le point de vue. Il faut pour cela non consommer l’effusion sentimentale, la fusion affective, la ferveur des émotions, mais se déplacer là où se trouve l’autre tout en restant soi-même. Il n’est pas sûr que notre monarque y parvienne. C’est pourquoi lorsqu’il dit qu’il est lui aussi “un gilet jaune”, nous pourrions craindre que des cris de détresse et de colère il n’entende que l’écho de son propre message dont le Grand Débat fut, à plus d’un titre, la caisse de résonance. Au fond, il se révèle comme l’enfant émerveillé par le château de sable qu’il construit avec le matériau de la France. Il veut les Français à son image, il les façonne de son parcours, les maçonne de ses illusions, les étourdit de ses imprécations.
Il se révèle comme l’enfant émerveillé par le château de sable qu’il construit avec le matériau de la France. Il veut les Français à son image, il les façonne de son parcours, les maçonne de ses illusions, les étourdit de ses imprécations.
Cet homme croit à la fable des abeilles besogneuses dont il convient d’écarter les frelons, tous ces fainéants qui “coûtent un pognon de dingue”, qui “ne sont rien parce qu’ils ne font rien”. Il croit au destin d’un Etat entrepreneurial et d’une Nation start-up. Il croit à ce qu’il dit, il croit à ce qu’il fait, avec l’acharnement de l’évangéliste, avec l’audace de l’aventurier, avec le courage du centurion, il construit avec le sable français les châteaux de son Empire. Emmanuel Macron n’a pas fait don de sa personne à la France, il lui a fait don de sa croyance, “délire sectorisé”, nouveau corps mystique du pouvoir. Il nous veut tous à l’image de la “bande” de clones qui l’entoure et l’adore dans l’effusion des religions saint-simoniennes. Plus que de Jupiter, c’est de Pygmalion qu’il suit l’exemple. Il burine la France et le peuple français pour sculpter sa statue. Il l’aime cette statue, c’est son œuvre, sa création, le fruit de ses croyances. Aucun frelon, jaune, rouge ou vert, ne saurait le détourner de sa doxa. Il est “entrepreneur” de sa politique comme il souhaite que chacun le devienne de son existence.
Mais ce conquérant est aussi le héros nihiliste de la tragédie de notre époque, celle qui fait de la conquête le moyen d’assouvir le “caractère destructeur” du capitalisme globalisé. Ce capitalisme, qui fait de la destruction la nouvelle source de profit, détruit aussi celui qui se place à son service. Ce caractère destructeur, il convient de le comprendre au sens du philosophe Walter Benjamin[1] qui en dresse le portrait: “Le caractère destructeur ne connaît qu’un seul mot d’ordre: faire de la place; qu’une seule activité: déblayer. Son besoin d’air frais et d’espace libre est plus fort que toute haine.” Les débris humains, peuples et gouvernants, et écologiques qui en résultent sont recyclés pour de nouveaux profits.
Il croit à ce qu’il dit, il croit à ce qu’il fait, avec l’acharnement de l’évangéliste, avec l’audace de l’aventurier, avec le courage du centurion, il construit avec le sable français les châteaux de son Empire.
À distance de toute attaque ad hominem c’est ainsi, je crois, qu’il convient de comprendre le destin des conquérants actuels dont Emmanuel Macron est l’exemple. Leur destin, comme celui des peuples qu’ils soumettent plus qu’ils ne les gouvernent, procède de ce même principe destructeur. Les gouvernants ne cherchent pas à être compris ou aimés de leurs peuples, tout juste consentent-ils à les faire témoins de leur efficacité. Ils savent que plus rien dans l’environnement d’aujourd’hui n’est durable, et qu’ils doivent en conséquence devancer la nature pour ne pas en subir le rythme, la simplifier pour mieux la liquider et la transformer en profits.
C’est bien pourquoi leur politique ne saurait être écologique ou humaniste. Détruire efface les traces du temps et de l’histoire. Brecht l’avait annoncé: la modernité efface les traces, elle est sans mémoire, mais non sans commémorations. La langue même est affectée par ce caractère destructeur, elle ne révèle plus, elle n’autorise plus que la communication, et trouve dans le numérique le moyen fabuleux de son déclin. Ce caractère destructeur ne relève pas de la psychologie mais procède ici de l’économie politique, de la culture, de nos sociétés. C’est ainsi qu’il faut comprendre les violences que nous avons connues ces derniers temps, moins comme des accidents de parcours que comme des symptômes durables de cette nouvelle pathologie de masse produite par le “caractère destructeur” d’un capitalisme métamorphosé dont les fascismes du siècle passé n’étaient que les archétypes.  
[1] Walter Benjamin, 1931, “Le caractère destructeur”, in: Œuvres II, Paris, Gallimard, 2000, p. 330-332.
Source https://www.huffingtonpost.fr
Par Roland Gori Psychanalyste, professeur émérite de Psychopathologie clinique à l'Université d'Aix-Marseille


Arts: Land art-Patrick Dougherty

Patrick Dougherty


Patrick Dougherty est un « land artiste » américain basé en Caroline du Nord qui se spécialise dans les constructions en bois naturel et les structures végétales. Il utilise principalement des espèces de branches souples (saule, noisetier, érable, orme ou jeunes pousses d’arbres) qu’il trouve sur place pour fabriquer des œuvres insolites qui s’intègrent dans le paysage environnant.

Mêlant son savoir faire d’architecte, de charpentier et de sculpteur à son imaginaire d'artiste, Patrick Dougherty fait également appel aux techniques du tissage et du tressage.  Il en résulte des constructions que l’on peut facilement qualifier de féeriques et qui font penser, selon le contexte, à des ruches, des cocons, des nids d’oiseaux, des huttes primitives ou à des tanières habitées d’être imaginaires.  Après avoir apprivoisé les lieux, l’artiste débute la construction entouré d’une équipe de volontaires recrutés sur place.



 



















 




Recettes Légumes anciens-Salade romanesco parmesan

Salade romanesco parmesan

Préparation : 20 mn
Cuisson :
10 mn
Pour 4 personnes

1 chou romanesco
2 gousses d’ail

80 g de parmesan

1 cuillerée à soupe d’huile d’olive 

Pour la citronnette balsamique 
1 cuillerée à soupe de jus de citron
1 cuillerée à soupe de vinaigre balsamique
2 cuillerées à soupe de ciboulette ciselée
2 cuillerées à soupe d’huile d’olive
Sel et poivre du moulin

1. Supprimez les feuilles et les trognons du romanesco. Séparez ses fleurettes, rincez-les, puis faires-les cuire 10 minutes à la vapeur : elles doivent rester un peu fermes. Laissez-les refroidir.
2. Pendant ce temps, épluchez les gousses d’ail. Coupez-les en deux, dégermez-les, puis recoupez-les en lamelles. Avec un économe, détaillez le parmesan en fins copeaux.
3. Dans une poêle, faites chauffer l’huile sur feu moyen. Faites-y blondir les lamelles d’ail 30 secondes environ en remuant : elles ne doivent surtout pas brûler.
4. Préparez le citronnette : dans un bol, mélangez le jus de citron avec le vinaigre balsamique, du sel et du poivre, puis émulsionnez avec l’huile. Incorporez la ciboulette et rectifiez l’assaisonnement.
5. Disposez les fleurettes de romanesco sur un plat creux de service. Arrosez-les régulièrement avec la citronnette balsamique, puis répartissez dessus, à la cuillère, les lamelles d’ail et leur huile de cuisson. Parsemez de copeaux de parmesan, et servez à température ambiante.


Conseil
Pour obtenir des copeaux de parmesan joliment incurvés, choisissez un fromage pas trop sec (il s’émietterait), puis creusez, sur le bord de la tranche, une petite cavité arrondie avec un couteau pointu. Vous découperez les coupeaux à l’économe, en suivant les parois de cette cavité.


Chou romanesco : originaire de Rome, entre chou-fleu et brocoli, il possède une pomme pointue constituée de pyramides vert tendre très spectaculaires. Sa saveur est douce et fine.




Recettes Légumes-Gratin de pommes de terre aux morilles


Gratin de pommes de terre aux morilles

Préparation : 20 mn
Cuisson : 1 heure
Pour 4 personnes 
1 kg de pommes de terre de taille moyenne (belle de Fontenay, charlotte)
20 g de morilles séchées
25 cl de crème fluide
25 cl de lai entier
30 g de beurre
Sel et poivre du moulin
1. Faites réhydrater les morilles dans un grand bol d’eau chaude.
2. Épluchez les pommes de terre. Rincez-les rapidement et séchez-les très soigneusement dans du papier absorbant.
3. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
4. Beurrez un plat à gratin Égouttez les morilles, pressez-les bien dans un linge. Mettez-les dans une casserole avec la crème et faites chauffer doucement jusqu’à ébullition. Faites chauffer le lait.
5. Coupez les pommes de terre en rondelles fines à l’aide d’une mandoline. Disposez-les dans le plat à gratin en procédant par couches et en alternant avec des morilles crémées. Salez et poivrez entre les couches. Tassez légèrement avec le dos d’une cuillère en bois et versez doucement la crème et le lait. Répartissez dessus le reste du beurre. Enfournez et laissez cuire 1 heure. Laissez reposer 5 minutes dans le four éteint avant de déguster.


Recettes Légumes anciens-Spaghetti de courge aux girolles


Spaghetti de courge aux girolles

Préparation : 30 mn
Cuisson : 1 heure
Pour 6 personnes
1 courge spaghetti de 2 kg
800 g de girolles
1 gousse d’ail
1 échalote
½ citron
20 cl de crème fraîche épaisse
1 cuillerée à soupe de cerfeuil ciselé
30 g de beurre demi-sel
Sel et poivre du moulin
1. Mettez la courge entière dans un faitout. Couvrez-la largement d’eau froide, puis portez à frémissements sur feu moyen. Laissez frémir 1 heure, sans retourner la courge : elle flotte et se retourne seule pendant la cuisson.
2. Pendant ce temps, supprimez la base terreuse des girolles puis nettoyez-les. Coupez les plus grosses en deux, gardez les petites entières.
3. Épluchez la gousse d’ail et l’échalote. Écrasez la première au presse-ail et émincez finement la seconde.
4. Dix minutes environ avant la fin de la cuisson de la courge, faites chauffer le beurre sur feu moyen dans une sauteuse. Faites-y revenir les girolles et l’échalote 5 minutes environ en remuant : les champignons doivent rendre, puis réabsorber, leur eau de végétation.
5. Arrosez de jus de citron, ajoutez l’ail, salez très légèrement et poivrez généreusement. Poursuivez la cuisson 2 minutes en remuant, puis incorporez la crème. Laissez réduire 3 minutes, en remuant de temps en temps. Réservez à couvert sur feu très doux jusqu’à utilisation.
6. Égouttez la courge. Coupez-la en deux. Supprimez les graines et les fibres du centre, puis prélevez la pulpe à la fourchette. Disposez les spaghettis végétaux obtenus dans un plat de service chaud.
7. Rectifiez l’assaisonnement des girolles, puis répartissez-les sur les spaghettis végétaux. Parsemez de cerfeuil et servez le plat aussitôt.

Conseil
Il est préférable de nettoyer les champignons dans un linge humide pour éviter de les gorger d’eau en les lavant. Si toutefois ils sont très sales, mettez-les dans une passoire, rincez-les rapidement sous l’eau courante, puis épongez-les immédiatement dans du papier absorbant.

Dans cette recette, les girolles parfument les spaghettis végétaux de leurs délicieux arômes de sous-bois, en une harmonieuse alliance de saveurs délicates, parfaite avec un colin poché ou du veau poêlé.

Recettes Légumes anciens-Patates douces à la cannelle


Patates douces à la cannelle

Préparation : 20 mn
Cuisson : 10 mn
Pour 6 personnes
1 kg de patates douces
3 tranches de pain d’épice un peu rassis
1 cuillerée à soupe de cannelle en poudre + 6 bâtons de cannelle pour le décor
10 cl d’huile de tournesol
Pour le sirop
200 g de sucre en poudre
1 filet de jus de citron
1. Faites légèrement dorer les tranches de pain d’épice au grille-pain. Laissez-les refroidir, puis mixez-les en chapelure fine. Dans un grand plat creux, mélangez intimement cette chapelure avec la cannelle.
2. Épluchez et lavez les patates douces. Coupez-les dans la longueur en tranches régulières de 0,8 à 1 cm d’épaisseur. Passez-les dans la chapelure de pain d’épice à la cannelle en enrobant bien leurs deux faces.
3. Préparez le sirop : dans une casserole, mélangez le sucre avec 4 cuillerées à soupe d’eau. Portez à frémissements sur feu doux, sans remuer. Laissez frémir 5 minutes, puis ôtez du feu et ajoutez aussitôt le jus de citron.
4. Dans une grande poêle antiadhésive, faites chauffer la moitié de l’huile sur feu moyen. Faites-y dorer la moitié des tranches de patates douces 5 minutes, en les retournant à mi-cuisson. A l’aide d’une écumoire, disposez-les joliment sur les assiettes de service. Renouvelez cette opération avec le reste d’huile et de patates douces.
5. Nappez le contenu des assiettes avec le sirop et décorez d’un bâton de cannelle. Servez sans attendre.

Variante
Pour varier les plaisir, remplacez la cannelle par de la vanille ou, pour un dessert plus « musclé », par du gingembre et du carvi mélangés à part égales.
Patate douce : originaire d’Amérique du Sud, elle est cultivée en France depuis le XVIIIe siècle. Ce gros tubercule allongé, à la peau plus ou moins claire, possède une chair jaune-orangé, rose ou violette, délicatement sucrée.

Recettes Légumes anciens-Crosnes braisés à la coriandre



Crosnes braisés à la coriandre

Préparation : 20 mn
Cuisson :
20 mn
Pour 4 personnes

800 g de crosnes

5 brins de coriandre fraîche
2 gousses d’ail

1 cuillerée à soupe de graines de coriandre

20 cl de vin blanc sec

2 cuillerées à soupe de concentré de tomates

3 cuillerées à soupe d’huile d’olive

Sel et poivre du moulin

1. Nettoyez les crosnes. Épluchez les gousses d’ail, puis écrasez-les au presse-ail. Dans une poêle antiadhésive sur feu moyen, faites griller les graines de coriandre à sec, 30 secondes, en remuant.
2. Dans une sauteuse, faites chauffer l’huile sur feu moyen. Faites-y revenir les crosnes et les graines de coriandre 5 minutes, en remuant. Ajoutez l’ail, le vin blanc, le concentré de tomates, du sel et du poivre. Portez à frémissements en mélangeant. Baissez le feu et couvrez. Laissez mijoter 15 minutes environ sur feu doux : les crosnes doivent être très tendres.
3. Pendant ce temps, lavez et essorez les brins de coriandre. Ôtez leurs plus grosses tiges, puis ciselez finement le reste.
4. Transférez les crosnes à l’écumoire sur un plat de service chaud. Ajoutez les trois quarts de la coriandre ciselée à leur jus de cuisson. Faites réduire en remuant sur feu vif jusqu’à consistance nappante. Rectifiez l’assaisonnement, versez sur les crosnes, parsemez du reste de coriandre et servez aussitôt.


Conseil
Choisis très frais, d’un joli blanc nacré et fermes au toucher, les crosnes ne s’épluchent pas. Pour les nettoyer il suffit de les placer dans un linge avec une petite poignée de gros sel, puis de les frotter pour éliminer la fine pellicule qui les recouvre. Rincez-les ensuite à l’eau courante et épongez-les dans un linge.


Variante
Pour des crosnes braisés anisés, délicieux avec un poisson vapeur, poché ou grillé, remplacez les graines de coriandre par des grains d’anis vert, la coriandre fraîche par de l’aneth, et ajoutez 1 filet de pastis en même temps que le vin blanc.
La saveur très fine de ce petit tubercule évoque celles du topinambour et de l’artichaut.


Crosne : introduit en France au XIXe siècle, ce petit tubercule originaire du Japon ressemble à un petit coquillage nacré. La saveur de sa chair ferme, des plus délicates, est proche de celle du fond d’artichaut. La stachys porte aujourd’hui le nom de Crosne, village de L’Essonne dans lequel il fut cultivé pour la première fois en France, en 1882.




Recettes Légumes anciens-Quiche au chou romanesco


Quiche au chou romanesco

Préparation : 25 mn
Cuisson : 35 mn
Pour 4 personnes
1 chou romanesco
4 fines tranches de jambon de Parme
120 g gorgonzola
3 brins d’origan
3 œufs
20 cl de crème fraîche
1 pâte brisée en rouleau prête à l’emploi
Gros sel
Sel et poivre du moulin
1. Supprimez les feuilles et les trognons du romanesco. Détaillez-le en petites fleurettes. Rincez-les, puis faires-les blanchir 3 minutes à l’eau bouillante salée. Egouttez-les, rafraîchissez-les aussitôt à l’eau froide puis égouttez-les à nouveau.
2. Découennez, dégraissez, puis coupez les tranches de jambon en lamelles.
3. Rincez les brins d’origan. Epongez-les dans du papier absorbant, puis effeuillez-les.
4. Préchauffez le four à 210 °C (th. 7). Dans une jatte, écrasez le gorgonzola à la fourchette. Ajoutez les œufs et la crème, en fouettant jusqu’à consistance homogène. Salez légèrement et poivrez.
5. Déroulez la pâte, en conservant le papier sulfurisé dessous. Garnissez-en un moule à tarte. Répartissez-y les fleurettes de romanesco et les lamelles de jambon. Recouvrez avec la préparation au fromage, puis parsemez des feuilles d’origan.
6. Enfournez pour 30 à 35 minutes. Démoulez sur le plat de service et servez.

Conseil
Avant de démouler la quiche, laissez-la reposer 3 minutes à la sortie du four. Faites-la glisser sur le plat en vous aidant du papier sulfurisé, puis tirez doucement sur ce dernier pour l’éliminer.
Invitez l’Italie sur votre table avec cette quiche savoureuse qui unit le romanesco au gorgonzola et au jambon de Parme. Parfumée d’origan, elle fleure bon les vacances…
Chou romanesco : originaire de Rome, entre chou-fleu et brocoli, il possède une pomme pointue constituée de pyramides vert tendre très spectaculaires. Sa saveur est douce et fine.

Recettes Légumes anciens-Vitelottes au raifort


Vitelottes au raifort

Préparation : 10 mn
Cuisson : 1 heure
Pour 4 personnes
4 vitelottes de 150 g chacune
Pour la crème de raifort
60 g de racine de raifort
½ botte de ciboulette
20 cl de crème fraîche épaisse
1 filet de jus de citron
1 pincée de sucre en poudre
Sel et poivre du moulin
1. Préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7). Brossez les vitelottes sous l’eau courante, sans les éplucher, puis épongez-les et piquez légèrement le dessus à la fourchette. Enveloppez chacune d’elle dans une feuille d’aluminium. Enfournez-les pour 1 heure.
2. Pendant ce temps, préparez la crème de raifort : épluchez la racine de raifort, rincez-la, épongez-la, puis râpez-la. Rincez et essorez la ciboulette. Ciselez-la finement. Dans un bol, mélangez intimement la crème avec le raifort, le jus de citron, le sucre et les trois quarts de la ciboulette. Salez et poivrez modérément, puis rectifiez l’assaisonnement.
3. Sortez les vitelottes de l’aluminium. Coupez-les aussitôt en deux dans la longueur, puis répartissez-y la crème de raifort. Parsemez du reste de ciboulette et servez.

Conseil
Pour râper le raifort suffisamment finement afin d’exprimer au mieux son goût et ses arômes, utilisez une râpe très fine du type râpe à parmesan.

Variante
Envie de saveur exotique ? Remplacez le raifort par 2 cm de racine de gingembre, la pincée de sucre par quelques gouttes de sirop de sucre de canne, le citron par du citron vert et la ciboulette par des feuilles de coriandre.
Très spectaculaire, la teinte violette des vitelottes surprendra vos convives avant qu’ils ne soient séduits par leur saveur douce rappelant celle de la châtaigne. Relevée du piquant du raifort, la crème qui les accompagne rend cette recette des plus originales.

Vitelotte : cette variété de pomme de terre est cultivée en France depuis le XIXe siècle. Sa peau noire recouvre une chair violette à la saveur sucrée évoquant châtaigne et noisette.

Recettes Légumes anciens-Salade chou romanesco


Salade chou romanesco

Préparation : 20 mn
Cuisson : 10 mn
Pour 4 personnes
1 chou romanesco
2 gousses d’ail
80 g de parmesan
1 cuillerée à soupe d’huile d’olive
Pour la citronnette balsamique
1 cuillerée à soupe de jus de citron
1 cuillerée à soupe de vinaigre balsamique
2 cuillerées à soupe de ciboulette ciselée
2 cuillerées à soupe d’huile d’olive
Sel et poivre du moulin
1. Supprimez les feuilles et les trognons du romanesco. Séparez ses fleurettes, rincez-les, puis faires-les cuire 10 minutes à la vapeur : elles doivent rester un peu fermes. Laissez-les refroidir.
2. Pendant ce temps, épluchez les gousses d’ail. Coupez-les en deux, dégermez-les, puis recoupez-les en lamelles. Avec un économe, détaillez le parmesan en fins copeaux.
3. Dans une poêle, faites chauffer l’huile sur feu moyen. Faites-y blondir les lamelles d’ail 30 secondes environ en remuant : elles ne doivent surtout pas brûler.
4. Préparez le citronnette : dans un bol, mélangez le jus de citron avec le vinaigre balsamique, du sel et du poivre, puis émulsionnez avec l’huile. Incorporez la ciboulette et rectifiez l’assaisonnement.
5. Disposez les fleurettes de romanesco sur un plat creux de service. Arrosez-les régulièrement avec la citronnette balsamique, puis répartissez dessus, à la cuillère, les lamelles d’ail et leur huile de cuisson. Parsemez de copeaux de parmesan, et servez à température ambiante.

Conseil
Pour obtenir des copeaux de parmesan joliment incurvés, choisissez un fromage pas trop sec (il s’émietterait), puis creusez, sur le bord de la tranche, une petite cavité arrondie avec un couteau pointu. Vous découperez les coupeaux à l’économe, en suivant les parois de cette cavité.

Chou romanesco : originaire de Rome, entre chou-fleu et brocoli, il possède une pomme pointue constituée de pyramides vert tendre très spectaculaires. Sa saveur est douce et fine.

Recettes Légumes anciens-Pâtissons aux abricots


Pâtissons aux abricots

Préparation : 50 mn
Cuisson : 45 mn
Pour 4 personnes
4 pâtissons de 10cm de diamètre
12 beaux abricots bien mûrs
150 g de sucre en poudre
150 g de beurre mou
2 œufs
125 g de poudre d’amandes
1 cuillerée à soupe rase de Maïzena
1 cuillerée à café d’extrait de vanille
1 trait de rhum ambré
Pour le sirop
1 orange non traitée
1 citron non traitée
½ cuillerée à café de gingembre en poudre
2 bâtons de cannelle
5 clous de girofle
4 étoiles de badiane (anis étoilé)
300 g de sucre en poudre
1. Préparez le sirop : lavez les agrumes. Prélavez leurs zestes à l’économe, puis pressez-les pour recueillir leur jus. Dans une grande casserole, mélangez-les avec 70 cl d’eau, le gingembre, la cannelle, les clous de girofle, la badiane et le sucre. Portez à frémissements, puis laissez frémir 20 minutes.
2. Pendant ce temps, lavez les abricots, coupez-les en deux et dénoyautez-les. Dans une sauteuse, faites chauffer 25 g de beurre sur feu moyen. Ajoutez 8 oreillons d’abricots et 25 g de sucre. Remuez 2 minutes, baissez le feu, couvrez et laissez compoter 15 minutes en remuant de temps en temps.
3. Lavez les pâtissons. Découpez-y un chapeau, épépinez-les à la cuillère, puis faites-les pocher 10 minutes dans le sirop frémissant. Préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7).
4. Fouettez le reste de beurre avec le reste de sucre, les œufs, la poudre d’amandes et la Maïzena jusqu’à consistance crémeuse, puis incorporez la vanille et le rhum.
5. Avec une écumoire, transférez les pâtissons dans un plat à four. Garnissez-les de compote d’abricots, puis de crème aux amandes. Enfournez pour 15 minutes.
6. Filtrez le jus de cuisson des pâtissons. Mettez-en 10 cl dans le bol d’un mixeur avec le reste des abricots. Mixez très finement, puis allongez éventuellement le coulis obtenu avec un peu de jus de cuisson.
7. Répartissez le coulis sur 4 assiettes de service, puis déposez un pâtisson garni sur chacune d’elles. Servez tiède.

Conseil
Pour intensifier la saveur de ce dessert, faites réduire le jus de cuisson des pâtissons jusqu’à obtention d’une consistance sirupeuse, puis servez-le à part, en saucière : chacun en ajoutera à son gré sur son pâtisson.
Dans ce dessert, les pâtissons sont pochés aux épices avant d’être garnis d’une compote d’abricots dissimulée sous une crème d’amandes onctueuse…
Le pâtisson : blanc, orange ou vert, a une chair succulente, dont la saveur musquée évoque celle de l’artichaut.

Recettes de Saison Automne-Confiture de coings et d’agrumes


Confiture de coings et d’agrumes

Préparation : 20 mn
Cuisson : 40 mn
Pour 1 pot de 375 g
500 g de coings
1 orange
1 citron
60 % du poids de jus obtenu de sucre
1. Lavez et essuyez les coings, coupez-les en morceaux en conservant la peau et les pépins.
2. Plongez les morceaux dans une casserole avec 1 litre d’eau bouillante et laissez cuire environ 30 minutes, jusqu’à ce que les fruits s’écrasent sous la fourchette.
3. Placez une mousseline dans le fond d’une passoire, versez-y le contenu de la casserole pour en récupérez le jus. Pendant ce temps, lavez l’orange et le citron, prélevez les zestes et exprimez le jus.
4. Pesez le jus d’agrumes et de coings obtenu et mesurez 60 % de ce poids en sucre.
5. Dans votre bassine à confiture versez le jus et le sucre, portez à ébullition, laissez cuire à feu vif pendant 3 minutes.
6. Vérifiez la cuisson de la gelée avec une assiette froide : elle doit figer instantanément.
7. Remplissez le pot aussitôt.

lundi 12 août 2019

Recettes Confitures-Confiture de piments d’Espelette à la vanille


Confiture de piments d’Espelette à la vanille

Préparation :
15 mn
Macération : 12 heures
Cuisson : 35 mn
Pour 1 pot de 375 g
500 g de piments d’Espelette
1 gousse de vanille
250 g de sucre cristal
1 citron

1. Lavez les piments, essuyez-les avec un linge, ôtez le pédoncule ainsi que toutes les petites graines puis coupez la chair en petits dés.
2. Pesez et réservez la moitié du sucre, versez-le dans une terrine.
3. Fendez en deux la gousse de vanille et grattez les petites graines au couteau, au dessus de la terrine. Mélangez et laissez macérer 12 heures.
4. Versez les piments, le sucre fondu et le jus du citron dans la bassine à confiture et portez à ébullition.
5. Laissez cuire à feu doux pendant 35 minutes en prenant soin de remuer régulièrement à la cuillère. Vérifiez la cuisson en déposant une petite quantité sur une assiette froide. La confiture doit se figer rapidement. Enlevez la gousse de vanille en fin de cuisson.
6. Mettez en pot et couvrez.


Cette confiture accompagne très agréablement les viandes froides, volailles et poissons.



Recettes Confitures-Confiture de pêches de vigne aux prunes sauvages


Confiture de pêches de vigne aux prunes sauvages

Préparation : 20 mn
Macération :
4 heures
Cuisson :
30 mn
Pour 1 pot de 375 g
500 g de pêches de vignes

500 g de prunes sauvages
300 g de sucre cristal

1 citron

1.
Lavez les pêches, essuyez-les.
2. Coupez-les en 2, ôtez le noyau, coupez-les en fines lamelles et arrosez du jus du citron.
3.
Lavez les prunes, coupez-les en 2 pour ôter plus facilement le noyau.
4.
Déposez les prunes dans une terrine, ajoutez la moitié de leur poids en sucre. Laissez macérer 4 heures au frais.
5.
Faites macérer les pêches arrosées du jus de citron avec le restant de sucre dans une autre terrine, pendant la même durée.
6.
Récupérez le jus des pêches en les laissant s’égoutter sur un tamis, ou sur une passoire fine. Versez les prunes et le jus des pêches dans la bassine à confiture, portez à ébullition et laissez cuire à feu vif 20 minutes. Ajoutez les morceaux de pêche, portez à nouveau à ébullition, et laissez cuire à feu vif jusqu’à ce que le mélange épaississe.
7. Vérifiez la cuisson en versant une goutte sur une assiette froide : elle doit figer immédiatement.
8. Mettez en pot.