dimanche 30 juillet 2017

Billets-Monsieur Macron, sortez du verbiage pour passer à l’action !


Monsieur Macron, sortez du verbiage pour passer à l’action !

Le gouvernement Édouard Philippe semble s’enfermer dans la polémique plus que dans l’action. Peut-il s’en sortir et pousser les vraies réformes nécessaires ?

En sémantique, il y a certains détails qui tuent. Il en est du recadrage fait par Emmanuel Macron à ses ministres. Ce mercredi 26 juillet, en conseil des ministres, suite à la cacophonie de ces dernières semaines, il leur a demandé de « donner du sens » à leur action.

Certes, ce nouveau Président constitue une mine pour les linguistes ou les sémanticiens. On ne compte plus ses déclarations surréalistes, quand ce ne sont pas ses dérapages verbaux. Les recenser permet de se faire une idée précise sur le personnage. Mais analysons tout d’abord cette dernière prise de parole : « si on sait donner du sens, on évite les petites polémiques ». Derrière une apparence des plus banales, celle-ci trahit un contenu tout à fait révélateur.

Trouver du sens là où il fait défaut
Originellement, « donner du sens » signifie trouver de la logique à quelque chose qui n’en a pas.

  • Au premier degré, cette injonction revient donc à demander à ses ministres de dissimuler l’inconsistance ou l’incohérence de leur politique.

  • Au second degré, cette expression « donner du sens » est souvent entachée de supériorité. Il s’agit de rendre intelligible quelque chose qui n’est pas compris par autrui. Lorsque l’on veut « donner du sens », on se place bien évidemment au dessus, et on tente de convaincre moins averti que soi, dans un but bien déterminé, celui d’en obtenir un certain comportement.

C’est typiquement une expression utilisée par les managers en butte à l’incompréhension de leurs équipes. Il s’agit d’une sorte de fourre-tout, d’un syntagme figé relativement flou mais qui permet de qualifier à peu de frais une situation que l’on n’arrive plus à contrôler. Dans ce cas précis, il est évident que Macron ne demande pas à ses ministres de changer de politique, mais de la rendre acceptable par le peuple.

Parler pour masquer son inaction
Faut-il le rappeler ? Si le gouvernement d’Édouard Philippe s’était vraiment attelé aux réformes de fond dont notre pays ne peut plus se passer, non seulement les ministres ne donneraient pas un spectacle aussi affligeant, mais il ne viendrait pas au Président Macron l’idée de leur demander de rendre leur action « sensée ». Si leur action l’était vraiment, ne serait-elle pas suffisamment explicite en elle-même ? Quoi de plus évident en effet qu’une réforme de fond ? Quoi de plus parlant qu’un changement radical de politique ? Quoi de plus convaincant qu’un programme politique volontariste et éclairé ?

Serait-il venu à l’esprit d’un Président d’expliciter les actions d’un gouvernement qui travaille d’arrache pied à sortir le pays du déclin économique ?  Margaret Thatcher ou Gerhard Schroeder avaient-ils besoin de paraphraser continuellement ce qu’ils entreprenaient ? Certainement pas ! Encore une fois, comme l’a maintes fois démontré Emmanuel Macron, à l’instar de son prédécesseur François Hollande (mais qu’ont-ils donc appris à l’ENA ?), le Verbe est là pour occuper le peuple et pour masquer le déficit d’ambition et d’efficacité. Car rien de ce que ce gouvernement a jusqu’à présent entrepris n’apparaît comme potentiellement efficace et compréhensible.

Substituer la forme au fond
Dans ce récent recadrage en conseil des ministres, nombreuses sont d’ailleurs les expressions malheureuses, qui dénotent cette absence de vision et ce désir de valoriser une succession de décisions prises à la petite semaine. Comment en effet justifier le fait que Emmanuel Macron demande à ses ministres d’« innover (en matière d’) arbitrages » ? Sincèrement, est-ce vraiment d’innovation dont le gouvernement a besoin ? Ne serait-il pas plutôt de courage ? Le Président privilégierait-il la créativité des décisions à leur pertinence ? Dans un pays écrasé par la dette et par un État ventripotent, en proie à une considérable chute de sa compétitivité, le Président espère t-il trouver une martingale insoupçonnée qui lui permettrait de redresser la situation sans générer le moindre effort ? Serait-il lui-même naïf à ce point ? Espérons pour lui que non. Sans doute cherche-t-il seulement à masquer son inaction, exactement comme l’a fait son prédécesseur.

Même le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a utilisé ces mêmes ficelles maladroites, ces expressions creuses et à la mode lorsqu’il a déclaré : « le Président nous a encouragés à réfléchir au fait que chacune de nos décisions soit dans une logique de sens ». Prise à la lettre, cette phrase suggère que jusqu’à ce jour, les ministres n’avaient rien fait de sensé. Et qu’il s’agit maintenant de trouver coûte que coûte une caution intelligible, un habillage acceptable à une succession de décisions qui n’ont en réalité aucune cohérence intrinsèque.

Le verbe comme outil prométhéen
Hélas, chez Emmanuel Macron, le Verbe est également un outil de pouvoir multiforme, qui semble accompagner un incommensurable désir de puissance. À croire que le réel n’est qu’une vision, et qu’il lui suffit de donner la sienne propre, quitte à distordre les faits, pour rendre cette réalité partagée par tous. Sinon, comment expliquer cet incroyable dérapage, lors du récent sommet du G20 : « On ne peut pas lutter contre le terrorisme sans action résolue contre le réchauffement climatique » ? Comment justifier une déclaration aussi ridicule, si ce n’est par une totale absence de retenue. De ce fait, comment ne pas avoir peur d’un Président capable d’autant de déraison ?

Chronique d’un échec annoncé si l’on en reste à la communication sans l’action
Les psychologues, les linguistes et les spécialistes du recrutement dans les entreprises le savent : les opérationnels utilisent un langage direct tourné vers l’action et les résultats tandis que les rêveurs abusent de concepts éthérés, alors que les technocrates ne connaissent qu’un métalangage aussi sophistiqué que déconnecté des faits. Or, que ce soit Emmanuel Macron, le porte parole du gouvernement Christophe Castaner ou la plupart des ministres du gouvernement Édouard Philippe, tous tiennent un discours qui s’apparente à celui des rêveurs et des technocrates, très éloigné de celui des entrepreneurs-réalisateurs.

Ainsi, peut-on dès à présent parier sans risque sur l’échec de ce gouvernement, car les reculades et atermoiements qui ont entaché ses premières semaines d’existence ne sont ni le fruit de la malchance ni celui d’un calendrier difficile. Il s’agit bel et bien d’une marque de fabrique que le langage tenu chaque jour ne cesse de confirmer. Cette même marque « structurelle » que celle du précédent gouvernement ! Face à une situation qui le dépasse, il ne reste à ce gouvernement de bric et de broc et sans vision qu’une seule parade : communiquer. Et chaque fois qu’il le fait, il dévoile malgré lui sa totale inadaptation à la situation présente.

Source contrepoints.org
Par Claude Robert.


  • Claude Robert
    eradiquons.fr
    Claude Robert est consultant international en organisation, et auteur du site satirique « Eradiquons le politiquement correct français »

vendredi 28 juillet 2017

Billets-Pourquoi les chiens sont-ils aussi affectueux ?

Pourquoi les chiens sont-ils aussi affectueux ?
Nos amis à quatre pattes possèdent une altération génétique qui les rend plus sociables que les loups, révèle une nouvelle étude.  
Pour Marla, la jeune Bobtail âgée de 11 mois de Bridgett von Holdt, le monde est rempli d'amis inconnus qu'elle a hâte de rencontrer.
« Elle est hypersociable. Je le sais parce que je l'ai génotypée », avoue la jeune femme.
Bridgett von Holdt n'a évidemment pas fait ça par simple curiosité. Biologiste de l'évolution à Princeton, elle et ses collègues ont passé ces trois dernières années à étudier les bases génétiques sous-jacentes des chiens et des loups pour comprendre leur comportement social. (À lire : votre chien comprend tout ce que vous lui dites.)
Des études ont montré que les chiens sont plus sociables que des loups élevés dans un environnement et des conditions similaires. Ils portent généralement plus d'attention aux humains et suivent mieux leurs ordres et indications.
La formation de von Holdt en génétique évolutive l'a faite se questionner sur les potentielles différences génétiques responsables de ces comportements.
Leur étude datée du 19 juillet et publiée dans la revue Science Advances fournit une preuve intrigante : les chiens hypersociaux, comme Marla, portent des variantes de deux gènes appelés GTF2I et GT2IRD1. Chez l'humain, la suppression de ces gènes engendre le syndrome de Williams, qui se traduit par des traits faciaux « elfiques » caractéristiques, des difficultés cognitives et une tendance à la sur-affection. 
Von Holdt suspecte cette variante génétique canine d'inhiber la fonction initiale de ces gènes, engendrant les mêmes comportements que ceux observés chez les humains atteints du syndrome de Williams.
« Nous avons peut-être reproduit un syndrome chez un animal de compagnie », explique-t-elle.
QUESTION EXCITANTE


Depuis qu'ils ont évolué des loups il y a au moins 10 000 ans, les chiens domestiques nous ont aidé à trouver de la nourriture et nous ont permis de ne pas nous même terminer en dîner, le tout avec une tête amicale et en remuant de la queue. 
Comprendre comment nos meilleurs amis, du chihuahua au mastiff, sont devenus ce qu'ils sont aujourd'hui est une question excitante, selon Karen Overall, une experte du comportement canin à l'Université de Pennsylvanie, qui n'a pas pris part à l'étude.
En 2010, en collaboration avec Monique Udell, une comportementaliste animal de l'Université d'État de l'Oregon, von Holdt a effectué des recherches sur les gènes du chien et du loup et a identifié des altérations sur le gène WBSCR17, lesquelles auraient eu lieu pendant la domestication du chien. Ses résultats ont été publiés dans la revue Nature
Leur projet a été mis en veille jusqu'en 2014, quand Bridgett von Holdt et Monique Udell ont obtenu des financements leur permettant de réaliser de nouvelles expériences avec 18 chiens de races différentes et 10 loups habitués à la présence d'humains.
Les scientifiques ont dressé la totalité des animaux à ouvrir une boîte contenant un morceau de saucisse. Elles ont ensuite ordonné aux canidés d'ouvrir la boîte dans trois situations distinctes : en présence d'un humain familier, en présence d'un inconnu et sans personne autour.

Les chiens domestiques sont beaucoup plus enclins à interagir avec les humains que des loups élevés dans les mêmes conditions.

Dans les trois situations, les loups ont largement surpassé les chiens. D'autant plus quand les chiens devaient réaliser l'action en présence d'humains.
« Ce n'est pas qu'ils étaient incapables de réussir l'exercice, c'est juste qu'ils étaient trop occupés à regarder l'humain pour y arriver », explique Bridgett von Holdt.
LES CHIENS CONTINUENT D'ÉVOLUER
Pour sa nouvelle étude, von Holdt a conduit des analyses génétiques additionnelles sur la partie du génome voisine aux gènes altérés WBSCR17 sur un large échantillon de chiens et de loups.
En plus de confirmer sa découverte initiale, selon laquelle le gène WBSCR17 varie entre les chiens et les loups, elle a décelé deux gènes proches, GTF2I et GTF2IRD1, qui étaient également différents. 
La mise en perspective des données génétiques et comportementales récoltées ont montré à von Holdt que des évolutions dans cette région du génome ont aidé à transformer le loup en chien amoureux des humains. 
La comportementaliste Karen Overall a malgré tout averti que l'étude reste « modeste », ce qui limite la solidité des découvertes. Mais elle a félicité le sérieux des analyses génétiques.
« À notre époque, nous choisissons tel chien parce qu'il va être facile à garder, parce qu'il peut passer une longue période en appartement », explique Overall.
« Nous participons tous les jours à l'évolution du comportement des chiens domestiques ».

Source nationalgeographic.fr





mercredi 26 juillet 2017

lundi 24 juillet 2017

Infos santé : Sport et Santé-Chaussures de course minimalistes



Chaussures de course minimalistes

Des chaussures de course toutes fines et toutes souples envahissent les rayons. Tout le monde en parle… De quoi s’agit-il exactement ? Est-ce une mode ou un vrai concept ? Est-ce bénéfique ou dangereux ? Faut-il adhérer ? Comment l’utiliser ?

Par Stéphane CASCUA, médecin du sport et Philippe HERISSON, kinésithérapeute du sport.

Dans les années 1970, les trottoirs américains accueillent de nouveaux humanoïdes : les joggers ! Afin que leurs bonnes résolutions « santé » ne se brisent pas sur le macadam, l’urgence scientifique semble d’adapter la chaussure. Dans les rues des grandes villes, le revêtement dur est conçu pour marcher, pas pour courir ! La semelle amortissante s’impose ! La surenchère technologique et marketing est de mise : caoutchouc, mousses, alvéoles, petites bulles et grosses bulles. Sommes-nous allés trop loin ?

  • Intelligent comme ses pieds !
Les pieds mais aussi les membres inférieurs et la colonne vertébrale sont pourvus de mécanismes d’amortissement sophistiqués et efficaces. À l’impact, la voûte plantaire s’étale, les articulations se fléchissent. Les membranes fibreuses et les tendons sont mis en tension. Les petits muscles des pieds ou ceux, plus puissants, des jambes freinent et contrôlent le mouvement. Ces tissus accumulent l’énergie élastique ; elle sera restituée lors de la propulsion. Si Homo Ergaster, il y a 2 millions d’années, ne courait pas sur le macadam, il ne courait pas non plus avec des semelles amortissantes ! Blaise DUBOIS réalise une belle synthèse bibliographique. Il en ressort que ces chaussures sophistiquées n’ont pas démontré leur efficacité préventive sur les blessures. Au contraire, des modèles moins chers et moins épais semblent plus protecteurs. Depuis fort longtemps, l’enseignement traditionnel de podologie du sport met l’accent sur l’ambivalence de l’amorti. Par sa mollesse, il augmente le roulis du chaussage et aggrave les pathologies d’instabilité. Par son épaisseur, il se contente d’accroître la distance de freinage mais n’absorbe pas l’énergie de l’impact. Il ne fait qu’étaler le pic de pression. En physique, on dirait que la puissance du choc est diminuée mais que le travail reste identique. De fait, une semelle amortissante augmente le temps de contact et ralentit la course. Elle peut perturber le fonctionnement des mécanismes fins coordonnant le freinage. L’intervention asynchrone de l’appareil locomoteur pourrait favoriser les souffrances articulaires et tendineuses. La surépaisseur en arrière de la chaussure donne une impression inappropriée de confort. Elle favorise l’attaque du talon aux dépens d’un déroulé du pas plus harmonieux. Les contraintes mécaniques en réception sont, en réalité, majorées. Dans ces conditions chaque prise de contact avec le sol repousse le coureur vers l’arrière et le rendement est sérieusement altéré. Depuis pas mal d’années, les professionnels proposent de trottiner pieds nus quelques minutes par semaine. La plage voisine ou le gazon du terrain de foot entouré de la piste en tartan étaient les bienvenus. Nous suggérions aussi d’utiliser des chaussures de compétition de temps à autre à l’entraînement ! Les prémices du minimalisme ?

  • Chaussures minimalistes : structure et fonction
La structure de la chaussure minimaliste s’oppose sur bien des points à celle des runnings traditionnelles. Elle tente de restaurer la fonction naturelle du pied tout en le protégeant. En ce sens, elle est plus efficace que les peaux lacées de nos ancêtres. La semelle est constituée d’une mousse fine donc beaucoup moins amortissante. L’ensemble de vos articulations s’emploie à freiner l’impact. L’énergie élastique s’accumule dans vos muscles et vos tendons. Le talon de la chaussure minimaliste n’est pas plus haut que l’avant de la semelle. De façon quasi-spontanée, vous jetez moins la jambe en avant, votre talon ne vient plus frapper le sol en avant de votre centre de gravité, votre pied prend contact plus horizontalement. Votre voûte plantaire claque moins, se déroule plus harmonieusement et souplement. Votre foulée est moins ample mais gagne en fréquence et devient plus rentable. Cette semelle fine et souple vous permet de mieux sentir le sol. Les petits os de vos pieds se mobilisent plus aisément pour encaisser la réception et épouser les irrégularités du terrain. Le contrefort est beaucoup plus souple. L’os de votre talon retrouve son mouvement naturel. Conformément à sa fonction anatomique, il bouge dans les 3 dimensions, on dit qu’il « roule, tangue et vire » sous l’astragale, l’os de la cheville. Liberté du pied et du talon, voilà qui réduit les contraintes en torsion sur vos chevilles. Sans oublier qu’un talon plus bas limite le bras de levier, responsable des instabilités. Ainsi, les chaussures minimalistes pourraient contribuer à réduire le risque d’entorse.

  • Utilisation prudente et progressive
Remettre en fonction toutes ses structures anatomiques restées quiescentes dans vos runnings devrait se révéler bénéfique mais particulièrement sollicitant. La prudence s’impose afin que cette sollicitation ne tourne pas à l’agression tissulaire et à la lésion. L’absence de surélévation du talon tire plus qu’à l’accoutumée sur votre mollet et la tendinite d’Achille guette. L’extension des orteils est plus marquée. Les baguettes osseuses de l’avant pied assument plus de contraintes en torsion. La fracture de fatigue menace. Les chaussures minimalistes constituent plus un « exercice d’athlétisme » qu’un mode d’entraînement. Il est d’usage de proposer de trottiner 1 à 2 minutes avec cet équipement novateur, début ou fin de séance. Il est possible d’ajouter 1 à 2 minutes supplémentaires à chaque sortie sans dépasser 1 heure. N’hésitez pas à demander des conseils personnalisés à votre kinésithérapeute, votre podologue ou votre médecin du sport. Ils connaissent vos particularités morphologiques et vos antécédents de blessures. Quelques coureurs d’exception vont jusqu’à 20 km avec des chaussures minimalistes… comme d’autres ont fait le marathon pieds nus. Mais évitons le fanatisme ! Après adaptation, leur utilisation classique reste les footings de régénération, l’échauffement ou le retour au calme. Les données scientifiques et le recul expérimental manquent encore un peu au-delà. En compétition, lors des entraînements prolongés, la fatigue altère les capacités frénatrices des muscles et la coordination. Amorti et stabilité redeviennent indispensables pour ménager les os, le cartilage, les ligaments et les tendons. La chaussure de running traditionnelle retrouve sa totale justification et reprend toute sa place !

  • Porteurs de semelles correctrices !
Si vous portez des semelles correctrices dans vos chaussures de jogging, votre médecin et votre podologue ont diagnostiqué une altération de la statique de votre pied ou un trouble dynamique de votre foulée. Parfois, ils cherchent à compenser une usure ou une blessure plus haut située dans la jambe ou la colonne. L’avis de ces 2 professionnels est obligatoire avant de tester les chaussures minimalistes. Il est probable qu’ils vous recommandent de conserver votre correction plantaire afin de soutenir votre pied aux endroits les plus fragiles. Afin de renforcer ces mêmes points faibles, le minimalisme n’est pas exclu… à dose homéopathique. Par exemple, un pied plat, pronateur, s’écrasant sur son arche interne se sent mieux avec un bon soutien de voûte. À l’inverse, une chaussure minimaliste peut être considérée comme un exercice de « rééducation ». Ce chaussage améliore la force, l’endurance et la coordination du muscle jambier postérieur qui soutient le sommet de l’arche. Le pied devient moins pronateur ! Le minimalisme permet de réaliser quelques « séries de musculation » bien utiles mais l’excès mènerait rapidement à la lésion de ce tendon perpétuellement étiré par l’effondrement de la voûte.


Source SantéSportMag

samedi 22 juillet 2017

Photos-Pete Souza


Pete Souza

Pete Souza est le photographe officiel de la Maison Blanche depuis le début du mandat de Barack Obama. Pendant quatre ans, lui et ses collègues ont capturé de multiples moments, officiels et intimes. Slate.fr a demandé à des photographes français, spécialisés dans la politique, ce qu’ils pensaient du travail de Pete Souza. Guillaume Binet, Sébastien Calvet, Yann Rabanier, Olivier Roller et Laurent Troude ont choisi des photos et les commentent.


14 SEPTEMBRE 2012 A L'ENTREE DU BUREAU OVALE - Sélection de Sébastien Calvet, photographe à Libération. «Le photographe se tient sur le pas de la porte. Il nous montre tous les outils du pouvoir. Le bureau, la "petite main" qui devra mettre en forme la décision qui est en train d'être prise. Le tableau qui rappelle sans cesse l'histoire. Le fauteuil, réservé aux visiteurs, qui nous invite à nous asseoir et écouter d'une oreille indiscrète ce qui se dit... Le photographe nous fait voir, à travers la serrure, la coulisse. (…) Cette place est la bonne. Le photographe, observateur privilégié de l'histoire en train de se faire, a une vision panoptique de l'événement. Il nous montre l'endroit, l'envers et nous laisse juger.»
Official White House Photo by Pete Souza


16 JUILLET 2012 A WASHINGTON D.C. - Sélection de Yann Rabanier, photographe indépendant. «Je me suis davantage focalisé sur les actions qui me choquent en tant que Français. [Sur ce cliché] un Président et sa femme s'embrassent sur la bouche à la demande du public lors d'un match de basket. (…) On n’a jamais vu de photos de Chirac embrassant Bernadette à un match de foot. (…) Cela me renvoie à l'image à laquelle les présidents français nous ont habitués, il y a toujours une certaine retenue, rigidité, froideur, un calme nonchalant.»
Official White House Photo by Pete Souza


14 JUIN 2012 A L'AEROPORT JOHN F. KENNEDY A NEW YORK - Ce que montre le photographe c’est «un Président qui est avant tout un homme du peuple avec un comportement qui rassure, humanise la fonction et sa gravité. Sur cette photo, Michelle Obama, dans sa robe H&M, est heureuse de le voir arriver et lui est heureux de retrouver sa femme comme un couple "normal"».
Official White House Photo by Pete Souza


23 NOVEMBRE 2010 A KOKOMO DANS L'INDIANA - «Le relationnel au sens tactile, sensible, n'est ni tabou ni écarté sur ce cliché. En France, en revanche on génère des intouchables [que l’on ne peut pas toucher] à la tête du pays. Sur cette photo, on voit Obama et Joe Biden son vice-président, qui se tiennent par le bras, il y a un contact corporel fort, c’est ce type de contact que l’on ne voit pas en France.»
Official White House Photo by Pete Souza


9 SEPTEMBRE 2012 DANS AIR FORCE ONE - «Sur ce cliché, le Président est assis sur l’accoudoir d'un fauteuil dans lequel est assis de manière très décontractée une employée du staff. Elle est comme chez elle, c’est une position que l’on n’a pas au bureau. On n’imagine pas Najat-Vallaud Belkacem et François Hollande dans cette position.»
Official White House Photo by Pete Souza


11 AOUT 2012 A DENVER, COLORADO - Sélection de Guillaume Binet, photographe de l’agence MYOP. «C'est de la communication! Pas trop mal faite, mais extrêmement consensuelle. Un photojournaliste est avant tout journaliste donc revendique une certaine indépendance. Le photographe du Président n'est pas journaliste à ce moment-là. Ces images, surtout aux Etats-Unis où le copyright est en vigueur, appartiennent plus à la Maison Blanche qu'au photographe.»
Official White House Photo by Sonya N. Hebert


12 MAI 2009 A LA MAISON BLANCHE - Sélection de Laurent Troude, photographe à Libération. «Pete Souza est un très bon photographe. Il y a un vrai souci de la composition, de l’esthétique dans son travail. Mais, c’est surtout un communicant extraordinaire. Il n’est pas photojournaliste puisqu’il travaille pour le pouvoir, ces photos visent à faire de la publicité pour le Président.»
Official White House Photo by Pete Souza


6 DECEMBRE 2011 DANS LE KANSAS - «Cette photo, magnifiquement éclairée, nous indique que Pete Souza a un accès quasi-total à la vie du Président. Il est dans la voiture avec Obama, on  ne rouvrira pas la porte pour qu’il en sorte. Le Président est sans doute complaisant. En tout cas, une réelle complicité doit exister entre les deux hommes.»
Official White House Photo by Pete Souza


25 JANVIER 2012 A CHANDLER DANS L'ARIZONA - «Pete Souza fait souvent des portraits d’Obama où il laisse passer l’émotion, l’humain. Le Président y apparaît parfois soucieux, on voit parfois ses rides. En France, ce type de clichés seraient considérés comme dévalorisants et ne seraient pas retenus. En revanche, on ne voit jamais Barack Obama en colère ou s’énervant, le travail de Pete Souza reste de la communication.»
Official White House Photo by Pete Souza


17 JANVIER 2012 DANS LE BUREAU OVALE - «Les poses ne sont pas montées. Sur cette photo par exemple, on n’a pas demandé à Barack Obama de rire et de se renverser sur sa chaise. Ce cliché, qui a été validé par le staff de la Maison Blanche donne une image naturelle et sympathique du président. C’est de la communication très bien faite.»
 
Official White House Photo by Pete Souza


16 AOUT 2011 DANS L'IOWA - «Sur ce cliché, je me demande comment Pete Souza a travaillé. En France, quand les candidats organisent des sorties, les militants présents ne se comportent pas naturellement. Or, ici, les personnes semblent continuer leur vie normalement. Même si on peut imaginer que derrière il y a cinquante personnes du staff, cela donne l’impression de voir “la vraie vie d’Obama”.»
Official White House Photo by Pete Souza


10 OCTOBRE 2011 DANS LE MARYLAND - «Sur cette photo, très bien composée, c’est une histoire qui se raconte. Le photographe suggère une histoire avec le soldat protocolaire au premier plan. On met un moment à comprendre qu’il s’agit du Président, et qu’il va au chevet d’un militaire blessé. Il n’y a rien de guindé dans cette photo, au contraire la blouse mal fermée du président renforce le côté storytelling du cliché.»
Official White House Photo by Pete Souza

Source Slate.fr

La crise économique vu par Pete Souza


Réunis à Camp David pour de très sérieuses discussions sur la crise économique mondiale, les dirigeants des pays les plus industrialisés se sont accordé une pause, samedi, pour suivre en direct la finale qui oppose l'équipe de Chelsea au Bayern de Munich en Ligue des Champions. Bras levés, le premier ministre britannique David Cameron laisse éclater sa joie à l'annonce de la victoire des Blues. 

La chancelière allemande, elle, accuse le coup. Impassible, François Hollande reste neutre.

Signée Pete Souza, l'image tranche avec le formalisme des "photos de famille" montrant les grands de ce monde. Son auteur, ancien photo-reporter devenu le photographe officiel de la Maison Blanche, a noué avec le président américain en exercice une complicité qui lui permet de se glisser partout. Chaque jour, il prend entre 500 et 1 100 clichés de tous les faits et gestes du chef de l'Etat, dont seule une petite partie est admise pour publication, après avoir passé le filtre du service de presse de la Maison Blanche.


C'est le même Pete Souza qui avait immortalisé la "Situation Room" où s'étaient réunis le président américain et ses plus proches collaborateurs pour suivre l'assaut contre le complexe d'Oussama Ben Laden au Pakistan. Un contrechamp qui est entré dans l'histoire.


Source bigbrowser.blog.lemonde.f

Photos-Stefano Bonazzi

Un arrêt sur les travaux du photographe Stefano Bonazzi