mercredi 14 novembre 2018

Infos santé-Oreillons


Oreillons

  • Les oreillons, qu'est-ce que c'est ?
Les oreillons sont dus à un virus (virus ourlien) qui se transmet par des gouttelettes de salive émises par la personne infectée. Ce virus infecte essentiellement les parotides (des glandes salivaires situées en arrière des mâchoires). Il peut parfois infecter les enveloppes du cerveau (les méninges), le pancréas, et à partir de la puberté les testicules et, exceptionnellement, les ovaires.
Le risque de contagion est important une semaine avant et une semaine après l’apparition des premiers symptômes. Comme la plupart des maladies infantiles, on ne contracte les oreillons qu’une fois dans sa vie, la première infection conférant une solide immunité.

  • Quels sont les symptômes des oreillons ?
Deux à trois semaines après la contamination, les symptômes apparaissent : ils peuvent être discrets, voire inexistants. La parotidite (l’inflammation des glandes salivaires parotides) est caractéristique des oreillons. Un gonflement apparaît en avant des oreilles, d’un seul côté puis des deux. Mâcher ou avaler devient douloureux. Une fièvre modérée et des maux de tête peuvent également se déclarer.
Si la maladie se déclare surtout chez les enfants, les oreillons touchent également les adolescents et les jeunes adultes. Dans ce cas, les oreillons sont plus sévères et leurs conséquences plus graves.

  • Quelles sont les complications des oreillons ?
Les complications des oreillons sont relativement rares (4 % des personnes touchées) mais sérieuses.
L’orchite (inflammation des testicules) et l’ovarite (inflammation des ovaires), avec fièvre élevée et douleurs abdominales, peuvent entraîner une stérilité.
La pancréatite (inflammation du pancréas) provoque des vomissements et des douleurs abdominales.
La méningite (inflammation des enveloppes du cerveau) survient fréquemment mais elle est bien tolérée et guérit spontanément. Rarement, elle peut se compliquer d’une encéphalite (inflammation du cerveau) qui se traduit plus particulièrement par de la fièvre, des vomissements, une raideur de la nuque et des troubles de la conscience.
L’atteinte du nerf auditif est exceptionnellement possible, provoquant une surdité définitive.

  • Quels sont les traitements des oreillons ?
Le traitement des formes non compliquées vise à calmer la fièvre et les douleurs avec du paracétamol (l’aspirine et l’ibuprofène sont à éviter). Des aliments liquides ou mixés peuvent être proposés en cas de douleur pour avaler ou mâcher.

  • Comment prévenir les oreillons ?
La vaccination est fortement recommandée chez tous les enfants dès l’âge de un an. Le vaccin anti-oreillons est bien toléré. Il est associé aux vaccins contre la rougeole et la rubéole (vaccin ROR pour rougeole oreillons rubéole). Si un cas d’oreillons survient dans une collectivité d’enfants, une éviction de neuf jours à partir du début de la parotidite est obligatoire. Il est fortement conseillé d’avertir le personnel.
Le vaccin ROR est entièrement remboursé par l’Assurance maladie pour favoriser la vaccination contre ces maladies. L’acte de vaccination lui-même (la consultation et l’injection) est également remboursé à 100 % par l’Assurance maladie. Les centres de la PMI vaccinent gratuitement sans que les parents aient à apporter le vaccin avec eux.

  • Les oreillons chez la femme enceinte
Pendant la grossesse, les oreillons n’entraînent pas de malformations fœtales mais provoque un risque accru d'avortement spontané. Si une femme enceinte est exposée au virus des oreillons, une injection d'immunoglobulines (anticorps) peut être prescrite pour soutenir la réponse immunitaire.
Attention, les femmes enceintes ne doivent pas recevoir de vaccin ROR. Néanmoins, une vaccination effectuée par inadvertance chez une femme qui ne se savait pas encore enceinte ne justifie pas d’interruption de grossesse.



Source : Vidal

Infos santé-Effets antioxydants et anti-inflammatoires du chocolat noir


Effets antioxydants et anti-inflammatoires du chocolat noir

Un peu de chocolat satisfait la gourmandise, mais cet aliment peut aussi être bénéfique pour la santé. De nombreuses études soulignent les effets protecteurs très variés du chocolat noir.
Ce Jour du Chocolat fait le bonheur des gourmands… mais saviez-vous que le chocolat contient de nombreuses propriétés bénéfiques pour notre santé ? Les études sur le sujet sont de plus en plus nombreuses. La dernière en date, parue dans le Journal of the American Heart Association ce 2 juillet, montre que le chocolat noir aide un peu les patients qui souffrent de maladie artérielle périphérique.

  • Moins d’oxydation
Cette étude pilote a examiné l’effet de deux chocolats sur 20 personnes atteintes de cette maladie. Elle se caractérise par une fatigue des jambes et des hanches, des crampes ou des douleurs pendant la marche. Les participants ont marché sur un tapis le matin, puis deux heures après avoir mangé 40 grammes de chocolat noir (85 % de cacao) ou au lait (30 % de cacao). L’objectif était d’évaluer l’effet des polyphénols sur les artères, puisqu’il a été démontré que ces molécules aident à réduire le stress oxydatif des cellules et améliore le flux sanguin. Une étude a même établi que le chocolat noir permet de réduire l’athérosclérose.

  • Meilleure circulation
Après avoir mangé du chocolat au lait, les participants ne connaissaient aucune amélioration de leur maladie. En revanche, grâce au chocolat noir, ils marchaient 11 % plus loin et 15 % plus longtemps que le matin. Une amélioration, certes modeste, mais « potentiellement pertinente pour la qualité de vie ces patients » aux yeux de Lorenzo Loffredo, co-auteur de l’étude.
Concrètement, après avoir mangé du chocolat noir, les patients ont des niveaux plus élevés d’oxyde nitrique, un gaz associé à un meilleur flux sanguin. Une étude précédente avait obtenu des résultats similaires : il s'agissait cette fois des flavanols qui permettaient de réduire la pression sanguine. Les chercheurs ont aussi observé une amélioration des marqueurs du stress oxydatif chez les patients atteints de maladie artérielle périphérique.

  • Un large éventail de bienfaits
Le chocolat noir n’est pas seulement bénéfique pour la santé des artères. Les polyphénols aident à protéger les synapses, liaisons entre les neurones. Un certain type de cacao pourrait même avoir des effets protecteurs contre la maladie d’Alzheimer. Côté cerveau, cet aliment gourmand possède des vertus « anti-âge. » Les flavonoïdes, d’autres composants, protégeraient de la maladie d’Alzheimer mais aussi de l’AVC grâce à la préservation des vaisseaux sanguins cérébraux.
Enfin, la santé métabolique profite du chocolat noir s’il est consommé avec modération : les flavanols qu’il contient aident à maintenir un poids stable et les anthocyanes, également antioxydants, réduisent l’inflammation chez les personnes qui en consomment… ce qui peut protéger du diabète de type 2, de l’obésité ou même du cancer.


 Source pourquoidocteur.fr

Infos santé-Asthme allergique


Asthme allergique

La fourrure animale semble protéger les tout-petits de l’asthme allergique. Des chercheurs ont observé un risque réduit chez les enfants qui dorment avec de la fourrure ou avec un animal.

Séparer les animaux de compagnie des nouveau-nés. C’est un conseil souvent prodigué aux jeunes parents. Mais la fourrure des animaux pourrait bien prévenir la survenue d’un asthme allergique, conclut une étude présentée au Congrès international de l’European Respiratory Society (ERS), qui se tient à Munich (Allemagne) du 6 au 10 septembre.

Une équipe de centre de recherche Helmholtz Zentrum München a suivi plus de 2 400 enfants de leur naissance à leurs 10 ans. Leur objectif : déterminer si dormir sur de la fourrure animale impacte à long terme le risque d’asthme allergique. 55 % des enfants suivis étaient à proximité de fourrure pendant leur sommeil au cours de leur premier trimestre de vie.

  • Un risque réduit de 79 %
« Des études précédentes ont suggéré que les microbes présents dans les environnements ruraux peuvent protéger de l’asthme », a précisé le Dr Christina Tischer lors de sa présentation. « Une peau animale pourrait également être le réservoir de nombreux types de microbes, et suivre les mêmes mécanismes que ceux observés en milieu rural. » Les résultats du suivi semblent confirmer cette hypothèse. Le risque d’asthme à 6 ans est réduit de 79 % chez les enfants qui ont dormi entourés de fourrure. L’effet protecteur chute à 10 ans, mais reste notable : il est réduit de 41 % par rapport aux enfants qui n’ont pas dormi sur de la fourrure ou en compagnie d’un animal.

Ce n’est pas la première étude à remettre en question la séparation des nouveau-nés et des animaux de compagnie. En 2003, un autre étude allemande a évalué l’impact de l’exposition aux chats pendant la petite enfance. Les bambins dont le félin pouvait entrer dans la chambre ne présentaient ni asthme allergique, ni sifflement thoracique. 
Mais ces résultats encourageants ne doivent pas faire abandonner toute précaution. En raison de leur imprévisibilité, il est déconseillé de laisser un animal seul en compagnie des tout-petits. Car si le risque d’allergie semble écarté, le risque de morsure ou de griffure reste bien réel. Mieux vaut entourer le lit de fourrure.



Source pourquoidocteur.fr

Infos santé-Douleurs lombaires



Douleurs lombaires

Les douleurs lombaires sont parmi les douleurs du dos les plus fréquentes et représentent le principal motif de consultation en chiropratique. La colonne lombaire est composée de cinq vertèbres et de cinq disques intervertébraux. Que l’on soit assis, couché, en train de pelleter de la neige ou de marcher, cette région de la colonne est soumise à des tensions constantes. Les disques intervertébraux sont souvent impliqués dans les blessures du bas du dos, mais ils ne sont pas les seuls à pouvoir générer de la douleur.  Les muscles peuvent être trop tendus, la portion articulaire des vertèbres (les facettes) peut être irritée, les nerfs près de la colonne peuvent être irrités... Dans tous les cas, les ajustements chiropratiques visent à rétablir une fonction normale qui éliminera les douleurs.


  • Quelques symptômes fréquents des douleurs lombaires

•   Point en plein centre, dans le bas du dos

•   Sensation de barre juste au-dessus du bassin

•   Point constant dans le haut de la fesse ou près de la hanche

•   Difficulté à se redresser après s’être assis

•   Difficulté à se pencher pour mettre ses bas

•   Difficulté à marcher ou à rester assis plus de quelques minutes

  • L’entorse lombaire

Le lumbago, l’entorse lombaire et le tour de reins sont une seule et même chose : il s’agit d’une condition où un disque intervertébral lombaire devient tellement douloureux que tous les mouvements de base deviennent impossibles. Un effort physique intense peut provoquer la crise, mais très souvent, c’est une condition qui se développe petit à petit et qui se déclenche sans cause apparente. Puisque la partie arrière d’un disque est beaucoup plus innervée et beaucoup plus sujette aux déchirures, la personne qui souffre d’une entorse lombaire se tient presque toujours penchée vers l’avant pour réduire la douleur. Tous les mouvements et les changements de position sont alors pénibles. Si la blessure du disque est localisée d’un côté plus que de l’autre, la personne peut alors se courber latéralement de façon impressionnante. Puisque les entorses lombaires ont tendance à récidiver, il est préférable de ne pas attendre pour se faire soigner

  • Symptômes habituels de l’entorse lombaire

•   Apparition subite de la douleur

•   Forte douleur dans le bas du dos, en plein centre ou sur un côté

•   Incapacité de se tenir droit

•   Incapacité de rester assis

•   Tous les mouvements sont difficiles, surtout vers l’arrière ou sur un côté.


Infos santé-L'ovariectomie


L'ovariectomie

L’ablation des ovaires réduit la mortalité de 77 % chez les femmes à risque
pLes femmes porteuses d’une mutation génétique du type BRCA1 devraient subir une ablation préventive des ovaires à partir de 35 ans, selon une large étude internationale.
  
Alors que plusieurs études ont déjà montré que l'ovariectomie (ablation des ovaires) préventive réduit les risques de cancers de l'ovaire et du sein chez les femmes ayant une mutation du gène BRCA, tous les spécialistes ne sont pas encore unanimes quant à l’âge idéal auquel il est préférable que ce femmes subissent cette intervention.
De plus, l’impact de cette chirurgie sur la mortalité n’avait pas encore été bien étudié. Une large étude publiée ce mardi dans la revue Journal of Clinical Oncology apporte  des précisions importantes.
Les résultats de cette analyse sont issus d’une cohorte de 5783 femmes avec une mutation du gène BRCA suivies pendant 6 ans en moyenne et chez qui les chercheurs ont évalué l'effet d'une ovariectomie préventive dans la réduction des décès et du risque de cancer des ovaires, des trompes de Fallope ou péritonéal.

  • Une réduction du risque de cancers de 80%
Que ce soit en matière de réduction du risque de mortalité ou de survenue d’un cancer, les résultats de cette étude sont sans appel. Non seulement, l’ablation préventive des ovaires permettrait de sauver de nombreuses vies mais cette étude permet désormais de préciser qu’il faudrait réaliser cette intervention le plus tôt possible à partir de 35 ans chez les femmes porteuses d’une mutation génétique du type BRCA1.
Plus précisément,  cette analyse montre qu’enlever les ovaires en prévention chez les femmes BRCA1 et BRCA2 permet de réduire de 80 % le risque de cancer des ovaires, des trompes et du péritoine, de 77 % le risque de décès toutes causes confondues et de 68 % le risque de décès toutes causes chez les femmes ayant déjà eu un cancer du sein.

  • Une ovariectomie à 35 ans avec BRCA1 et à 40 ans avec BRCA2
«Notre étude soutient l'idée que les femmes porteuses d’une mutation du gène BRCA auront un risque beaucoup plus faible de développer ou de mourir d'un cancer si elles ont une ovariectomie à 35 ans, a déclaré le Dr Steven Narod, principal auteur de l'étude. Si une femme BRCA1 choisit de retarder la chirurgie jusqu'à ces 40 ou 50 ans, son risque de cancer de l'ovaire, des trompes ou du péritoine grimpe respectivement de 4 % et de 14,2 % ».
Selon ce spécialiste, ces données sont si frappantes que l’ovariectomie prophylactique dès 35 ans devrait devenir un standard universel pour les femmes BRCA1.
En revanche, pour les femmes porteuses de la mutation génétique du type BRCA2, les auteurs précisent que le risque de cancer n’est pas aussi important dès 35 ans. Ils recommandent donc qu’elles attendent quelques années supplémentaires, soit à l’âge de 40 ans. Cette intervention n’est pas sans conséquence pour la vie d'une femme puisqu’elle entraîne notamment une ménopause précoce.  

  • Enlever les ovaires protège aussi du cancer du sein
Dans une étude préalable menée sur cette même cohorte internationale de femmes, les résultats ont également montré qu’une ovariectomie réduisait également de 48 % le risque de cancer du sein chez les femmes présentant une mutation du gène BRCA1, et même une fois diagnostiquée, l’ablation des ovaires permettait de réduire le risque de décès par cancer du sein de 70%. « Ces résultats pourraient faire une réelle différence pour les femmes avec des mutations BRCA, ayant des difficultés à prendre une décision pour savoir si et quand subir une ovariectomie prophylactique, a déclaré Don Dizon de la société américaine d’oncologie clinique (ASCO).
Pour celles qui subiront cette intervention chirurgicale tôt dans leur vie, il est important et rassurant de voir qu'elle comporte des avantages durables sur le risque de cancer des ovaires et sur la mortalité » conclut-il. 


Sourcepourquoidocteur.fr

Infos santé-Le hoquet


Le hoquet

Si je vous dis « irritation du nerf phrénique lors de son passage à travers le diaphragme provoquant une contraction brusque et involontaire des muscles respiratoires », aurez-vous compris que cela nous explique les causes du hoquet ?

Car c’est en effet ce nerf phrénique qui le provoque lorsqu’il est irrité. Il est dû à une inspiration brutale associée à la fermeture de la glotte qui freine l'arrivée d'air. La fréquence varie de 10 à 60 hoquets par minute, mais c'est surtout la durée de la crise qui fait la gravité de ce symptôme assez banal. Autant le hoquet aigu est peu problématique, autant sa persistance au-delà de 48 heures en fait une véritable maladie à prendre très au sérieux, car elle peut conduire celui qui en souffre à l'épuisement.

Dans sa forme aiguë, celle que tout le monde a connue un jour ou l'autre, on sait que les raisons sont essentiellement digestives. Dans la forme qui traîne, les pistes sont tellement nombreuses – on dit en médecine qu'il y a près de 200 raisons de présenter un hoquet – qu'il s'agit d'un véritable casse-tête pour le médecin. Pendant ce temps-là, le malade se marginalise. Il perd l'appétit, le sommeil et souvent son travail par la même occasion.

Que peut-on faire en cas de hoquet simple ? Il y a un certain nombre de recettes populaires qui circulent, des solutions qui peuvent, en effet pour certaines, paraître farfelues, mais qui sont tout à fait calquées sur nos connaissances les plus récentes. Par exemple, on s'est aperçu que le hoquet diminue lorsque l'oxyde de carbone augmente. Augmenter ce gaz carbonique, c'est par exemple suspendre sa respiration le plus longtemps possible ou faire des mouvements de respiration profonds et rapides.
La légende populaire affirme qu’il faut effrayer celui qui hoquette… Cela peut marcher, du moins si ça marche, il y a une explication… On est face à la stimulation d'un de nos nerfs, le pneumogastrique ; un terme bien compliqué pour justifier l'hypnose, l'acupuncture ou encore les tentatives pour effrayer celui qui hoquette.

Cela passe également par la prise d'un verre d'eau, le plus rapidement possible, des tractions sur la langue, avaler de la mie de pain ou du vinaigre sur un sucre... Pour une fois, la médecine fait bon ménage avec les remèdes de bonne femme. Du moins en ce qui concerne le hoquet simple… Pour celui qui persiste et épuise, une consultation urgente s’impose.


 Source : Dr Jean-François Lemoine pourquoi-docteur.nouvelobs.com

Infos santé-Le cerveau choisi le classement de ce qu’il doit mémoriser


Le cerveau choisi le classement de ce qu’il doit mémoriser

Jusqu’à ces deux études séparées et publiées dans les PNAS il y a quelques jours, on croyait la capacité de mémorisation du cerveau humain illimitée ou presque sans qu’on n’ait jamais pu prouver cet a priori. On a en effet coutume de considérer qu’on est loin, très loin, d’utiliser la totalité des potentialités de notre cerveau et que par conséquent un meilleur apprentissage de nos capacités de mémorisation pourrait éventuellement décupler notre aptitude à emmagasiner des informations variées, utiles ou non. Or ces deux études montrent clairement qu’il n’en est rien et que le cerveau se comporte sans que l’on en soit conscient comme le disque dur d’un ordinateur. Comparer le cerveau à un disque dur d’ordinateur n’est peut-être pas vraiment adapté mais au moins cela permet d’expliquer comment les choses se passent dans la réalité selon ces deux études. Quand on a atteint les limites de stockage d’un disque dur, on décide d’éliminer les fichiers qui ne sont plus que rarement utilisés pour libérer de l’espace de mémoire. Cette opération est faite délibérément. Le cerveau fait un peu la même chose mais ce processus est totalement inconscient, et c’est ce qu’ont montré ces deux études.

Dans la première approche, 55 participants ont été soumis à un exercice de perception visuelle durant lequel ils voyaient défiler pendant moins d’une seconde des images montrant simultanément quatre photos. Quatre visages identiques, ou deux visages et deux paysages, ou encore quatre objets identiques ou deux objets et deux visages, tout en suivant l’activité cérébrale par imagerie fonctionnelle par résonance magnétique nucléaire (fMRI). Immédiatement après avoir visionné ces images, on demandait aux participants, toujours en cours d’examen par fMRI, de nommer les images ou les photos dont ils se souvenaient, c’est-à-dire celles que le cerveau avait mémorisé pendant l’exercice.


La perception visuelle est traitée par le cortex visuel situé à l’arrière du cerveau dans la région occipitale. Les informations sont stockées dans une autre partie du cerveau appelée le cortex occipito-temporal et dans des régions discrètes de ce dernier et séparées les unes des autres selon qu’il s’agit de photos de visages, de maisons, d’objets ou de paysages, c’est ce qu’a montré la fMRI. L’activation de ces différentes zones de mémorisation dépend, selon cette étude, de la nature des images soumises aux sujets en cours d’étude. La mémorisation des visages est par exemple systématiquement plus efficace si, sur une image, il y a deux visages et deux paysages en comparaison d’une autre image avec seulement quatre visages. Le cortex visuel effectue donc un tri et envoie pour mémorisation une partie des informations que lui a envoyé la rétine. Toujours par fMRI, l’équipe de chercheurs de l’Université d’Harvard a ainsi montré que le cerveau effectuait de lui-même un classement des informations selon leur importance et les stockait dans des zones du cerveau différentes les unes des autres.

En quelque sorte, le cerveau s’arrange pour qu’il n’y ait pas « d’embouteillage » au niveau des circuits neuronaux reliant ces zones du cortex relativement éloignées les unes des autres en effectuant une sorte de tri totalement indépendant de notre volonté.

Dans une autre étude, effectuée cette fois à l’Université du Texas à Austin, l’approche était différente car la stimulation visuelle consistait à montrer des séries de trois photos, des objets, des paysages ou des visages, et à demander aux participants, après les deux premières photos, quelle était leur supposition quant à la nature de la photo suivante, par exemple un visage, après deux visages ou un objet après deux objets. Et parfois on montrait alors au sujet un paysage alors qu’il aurait souhaité voir un visage. Le but du test était de faire en sorte que chaque sujet se soumette en réalité à un classement des photos qu’on lui montrait, le visage d’un homme ou d’une femme, ou encore une scène prise à l’extérieur ou à l’intérieur d’une maison. Dix minutes après avoir visionné ces groupes de 3 images successives, 144 illustrations au total soit 48 séries de trois photos, on soumettait les participants à l’étude à un test surprise en leur montrant à nouveau toutes les images qu’ils avaient visionnées précédemment dans un certain ordre, mais en introduisant au hasard dans la série 48 autres images qu’ils n’avaient jamais vues. On demandait alors à chaque sujet au cours de cette deuxième partie du test d’identifier les images dont ils se souvenaient et celles qu’ils n’avaient encore jamais vu en essayant simultanément d’établir une note concernant le degré de certitude de leur réponse. Il faut se souvenir pour bien comprendre la signification du second test que lors de la première partie de l’investigation, les séries de trois images étaient ordonnées pour que les sujets de l’étude anticipent la nature de la troisième image qu’il leur était donnée de voir au cours du test. Comme on pouvait s’y attendre un peu, au cours du second test surprise les divers sujets soumis à l’étude arrivaient beaucoup moins bien à se souvenir des deux images qu’ils avaient déjà vu quand la troisième image était hors contexte, donc jamais vue auparavant.


Les chercheurs en ont déduit que le cerveau est loin de tout mémoriser de manière identique et effectue donc un classement suivant un certain ordre de priorité. Ce classement a également pour but d’alléger les interconnexions entre les zones du cortex cérébral et d’éviter ainsi un encombrement préjudiciable à la bonne qualité du processus de mémorisation mais également de mettre « à la corbeille » des informations jugées, de manière totalement inconsciente, « inutiles » afin de préserver un espace de mémorisation suffisant. Peut-être un début d’explication de l’oubli involontaire que l’on peut parfois constater et qui n’a rien à voir avec la perte de mémoire.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le cerveau gère donc automatiquement et inconsciemment le processus de mémorisation. Pour en revenir à la comparaison avec un ordinateur, ce serait un peu comme si on disait à ce dernier de trier tous les e-mails reçus dans la boite de courrier électronique automatiquement sans qu’on intervienne directement et de mettre à la corbeille tous les messages que l’ordinateur classerait de lui-même comme indésirables, la corbeille se vidant également automatiquement. Le cerveau est donc bien une incroyable machine à traiter les informations avec ses propres critères dont on est totalement inconscient !


Infos santé-Tremblement essentiel


Tremblement essentiel

  • Qu'est-ce que le tremblement essentiel ?
Le tremblement essentiel est une maladie neurologique fréquente qui se traduit par des tremblements incontrôlables lors des mouvements ou du maintien actif d'une posture. Cette maladie invalidante peut provoquer un handicap social et une stigmatisation. On estime que 300.000 Français souffrent de tremblement essentiel, ce qui en fait la cause de tremblement la plus fréquente. Si la grande majorité de ces personnes ont plus de 55 ans, environ 16.000 personnes de moins de 40 ans en souffrent.

  • Quels sont les symptômes du tremblement essentiel ?
Les tremblements provoqués par cette maladie se déclenchent lorsque la personne effectue un mouvement (tremblement d’action) ou lorsqu’elle maintient une posture qui n’est pas une posture de repos (tremblement postural). Le tremblement essentiel peut affecter les mains, les mâchoires, le menton, la tête, plus rarement le tronc. Il touche rarement les jambes. Lorsque le tremblement essentiel affecte les cordes vocales, la voix devient chevrotante.

  • Quelles sont les complications du tremblement essentiel ?
Le tremblement essentiel n’est pas une maladie grave (il ne provoque ni décès ni paralysie) mais, pour ceux qui en sont touchés, il représente un handicap.
Ce handicap est physique chez 25 % des patients (la maladie oblige la personne à changer de travail ou la rend inapte au travail ou à une vie autonome). Chez les autres patients, le handicap est plutôt social. En effet, dans l'esprit des personnes mal informées, les tremblements évoquent d'autres maladies : alcoolisme, maladie psychiatrique, maladie de Parkinson, etc. Les personnes souffrant de tremblement essentiel doivent alors expliquer, se justifier et leur qualité de vie s'en ressent.

  • Quelles sont les causes du tremblement essentiel ?
Le tremblement essentiel est une maladie génétique : une mutation directement liée au tremblement essentiel a été identifiée au niveau d’un gène situé sur le chromosome 3. Ce gène est responsable de la fabrication par les cellules nerveuses d’un récepteur membranaire sensible à la dopamine (un messager chimique du cerveau). La mutation identifiée rend ce récepteur (dit D3) hypersensible à la dopamine. Cette découverte est importante pour la mise au point d’un traitement spécifique contre le tremblement essentiel.
Parce que chacun d’entre nous possède deux chromosomes 3, cette mutation peut être présente sur l’un ou les deux de ces chromosomes. La sévérité du tremblement essentiel semble plus importante lorsque la mutation est présente sur les deux chromosomes 3.
La mutation du récepteur D3 n’est probablement pas la cause de toutes les formes de tremblement essentiel. D’autres mutations pourraient expliquer d’autres formes de cette maladie. En effet, il semble que la mutation du récepteur D3 ne soit présente que chez environ la moitié des personnes touchées.

  • Comment diagnostique-t-on le tremblement essentiel ?
Il n’existe pas de test spécifique pour diagnostiquer le tremblement essentiel. Pour établir son diagnostic, le neurologue demande à son patient d’effectuer certains tests:

Des tests destinés à mettre en évidence les tremblements d’action (écrire, dessiner une spirale, se servir un verre d’eau, etc.) ;
Des tests destinés à mettre en évidence les tremblements posturaux (par exemple, placer ses index face à face à hauteur de la poitrine).

Le neurologue doit éliminer d’autres causes de tremblements :
La maladie de Parkinson (où les tremblements sont présents au repos) ;
Les maladies de la thyroïde ;
L’alcoolisme ;
L’excès de caféine ;
Les effets indésirables de médicaments, etc.
Dans le tremblement essentiel, le tremblement est le seul symptôme présent.

  • Les traitements du tremblement essentiel
Il n’existe pas de traitement spécifique capable de supprimer complètement un tremblement essentiel. Les neurologues prescrivent diverses familles de médicaments dont la plupart ne sont pas officiellement destinés à soigner cette maladie.
Ces médicaments (bêtabloquants, antiépileptiques ou anxiolytiques) parviennent au mieux à réduire de moitié l’intensité des tremblements. Dans certains cas, des injections de toxine botulinique sont faites dans certains muscles pour bloquer la contraction des fibres musculaires responsables des tremblements.
Depuis quelques années, une technique de stimulation électrique de certaines régions du cerveau est proposée aux patients souffrant de formes très invalidantes de tremblement essentiel. La stimulation cérébrale profonde est une technique chirurgicale qui consiste à implanter dans le cerveau deux électrodes (deux fils très fins) qui sont laissés en place en permanence. Via les électrodes, les stimulateurs placés sous la peau envoient des impulsions électriques pendant seize heures par jour (le dispositif est arrêté pendant la nuit).
Toutes les mesures destinées à réduire l’anxiété et le stress sont également bénéfiques aux personnes qui souffrent de tremblement essentiel : techniques de relaxation, sophrologie, yoga, tai chi, méditation, etc.

Source : Vidal

Infos santé-Angine et mal de gorge de l’adulte



Angine et mal de gorge de l’adulte

  • Quels sont les symptômes du mal de gorge ?
Des irritations et parfois des brûlures peuvent se faire ressentir dans la gorge, au point d’affecter la capacité de déglutition. Le patient a des difficultés à avaler, particulièrement des aliments solides. Ces douleurs de gorge s’accompagnent souvent d’autres symptômes typiques du rhume : fièvre, nez qui coule, toux, enrouement. On peut observer un gonflement des ganglions lymphatiques du cou, une haleine désagréable ou des difficultés respiratoires.
Toutefois, il est important de savoir que, si tous les maux de gorge ne sont pas des angines, certaines angines peu douloureuses peuvent faire encourir des risques.

  • Quelles sont les causes des maux de gorge ?
Ces maux de gorge ont diverses origines possibles :
Une inflammation des amygdales qui prennent une couleur rouge (angine rouge) ou se recouvrent d’un dépôt blanc (angine blanche).
Une irritation de la gorge imputable à un air trop sec, à des poussières ou à de la fumée de tabac.
Un mal de gorge après que l’on a trop parlé ou crié.
Une inflammation due au passage d’un objet inhabituel (arête de poisson, par exemple).
Une irritation due à un reflux gastro-œsophagien.
Un rhume accompagné d’un nez qui coule et de quintes de toux (trachéite ou rhinopharyngite).
Une inflammation du larynx (laryngite) accompagnée d’un enrouement, d’une toux sèche et de fièvre.
D’autres infections plus rares : mononucléose, rougeole ou diphtérie, par exemple.

  • Quelles sont les complications éventuelles des maux de gorge ?
C’est la cause du mal de gorge qui détermine les complications possibles. Il peut arriver qu’un mal de gorge dû à un refroidissement ou à une angine évolue respectivement en sinusite ou en abcès lorsqu’il n’a pas été traité. Certaines angines d’origine bactérienne peuvent provoquer de graves complications à long terme, par exemple une infection des valves du cœur.

  • Que faire en cas de mal de gorge ?
Buvez beaucoup. Les tisanes sucrées avec du miel peuvent se révéler utiles pour calmer les maux de gorge.
En cas de fortes douleurs en avalant, prenez des aliments liquides, en bouillie ou en purée tels que des soupes, de la semoule, des compotes, etc.
Évitez les aliments acides (agrumes, tomates, vinaigre, par exemple) et trop salés (chips ou biscuits pour l’apéritif, etc.).
Sucez des bonbons au miel ou mâchez du chewing-gum. La salive contient en effet des anticorps qui aident à combattre l’infection.
Si le mal de gorge est intense, la prise d’un médicament antalgique pendant un temps limité peut calmer la douleur.

  • Quand faut-il consulter un médecin en cas de mal de gorge ?
Consultez un médecin dans la journée lorsque le mal de gorge est difficilement supportable ou s'accompagne d'autres symptômes (fièvre, maux de tête, difficultés à respirer, vomissements, etc.).
Consultez un médecin dans les jours qui viennent si ces maux ne s'améliorent pas au-delà de 48 heures d'automédication.

  • Que fait le médecin en cas de maux de gorge ?
Il procède à un examen du fond de la gorge pour déterminer la cause de l’affection. Si les amygdales sont enflammées, il peut également procéder à un frottis de leur surface (test de diagnostic rapide de l’angine à streptocoques) pour déterminer quels germes sont en cause et proposer ainsi le traitement le plus adapté.

  • Comment soulager un mal de gorge ?
Les traitements locaux des maux de gorge peu intenses et sans fièvre sont nombreux. Ils se présentent sous forme de collutoires, pastilles ou comprimés à sucer. Ils contiennent des antibactériens qui ont une action antiseptique, des anesthésiques locaux qui ont une action antalgique ou des extraits de plantes à visée adoucissante. Les médicaments contenant un anesthésique local sont susceptibles de perturber la déglutition et de provoquer ainsi des « fausses-routes » (passage d’aliments dans les voies respiratoires) : évitez de les prendre juste avant un repas.
En cas d'inflammation douloureuse, il est possible de prendre un antalgique contenant du paracétamol ou un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS). Certains AINS (acide niflumique, acide tiaprofénique) sont spécifiquement indiqués dans le traitement des inflammations douloureuses de la gorge. Dans le cas d’une infection bactérienne confirmée ou fortement suspectée, le médecin peut prescrire un traitement antibiotique par voie orale.


Source : Vidal

Infos santé-Arthrose et rhumatismes


Arthrose et rhumatismes

  • Qu'est-ce que l'arthrose ?
L'arthrose, couramment appelée rhumatismes, est un vieillissement des articulations qui est lié à l'usure. L’arthrose touche surtout la nuque, le dos, les hanches, les genoux, les pieds et les mains. Les femmes sont trois fois plus touchées que les hommes. L’arthrose est un réel problème de santé publique, qui représente l’une des principales causes de la perte d’autonomie des personnes âgées.

  • Quels sont les symptômes de l'arthrose ?
La personne qui souffre d’arthrose se plaint d’avoir mal aux genoux, à la hanche ou d’avoir des difficultés à bouger ses doigts. Les symptômes disparaissent en général pendant le sommeil. Les douleurs des articulations sont plus intenses au réveil (jusqu'à ce que les articulations s'échauffent) et après un exercice plus soutenu qu'à l'ordinaire (jardinage, bricolage, randonnée, etc.). La maladie évolue par poussées, des épisodes douloureux alternant avec des périodes d’accalmies. Dans les stades avancés, la mobilité des articulations devient limitée : difficultés à saisir et manipuler des objets, à se déplacer, à s'habiller, etc.

  • Quelles sont les causes de l'arthrose ?
L'utilisation excessive de certaines articulations pour des motifs sportifs ou professionnels, pendant de nombreuses années, favorise l'apparition de la maladie. L’obésité y contribue en surchargeant les articulations des hanches, des genoux et des chevilles.

Les cartilages qui protègent la surface des os à l’intérieur des articulations perdent leur souplesse au fil du temps ; de ce fait, leur capacité d’amortissement diminue. Ils se fissurent sous les contraintes de pression liées aux mouvements. Les surfaces articulaires sont moins bien lubrifiées, les ligaments deviennent fibreux. La souplesse et la flexibilité générale s’en trouvent affectées.

  • Comment protéger ses articulations ?
Chez les sportifs, le respect des règles d'échauffement et l'acquisition de bons gestes techniques vont éviter de surcharger les articulations. Chez les personnes obèses, perdre du poids réduit les risques d’arthrose des hanches et des genoux.
Pour les personnes atteintes d'un début d'arthrose, des moyens simples et efficaces permettent de retarder l'évolution de la maladie.

  • Poursuivez ou commencez une activité physique adaptée à votre cas. La marche et la natation sont particulièrement recommandées. Préférez les sports pratiqués sur un sol élastique (sur terre battue, sur des chemins de terre, etc.).
  • Chaussez-vous bien. Investissez dans des chaussures de sport avec de bonnes semelles et des talons qui amortissent les chocs.
  • Évitez les journées entières de jardinage, de bricolage ou de randonnée intenses ; ne surmenez pas vos cartilages.
  • Si une articulation est douloureuse, immobilisez-la avec une orthèse adaptée (un appareil destiné à limiter les mouvements, disponible en pharmacie). Toutefois, n'immobilisez pas une articulation au-delà de deux ou trois jours.


  • Comment soigne-t-on l'arthrose ?
L'arthrose est habituellement soulagée par des traitements antalgiques pris par voie orale. Les substances préconisées sont : le paracétamol, l'aspirine, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) à faible dose, comme l'ibuprofène.
Si le soulagement est insuffisant, le médecin peut également prescrire des AINS disponibles uniquement sur ordonnance. En raison de leurs possibles effets indésirables digestifs plus ou moins graves (brûlures d’estomac, ulcère de l’estomac ou du duodénum), ils ne doivent pas être utilisés de façon prolongée sans avis médical. On les associe parfois à des médicaments protecteurs de l’estomac (inhibiteurs de la pompe à protons). Le médecin peut parfois associer à ces substances des médicaments contre la douleur dérivés de l’opium (codéine, tramadol).

Certains anti-inflammatoires (AINS) peuvent également se présenter sous la forme de crème ou de gel pour usage local. Ils sont appliqués directement sur les petites articulations douloureuses (doigts, genoux, etc.). Ils n’exposent pas aux effets indésirables digestifs des AINS par voie orale.

Le médecin peut également faire appel à des orthèses, à la kinésithérapie ou à des cures thermales. Dans les cas graves, la pose d’une prothèse articulaire peut s’avérer nécessaire, par exemple au niveau de la hanche ou du genou.

  • Les infiltrations dans les articulations
Lors d'arthrose sévère, certains médicaments sont injectés directement dans l'articulation douloureuse : acide hyaluronique et corticoïdes. Les injections d'acide hyaluronique dans le genou permettent de soulager la douleur et de diminuer la gêne. L'infiltration de corticoïdes consiste à les injecter dans ou autour d'une articulation pour calmer la douleur et réduire l'inflammation. Pratiquée dans de mauvaises conditions d'hygiène, une infiltration peut provoquer la survenue d'une infection au point d'injection, provoquant l'infection de l'articulation ou un abcès. Si vous constatez un gonflement très douloureux et chaud accompagné de fièvre dans les jours qui suivent une infiltration, prévenez aussitôt votre médecin.


Source : Vidal

lundi 12 novembre 2018

Infos santé animale-Votre chien est-il optimiste ou pessimiste


Comme nous, certains chiens sont plus optimistes que d'autres. ©MARK RAYCROFT / MINDEN PICTURES / BIOSPHOTO / AFP

Infos santé animale-Votre chien est-il optimiste ou pessimiste 

Comme nous, certains chiens sont optimistes et d'autres pessimistes. C'est ce que viennent de démontrer des chercheurs australiens grâce à un test simple. Et le vôtre ?

Vie de chien
Certains chiens ont tendance à voir la gamelle à moitié vide, tandis que d'autres la voient à moitié pleine. Telle est en substance la conclusion d'une étude australienne publiée le 17 septembre 2014.

Une méthode non-invasive et très simple
"Cette recherche est passionnante car elle mesure les états émotionnels positifs et négatifs chez les chiens de manière objective et non-invasive", expose le Dr. Melissa Starling, de l'université de Sydney et principale auteure de l'étude.

Gamelles
En effet, il a suffit que l'équipe apprenne à ses cobayes canins à associer deux sons différents (distincts de deux octaves) à la présentation de deux types de gamelles. L'une pleine de lait (sans lactose pour une bonne digestion) était assimilée par les chiens à une récompense, tandis que l'autre, ne contenant que de l'eau, ne l'était pas. Une fois cet apprentissage terminé, des sons ambigus, qu'ils n'avaient jamais entendus auparavant, étaient diffusés à leurs oreilles.

La plupart des chiens seraient optimistes
Si le chien réagissait comme lorsqu'il s'attendait à une gamelle de lait dans l'exercice précédent, c'est qu'il était optimiste. À l'inverse, s'il ne réagissait pas, c'est qu'il était d'un tempérament pessimiste.

Parmi les chiens que nous avons testés, nous avons trouvé davantage d'optimistes que de pessimistes, note Melissa Starling. Mais il est trop tôt pour dire si cela est vrai de la population générale canine".
Les auteurs soulignent qu'un chien optimiste aura tendance à prendre les devants en vue d'une récompense, sans faire grand cas des risques encourus. Tandis qu'un chien pessimiste fera preuve de prudence et aura besoin d'encouragements avant d'essayer de nouvelles choses.

Un chien très optimiste sera plus adapté à la détection de drogues ou d'explosifs
Les chercheurs ont insisté sur le fait qu'aucun de ces tempéraments n'était préférable en soit, mais que chaque profil pouvait être intéressant selon le rôle que le chien joue auprès de son maître. Ainsi, d'après Melissa Starling, "un individu pessimiste, qui évite les risques, sera un bon chien-guide, tandis qu'un chien très optimiste sera plus adapté à la détection de drogues ou d'explosifs".

Quant aux chiens sans emploi particulier, leurs propriétaires peuvent tester leur bien-être avec cette méthode. "Si nous savons si notre animal est habituellement optimiste ou pessimiste, il est possible de suivre l'évolution de son degré d'optimisme, ce qui indique quand le chien est dans un état émotionnel plus positif ou plus négatif de d'habitude", résume Melissa Starling.

Source sciencesetavenir.fr

Infos santé animale-Comment apaiser un chien quand l'orage éclate ?

Comment apaiser un chien quand l'orage éclate ?

L’orage peut terroriser même le plus imposant des molosses. Voici quelques conseils pour calmer votre chien et l’aider à surmonter ses angoisses.


Mon chien a peur

Les gaulois n’avaient, paraît-il, peur que d’une chose : que le ciel leur tombe sur la tête. Sans doute y avait-il quelques autres phobies répandues à l’époque de nos ancêtres et c’est également le cas pour les chiens d’aujourd’hui. Peur des voitures, des autres chiens ou des étrangers…Vous avez probablement déjà identifié les événements et situations qui plongent votre animal dans la détresse ou l’agressivité. Sa vie peut être fortement perturbée par ses réactions de peur. Reste à comprendre ces situations par une approche globale et à se mettre en quelque sorte à sa place pour comprendre comment il va interpréter vos actions (gestes, paroles ou autres). Le but étant de stabiliser les émotions du chien sur le long terme en déchiffrant le langage canin et au final construire une relation harmonieuse entre l’animal et son maître basée sur une communication efficace. Les vétérinaires comportementalistes Édith Beaumont-Graff et Nicolas Massal apportent leur expérience et leurs conseils sur la manière de gérer l’anxiété de Médor dans Mon chien a peur dans la collection Mon veto de poche aux éditions Eyrolles.

La peur, une menace insidieuse


La peur de l’orage peut se manifester à tout âge et est accentuée par la combinaison de deux facteurs. D’une part, les stimuli sont anormalement forts (bruit, vibrations, lumière). D’autre part, il se trouve dans une situation fermée puisqu’il se retrouve dans l’incapacité à s’y soustraire. C’est une impasse qui amplifie le mal-être du chien, qui va par ailleurs alimenter sa propre peur par la suite en anticipant l’arrivée d’un événement traumatisant, si des signes qu’il avait identifiés en amont ou au cours de l’orage surviennent à nouveau. L’accumulation de ses souvenirs et de ses réactions préventives peut progressivement amener le chien à se surprotéger à la moindre alerte. Un coup de vent, un moteur trop bruyant ou encore une pression atmosphérique élevée et c’est la panique.

Comment réagir ?
Le principe à toujours garder en tête, c’est éviter d’alimenter l’anxiété de l’animal et bien sûr de ne pas lui transmettre ses propres peurs.

L'enfermer ?… Ça peut marcher !
L’idée est d’offrir une cachette (salle de bains, buanderie) à l’abri des sons et de la lumière. D’instinct, le chien cherche d'ailleurs à se réfugier sous un meuble ou un escalier.

Ordonnez et contrôlez.
Le chien se sent en sécurité avec un maître sûr de lui. En recevant des ordres simples connus, il revient dans un contexte familier et apaisant.

Autorisez le contact avec vous.
Il se rapproche du groupe protecteur que vous incarnez en cas de danger. Mais il ne faut pas le caresser et le câliner.

Limitez vos propres émotions.
La peur est communicative, il faut lui montrer que vous maîtrisez la situation. Ne pas s’énerver ou crier non plus. Cela ajouterait à son incompréhension et donc son malaise.

En revanche, il convient de ne pas tenter des gestes et paroles d’apaisement : c’est un chien pas un enfant. Il interprète ces comportements comme un appel à l’aide alors que c’est au maître de soulager son compagnon. La punition est également à proscrire. Elle est la réponse lorsque l’animal a commis une faute alors que nous sommes en présence d’un événement extérieur. Enfin, forcer le chien à rentrer dans une pièce ou à l’inverse l’empêcher d’aller se réfugier le bloque face à une situation qui lui fait peur, c’est tout à incompréhensible pour lui et contre-productif.  Si rien ne marche, que le chien est incapable de surmonter ses émotions et sa peur face à l’orage et que le message ne passe pas car trop difficile à décrypter, une aide extérieure est requise. Il ne faut pas tarder à réagir car plus le mal est ancien et ancré, plus il est long et délicat à effacer. Des actions préventives sont également à mener chez les animaux les plus jeunes notamment.

D’autres situations et les conseils sur l’attitude à adopter sont présentés dans l’ouvrage Mon chien a peur : "la peur en cas d’absence", "la relation aux enfants", "la confiance du chiot", "la rencontre avec les autres chiens", "la peur de sortir".

Photo :   © Eyrolles
Source sciencesetavenir.fr