dimanche 30 avril 2017

Recettes Desserts-Baba au rhum


Baba au rhum

Préparation : 30 mn
Repos : 30 mn
Cuisson : 15 mn
Pour 8 personnes
Pour la pâte :
100 g de beurre + 25 g pour les moules
1 citron pour le zeste
250 g de farine
25 g de miel d’acacia
25 g de levure de boulanger
8 g de fleur de sel
1 cuillerée à café de vanille en poudre
8 œufs entiers
Pour le sirop :
1/2 citron pour le zeste
1/2 orange pour le zeste
1 gousse de vanille
1 litre d’eau
500 g de sucre en poudre
50 g de purée d’ananas
10 cl de rhum
Pour le nappage :
100 g de nappage d’abricot
10 cl de rhum
1. Préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7).
2. Coupez le beurre en petits morceaux et laissez-le à température ambiante. Râpez le zeste du citron.
3. Préparez la pâte : dans la cuve d'un robot pétrisseur équipé de la feuille, mettez la farine, le miel, la levure émiettée, la fleur de sel, la vanille, le zeste de citron et 3 œufs. Faites tourner l'appareil à vitesse moyenne jusqu'à ce que la pâte se détache de la paroi de la cuve. Ajoutez alors 3 œufs et travaillez de même. Lorsque la pâte se détache de nouveau de la paroi, ajoutez les 2 œufs restants et travaillez encore 10 minutes. Sans cesser de faire tourner l'appareil, ajoutez alors le beurre coupé en petits cubes. Quand la pâte est homogène ­ elle reste très liquide ­, versez-la dans un saladier et laissez-la lever pendant 30 minutes à température ambiante.
4. Faites cuire les babas 15 minutes.
5. Laissez-les refroidir, puis démoulez-les sur une grille. Laissez-les rassir un ou deux jours; ils s'imbiberont mieux du sirop.
6. Préparez le sirop : râpez les zestes de citron et d'orange, fendez et grattez la gousse de vanille. Faites bouillir ensemble l'eau, le sucre, les zestes, la vanille et la purée d'ananas. Après ébullition, ajoutez le rhum et arrêtez le feu. Laissez tiédir jusqu'à 60 °C.
7. Trempez un à un les babas dans le sirop. Pour vous assurer qu'ils sont bien imbibés, enfoncez-y la lame d'un couteau : elle ne doit rencontrer aucune résistance.
8. Préparez le nappage : faites bouillir dans une casserole le nappage abricot. Aspergez les babas de rhum puis, au pinceau, badigeonnez-les de nappage abricot bouillant.
9. Garnissez les babas de crème Chantilly nature ou parfumée à la cannelle ou au chocolat que vous piquerez, en saison, de fruits rouges entiers ou de fruits exotiques coupés en cubes.

Conseil
Cette recette se fait en deux temps : l'idéal est de laisser s'écouler 48 heures entre les deux étapes de la préparation. Vous pouvez servir ce baba avec une crème anglaise à la vanille et quelques framboises.
Cette préparation est plus facile à faire en utilisant un robot, mais vous pouvez aussi bien utiliser un fouet manuel.


samedi 29 avril 2017

vendredi 28 avril 2017

jeudi 27 avril 2017

mercredi 26 avril 2017

lundi 24 avril 2017

Billets-Les hauts fonctionnaires


Les hauts fonctionnaires

Ces hauts fonctionnaires qui vivent à nos crochets

Comme disait Clemenceau, « les fonctionnaires sont un peu comme les livres d’une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins ». Combien sont-ils, ces bouquins inutiles ? Difficile de le savoir. Selon les dernières statistiques de l’INSEE, la France comptait plus de 5,5 millions de fonctionnaires fin 2012.

Dans ce sérail, qui représente près de 22 % de la population active, les hauts fonctionnaires occupent quelques milliers de postes, dont environ 5 000 pour les anciens de l’ENA. Corps de direction des administrations, corps préfectoral, corps diplomatique, corps des magistrats, corps techniques de l’État, corps d’inspection générale, corps supérieurs de l’éducation et de la recherche… Ils trustent tous les postes clés de l’État et, spécificité française, produisent des hommes politiques qui, formatés par ce système, renoncent à le réformer quand ils sont élus.

Selon le journaliste Yvan Stefanovitch qui a consacré un livre au haut clergé administratif, on recense environ 15 000 hauts fonctionnaires en France, pour la plupart formés par l’ENA, Polytechnique ou l’École normale supérieure. Au sein de cette caste, domine une aristocratie de 400 à 500 personnes que l’on trouve à l’Elysée, à Matignon, dans les grands ministères et à la tête des principales entreprises publiques. Outre la fonction publique d’État, ces privilégiés de la République pullulent dans la fonction publique territoriale dont les effectifs ne cessent d’enfler (+ 1,6 % en 2012) mais aussi dans la fonction publique hospitalière (+ 0,7 % en 2012). Une fois en place, ni l’incurie, la paresse voire l’incapacité, ne permettent de se débarrasser de ces indé­boulonnables recrutés sur concours, pouvant travailler à leur guise (même si, reconnaissons-le, beaucoup d’entre eux sont extrêmement compétents et ne rechignent pas à la besogne), et libres de se lancer dans des aventures politiques avec une position de repli assurée.

Sauf cas rarissimes, les hauts fonctionnaires resteront à la charge des contribuables durant leurs 42 années de carrière, 21 ans de retraite plus, en moyenne, 10 ans de pension de réversion.

656 fonctionnaires gagnent plus que le chef de l’État
Si le coût d’un rond-de-cuir gagnant 2 200 euros nets par mois peut être évalué à près de 50 000 euros par an, charges comprises, l’addition s’envole quand il s’agit des fonctionnaires de catégorie A. Le « canard est trop gras ». Voici quelques mois, Sébastien Denaja, député socialiste de l’Hérault, a proposé de baisser les salaires de ces grands commis de l’État pour réduire la dépense publique.

Le député PS pointait notamment du doigt Nicolas Dufourcq, énarque et ancien inspecteur des finances, aujourd’hui directeur de la Banque publique d’investissement (BPI), dont le salaire s’élève à 450 000 euros bruts annuels, 37 500 euros bruts par mois ! Le patron de la BPI n’est pas le seul canard à se gaver au sein de la basse-cour publique. Si, à leur arrivée au pouvoir, le Président « normal » et son Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ont baissé leur salaire de 30 %, les hauts fonctionnaires n’ont pas eu à faire les mêmes efforts. Avec chacun un salaire de 14 910 euros bruts par mois (12 696 euros nets), les numéros 1 et 2 de l’exécutif se situent au 657e rang des rémunérations de l’État. Ils sont supplantés par une tribu de hauts fonctionnaires, plus de 600 personnes, employés pour une bonne part par le ministère des Affaires étrangères et celui des Finances. « Dans les capitales les plus prestigieuses, les rémunérations des ambassadeurs peuvent frôler 38 000 euros par mois et environ 120 sur 157 gagnent plus de 18 000 euros mensuels », souligne Yvan Stefanovitch.

Après les diplomates, les attachés de défense (des militaires faisant partie d’une mission diplomatique) sont les plus gâtés par l’État avec une moyenne de 15 000 euros pour un lieutenant-colonel et de 30 000 euros pour un général. Avec ceux du Quai d’Orsay, ce sont les hauts fonctionnaires de Bercy qui piochent le plus dans les fonds publics. Les instances financières regroupent 193 des 219 fonctionnaires les mieux payés de France. Au sommet de cette pyramide, on trouve d’abord les administrateurs généraux des finances publiques. Ils exercent notamment en tant que directeurs départementaux des finances publiques (les anciens tréso­riers-payeurs généraux, TPG, dont le nom et le statut ont été réformés en 2009, lors de la fusion entre les Impôts et le Trésor public).

Leur patron, Bruno Parent, le directeur général des finances publiques, est à la tête de 115 000 agents. Il percevrait 20 000 euros bruts par mois. On emploie le conditionnel tant les hauts fonctionnaires de Bercy ont su organiser (au grand dam de leurs ministres de tutelle qui auraient aimé y mettre leur nez) l’opacité autour de leurs revenus. Selon un rapport de la Cour des comptes de 2008 cité par l’hebdomadaire Challenges, plus d’une cinquantaine de TPG (Hauts-de-Seine, Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille…) gagnaient entre 15 000 et 20 000 euros nets par mois, grâce notamment à une part variable fonction du montant des transactions financières gérées.

Un mode de rémunération qui n’est pas sans rappeler celui des fermiers généraux du XVIIIe siècle, qui, jusqu’en 1791, gagnaient des fortunes extravagantes sur le dos des Français. Antoine Laurent de Lavoisier, le plus célèbre d’entre eux, eut d’ailleurs à subir les affres de la guillotine. Au Sénat, on s’en sort aussi très bien. Par exemple, les deux secrétaires généraux de la Présidence et de la Questure gagnent plus de 20 000 euros nets par mois (contre environ 15 000 euros pour leurs homologues de l’Assemblée), et les 14 directeurs de services encaissent autour de 15 000 euros mensuels. Autre oasis financière : selon le rapport 2010 des députés Christian Vanneste (UMP) et René Dosière (apparenté PS), les autorités administratives indépendantes offrent également de belles opportunités. Bien qu’il ait vu sa rémunération réduite en 2011, le président de l’Autorité des marchés financiers, par exemple, est rémunéré à hauteur de 19 658 euros bruts par mois. Il est suivi par les présidents de la Haute Autorité de santé, avec 17 178 euros mensuels, de la Commission de régulation de l’énergie (16 017 euros), du Conseil Supérieur de l’audiovisuel (15 413 euros, avantages en nature compris)…

En matière de privilèges financiers, la culture n’est pas en reste. Ainsi, Stéphane Lissner, qui vient de prendre la direction de l’Opéra national de Paris, toucherait, selon Mediapart, 30 000 euros par mois (hors primes). Marylise Lebranchu, la ministre de la Fonction publique, avait pourtant annoncé en avril dernier que les fonctionnaires encaissant plus de 9 940 euros bruts par mois manifesteraient un « geste de solidarité » avec le reste de la population. Ladite population attend toujours…

Dans les placards dorés de la République
Trop nombreux, trop chers, trop puissants, trop gâtés, les hauts fonctionnaires jouissent d’un job à vie, même s’ils ne servent plus à rien. Des centaines d’entre eux seraient payés à plier des trombones, notamment ceux qui ont pu bénéficier du « tour extérieur » qui permet au président de la République et au Premier ministre de nommer à vie leurs chouchous dans différentes institutions (Finances, Affaires sociales, Education nationale…). Des placards dorés servent aussi à recycler des fonctionnaires en fin de carrière. Le Conseil général de l’environnement et du développement durable, le Contrôle général économique et financier et l’Inspection des finances seraient les aires de repos les plus fréquentées par ces pistonnés de la République.

Au total, ce sont plus de 1 600 hauts fonctionnaires qui regarderaient l’herbe pousser aux frais des contribuables. S’ils gagnent jusqu’à trois fois plus d’argent que le chef de l’État, les hauts fonctionnaires sont également choyés lorsqu’ils entendent partir en préretraite. Alors que l’État a tout fait pour restreindre l’accès aux préretraites dans le privé, la fonction publique sait y recourir lorsqu’il s’agit de choyer son gratin. Ce fut notamment le cas au Quai d’Orsay entre 2011 et 2013, où, selon Le Monde, certains cadres sup âgés de 58 à 62 ans ont pu quitter l’administration après avoir encaissé jusqu’à 100 000 euros de prime. Et tout en conservant une partie de leur rémunération, « jusqu’à 4 500 ou 5 000 euros par mois pendant trois ans au maximum », selon le ministère des Affaires étrangères.

On a d’ailleurs vu le haut fonctionnaire et ci-devant Premier ministre Dominique de Villepin revenir « travailler » une journée au Quai d’Orsay, du 30 septembre au 1er octobre 2013, après 20 ans d’absence de son ministère de rattachement, pour toucher une « indemnité exceptionnelle de départ » de 88 787,72 euros. À quoi s’ajoutaient son traitement mensuel de 6 111,99 euros bruts (donc bien au-delà du plafond officiel) et une « indemnité exceptionnelle » de 4 493,94 euros, rému­nérations qu’il aurait touchées jusqu’en mars 2014, selon Marianne.

Même cas de figure dans la fonction publique hospitalière, où le congé spécial a longtemps permis aux directeurs d’hôpitaux sans affectation d’être rémunérés jusqu’à l’âge de la retraite (à concurrence de cinq ans maximum). Depuis 2008, un système plus restrictif a été mis en place. Limitée à deux ans, la période d’indemnisation permet toutefois aux cadres dirigeants de la fonction hospitalière de conserver une partie de leurs primes !

Les membres de la caste se reproduisent entre eux
Après la préretraite, la retraite : pour maintenir le moral des troupes, l’État a décidé, en 2013, de prolonger d’un an la possibilité de déduire les cotisations versées au titre du rachat d’années non cotisées à la Préfon, le régime de retraite complémentaire par capitalisation des ronds-de-cuir. Concrètement, cette disposition leur permet de déduire deux années de rachat de cotisations de l’assiette de leur revenu imposable. Déjà bardés d’avantages statutaires, les hauts fonctionnaires peuvent ainsi déduire jusqu’à deux fois 6 703,20 euros (classe la plus haute de cotisations) soit 13 406 euros et même 26 812 euros si le conjoint (affilié avant 2005) est associé à cette opération.

Alors que les salariés du privé sont mis au pain sec et à l’eau, le gouvernement a présenté ce cadeau fiscal comme le moyen « de garantir l’équilibre et la justice de notre système de retraites ». De qui se moque-ton ? Sociologiquement, les hauts fonctionnaires constituent une caste endogamique qui s’auto-reproduit. « Prenez l’exemple de François Hollande. On a, là, la caricature du politique qui est avec une journaliste, une énarque puis une comédienne, (…) en raccourci (…), on lit tout le corps social… », raille le sociologue Michel Maffesoli. Si elle touche toutes les « élites », cette auto-reproduction concerne d’abord les hauts fonctionnaires : une étude de 2013 portant sur 600 anciens élèves de l’Institut national des études territoriales (INET) révèle notamment que 67 des reçus sont passés par un Institut d’études politiques (IEP), où les rejetons de catégories socioprofessionnelles supérieures (haut fonctionnaires inclus) sont sur-représentés. Ce qui vaut pour l’INET vaut également pour Polytechnique et l’ENA dont les membres partagent un langage, une méthode et une façon d’être qui les rend identifiables pour qui est sorti du même moule. Seule petite différence entre les lauréats des grandes écoles qui forment environ 5 % d’une génération : leur mentalité. Dans une note consacrée à la psychologie des directeurs des grandes administrations, Marie-Christine Kessler, directrice de recherche au CNRS, note que si Polytechnique soude réellement ses élèves, l’ENA ne crée pas un sentiment de fraternité collective.

À voir la pétaudière qui règne dans certains ministères, on ne peut que se rallier à cette thèse !


Article extrait de «Les enfants gâtés de l’État», Les Enquêtes du contribuable


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dimanche 23 avril 2017

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samedi 22 avril 2017

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jeudi 20 avril 2017

Billets-Et si on réinventait un nouveau contrat social ?



Et si on réinventait un nouveau contrat social ?

Dette, crédit, krach… l'argent est au cœur de tout. Il a fait voler en éclats le contrat social, inspiré de Rousseau. Le moment est venu de le réinventer.

Depuis 2008, quelle logorrhée ! Au zinc, au bureau, en famille et au journal de 20 heures, on ne parle plus que de lui. Le sexe ? Non : l'argent, sous toutes les coupures. Fortune des riches, Madoff, sauvetage des banques, Kerviel, fourmis allemandes contre cigales grecques, dettes souveraines, cures d'austérité... Au secours, le discours déborde ! Et les étagères des libraires plient sous la masse d'essais consacrés au sujet. Eco, psycho, philo, socio – pas une discipline qui ne se pique de décortiquer la dette, d'« expliquer la crise ».

Malheureusement, plus on se penche sur l'argent, plus « le monde apparaît sens dessus dessous », font remarquer Laurence Duchêne et Pierre Zaoui dansL'Abstraction matérielle, leur dernier livre : « L'argent, qui était la valeur la plus stable et recherchée, est tout à coup honni par presque tous ; c'était un gage de sécurité, et on voit des milliards disparaître en une nuit ; les plus tenaces défenseurs du moins d'Etat quémandent subitement son aide [...] . » Bref, ce diable« glisse entre les concepts du penseur comme entre les mains du flambeur ».

Le dernier contrat – ou pacte – social 
remonte à 1944 et portait un nom étrange : 
Les Jours heureux, Le programme
du Conseil national de la Résistance.

Il y a donc urgence à repenser l'argent – autrement. La campagne présidentielle n'y est pas parvenue, qui a livré son lot de traditionnelles invectives sur une ligne de front classique : « expertise » et « responsabilité » pour les uns, dénonciation morale de l'argent fou, de l'argent sale, pour les autres. Or, comme le montre bien L'Abstraction matérielle, mais aussi un précieux essai du philosophe italien Maurizio Lazzarato, La Fabrique de l'homme endetté, et la délicieuse pièce de théâtre de Frédéric Lordon, D'un retournement l'autre, l'argent n'est pas affaire de bien ou de mal ; il n'est même pas, fondamentalement, un problème économique. L'argent est d'abord une question politique. Il appartient en effet à l'ensemble des citoyens de « débattre, collectivement, du type de société dans laquelle nous voulons vivre, et du rôle qui est dévolu à l'argent dans la construction de cette société et le maintien de la cohésion sociale », affirme Zaoui.

Entre ici Jean-Jacques Rousseau ! Après quatre ans de crise, le moment est venu de conclure un nouveau « contrat social » : une organisation de la société plus juste, qui garantisse à la fois l'égalité des chances, la liberté de chacun et l'intérêt de tous. Le dernier contrat – ou pacte – social remonte à 1944 et portait un nom étrange : Les Jours heureux, Le programme du Conseil national de la Résistance.

Après deux guerres mondiales et la bérézina financière de 1929, ses auteurs étaient tombés d'accord sur une idée simple : le bien commun et l'intérêt collectif devraient l'emporter sur les intérêts particuliers. Moins compliqué qu'une équation du second degré. « Il s'agissait au fond d'un compromis entre l'Etat, les syndicats et les entrepreneurs, rappelle Maurizio Lazzarato. Il impliquait, d'une part, que les gains de productivité soient équitablement partagés ; et, d'autre part, que l'Etat providence garantisse les travailleurs contre la rapacité de certains et les accidents de la vie. »
Un beau contrat... mais en CDD : il a tenu trente ans (les Trente Glorieuses, de l'après-guerre au milieu des années 1970), et le détricotage a commencé. Un nouveau mantra s'est fait entendre – l'idée que l'économie est une chose bien trop grave pour être confiée aux hommes politiques –, et des gouvernements conciliants ont déposé leurs prérogatives économiques (et notre contrat social) aux pieds des marchés financiers. Qui les ont foulées.

Au XVIIIe siècle, « les physiocrates poussaient 
à la dérégulation. L'Etat résistait. » En vain. 
Les accapareurs ont spéculé sur le grain, « ce qui leur a
permis de gagner beaucoup, beaucoup d'argent. »
Pierre Crétois, philosophe et spécialiste des Lumières

Dérégulations en rafales, spéculation à gogo : krach. Emprunts d'Etat sur les marchés, envol des dettes souveraines : crise. L'Histoire rebelote. Car un engrenage comparable (sans être identique) s'était produit à l'époque de Jean-Jacques Rousseau. « Le second XVIIIe siècle a été marqué par un endettement démentiel de l'Etat et des personnes privées, et par une forte augmentation des impôts, raconte Pierre Crétois, enseignant de philosophie et spécialiste des Lumières. On y assiste aussi à de grands débats sur la liberté de commerce des grains : comment faire, se demandait-on, pour que leur prix baisse ? Les physiocrates (1) poussaient à la dérégulation. Mais l'Etat, qui encadrait traditionnellement ces prix, résistait. » En vain : les physiocrates ont gagné, les accapareurs ont fait main basse sur le grain, organisé le manque, et spéculé. « Ce qui leur a permis de gagner beaucoup, beaucoup d'argent », d'après Crétois.

Soumission des responsables politiques aux marchés financiers, endettement des Etats et déchirure du corps social... Ce méchant scénario, l'économiste Frédéric Lordon l'a résumé en huit alexandrins implacables, dans sonRetournement : « Demandez-vous, messieurs, pour qui vous gouvernez, / A qui le politique a-t-il à s'adresser ? / Est-ce à des créanciers ou à ses citoyens ? / Où sont ses vrais devoirs, à qui doit-il le bien ? / J'ai peur à vous entendre que sens dessus dessous, / Vos esprits, vos idées, désormais se dévouent / A ignorer le peuple et servir la finance / — Et du contrat social à faire déchéance. »

Modernité de Rousseau, le mal-aimé ! Si le père de Du contrat social (publié en 1762) parle peu d'argent dans son œuvre, sa réflexion sur les inégalités, la richesse et la pauvreté résonne (fort), trois siècles pile après sa naissance. « Qu'il y ait des inégalités n'est pas, fondamentalement, un problème pour lui, explique Crétois, mais elles ne doivent pas être si grandes qu'elles forceraient certains à se vendre, ou être causes, pour les plus pauvres, d'une perte de liberté. L'Etat doit donc les encadrer. »

« Plus on est riche, plus on est redevable 
à la société, parce que c'est elle qui garantit 
justement la protection de vos biens ». 
Pierre Crétois

Nul égalitarisme, ici : les inégalités ne sont pas un scandale ; la misère, si. Et la pauvreté, lorsque, comme on le voit depuis trois ans, l'effort accompli pour sauver les banques et protéger les mieux lotis s'accompagne d'un déni de solidarité envers ceux qui ont le plus besoin d'argent. Lucide, Rousseau ne croyait pas en l'abolition de la propriété privée, mais était convaincu que « plus on est riche, plus on est redevable à la société, rappelle encore Pierre Crétois, parce qu'on n'est pas riche dans le vide, comme un Robinson sur son île, mais dans cette société, qui garantit justement la protection de vos biens ». D'où la préférence du philosophe pour un impôt progressif.

L'a-t-on oublié ? L'idée de redistribution a prévalu des années 1940 aux années 1970. Mais les plus riches, montre Thierry Pech dans une enquête récente, « ont fait sécession ». Financièrement, d'abord : « Au total, les années 2000 auront été (pour eux) d'authentiques années folles : entre 2004 et 2007, le nombre de personnes gagnant plus de 100 000 euros par an a progressé de 28 %. 

Malheureusement, [...] ces années d'enrichissement des très riches auront été aussi des années de précarisation accrue d'une grande partie du salariat modeste. » Et la sécession est aussi sociale. Elle passe, selon Laurence Duchêne, à la fois par « l'affirmation, pour les plus riches, de leur situation à part face à l'argent » et par la revendication, de ce fait même, « de ne plus être redevables de rien envers la société. »

  
Le citoyen endetté est « tenu » ; il abandonne 
une liberté fondamentale, la possibilité de 
« bifurquer » dans la vie. Il voit son rapport au futur 
changer, son horizon se boucher : il doit.

A partir des années 1990, la charge de la dette sociale – ce que l'on se doit les uns aux autres pour « faire société » – s'est d'ailleurs inversée. Elle ne pèse pas sur les couches aisées mais sur les plus fragiles, depuis qu'un nouveau contrat (tout court) semble avoir remplacé l'ancien. Son credo ? Le crédit. « Fini, l'esprit de redistribution ! résume Maurizio Lazzarato. Etat et marché s'entendent désormais pour dire aux citoyens : “Je n'augmente plus vos salaires, mais je vous ouvre une ligne de crédits ; je réduis vos droits à la formation, mais je vous aide à emprunter pour vos études ; je renonce à toute politique du logement, mais je libère le crédit immobilier.” Et ainsi de suite... » L'homme moderne est un « animal endetté », et cette « économie de la dette », rappelle Lazzarato (mais Rousseau avait les mêmes réserves contre toute dépendance économique excessive), est profondément antidémocratique.

Car le citoyen endetté est « tenu » tant qu'il n'a pas remboursé ; il abandonne une liberté fondamentale, la possibilité de « bifurquer » dans la vie. Il voit son rapport au futur changer, son horizon se boucher : il doit. Et cette dette, il ne devra pas seulement la rembourser en argent sonnant et trébuchant, mais aussi « en comportements, en projets, temps dédié à la recherche d'emploi, temps utilisé pour se former selon les critères dictés par le marché et l'entreprise, rappelle Lazzarato :le pouvoir de la dette ne s'exerce ni par répression, ni par idéologie, il renvoie directement à une discipline de vie. »

Tous débiteurs ! Et suspects de vouloir profiter du système, comme le disent assez quelques récents discours « décomplexés ». Les bénéficiaires du RSA ? Des « assistés ». Les fonctionnaires ? Des « privilégiés ». Et le simple salarié, un gagnant du Loto ? Autant le reconnaître, le lien est abîmé, le contrat déchiré. C'est bien lui qu'il s'agit de recoller, et de réinventer. Sans ignorer les défaillances de l'Etat providence, sans récuser sa nécessaire modernisation, « mais sans lâcher non plus sur son but ultime : la redistribution en tant qu'elle constitue un principe de cohésion sociale dans une société où l'argent fait figure de condition sine qua non de l'existence sociale », explique Zaoui.

« Le peuple a le dos large, la chose est entendue /
Attention tout de même qu'accablé il ne rue. » 
Frédéric Lordon

Et si possible avant qu'il ne soit trop tard. Car, rappelle Frédéric Lordon, « le peuple a le dos large, la chose est entendue / Attention tout de même qu'accablé il ne rue. / Salarié, licencié, contribuable, usager / De toutes ces façons de le faire banquer / Il en est peut-être une qui est celle de trop. / Ce jour-là inutile de crier au complot / A moins de penser à celui que vous armâtes / Et dont vous fîtes tout pour enfin qu'il éclate. » Le débat urge. Et le raccommodage ne se fera pas tout seul.

Moins naïf que ne faisait semblant de croire ce railleur de Voltaire, Rousseau ne pensait pas que la réconciliation des hommes entre eux puisse se faire spontanément. C'est quand la vie sociale devient insupportable, pensait-il, que les individus se rendent compte – d'eux-mêmes – qu'ils ont intérêt à changer leur façon d'être et de vivre ensemble. Faut-il rappeler – aux évadés fiscaux par exemple – que le contrat social est d'abord un engagement civique de soi à soi, avant d'être de soi à autrui ? Et que « son premier effet n'est pas de lier les citoyens entre eux, rappelle Crétois, mais de substituer en chacun la justice à l'instinct, autrement dit une liberté réglée par les exigences de la vie collective à une liberté sans règle » ?

« Aucune autorité ne saura jamais nous dire comment il est bon de se comporter avec l'argent, préviennent Duchêne et Zaoui, c'est à chaque société de se risquer et d'expérimenter des solutions qui seront toujours partielles et en instance de reconfiguration. » Premier commandement : « L'argent n'est ni bon ni mauvais en soi, et l'objectif, de toutes les façons, n'est pas de refaire la nature humaine ou de se débarrasser des arnaqueurs. » L'objectif est politique, au sens le plus... grec du terme, c'est de circonstance : prendre, ensemble, des décisions qui touchent tout le monde.

« En matière d'argent, les gens modestes 
sont aussi aptes que les autres. Souvent, 
ils sont même mieux armés, car ils ont 
tous les jours des arbitrages à faire. » 
Laurence Duchêne

Deuxième commandement : il faut détechniciser le débat. Répéter à l'envi que les dispositifs financiers sont « terriblement » complexes ne fait que renforcer le monopole des « experts » et intimider M. Tout-le-monde. Or, « en matière d'argent, les gens modestes sont aussi aptes que les autres, rappelle Laurence Duchêne. Souvent, ils sont même mieux armés, car ils ont tous les jours des arbitrages à faire. »
Elles sont nombreuses, les questions que l'on pourrait se poser à propos d'un nouveau contrat social. Sur des rémunérations, par exemple : le marché doit-il vraiment être seul maître des écarts de salaires ? Et quel devrait être – s'il y en avait un – le coefficient multiplicateur maximal entre les plus hauts et les plus bas salaires ? 30, 40 ? Aujourd'hui, on est plus proche de 700... Et puisque le libéralisme a gagné, puisque tout s'achète, tout se vend, ne pourrait-on décider, collectivement, les domaines qui devraient rester aussi imperméables que possible à l'argent ? Santé, éducation, culture, pendant trente ans ces « producteurs » de cohésion sociale ont été défendus contre les diktats du rendement. Aujourd'hui, les digues cèdent...

« Que les citoyens aient été exclus des décisions
au profit des experts, dont l'action et la théorie 
sont à l'origine de la crise, pourrait être cocasse,
mais c'est en fait scandaleux. »
Maurizio Lazzarato

Quid, encore, de la dette souveraine ? « Le pic de la dépossession des citoyens » a été atteint, selon Maurizio Lazzarato, quand les plans d'austérité ont été mis en place à travers toute l'Europe : « Que les citoyens aient été exclus du processus de décision au profit des experts – financiers, banquiers, hommes politiques, fonctionnaires du FMI –, dont l'action et la théorie sont à l'origine de la crise, pourrait être cocasse, mais c'est en fait scandaleux. »

« Et la Banque centrale ? s'interroge à son tour Lordon. Ne pourrait-elle faire / Une ou deux autres choses que sauver les bancaires ? / Et notamment ceci : refinancer l'Etat / Lui ouvrir des crédits, et aux taux les plus bas /Je sais bien que l'Europe veut nous en empêcher / Et ne promeut rien tant que le joug des marchés / Mais au moins parlons-en, et ouvrons le débat / Pour qui veut bien les voir, des idées il y en a. »
Reste à les partager. Référendums, démocratie participative, forums citoyens... Etat, Education nationale, médias... Les formes et les initiateurs potentiels du grand débat qui s'impose ne manquent pas. Informer. Débattre. Et dégager, sur toutes les questions qui touchent à l'argent comme bien et souci commun, une majorité. Ce n'est pas une option, comme on dit à Wall Street : c'est une obligation. Parce que, rappelle Pierre Zaoui, non sans provocation, « dans une société d'argent, il n'y a que l'argent qui peut nous perdre ou nous sauver [...]. Et si l'on préfère le salut à la perte, mieux vaut élaborer une politique de l'argent communément acceptée, plutôt que de laisser l'argent nous guider seul vers notre ruine ».

  • Un jeune contrat de 250 ans
Jean-Jacques Rousseau, né à Genève en 1712 – il y a trois siècles exactement – publie Du contrat social en 1762. Pour lui, contrairement à Aristote, l'homme ne vit pas naturellement en société : c'est par un accord volontaire que des individus par nature indépendants, libres et égaux forment un ensemble politique et acceptent de se soumettre à un pouvoir collectif. Ce contrat ne doit léser aucun de ses membres ; au contraire, ses conséquences doivent être les plus souhaitables pour tous. En outre, le pouvoir souverain du peuple ne saurait être délégué : « Rousseau propose une réfutation radicale du pacte de soumission des hommes à l'égard d'un chef comme fondement de l'autorité politique, rappelle Pierre Crétois.Le contrat dont il parle est le contrat par lequel un agrégat désuni d'individus s'unit en un peuple – et en même temps, chacun, en obéissant à la volonté générale, ne fait qu'obéir à sa propre loi, obéir à lui-même donc. »

(1) Les physiocrates sont les précurseurs de la pensée libérale. Ecole de pensée apparue en France au milieu du XVIIIe siècle, ils considéraient que l'agriculture est la seule activité réellement productive et préconisaient le laisser-faire contre le colbertisme économique.

A lire
L'Abstraction matérielle, L'argent au-delà de la morale et de l'économie, de Laurence Duchêne et Pierre Zaoui, éd. La Découverte.


La Fabrique de l'homme endetté, Essai sur la condition néolibérale, de Maurizio Lazzarato, éd. Amsterdam.


Le Temps des riches, Anatomie d'une sécession, de Thierry Pech.


D'un retournement l'autre, de Frédéric Lordon, éd. du Seuil.


Du contrat social, de Jean-Jacques Rousseau, éd. Flammarion, coll. GF.


Rousseau, Du contrat social, de Pierre Crétois, éd. Ellipses, coll. Focus sur.


Source Télérama Olivier Pascal-Moussellard

mercredi 19 avril 2017

Dessins de presse


Dessins de presse

mardi 18 avril 2017

Dessins de presse


Dessins de presse

dimanche 16 avril 2017

Billets-Macron : mon alliée, c’est la Finance

Macron : mon alliée, c’est la Finance
Comment un citoyen de France, attaché à son pays et à sa Nation, conscient de l’importance de son identité historique et des valeurs qu’elle porte, soucieux d’équité sociale et de la valorisation du travail comme du respect de la démocratie et de la laïcité, pourrait-il voter pour le saltimbanque politique Macron, produit de marketing comme peut l’être un dentifrice ou une vulgaire capsule de café ?

Propulsé par un « pool » publicitaire de plusieurs agences mondiales (comme Havas Worldwide et Liegey-Muller-Pons) et porté par des capitaux issus des nébuleuses financières qui tirent les ficelles du CAC 40 , n’a-t-il pas collecté 3,2 millions d’euros en quelques semaines sans que nul ne sache d’où ils proviennent, alors qu’il se dit « en dehors des partis », qu’il n’a jamais participé à quelque élection que ce soit et que l’adhésion à son mouvement est gratuite!  » . Médiapart » va faire une enquête… si… si!

Mais ce « produit de l’année » n’est pas venu par hasard…

C’est, d’abord, un « Young Leader » choisi par le « French American Foundation », structure officialisée en 1976 à Washington par les présidents Valéry Giscard d’Estaing et Gerald Ford, lors des célébrations du bicentenaire de la Déclaration d’indépendance américaine. (1)
Depuis sa création « elle se consacre à encourager un dialogue actif entre les deux nations. L’objectif de cette fondation est d’œuvrer à une meilleure compréhension mutuelle entre les deux pays et à la recherche de solutions partagées. Elle organise des séminaires pour des jeunes dirigeants (Young Leaders) français et américains issus de la politique, de la finance, de la presse « à fort potentiel de leadership et appelés à jouer un rôle important dans leur pays et dans les relations franco-américaines ». Ces séminaires sont un des instruments du Soft power américain. »

Que le lecteur compulse la liste de ces « youngs leaders » que cet organisme politico-financier a formés : il ne sera pas étonné d’y voir la plupart de ceux qui, en politique, dans les media, en économie, nous bassinent chaque jour avec la mondialisation heureuse, l’Europe de Maastricht indépassable, l’immigrationnisme « enrichissant », le multiculturalisme et l’islamophilie …(1)

Et il faut ajouter à cet aspect parlant du CV de Macron, son adoubement par le Groupe Bilderberg, ce club mondialiste très fermé où se retrouvent les hauts financiers de la planète, les grand patrons de l’économie, les politiciens qui les représentent…. (2)

… Tandis que sa réception au Forum de Davos, la réunion officielle des « grands » du marché mondial et des politiques qui les soutiennent, témoigne de son intronisation dans le cercle des organisateurs de la Mondialisation « triomphante »!

Rien d’étonnant pour ce « banquier » de chez Rothschild où on peut penser qu’l fut efficace, car au bout de trois années de travail, il en est parti avec une manne financière de 2 650 000 euros (1 400 000 après impôts), somme qui, si l’on en croit sa déclaration de patrimoine en 2014, a été entièrement dépensée puisqu’aucun patrimoine n’y est rattaché. (3)…

Dépenser l’équivalent d’1 SMIC par jour pendant 3 ans, ce n’est pas illégal, mais ce n »est pas banal ! Les travailleurs français apprécieront ! Et « le Canard Enchaîné » fera (peut être) une enquête…

Il faut maintenant se souvenir que le bonhomme a été ensuite secrétaire général adjoint de l’Elysée (2012 -2014) et ministre de l’économie de Valls-Hollande (08/2014 – 08 /2016 ) et qu’à ces places il a eu à traiter différentes questions dont 4 sont très pertinentes pour le situer..

Il a cautionné la vente d’Alcatel-Lucent au suédois Nokia, en 2015, avec à la clé effacement d’un potentiel industriel français, restructuration et destruction d’emplois , ce pour quoi le PDG d’Alcatel, Michel Combes, a pu obtenir 14 millions d’euros de « boni », ce qui lui a permis de rentrer dans le capital de RMC et de BFMTV…(4)

Il a favorisé le dépècement d’Alstom en permettant la vente de sa division « Energie » à l’américain General Electric (2 /11 /2015), assurant la destruction de centaines d’emplois en France et l’affaiblissement d’ un secteur stratégique industriel (domaine des turbines à gaz et centrales nucléaires).(5 )

Il a manoeuvré pour permettre au banquier Patrick Drahi, grand utilisateur des paradis fiscaux et cité dans l’affaire des « Panama papers », de racheter SFR malgré les 50 milliards de dettes qui le frappent… et les 5000 suppressions de postes annoncées. On comprend parfaitement que le chevalier d’industrie milliardaire lui renvoie aujourd’hui l’ascenseur à travers la campagne éhontée que mène en sa faveur le réseau des media propriétés du bonhomme : BFM TV (et annexes ), l’Express, Libération… (6)

Et, comme il a eu un peu de temps entre ses repas pré-électoraux avec ses futurs soutiens qui lui ont permis de croquer les 120.000 euros de frais de bouche alloués à son ministère, il a largement inspiré la fameuse loi « travail » d’El Khomri en fonction des directives bruxelloises.

Mais, depuis, il s’est distingué en approuvant le CETA (après avoir soutenu les négociations autour du TAFT, que Trump vient de geler…) , ce traité imposé par l’Europe de Bruxelles qui prétend donner aux multinationales, en matière commerciale et économique, la prééminence sur les Etats ! Et casser maintes filières économiques et agricoles de notre pays ! Comme le parlement français doit maintenant l’approuver ou non, on mesure le danger d’une élection du bonhomme !

A ce propos, il faut bien comprendre que ces oligarchies financières et économiques ne seraient rien si elles ne contrôlaient pas non plus l’ensemble des media (mais cela date de la naissance et du développement même de la presse : relire Balzac et Maupassant, par exemple !).

Chacun a remarqué combien ce « chouchou » des media est protégé, cajolé, encensé… et combien il bénéficie d’un espace de propagande particulièrement extensif, surtout en ces moments de pré campagne… Tout est bon pour le Macron ! Y compris les petits « coups de pouce » des sondages !

Et ça commence avec BFM TV où les journaleuses n’arrêtent pas de tressaillir du popotin à chacune de ses nombreuses apparitions (aucun employé de Drahi n’oublie que celui-ci est le premier soutien de Macron…), ça court jusqu’à Canal+ et CNews (là, c’est Bolloré que l’on agrée…), et ça passe par « Le Point » du milliardaire Pinault, par « Le Monde, « L’Obs » des richissimes Bergé, Pigasse et Niel …. et par des réseaux du type FNAC dont le patron Bompard appuie Macron, tout comme le Pierre Gattaz du MEDEF ou le Yves de Kerdrel de « Valeurs Actuelles » et du « Figaro ».

Dis moi qui te soutient, je te dirai qui tu es…

Sans omettre le rôle complaisant joué autour de notre produit politique par les media publics, dont la fonction de valets de l’Elysée est patente, et dont les journaleux montrent une propension infinie à lécher le fondement de leur chouchou et à enfoncer sans cesse ses concurrents… L’argent public de la redevance est ainsi détourné par des sortes de voyous toujours impunis et toujours bouffis de leçons de morale… pour les autres !

Aujourd’hui, ce protégé des oligarchies financières mondialistes du CAC 40 recycle les vieilles carnes politiciennes : du parasite Cohn Bendit à l’immigrationniste européiste Bayrou cet homme qui se dit « neuf » pue le croupi politicien le plus éhonté et le plus dangereux pour notre pays …

Ami de la « Finance », piloté par les forces apatrides de la Mondialisation, adepte de la destruction de notre économie comme de celle de notre Nation et de son Peuple (qu’il méprise), immigrationniste et gaucho-libertaire, le Macron n’a rien à faire à la tête de notre pays.

Nous n’avons pas besoin de Macron…


Source ripostelaique.com

Infos santé: Kiné Ostéo-Les douleurs


Les douleurs

Lorsqu’une articulation est bloquée, que ce soit par une raideur musculaire ou une dysfonction articulaire, le corps humain va systématiquement compenser ailleurs pour pouvoir fonctionner de façon optimale. Cependant, c’est là où le corps compense que nous verrons apparaître des signes d’usure, de dégénérescence, d’arthrose, d’inflammation, de douleur, de tendinite, … Si l’on ne traite que l’endroit où se situent les douleurs, la condition demeurera toujours fragile et les récidives seront fréquentes. C’est triste à dire mais c’est notre réalité puisque la majorité des professionnels de la santé traitent de cette façon car, malgré toute leur bonne volonté, c’est la formation que l’on reçoit en faculté de médecine. Nous apprenons à traiter les symptômes, de différentes façons : certains utilisent des médicaments, d’autres des ultrasons, des interférentiels, de la glace, des tens, … Cela est une des raisons pour laquelle il y a tant de douleurs qui se chronicisent et qui coûtent une fortune aux agents payeurs.

Pour être efficace à long terme, nous devons absolument traiter la cause de la douleur et celle-ci est rarement à l’endroit où se situent les symptômes. L’étape la plus importante dans le traitement de vos douleurs devient donc l’évaluation. En effet, le plus important est de détecter les blocages et les points de ralentissement dans le corps pour pouvoir ensuite, les corriger par des exercices appropriés. C’est encore une fois l’étape la plus négligée par les différents professionnels car la majorité désire traiter les symptômes immédiatement.


Par exemple, quelqu’un qui a un blocage au niveau de la cheville va compenser au niveau du genou, de la hanche ou du dos et va développer des douleurs plus hauts. L’autre qui est bloqué au niveau thorax ou de la colonne dorsale va compenser à la région cervicale et développer de l’arthrose. De la même façon que quelqu’un qui a un blocage au niveau de la hanche va compenser à la région lombaire et se faire des entorses lombaires à répétitions. Il faut donc systématiquement passer en revue toutes les articulations du corps et s’assurer que chacune d’entre elles aient une mobilité complète. Cette méthode est malheureusement plus longue à faire mais c’est la seule façon d’obtenir un résultat durable dans le temps. Les ostéopathes fonctionnent habituellement de cette façon avec une approche beaucoup plus globale et c’est ce qui explique le succès que plusieurs obtiennent auprès des douleurs chroniques.

Par contre, cette méthode demande une participation active de la part du patient car même si la majorité des gens attendent toujours la pilule miracle, la guérison de la douleur chronique ne s’obtient jamais sans l’application d’exercices spécifiques sur une base quotidienne. Désolé pour ceux et celles qui ne veulent pas faire d’efforts, mais sachez que les professionnels ne font pas de miracle, même les plus compétents !

L’ouvrage le plus complet qui existe en ce moment pour vous aider à bien évaluer vos articulations est le DVD d’exercices « les exercices sur mesure pour vos problèmes physiques » que vous trouverez en librairie, sur internet, sur youtube et également, gratuitement sur le site de santé www.infonaturel.ca dans l’onglet physiothérapie et ostéopathie.


Source Sébastien Plante, ostéopathe

Infos santé : Kiné Ostéo-Les types de douleur

Les types de douleur 

Il existe des douleurs aiguës, des douleurs sub-aiguës et des douleurs chroniques. On ne traite pas une douleur aiguë de la même façon que l’on traite une douleur chronique car ce ne sont pas les mêmes mécanismes de contrôle de la douleur qui entrent en jeu. Ceci est très important à comprendre. Dans le cas d’une douleur aiguë intense qui survient sans raison, vous devriez toujours consulter votre médecin d’abord pour éliminer toutes pathologies graves. Ce dernier vous prescrira une médication adéquate pour contrôler vos symptômes tout en investiguant la cause de vos douleurs par différents examens. Il s’agit probablement d’un phénomène inflammatoire important qu’il faut contrôler d’abord. Il n’est pas nécessaire de consulter d’emblée un professionnel tel qu’un chiropraticien, physiothérapeute ou ostéopathe. Prenez votre médication et accordez-vous du repos. Lors de pathologies plus importantes, il y a habituellement une perturbation de l’homéostasie générale du corps humain. Les signes et symptômes habituels de douleurs reliées à un cancer sont: douleurs nocturnes, perte de poids inexpliquée, perte d’appétit, apparition de bosses, changement de la texture de la peau, etc.

Dans le cas d’une douleur aiguë qui survient suite à un traumatisme important tel qu’un accident de voiture, une chute importante ou un coup direct important; vous devriez toujours consulter un médecin d’abord pour éliminer tout risque de lésions structurelles (exemple: fracture) avec une radiographie ou des examens complémentaires. Si aucune lésion structurelle n’est décelée ou que le traumatisme n’est pas majeur, vous devez savoir que le corps possède une capacité d’auto guérison incroyable qui prend de quatre à six semaines et dans 80% des cas et plus, la condition se rétablira d’elle-même. Ce n’est donc pas une obligation de consulter un professionnel durant cette période si vous appliquez les principes de traitement de base que j’énumérerai dans une chronique ultérieure. La prise d’une médication anti-inflammatoire et anti-douleur pourra vous aider à contrôler vos symptômes pendant la guérison naturelle du corps. 


Les douleurs qui surviennent la nuit et au réveil, de même que les raideurs matinales qui diminuent rapidement peuvent être causées par un oreiller et un matelas inadéquat, une mauvaise position de sommeil, mais la plupart du temps, elles sont causées  par des tensions myofasciales trop importantes à l’intérieur du corps. Dans ce cas, une visite en ostéopathie est fortement suggérée.

Les douleurs au lever ou les raideurs matinales qui persistent plusieurs heures malgré l’activation du corps ont souvent une cause inflammatoire. Les problèmes inflammatoires peuvent être multiples allant d’une maladie inflammatoire (arthrite par exemple) à un problème physique tel qu’une bursite. Il y a habituellement présence de signes et symptômes tels que chaleur, rougeur, œdème. La douleur est présente au repos et diminuée par la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens. Dans ce cas, consultez votre médecin ainsi qu’un bon nutritionniste ou naturopathe pour s’assurer que votre alimentation est saine. Trop de gens croient qu’ils s’alimentent bien alors que ce n’est pas du tout le cas lorsqu’on prend le temps de vérifier les aliments qu’ils choisissent. La surconsommation de sucre est un problème majeur dans notre société puisque le sucre est ajouté dans presque tous les aliments que nous consommons. La surconsommation de sucre acidifie l’organisme, le rendant beaucoup plus vulnérable aux divers problèmes inflammatoires.  Il faut donc prendre le temps de lire la liste des ingrédients à l’endos de chaque aliment et un bon professionnel pourra vous guider dans cette démarche si vous ne possédez pas les connaissances nécessaires.  

Vous êtes dans la phase sub-aiguë si vous éprouvez toujours une douleur ou un inconfort suite à cette période de guérison de quatre à six semaines malgré les recommandations que vous avez suivies.  Si la douleur est soulagée par la prise AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens), il y a probablement une irritation locale ou un phénomène inflammatoire et il se peut qu’une structure soit lésée. À ce moment, un examen complémentaire tel un scanner ou une résonance magnétique (IRM) pourrait être utilisé. Si la douleur n’est pas soulagée par la prise AINS ou qu’il n’y a aucune position qui soulage la douleur (position antalgique), ce n’est probablement pas un problème inflammatoire. Le scanner et la IRM ne sont donc pas indiqués d’emblée puisqu’il s’agit probablement d’un problème fonctionnel. À ce stade-ci, il est recommandé de consulter un professionnel de la santé tel qu’un intervenant en physiothérapie, un chiropraticien ou un ostéopathe pour corriger ce problème. Il faut éviter qu’une douleur se chronicise car à ce moment, des centres de douleur au niveau du système nerveux central seront activés et la douleur sera plus difficile à traiter.

S’il n’y a pas eu d’événements traumatiques et que la douleur s’est installée progressivement, vous êtes également dans une phase subaiguë ou même chronique et la consultation d’un professionnel est recommandée. Rappelez-vous toutefois qu’il faut d’abord et avant tout enlever le maximum d’éléments perturbateurs possibles pour maximiser vos chances de guérison. Tous ces éléments perturbateurs sont détaillés dans le livre « Vaincre la douleur et la maladie » publié par Québécor.


Si vous éprouvez toujours cette douleur après trois à six mois, vous êtes dans la phase chronique. Vous auriez dû à ce stade-ci avoir consulté plus d’un avis professionnel car il se peut qu’une approche différente de celle qui vous ait été proposée au départ soit nécessaire. Une approche ostéopathique est fortement recommandée car elle évalue le corps dans sa globalité et dispose de plus d’outils pour vous aider. Par contre, elle consiste en une thérapie passive et vous devrez probablement inclure un bon programme d’exercices pour maximiser vos chances de guérison. Certains kinésiologues et entraineur(e)s offrent d’excellents programmes d’exercices adaptés selon votre condition. Certains physiothérapeutes spécialisés en thérapie manuelle offrent également d’excellents traitements dans la phase chronique.

L’aspect proprioceptif est souvent plus important que l’aspect structurel à ce stade-ci et comme une approche bio-psycho-sociale est préconisée, les professionnels qui n’appliquent que des manipulations vertébrales et/ou des thérapies passives avec ultrasons, interférentiel, laser, offrent un traitement incomplet. Un traitement incomplet peut donner des résultats non satisfaisants.


Source Sébastien Plante, ostéopathe