jeudi 27 octobre 2016

Recettes Fromages-Poires farcies au roquefort


Poires farcies au roquefort

Préparation : 10 mn
Cuisson : Sans
Pour 6 personnes
6 poires
75 g de roquefort
45 g de fromage frais type Saint-Moret
30 g de cerneaux de noix
Vinaigre balsamique
Poivre du moulin
1. Lavez et épluchez les poires. Découpez un chapeau à un tiers du haut. Evidez le cœur à l’aide d’une cuillère parisienne en veillant à garder les poires entières intactes.
2. Hachez les cerneaux de noix. Dans une jatte, mélangez le fromage frais avec le roquefort émietté et les noix hachées. Poivrez.
3. Garnissez les poires évidées avec la farce. Réservez au frais et arrosez d’un filet de vinaigre balsamique au moment de servir.



Recettes Fromages-Fondue piémontaise


Fondue piémontaise

Préparation : 20 mn
Repos : 12 heures
Pour 6 personnes
600 g de Fontina
1 l de lait
300 g d’emmental
50 g de beurre
6 jaunes d’œufs
Sel et poivre du moulin
400 g de pain de campagne
Lamelles de truffes blanche
1. Coupez le pain en tranches puis en cubes de 2 cm.
2. Retirez la croûte du fromage et taillez-le en petites lamelles fines. Mettez-les dans un bol, recouvrez de 80 cl de lait et laissez reposer 12 heures au réfrigérateur.
3. Dans un autre bol, battez les jaunes d’œufs avec le reste du lait.
4. Faites chauffer le beurre dans le poêlon, à feu aussi doux que possible ou au bain-marie. Ajoutez le fromage et son lait de trempage et faites fondre le mélange, en remuant sans arrêt avec une spatule en bois, jusqu’à ce qu’il soit lisse et crémeux.
5. Toujours à chaleur très douce, incorporez ensuite progressivement les jaunes d’œufs, sans cesser de remuer. Salez et donnez quelques tours de moulin à poivre.
6. Placez le réchaud et le poêlon sur la table et maintenez à température minimum. Le mélange doit rester crémeux, mais sans jamais atteindre l’ébullition, pour que les jaunes d’œufs ne coagulent pas.
7. Servez les cubes de pain en même temps : chacun les pique avec une longue fourchette, puis les plonge dans le poêlon, en tournant pour bien les enrober du mélange.
8. Pour un repas de fête, comme en Italie, posez de fines tranches de pain légèrement grillé sur les assiettes, nappez de Fonduta et parsemez de quelques lamelles de truffe blanche.

On trouve la Fontina dans toutes les bonnes épiceries italiennes : c’est un des fromages de la péninsule les plus connus hors de ses frontières. Sa pâte mi-dure, de saveur fruitée, se prête parfaitement à la fondue.

mercredi 26 octobre 2016

Recettes Fromages-Tourteau brûlé

Tourteau brûlé

Préparation : 20 mn
Repos : 3 heures
Cuisson : 45 mn
Pour 4 personnes
250 g de chèvre frais en faisselle
260 g de farine
170 g de beurre
150 g de sucre en poudre
50 g de maïzena
5 œufs
3 cuillerées à café de kirsch
Sel
1. Dans une jatte, préparez la pâte du tourteau avec 200 g de farine, 150 g de beurre, 1 pincée de sel et un peu d’eau. Pétrissez du bout des doigts et, lorsque la pâte ne colle plus, formez une boule et laissez-la reposer 3 heures au frais sous un torchon.
2. Versez le fromage égoutté dans une terrine avec 2 œufs entiers et 3 jaunes dont vous réservez les blancs. Travaillez vigoureusement cet appareil à la fourchette, puis ajoutez 50 g de farine, la Maïzena et le kirsch. Remuez pour obtenir un mélange homogène et lisse.
3. Préchauffez le four à 240 °C (th. 8). Battez au fouet les 3 blancs en neige très fermes (avec une pincée de sel), et incorporez-les à la préparation en soulevant délicatement la masse.
4. Beurrez et farinez un moule à tourteau, (ou à manqué), garnissez-le de pâte, égalisez à la spatule et enfournez 45 minutes. Le tourteau gonfle et la partie aérienne prend cette couleur caractéristique de « brûlé » qui lui donne son goût. Servez après complet refroidissement.

Choisissez un chèvre frais en faisselle fermier du Rouergue, du Berry ou du Poitou : la région d’origine de cette recette. Ce sont des fromages aux parfums légers qui s’apprêtent très bien en dessert.

Recettes Fromages-Brochettes de tofu


Brochettes de tofu

Préparation : 20 mn
Cuisson : 25 mn
Repos : 1 heure
Pour 4 personnes
400 g de tofu
1 poivron rouge
1 botte d’oignons nouveaux
8 tomates cerises
2 cuillerées à soupe de sauce soja
2 cuillerées à soupe d’huile de sésame
1 cuillerée à soupe de graines de sésame
Quelques feuilles de salade
Quelques brins de coriandre fraîche
Sel et poivre du moulin
1. Égouttez le tofu et coupez-le en cubes de 2 cm de côté. Disposez-les dans un plat creux et versez l’huile de sésame et la sauce soja. Salez et poivrez, remuez et laissez mariner 1 heure. Préchauffez le four à 240 °C (th. 8).
2. Faites griller le poivron sur toutes ses faces sous le gril. Quand la peau est moire et cloquée, sortez-le et laissez refroidir dans un sac plastique fermé. Une fois froid, pelez-le et épépinez-le. Coupez-le en carrés et réservez-les.
3. Nettoyez les oignons en laissant des fanes vertes et coupez-les en deux.
4. Montez les brochettes en bois en alternant tofu, poivron, tomates cerise et oignon frais. Badigeonnez les brochettes avec le reste de la marinade et parsemez-les de graines de sésame avant de les faire cuire 5 à 7 minutes au barbecue ou sous le gril de votre four.
5. Servez les brochettes dans des feuilles de salade parsemées de coriandre fraîche ciselée.

Le tofu est un fromage végétal caillé tiré du lait de soja. Vous le trouverez au rayon diététique des grands magasins ou dans les épiceries orientales. Il faut l’acheter un peu affiné pour qu’il soit bien ferme et qu’il tienne sur les brochettes.

Recettes Fromages-Aligot au cantal

Aligot au cantal

Préparation : 20 mn
Cuisson : 40 mn
Pour 6 personnes
1,2 kg de pommes de terre à chair ferme
600 g de tomme fraîche de cantal
20 cl de crème fraîche
3 gousses d’ail
Sel et poivre du moulin
1. Épluchez les pommes de terre et coupez-les en gros cubes. Ecroûtez la tome fraîche et taillez-la en fines lamelles.
2. Faites cuire les pommes de terre à grande eau salée avec une gousse d’ail pelée. Écrasez-les ensuite en purée à la fourchette puis détendez celle-ci avec de la crème fraîche. La purée doit rester consistante. Pelez et pilez finement 2 gousses d’ail.
3. Versez la purée dans un poêlon de terre (ou dans une casserole classique), assaisonnez de sel et de poivre et faites-la dessécher à feu très doux.
4. Quand la purée est très chaude, ajoutez peu à peu le fromage et les gousses d’ail pilées, tout en travaillant vigoureusement ce mélange pendant environ 15 minutes en veillant à ne pas le faire attacher. L’aligot est à point quand le fromage « file » parfaitement à la manière d’une fondue.
5. Servez très chaud, avec une viande rôtie, ou en plat principal avec une salade verte.

La tome fraîche, sans croûte, ne se conserve que peu de temps. A défaut de cantal, cette recette sera excellente avec une tome fraîche de Salers ou de Lauiole, tous fromages AOC d’Auvergne à pâte dure.

lundi 24 octobre 2016

Dessins de presse


Dessins de presse

mercredi 19 octobre 2016

Billets-François Hollande, l’insignifiant


François Hollande, l’insignifiant

La publication du dernier livre en date sur François Hollande – « Un président ne devrait pas dire ça… » – suscite la dernière tempête médiatique autour de la personnalité du Président, et peut-être la dernière de sa carrière tout court.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme, deux journalistes du journal Le Monde, ont rencontré François Hollande 61 fois ces dernières années. Ils en ont composé ce qu’ils considèrent comme un « audit » de son quinquennat — pas une défense de François Hollande, ni un réquisitoire. Le livre laisse d’ailleurs la parole à d’autres proches du pouvoir, comme Manuel Valls, Stéphane Le Foll, Jean-Pierre Jouyet, Bernard Cazeneuve, et même l’ennemi de toujours Nicolas Sarkozy. Mais les journalistes ne sont pas tendres avec M. Hollande, avouant qu’il a « du mal à se remettre en cause ».

« Il a le sentiment que ce qu’il fait est bien, mais qu’on ne le comprend pas. C’est à moitié vrai, car il communique de façon catastrophique. Et il a donné le fouet pour se faire battre à plusieurs reprises, notamment sur l’épisode Leonarda. Mais tout de suite il répond : ‘oui, mais j’ai été obligé…’ Gérard Davet confirme : « Il ne confesse jamais une erreur et rejette assez souvent la faute sur les autres ».
Hollande agit en se racontant agir
Mais le style de communication n’est pas tout. François Hollande aime le pouvoir, ne le partage pas, et décoche ses flèches assassines. « François Hollande aura inauguré un genre particulier d’exercice du pouvoir : agir en se racontant agir », résume Le Point en listant quelques-uns des meilleurs traits, à moins que ce ne soient les pires…

  • Autosatisfaction : « Quand je regarde rétrospectivement, je me dis, finalement, c’était logique. Qui était le meilleur dans cette génération ? Qui avait anticipé ? Au-delà des aléas de la vie, il y avait sans doute une logique qui m’a conduit là. Il n’y a pas que du hasard. »

  • Ségolène Royal : « Le politique du couple, c’était moi, les enfants l’avaient compris. »

  • Jean-Marc Ayrault : « Il est tellement loyal qu’il est inaudible. »

  • Nicolas Sarkozy : « C’est le petit de Gaulle. On a eu Napoléon le petit, eh bien, là, ce serait de Gaulle le petit. » « Ce qu’on ne voit pas chez lui, c’est qu’il ne fait pas le partage entre ce qui est possible et ce qui n’est pas possible, le légal et le non-légal, le décent et le non-décent. Pourquoi cette espèce d’appât de l’argent ? […] Il s’entoure de gens d’argent. Pourquoi ? […] L’argent est toujours l’argent ! C’est ça qui est étonnant. » « Moi, président de la République, je n’ai jamais été mis en examen. […] Je n’ai jamais espionné un juge, je n’ai jamais rien demandé à un juge, je n’ai jamais été financé par la Libye. »
  • Les Verts : « des cyniques et des emmerdeurs. »

  • La justice : « Parce que c’est quand même ça, tous ces procureurs, tous ces hauts magistrats, on se planque, on joue les vertueux… On n’aime pas le politique. La justice n’aime pas le politique… »

Et au-delà de ces petites phrases fielleuses, d’autres plus problématiques sur la Grèce — qui aurait « demandé » à la Russie d’imprimer des drachmes parce qu’elle n’avait plus les moyens techniques de le faire, en pleine crise de l’euro. Vraies ou fausses, elles posent sérieusement la question de la capacité du Président à ne pas lâcher des informations qui devraient rester secrètes, quand les sujets relèvent plus de la diplomatie que de la bienséance.
Hollande ne contrôle pas sa communication
Même en termes de communication, François Hollande ne contrôle plus rien. Il affirme dans le livre que Valérie Trierweiler, une « femme blessée », a inventé cette histoire de sans-dents ; s’ensuit une passe d’armes par médias interposés qui se termine par une défaite. Oui, il l’a bien dit, preuve à l’appui.

Il s’aliène les magistrats, signe de sa prochaine promotion sur un futur « Mur des Cons » ; il essaie de placer maladroitement des remerciements à la justice dans son discours de cérémonie pour les victimes de l’attentat de Nice.

Mais pourquoi, pour commencer, s’être autant confié à des journalistes ? La profession qui, entre toutes, est la moins bien placée pour garder des secrets ? Les deux auteurs du livre ont leur idée sur la question. Fabrice Lhomme ne parle pas de connivence mais confirme que le chef de l’État « ne cesse de rencontrer des journalistes ». « Je pense qu’il en fait trop. Il voit trop de journalistes. Il est obsédé par la presse, par ce que va écrire tel journal, ce que va révéler telle radio, ce qu’il va voir à la télé. Et ça l’empêche de prendre de la hauteur. » Et Gérard Davet de nous apprendre que « quand François Hollande part en vacances, il emmène avec lui les archives du Monde. Il découpe des articles du monde, les emmène, et les lit au bord de la piscine pendant ses vacances. »

« Il y a une forme d’insouciance revendiquée chez François Hollande. Il est très naïf. »
Il est trop tard
François Hollande prend davantage de précautions désormais, bien qu’il soit trop tard, beaucoup trop tard. Reste une ultime question en suspens : pourquoi deux journalistes du Monde, si proches des confidences du Chef de l’État en exercice, choisissent-ils aujourd’hui d’étaler tous ces secrets en place publique, pulvérisant une relation de confiance longuement bâtie ?

La réponse est malheureusement évidente : parce que c’était la seule chose à faire. Comme d’innombrables observateurs de la vie politique française, Gérard Davet et Fabrice Lhomme ont compris que François Hollande n’a pas l’ombre d’une chance d’une réélection en 2017. Plus rien ne pourra sauver sa candidature. Personne ne le voit au second tour, à supposer qu’il se lance.

Bien que de gauche, nos deux journalistes ont donc adopté la seule attitude économiquement viable : tirer profit des secrets du Président socialiste pendant qu’ils valent encore quelque chose. Ils l’ont déçu, certes, mais craignent peu son courroux. François Hollande disparaîtra des écrans radars en 2017, vraisemblablement pour toujours.


Source contrepoints.org
Photo By: Jean-Marc Ayrault – CC BY 2.0
Par Stéphane Montabert.


Stéphane Montabert est fondateur de l'UDC Renens et blogueur.

Billets-Ne sacrifions pas notre liberté aux terroristes


Ne sacrifions pas notre liberté aux terroristes

Contre le terrorisme, que pouvons-nous faire d’autre qu’éviter de scinder encore plus la société ?

Après la sanglante année 2015, dont les attentats de janvier et novembre restent dans toutes les mémoires, l’État Islamique a encore frappé la France à l’occasion de la fête nationale. Pour autant, plus que jamais, il faut faire corps face à la menace et ne pas abandonner nos valeurs.

Le 14 juillet et la fin de semaine ont été infiniment tristes. Une fois de plus, les mots nous manquent à tous après l’effroyable attentat. Une fois de plus. À Nice, des dizaines de milliers de personnes ont assisté en direct au massacre. Le drame ne s’arrête pas là. Les symptômes d’une dislocation de la maison France sont plus forts et plus nombreux qu’auparavant. À chaque nouveau coup des terroristes islamistes, les fondations de notre société se fissurent davantage. Le danger, ce sont évidemment les terroristes, mais aussi nous-mêmes.

C’est ce que Abou Moussab al-Souri a théorisé pour Daech. Faute d’avoir les ressources pour nous affronter, le djihadisme islamiste s’appuie sur le terrorisme de 3ème génération – mobiliser les descendants les plus déstructurés et les plus instables d’une intégration ratée – poussant l’Occident à assurer lui-même le travail de sa propre destruction par la guerre civile. Le week-end dernier, sa théorie a marqué des points chez nous. Sous le choc, notre pays vacille et doute de ses valeurs.
Des réactions indignes
Personne ne peut me reprocher d’être favorable à la politique de l’actuel gouvernement. Quelle que soit notre opinion de son action, les huées, sifflets et insultes adressées au Premier ministre juste après la minute de silence à Nice étaient déplacés pour la France comme pour les victimes qui méritaient le respect du recueillement. Les leaders de l’opposition n’ont pas été plus dignes en dégainant le lance-roquettes – au propre comme au figuré – sans attendre la fin de la période de deuil national. Nous assistons à une combustion rapide de nos institutions qui n’annonce rien de bon au moment où nous devrions être forts et unis.

Quelques minutes plus tard à l’endroit où le terroriste a été abattu, concours de crachats sous les applaudissements de la foule sur un tas de détritus en feu : exutoire ou réveil d’instincts bien sombres chez des Français remués par la peur ? Plus loin, une femme balançait, péremptoire, « Casse-toi, rentre chez toi ! » à une autre femme… simplement parce qu’elle avait un accent. Cette dernière s’est alors effondrée en larmes avant de répondre « Je resterai, je resterai ici, madame, car ma fille est morte ici jeudi ». Le Professeur de Droit Jean-Louis Harouel en est même venu à écrire une tribune appelant à renoncer à la « religion  des Droits de l’Homme ». Sommes-nous devenus fous ?
Allumer des bougies s’est vidé de son sens et ne résout rien, prenons-en acte. Est-ce plus efficace de manifester son envie d’en découdre ? « Nous sommes en guerre », mais contre qui ? Hier Al Qaïda, aujourd’hui Daech, cette nébuleuse protéiforme s’adaptera pour prendre demain un nouveau visage. « Il faut passer à l’action », mais comment ? Plus nous intervenons au Moyen-Orient, plus la fréquence des attentats s’accroît sur notre territoire. « Punissons les coupables », mais lesquels ? Nous avons affaire à des ratés transformés en kamikazes en quelques mois, quelques semaines, peut-être même quelques jours. Les commanditaires sont insaisissables, pour la plupart, cachés à l’étranger au sein de réseaux occultes. Si la solution n’est pas à portée de main, elle passe aussi par des mesures concrètes pour réduire les risques ou les dégâts de futurs attentats.
Les nouvelles mesures n’ont servi à rien
Le gouvernement n’est pas exempt de toute critique, loin de là. Les lois anti-terroristes et l’État d’urgence n’ont servi à rien d’autre qu’à faire reculer nos libertés. L’opération Sentinelles épuise aujourd’hui 10.000 militaires pour rassurer l’opinion alors que les experts s’accordent sur son inutilité. Elle doit être recalibrée. Le rapport Fenech/Pietrasanta offre des pistes trans-partisanes qui vont dans le bon sens en simplifiant SEPT services différents cloisonnés, TROIS coordinateurs qui ne coordonnent pas et SIX bases de données non inter-opérables. Le Ministre de l’Intérieur – en Allemagne ou au Royaume Uni, il aurait démissionné dès le 15 juillet par souci de responsabilité – peut encore revenir sur sa décision d’avoir directement jeté ces propositions à la corbeille.

Les professionnels de la sécurité privée ont aussi des propositions judicieuses pour améliorer la protection des foules lors des grands événements populaires. Policiers hors service et vigiles spécialement formés devront sans doute porter une arme de service sur eux à l’avenir. L’extension du port d’arme à une garde civile formée et encadrée remédierait efficacement à l’épuisement de nos forces de l’ordre et étofferait le maillage d’individus aptes à riposter en cas de nouvel attentat. Mais comme l’admet le président d’un syndicat d’officiers de police : « Il faut oser dire que la police ne peut pas tout et qu’il y a une part d’irrationnel, d’imprévisible devant ce genre d’actes isolés. » Yoram Schweitzer, ex-conseiller antiterroriste du Premier ministre israélien, nous rappelle qu’il faut rester humbles : « Les leçons s’apprennent par le sang versé ».
Vivre avec, et ne pas entretenir une guerre civile
En fait, notre colère révèle notre impuissance dans l’immédiat. Nous savons que nous allons devoir vivre avec le terrorisme. Cette idée est proprement insupportable dans le pays qui est le nôtre, celui du bonheur de vivre, des terrasses et de la bonne bouffe. Nous allons pourtant devoir rester stoïques pendant les années de lutte qui nous attendent. C’est un combat qui engage à chaque instant l’ensemble de la société. C’est un engagement qui exige que les Français fassent corps. Corps contre la menace permanente, corps contre la peur qui noue le ventre à chaque nouvel attentat, corps contre l’intoxication des fausses alertes qui rongent l’unité nationale.

« Les pacifistes d’aujourd’hui sont les collabos de demain », mais collabos de qui ? Des femmes qui portent le voile comme Malala, prix Nobel de la Paix, ou les combattantes qui mettent Daech à mal ? Des Français musulmans ou, plus simplement, des Français d’origine maghrébine ? L’ultra droite qui mène la danse sur ce plan ne fait pas dans la dentelle. Alliée objective de Daech, elle n’attend qu’une chose comme l’a indiqué le patron du renseignement français, Patrick Calvar : la guerre civile entre musulmans et non-musulmans, quitte à réduire notre pays en cendres.

Rien ne serait pire que de considérer les Français musulmans comme complices de ce terrorisme qui tue aux cris de « Allah akbar ! ». Cette barbarie promeut une forme d’Islam que de nombreux savants et théologiens musulmans rejettent comme une interprétation sanguinaire incompatible avec la plupart des autres manières de vivre l’Islam, en particulier en Occident. Comme la première femme fauchée d’ailleurs, un tiers des victimes de Mohamed Lahouaiej Bouhlel sont de confession musulmane. D’une certaine manière, nous sommes tous égaux comme cibles de cet islamisme génocidaire. Nous n’emporterons ce combat de notre civilisation contre ce virus pathogène qu’en restant tous soudés autour des valeurs qui définissent notre pays, à commencer par la liberté.

Source contrepoints.org
Photo By: Sarah – CC BY 2.0
Par Aurélien Véron.


Aurélien Véron est un militant libéral français, ancien président de Liberté Chérie et depuis avril 2008 président du Parti Libéral Démocrate.

mardi 18 octobre 2016

Dessins de presse


Dessins de presse

lundi 17 octobre 2016

Billets-Quand l’État sanctionne l’épargne des Français


Quand l’État sanctionne l’épargne des Français

L’épargne bientôt taxée ? Décidément, l’épargnant est vraiment considéré en France comme un mauvais citoyen, et les dernières décisions prises par le gouvernement semblent corroborer ce triste constat.

Le 10 octobre dernier, l’OCDE nous révélait les chiffres de l’épargne dans différents pays considérés comme les plus développés (Allemagne, États-Unis, Canada, Australie, France, Japon, Royaume-Uni, etc.). Et on y découvrait que, si la France est bien historiquement un pays d’épargnants, nous sommes loin d’être les fourmis les plus zélées de l’OCDE. En réalité, nous serions même bien plus près des cigales au regard des taux d’épargne constatés non seulement dans la Zone Euro mais aussi dans la plupart des autres pays du monde.
L’État a besoin de notre épargne
Pourtant, l’État français enrage de voir toutes ces ressources inutilisées, insensible aux arguments de prévoyance et de protection qu’il devrait plutôt encourager en ces temps de crise. Parce que l’argent que nous avons, c’est autant qu’il n’a pas. Et il en manque cruellement, surtout depuis qu’il s’est mis en tête que tout pouvait s’acheter, y compris la compétitivité (le pathétique épisode Alstom en est un bon exemple).

Sans compter que la paix sociale coûte cher, elle aussi, comme en témoignent les milliards d’euros déjà distribués par le gouvernement  aux organisations syndicales, lesquelles ont d’ailleurs très bien compris qu’elles devraient se manifester bien plus régulièrement, pour n’importe quel motif, afin de monnayer le retour au calme contre de quoi ne pas mourir de faim jusqu’à la prochaine grève. En d’autres temps et en d’autres lieux, on aurait qualifié ces agissements de mafieux. Mais passons…

Donc, malgré son niveau relativement modeste, l’épargne des Français est jugée excessive par l’État. Et l’Insee, dans sa grande bienveillance à l’égard des puissants qui le nourrissent (là encore, et de quelque bord qu’ils puissent être d’ailleurs), a même fixé ce taux d’épargne à 14,50% pour l’année 2015, justifiant l’urgence de le réduire au regard des quelque 12,8% seulement dans le reste de la Zone Euro.

L’ennui c’est que, là où l’organisme statistique français déchiffre 14,5%, l’OCDE plus indépendant vis-à-vis de nos dirigeants politiques ne lit que 8,3. Et pour le coup, nous sommes bien moins économes que la plupart de nos voisins européens. Quand un Français met en moyenne chaque jour un peu moins de 9 euros de côté, un Allemand épargne 10,48 euros, un Norvégien ou un Australien environ 11,30 euros, un Suédois 15,76 euros, et un Suisse… plus de 27 euros.

Mais on ne peut pas contraindre facilement les Français à casser leur Livret A ou leur PEL. Et même les taux négatifs dont l’avènement fut vécu comme la solution à tous les maux, puisqu’ils allaient rendre le crédit rentable pour les emprunteurs et l’épargne coûteuse, n’ont pas réussi à détourner les épargnants du bon sens le plus élémentaire.
Refiscaliser indirectement l’épargne du livret A
Alors il reste la sanction, et la dernière décision en date vise toute simplement à supprimer les aides personnalisées au logement des ménages ayant constitué une épargne par ailleurs. Une odieuse manœuvre qui risque non seulement de ne pas atteindre le but escompté mais surtout d’appauvrir encore davantage ceux qui sont les plus fragiles.

Ainsi, après une première entaille faite le 1er juillet dernier dans le principe de cette allocation, à savoir l’instauration d’une dégressivité des APL au-delà d’un certain montant de loyer (parce que c’est bien connu que les pauvres essaient toujours de vivre au-dessus de leurs moyens et veulent occuper des logements bien trop chers par rapport à leurs revenus), voilà que le gouvernement de M. Valls a décidé de sanctionner les bénéficiaires de l’APL dont le patrimoine serait supérieur à 30 000 euros.

On ne devrait guère s’étonner d’une mesure aussi démagogique, voire populiste, à quelques mois des élections présidentielle et législatives. Néanmoins, alors que l’objectif est de frapper ces « salauds de riches », la mesure risque surtout de sanctionner une grande partie des locataires de droit commun ainsi que des propriétaires appartenant à la classe moyenne basse (ceux qui ont besoin de l’APL).

Car la loi de finance pour 2016 prévoit d’introduire les produits financiers dans la base de calcul servant à déterminer ce fameux patrimoine de 30 000 euros. Et là où l’idée confine au génie (ou au ridicule, c’est selon), c’est que les différents livrets d’épargne réglementés, au premier rang desquels on trouve l’emblématique livret A, mais aussi le livret d’épargne populaire ou encore le livret de développement durable, seront eux aussi considérés comme des produits financiers comme les autres.

Une manière finalement fort habile (ou particulièrement mesquine) de refiscaliser indirectement des supports d’épargne qui ne l’étaient pas jusqu’ici… et qui ne rapportaient déjà plus grand chose.

Source contrepoints.org
Photo Smashing a Piggy Bank By: Images Money – CC BY 2.0
Par Anthony Alberti.

Anthony Alberti

Entrepreneur depuis vingt ans dans le domaine de la communication et l'information stratégique, il a été amené à travailler plusieurs fois en partenariat avec des banques et des assurances, dont la principale matière d'œuvre était constituée de l'argent des épargnants. Peu complaisant à l'égard de leurs pratiques dont il a entrevu les coulisses, il délivre aujourd'hui régulièrement son analyse sans concession sur les agissements des professionnels de la finance, et de tous ceux qui, de près ou de loin, se font les auteurs ou les complices des manipulations qui spolient chaque jour un peu plus les honnêtes citoyens.

dimanche 16 octobre 2016

samedi 15 octobre 2016

Dessins de presse


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Billets-Nice : on peut contrer la menace terroriste, voici comment


Nice : on peut contrer la menace terroriste, voici comment

Ce n’est pas avec plus de moyens que nous lutterons efficacement contre le terrorisme, mais avec un changement de paradigme.

Malgré ce que certains de ses plus farouches opposants pourront affirmer, on peut difficilement reprocher à François Hollande de ne pas avoir su empêcher l’attentat de Nice. L’attaque au camion frigorifique est une première en France, et on voit mal comment elle aurait pu être évitée. Le terrorisme frappe n’importe qui, n’importe où, et désormais n’importe comment : des opérations simples et peu coûteuses qui n’en font pas moins des dizaines de victimes.

Puisque telle attaque ne peut être évitée, prolonger l’état d’urgence à la suite de cet attentat n’a aucun sens. L’état d’urgence n’arrête pas plus les terroristes que les frontières n’arrêtent les nuages radioactifs. Pourtant, certains voudraient pousser plus loin l’escalade sécuritaire.

La veille de l’attaque, Christian Estrosi avait déjà pris la plume pour proposer au Président de la République d’introduire la reconnaissance faciale dans les rues de Nice ; il n’est pas le seul à demander le renforcement des mesures sécuritaires déjà déployées.

Connaître immédiatement l’identité du conducteur n’aurait rien changé, pas plus que les quantités astronomiques d’informations que les services de renseignement du monde entier récoltent depuis des années ne permettent de déjouer les attentats. De leur propre aveu, ils collectent trop d’informations sur tout le monde pour savoir quoi en faire : après chaque attentat, ils constatent qu’ils connaissaient les terroristes mais n’ont rien vu venir.

François Hollande, outre la prolongation de l’état d’urgence, veut intensifier la guerre contre le terrorisme en Syrie et en Libye. On pourra peut-être éradiquer Daech, Al Qaida et consorts, mais qui leur succédera ? D’autres groupes qui sauront à leur tour capitaliser sur les conséquences de nos interventions :

  • Le déséquilibre des rapports de force locaux que nos interventions provoquent ;
  • Les armes et autres moyens que nous avons gentiment envoyés sur place ;
  • La haine des populations locales, comme nous victimes aveugles et innocentes de ces guerres.

Car nos efforts contre l’EI ont à peu de choses près le même impact sur les populations locales que les attaques de Daech sur nous. Là-bas, on craint autant les véhicules piégés que nos bombes, qui détruisent tantôt une cache d’armes ou le QG d’une faction quelconque, tantôt une maison, une école ou un hôpital.

Nous renforçons nos efforts après chaque attaque, jusqu’où ? L’occupation de ces pays, une intervention au sol sans perspective de victoire autre que l’illusion d’affaiblir un temps nos ennemis d’aujourd’hui ?

De la même façon, nous renforçons nos efforts sécuritaires, sans garantie que nos existences orwelliennes seraient plus sûres.

À l’évidence, la guerre contre le terrorisme et la surveillance généralisée ne marchent pas ; nous devons changer de paradigme et de méthode.
D’abord, en admettant que nous sommes vulnérables et que nous le resterons durablement. Nous ne pouvons pas revenir en arrière, mais nous devons cesser d’aller plus loin dans l’erreur.

Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes – Bossuet


Interdiction de port d’armes (Creative Commons, afagen)

Nous n’éradiquerons pas le terrorisme en quelques jours, même en poursuivant les terroristes « jusque dans les chiottes », même en utilisant 1984 comme un guide. Être plus en sécurité dans un tel contexte requiert des sacrifices, mais ceux qu’on nous impose aujourd’hui ne sont pas les bons.

Les forces de l’ordre interviennent et parviennent à mettre les assaillants hors d’état de nuire ; ils peuvent empêcher qu’un terroriste fasse plus de victimes, mais ne pourront jamais intervenir assez tôt pour l’empêcher d’en faire. Les seuls à pouvoir réagir instantanément, ce sont les citoyens eux-mêmes.

Le sacrifice que nous pourrions faire, c’est renoncer à l’illusion de sécurité que l’interdiction des armes nous procure. Ce n’est pas sans risques. Les armes pourraient tomber entre de mauvaises mains ; jusqu’à preuve du contraire, c’est déjà le cas. Elles pourraient rendre notre société plus violente, si les armes avaient cet effet ; statistiquement, les armes ne rendent pas les sociétés plus violentes. Les sociétés sont plus ou moins violentes et cette violence s’exprime avec les armes qu’on peut se procurer.

Demeure le risque que des citoyens armés mais peu aguerris tentent d’être les héros du jour et n’y parviennent pas ou, pire, fassent des victimes collatérales. Mais assouplir la législation sur les armes ne passe pas nécessairement par une distribution généralisée de fusils d’assaut. Des programmes de formation et de contrôle pourraient être mis en œuvre, pour s’assurer que les détenteurs autorisés d’armes à feu sont aptes à s’en servir, conscients des risques, responsables et font preuve de sang-froid.

Les armes ne sont pas la panacée. Idéalement, nous n’en aurions pas besoin. Mais c’est un débat que nous ne pouvons pas écarter d’une réaction épidermique à leur encontre, surtout si l’alternative est la société de surveillance et les bombes larguées un peu au hasard loin de chez nous qui ne nous protègent de rien. Nous pouvons accepter ou refuser le droit au port d’armes, y poser des conditions ; mais prenons au moins la peine d’y réfléchir, et cherchons d’autres alternatives aux choix actuels condamnés à l’échec.


Source contrepoints.org

vendredi 14 octobre 2016

Billets-La campagne de Macron est-elle déjà finie ?


La campagne de Macron est-elle déjà finie ?

La semaine qui s’est écoulée laisse à penser que le champignon Macron, poussé brutalement après la pluie gouvernementale, a fini sa croissance et qu’il pourrait bien entamer une pente de déclin.

Emmanuel Macron peut-il encore apparaître comme une candidature crédible, ou a-t-il déjà fait pschitt, pour reprendre l’expression de Jacques Chirac à propos de l’une de ses affaires judiciaires ? La semaine qui s’est écoulée laisse à penser que le champignon Macron, poussé brutalement après la pluie gouvernementale, a fini sa croissance et qu’il pourrait bien entamer son déclin.
Macron n’a pas atteint ses objectifs
En lançant son mouvement En Marche !, le jeune Macron avait annoncé des objectifs de production et de diagnostic dignes de l’Armée Rouge. En particulier, il promettait 100.000 questionnaires aux Français pour comprendre les sujets qui les intéressent. Dans la pratique, il aura recueilli 25.000 réponses, affichant de nombreuses autres « conversations ».

Ce chiffre fait un peu mauvais genre, dans la mesure où il laisse entendre que la mayonnaise Macron n’a pas vraiment pris sur le terrain.
Une méthode digne d’un consultant du BCG
Pour mener à bien son opération de candidature, Macron a développé une sorte de matrice piochée dans les diaporamas des cabinets de conseil : un diagnostic partagé, une restitution, un programme. La méthode en elle-même interroge, dans la mesure où le candidat donne le sentiment de ne pas avoir de vision, et de chercher simplement à dire ce que les Français ont envie d’entendre.

Pour l’instant, Macron en est à la phase de diagnostic. On croirait l’adaptation fidèle d’une démarche RGPP.
Tout ça pour ça ?
Au final, Macron a produit, lors de son discours de Strasbourg, un diagnostic extrêmement décevant sur l’état de la France et de ses envies, au point qu’on se demande pourquoi il a mobilisé autant d’énergie pour redire ce que tout le monde sait depuis longtemps. Le pire est que tout cela est formulé dans un sabir fastidieux :

Des propositions obsolètes
Comble de malheur, non seulement Macron a retiré des énergies qu’il a mobilisées un diagnostic pauvre, mais il n’a formulé aucune proposition novatrice. Pour répondre à la méfiance profonde des Français vis-à-vis de la politique, il a simplement milité en faveur de l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives, et d’une commission citoyenne tirée au sort telle que proposée par Ségolène Royal en 2007.

C’est bien court, jeune homme, au vu des attentes que vous aviez soulevées !
La catastrophe de la laïcité revancharde
Autre sujet de discorde (il fallait bien qu’il vînt tôt ou tard) : la laïcité. Dans une interview tonitruante à Marianne, Macron a commencé à s’aventurer sur des terres glissantes où sa légitimité est moins spontanée. Voici un résumé des formules qui fâchent, qu’il a pu utiliser :
Même chose sur le voile à l’université. Je suis contre l’interdiction. (…) Au titre d’une laïcité revancharde, on en vient à sortir des citoyens des lieux de la République et à les confiner à l’écart, sans enrayer la montée du fondamentalisme, ni conforter la laïcité. (…)

La laïcité n’a pas vocation à promouvoir une religion républicaine. La République est ce lieu magique et unique qui permet à des gens de vivre dans l’intensité de leur religion. C’est pour ça que je dénonce les considérations qui demandent à des citoyens d’être «discrets», parce que les précédents historiques où l’on a demandé la discrétion en matière de religion ne sont pas à l’honneur de la République. Et qu’on demande à des gens d’être des musulmans modérés ! Demanderait-on à des catholiques d’être modérés ? Non !

Macron est donc entré dans le vif des débats, et a commencé à décevoir non seulement par la timidité de ses propositions, mais par leur conformisme bobo. Alors qu’il touche largement à un électorat orléaniste de gauche, attaché à la modération religieuse, sa sortie sur la « laïcité revancharde » et sur l’intensité religieuse risque de lui coûter cher (surtout auprès des catholiques appelés depuis des décennies à la modération).
L’orléanisme français à bout de souffle ?
La plausible faillite de l’opération médiatique Macron risque de soulever quand même quelques questions de fond sur la capacité de l’orléanisme français à se réinventer. Consumé comme un fétu de paille, Macron ne laissera derrière lui qu’Alain Juppé, qui n’incarne pas la modernité à proprement parler, et apparaît même comme un spectre venu d’un autre siècle.

Cela signifie-t-il qu’à un tournant du régime frappé par une profonde crise nobiliaire, l’aristocratie française n’a plus les forces internes pour se renouveler et pour affronter l’avenir ? Probablement, oui.

Source contrepoints.org
Photo Emmanuel Macron By: OFFICIAL LEWEB PHOTOS – CC BY 2.0
Par Éric Verhaeghe


Éric Verhaeghe est président de Triapalio. Ancien élève de l'ENA, il est diplômé en philosophie et en histoire. Écrivain, il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Il anime le site "Jusqu'ici tout va bien" http://www.eric-verhaeghe.fr/