mercredi 23 septembre 2020

Billets-Les plus beaux villages d'Italie

 

Les plus beaux villages d'Italie

De la Toscane aux Cinque Terre, les plus beaux villages en hauteur d'Italie


Du cœur de la Toscane à l'Italie centrale en passant par les Cinq Terre, on sillonne l'Italie avec ces merveilleux villages en hauteur. Un voyage dolce vita qui sent délicieusement l'été.



© Getty Images

Civita di Bagnoregio

 

Cette merveilleuse citadelle, nichée au cœur de l'Italie, surplombe la vallée du Tibre non loin du lac de Bolsena. Malgré sa réputation très touristique, la cité ne compte que douze habitants à l'année... à voir absolument.

 


 

© Getty Images

Matera

 

Difficile d'imaginer que ce joyau de l'Italie était totalement délaissé il y a de ça cinquante années. Maisons-grottes, rues étroites, panorama à couper le souffle... cette ville de charme vient d'être classée à l'Unesco et élue capitale de la culture du pays en 2019.

 



© Getty Images

Manarola

 

C'est sur la côte du Liguere, juste après Corniglia, que se détachent les couleurs de cet hameau qui respire les vacances. Point d'honneur aux Cinq Terres, Manarola est aussi le point de départ de la Via dell'Amore ; sentier taillé dans la roche juste au-dessus de la mer. 

 



© Getty Images

Pitigliano 

 

En surplomb des gorges de la Lente, ce village toscan est marqué par son passé impressionant avec ses ruelles, ses ruines et ses maisons atypiques. En bonus ? Ses vins issus de ses caves naturelles.

 


© Getty Images

Positano

 

Tout nous enchante dans ce village à même une falaise de la côte amalfitaine. De ses couleurs vives à ses plages de galets en passant par ses ruelles escarpées, le tout bordé de boutiques et de cafés, Positano a tout du séjour de rêve à l'italienne.

 

Source : <https://www.admagazine.fr/lifestyle/le-carnet-adresses-de/diaporama/les-plus-beaux-villages-en-hauteur-ditalie/58424>

 

Par Ambre Clément

mardi 22 septembre 2020

Recettes de Saison Automne-Liqueur de mûres

 


Liqueur de mûres

Préparation : 10 mn

Macération : 1 mois

Conservation : 12 mois

Pour 1,5 litre

1 kg de mûres

250 g de framboises

500 g de sucre en poudre

1 litre d’eau-de-vie blanche à 40°

1. Passez les mûres et les framboises au moulin à légumes, grille fine, puis filtrez le jus obtenu. Vous pouvez aussi passer directement les fruits à la centrifugeuse. Pesez le jus obtenu. Comptez 350 g de sucre pour ½ litre de liquide.

2. Versez le jus des fruits dans un bocal préalablement ébouillanté et séché. Ajoutez le sucre. Mélangez afin de commencer à faire fondre ce dernier, puis versez l’eau-de-vie. Fermez hermétiquement

3. Laissez macérer pendant environ 1 mois à température ambiante en secouant le bocal à plusieurs reprises afin que le sucre termine de fondre.

4. Quand le sucre est parfaitement dissous, mettez en bouteilles. Bouchez et conservez au frais à l’abri de la lumière jusqu’au moment de consommer.



Dessins de presse

 


Dessins de presse

lundi 21 septembre 2020

Dessins de presse

 


Dessins de presse

Recettes Gratins-Gratin abricots et amandes


Gratin abricots et amandes

Préparation : 10 mn
Cuisson : 20 mn
Pour 4 personnes
8 gros abricots
3 œufs
20 cl de crème fraîche
75 g de sucre en poudre
100 g d’amandes en poudre
40 g d’amandes effilées
10 g de beurre pour le moule
1. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
2. Beurrez un plat à four ou 4 plats à gratin individuels. Rangez les 16 oreillons d’abricots bien serrés dans le plat.
3. Cassez les œufs dans un petit saladier et battez-les en omelette. Ajoutez la crème fraîche, le sucre en poudre, puis les amandes en poudre en fouettant jusqu’à ce que l’ensemble soit bien lisse.
4. Versez ce mélange sur les abricots. Enfournez et faites cuire environ 20 minutes. Sortez du four, parsemez d’amandes effilées sur toute la surface. Servez tiède ou froid.

Variante

Hors saison, vous pouvez préparer ce gratin avec des abricots en conserve.


Recettes Gratins-Croûte savoyarde



Croûte savoyarde

Préparation :
10 mn
Cuisson :
25 mn

Pour 2 personnes 

2 tranches épaisses et larges de pain de campagne de la veille
2 œufs

25 cl de lait

2 gros champignons de Paris
2 petites tomates

30 g de beurre

2 cuillerées à soupe d’huile de tournesol

150 g de fromage râpé (emmenthal, beaufort, tomme ou vacherin)

Sel et poivre du moulin 

1. Battez les œufs avec le lait dans une large assiette creuse, salez et poivrez. Faites-y tremper les tranches de pain.
2. Nettoyez les champignons de Paris et émincez-les. Coupez les tomates en quartiers.
3. Chauffez le beurre et faites-y rissoler les champignons et les tomates pendant 5 à 7 minutes.
4. Préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7).
5. Huilez 2 plats individuels suffisamment grands pour contenir une grosse tranche de pain. Déposez dans chaque plat la moitié de la préparation aux champignons, puis le quart du fromage râpé.
6. Disposez par-dessus le pain légèrement égoutté. Terminez par le reste de fromage et un bon tour de moulin à poivre.
7. Faites gratinez au four pendant 15 à 20 minutes.


En-cas reconstituant et idéal par grands froids, cette croûte se décline sous différentes formes et chaque village, voire chaque famille, a sa propre recette. En voici une qui devrait satisfaire tous les amateurs !


Variante Vous pouvez aussi garnir chaque croûte d’un œuf au plat, au sortir du four. Servez aussitôt avec une salade verte bien moutardée, des cornichons, du jambon du pays ou de la viande des Grisons.




Recettes Gratins-Crumble de brocoli au boursin

Crumble de brocoli au boursin

Préparation :
10 mn
Cuisson : 30 mn

Pour 5 personnes 

1 kg de brocolis
1 Boursin à l’ail

¼ de camembert

10 cl de crème fraîche liquide

50 g de farine
30 g de beurre + 1 noix

30 g d’amandes mondées

Sel et poivre du moulin 

1. Lavez les brocolis et éliminez les parties abîmées. Coupez le pied et séparez le chou en petits bouquets. Faites cuire ces derniers pendant 10 minutes dans une grande quantité d’eau bouillante salée : ils doivent être al dente. Égouttez. Salez modérément, car le Boursin et le camembert sont des fromages salés. Poivrez.
2. Préchauffez le four à 190 °C (th. 6-7) et beurrez un plat à gratin. Rangez les bouquets de brocoli dans le plat.
3. Mélangez les deux fromages à la crème fraîche liquide et versez le tout sur les légumes.
4. Mixez grossièrement la farine, le beurre et les amandes mondées. Parsemez-en les brocolis et mettez au four pour 15 à 20 minutes de cuisson.


Les diverses variétés de courges sont disponibles sur les marchés entre septembre et mars, avec un pic de production en automne. Elles se consomment nécessairement cuites, en soupe ou en purée. Leur chair très sucrée est utilisée dans les plats salés et entre dans la composition de nombreux desserts.


Variantes 

Vous pouvez préparer ce gratin avec du chou-fleur, des courgettes, des poireaux…



Recettes Gratins-Gratin dauphinois de courge


Gratin dauphinois de courge

Préparation :
20 mn
Cuisson :
30 mn

Pour 6 personnes 

800 g de courge épluchée
2 gousses d’ail
80 g de beurre
150 g de gruyère râpé

2 œufs

25 cl de crème fleurette

25 cl de lait

Noix de muscade moulue

Sel et poivre du moulin 

1. Épluchez et lavez la courge, puis coupez-la en petites tranches fines. Faites blanchir ces dernières à l’eau bouillante salée pendant 3 minutes.
2. Égouttez les tranches et étalez-les sur un torchon. Pressez-les légèrement pour éliminer l’excédent d’eau ; réservez.
3. Préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7).
4. Épluchez les gousses d’ail, puis écrasez-les et parsemez-en un plat à gratin préalablement beurré. Disposez une première couche de courge, saupoudrez de gruyère râpé avant de saler, poivrer et ajouter de la muscade. Répétez cette opération trois fois, en finissant par une couche de courge.
5. Battez légèrement les œufs avec la crème, le lait, du sel et du poivre. Versez ce mélange sur le gratin, parsemez de noisettes de beurre.
6. Glissez le plat au milieu du four pour 20 minutes, puis baissez la température à 180 °C (th. 6) et poursuivez la cuisson durant 10 minutes.


Les diverses variétés de courges sont disponibles sur les marchés entre septembre et mars, avec un pic de production en automne. Elles se consomment nécessairement cuites, en soupe ou en purée. Leur chair très sucrée est utilisée dans les plats salés et entre dans la composition de nombreux desserts.


Variante 

Vous pouvez préparer de la même façon un gratin dauphinois mi-pomme de terre, mi-courge.



dimanche 20 septembre 2020

samedi 19 septembre 2020

vendredi 18 septembre 2020

Billets-Céder le patrimoine des administrations...


Céder le patrimoine des administrations pour rembourser la dette publique

La soutenabilité fiscale de la dette publique dépend de la capacité des administrations à économiser de l’argent, c’est-à-dire à générer des excédents budgétaires. Dans un pays qui nomme « austérité » ce qui fut jadis qualifié de « cagnotte » – un déficit inférieur ou égal à la norme des 3% du PIB héritée du traité de Maastricht – on mesure combien pareil effort semble hors de portée.
Il est cependant un trésor caché – car on en parle peu – qui « gage » la dette publique : l’État, les collectivités locales et les administrations de sécurité sociale, possèdent à elles trois un patrimoine évalué à plus de 2 500 milliards d’euros (2 538 milliards fin 2010), soit environ 125% de leur passif financier!
De quoi s’agit-il ? La LOLF – Loi organique relative aux lois de finances – du 1er août 2001 engage l’État français dans un processus de modernisation budgétaire et fiscale qui, depuis 2006, débouche sur l’élaboration d’une sorte de bilan comptable consolidé des administrations publiques : le compte de patrimoine. Ce dernier, réalisé par l’INSEE, est conforme à une normalisation inspirée de la comptabilité privée : il ne recense que les actifs dont l’administration est propriétaire et qui sont susceptibles de donner lieu à transaction ; en outre, l’estimation comptable de ces actifs est aussi proche que possible de leur valeur « de marché ». Le compte de patrimoine inventorie donc ce que les collectivités publiques possèdent et qu’elles pourraient vendre à un prix relativement proche de l’évaluation comptable. Cela exclut les monuments historiques incessibles ainsi que le domaine public naturel ne donnant pas lieu à droits de propriété (rivières, littoral, etc.).
En 2010, les administrations publiques font état de 1 654 et 884 milliards d’euros d’actifs respectivement non financiers et financiers. En gros, le patrimoine de nos administrations se compose de logements, d’ouvrages de génie civil (routes, ports, aéroports, etc.), de terrains (bâtis ou non) et de titres financiers. Le patrimoine immobilier de l’État (et des « organismes divers d’administration centrale ») s’élèverait par exemple à une centaine de milliards d’euros, son portefeuille de participations avoisinant la même somme.
Les collectivités locales possèderaient, quant à elles, un cinquième environ du patrimoine immobilier français.
Tout cela est de prime abord rassurant. L’État s’est d’ailleurs doté d’organismes chargés d’optimiser la gestion de son patrimoine immobilier (France domaines), immatériel (Agence du patrimoine immatériel de l’État) et financier (Agence des participations de l’État). Pour l’heure, cependant, les cessions immobilières rapportent peu (environ un demi-milliard d’euros par an) et comme de juste, leur produit n’est que marginalement affecté au désendettement.
Quant au produit des cessions de participations (privatisations), il est destiné au financement de l’investissement public.


Supposons toutefois que le désendettement devienne une priorité absolue de politique publique. La cession d’actifs pourrait-elle alors venir au secours du portefeuille du contribuable ? Quatre réserves inclinent ici au pessimisme :
  1. La situation financière des collectivités publiques est contrastée : l’État détient relativement peu d’actifs tandis qu’il porte l’essentiel de la dette. Les collectivités locales sont naturellement dans une situation symétrique. Cette inadéquation entre actifs et passifs publics est institutionnellement problématique. On voit mal les collectivités accepter de céder leur patrimoine afin d’en affecter le produit au désendettement de l’État.

  1. On ne vend pas des actifs en urgence, à moins d’être en situation de faillite. Les actifs liquides des administrations – ceux qu’il est théoriquement loisible de « réaliser » rapidement et à bon prix (essentiellement des créances sur le secteur privé ou les non résidents) – s’élèvent à environ 159 milliards d’euros fin 2012, ce qui permet à l’INSEE d’évaluer la dette nette des administrations publiques à 1 675 milliards.
S’il s’agit d’une somme rondelette, il serait concrètement difficile de la mobiliser rapidement ; y parviendrait-on qu’en outre, cela n’épuiserait pas le problème. Prétendre apurer le passif des administrations au moyen de cessions d’actifs prendrait nécessairement du temps et ne serait fiscalement efficace qu’à condition de stabiliser le niveau de la dette publique, donc de parvenir à l’équilibre budgétaire sur longue période. Cela impliquerait que ces cessions d’actifs soient menées dans le cadre d’une politique de rationalisation des missions de l’État conduisant à une réduction durable de la dépense publique. Las, il est douteux que de telles réformes structurelles résistent aux réquisits du cycle électoral.


  1. L’évaluation comptable des actifs publics est hautement problématique. Les règles comptables en vigueur veulent qu’ils soient évalués à leur « valeur vénale » théorique, soit le prix qu’il serait raisonnable d’en attendre si on décidait de les vendre à l’instant. Quand cette évaluation est trop conjecturale (faute de marché de référence, en particulier), on recourt alors à une non moins hypothétique « valeur de remplacement au coût amorti » (au lieu de correspondre à un prix de cession probable, la valeur comptable de l’actif est alors constituée d’un coût supposé d’achat à l’état neuf, dont on déduit des amortissements correspondant à l’usure du bien). Mais combien valent, au juste, un phare, une route, une digue ou un spectre hertzien (car l’État possède aussi des actifs « incorporels ») ?
Ce problème d’évaluation est déjà conséquent quand il s’agit d’apprécier le patrimoine des entreprises privées ; toutefois, l’actif d’une entreprise a au moins le mérite de valoir ce qu’il permet de rapporter (ainsi, on peut évaluer une usine en fonction du chiffre d’affaires qu’elle permettra de générer). Et l’argent que gagne une entreprise (ses « produits » comptables) vient presque exclusivement de l’exploitation de ses actifs. Tel n’est pas le cas d’une collectivité publique : les revenus de la production et du patrimoine des administrations représentent à peine 10% de leurs recettes totales, lesquelles sont principalement constituées de prélèvements obligatoires.
Rien d’étonnant à cela : les actifs publics ne sont pas censés rapporter d’argent mais contribuer aux missions de service public ; il est donc difficile de leur attribuer une valeur vénale. C’est toute la limite d’une application des normes de comptabilité privée à l’évaluation des actifs d’une organisation publique.


  1. L’État n’est pas un vendeur comme les autres : il dispose d’une prérogative redoutée des acquéreurs. Il peut en effet toucher l’argent du beurre (le prix de cession) tout en prescrivant la manière dont le beurre doit être consommé. Il lui suffit de grever l’usage des actifs cédés de restrictions susceptibles d’en altérer la profitabilité (au vrai, ce pouvoir réglementaire peut aussi constituer un frein à l’investissement purement privé).
Il est donc périlleux de mettre la valeur supposée des actifs publics en face du montant de la dette des administrations, pour tenter d’en minimiser l’importance.
Il n’est cependant pas interdit d’espérer qu’un plan ambitieux de cession/rationalisation des actifs publics aille de pair avec une privatisation progressive de certains services d’éducation, de santé ou d’assurance en particulier (quitte, d’ailleurs, à ce que certains services non régaliens soient plus nettement qu’aujourd’hui délégués aux collectivités locales). Il en résulterait un assainissement durable de nos finances publiques, garant de l’intégrité patrimoniale du contribuable.
À défaut d’une véritable stratégie de désendettement au long cours, une autre option consisterait à répudier purement et simplement la dette publique ; certains économistes le recommandent d’ailleurs sans ambages.

Entre cette dernière option – la spoliation du créancier – et le prélèvement forcé d’un sixième du patrimoine des Français (Taxe Delpla), le lecteur pourra toujours faire son choix. Car même si le pire n’est jamais certain, les propositions radicales ont au moins valeur de sonnette d’alarme. Et le péril fiscal que constitue la dette publique est suffisamment grave pour qu’on ne se prive pas de la tirer.


Source Institut économique Molinari (par Erwan Queinnec)

Billets-Talons aiguilles et désirs secrets


Talons aiguilles et désirs secrets

Les talons aiguilles modifient la démarche des femmes en « l’hyperféminisant ». Les hommes sont instantanément attirés.

Pourquoi associe-t-on les talons aiguilles à la séduction ? Depuis des décennies, les scientifiques cherchent la réponse, et il faut bien dire qu’on finissait par désespérer de trouver la solution. Toutefois, à l’Université de Portsmouth en Angleterre, des psychologues ont décidé de prendre le taureau par les cornes. Pour cela, ils ont fait marcher des femmes portant deux sortes de chaussures : plates, ou à talons hauts. Ils leur avaient fixé en divers endroits du corps des petites lampes lumineuses, de façon à capter les caractéristiques du mouvement dans le noir, en les filmant. Cette technique, si l’on place les voyants sur les articulations des poignets, des genoux, des chevilles, du bassin, du cou, des épaules, permet de faire immédiatement la différence, rien qu’en apercevant les mouvements des points lumineux sur une bande vidéo, entre une démarche d’homme et une démarche de femme.

Les chercheurs ont constaté que les femmes portant des talons hauts avaient une démarche qui se distinguait par une rotation des hanches plus importante en profondeur, et un basculement latéral plus prononcé. Elles ont aussi une foulée plus courte. Or, quand on compare les mouvements caractéristiques de la marche des hommes et des femmes au moyen de cette technique des points lumineux, on constate que, plus une démarche est féminine, plus la rotation et la bascule des hanches est importante, et plus la foulée est courte. A l’inverse, les démarches masculines sont caractérisées par une rotation et une bascule faible des hanches, une forte rotation des épaules et une foulée plus longue.

La découverte des chercheurs anglais a donc été de montrer que les talons aiguilles féminisent la démarche. Ces atours déplacent les caractéristiques du mouvement corporel vers un pôle hyperféminisé de la marche, par opposition au pôle masculin. Dans leur étude, les hommes se disaient plus attirés par cette démarche avec talons que sans, alors qu’ils ne faisaient que voir le mouvement des points lumineux portés par les articulations des marcheuses, et ne pouvaient donc absolument pas savoir s'il y avait ou non talons aiguilles. L’article désigne les talons aiguilles comme des « stimuli supranormaux », façon de dire qu’ils étirent le spectre de la féminité au-delà de ses limites naturelles. On connaît d’autres exemples de ce principe : le corset, les faux cils, le rouge à lèvres. Comme disait Baudelaire, le beau est artificiel.


Source cerveauetpsycho.fr

Billets-Les femmes et leurs talons, une relation équivoque

Les femmes et leurs talons, une relation équivoque


Les talons sont aujourd’hui un incontournable dans le code vestimentaire féminin. Pourtant, les podologues les disent dangereux pour les pieds et la colonne vertébrale, et une récente étude menée par des chercheurs de l’université de Northumbria (Royaume-Uni) affirme que les hommes sont, pour la plupart, incapables de se souvenir si une femme qui passe devant eux portait des talons ou pas ; ils ne remarqueraient que l’allure générale… Penchons-nous donc sur la relation d’amour-désamour qui unit les femmes et leurs chaussures à talons.


Le talon comme danger médical : Les effets négatifs des talons sur la santé ne sont plus à démontrer. Outre les douleurs aux pieds (ampoules, cors, callosités, etc), les talons peuvent aussi provoquer une déformation de la colonne vertébrale, une arthrose du genou, des maux de tête (à cause de vaisseaux sanguins compressés dans la jambe ralentissant la circulation du sang).



Le talon comme assujettissement de la femme : Simone de Beauvoir dénonçait les talons comme instrument de soumission de la femme à l’homme : « Les coutumes, les modes, se sont souvent appliquées à couper le corps féminin de sa transcendance : la Chinoise aux pieds bandés peut à peine marcher, les griffes vernies de la star d’Hollywood la privent de ses mains, les hauts talons, les corsets, les paniers, les vertugadins, les crinolines étaient destinés moins à accentuer la cambrure du corps féminin qu’à en augmenter l’impotence. ». Les féministes pensaient en effet qu’en empêchant la femme de faire certains actes confortablement et de marcher aussi vite que les hommes, les talons la contraignaient à rester dans un rôle d’infériorité et de vulnérabilité. C’est encore l’avis des jeunes skateuses américaines, qui revendiquent une « féminité alternative » où les filles font tout en tant qu’égales des garçons (voir l’étude américaine Skater girlhood and emphasized feminity : « You can’t land an ollie properly in heels »).

   
Le talon comme fantasme : Dans la Rome Antique, c’était à la hauteur de leurs talons que l’on reconnaissait les prostituées. Même si les talons aiguilles sont rentrés dans les mœurs, ils ont toujours une forte connotation sexuelle : ces modèles, qui rendent la marche très difficile, ont pour but assumé d’émoustiller les hommes (photo : Madeleine Berkheimer pour Louboutin). Et ça marche, à tel point que le « fétichisme du pied » est devenu une pathologie courante selon les sexologues (voir analyse sur Psychonet.fr). Mais heureusement, la plupart des hommes qui fantasment sur les talons ne vont pas aussi loin – ils trouvent simplement extrêmement érotique le fait qu’une femme garde ses talons pendant l’amour, sans désirer aucune pratique sado-masochiste.





Le talon comme élément spectaculaire d’une tenue : Les chaussures à talons se déclinent aujourd’hui dans les modèles les plus loufoques. Mais, sans aller jusqu’à ces chaussures œuvres d’art, certaines femmes plébiscitent, dans des occasions festives, le port de talons qui se remarquent (hauteur, couleur). Les talons deviennent partie intégrante de la tenue, lui apportent la touche finale.


Le talon comme vecteur de fragilité : Le talon, surtout s’il dépasse une certaine hauteur, ne facilite pas les mouvements. Il oblige la femme à faire de plus petites enjambées, et la fait parfois tanguer avant de reprendre son équilibre. Ce contraste entre force (les talons font prendre de la hauteur et de l’assurance) et fragilité (la femme vacille) est indispensable pour comprendre le port des talons. Notons qu’il a atteint son paroxysme vers le 15e siècle, avec l’apparition des « chopines » turques, des chaussures à semelles de bois qui pouvaient mesurer jusqu’à 70 cm de hauteur, obligeant les femmes à avoir recours à l’aide d’un domestique pour se déplacer…

     
Le talon comme chaussure de sport : Incroyable… mais vrai. Sarenza, un célèbre site d’e-commerce consacré à la chaussure, organise chaque année depuis 2008 une course sur escarpins, dont la gagnante remporte des chaussures en vente sur le site. Une façon décalée de montrer que les talons ne sont pas si importables que ça…

   
Le talon comme allié de tous les jours : S’il est d’une hauteur raisonnable (moins de 7 cm), le talon peut sans mal être porté au quotidien. Il est alors l’allié de la silhouette, en allongeant la jambe, en rendant la démarche plus assurée avec un joli déhanché, et en obligeant à se tenir droite. Bref, il est un signe de glamour et de féminité – et c’est pour cette raison qu’il est aussi populaire dans les placards des femmes d’aujourd’hui.

Billets-Talons aiguilles, vertige des hauteurs



Talons aiguilles, vertige des hauteurs
 
Version extrême du talon haut, les talons aiguilles élèvent ou rabaissent selon les époques. Et tiennent une place ambiguë dans le placard des femmes.

La Seconde Guerre mondiale est finie et l'humeur est à la légèreté. Fini l'utile, vive le futile ! L'élégance est de retour. Christian Dior invente l'allure new-look - veste près du corps et jupe bouffante - et dans la foulée surgit le talon aiguille. C'est le chausseur Roger Vivier qui l'imagine, glissé sous des escarpins, pour les défilés haute couture de la maison en 1954. Conçu à partir d'un talon Louis XV effilé vers le bas, le talon aiguille “termine la silhouette d'un coup de crayon “, explique-t-il à l'époque. Succès immédiat. Les femmes troquent illico leurs lourdes plateformes compensées pour ces chaussures mille fois plus fines et féminines. Le magazine “Vogue US “ parle pour la première fois de stilettos. Attention : talon aiguille ne signifie pas encore hauteur vertigineuse. Tout comme l'humeur des femmes (paraît-il !), leur taille a varié dans l'histoire. En bois, ces talons nouveaux ne mesurent pas plus de 3 à 5 cm à leur apparition.

 Avril 1951, la mode de printemps

Priées par le gouvernement de réintégrer leurs foyers après la guerre malgré leurs prises de responsabilité multiples au travail et au foyer en l'absence des hommes, les femmes glissent leurs pieds dans ces souliers modernes... quand monsieur rentre à la maison. “Dans la journée, la plupart des femmes se promènent en pantoufles et vieux tablier, écrit l'Anglaise Caroline Cox dans “Talon aiguille“. Une fois la maison nettoyée, le miracle doit se produire, la femme ressurgit de sa chambre en Grace-Kelly, bas jarretelles, jupe serrée et talons hauts. Bobonne le jour, glam le soir ! Telle Betty, la femme de Don Draper, le héros macho de la géniale série télé “Mad Men “.
En adoptant les talons aiguilles, les femmes intériorisent leur rôle de déesse du foyer. Rabaissant ? Pas si simple. Car les talons aiguilles élèvent aussi celle qui les porte. “Ils constituent l'une des manifestations les plus claires du modernisme qui succède à l'austérité prévalant pendant la guerre“, explique Carolyn Cox. Surtout, ils libèrent symboliquement leurs détentrices de leur statut de femme au foyer. “Par sa forme d'une modernité agressive et son aspect peu pratique, le talon aiguille de la fin des années 1950 symbolise la résistance féminine à un rôle domestique prédéterminé“, poursuit Carolyn Cox. Du haut de leurs Stilettos, les desperate housewives reconquièrent du pouvoir : on ne fait pas le ménage en talons aiguilles ! Et ces centimètres gagnés leur permettent de regarder leur époux droit dans les yeux.

Des femmes en stiletto

Dans le sillage de Vivier, l'Italien Salvatore Ferragamo, qui chausse les stars d'Hollywood, retravaille ce soulier. Avec lui, le talon aiguille prend encore de la hauteur : des talons de 12 font leur apparition. Le progrès technique est passé par là : des talons avec une tige en métal dans une base en plastique remplacent les talons de bois. Des deux côtés de l'Atlantique, les actrices s'arrachent ces créations. Gina Lollobrigida et Ava Gardner en raffolent ; Marilyn Monroe aussi, qui déclare, spirituelle, que ces chaussures “ont tiré sa carrière vers le haut “ !

Miss Jukebox, 19 ans, en 1959

Du podium à la rue, les années de la contestation
Les stars faisant rêver, le talon aiguille finit par descendre dans la rue. Les adolescentes s'en emparent dans les années 1960. Elles inversent la proposition machiste et revendiquent le talon aiguille comme slogan rebelle au rôle assigné de bonne épouse. Mais tout lasse, tout passe. La fin des années 1960 sonne aussi le glas (provisoire) de ce talon vertigineux. Trop vu, trop répandu. Et trop connoté sexuellement pour les féministes qui pointent le bout de leur nez. Il faut dire que depuis sa création, la dimension fétichiste du talon aiguille s'est étoffée. Son côté arme de séduction massive aussi. Considéré comme un atout érotique pour séduire les hommes, ou garder son mari, il devient l'accessoire à abattre ; un symbole de la lutte des femmes contre la soumission au sexe dit fort. Le 4 juin 1970, les députés français votent la loi sur l'égalité familiale qui jette aux orties la notion de chef de famille. Advient la “personne de référence “. De cet échelon gravi vers un pouvoir qui leur était nié jusqu'alors, les féministes pures et dures prônent tenues masculines informes et godillots pour toutes. Le talon aiguille tombe de son piédestal et, comme le soutien-gorge, finit aux orties.


 A un congrès

Le pouvoir perché
“Il revient bon pied bon œil dans les années 1980, quand les femmes entrent dans le monde de l'entreprise, explique Frédéric Godart, auteur de “Sociologie de la mode“.
Les punks sont passés par là, qui revendiquent comme une rébellion le port de chaussures aux talons vertigineux dessinés, entre autres, par Vivienne Westwood, leur créatrice fétiche. “ Tailleur strict et attaché-case, les nouvelles wonder women balancent par-dessus bord, du bout de leurs escarpins, les arrêtés féministes et assoient, en partie, leur récent pouvoir sur leurs talons aiguilles. Rassérénées dans leur rôle par la hauteur qu'ils leur apportent. Quitte à tomber, parfois, dans le stéréotype de la carriériste aux dents longues.

Les stillettos Cassadel portées par Penelope Cruz au dernier festival de Cannes

Le talon aiguille des années 2000 est plus subtil.

Plus complexe. Toujours synonyme de pouvoir, mais plus encore, peut-être, d'indépendance. Et de sens aigu de la mode. Car une nouvelle génération d'artisans faufile l'aiguille sous tous les talons : comme les escarpins, sandales, bottines et mules prennent des centimètres. Le Londonien Jimmy Choo ouvre la marche dès les années 1990. Il conçoit ses magnifiques et vertigineux souliers avec sa nièce Sandra Choi. Un détail pas si anecdotique : comme le souligne Carolyn Cox, “pour la première fois, ce type de création est l'œuvre d'une femme“. Qui tente, si possible, de faire rimer confort et élégance. L'Américain Manolo Blahnik lui emboîte le pas avec succès. Très vite, Carrie Bradshaw, l'héroïne délurée de la série télé “Sex and the City “, ne jure plus, pour arpenter Manhattan, que par ses escarpins haut perchés. Et devient emblématique d'une génération de citadines libérées, aussi à l'aise dans leurs baskets que sur leurs talons de 10. A la même époque, les stilettos à semelle rouge sang du Français Christian Louboutin deviennent aussi un signe distinctif de style.

Laetizia d'Espagne et Carla Bruni en Louboutin en 2009

L'ambivalence du talon
Aujourd'hui, le port du talon aiguille traduit une féminité à géométrie variable, oscillant entre autorité, élégance et indépendance. Même les femmes politiques s'y sont mises, c'est dire ! La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet fait toujours sensation quand elle perche sa silhouette menue sur des échasses. “Par des tenues sobres, la première génération de femmes en politique devait donner aux hommes des gages de savoir, de compétences et de sérieux, décode Stéphane Rozès, fondateur et directeur du bureau d'études Conseils Analyses et Perspectives. La deuxième génération s'est battue pour faire reconnaître ses attributs vestimentaires avec la volonté de mettre en avant sa différence et de la faire respecter.“

 Anne Lauvergeon 

Même évolution vers une réappropriation du féminin dans le monde de l'entreprise. La très sérieuse Anne Lauvergeon, ex-patronne d'Areva, n'est-elle pas adepte des talons vertigineux ? L'heure du “féminisme entrepreneurial“ a sonné. Notamment au sein du très sélect Women's Forum, forum international d'hommes et de femmes qui militent pour le renforcement de la place des femmes dans l'économie et la société. “Si les talons aiguilles disent de l'ambiguïté, ils sont surtout le marqueur de l'ambition des femmes qui refusent de passer par les signes des hommes pour fouler les territoires du pouvoir qui ne sont ni aux hommes, ni aux femmes, explique Mercedès Erra, fougueuse féministe et coprésidente d'Euro RSCG Worldwide. Il n'y a aucune raison pour que l'on perde les signes du féminin. Ca fait du bien de se surélever sur talons sans sur jouer la séduction. Le talon dit maîtrise de la séduction, justement. Il propose un autre regard sur le féminisme. “
Ce qui fait dire à Frédéric Godart que “le port des talons aiguilles augmente littéralement le pouvoir. A la verticale, pour une femme de taille moyenne, c'est le seul moyen de regarder les hommes dans les yeux, de les défier “. Aucune raison donc, de ne pas rester droites dans nos talons aiguilles.

 

Source Le Nouvel Observateur

Billets-Dur d’être une femme de pouvoir…


Dur d’être une femme de pouvoir…

Quelques-unes des figures de proue de l'élite féminine viennent de subir des revers cuisants. En des circonstances similaires, réserverait-on un tel sort à des hommes qui occuperaient les mêmes fonctions ?

En France, les femmes de pouvoir viennent de vivre une semaine difficile. La première directrice du journal Le Monde a été contrainte à la démission. La directrice du musée Picasso a été révoquée. Quant à Ségolène Royal, 60 ans, ministre de l'Environnement et ancienne candidate à la présidence, elle a dû rétropédaler après avoir jugé ses collègues du ministère sexistes et arrogants. Sans oublier la dirigeante la plus brillante de France, Anne Lauvergeon, 54 ans, surnommée "Atomic Anne", ancienne PDG d'Areva, éreintée par la Cour des comptes pour sa gestion du géant français du nucléaire.

  • Les femmes dirigeantes sont-elles victimes de sexisme ?
Faut-il y voir une simple coïncidence ? Ou s'en prend-on à elles parce qu'elles sont des femmes ? Dans le cas de la directrice du Monde, Natalie Nougayrède, 47 ans, et de celle du musée Picasso, Anne Baldassari, 59 ans, on a entendu les mêmes sempiternelles critiques : "Chefaillon autoritaire avec qui il est impossible de travailler, incapable de déléguer..."

Les femmes commencent seulement à accéder aux hauts postes dans la société française. Les pionnières semblent payer le prix habituel de ceux qui sont les premiers à prendre une citadelle âprement défendue. Florence Montreynaud, militante féministe et écrivain très en vue, a expliqué à The Independent : "Ces événements n'ont rien d'une coïncidence. Ils sont révélateurs de ce qu'est la France. Il est encore très difficile pour une femme de se faire accepter à un poste de pouvoir dans ce pays”, reprend-elle. “Ce n'est peut-être pas toujours facile pour les femmes ailleurs dans le monde, mais c'est très, très difficile en France : ici, si un homme a une forte personnalité, les gens disent : ‘Il sait ce qu'il veut.' Si une femme a une forte personnalité, ils disent : ‘Elle est compliquée, on ne peut pas travailler avec elle'”, poursuit-elle.

  • Du sexisme en politique
Une femme politique socialiste qui tient à garder l'anonymat explique que les comportements machistes restent la règle dans le monde politique français, même à gauche. "Si un homme se trompe, il est un mauvais politique ou un mauvais dirigeant d'entreprise. Si une femme se trompe, c'est elle l'erreur. Elle n'aurait jamais dû être nommée à ce poste", explique-t-elle.

"Je pense que pour une part le problème est lié au fait – et cela pourrait expliquer la mauvaise presse de Royal et sa faible cote dans les sondages – que ces préjugés poussent parfois les femmes à réagir de façon excessive et les rendent hypersensibles", note-t-elle. Et d'ajouter : "Elles survivent tant bien que mal dans un monde d'hommes, si bien qu'elles ne peuvent pas déployer les qualités plus douces, plus consensuelles, que les femmes pourraient apporter à l'entreprise et au milieu politique."

  • Des hommes comme les autres ?
Une journaliste du Monde est d'un tout autre avis. "Natalie Nougayrède a été désignée à la tête du journal par la société des rédacteurs, parce qu'on avait le sentiment qu'il était temps de donner sa chance à une femme", commente-t-elle. “Elle a échoué parce qu'elle n'a pas su rallier les journalistes. (...) Y avait-il des résistances dues au fait qu'elle était une femme ? Non. Elle n'était juste pas faite pour ce travail."

Florence Montreynaud, fondatrice de l'association féministe Les Chiennes de garde, estime qu'en un sens ces pertes dans l'"état-major" féminin sont un bon signe. "Si les femmes à de hauts postes sont jugées comme les hommes, rien à redire”, fait-elle valoir. “Et que quelqu'un comme Anne Lauvergeon doive rendre des comptes sur sa gestion financière, c'est normal. Cela s'inscrit dans la logique de ce que nous revendiquons depuis quarante  ans – le fait que les femmes soient ‘des hommes comme les autres’”, souligne-t-elle.

Cela étant dit, Florence Montreynaud estime que la France, plus que d'autres pays, a du mal à accepter l'idée de "femmes puissantes". "Vous avez remarqué qu'en France les femmes d'influence sont appelées par leur prénom ?" observe-t-elle.

  • La France a du mal à accepter les femmes puissantes
"C'est toujours Ségolène, et non Mme Royal. "Atomic Anne" et non Mme Lauvergeon. Dans toute une page d'articles du Monde sur son départ, Mme Nougayrède était systématiquement appelée Natalie. Je trouve ça détestable. C'est une manière de diminuer les gens, de les infantiliser. Ce qui est très difficile en France pour une femme, c'est à la fois d'avoir du pouvoir et de rester féminine.
Elles doivent s'habiller comme des hommes, porter des tailleurs sévères, avoir les cheveux courts si elles veulent commencer à se faire accepter”, analyse-t-elle.

"Christine Lagarde (ancienne ministre des Finances, aujourd'hui à la tête du FMI) en est un bon exemple. Et n'y voyez pas une critique de ma part de Mme Lagarde. Pas du tout", conclut-elle. Le président François Hollande a tenu à ce que la moitié de ses ministres soient des femmes. Ce qui a tendance à pousser plutôt les hommes politiques machos de la droite française à se lâcher. Quand Cécile Duflot, l'ancienne ministre du Logement, est apparue à l'Assemblée nationale vêtue d'une robe d'été [à fleurs] bleu et blanc, tout à fait décente, elle a été sifflée et huée. Une autre ministre, toujours à l'Assemblée, a été interrompue par un député qui faisait la poule et gloussait. Cette femme politique, une socialiste, a déclaré : "C'est difficile pour certains hommes français. Mais le monde change, que cela leur plaise ou non".


Dessin de Balaban AFP
Source Courrier International