mercredi 31 juillet 2019

Infos santé : Sport et Santé-Claquage du mollet



Claquage du mollet

Vous souffrez d’un claquage du mollet. Votre médecin a fait le diagnostic. Découvrez l’intérêt de l’auto-rééducation pour compléter vos séances de kinésithérapie.

Avec la collaboration de Cédric DUPUIS, kinésithérapeute du sport.

Bien qu’une récupération rapide vous tienne à cœur, vous n’avez peut-être pas le temps d’allez chez votre kinésithérapeute trois à quatre fois par semaine. Il est possible de limiter la fréquence des séances en réalisant de l’auto-rééducation à domicile.  Ce programme vous aide à retrouver un bon fonctionnement musculaire. Ainsi, en 6 à 8 semaines, votre mollet retrouve la force, la souplesse et l’élasticité pour courir, accélérer, sauter et même monter au filet !

  • Adopté le GREC ! Glace, repos, élévation, compression.
Glace
Si votre mollet est gonflé, glacez le au moins 3 fois 20 minutes par jour.  N’oubliez pas de protégez votre peau avec un linge, typiquement une serviette éponge.  Le froid ferme les vaisseaux et réduit les saignements.

Repos
Réduisez vos activités pour éviter d’avoir mal. Afin de détendre  le mollet, portez des chaussures à talons. Les femmes sont avantagées ! Les hommes peuvent choisir des «joggings» et même y ajouter des talonnettes. En cas de douleurs très intense à la marche, vous pouvez, pendant quelques jours, vous déplacer en «appui protégé».  Vous posez le talon et vos deux cannes anglaises simultanément.  Vous déroulez le pas puis vous poussez à la fois avec les béquilles et le pied.  L’immobilisation et l’absence d’appui sont contre-indiquées. Votre hématome pourrait former une croûte qui provoquerait des adhérences musculaires anarchiques sources de raideur, de douleur et de récidive. Sans compter que la stagnation du sang pourrait être à l’origine d’un caillot dans une veine, la fameuse phlébite !

Elévation
La rééducation ressemble à la plomberie ! Pour favoriser le drainage de l’hématome, mettez dès que possible votre cheville plus haute que votre hanche. La nuit, placez des livres sous les pieds de votre lit. Cette méthode est plus efficace que les oreillers sous le talon car la grosse veine située en avant du bassin ne fait pas de pli, elle ne perturbe le retour du sang.

Compression
Comprimez avec une bande circulaire la zone gonflée limite l’expansion de l’hématome. Néanmoins, il est plus efficace et moins dangereux pour la circulation d’enfiler des chaussettes de contention ou de « récupération ». Les premières exercent une pression décroissante de la cheville jusqu’à l’arrière du genou, les secondes du bas vers le haut du mollet. Toutes deux  favorisent le drainage de l’hématome. Attention, ces chaussettes ne sont utiles qu’en position debout car les veines sont dilatées par le poids du sang. Il faut les enlever la nuit pour ne pas écraser les petits vaisseaux sanguins.

  • Contractez, étirez votre muscle !
Le travail progressif du muscle est indispensable pour obtenir une belle cicatrice. Dans un premier temps, de simples contractions, pied dans le vide, créent des variations de pression qui contribuent au drainage de l’hématome. Plus tard, un travail contre résistance et des étirements doux sont les bienvenus. Conformément aux exercices proposés, il faut petit à petit augmenter la charge, l’amplitude et la vitesse du mouvement. Ces mises en tensions éveillent les jeunes cellules musculaires situées en périphérie du tissu lésé. Elles contribuent à la production de fibres élastiques au sein des nouvelles enveloppes du muscle.

Une sollicitation dosée et progressive contribue à la formation d’un tissu musculaire de qualité.

En l’absence de stimulation, peu de muscle se reconstitue, la cicatrice n’est que la croute et la fibrose provenant de l’hématome.  Elle colle et fait mal lors de la reprise d’activité. Rigide et cassante, elle est à l’origine de récidive. Attention néanmoins ! Si une activité croissante permet une adaptation et une «mécanisation» de la cicatrice, des mises en tension trop énergiques entretiennent la lésion. Allez-y peu à peu, aucun exercice ne doit être douloureux !

Dès les premiers jours
Exercice 1 : Couché sur le ventre, pied dans le vide, étendez puis ramenez la pointe du pied lentement. Profitez-en pour gagner en amplitude et mettre le mollet légèrement en tension. A l’inverse, réalisez également de petits mouvements plus rapides afin de stimuler le drainage de l’hématome.

 
Dessin Mathieu Pinet

Quelques jours plus tard, selon vos sensations
Exercice 2 : Assis, pied posés au sol. Montez et descendez lentement les talons. Dans cette position, genoux fléchis, les mollets sont peu tendus, on limite la mise en tension de la cicatrice. On travaille la force plus sereinement.

Dessin Mathieu Pinet

Pour accroitre les résistances, posez les mains ou un sac sur les cuisses. Vous pouvez aussi croiser les jambes et placez votre pied opposé sur le genou du côté blessé.
Pour chacun de ces exercices, faites 6 à 30 mouvements plusieurs fois par jour. Dès que vous y parvenez avec aisance augmentez la charge.

Exercice 3 : Allongez-vous sur le dos. Passez une écharpe sous votre pointe de pied. Tirez doucement et ramenez vos orteils vers votre visage, juste sous le seuil douloureux. Conservez la position 10 secondes puis réduisez la tension quelques instants. Renouvelez l’opération 2 à 5 fois. Effectuez cet enchaînement au moins 3 fois par jour.

 Dessin Mathieu Pinet

Dans les semaines qui suivent, selon vos sensations
Exercice 4 : Debout, en appui sur les 2 jambes, montez sur la pointe des pieds. Redescendez doucement. Commencez, en vous appuyant plus du coté sain. Au fil des jours, basculez votre poids de plus en plus du coté blessé. Deux à trois semaines plus tard, vous vous soulevez exclusivement avec le membre lésé. Vous pouvez passer aux exercices 5 et 6.

 Dessin Mathieu Pinet

Exercice 5 : Il s’agit d’un mouvement voisin de l’exercice 4 mais vos mains sont en appui sur un mur et vos talons en sont écartés. De fait, vous réalisez le geste sur une plus grande amplitude et la descente du talon s’associe à un étirement de votre mollet. Restez en position basse une dizaine de secondes puis remontez doucement. Pour progressez, appuyez vous de plus en plus sur le membre blessé et éloignez peu à peu vos pieds du mur.

Dessin Mathieu Pinet
 
Exercice 6 : Assis en bord de chaise, réalisez un mouvement «élastique».  Effectuez des montées de genoux. Décollez puis reposez vos pointes de pied. Travaillez l’amorti et la relance. Vous renouez en douceur avec la mécanique du saut.

Dessin Mathieu Pinet

  • Réentraînez votre muscle et gardez la forme !
Marchez : Abandonnez vos béquilles dès que possible. Réduisez petit à petit la hauteur de vos talons. Limez un peu chaque jour vos talonnettes en liège. Augmentez au fur et à mesure la durée et la vitesse de vos trajets. Dans les escaliers, commencez par monter pied à plat puis laissez progressivement votre talon dans le vide.

Pédalez. Sur vélo de salle, vous dosez très aisément votre effort. Votre poids repose sur la selle. Votre cheville bouge très peu, le mollet travaille de façon statique. L’absence de mise en tension permet d’entretenir l’endurance de vos muscles et de votre cœur. Rapidement, vous pouvez «écraser» le talon pour créer un peu en tension votre mollet. Plus tard, pédalez en danseuse pour mettre du poids sur vos pieds et retrouver un geste voisin de la course.

Nagez, faites de l’aquajogging. Dès que vous pouvez déambuler pied à plat, allez à la piscine. Nagez ! Le crawl ne tire pas sur le mollet. La brasse permet un mouvement drainant sans la contrainte du poids de corps. Au début, ne poussez pas lors du demi-tour sur le mur. Attention à la crampe ! Ne forcez pas trop et prenez quelques gorgées de boisson de l’effort toutes les 10 minutes. Accroché à deux frites d’aquagym, courez sans appui dans l’eau. Plus tard, avec l’aide d’Archimède, sautillez dans l’eau. Réduisez peu à peu la profondeur pour accroître la charge.

Trottinez, courez, sautez. Un bon mois après le traumatisme, chaussez vos joggings. Pour quelques entraînements, remettez une petite talonnette … des deux côtés pour éviter les douleurs vertébrales. Echauffez-vous au moins dix minutes en marchant de plus en plus vite, ne vous étirez pas.  Continuez en alternant marche et trottinement. Augmentez peu à peu la durée et la vitesse de la course. Faites vos assouplissements en fin de séance. Après 6 semaines, débutez les accélérations progressives. Intégrez quelques déplacements latéraux plus toniques. A 2 mois environ, vous pouvez souvent courir, sprinter, sauter ! La compétition est possible ! Vous avez oublié votre mollet !

  • Un claquage du mollet, c’est quoi ?
Un claquage du mollet est une déchirure musculaire. Il porte également le nom de «tennis -Leg». C’est une blessure typique du tennisman quadragénaire, mal échauffé ou fatigué qui tente de récupérer un amorti ! En fait, elle survient aussi lors de la course, des accélérations et des sauts. Dans ces circonstances, le talon part vers le sol suivi du tendon d’Achille et des membranes musculaires. Les fibres se contractent vigoureusement et remontent. La zone de jonction se déchire ! Des vaisseaux sont déchiquetés et il se produit un saignement souvent à l’origine d’un volumineux hématome.

Lors de ce mouvement traumatique, le tendon d’Achille est lui aussi écartelé !  Il peut  rompre ! Attention, le traitement ne passe pas par une rééducation précoce et comporte souvent une intervention chirurgicale. Le diagnostic doit être précis !


Source SantéSportMag

Infos santé : Sport et Santé-Elongation, claquage et déchirure musculaires


Elongation, claquage et déchirure musculaires

La lésion « musculaire » est omniprésente chez le sportif. Les lésions intrinsèques, c’est-à-dire propres à la structure du muscle, représentent 30 % des lésions sportives. Les comprendre, les prévenir et les traiter deviennent une nécessité.

Par Nicolas FAURE, kinésithérapeute

Plusieurs classifications de lésions dites « musculaires » ont vu le jour avec l’utilisation des termes « élongation », « claquage » et « déchirure ». La définition des lésions « musculaires » a évolué en passant de l’atteinte pure de la fibre musculaire à un décollement de celle-ci, avec son tissu aponévrotique. Le tissu aponévrotique est une structure dense et fibreuse. Il permet d’organiser l’architecture du muscle, comme un tissu de soutien. Par comparaison avec une feuille d’arbre : les fibres musculaires seraient la partie verte de la feuille, et les nervures seraient les cloisons aponévrotiques où se rattachent les fibres. Ainsi on est passé de la lésion « musculaire » à la lésion musculo-aponévrotique (LMA).

  • Qu’ont permis les progrès en imagerie médicale ?
La conception du muscle en lui-même a évolué grâce aux avancées en échographie et en IRM. Dorénavant, les recherches s’intéressent à la fibre musculaire et aux structures conjonctives (cloisons aponévrotiques centrales ou périphériques) ainsi qu’au lien qui les unit : les protéines de liaison. Les protéines de liaison sont des molécules de taille importante qui constituent le point d’attache entre le muscle et l’aponévrose. À ce jour, les lésions se situent dans trois localisations : la lésion musculoaponévrotique centrale ou celle périphérique dans le cas où la fibre musculaire se détache de sa cloison centrale ou périphérique, et la lésion myotendineuse qui atteint la fibre et le tendon.

  • Quels sont les mécanismes responsables de la lésion musculoaponévrotique ?
Deux mécanismes dans la lésion musculoaponévrotique sont reconnus : l’overstretching et le travail excentrique. Le mouvement d’overstretching constitue un étirement maximal et rapide du muscle. Dans le cas d’une lésion, l’étirement dépasse les capacités d’allongement du muscle. On parle de capacité viscoélastique. Un muscle ne peut pas s’allonger au-delà de sa capacité, sinon il « casse ». Le point de rupture se situe au point d’intimité myoaponévrotique. Le travail excentrique est un mouvement de freinage dans lequel une contraction est effectuée en même temps qu’un étirement progressif. Ce geste vient déclencher un cycle de destruction/construction des protéines de liaison. Prenons l’exemple de la lésion des ischio-jambiers chez le sprinteur : le mécanisme lésionnel n’est pas l’étirement maximal des ischio-jambiers mais leur contraction musculaire intense en excentrique durant l’effort.


  • Que faire après une lésion myoaponévrotique ?
Durant les deux premiers jours, vous devez mettre en place le protocole RICE : repos, froid (Ice), compression, élévation. Le froid s’applique par l’intermédiaire d’un pack, d’une vessie de glace ou bien d’une poche de petits pois congelés. Entre la peau et le froid, n’oubliez pas d’interposer un linge pour ne pas vous brûler l’épiderme. Puis laissez agir 10-15 minutes ! Passé ce délai, la température locale ne diminue plus de manière significative. Vous pouvez enlever la glace. L’utilisation du froid est à renouveler plusieurs fois dans la journée. La cryothérapie gazeuse n’est pas recommandée dans le cas d’une lésion musculo-aponévrotique parce que l’hypothermie vient léser les cellules satellites ou « de MAURO », ces dernières étant à l’origine de la reconstruction de la fibre musculaire. Après une lésion musculo-aponévrotique, pensez aussi à comprimer la zone lésée à l’aide de bandes, afin de limiter l’étendue de l’inflammation. Ne pressez pas trop fort pour ne pas diminuer la vascularisation sur la zone lésée ! Sinon, vous risquez d’entraîner un retard de cicatrisation. Enfin, toute compression est à proscrire la nuit ! Le sommeil joue un rôle dans la cicatrisation musculaire. À l’heure actuelle, des études montrent l’intérêt de certaines hormones de croissance dans la multiplication des cellules « mères » des nouvelles fibres musculaires : les cellules satellites. Il se trouve que ces hormones circulent en plus grande quantité dans la phase de sommeil profond de 23h à 2h du matin et de 12h à 15 h. Ainsi, optimiser ce phénomène, consiste à se coucher avant minuit et à faire de courtes siestes la journée. Pour lutter contre la douleur, vous pouvez utiliser des antalgiques. En revanche, les anti-inflammatoires non stéroïdiens interviendraient de façon délétère dans la cicatrisation. Dans les heures suivant la lésion, un nettoyage des éléments nécrosés est assuré par des cellules inflammatoires nommées « macrophages ». La qualité de la cicatrisation musculaire est dépendante de la mise en jeu de cette réaction inflammatoire. Gardez en tête que vasculariser et mobiliser sont les éléments clés d’une bonne cicatrisation musculaire ! La première semaine, vous devrez irriguer abondamment la zone lésée par des massages, de l’électrothérapie (courant par capillarisation) et des contractions musculaires infra-douloureuses. La mobilisation précoce permet de favoriser la résorption de l’œdème, une prolifération de capillaires sanguins et une organisation parallèle des nouvelles fibres musculaires. Mobiliser précocement permet ainsi d’obtenir une cicatrice musculaire de bonne qualité ! Une mobilisation, passive dans un premier temps, évoluera vers un travail actif, avec la reprise du vélo le quatrième jour et de jogging aux alentours du dixième jour. Dès le troisième jour, vous ajouterez une mobilisation active en traction, par le travail excentrique. Ce dernier est un travail freinateur. Lors d’un shoot au football, les muscles ischio-jambiers, situés en arrière de la cuisse, viennent freiner l’extension du genou pour protéger l’articulation. Les ischio-jambiers permettent ainsi de fléchir le genou et d’emmener la hanche en extension. Des études affirment que le régime de contraction excentrique localisé autour de la lésion agit sur les protéines de liaison. En travaillant de cette manière, vous détruirez ces protéines de liaison afin de reconstruire ces mêmes molécules en qualité et quantité plus importantes. Vous  augmenterez ainsi la résistance des points d’attaches entre la fibre musculaire et l’aponévrose. L’autre argument en faveur du travail excentrique est le recul du point de rupture viscoélastique, c’est-à-dire que le muscle aura une capacité plus importante à supporter un étirement maximal. Le renforcement excentrique s’organisera dès le troisième jour avec une séance par jour pendant trois jours, pour ensuite passer à une séance tous les 2-3 jours. Sur une lésion myoaponévrotique, vous devrez être attentif au respect de la non-douleur pendant et après le travail excentrique. Les séances débuteront à vitesse lente avec des charges progressives, pour finir avec des charges plus lourdes à vitesse rapide. Actuellement, des études récentes sur le taux de blessure musculaire dans des clubs de football, montrent le bénéfice du travail excentrique en pré-saison. « Mieux vaut prévenir que guérir ! »

  • Le travail excentrique intervient à 3 niveaux sur la structure myoaponévrotique :
-Sur la fibre musculaire directement, en augmentant le nombre de sarcomères. Le sarcomère est le tissu contractile du muscle.
- Sur le tissu aponévrotique. Le travail excentrique vient augmenter la résistance à l’étirement de ce tissu.
- Sur la jonction myoaponévrotique. Cette jonction correspond aux protéines de liaison. Elles sont produites en quantité plus importante et de meilleure qualité, ce qui rend la jonction myoaponévrotique plus forte. Dû à ces trois actions, le travail excentrique peut provoquer l’apparition de douleurs musculaires d’apparition retardée. Elles sont présentes lorsque le travail excentrique est trop fort ou fait de manière trop prolongée. Les douleurs musculaires sont maximales au bout de 48h. La symptomatologie est décrite par une raideur des douleurs et une diminution de la force. Elles disparaissent spontanément après une semaine.



Source SantéSportMag

Infos santé : Sport et Santé-Quel sport pour votre enfant ?


Quel sport pour votre enfant ?

À la rentrée, vous vous posez cette éternelle question. Pour multiplier les bénéfices physiques, psychologiques et intellectuels, SantéSportMagazine vous aide à faire des choix.

Par le Docteur Stéphane CACASCUA, médecin du sport.

La maîtrise du poids est un paramètre clé de la santé de votre enfant. Le sport constitue une stratégie efficace mais insuffisante. De nombreuses études sociologiques, notamment celle menée par BURKE, montrent que la surcharge pondérale est corrélée aux heures passées devant la télévision et l’ordinateur. Elles sont associées à du grignotage mais surtout à un déficit d’activité physique tout au long de la journée. Si 2 à 3 entraînements par semaine contribuent à la dépense énergétique hebdomadaire, ils se révèlent moins efficace qu’un mode de vie dynamique. Alors, limitez les écrans, encouragez les trajets à pied, le roller, le skate, les jeux au square, les parties de ballon avec les copains. Bien sûr, complétez en l’inscrivant au sport. C’est aussi un excellent placement « santé » à long terme. WAREHAM met en évidence que le niveau d’activité physique pendant l’enfance est associé à un taux de graisse corporelle plus faible chez l’adulte. N’omettez pas un point crucial. Optimisez le contenu de l’assiette, des placards et du frigo ! Mettez-y autant de légumes que de féculents. Éliminez les chips, les sodas et les bonbons. Réservez-les à l’anniversaire entre copains ! À l’âge où le cerveau bénéficie de toutes les aptitudes pour apprendre, emmenez votre enfant à « l’école du goût ». Faites-lui découvrir toutes les saveurs et peaufinez sa perception de la satiété !

  • Du plaisir !
Lorsqu’une maman me demande : « Quel sport me conseillez-vous pour mon enfant ? », j’aime répondre « Celui qui lui plaît !‑». La joie de pratiquer se montre indispensable pour assurer un maximum d’assiduité et de continuité ! Cependant, il va sans dire que « le plaisir, ça s’apprend ; le plaisir, ça se découvre ». Beaucoup de garçons veulent faire du foot… Ils peuvent accéder au bonheur de bouger en faisant connaissance puis en se formant à d’autres sports plus originaux ! Il faut les y inciter et insister… au moins cette année ! Vous changerez à la rentrée prochaine si la mayonnaise n’a pas pris ! De toute façon, ces acquis psychomoteurs auront « musclé » le cerveau de votre enfant. Nous en reparlerons ! Les études associant bienêtre de l’enfant et pratique sportive sont très nombreuses. BROSNAHAN montre que cette sensation augmente avec le nombre d’heures hebdomadaires. Il met en évidence qu’une activité modérée réduit les conduites à risque et la prise de substances toxiques. En revanche, ces dernières s’accroissent en cas de pratiques compétitives et intensives, supérieures à 8 heures par semaine. Chez les jeunes sportifs de haut niveau impliqués dans une unique discipline, TOFLER et BUTTERBAUGH constatent une souffrance psychologique par excès de «pression» ainsi qu’une érosion de l’estime de soi en cas d’échecs répétés.

  • Du physique !
Tout particulièrement en période de croissance, le sport renforce et guide la formation de l’appareil locomoteur. Les contractions musculaires stabilisent et orientent le mouvement. Elles moulent les articulations. L’insuffisance d’activité dans l’enfance favorise le mauvais emboîtement de la rotule dans le fémur. La course et les sauts impactent les os qui, en réaction, augmentent leur densité en calcium. Ils sont plus solides. Les nageurs de haut niveau passent 4 heures par jour en apesanteur. Ils ont des os plus vulnérables que les sédentaires ! L’excès de microtraumatismes finit par fissurer l’os en croissance, on parle d’ « ostéochondrose ». Le jeune sportif souffre parfois du tibia, au point d’accrochage du gros muscle de la cuisse, le quadriceps. C’est la maladie d’OSGOOD-SCHLATTER, la plus célèbre des ostéochondroses. Voilà qui vous met en évidence qu’un juste équilibre s’impose et que l’hyperspécialisation précoce n’a aucun intérêt pour la santé de votre enfant… au contraire ! Le cœur de l’adulte profite aussi de l’activité physique pendant l’enfance. De façon indirecte, TELAMA met en évidence que le sport durant l’enfance augmente les chances de continuer à bouger à la maturité. De manière plus directe et selon le rapport de l’INSERM, certaines études montrent que les aptitudes physiques pendant l’enfance sont inversement corrélées à l’hypertension artérielle et à l’excès de cholestérol. Remarquez également que les habitudes sportives des parents favorisent la poursuite de l’exercice des enfants à l’âge adulte. Une bonne raison pour aller trottiner, pédaler ou nager avec eux !

  • Du cérébral !
Les sports techniques cultivent la mémoire, point d’appui de la réflexion et de l’intelligence. Dans les disciplines dites fermées, où les mouvements ne dépendent pas d’adversaires, il faut se souvenir parfaitement d’un geste ou d’un enchaînement compliqué. Dans les activités ouvertes, il faut analyser rapidement le comportement du concurrent et programmer au plus vite une réaction adaptée… Nous sommes très proches de la définition de l’intelligence. Quand le sport est collectif, la prise d’information devient encore plus complexe. La réponse motrice pertinente tient compte de la psychologie des individus et des groupes. Voilà qui nous rapproche de la notion de quotient émotionnel. Faire un peu de compétition enseigne la gestion du stress. Savoir se motiver sans perdre ses moyens, c’est le subtil compromis indispensable à la performance. Grâce à d’inévitables mauvais résultats, votre enfant apprend à relativiser puis à rebondir devant l’échec ! Tous ces processus mentaux sont transférables dans le cadre des apprentissages scolaires ou du développement intellectuel et personnel. La diversité des pratiques enrichit le patrimoine psychomoteur et offre à l’adulte la possibilité de choisir et de varier les sports. Il peut s’adapter au changement de mode de vie, aux opportunités ou aux blessures. Il peut plus aisément poursuivre l’exercice physique à l’âge où son impact préventif est maximum.


Source SantéSportMag

mardi 30 juillet 2019

Recettes de Saison Été-Mirabelles à l’eau-de-vie


Mirabelles à l’eau-de-vie

Préparation : 15 mn
Macération : 3 mois
Conservation : 12 mois
Pour 1 bocal de 1,5 litre
1 kg de mirabelles
1 bâton de cannelle
250 g de sucre en poudre
1 litre d’eau-de-vie blanche à 40°
1. Rincez, égouttez et séchez les mirabelles. Coupez les queues à moitié avec une paire de ciseaux. Mettez les fruits dans un bocal préalablement ébouillanté et séché. Ajoutez le bâton de cannelle. Versez le sucre puis l’eau-de-vie.
2. Fermez hermétiquement le bocal. Laissez macérer 24 heures à température ambiante. Secouez le bocal. Laissez reposer encore 24 heures. Remuez à nouveau.
3. Laissez ensuite macérer pendant 3 mois dans un endroit frais à l’abri de la lumière avant de consommer.

Recettes de Saison Été-Confiture de figues à la noisette


Confiture de figues à la noisette

Préparation : 20 mn
Macération : 1 h 30
Cuisson : 15 mn
Pour 1 pot de 375 g (ou plusieurs petits pots)
2 kg de figues
400 g de sucre cristal
50 g de noisettes en poudre
5 cuillerées à soupe de sirop de noisette
1. Coupez les figues en deux, prélevez leur pulpe à l’aide d’une cuillère et déposez-la dans un grand bol.
2. Ajoutez le sucre, le sirop et les noisettes en poudre. Mélangez et laissez macérer au frais pendant 1 h 30.
3. Versez la préparation dans un faitout et portez à ébullition.
4. Poursuivez ensuite la cuisson 10 minutes. Versez dans des petits pots, préalablement ébouillantés et séchés, et laissez refroidir. Conservez au frais.

Recettes de Saison Eté-Reines-Claudes à l’eau-de-vie


Reines-Claudes à l’eau-de-vie

Préparation : 20 mn
Macération : 2 mois
Conservation : 12 mois
Pour 1 kg
1 kg de prunes reines-claudes
1 litre d’eau-de-vie de fruits à 45°
250 g de sucre en morceaux
1. Choisissez des prunes bien mûres et parfaitement saines. Rincez et essuyez-les, puis piquez-les à trois endroits avec une grosse aiguille. Dans une bassine à confiture, portez 50 cl d’eau à ébullition avec le sucre. Laissez bouillir 2 minutes puis ajoutez les prunes.
2. Tournez la bassine dans un mouvement de va-et-vient afin que les prunes s’enrobent d’une pellicule de sirop.
3. A l’aide d’une écumoire, transvasez-les dans un large bocal préalablement ébouillanté et séché. Laissez refroidir puis recouvrez les prunes d’eau-de-vie. Bouchez.
4. Au bout de 15 jours, les prunes ont absorbé de l’alcool. Ajoutez alors de l’eau-de-vie pour remettre à niveau. Les fruits doivent toujours être entièrement recouverts. Bouchez à nouveau et patientez encore 1 mois et demi avant de consommer.

Recettes de Saison Été-Crème de cassis


Crème de cassis

Préparation : 10 mn
Macération : 48 heures
Conservation : 12 mois
Pour 2 litres
750 g de cassis bien mûrs
1 litre de vin rouge (beaujolais)
Sucre en poudre
1. Rincez et égouttez les cassis. Mettez-les dans une terrine, de préférence en grès. Écrasez les fruits avec un pilon en bois. Arrosez de vin rouge. Couvrez la préparation d’un linge, puis laissez-la macérer pendant 48 heures.
2. Filtrez le vin avec les cassis à travers un tamis fin ou dans un torchon sans presser les fruits. Mesurez le jus obtenu. Comptez le même poids de sucre.
3. Versez le jus et le sucre dans un faitout émaillé. Portez à ébullition à feu doux en remuant.
4. Faites alors bouillir environ 5 minutes à feu vif.
5. Retirez du feu et laissez tiédir jusqu’à 40 °C. Filtrez puis mettez en bouteilles. Bouchez hermétiquement et conservez dans un endroit frais à l’abri de la lumière.

Recettes de Saison Été-Clafoutis aux mirabelles caramélisées


Clafoutis aux mirabelles caramélisées

Préparation : 30 mn
Cuisson : 50 mn
Pour 4 personnes
500 g de mirabelles
3 œufs
50 g de poudre d’amandes
100 g de sucre
100 g de farine
35 cl de lait
20 cl de crème liquide
2 tranches de pain d’épice
50 g de beurre
Sel
1. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
2. Essuyez les mirabelles. Fendez-les (juste un peu afin qu’elles restent rondes) pour les dénoyauter.
3. Beurrez un plat à four. Faites fondre le reste de beurre dans une poêle. Mettez-y les mirabelles, poudrez-les de 2 cuillerées à soupe de sucre et faites caraméliser 5 minutes sur feu vif.
4. Dans un saladier, fouettez les œufs avec le reste de sucre, la poudre d’amandes, 1 pincée de sel et la farine. Diluez sans cesser de fouetter, avec le lait et la crème. Versez la préparation homogène dans le plat à four, répartissez les mirabelles caramélisées, enfournez pour 45 minutes environ.
5. Dans le même temps, faites un peu sécher dans le four le pain d’épice. Laissez refroidir, puis émiettez-le grossièrement.
6. Lorsque le clafoutis est cuit, sortez-le du four, laissez-le tiédir, puis parsemez-le de chapelure de pain d’épice. Servez tiède ou froid.

Recettes de Saison Été-Liqueur de framboise

Liqueur de framboise

Préparation : 5 mn
Macération : 1 mois et demi
Conservation : 12 mois
Pour 2 bouteilles de 1 litre
1 kg de framboises
1 litre d’eau-de-vie blanche à 40°
250 g de sucre en morceaux
1. Mettez les framboises triées mais non rincées dans un grand bocal préalablement ébouillanté et séché. Écrasez légèrement les fruits avec une fourchette.
2. Arrosez d’eau-de-vie. Couvrez. Laissez macérer pendant 15 jours dans un endroit frais.
3. Au bout de ce temps, filtrez l’eau-de-vie à travers une passoire fine doublée d’une mousseline.
4. Préparez un sirop en portant à ébullition 50 cl d’eau avec le sucre en morceaux. Au premier bouillon, retirez du feu et ajoutez-le à l’eau-de-vie.
5. Mélangez puis mettez en bouteilles. Bouchez hermétiquement. Attendez 1 mois avant de servir.

Recettes de Saison Eté-Confiture de pêches jaunes et framboises


Confiture de pêches jaunes et framboises

Préparation : 15 mn
Macération : 8 heures
Cuisson : 7 mn
Pour 1 pot de 375 g
250 g de pêches jaunes
150 g de framboises
240 g de sucre gélifiant
½ citron
1. Ébouillantez les pêches pendant 30 secondes puis pelez-les. Dénoyautez-les, coupez leur chair en petits morceaux.
2. Triez les framboises en ôtant les fruits abîmés.
3. Pesez vos fruits et réservez-les dans un saladier. Préparez 65 % du poids des fruits de sucre. Ajoutez le sucre et le jus de ½ citron dans votre préparation. Protégez d’un film alimentaire et placez le saladier au réfrigérateur. Laissez macérer environ 8 heures.
4. Plongez le pot à confiture ainsi que son couvercle dans l’eau bouillante et laissez-le sécher sur un torchon propre.
5. Après macération, versez les fruits dans la bassine à confiture, portez à ébullition et prolongez la cuisson 7 minutes à feu vif.
6. Remplissez aussitôt le pot à l’aide d’une louche et d’un entonnoir, refermez-le et retournez-le jusqu’à ce qu’il soit complètement refroidi.

Recettes de Saison Été-Tarte aux mirabelles et amandes


Tarte aux mirabelles et amandes

Préparation : 30 mn
Temps de cuisson : 35 mn
Pour 6 personnes
1 kg de mirabelles
1 rouleau de pâte sablée
2 sachets de sucre vanillé
Pour la crème d’amandes
100 g de poudre d’amandes
2 œufs entiers
1 cuillerée à soupe rase de farine
200 g de sucre en poudre
80 g de poudre d’amandes
60 g de beurre mou
50 g de sucre roux
1. Préchauffez le four à 180° C (th. 6).
2. Déroulez la pâte avec son papier de cuisson dans un moule à tarte et réservez au frais.
3. Lavez et essuyez les prunes. Fendez-les (juste un peu afin qu’elles restent rondes) pour les dénoyauter. Mettez-les dans une jatte, poudrez de sucre vanillé et réservez.
4. Préparez la crème d’amandes : dans un saladier, travaillez à la fourchette le beurre mou avec les œufs, la poudre d’amandes, le sucre et la farine, jusqu’à l’obtention d’un crème lisse.
5. Sortez la pâte du réfrigérateur, couvrez le fond de tarte de mirabelle bien serrées les unes contre les autres et versez la crème d’amandes par-dessus.
6. Enfournez pour 35 minutes de cuisson. Sortez ensuite la tarte du four, patientez 5 minutes avant de la démouler délicatement sur une grille.
7. Laissez refroidir et servez à température ambiante.

Conseil
Pour réaliser cette tarte, vous pouvez remplacer la pâte sablée par une pâte feuilletée. Dans ce cas, choisissez-la pur beurre.

Recettes de Saison Eté-Tarte légère aux nectarines


Tarte légère aux nectarines

Préparation : 15 mn
Cuisson : 25 mn
Pour 6 personnes
1 noisette de beurre
7 cuillerées à soupe de sucre en poudre
6 nectarines
4 œufs
10 cuillerées à soupe de crème fraîche liquide
6 cuillerées à soupe de poudre d’amandes
1 sachet de sucre vanillé
1. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
2. Beurrez le moule à tarte et saupoudrez-le de 1 cuillerée à soupe de sucre.
3. Coupez les nectarines en quartiers d’environ 2 centimètres de large et disposez-les dans le fond du moule.
4. Fouettez les œufs avec le sucre. Ajoutez la crème, la poudre d’amandes et le sucre vanillé. Mélangez bien et versez sur les fruits.
5. Enfournez et laissez cuire environ 25 minutes. Le dessus doit être légèrement doré.
6. Servez tiède ou froid.

Vous pouvez remplacer les nectarines par des pêches ou de la mangue.

lundi 29 juillet 2019

Recettes, Recettes Salades-Salade de figues



Salade de figues

Préparation : 15 mn
Cuisson : sans
Pour 4 personnes :
200 g de figues séchées
400 g de tomates-cerises
35 ml d’huile d’olive
1 clémentine
3 cuillerées à soupe de jus de citron
1 botte d’origan
Fleur de sel
Poivre long concassé
1. Tranchez les figues séchées en fines lamelles.
2. Lavez les tomates-cerises, coupez-en 300 g en deux. Dans un robot, mixer finement le reste de tomates avec l’huile d’olive, le jus de clémentine et le jus de citron.
3. Effeuillez et lavez l’origan.
4. Dans un grand saladier, mélangez les figues et les tomates coupées avec la vinaigrette d’agrumes. Décorez avec l’origan. Salez et poivrez.


Essayez de trouvez pour cette salade des figues de Turquie, très goûteuses et parfumées.


Recettes, Recettes Salades-Salade d’oranges et fenouil


Salade d’oranges et fenouil

Préparation : 10 mn
Cuisson : sans
Pour 4 personnes 
2 oranges
1 fenouil
2 cuillerées à soupe d’huile d’olive
½ piment séché
Sel
1. Épluchez les oranges en enlevant l’écorce et la peau blanche, puis coupez-les en morceaux ; réservez le jus dans une jatte. Nettoyez le fenouil et émincez-le finement.
2. Mettez ces deux ingrédients dans un plat creux. Versez l’huile d’olive dans le récipient où vous avez recueilli le jus des oranges, salez et mélangez. Versez cette sauce sur la salade, mélangez puis émiettez le piment à la surface avant de servir.

Vous pouvez ajouter de l’oignon doux ou un hachis d’ail et de persil à cette préparation.
  

Recettes, Recettes salades-Salade de betteraves crues



Salade de betteraves crues

Préparation : 20 mn
Cuisson : sans
Pour 4 personnes 
2 betteraves crues
150 g de bleu d’Auvergne
100 g de mascarpone
2 cuillerées à soupe de porto
2 cuillerées à café de moutarde forte
1 cuillerée à soupe de jus de citron
2 cuillerées à soupe d’huile d’olive
Poivre
1. Pelez les betteraves en protégeant vos mains avec des gants jetables. Émincez- les finement à la mandoline. Égalisez chaque rondelle avec un emporte-pièce de 5 cm de diamètre.
2. Écrasez le bleu d’Auvergne. Incorporez le mascarpone et le porto. Étalez 1 cuillerée à soupe de ce mélange sur la moitié des tranches de betteraves. Recouvrez des tranches restantes. Appuyez pour les souder.
3. Dans un bol, mélangez la moutarde, le jus de citron et l’huile en fouettant à la fourchette pour bien émulsionner la sauce. Poivrez. Juste avant de servir, versez sur les croques de betteraves.