mercredi 21 décembre 2016

Billets-La Chine va noter le comportement des citoyens sur internet


La Chine va noter le comportement des citoyens sur internet

Pékin prévoit que chaque citoyen se voie attribuer un score basé sur son comportement, comme ses habitudes de consommation en ligne, son civisme ou encore sa piété filiale. « Black mirror » sauce communiste.

Connaissez-vous le « scoring comportemental » ? Si vous êtes à jour de la série britannique Black Mirror, vous en avez eu un aperçu dans Chute libre (« Nosedive »), le premier épisode de la très attendue saison 3.

Chute libre traite du rapport que nous avons avec notre image sur les réseaux sociaux, et de l’effet que cette image a sur notre vie. L’épisode se déroule dans un monde occidental aux couleurs pastel où l’accès aux meilleurs services (de logement, de transport…) est conditionné par la note qu’obtient chaque individu dans ses interactions avec les autres. Le réalisateur met en scène l’histoire d’une jeune femme prête à tout pour que ses congénères la notent le mieux possible sur un réseau social qui semble être en situation de monopole. Sans surprise, la série nous raconte la dégringolade du score de Lacie et la descente aux enfers qui s’ensuit.

Black Mirror est une oeuvre de fiction.
Un « profil social » selon le comportement des citoyens
Dans la réalité, en Chine, ce ne sont pas les personnes avec lesquelles les citoyens ont des interactions qui ont vocation à décider de leur note, mais un algorithme programmé selon les desideratas du Parti communiste.

Pékin prévoit en effet que chaque citoyen se voie attribuer un score basé sur son comportement, comme ses habitudes de consommation en ligne, son civisme ou encore sa piété filiale. L’objectif est naturellement de construire une société socialiste plus « harmonieuse » selon les termes de BFM TV, en permettant une meilleure orientation de l’accès aux prêts, à l’emploi, aux hôtels de luxe ou encore… aux voyages en avion, c’est-à-dire à la possibilité d’échapper au paradis communiste.

Un « système de crédit social » est actuellement en test à Hangzhou et a pour vocation d’être étendu à l’ensemble du pays d’ici à 2020 selon The Wall Street Journal. Alibaba, le n°1 mondial du commerce électronique à destination des entreprises, est partie intégrante du projet. D’autres géants du web comme Tencent, la société qui a développé l’application de messagerie instantanée WeChat, et Baidu, le moteur de recherche n°1 en chinois, pourraient rejoindre la partie. Voilà de quoi sacrément alimenter en données l’ « algorithme communiste » !

Au vu de ce programme, le gouvernement français fait figure de petit joueur avec son fichier regroupant les données personnelles de 60 millions de Français !

Jean-Luc Mélenchon, qui a récemment obtenu le soutien du Parti communiste français pour les présidentielles de 2017, ne s’est à ma connaissance pas encore exprimé sur le sujet. On a en revanche récemment appris grâce à Gala que le chef du « parti des gentils » aime bien la salade au quinoa. Au moins les Français sont-ils prévenus qu’ils devront manger moins de viande si d’aventure ils votent au mois de mai pour une France bolivarienne !
Traquer le comportement des citoyens pour toujours plus de sécurité et moins de fuite d’impôts ?
Dans le cas chinois comme dans le cas français, les raisons invoquées par le pouvoir étatique pour mettre en place des outils à chaque fois plus intrusifs sont toujours les mêmes : la lutte contre la fraude et la lutte contre le terrorisme. Tout cela bien sûr en vue d’assurer le bien-être et la sécurité de la population.

En 1968, Margaret Thatcher écrivait déjà :

« Certains hommes politiques ont tendance à estimer qu’avec la venue des ordinateurs, il conviendrait de centraliser cette masse d’informations et de tout conserver sur une bande magnétique. On gagnerait en temps, disent-ils, et en efficacité. […] Selon moi, ce serait confier à l’État trop d’emprise sur la personne. »

C’est bien là que réside le coeur du sujet. L’État a-t-il vocation à tout savoir de chaque individu ?

Le simple fait de laisser cette possibilité ouverte prépare le terrain à la mise en place d’une société totalitaire, qu’elle revête des couleurs pastel d’un cauchemar façon Black Mirror ou qu’elle arbore le rouge vif de la dictature communiste.

Source contrepoints.org
Photo Different by Village9991(CC BY 2.0)
Par Nicolas Perrin.


Nicolas Perrin est l'auteur de l'ouvrage de référence « Investir sur le marché de l’Or – Comprendre pour agir ». Diplômé de l’IEP de Strasbourg, du Collège d’Europe et de l’Université d’Aix-Marseille, il est conseiller en gestion de patrimoine indépendant.

lundi 19 décembre 2016

Dessins de presse


Dessins de presse

Dessins de presse


Dessins de presse

Recettes Crêpes Blinis Pancakes-Galettes de sarrasin à la poire et au bleu

Galettes de sarrasin à la poire et au bleu

Préparation : 15 mn
Repos de la pâte : 30 mn
Cuisson : 25 mn
Pour 8 galettes
Pour la garniture
4 poires type conférence ou comice
30 g de beurre
200 g de bleu d’Auvergne ou de Saint-Agur
3 cuillerées à soupe de pignons de pin
Sel
Poivre du moulin
Pour la pâte
130 g de farine de sarrasin
2 œufs
30 cl d’eau
30 g de beurre fondu
20 g de beurre pour la cuisson
1 pincée de sel
Préparation des galettes
1. Versez la farine de sarrasin et le sel dans un saladier et creusez un puits.
2. Dans un autre bol, fouettez les œufs, l’eau et le beurre fondu, puis versez dans le puits de farine. Fouettez à nouveau pour obtenir une pâte fluide.
3. Laissez reposer 30 minutes.
4. Mettez le beurre à fondre dans la poêle et versez l’excédent dans un petit bol. Essuyez le surplus avec un papier absorbant.
5. Quand la poêle est bien chaude, versez rapidement une petite louche de pâte et tournez la poêle en tous sens pour bien répartir la pâte sur toute la surface de la poêle. Dosez bien la quantité de pâte dans votre louche : si vous avez trop de pâte votre galette sera trop épaisse, mais si vous n’en avez pas assez, elle sera pleine de trous !
6. Quand la surface de la galette devient sèche et qu’elle a doré en dessous, au bout de 2 minutes environ, il est temps de la retourner. Faites-la sauter si vous êtes habile ou bien retournez-la à la spatule. Laissez cuire 1 minute sur l’autre face.
7. Déposez vos galettes au fur et à mesure sur une assiette pour former une pile. Si vous voulez les garder au chaud, recouvrez l’assiette de papier d’aluminium et déposez l’assiette sur une casserole avec un peu d’eau à ébullition.
Préparation de la garniture
8. Coupez les poires en quatre, pelez-les et ôtez-en le cœur. Découpez les quartiers en lamelles. Mettez 20 g de beurre à fondre dans la poêle et faites dorer les lamelles de poires 3 minutes de chaque côté. Poivrez-les et déposez-les sur une assiette. Coupez le fromage en lamelles.
9. Remettez votre poêle à galette sur le feu avec un peu de beurre. Déposez une galette, ajoutez des lamelles de fromage, puis quelques lamelles de poire. Saupoudrez de pignons de pin et laissez cuire 3 minutes. Rabattez les extrémités de la galette vers le milieu. Répétez l’opération pour les autres galettes et servez aussitôt.

Le mariage de la poire et du fromage bleu est toujours une réussite. Servez ces galettes avec une salade aux herbes assaisonnée si possible d’une vinaigrette à l’huile de noix.

Variante
Vous pouvez également utiliser du roquefort ; dans ce cas-là, écrasez-le à la fourchette avec 2 cuillerées à soupe de crème fraîche.
C’est aussi délicieux avec des lichettes de fourme d’Ambert.

Un truc
Vous pouvez faire les galettes et les mettre au fur et à mesure dans un plat que vous garderez au four à 100 °C (th. 3-4), le temps de finir la cuisson des autres.



dimanche 18 décembre 2016

Billets-La guerre du gouvernement contre nos libertés a commencé


La guerre du gouvernement contre nos libertés a commencé

Tandis que François Hollande se barricade au palais de l’Élysée en interdisant la rue Saint Honoré aux voitures, son gouvernement aux abois s’emploie à multiplier les mesures tendant à museler l’expression des Français.

Le gouvernement veut limiter la liberté d’éducation avec les attaques violentes et répétées de Mme Najat Vallaud-Belkacem pour empêcher l’ouverture des écoles indépendantes en les soumettant à un régime d’autorisation liberticide et contrôler leurs programmes pour les obliger à s’aligner sur ceux de l’Éducation nationale, au mépris de la loi.

Il veut supprimer l’indépendance de la justice en soumettant la Cour de cassation, la plus haute juridiction française, au contrôle direct du gouvernement par un décret du 05/12/2016. Prise à l’insu de la Cour et de son Président, cette mesure bafoue le principe de séparation des pouvoirs qui est un des piliers de la République française et garantit aux Français le respect de leur liberté et l’égalité de tous devant la loi.

D’ores et déjà d’ailleurs, vous pouvez réagir en signant la pétition qui s’élève à l’encontre de cette disposition scélérate : Bernard Cazeneuve : Pour l’indépendance de la Cour de cassation et l’abrogation du décret du 05/12/2016
Guerre au libre-échange
Il veut, contre l’Europe qui devait être celle de la liberté de circulation des hommes, des marchandises et des capitaux, renforcer, par un décret du 5 décembre 2016, le contrôle des capitaux jusqu’au moindre détail par un nouveau décret qui confirme l’obligation de déclaration de tout transfert de fonds d’un montant égal ou supérieur à 10 000 euros vers un État membre de l’Union européenne ou en provenance d’un État membre de l’Union européenne.

Sous peine de constituer un manquement à l’obligation déclarative passible d’une amende égale à 50 % des sommes et confiscation des sommes, les déclarations relatives à des transferts de sommes d’un montant supérieur à 50 000 euros doivent être accompagnées de documents dont la production permet de justifier de leur provenance. Au prétexte de la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, l’État joue Big Brother. Mais lui nous avait caché qu’il versait des rançons pour délivrer les otages ainsi que les documents révélés par Snowden viennent de le révéler !

Il veut encore museler la liberté d’expression avec la proposition de loi, qu’il soutient, votée par le Parlement pour punir de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende le « militantisme anti-IVG 2.0 », selon l’expression de son rapporteur, Catherine Coutelle (PS, Vienne). Ceux qui sont favorables à l’avortement, comme c’est leur droit, ne veulent plus désormais que d’autres souhaitent les en dissuader. Demain, ils interdiront de critiquer toute réforme gouvernementale.
Réagir avant qu’il ne soit trop tard
Certes, certains diront que chaque mesure a sa justification. On en trouve toujours une, si mauvaise soit-elle. D’autres excuseront au prétexte que ce sont des points mineurs. Mais on commence toujours par là, et d’ailleurs ils ne sont pas vraiment mineurs. À nous de réagir avant qu’il ne soit trop tard.

À nous de ne pas accorder foi aux candidats comme Macron qui ne nie pas être de gauche et avoir cautionné tout ce mandat présidentiel et qui ne trouve comme bonnes mesures que celles qui déresponsabilisent encore un peu plus les Français (exonération des charges sociales salariales) ou qui créent de nouvelles usines à gaz pour atténuer l’ISF sans le supprimer.
Il faut militer pour qu’une nouvelle majorité favorable aux libertés reprenne le pouvoir rapidement et puisse défaire ces mesures nocives, en même temps qu’inscrire dans la constitution les bornes qui pourraient s’y opposer à l’avenir si par malheur nous devions revivre les affres d’un pouvoir similaire à celui que nous supportons depuis près de cinq ans, livré à l’arbitraire d’un Président immature.

Source contrepoints.org
Photo credits-Nicholas-Kommodore CC
Par Jean-Philippe Delsol.


Jean-Philippe Delsol est avocat fiscaliste, Président de l'IREF, Institut de Recherches Économiques et Fiscales.

Billets-Quand l’État se mêle de nos funérailles !


Quand l’État se mêle de nos funérailles !

L’État présent tout au long de notre vie ne pouvait qu’interférer dans notre mort. Il prend déjà soin de notre santé. Il distribue nos organes. Il se propose de nous baptiser, nous éduquer, nous marie et maintenant, il essaye de nous enterrer.

Mais où sont donc passées les funérailles d’antan ? Aucune idée et a priori, il y a de moins en moins de chance de les revoir. En effet, les députés viennent d’adopter un texte relatif à nos funérailles, ce qui finalement n’est pas surprenant. L’État présent tout au long de notre vie ne pouvait qu’interférer dans notre mort. Il prend déjà soin de notre santé en nous interdisant de manger trop gras ou trop sucré, de boire, de fumer. Il distribue nos organes. Il se propose de nous baptiser, nous éduquer, nous marie et maintenant, il essaye de nous enterrer.

Si les enterrements chrétiens étaient la règle, à partir du 19ème siècle des mesures sont prises afin de permettre la liberté de conscience : neutralité des cimetières (lois du 14 novembre 1881 et du 5 avril 1884), liberté des funérailles (loi du 15 novembre 1887), transformation du service extérieur des pompes funèbres en service communal (loi du 28 décembre 1904) et principe de laïcité (la loi du 9 décembre 1905). Par ailleurs, le principe de liberté des funérailles est inscrit dans notre Code pénal (article 433-21-1), qui prévoit un délit d’atteinte à la volonté du défunt. On le trouve également dans le code général des collectivités territoriales, qui interdit toute distinction établie par les autorités selon le caractère civil ou religieux des funérailles.
L’État à nos obsèques
Aujourd’hui 30 % des obsèques sont civiles. Quant aux crémations, 53 % sont réalisées sans cérémonie religieuse. La sécularisation de la société n’empêche pas le besoin de sens et de rite face à la mort. Les demandes d’obsèques civiles sont en constante augmentation et des difficultés se posent pour y répondre, obligeant les familles à se tourner vers des obsèques religieuses.  En effet, les communes proposant déjà leurs salles pour ces cérémonies sont trop rares.

Certains députés, dont Bruno Le Roux, notre nouveau ministre de l’Intérieur, ont donc proposé une loi adoptée en première lecture le 30 novembre dernier afin de remédier à ces problèmes. L’examen des apports de cette fameuse loi laisse dubitatif et prêterait à rire si le sujet n’était pas si sérieux. Il ne faut pas se priver du plaisir de consulter les débats qui ont présidé à l’adoption de cette loi. Ils sont édifiants, et mettent en lumière la façon dont une proposition de loi insignifiante est vidée de son peu de sens à grands renforts d’amendements successifs. Cette loi aboutit à un article unique rédigé ainsi :

«Art. L. 2223-52. – Chaque commune, dès lors qu’elle dispose d’une salle municipale adaptable, met celle-ci à disposition des familles qui le demandent et garantit ainsi l’organisation de funérailles républicaines qui leur permettront de se recueillir. Par dérogation au premier alinéa de l’article L. 2125-1 du Code général de la propriété des personnes publiques, cette mise à disposition est gratuite. À la demande de la famille du défunt, un officier de l’état civil de la commune peut procéder à une cérémonie civile.»

À première vue la loi fixe une obligation de fournir une salle là où précédemment il n’y avait qu’une possibilité. Cette obligation pourrait être une très bonne chose, mais le législateur a trouvé judicieux de préciser que seules les communes possédant une salle « adaptable » étaient concernées, sans s’attarder sur la définition d’adaptabilité. Il amoindrit d’étrange façon la portée de l’intention initiale. Il sera en effet très facile pour les communes de s’exonérer de cette obligation surtout en l’absence de sanction prévue. Est-il utile de rappeler que le cumul des mandats n’étant pas interdit, beaucoup de nos députés sont également maires.
Rien n’est jamais gratuit
La mise à disposition gratuite de la salle est également surprenante. Tout d’abord cette disposition déroge au principe de non-gratuité des utilisations privatives du domaine public. Ensuite, nous savons que rien n’est jamais gratuit. Les coûts d’aménagement, d’entretien et de fonctionnement de la salle devront bien être pris en charge. Avant le texte, ils étaient potentiellement supportés par les utilisateurs. La gratuité les transfère à la charge du contribuable. Chacun jugera de l’équité de la mesure.

De même le législateur précise qu’un officier de l’état civil a la possibilité de procéder à la cérémonie, sans préciser dans quelles conditions. Nous pouvons donc supposer qu’il les fixera lui-même ; et après tout pourquoi pas, puisqu’il remplira bénévolement son rôle, aucune rémunération pour cette mission supplémentaire ne lui étant allouée. Et alors que cette cérémonie « si importante » nécessite un texte, il n’est pas prévu de formation des officiers à leurs nouvelles fonctions dont l’exercice ne s’improvise pourtant pas.

Hervé Feron se félicite de ce texte, car, maintenant « le défunt et sa famille seront accompagnés par la cité«. Pourtant, l’accompagnement proposé par la République, ne rendent pas évidents les motifs de s’enorgueillir. Ce texte est maintenant entre les mains du Sénat. Il sera intéressant de regarder ce qu’il va devenir.

L’intervention d’Estelle Grelier, secrétaire d’État chargée des Collectivités, laisse par contre songeur. Elle trouve « légitime et souhaitable que la République puisse apporter son soutien dans les moments les plus difficiles, comme elle le fait pour les plus joyeux« . Difficile alors de ne pas repenser aux discussions préalables à l’adoption en première lecture de la loi au cours desquelles a été cité le passage suivant du contrat social (Rousseau) :

« il faut une religion civile vivant une forme de sacralisation non religieuse du lien social. Une religion civile doit pouvoir permettre, selon Rousseau, de générer une passion pour le régime républicain. Ce dernier ne saurait en effet se réduire à des procédures : il lui faut du rituel et une symbolique, ainsi que la possibilité de créer les conditions d’un attachement. »

Nous sommes en 2016, à l’orée d’un siècle nouveau. Certains de nos députés trouvent, avec la logique imparable qui est la leur, qu’il est temps de défendre la laïcité en l’instituant en religion officielle d’État. Pour y parvenir, ils utilisent un texte ne changeant fondamentalement rien, si ce n’est pour le contribuable, qui va donc être amené, au nom du principe de liberté de conscience et d’équité, à financer des cérémonies privées, quand bien même il ferait le choix de s’abstenir de toute cérémonie pour lui-même. Sans commentaires.

Source contrepoints.org
Photo By: DavidCC BY 2.0
Par Nafy-Nathalie.


Nafy-Nathalie
Profondément existentialiste, elle croit que chacun est libre et responsable de ce qu'il est. C’est avec cette idée qu'elle essaie de mener sa vie et de voir le monde.


samedi 17 décembre 2016

Billets-Chômage : le casse-tête des inemployables


Chômage : le casse-tête des inemployables

En moins de 50 ans, le marché du travail a pratiquement fermé ses portes aux sans-diplômes.

Selon une étude de l’OCDE, 22% des travailleurs français risquent d’être inemployables à moyen terme, soit 6 à 7 millions d’actifs.

Ces chiffres sont révélateurs d’un mal profond qui ronge les économies occidentales : celui de l’inemployabilité d’une partie croissante de leurs populations, dont « on ne sait plus si elle est à la recherche d’un emploi ou incapable d’en trouver un ».

Un phénomène qui va de pair avec la transformation des économies de la production vers la conception. « Le capitalisme du XXIème siècle organise scientifiquement la destruction de la société industrielle » écrit Daniel Cohen dans l’introduction à ses Trois leçons sur la société post-industrielle.

Désormais, 78% des emplois créés correspondent à des fonctions d’ingénieurs, de cadres administratifs et de créatifs. Entre 1962 et 2007, le nombre d’employés diplômés d’un Bac+2 est passé de 8,5% à 51%. Or, seuls 25% des actifs disposent d’un tel diplôme.

En moins de 50 ans, le marché du travail a donc pratiquement fermé ses portes aux sans-diplômes.

Pour eux, ne restent que des emplois usants et ingrats : ouvriers industriels, agricoles et du bâtiment, des services rébarbatifs d’aide-soignants ou d’agents d’entretien, ainsi que des activités commerciales à horaires décalés (vente, hôtellerie, restauration, sécurité).
C’est pourquoi plus de 60% des chômeurs n’ont pas le baccalauréat.

La France vieillit, un quart de la population a aujourd’hui plus de 60 ans, et ce phénomène va se prolonger jusqu’en 2035 avec les générations issues du baby-boom.
L’exode du néo-prolétariat se fait désormais de « l’usine au RMI », comme le dit le romancier Édouard Louis, dit Eddy Bellegueule.
Les damnés du RSA
Cela explique aussi que plus de 8,8 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté, principalement à cause de « l’augmentation du nombre de chômeurs vivant au-dessous du seuil de pauvreté, elle-même liée à celle du nombre de chômeurs de longue ou très longue durée », explique l’Insee.

Malheureusement, ce chiffre est en-deçà de la réalité. Car, aux 6,4 millions de chômeurs des catégories A à E, il faut ajouter les 6 millions d’allocataires sociaux, dont 2 millions de décrocheurs scolaires, sans oublier les 2 millions d’allocataires potentiels du RSA qui n’en font pas la demande.

Au total, 13 millions de personnes seraient aujourd’hui inemployées… soit plus du tiers de la population active hexagonale !
Aux extrémités de la pyramide des âges
Or, la majorité de ces inemployables se répartit entre les deux extrémités de la pyramide des âges. « La crise a frappé durement les seniors et les jeunes » résume l’Insee.

En effet, les seniors n’auraient plus les savoir-faire correspondant aux besoins des entreprises. « Leur capital humain est obsolète » peut-on lire chez certains économistes. Si, aujourd’hui leur nombre décroît, ce n’est pas grâce aux contrats aidés, mais au papy boom. En effet, d’ici quinze ans, la plupart seront à la retraite.
Le double péril jeune
L’inemployabilité de nombreux jeunes est bien plus problématique que celle de leurs aînés.
Beaucoup « n’ont tout simplement pas le savoir-être requis par l’entreprise », affirment certains conseillers en recherche d’emploi ; les autres « sont surqualifiés et refusent les jobs ingrats qu’on leur propose », explique Maxime, conseiller à Pôle Emploi.

En l’absence de contrat spécifique type CPE ou de SMIC-Jeune, les décrocheurs ne doivent leur salut qu’à des contrats aidés type emplois d’avenir et des initiatives associatives à l’instar de l’École de la deuxième chance, le service Ma seconde chance de l’Onisep ou les chantiers d’Insertion par l’Activité Économique.

Par ailleurs, les tentatives de revaloriser l’enseignement professionnel échouent devant le refus de nombreux apprentis de se soumettre aux contraintes de ces métiers manuels. Ainsi, le taux d’échec (rupture du contrat d’apprentissage) dans l’hôtellerie et la restauration serait de 48,9% selon la DARES.
Enfin, s’agissant des diplômés de Master ou d’Écoles de Commerce, ils rechignent à accepter les jobs auxquels postulent les détenteurs de BEP. Ainsi, les diplômés de Droit, entre autres, subissent un goulot d’étranglement à la sortie de la fac.
Surdité politique
En proposant aux décrocheurs un service militaire adapté obligatoire, inspiré d’une mesure en vigueur outre-mer depuis les années 60, Nicolas Sarkozy montre combien le regard de la classe politique sur cette jeunesse inemployable est biaisé.

Cependant, l’ancien président avait le mérite de s’y intéresser. Les autres, et notamment les nationaux-populistes Mélenchon et Montebourg, se contentant de promettre de rebâtir les usines. Un discours qui peut séduire les seniors, mais ne parle pas aux nouvelles générations.

Seul Emmanuel Macron semble leur proposer une solution efficace : devenir leur propre entrepreneur et se libérer de la fatalité de l’entretien d’embauche. Peut-être est-ce là le secret de son succès ?

Source contrepoints.org
Photo By: fdecomiteCC BY 2.0
Par Jacques Tibéri.

Jacques Tibéri
Juriste de formation, journaliste par vocation, Jacques Tibéri a fondé un webzine d’infotainment généraliste, le zincmagazine.fr, avant de se spécialiser dans les questions de société et de modes de vie.

vendredi 16 décembre 2016

Recettes Fromages-Brie truffé



Brie truffé

Préparation : 15 mn
Cuisson : Sans
Réfrigération : 24 heures
Pour 6 à 8 personnes
1 belle pointe de brie de Meaux au lait cru à cœur mais non coulant (600 g)
1 truffe fraîche brossée ou 1 petit pot de brisures de truffe
100 g de mascarpone
Sel
Poivre
1. Coupez le brie bien froid en deux dans l’épaisseur. Mélangez la truffe râpée ou les brisures au mascarpone en le fouettant vivement pour l’assouplir. Salez et poivrez.
2. Étalez cette crème sur une moitié intérieure du brie. Recouvrez de l’autre moitié. Enveloppez le fromage dans deux épaisseurs de film alimentaire.
3. Placez 24 heures au réfrigérateur. Sortez le brie du réfrigérateur 1 heure à l’avance. Servez-le avec des tranches de pain de campagne grillées.

mardi 13 décembre 2016

lundi 12 décembre 2016

Recettes Okinawa-Soupe de chocolat au gingembre confit



Soupe de chocolat au gingembre confit

Préparation : 5 mn
Cuisson :
3 mn
Pour 4 personnes

200 g de chocolat noir

100 g de gingembre confit

1. Cassez le chocolat et faites-le fondre au bain-marie en surveillant bien.
2. Préparez des bols en les mettant au chaud.
3. Dès que le chocolat est en crème, ajoutez le gingembre, et servez aussitôt dans les bols chauds.


Au Japon, les aliments ont une valeur médicinale. Le gingembre, shôga, est réputé souverain pour la circulation du sang, la digestion et les rhumes. Il peut être confit, comme dans cette recette, séché au mariné dans du vinaigre.



dimanche 11 décembre 2016

samedi 10 décembre 2016

jeudi 8 décembre 2016

mercredi 7 décembre 2016

Recettes Soufflés-Soufflé glacé au café


Soufflé glacé au café

Préparation : 30 mn
Cuisson : 10 mn
Congélation : 6 heures
Pour 4 personnes
15 cl de crème liquide très froide
180 g de sucre en poudre
4 blancs d’œufs
2 ou 3 cuillerées à soupe d’extrait de café
1. Humidifiez un moule à charlotte d’environ 20 cm de diamètre (ou quatre ramequins individuels). Chemisez le haut du moule avec une bande de papier sulfurisé en la faisant dépasser de 3 ou 4 cm (elle tiendra grâce à l’humidité des parois).
2. Montez la crème liquide en chantilly bien ferme ; réservez-la au réfrigérateur.
3. Dans une casserole, mélangez le sucre avec 10 cl d’eau et faites cuire de 8 à 10 minutes, à feu moyen, pour obtenir un sirop épais. Faites attention à ce qu’il ne prenne pas une couleur caramélisée. Laissez-le tiédir.
4. Montez les blancs d’œufs en neige ferme avec une pincée de sel. Versez le sirop tiède sur les blancs en neige et continuez de battre encore de 8 à 10 minutes, pour obtenir une meringue très épaisse et froide. Incorporez-y délicatement la chantilly et l’extrait de café en soulevant la préparation à l’aide d’une spatule.
5. Versez la préparation dans le moule (ou les ramequins) jusqu’en haut de la bande de papier. Placez au congélateur pour au moins 6 heures. Au moment de servir, retirez le papier sulfurisé.

Un délicieux dessert glacé à déguster avec un café bien fort.

Conseil
Vous pouvez ajouter dans la préparation quelques spéculoos émiettés ou quelques morceaux de macarons au café.


mardi 6 décembre 2016

Recettes Soufflés-Soufflé au saumon fumé



Soufflé au saumon fumé

Préparation : 20 mn
Cuisson : 35 mn
Pour 4 personnes
4 tranches fines de saumon fumé
½ botte de ciboulette
4 œufs entiers
40 g de beurre + 10 g pour le moule
40 g de farine + 20 g pour le moule
40 cl de lait
1 citron
Sel
Poivre du moulin
1. Préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7).
2. Beurrez et farinez un moule à soufflé d’environ 20 cm de diamètre (ou quatre ramequins individuels) ; Placez-le au réfrigérateur.
3. Coupez les tranches de saumon en petits morceaux. Lavez et ciselez la ciboulette. Cassez les œufs en séparant les blancs des jaunes.
4. Préparez la béchamel. Dans une casserole, faites fondre le beurre, puis ajoutez la farine, mélangez et laissez cuire pendant 4 ou 5 minutes à feu moyen, en remuant. Versez le lait froid, salez et poivrez. Portez à ébullition, puis faites cuire encore 4 ou 5 minutes, sans cesser de remuer.
5. Ajoutez les jaunes d’œufs, le saumon, le jus de citron et la ciboulette à la béchamel. Montez les blancs d’œufs en neige ferme avec une pincée de sel. Incorporez-les délicatement à la béchamel à l’aide d’une spatule.
6. Remplissez le moule (ou les ramequins) aux trois quarts de cette préparation. Enfournez pour 35 minutes et n’ouvrez pas la porte du four durant la cuisson. Servez aussitôt.

Voici un soufflé classique. Il est important de ne pas trop saler la béchamel, car la cuisson fait ressortir le sel du saumon fumé.


Recettes Soufflés-Soufflé glacé au café


Soufflé glacé au café
Préparation : 30 mn
Cuisson : 10 mn
Congélation : 6 heures
Pour 4 personnes
15 cl de crème liquide très froide
180 g de sucre en poudre
4 blancs d’œufs
2 ou 3 cuillerées à soupe d’extrait de café
1. Humidifiez un moule à charlotte d’environ 20 cm de diamètre (ou quatre ramequins individuels). Chemisez le haut du moule avec une bande de papier sulfurisé en la faisant dépasser de 3 ou 4 cm (elle tiendra grâce à l’humidité des parois).
2. Montez la crème liquide en chantilly bien ferme ; réservez-la au réfrigérateur.
3. Dans une casserole, mélangez le sucre avec 10 cl d’eau et faites cuire de 8 à 10 minutes, à feu moyen, pour obtenir un sirop épais. Faites attention à ce qu’il ne prenne pas une couleur caramélisée. Laissez-le tiédir.
4. Montez les blancs d’œufs en neige ferme avec une pincée de sel. Versez le sirop tiède sur les blancs en neige et continuez de battre encore de 8 à 10 minutes, pour obtenir une meringue très épaisse et froide. Incorporez-y délicatement la chantilly et l’extrait de café en soulevant la préparation à l’aide d’une spatule.
5. Versez la préparation dans le moule (ou les ramequins) jusqu’en haut de la bande de papier. Placez au congélateur pour au moins 6 heures. Au moment de servir, retirez le papier sulfurisé.

Un délicieux dessert glacé à déguster avec un café bien fort.

Conseil
Vous pouvez ajouter dans la préparation quelques spéculoos émiettés ou quelques morceaux de macarons au café.

lundi 5 décembre 2016

Dessins de presse


Dessins de presse

vendredi 2 décembre 2016

Billets-Comme d’habitude, François Hollande renonce.


Comme d’habitude, François Hollande renonce.

Ce n’est pas tous les jours qu’on peut annoncer, crânement, s’être trompé, et s’en trouver plus heureux pour autant. Pourtant, c’est ce qui m’arrive lorsque j’apprends que le président Hollande renonce, visiblement la mort dans l’âme, à se présenter à la prochaine élection présidentielle, alors que j’étais persuadé qu’il persisterait jusqu’au bout.

Saluons tout d’abord l’exploit : il aura fallu 62 ans à François Hollande pour parvenir à prendre et formuler de façon claire une décision cohérente. Et tel un papillon sortant de sa chrysalide, on aperçoit maintenant toute la puissance du personnage se déployer : pour la première décision prise dans sa vie, c’est la bonne. Pour la seule de son quinquennat, c’est donc une réussite. Pas de doute : Hollande est un vrai gagnant.

C’est aussi la première fois sous la Cinquième République qu’un président en exercice renonce à se présenter à sa propre succession. C’est tout à fait symptomatique de l’état calamiteux dans lequel se trouve le pays et, bien plus prosaïquement pour notre Machiavel de Prisunic (et bonjour M. Juppé), c’est aussi parfaitement illustratif de la lente implosion qui parcourt actuellement le Parti Socialiste. Après être parvenu à vaporiser Sarkozy, l’agent chimique Hollande a réussi à dissoudre une bonne masse du Parti Socialiste, et tout semble indiquer qu’il va parvenir à s’effacer lui-même dans l’Histoire de France où la décence imposera de ne lui consacrer qu’un petit paragraphe rapide sans doute illustré par un facepalm.

Soyons clair : même si le véritable Titanic lacté qui nous sert actuellement de Président a tenté, dans sa pathétique allocution, de nous faire passer des vessies pour des lanternes et son bilan désastreux pour une marque de réussite, personne n’est dupe. Tout le monde comprend que son empilement de résultats médiocres, son absence totale de direction de gouvernement et son improvisation permanente sur fond de magouilles politico-politiciennes ont fini d’achever ce que la République française pouvait encore offrir de lustre et de panache.

Et s’il a claironné avoir atteint les buts qu’il s’était fixés, qui peut le croire assez méchant pour vouloir aussi sciemment le malheur des Français et faire preuve du cynisme de l’assumer ensuite ? Tout le monde comprend ici que notre homme est persuadé d’avoir réalisé une performance, ce qui donne une assez bonne idée de son décalage avec la réalité ; cela permet au passage de mesurer l’ampleur de la catastrophe supplémentaire qui nous aurait été infligée s’il avait persisté à se présenter et si, horresco referens, il était parvenu à se faire réélire (j’en frémis à nouveau).

Pourtant, il faut bien se remémorer par quoi les Français sont passés sur les cinq dernières années pour comprendre l’ampleur du foutage de gueule de ce quinquennat (et, par extension, du bilan honteusement mensonger que le président nous a servi).

Lui, président, c’est un taux de chômage explosif et des indicateurs économiques à peu près tous en berne.

Lui, président, ce fut une course systématiquement en retard contre un terrorisme mal compris, mal analysé, mal combattu et utilisé exclusivement sur le plan de sa politique personnelle. Ce fut aussi une perte de libertés pour tous les citoyens.

Lui, président, ce fut le patinage artistique sur la Syrie (on y va, on va tout péter, Barack avec moi ! et … ah zut, plus personne).

Lui, président, ce fut l’invraisemblable affaire Léonarda qui permit à beaucoup de comprendre à quel point il était idiot de placer un dessert lacté à un poste à responsabilité.

Lui, président, ce furent les tergiversations débilissimes sur la déchéance de nationalité dans lesquelles il s’est retrouvé empêtré, tout seul comme un gland.

Lui, président, ce fut l’abrutissante débilité de la réforme des régions, abominable bricolage qui ne sert finalement qu’à accroître encore les coûts de l’État.

Lui, président, ce furent d’innombrables imbroglios politiciens, des manœuvres, des cris de femmes outrées dans le palais de l’Élysée, des affaires pathétiques (de coiffure, de chaussures, j’en passe et des pires). 

Lui, président, ce sera une tache d’encre dans l’Histoire de France.

Maintenant, si on admet que le bougre ne sera pas présent au premier tour des présidentielles, on peut légitimement se demander qui y sera. Ayons une pensée pas trop émue, amusée même, pour le pauvre Montebourg qui tentait aujourd’hui, depuis une péniche, de lancer sa campagne pour la primaire socialiste et qui vient de se faire torpiller son petit navire par l’annonce inopinée du président. Avouons que Montebourg en dommage collatéral de Hollande, c’est plutôt amusant et après tout, il pourra se rattraper, peut-être, dans les prochains jours, une fois que la tension et le brouhaha seront retombés.

Ceci posé, compte tenu du désert autour de lui qui vient de se créer par la déflagration présidentielle, il va se retrouver en position de choix pour ces prochaines primaires : à l’exception notable de Manuel Valls, les autres candidats sont relativement peu crédibles ou solides. On peut imaginer que cette primaire se jouera donc entre lui et l’actuel Premier ministre, même si, dans la Cinquième République, aucun Premier ministre n’a fait d’étincelles au sortir de son mandat. Du côté de Mélenchon, l’affaire se corse d’un coup puisqu’au lieu d’avoir à batailler contre un président au plus bas dans les sondages, le tribun sans peuple se retrouve à devoir évaluer qui jouera contre lui. Parions cependant qu’il saura en tirer profit.

Malgré tout, ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué.
Il reste encore six mois d’un quinquennat calamiteux, et il peut se passer beaucoup de choses dans ce laps de temps. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai insisté sur le « si » au précédent paragraphe : l’année 2016, riche en rebondissements et en imprévus, pourrait bien nous en offrir d’autres et pas forcément du fait du petit bureaucrate de Corrèze échoué à l’Élysée.

Rien n’interdit d’imaginer qu’à la faveur d’un événement international ou national d’importance, qui stupéfierait suffisamment le pays, le brave petit Pépère du peuple se réveille comme un seul homme et décide d’y aller quand même parce que la situation le lui impose. De la même façon, se retirer de la course lui permet d’observer sans plus prendre de coups, de capitaliser sur son retrait de la politique politicienne, et d’intervenir, au dernier moment, pour sauver les meubles si, d’aventure, le Parti Socialiste devait exploser. C’est, à présent, improbable, je le conçois aisément, mais l’année 2016 a prouvé, depuis le Brexit jusqu’à Trump en passant par les derniers rebondissements dans la politique française, qu’improbable ne signifiait pas impossible. Et si le pire n’est pas certain, il n’est certainement pas à écarter complètement non plus.

Et puis, indépendamment de ces sombres possibilités, force est de constater que les candidats de remplacement à l’actuel président ne sont pas spécialement attirants, à tel point que son remplaçant (si, finalement, il est remplacé) pourrait même être pire que lui. J’avoue que cela relèverait d’un exploit inouï…

Pas de doute : les cartes sont rebattues. Faites vos jeux, rien ne va plus.

Source contrepoints.org
Par h16

h16

Tombé tout petit dans le libéralisme et les mocassins à glands, j'ai décidé d'enquiquiner le reste du monde en faisant des articles