jeudi 6 décembre 2012

Infos santé-Levure de riz rouge… vigilance !


Levure de riz rouge… vigilance !

Les traitements réputés naturels ont de plus en plus la faveur des patients. Le problème c’est que ce qui est dit sur le flacon n’est pas toujours exact comme le montre l’analyse d’une douzaine de produits hypocholestérolémiants à base de levure de riz rouge.

On l’appelle Hong Chu ou Hong Qu ou Honqu, les botanistes parlent, eux de monascus purpureus.
Il s’agit d’une levure qui pousse sur le riz rouge et dont les vertus médicinales sont connues depuis de nombreuses lunes.

Cette levure contient des monacolines, quatorze pour être précis. Structures chimiques de la famille des polyketides.
L’une de ces monacolines, la monacoline K est connue sous le nom de lovastatine. Elle a été commercialisée comme médicament à visée hypolipémiante, c’est-à-dire pour abaisser le taux de cholestérol dans le sang. Elle agit, en effet, sur une enzyme présente dans le foie, l’HMG-CoA réductase, limitant ainsi la synthèse de cholestérol par le foie.

Les autres monacolines ont probablement aussi des effets hypolipémiants.
Ces vertus, et la présence ‘naturelle’ de lovastatine ont rendu très populaire la consommation de levure de riz rouge, aux Etats-Unis d’abord, puis dans de nombreux pays.

Mais le problème des compléments alimentaires c’est que ce ne sont pas des médicaments. Je veux dire ainsi qu’il s ne subissent pas la même réglementation que ces derniers en termes de bonne pratique de fabrication et que les contrôles sont plutôt limités.

Preuve en est avec l’étude publiée cette semaine dans la revue américaine ‘Archives of Internal Medicine’ par des cardiologues de l’université de Pennsylvanie à Philadelphie.

Pendant deux ans, d’août 2006 à juillet 2008, ils se sont procurés douze marques différentes de compléments alimentaires à base de levure de riz rouge. Sur toutes ces boites il était mentionné ‘600mg de produit actif par capsule’.

Ces gélules ont été analysées par une méthode très sophistiquée, comme celle que l’on voit dans ‘Les Experts’. Et le résultat a de quoi au mieux surprendre, au pire d’inquiéter.

Les auteurs ont en effet constaté des variations énormes dans la teneur en produits actifs des diverses préparations.

Ainsi la composition en monacolines totales allait de 0,31 à 11,15mg par capsule, selon les marques.
Quand on s’intéressait à la monacoline K, la fameuse lovastatine, les doses allaient de 0,10 à 10,09 mg et pour la monacoline KA  de 0,00 à 2,30 mg par capsule.

Mais le plus ennuyeux c’est que dans 4 des 12 échantillons, on a retrouvé également de la citrinine. Il s’agit d’une toxine produite par des moisissures, ce qu’on appelle une mycotoxine, qui, chez l’animal, a des effets toxiques sur le rein.

Cette présence de toxines néphrotoxiques a été à l’origine de sérieux accidents par le passé, notamment en Belgique chez des jeunes femmes qui avaient consommé des préparations à base d’herbes chinoises dans le cadre de régimes amaigrissants.

On voit donc que ‘naturel’ ne rime pas obligatoirement avec ‘efficace’ quand de telles variations sont possibles.

L’étiquetage des compléments alimentaire est un vrai problème car il n’a pas la précision de ce qui est demandé au médicament.
Et les compositions peuvent être aussi parfois farfelues.

Il parait donc raisonnable, en cas de prise de tels produits, d’en informer au moins son médecin traitant afin qu’il jette un œil sur la composition du produit.
Cela peut éviter également de se retrouver avec des interférences médicamenteuses, certains de ces produits naturels ne faisant pas bon ménage avec des molécules prescrites par le médecin.

Référence de l’étude :

Ram Y. Gordon et al.
Marked Variability of Monacolin Levels in Commercial Red Yeast Rice Products
Buyer Beware!
Arch Intern Med. 2010;170(19):1722-1727


            Source docteurjd.com (blog santé de jd flaysakier)

mardi 4 décembre 2012

Billets-Patrick Cohen



Patrick Cohen

A 50 ans, Patrick Cohen assure chaque jour la matinale de France Inter, comme présentateur et rédacteur en chef.
Le présentateur du 7/9 de France Inter se montre plus tenace et moins showman que son prédécesseur Nicolas Demorand.

Dans le studio 71 de France Inter, Patrick Cohen, qui a déjà lu les journaux de long en large, dès potron-minet, s’avoue, micro fermé, scandalisé par l’éditorial du jour de « Libération ». Et reprend calmement l’antenne pour la deuxième heure de sa matinale. Ce matin-là, son invité est Jérôme Cahuzac. Et le journaliste s’étonne face au ministre du Budget : « Ah ? Vous n’êtes plus pour le paiement d’une taxe audiovisuelle pour les résidences secondaires ? » Il faut alors se souvenir de l’accueil, incrédule, qui avait été réservé par les auditeurs à cette «voix RTL », au ton plutôt policé, deux saisons plus tôt.

Patrick Cohen aurait-il fait voler en éclats ces préjugés ? A François Baroin, qui refusait de dire si Bernard Tapie avait touché ses indemnités, il n’a pas hésité à lancer : « On ne saura pas. Tapie nous emmerde et vous, vous faites pareil ! », faisant référence aux propos que l’homme d’affaires avait tenus à l’antenne. A Hervé Morin, il a tenu tête quand celui-ci soutenait n’avoir jamais rencontré l’émir de Dubaï alors qu’il négociait avec lui l’ouverture d’une base militaire à Abu Dhabi, pour le compte de l’Etat, et lui avait vendu un cheval de course, pour son propre compte, dans un mélange des genres douteux.

A Cécile Duflot, il a su faire remarquer « l’épaississement de sa langue [de bois] », depuis son entrée au gouvernement. On ne le pensait pas taillé pour remplacer Nicolas Demorand ; il s’est révélé aussi tenace, dans un style volontairement moins showman. « On peut souligner qu’on n’est pas dupe, rectifier des choses quand elles sont fausses, relancer, approfondir. Mais il faut aussi se mettre en retrait. Et faire confiance à l’auditeur qui sait décrypter les embarras, les reculs, les contradictions. Je déteste le journaliste qui débat d’égal à égal avec un politique. Je ne suis pas dans le débat, comme je ne suis pas dans la connivence. »

Est-ce cet équilibre qui lui a valu de devenir leader, l’an passé, face aux stations concurrentes, sur cette tranche horaire cruciale, véritable prime time de la radio ? Aujourd’hui – malgré un léger recul de 52 000 auditeurs en moyenne au profit de RTL -, sa matinale affiche une moyenne de 3 597 000 auditeurs. « Je n’ai jamais cru aux thèses de nos concurrents selon lesquelles nous aurions été portés par les élections. Nous sommes devenus leader avant que la campagne ne démarre. » 

Patrick Cohen, accusé à son arrivée d’avoir été imposé par un Philippe Val lui-même nommé par Sarkozy, s’est vu reprocher une ligne éditoriale qui aurait trop penché à gauche pendant la présidentielle ! Double ironie pour celui qui s’était étonné d’un certain militantisme sous-jacent dans ses premières conférences de rédaction au sein de la radio du service public. Mais Patrick Cohen n’est pas homme à s’en laisser conter. « Libre, incorruptible, exigeant avec lui-même et avec les autres », selon Ariane Chemin, journaliste au « Monde », pour qui « il réconcilie avec la profession ».

« Bosseur, rigoureux au point de ne pas supporter l’approximation, méticuleux jusqu’à être le seul à lire l’épais rapport de la Cour des comptes ! », résume Renaud Dély, directeur de la rédaction du « Nouvel Observateur », lui aussi ami de longue date. Sous sa double casquette d’anchorman et de rédacteur en chef de la tranche, Patrick Cohen semble aussi avoir évolué, faisant mentir la réputation qui le précédait : celle d’un homme qui ne sait pas travailler collectivement. Dans les couloirs de la station, on salue « quelqu’un qui sait comment faire de la radio ». Et s’il peut parfois être péremptoire, Patrick Cohen est aussi capable de le reconnaître.

A 15 ans, le futur matinalier, qui lisait au moins deux quotidiens par jour, voulait déjà être journaliste. Le choix de la radio sera une spécialisation naturelle parce que ses parents l’écoutaient beaucoup. Elevé à Montreuil, en banlieue parisienne, Patrick Cohen qualifie son enfance de « banale ». Père ingénieur, chef d’une PME de chaudronnerie. Mère au foyer. Pudique, l’homme l’est, au point de préférer laisser dans l’ombre le décès de sa mère, quand il avait 18 ans, après « trois années douloureuses » de maladie. Seule entorse à ce trait de caractère : « Quand on me demande d’où je viens, je ne sais pas répondre de façon brève. C’est un beau brassage, qui fait ce que je suis. »

Pour résumer… des racines marocaines, siciliennes et picardes. S’il s’avoue « bon élève, mais pas très travailleur », Patrick Cohen obtient tout de même un bac scientifique à 16 ans et demi, au lycée Charlemagne. Mais échoue au concours d’entrée à Sciences-Po. Après des études de droit à la Sorbonne, il atterrit à l’Ecole supérieure de Journalisme de Lille. Pendant la deuxième année, Patrick Cohen anime (déjà) en amateur la matinale de la radio du quotidien « la Voix du Nord ». « Je me levais à 4h30 du matin pour aller faire la matinale et à 8 heures ou 9 heures, je fonçais pour aller suivre les cours. C’était une chance formidable. »

Pour échapper au service militaire, il se fait passer pour fou et reste claquemuré dans une parka, par 30 degrés, pendant deux semaines. Patrick Cohen multiplie alors les aventures professionnelles. Il part une année en Guyane pour RFO, réalise des reportages pour RFI, débarque dans le costume plus étriqué de présentateur à France Info, retourne deux ans comme rédacteur en chef à Cayenne. « Tout cela m’a beaucoup servi. Je connais les contraintes, les pièges, les enfumages, les circuits de l’info. Quand je vois des parcours d’anchorman qui n’ont jamais fait que ça, c’est terrible ! »

En 1994, Patrick Cohen rejoint RTL où, en treize ans, il a écumé présentation des journaux, reportages politiques et grandes émissions (« Les auditeurs ont la parole », l’entretien du « Grand Jury » et « RTL Matin »). Quand Philippe Val l’appelle pour lui proposer la matinale de France Inter, Patrick Cohen, alors en poste à Europe 1 où il anime le journal du soir, n’hésite pas une seconde. Pour Renaud Dély, c’était « un Graal » pour cet accro à l’info. Chaque jour, Patrick Cohen met son alarme à 2h40. Il ne dort que trois heures par nuit, et quelques heures dans la journée. Bien souvent, le soir, après son intervention dans « C à vous » sur France 5, il prépare son interview du lendemain. Parfois, il s’autorise à aller voir un concert.

Toutes les musiques mais particulièrement le jazz, voilà l’autre passion cachée du journaliste politique. Le cinéma n’en est pas une, mais le « rend heureux ». Et il se confie bien plus traqueur face à un Jean-Louis Trintignant qu’à un Jean- Louis Borloo. Côté privé, ce père de 3 enfants aime dîner avec des amis, qu’il a gardés de la fac, parfois. Pascale Clarke, qui joue chaque jour à déstabiliser « Pat Co » en le faisant parler de tout et de rien lors de leur passage d’antenne, fait-elle partie de ce cercle intime ? « Nous ne sommes pas amis. Elle m’aime beaucoup et moi aussi. Elle profite lâchement d’un avantage psychologique : je suis alors en phase de décompression. Je n’ai plus la même repartie. Et puis c’est la part de pudeur que je revendique. Je ne suis pas à la radio pour parler de moi. »


Source NouvelObs

lundi 3 décembre 2012

Billets-Ados, gonflette et dopage


Ados, gonflette et dopage

L'obsession du corps parfait n'épargne pas les garçons. De plus en plus de jeunes Américains cherchent à se sculpter un corps de rêve et sont prêts à y mettre le prix au détriment de leur santé.

Fsecart via FlickrCC Licence by

A l'âge de quinze ans, David Abusheik s'est mis à faire deux heures d'haltérophilie par jour, six jours par semaine. Aujourd'hui en terminale au lycée Fort Hamilton de Brooklyn [quartier de New York], il a ajouté à son régime des barres et des boissons protéinées afin d'augmenter sa masse musculaire sans prendre un poil de graisse. "Avant, je ne prenais aucun complément alimentaire, explique ce garçon de 18 ans qui se destine à une carrière d'ingénieur, mais je cherchais quelque chose qui m'aide à me muscler un peu plus vite."
Face à ces garçons qui mettent leur santé en danger pour essayer de se sculpter un corps à la Schwarzenegger, que seuls les gènes peuvent réellement conférer, les pédiatres ont commencé à tirer la sonnette d'alarme. Qu'ils passent des heures dans des salles de sport, dilapident leur argent de poche en compléments alimentaires hors de prix ou prennent le risque de s'essayer aux stéroïdes, les jeunes Américains semblent prêts à payer le prix fort pour obtenir le corps idéal.
Selon une étude publiée le 19 novembre par la revue Pediatrics, plus de 40 % de collégiens et lycéens affirment s'entraîner régulièrement dans le but d'augmenter leur masse musculaire, 38 % reconnaissent consommer des compléments alimentaires et près de 6 % admettent avoir essayé des substances anabolisantes. Fait plus significatif encore, 90 % des 1 307 garçons interrogés – qui vivent tous dans la région de Minneapolis-St Paul [Minnesota] mais sont représentatifs de ce qui, selon les médecins, serait un phénomène national – disent s'entraîner au moins une fois de temps en temps afin d'acquérir davantage de masse musculaire.

  • Les collégiens aussi se mettent au culturisme
Si le culturisme a depuis longtemps la faveur des étudiants à l'université, les pédiatres ont été surpris de constater que les collégiens s'efforcent eux aussi de développer leur musculature. Or leur jeune âge constitue un facteur de risque supplémentaire. Les médecins expliquent que, tout comme les jeunes filles qui comptent chaque calorie qu'elles absorbent afin de rester minces peuvent se faire plus de mal que de bien, les garçons à la recherche d'une image illusoire de virilité peuvent finir par retarder leur croissance, plus encore lorsqu'ils utilisent des compléments alimentaires – pire, des stéroïdes – pour accélérer les résultats.
"Les compléments alimentaires posent problème car contrairement aux médicaments, ils ne sont pas réglementés et il est donc très difficile de connaître leur composition exacte", explique le Dr Shalender Bashin, professeur de médecine de l'université de Boston et chef du service d'endocrinologie, diabète et nutrition du Centre médical de Boston. Ils contiennent parfois des stéroïdes anabolisants, et certains compléments protéinés, même s'ils sont de très bonne qualité, peuvent être dangereux lorsqu'ils sont consommés en grande quantité ou en remplacement des repas, souligne-t-il.
Les stéroïdes anabolisants sont particulièrement nocifs pour un corps qui n'est pas totalement formé, poursuit le Dr Bashin. En effet, "ils bloquent la production de testostérone chez les hommes", ce qui conduit à de graves problèmes de sevrage chez les adolescents en pleine croissance qui tentent d'arrêter d'en prendre. Pourtant, à force d'associer les stéroïdes à de grands sportifs comme Lance Armstrong, on ancre l'idée selon laquelle les produits dopants peuvent être gérés avec succès.

  • Des jeunes musclés en photo sur les réseaux sociaux
Internet fourmille de forums de culturisme sur lesquels des gamins à peine sortis de la puberté discutent de programmes d'haltérophilie, de proportion de masse graisseuse et évaluent mutuellement leurs progrès. Des adolescents publient également sur les réseaux sociaux Tumblr et Facebook des images d'athlètes tout en muscles sous les termes de "fitspo" ou "fitspiration", contraction de "fitness inspiration".
Le jeune David Abusheikh a ainsi rempli sa page Facebook de photos de lui torse nu exhibant ses pectoraux. Cette année, le concours de culturisme de son lycée a atteint un record de participation, attirant 30 élèves. "Ils nous posent toutes sortes de questions", confie Peter Riviera, professeur d'éducation physique au lycée Fort Hamilton qui contribue à superviser le concours. "Comment puis-je perdre du poids ? Comment faire pour me muscler ? Combien de fois par semaine dois-je m'entraîner ?"
Par rapport au mode de vie sédentaire des accros aux jeux vidéo ou de la télé, on ne peut pas véritablement considérer cette obsession pour l'exercice physique comme un danger pour la santé. Les enseignants comme M. Rivera assurent d'ailleurs que la plupart des adolescents sont avides de conseils sur les méthodes les plus saines pour se muscler sans recourir à des substances dopantes. Mais, dans la mesure où l'on en sait si peu sur les compléments alimentaires, il peut s'avérer difficile, surtout pour des adolescents, de prendre de bonnes décisions.
David Abushiekh, qui mesure 1,52 m pour 56 kilos, assure qu'il ne touche pas aux stéroïdes et qu'il préférerait ne pas avoir recours aux compléments alimentaires. Mais, du fait de sa petite taille, il lui fallait gagner en masse musculaire pour participer au concours de culturisme de son lycée. "Mon objectif premier est de faire des études d'ingénieur, dit-il, mais si, pour une raison ou une autre, je n'y arrive pas, je me dis que je pourrais toujours devenir coach personnel."


 Source Courrier International

dimanche 2 décembre 2012

Recettes Riz-Riz aux oignons et aux carottes



Riz aux oignons et aux carottes

Préparation : 15 mn
Cuisson : 20 mn
Pour 4 personnes
70 g de riz rond
200 g de carottes
400 g d’oignons doux
½ cuillerée à café de curry
1 tablette de bouillon de volaille
Sel et poivre
1. Pelez les carottes, lavez-les et coupez-les en petits dès.
2. Epluchez les oignons, coupez-les en deux et taillez-les en lamelles de 0,5 cm d’épaisseur.
3. Faites bouillir 40 cl d’eau. Ajoutez la tablette de bouillon, les carottes et les oignons. Remuez pour faire fondre la tablette. Couvrez et laissez cuire 10 minutes.
4. Versez ensuite le riz et le curry dans la casserole. Couvrez et laissez cuire pendant 18 minutes à petit feu. Vérifiez l’assaisonnement et servez chaud.
Variante :
Après la cuisson, versez le tout dans un plat à gratin, saupoudrez de fromage râpé et faites dorer au four.
Petit plus :
Ajoutez un peu de crème fraîche à la préparation, elle n’en sera que plus moelleuse.
Tour de main :
Si vous n’avez pas d’oignons doux, plongez les lamelles d’oignon dans de l’eau bouillante et laissez-les frémir 3 minutes pour les adoucir. Egouttez-les et continuez la préparation de la recette.



samedi 1 décembre 2012

Recettes Riz-Risotto à la parmesane



Risotto à la parmesane

Préparation : 15 mn
Cuisson : 25 mn
Pour 4 personnes 
400 g de riz rond italien (arborio ou vialone)
80 g de beurre
1.5 l de bouillon de viande
4 cuillerées à soupe de parmesan râpé
3 cuillerées à soupe d’huile d’olive
1 oignon
Sel
1. Épluchez l’oignon et hachez-le finement. Faites chauffez l’huile dans une casserole et faites-y revenir l’oignon.
2. Lorsque l’oignon commence à dorer, augmentez le feu, ajoutez le riz et faites-le revenir pendant 1 à 2 minutes en mélangeant avec une cuillère en bois. Mouillez avec le bouillon très chaud : lorsque celui-ci est entièrement absorbé, ajoutez encore du bouillon. Faites ainsi jusqu’à la fin de la cuisson.
3. Rectifiez l’assaisonnement en sel, éteignez le feu, ajoutez le parmesan et le beurre, puis mélangez soigneusement afin de bien amalgamer tous les ingrédients. Servez sans attendre.
Gardez le riz assez humide afin que le beurre et le fromage, en se mélangeant, forment une sauce crémeuse. Épargnez vous des essais désastreux : on ne peut réussir un risotto qu’avec le riz italien adéquat.


jeudi 29 novembre 2012

Recettes Desserts-Crumble pommes cannelle


Crumble pommes cannelle

Préparation : 10 mn
Cuisson : 25 mn
Pour 6 personnes
1 kg de pommes Golden
1 citron
1 noix de beurre
Pour le crumble 
100 g de farine
150 g de beurre froid
70 g de cassonade
1 sachet de sucre vanillé
1 cuillerée à soupe de cannelle moulue
30 g d’amandes effilées
Sel
1. Préchauffez le four à 190 °C (th. 6-7) et beurrez un plat à gratin.
2. Lavez, pelez et épépinez les pommes. Détaillez-les en gros dés dans le plat, puis arrosez-les du jus de citron.
3. Pétrissez la farine, 100 g de beurre froid, la cassonade, 1 pincé de sel, le sucre vanillé et la moitié de la cannelle pour obtenir un sable grossier. Ajoutez ensuite les amandes effilées et mélangez bien.
4. Répartissez ce crumble aux amandes sur les pommes, puis parsemez-le de petits dés de beurre et de pincées de cannelle. Mettez au four pour 15 minutes.
5. Dégustez chaud ou tiède, avec une boule de glace à la vanille ou aux amandes, ou de la crème fraîche.
Ce dessert anglo-saxon a largement conquis nos tables et ses versions sucrées et salées sont de plus en plus nombreuses. Voici toutefois la recette traditionnelle originale. A essayer avant d’improviser pour l’adapter à tous les fruits que vous aimez !
Variante
Vous pouvez préparer de la même façon un crumble mi-poire, mi-pomme.


mercredi 28 novembre 2012

Infos santé-Fringales



Fringales

Fringales un tic vicieux du cerveau.
Envie irrésistible de chocolat – ou de sushis ? Des chercheurs se penchent activement sur nos fringales pour en décrypter les leviers et savoir tromper la dépendance.

Vous pouvez pratiquement sentir le goût, c'est sucré, ça fond sous la dent. Vous en voulez tellement que vous ne pouvez penser qu'à ça.

Mais est-ce vraiment le goût qui vous donne cette envie folle, ou les associations agréables qui vont avec ? Ou est-ce parce que vous savez que vous ne devriez pas en manger ? Si vous luttez contre cette envie, est-ce qu'elle disparaîtra ou est-ce qu'elle grandira ? Les chercheurs qui veulent comprendre les fringales se posent toutes ces questions. Elles sont plus que jamais à l'ordre du jour compte tenu de l'épidémie d'obésité que connaissent les Etats-Unis. Les fringales ont en effet une influence sur le grignotage, l'empiffrage et la boulimie.

Pendant des années, les chercheurs ont supposé que les fringales étaient une réaction inconsciente du corps pour corriger des carences nutritionnelles. Le désir de steack pouvait par exemple indiquer un besoin en protéine ou en fer. Les accros au chocolat manquaient peut-être de magnésium ou d'autres éléments chimiques altérant l'humeur [et qui sont présents dans le chocolat], par exemple la phényléthylamine, un neurotransmetteur que les êtres humains produisent quand ils sont amoureux.


  • La grande fringale américaine
Les chercheurs sont cependant de plus en plus nombreux à mettre cette théorie en doute. Après tout, les gens ont rarement une envie folle de légumes verts, pourtant riches en vitamines, et il existe beaucoup d'aliments qui contiennent davantage de phénylalanine que le chocolat. D'après les études, les fringales font intervenir un mélange complexe de facteurs sociaux, culturels et psychologiques qui sont fortement influencés par des signaux environnementaux.

Si le chocolat est l'aliment qui fait le plus envie en Amérique du Nord, les Japonaises sont plus susceptibles de se jeter sur les sushis, selon une étude récente. Et en Egypte, seuls 1% des jeunes hommes et 6% des jeunes femmes ont des envies de chocolat, d'après une étude réalisée en 2003. "Il y a beaucoup de langues qui n'ont pas de mot pour 'fringale'. Ce concept semble avoir une importance unique dans la culture américaine", déclare la psychologue Julia Hormes de l'Université d'Albany. Aux Etats-Unis, 50% des femmes ayant des envies de chocolat déclarent que celles-ci sont particulièrement fortes au début de leurs règles. Les chercheurs n'ont cependant trouvé aucune corrélation entre les fringales et le niveau d'hormones. Dans une étude réalisée l'année dernière sur 98 étudiantes de l'Université de Pennsylvanie, celles dont les fringales étaient le plus liées à leur cycle hormonal avaient également un passé marqué par les régimes, les troubles de l'alimentation et un index de masse corporelle élevé.


  • Les mêmes effets que la drogue ou l'alcool
Les IRM fonctionnels réalisés par le Dr Pelchat, une psychologue spécialisée dans la sélection alimentaire du Monell Chemical Senses Center, à Philadelphie, révèlent que les fringales activent les mêmes parties du cerveau que la drogue et l'alcool. Ce sont par exemple l'hippocampe, qui contribue au stockage des souvenirs, le cortex insulaire, qui joue un rôle dans la perception et les émotions, ou le noyau caudé, qui joue un rôle important dans l'apprentissage et la mémoire.

Le circuit est alimenté par la dopamine, un neurotransmetteur responsable de l'apprentissage reposant sur la récompense. Quand les gens bombardent en permanence ce circuit de drogues, d'alcool ou d'aliments gras et sucrés, une partie des récepteurs de dopamine se bloquent pour empêcher une surcharge. Et comme il y a moins de récepteurs de dopamine en état de marche, le système en veut toujours plus. "On a beau s'empiffrer, on n'a toujours pas la récompense", explique Pam Peeke, un médecin qui vient de publier un ouvrage sur la question, The Hunger Fix [non traduit en français]. La dépendance à la nourriture provoque des changements dans le cortex préfontal qui normalement contrôle l'impulsivité et les envies addictives, explique-t-elle.


  • Céder en partie pour mieux contrôler
Quel est le meilleur moyen de lutter contre les fringales ? Plusieurs études montrent que plus un sujet essaie de limiter sa consommation d'un aliment, plus il risque d'en avoir envie.

Certains experts suggèrent donc de céder à l'envie en la contrôlant. D'après une étude réalisée en 2003 à l'University College de Londres, les sujets qui ne mangent du chocolat qu'au cours d'un repas ou juste après réussissent mieux à y renoncer que ceux qui en prennent l'estomac vide.

Les thérapies comportementalistes peuvent aussi aider.
Des chercheurs d'Adélaïde, en Australie, ont réuni cent dix personnes qui se déclaraient accros au chocolat et leur ont donné à chacune un sachet de chocolats pour une semaine. La moitié d'entre eux a reçu une formation en "restructuration cognitive" – remettre en cause ses pensées à propos du chocolat – tandis que l'autre a appris la "distanciation radicale" – accepter ses pensées et les observer sans agir. A la fin, il restait au deuxième groupe trois fois plus de chocolat qu'au premier.


L'exercice peut lui aussi limiter les fringales. Le cerveau de femmes ayant marché d'un bon pas pendant 45 minutes sur un tapis roulant réagit ainsi beaucoup moins aux images de nourriture, selon une étude réalisée par l'Université Brigham Young à Provo, dans l'Utah.

On peut également mâcher du chewing gum et humer un produit non alimentaire. En inspirant une bouffée de jasmin, par exemple, on occupe les récepteurs d'arôme qui jouent un rôle essentiel dans les fringales. Le Dr Peeke suggère de prendre un réveil et de régler la sonnerie sur trente minutes chaque fois qu'une fringale se manifeste. Occupez-vous avec autre chose jusqu'à ce que le réveil sonne ; l'envie aura peut-être passé. "Si on peut retarder la consommation de l'aliment désiré, on peut affaiblir la réaction habituelle", confirme le Dr Pelchat.

C'est la bonne nouvelle : plus on résiste longtemps à une fringale, plus elle s'affaiblit, selon les études.


mardi 27 novembre 2012

Billets-UMP = Union de la Magouille Politique


Un dessin de Chappatte

UMP = Union de la Magouille Politique

Créée par Jacques Chirac, la "machine de guerre" UMP voulait rassembler toutes les forces de la droite. Mais elle semble aujourd'hui condamnée à exploser, constate cette éditorialiste luxembourgeoise.

On pouvait s'attendre à un contre-coup douloureux après dix ans d'existence, dont cinq de sarkozysme hyperactif, et une présidentielle ratée par celui-là même qui s'était employé à donner un visage plus jeune et décomplexé à la droite. Mais la rivalité entre François Fillon et Jean-François Copé transparaissait dès la fin de la présidentielle, au point de perturber la campagne des législatives. Et contrairement aux dernières élections internes, aucun autre candidat n'a pu se présenter faute de parrainages sur fond de pressions croisées. Le ton était donné.

Les deux hommes et leurs soutiens se sont livrés une bataille âpre, émaillée de phrases assassines et de coups bas. Le scrutin final en est la démonstration : des bulletins plus nombreux que les votants dans un bureau de vote, comptage aléatoire... Il était déjà invraisemblable que la commission de contrôle valide ce vote entaché d'irrégularités et ne donnant que 98 voix d'avance au vainqueur. La suite du feuilleton laisse encore plus perplexe - voilà que les voix des militants d'outre-mer auraient été oubliées.

Tout cela dessine un bien piètre tableau de la démocratie en politique, démontrant l'intérêt bien plus vif des partisans pour les luttes de pouvoir que pour le quotidien des citoyens. Aucune remise en question du quinquennat de Nicolas Sarkozy ni de sa campagne. Aucune réflexion sur les liaisons dangereuses avec le Front national vers lequel une partie de l'UMP louche ouvertement.

L'UMP, forgée pour soutenir la seconde présidence de Jacques Chirac, détournée par son fidèle ennemi Nicolas Sarkozy, se voulait un bloc unissant les forces du centre à la droite. Mais la machine de guerre autoproclamée a perdu quasiment toutes les élections de la dernière décennie. En panne d'homme providentiel capable de l'unifier, l'UMP (Union de la Magouille Politique ?) semble condamnée à exploser. Une aubaine pour les "indépendants" oubliés de Jean-Louis Borloo et aussi pour Nicolas Sarkozy, qui gardera l'image d'un rassembleur charismatique.

           Source Courrier international 

Billets-Petraeus dans le pétrin



Petraeus dans le pétrin

On ne peut pas avoir une maîtresse et diriger la CIA; C'est pour avoir oublié cette vérité et fricoté avec Paula Broadwell, sa biographe, que le général Petraeus a été tenu de démissionner, le 9 novembre dernier.

Depuis, l'affaire s'est compliquée : un autre général, John Allen, chef de la coalition en Afghanistan, est à son tour pris dans le scandale pour avoir entretenue une "correspondance déplacée" avec une femme ; il a échangé des dizaine de milliers d'e-mails avec Jill Kelley, la femme par qui le scandale Petraeus est arrivé : c'est parce qu'elle s'était plainte au FBI des mails menaçants - envoyés anonymement par Paula Broadwell (du genre : "ne t'approche pas de Petraeus, sinon ça va barder") - que les fédéraux ont mené l'enquête et découvert l'existence d'une liaison entre cette dernière et le directeur de la CIA.

L'affaire n'a pas dévoilé tous ses secrets - l'un de ses autres volets concerne l'attaque du consulat américain à Benghazi, (Libye) le 11 septembre dernier, et les réactions de la CIA face à cette attaque, source d'une polémique entretenue par les républicains depuis deux mois.

Source Courrier international

lundi 26 novembre 2012

Billets-Salvador Dalí



Salvador Dalí

C'est en Catalogne, entre Figueres, Portlligat et Púbol, que l'artiste a construit son mythe. Un “Dalíland” comme il en rêvait.


Autoportrait au cou de Raphael , vers 1921
(huile sur toile - 40,5 x 53 cm) Fundacio Gala-Salvador Dali, Figueres. © Salvador Dali, Fundacio Gala-Salvador Dali / Adagp, Figueres, Paris, 2012

Le centre du monde n'est plus ce qu'il était ! Salvador Dalí (1904-1989) avait jeté son dévolu sur la gare de Perpignan, décrétée nombril de l'univers, car il y transitait chaque été et, surtout, y expédiait ses œuvres à destination de sa clientèle internationale. En nomade fortuné, l'artiste avait pris l'habitude de passer l'hiver dans les palaces de Paris et de New York, puis revenait aux beaux jours dans sa région natale. Avec l'arrivée du TGV en gare de Figueres – mettant Paris à moins de cinq heures trente de la cité catalane –, le sens de gravitation de sa géographie personnelle se voit aujourd'hui quelque peu perturbé, ce qui n'aurait peut-être pas été pour lui déplaire.
A peine le temps de rêvasser que l'on est déjà arrivé au cœur du biotope dalínien, un creuset originel sans lequel rien ne saurait exister. Impossible de comprendre la personnalité de l'extravagant Espagnol, ni de décrypter son iconographie extraordinaire sans en connaître la source : cette région de l'Empordan, située à quelques kilomètres de la frontière française. Une terre âpre et ocre, réputée pour le caractère tempétueux de ses habitants, dont la tramontane, qui y souffle la moitié de l'année, ne serait pas étrangère à leurs bourrasques intérieures. Vent de folie auquel Dalí ajoutait, grand seigneur, un arbre généalogique aux lointaines ascendances arabes et grecques, pointe de fanatisme et goût de l'homérique où enraciner tous les mythes.

Dans les faits, Salvador Domingo Felipe Jacinto Dalí i Domènech est né le 11 mai 1904 à Figueres, dans une famille de notables prospères – son père était notaire. Les ramblas carrelées de neuf de la petite ville bourgeoise, bastion républicain pilonné pendant la guerre civile par l'aviation italienne, ont aujourd'hui perdu de leur charme. Mais il subsiste entre les banques et les magasins d'espadrilles plusieurs immeubles aux façades modern style, devant lesquels le jeune Dalí passait chaque jour. A deux pas de sa maison natale, un hôtel particulier est orné de gargouilles de céramique en forme de sauterelle, insecte qui révulsait tant l'enfant que, lorsque l'un de ses camarades lui en glissa une dans la chemise, il sauta d'un seul coup par la fenêtre de l'appartement familial, situé au premier étage. L'étrange créature aux yeux immobiles vampirise toute sa peinture, comme dans Le Grand Masturbateur (1929), où un spécimen géant s'agrippe au rocher à tête humaine que l'on devine être le jeune Salvador en personne.


Le Grand Masturbateur, 1929 (huile sur toile - 110 x 150 cm).
Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia © Salvador Dali, Fundacio, Gala-Salvador Dali / Adagp, Paris 2012

A Figueres, Dalí venait régler ses affaires et avait ses habitudes à l'hôtel Durán. Le propriétaire ne tarit pas d'histoires sur son mémorable client, fournissant même une photocopie des meilleures anecdotes. C'est ici que Dalí tenait, dans les années 1970, les réunions de chantier de son musée, son « oeuvre d'art total » imaginée par lui dans les ruines de l'ancien théâtre municipal, incendié durant la guerre. Inauguré en 1974, le Théâtre-Musée ne désemplit pas. C'est l'établissement culturel le plus visité de la région, constituant le sommet de ce que tout le monde appelle ici le « triangle dalínien », un concept touristico-patrimonial qui regroupe les trois musées consacrés au surréaliste en Catalogne.

Sur la carte, le triangle relie d'est en ouest la ville de Figueres au petit port de Portlligat, où le peintre avait sa maison, et, plus au sud, au village de Púbol, où il avait acheté un château à son épouse, Gala. Rénovées, les deux demeures ont été ouvertes il y a une quinzaine d'années à la visite. Succès : il faut s'inscrire à l'avance pour avoir une chance de les visiter. Aussi magnétique que celui des Bermudes, le « triangle dalínien » attire plus de 1 400 000 visiteurs par an, dont 920 000 pour le seul Théâtre-Musée de Figueres, soit l'équivalent de la fréquentation du musée Guggenheim de Bilbao ! En plein marasme économique, cette manne fait de la Fondation Gala-Salvador Dalí, en charge des biens et des droits moraux et artistiques de l'artiste, légués à l'Etat espagnol à sa mort, une affaire rentable. « Tout ce que je touche se transforme en or », se vantait le génial Catalan.
« Je ne suis chez moi qu'ici, partout ailleurs je ne suis que de passage. » En 1930, chassé par son père, qui désapprouve sa liaison avec Gala, de dix ans son aînée, Dalí achète une cabane de pêcheur à Portlligat, de l'autre côté de la colline qui surplombe Cadaqués. Il a passé toute son enfance dans ce port, d'où son père était originaire. C'est à Cadaqués, amphithéâtre chauffé à blanc sur une côte déchiquetée, que Lorca et Buñuel, ses camarades d'université de Madrid, le rejoignent en vacances. A Cadaqués qu'il rencontre à l'été 1929 Gala, femme de Paul Eluard, dépêchée par André Breton depuis Paris pour le convaincre d'intégrer le groupe surréaliste. Coup de foudre : l'histoire de Salvador se mélange à celle de Gala, double et muse, manager et démiurge, artiste sans œuvre dont l'art fut de sauver Dalí de sa propre folie. Leur amour, surréel, courtois et fusionnel, durera cinquante-trois ans. Portlligat, « port lié » en catalan, est une crique cachée dans la pointe la plus orientale de l'Espagne. Cadre lunaire, granit râpeux et eau d'ardoise épaisse comme l'épiderme d'un monstre marin : dans plusieurs tableaux, Dalí se représente enfant, soulevant la peau de l'eau pour y voir dormir un chien.

Quand le couple revient d'Amérique, où il a passé toute la guerre, Dalí agrandit la demeure, fait ajouter une dizaine de micro-maisons reliées par des escaliers labyrinthiques. On repère de loin la tour qui surplombe l'ensemble, coiffée d'un œuf géant, telle une offrande au premier matin du monde. Ambiance amniotique, sensation délicieuse de pénétrer l'intérieur de la coquille. Le couple passera ici tous ses étés de 1930 à 1970. Dans l'atelier, l'esquisse laissée sur le chevalet et la canne posée contre la chaise suspendent un instant le temps. Tout est concis, poétique, parfait comme un haïku, jusqu'à ce qu'il faille ressortir par un passage dérobé. On débouche sur un jardin décati et une piscine en forme de phallus, flanquée, entre autres excentricités, d'une cabine téléphonique recyclée et de panneaux publicitaires décolorés. Sur le tard, Dalí avait transformé son palais idéal en une arrière-cour de ferrailleur vieillissant.


Dali et Gala dans son appartement de Paris, photographie de Brassaï, 1932  © DR, Fundacio Gala-Salvador Dali, Figueres, 2012

Dans les années 1970, Gala ne supporte plus la foule incessante de badauds massés devant la porte et toute la cour de parasites dont Dalí s'entoure, la jet-set venant mouiller ses yachts dans la crique, les beatniks squattant l'oliveraie. Elle se fait offrir son château en Espagne dans la campagne de Púbol, à 70 kilomètres de là. L'aristocratique muse passera ses dernières années dans cette bâtisse médiévale, raide et sévère comme son caractère, mais meurt à Portlligat un soir de juin 1982, et c'est incognito que son corps est rapatrié au petit matin au château pour y être inhumé.
« Je veux qu'on s'amuse au musée de Figueres, que les enfants ne s'y ennuient pas comme au Louvre. Je veux faire un Dalíland ! » avait expliqué le maître à Amanda Lear. Promesse tenue : plus kitsch, on meurt. En lieu et place de la toiture de l'ancien théâtre municipal, dans le vestibule où Dalí avait fait sa première exposition, à l'âge de 14 ans, une coupole géodésique donne à l'ancienne scène un air de Futuroscope. C'est la planète Mars, le « plus grand objet surréaliste du monde », précisait son créateur, conçu pour provoquer chez le visiteur une expérience extrasensorielle plutôt que pour lui asséner des leçons bien ordonnées. Dalí a pris un soin extrême à dynamiter ces lieux bourgeois – comme le musée Picasso de Barcelone, soulignait-il avec malice. Chez lui, le parcours s'effectue par « coq-à-l'âne » analogiques, comme dans sa peinture, qui agit par successions d'idées, de ressentis et de détails précis et accolés. Il y en a partout : statues juchées dans les recoins ou accrochées à la voûte, images géantes à double ou triple sens, tableaux pixellisés, trompe-l'oeil nécessitant un temps d'adaptation mentale avant que l'on arrive à les décrypter.
Au cœur du musée, une « salle du trésor » abrite la collection des œuvres prestigieuses, paysages néo-impressionnistes ou protocubistes des débuts, portraits classiques d'une virtuosité chirurgicale, fondement de toute son œuvre, icônes surréalistes, tel Le Spectre du sex-appeal, où l'on reconnaît les rocs du cap Creus métamorphosés en monstre féminin proliférant. Dans les étages, le parcours redouble d'extravagance, plafonds peints à la Michel-Ange, tableaux pompiers, hologrammes ou installations loufoques, tel cet éventail-vitrail qui se déplie grâce à une machinerie lorsqu'on y glisse une pièce de 1 euro. Endroit populaire, hallucinogène, le musée fonctionne comme la substance en question : on en ressort éberlué, vaguement écœuré et longtemps hanté par une expérience qui dépasse les bornes, dans tous les sens du terme. Exactement ce que souhaitait Dalí, qui fut enterré, conformément à ses dernières volontés, dans la crypte de son stupéfiant musée. Il repose au sous-sol, dans le brouhaha des visiteurs égarés et l'incessant sifflement du sèche-mains des W-C.

Source Télérama 

dimanche 25 novembre 2012

Recettes Desserts-Coings rôtis au miel



Coings rôtis au miel

Préparation : 20 mn
Cuisson : 45 mn
Pour 4 personnes
4 coings bien mûrs (1 kg)
6 cuillerées à soupe de miel liquide
6 cuillerées à soupe de sucre en poudre
1 orange
1 citron
1 brin de romarin
30 g de beurre
1. Préchauffez le four à 150 °C (th. 5).
2. Epluchez les coings. Coupez les quartiers. Retirez le cœur et les pépins. Coupez les quartiers en grosses lamelles. Arrosez-les du jus du citron. Plongez-les dans une casserole d’eau bouillante. A la reprise de l’ébullition laissez cuire 2 à 3 minutes, rafraîchissez-les et égouttez-les.
3. Mettez-les dans un plat à four beurré. Saupoudrez-les de sucre. Parsemez du reste du beurre coupé en petits morceaux et de romarin. Versez le jus de l’orange, le miel et 10 cl d’eau. Faites cuire 40 minutes en arrosant régulièrement les coings de leur jus de cuisson.
4. Mettez les coings dans un compotier. Versez le jus de cuisson dans une casserole. Faites bouillir et réduire en sirop pendant 5 minutes. Versez-le sur les coings. Servez chaud ou tiède avec une crème glacée à la vanille.


lundi 19 novembre 2012

Recettes Légumes-Purée de pommes de terre



Purée de pommes de terre

Préparation : 15 mn
Cuisson : 20 mn
Pour 4 personnes 
1 kg de grosses pommes de terre bintje
50 g de beurre
Sel et poivre du moulin
1. Pelez les pommes de terre, rincez-les, coupez-les en quatre. Mettez-les dans une casserole. Couvrez-les d’eau à hauteur. Salez. Portez à ébullition et couvrez. Laissez cuire 20 minutes ou un peu plus selon la grosseur des pommes de terre. Piquez-les avec la pointe d’un couteau pour vérifier qu’elles sont cuites. Egouttez-les sans jeter l’eau de cuisson.
2. Passez les pommes de terre au presse-purée ou écrasez-les à la fourchette ou à l’étrier (surtout pas avec un robot électrique). Ajoutez le beurre en petits morceaux. Salez, poivrez. Si la purée est un peu épaisse, ajoutez avec précaution quelques cuillerées d’eau de cuisson. Mélangez rapidement à l’aide d’une fourchette. Servez sans attendre.
Conseils :
Ne «travaillez » pas trop la purée. Si vous ne servez pas la purée dès qu’elle est prête, conservez-la au chaud sur un bain-marie, recouverte d’un couvercle. Pour éviter qu’elle ne se dessèche en surface, déposez dessus une noisette de beurre. En fondant, celle-ci formera une couche protectrice.
Pour gagner du temps lors de l’épluchage, achetez de très grosses pommes de terre. Mais n’oubliez pas de les couper en morceaux ! Si vous êtes très pressé, faites-les cuire dans un autocuiseur, 7 minutes à partir de la rotation de la soupape. Votre purée sera meilleure qu’avec des flocons de pommes de terre.
Une purée réussie, ce sont d’abord de bonnes pommes de terre. Celles-ci doivent avoir une chair bien farineuse. En France, la pomme de terre la plus cultivée pour cet usage est la bintje. Mais n’oubliez pas de demander conseil aux marchands spécialisés en pommes de terre, sur votre marché. Ils vous feront découvrir d’autres variétés : la désirée, l’agata, la spunta…
Un peu de science…
Pourquoi le mixer électrique ne convient pas pour la purée ? La pomme de terre est composée en grande partie d’amidon. Imaginez les molécules d’amidon comme des colliers de perles, avec des tas de ramifications et du vide entre les perles. C’est ce vide qui donne de la légèreté à la purée. Avec un robot électrique, les molécules d’amidon, qui sont assez fragiles, se disloquent. On perd la structure du collier et ses qualités. La purée prend alors la consistance d’une colle élastique.
Quelques variantes :
Purée à l’orange : ajoutez dans la purée un peu de zeste finement râpé ou, pour une saveur plus prononcée, le jus chaud d’une petite orange. Délicieux avec un rôti de veau ou un magret grillé.
Purée aux épices : une pointe se safran et une pincée de cumin en poudre ajoutées à la purée réveilleront une pintade rôtie ou des côtes d’agneau grillées.
Purée verte : pour « vitaminer » votre purée, ajoutez, en même temps que le beurre, de la ciboulette ou du persil hachés finement. Se marie superbement avec les viandes poêlées et les poissons.
Purée « moutardée » : une grosse cuillerée de moutarde à l’ancienne ajoutée à une purée qui accompagnera un steak grillé, c’est très simple et cela change tout !
Purée à l’huile d’olive : à bas le beurre, vive le bon cholestérol ! Un filet d’une huile d’olive très fruitée (picholine) versé sur les pommes de terre avant de les écraser sera parfait pour accompagner tous les poissons, surtout les rougets.
Purée à la truffe : pour les fêtes, ajoutez un peu de jus de truffe chaud dans une purée. Simple et chic, la purée !