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dimanche 1 août 2010

Lectures Jo NESBO-Jo Nesbo

Jo NesboNaissance : 29 mars 1960
Langue d’écriture : norvégien
Genre : Policier
Il a d'abord été journaliste économique puis s'est dirigé vers la musique. Il est connu pour sa participation en tant qu'auteur, compositeur et interprète au groupe de pop "Di Derre", un des plus célèbres en Norvège, de 1993 à 1998. Son premier roman, « L'Homme chauve-souris », a tout de suite remporté un grand succès. Il a obtenu l'année suivante le prix du meilleur roman policier scandinave de l'année, ce qui l'a propulsé sur le devant de la scène littéraire du polar scandinave. Il est parfois présenté comme l’un des successeur de l'auteur suédois Henning Mankell.
Le style de ses romans est assez proche de ceux de l'américain Michael Connelly et de son détective Harry Bosch.
Ses romans mettent en scène Harry Hole, un inspecteur de la police d'Oslo qui parcourt parfois le monde au fil de ses enquêtes : l'Australie avec « L'Homme chauve-souris » ou la Thaïlande avec « Les Cafards ». Harry Hole est le héros de la plupart des livres de Jo Nesbø. C'est le stéréotype du policier bourru, alcoolique et grand accro au tabac, qui a peu d'amis et utilise parfois des méthodes peu orthodoxes pour résoudre ses enquêtes.
Bibliographie
L'Homme chauve-souris (2002)-trad. Alexis Fouillet et Elisabeth Tangen
Les Cafards (2003)-trad. Alexis Fouillet
Rouge-Gorge (2004)-trad. Alexis Fouillet
Rue Sans-Souci (2005)-trad. Alexis Fouillet
L'Étoile du diable (2006)-trad. Alexis Fouillet
Le Sauveur (2007)-trad. Alexis Fouillet
Le Bonhomme de neige (2008)-trad. Alexis Fouillet
Chasseurs de têtes (2009)-trad. Alexis Fouillet

dimanche 4 juillet 2010

Lectures Jo NESBO-Rue Sans-Souci

Jo NESBO
Rue Sans-Souci
Traduit du Norvégien par Alexis Fouillet
(4ème de couverture)
Un hold-up sanglant concentre toutes les forces vives de la Brigade Criminelle. Hary Hole en tête, en binôme avec une nouvelle partenaire, Beate, une pro de la vidéo, dotée d’un talent physionomiste hors pair.
L’enquête piétine, un second braquage à lieu, et Harry revoit une ancienne conquête, Anna. Un peu malgré lui, il accepte un diner, et mal lui en prend. Le lendemain, une amnésie totale des douze dernières heures et son portable introuvable le font renouer avec ses démons : pas de doute, c’est une gueule de bois carabinée qui rattrape l’alcoolique repenti.
Les ennuis recommencent pour Harry : Anna est retrouvée morte.
Un polar palpitant qui nous plonge au cœur de la communauté tzigane, et nous fait vivre au rythme du travail des enquêteurs : nous voilà partis sur la piste du braqueur en série, bien sûr, mais aussi sur celle que Harry suit en parallèle, convaincu qu’Anna ne peut s’être suicidé, et surtout bien décidé à sauver sa peau.
Né en 1960, le norvégien Jo Nesbo, musicien, auteur-interprète, journaliste économique, est un écrivain renommé. Il est propulsé sur la scène littéraire en 1997 avec son premier titre, « L’homme chauve-souris », qui reçoit en 1998 le prix du meilleur roman policier nordique. Suivront « Les cafards, et « Rouge-gorge », sacré meilleur polar norvégien de tous les temps par les lecteurs ainsi que par les auditeurs de la radio nationale.
« Rue Sans-Souci » met de nouveau en scène l’inspecteur principal Harry Hole, un vrai héros de polar, terriblement attachant.
(Les personnages principaux :)
Harry Hole, Beate Lonn, Raskol Baxhet, Anna Bethsen, Trond Grette, Stine Grette, Lev Grette, Vigdis Albu, Arne Albu.
(1ere phrase :)
Je vais mourir. Et ça n’a aucun sens.
(Dernière phrase :)Au dehors, de légers flocons de neige tombaient lentement sur les rues désertes.
505 pages – Gaïa Editions 2005 (2005, pour la traduction française)
(Aide mémoire perso :)
Le nouvel opus des aventures de Harry Hole débute sur un braquage de banque à la fin sanglante. Le braqueur descend une caissière après s’être fait remettre le butin. Aucune piste pour débuter l’investigation. Le truand a pensé à tous les détails : angles des caméras de surveillance dans et à l’extérieur de la banque, il a trafiqué sa voix, il connaît les procédures en vigueur. C’est un pro, un très bon pro ! Et cette exécution ! Car c’en est une, Harry est sûr de lui, mais pas ses chefs. Il faut explorer le passé de la caissière pour trouver un début de piste.
Une seconde enquête démarre en même temps. Anna Bethsen, une ancienne petite amie de Harry, est retrouvée morte chez elle. Tout porte à croire que c’est un assassinat. Harry se sent impliqué, il a bien connu Anna, mais surtout, il a passé la nuit du meurtre chez elle, mais ne se souviens plus de rien, sauf de la monumentale gueule de bois du lendemain.
C’est donc plein pot que débute ce roman. Harry n’est pas tranquille car Rakel et Oleg sont loin de lui. Repartis en Russie, ils assistent au procès qui va décider si Rakel peut avoir la garde d’Oleg. De plus, l’enquête qu’il mène sur le meurtre d’Ellen va sous peu être définitivement close. Mais sans avoir mis de coupable sous les verrous. Aidé d’Halvorsen et de Beate Lonn, une enquêtrice capable de se souvenir de tous les visages qu’elle a croisés dans sa vie, Harry va devoir jongler entre ces deux enquêtes et déployer tout son talent pour trouver une voie qui l’amènera à la résolution de ces deux meurtres.
Rue Sans-Souci est la quatrième enquête de Harry Hole. Elle continue de développer le personnage et son entourage, nous le rend encore plus attachant et nous fait découvrir d’autres facette de sa personnalité. Elle nous plonge encore plus dans cette Norvège si attirante. Nesbo utilise Oslo et son pays comme un peintre fait le décor de son tableau. Par touches discrètes, mais essentielles. Il y met de la lumière, de l’ombre, des collines, des fjords. Et quand la neige tombe, on frissonnerait presque. Une ambiance très réussie.
Il nous fait découvrir un aspect de la société norvégienne. Cette fois c’est la communauté tzigane. En effet, l’enquête sur le meurtre d’Anna rejoint celle sur le braquage lorsqu’il découvre que Raskol Baxthet, célèbre braqueur de banque sous les verrous qu’il contacte pour l’aider, est de sa famille. Harry le rencontre et en faisant connaissance avec lui, il apprend à connaître l’histoire des tziganes.
Le roman est très bien dosé. Nesbo mène les deux enquêtes en parallèle, les confronte et nous apporte, vers le milieu du livre, une solution pour chaque cas. Mais c’était sans compter sur son talent pour faire rebondir, non pas une, mais deux intrigues. Ce qu’il nous avait mis sous les yeux tombe en morceaux, il faut tout reprendre depuis le début… On voit le nombre de pages qu’il nous reste entre les mains et pourtant on est surpris ! Bravo, et on embarque pour la suite.
Personnages au poil, ambiance délicieuse, intrigues tortueuses à souhait et rebondissements pas piqués des hannetons. La recette d’un (très) bon polar semble facile. Jo Nesbo l’exécute d’une main de maître et y met sa touche norvégienne, le tout pour nous régaler pendant tout le roman. Une confirmation, si besoin était, que Mankell n’est pas seul sur la banquise du polar nordique !

jeudi 1 juillet 2010

Lectures Jo NESBO-Chasseurs de têtes

Jo NESBOChasseurs de têtes
Traduit du Norvégien par Alex Fouillet
(4ème de couverture)
Roger Brown le répète à qui veut l’entendre : il est le meilleur chasseur de têtes de toute la Norvège. Pas un collègue ne lui arrive à la cheville, et quand il décroche son téléphone, tous les DRH du pays ont le doigt sur la couture.
Mais il faut toujours se méfier des apparences, même au sommet de la société. Roger Brown vit au-dessus de ses moyens : sa villa est trop grande et sa femme bien trop belle. Sans parler de la galerie d’art de cette dernière qui engloutit toutes ses finances. Il n’a donc pas le choix : alors que ses richissimes clients sont convoqués à des rendez-vous professionnels qu’il a lui-même mis sur pied, il en profite pour s’introduire chez eux et leur voler leurs œuvres d’art.
Un jour, le candidat parfait se présente : le Néerlandais Clas Greve. Ancien militaire spécialiste de la technologie GPS, il possède le profil idéal, ainsi qu’un Rubens. Si Roger Brown réussit à mettre la main sur ce tableau, ses problèmes financiers seront réglés. Et son épouse sera sienne pour toujours…
Mais Roger va bien vite comprendre que, dans cette histoire, tout le monde veut quelque chose, et que personne n’a rien gratuitement. Pas sans tuer…
La chasse aux têtes est ouverte !
Né en 1960, Jo Nesbo, d’abord journaliste économique et musicien, a été propulsé sur le devant de la scène littéraire en 1998 en recevant le prix du meilleur roman policier nordique de l’année pour « l’homme chauve-souris ».
Chasseurs de têtes est son quatrième roman à paraître à la Série Noire.
(Les personnages principaux :)
Roger Brown, Diana, Lotte, Clas Greve, Ove Kjikerud.
(1ere phrase :)
Une collision entre deux véhicules, c’est de la physique simple.
(Dernière phrase :)
Je suis chasseur de têtes. Ce n’est pas très difficile. Mais je suis le meilleur.
309 pages – Editions Gallimard 2008 (2009, pour la traduction française)
(Aide mémoire perso :)
Roger Brown est un chasseur de têtes, le meilleur de toute la Norvège, celui qui cerne au plus près les personnages qu'il interviewe grâce aux méthodes du FBI. Roger est connu et reconnu par sa profession et par les entreprises : “Mais le type qui venait de me saluer savait que j'étais Roger Brown, le chasseur de têtes qui n'a jamais présenté un candidat à un poste qu'il n'a pas eu ; qui au besoin manipule, force, casse et défonce pour faire passer le candidat. Ses clients comptent aveuglément sur ses capacités d'appréciation, mettent sans hésiter le destin de leur compagnie entre ses mains - et rien que les siennes.”
Mais Roger a un talon d'Achille : sa femme Diana. Il en est fou amoureux, ne comprend pas qu'une si belle femme puisse rester avec lui. Il est prêt à tout pour elle… enfin presque puisqu'il refuse de lui faire un enfant. “La vérité, c'était que, même si nous étions deux personnes dans 320 m2 ruineux, il n'y avait pas de place pour un enfant. C'est-à-dire pas la place pour un enfant et moi. Car je connaissais Diana. Contrairement à moi, elle était monogame jusqu'à la perversion. J'aurais haï cet enfant dès le premier jour. Alors au lieu de cela, je lui avais offert un nouveau départ. Une demeure. Et une galerie.” Le prêt immobilier représente une fortune, la galerie ne vend pas assez. Roger n'a trouvé qu'une solution pour remédier à ses problèmes d'argent : cambrioler les candidats qu'il auditionne, dérober leurs œuvres d'art pour les revendre. Le business de Roger fonctionne bien, jusqu'à ce qu'il rencontre Clas Greve qui lui parle de la fameuse “Chasse au sanglier de Calydon” de Rubens. A partir de ce moment, la vie de Roger Brown va se transformer en cauchemar.
Nesbo laisse son personnage récurrent, Harry Hole, pour plonger dans le monde de l'entreprise où l'on est prêt à tout pour obtenir un poste intéressant. Ce roman m'a beaucoup fait penser (et c'est un immense compliment) au “Couperet” de Donald Westlake. On y retrouve cette cruauté, ce cynisme du monde du travail et les deux auteurs font preuve d'un humour cinglant. Roger Brown n'a que peu de considération pour ses contemporains, c'est un homme d'un égoïsme sans limite.
Jo Nesbo orchestre avec “Chasseurs de têtes” une palpitante chasse à l'homme. Jusqu'au bout le lecteur doit rester sur ses gardes car les rebondissements guettent à chaque coin de page. Jo Nesbo sait surprendre et ménager ses effets.