jeudi 5 février 2026

Billets-La classe moyenne crève à petit feu

 



La classe moyenne crève à petit feu

Effectivement, je le dis souvent, la classe moyenne crève à petit feu. Et tout le monde le voit. On voit défiler des vidéos, des témoignages, des gens à bout sur les réseaux, parce que les prix montent plus vite que leur salaire, parce que le caddie se vide pendant que les taxes, elles, continuent de se gaver. Alors forcément, à un moment, ça bloque, ça explose, ou ça lâche. Et le pire, c’est que ceux qui gouvernent le savent. Mais ils n’en ont plus rien à foutre. Ils pilotent un pays en ruine comme on bricole une voiture sans freins, avec pour seule ambition de tenir jusqu’au prochain mandat. Ce qui nous pend au nez, c’est une vraie purge sociale, une descente aux enfers pour ceux qui bossent encore, ceux qui paient tout, ceux qui tiennent le système à bout de bras pendant qu’on leur explique qu’ils doivent “faire des efforts”. Ces efforts, d’ailleurs, sont devenus grotesques. Travailler pour nourrir une machine qui te broie, c’est plus un contrat social, c’est une farce. Et de plus en plus de gens vont finir par se dire que jouer selon leurs règles ne sert plus à rien.

Billets-Pour un droit au blasphème !

  


Pour un droit au blasphème !

Il ne s’agit pas de faire l’éloge du blasphème, ni d’inciter au blasphème, mais bien de s’assurer que son expression est permise.
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Au lendemain de notre deuil national, il nous faut nous rassembler, nous unir, mais également nous interroger. Avons-nous toujours indéfectiblement été les partisans de la liberté d’expression face à la satire religieuse ? N’avons-nous pas failli dans notre défense des caricaturistes de Charlie Hebdo ?

Car le « délit de blasphème » existe bel et bien en droit français ! Il a été invoqué en 2013 à l’encontre… de Charlie Hebdo. Entre les survivances du vieux droit français, le nouvel attirail juridique créé depuis quarante ans, et la menace de nouvelles lois liberticides, la liberté d’expression si fortement clamée par les manifestants du 11 janvier a du souci à se faire.

Commençons par faire le ménage dans notre propre législation, en clarifiant le droit à la satire et à la critique des dogmes religieux. C’est d’autant plus nécessaire que de nombreuses voix, dont celle du Pape François, se sont élevées récemment pour demander de « ne pas insulter la foi ».

Il ne s’agit pas de faire l’éloge du blasphème, ni d’inciter au blasphème, mais bien de s’assurer que son expression est permise.

Un délit de blasphème en France ?

Abrogé dans le Code Pénal en 1791, le délit de blasphème reste en effet en vigueur en droit local alsacien, codifié à l’article 166 du Code Pénal local. Est condamné à une peine de 3 ans d’emprisonnement « celui qui aura causé un scandale en blasphémant publiquement contre Dieu par des propos outrageants, ou aura publiquement outragé un des cultes chrétiens ou une communauté religieuse établie sur le territoire de la Confédération et reconnue comme corporation, ou les institutions ou cérémonies de ces cultes, ou qui, dans une église ou un autre lieu consacré à des assemblées religieuses, aura commis des actes injurieux et scandaleux ». L’article 167 réprime quant à lui la perturbation d’offices religieux.

Ainsi, assigné en justice en février 2014 pour délit de blasphème par la « Ligue de défense judiciaire des musulmans », Charlie Hebdo a dû se justifier d’avoir caricaturé le prophète Mahomet en vertu d’une disposition du droit local alsacien qui n’avait guère été utilisée que deux fois : en 1997, lorsque cinq militants d’Act Up ont été condamnés pour avoir perturbé une messe en la cathédrale de Strasbourg (condamnation confirmée en 1999 par la Cour de Cassation1), et en 1954 lorsque la Cour d’appel de Colmar a retenu « le trouble volontairement apporté au culte » contre deux personnes qui avaient harangué les fidèles à l’issue d’une messe. Si le procès n’a pas abouti, le reliquat de cette disposition est difficilement justifiable.

De manière plus insidieuse, l’arrêt de la cour d’appel de Paris du 8 avril 2005 censurant une affiche publicitaire considérée comme blasphématoire a tristement fait jurisprudence. En l’espèce, l’association « Croyances et Libertés » avait assigné les créateurs de mode Marithé et François Girbaud et l’agence de pub Air Paris pour « injure visant un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une religion déterminée, en l’occurrence le catholicisme » en raison de « poses lascives » de la Cène de Léonard de Vinci…

On a également assisté à de multiples tentatives de réintroduction d’un véritable « délit de blasphème ». Au niveau international, d’abord : tous les ans depuis 1999, les 57 pays de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) tentent d’imposer au Conseil des droits de l’homme de l’ONU que la diffamation des religions, c’est-à-dire le blasphème dans son sens le plus large, soit considérée comme un crime. Mais aussi au niveau national, de la part de députés mal avisés. Ainsi, le 28 février 2006 était déposée une proposition de loi de Jean-Marc Roubaud visant à « interdire les propos et les actes injurieux contre toutes les religions », et le 29 mars 2006 une proposition de loi d’Éric Raoult visant à « interdire le blasphème religieux par voie de caricature ».

Il est temps de clarifier une fois pour toutes la situation juridique du blasphème.

Les limites du droit à la caricature

Il n’existe aucun droit à la caricature mais seulement un rattachement de la caricature à la liberté d’expression.

La caricature est libre conformément aux dispositions de l’article L.122-5 du Code de la propriété intellectuelle disposant que « lorsque l’œuvre a été divulguée, l’auteur ne peut interdire : […] 4º La parodie, le pastiche et la caricature, compte tenu des lois du genre […]». La condition des « lois du genre » fait référence à la nécessité d’un « travestissement comique »: autrement dit, la caricature, si elle n’est pas comique, peut être assimilée à l’injure répréhensible. Or, les caricaturistes de Charlie Hebdo n’avaient pas toujours à cœur de susciter le rire, mais souhaitaient déclencher le débat à travers la provocation.

En reproduisant notamment la caricature de Mahomet du journal danois Jyllands-Posten en 2005 représentant le prophète coiffé d’un turban symbolisé par une bombe, Charlie Hebdo n’avait pas pour objet de faire rire mais bien de grossir le trait, d’exagérer. Il fut poursuivi (en vain) par l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) pour cette publication.

Parce que la caricature est par définition un abus, un dessin outrancier, et qu’il est par ailleurs interdit d’abuser de sa liberté d’expression, le contrôle de la caricature est inapproprié car revenant à contrôler l’« abus d’abus » ! La caricature ne devrait pas être conditionnée à l’abus : au contraire, un droit absolu à la caricature doit être octroyé pour les sujets religieux. Afin de corriger la dégringolade de la France à la 33ème place des pays protégeant la liberté de la presse selon le classement de 2014 de Reporter Sans Frontières, il nous faut mettre en place un véritable bouclier juridique garantissant une protection pour « blasphèmes ».

Cette nécessité juridique est impérieuse comme en attestent les évènements récents mais également les multiples procès du passé à l’encontre de Charlie Hebdo sur le fondement d’une supposée « incitation à la haine raciale ».

Les multiples procès pour « incitation à la haine raciale »

Charlie Hebdo a toujours été visé par les instances religieuses. La Grande Mosquée de Paris, l’Union des Organisations Islamiques de France, la Ligue Islamique Mondiale, l’Alliance Générale contre le Racisme et pour le Respect de l’Identité Française et Chrétienne et d’autres organisations religieuses n’ont eu de cesse d’assigner Charlie Hebdo en justice, pour incitation à la haine raciale (Article 24 alinéa 6 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse) ou pour provocation à la discrimination religieuse (Article 24 alinéa 8 de la loi de 1881). Ces tentatives infructueuses de faire condamner Charlie Hebdopour ce qui relève du blasphème, invoqué indirectement sur les fondements de la haine raciale ou de la discrimination, ont trop souvent été observées avec une sympathie coupable d’une partie de la classe politique.

La caricature religieuse, quoique l’on en dise, a toujours dérangé nos dirigeants. Au lendemain des manifestations parfois violentes partout dans le monde à la suite de la publication en septembre 2005 des caricatures de Mahomet par un journal danois, et reprises par divers journaux dont Charlie Hebdo, le Président de la République Jacques Chirac n’invoquait pas la liberté d’expression mais en appelait « au plus grand esprit de responsabilité, de respect et de mesure »

Heureusement, notre jurisprudence libérale reste le garant de la liberté des caricaturistes soucieuse de protéger des auteurs ayant « une volonté délibérée de forcer le trait et d’user de la caricature afin de rendre leur propos le plus divertissant possible […] et que le côté parodique [de leurs écrits et caricatures] ne saurait échapper à un lecteur averti qui le lira au deuxième degré ». Mais nous devons constater qu’on demande aujourd’hui au juge une tempérance que le législateur est loin de suivre…

Notre droit sacré au blasphème

« Toutes les grandes vérités sont d’abord des blasphèmes » disait le philosophe Bernard Shaw.

Nous avons un droit sacré au blasphème à la fois parce que celui-ci procède de la liberté d’expression de tout citoyen, mais également parce qu’il nous fait avancer vers la manifestation de la vérité par un débat d’opinions provocateur mais nécessaire. Il faut traiter les religions comme des philosophies, discutables et réfutables, sans faire du « respect des croyances » un nouveau tabou.

Ainsi, nous f
ormulons les deux propositions suivantes :
  • Ajouter à l’article 24 de loi du 29 juillet 1881 réprimant l’incitation à la haine raciale l’alinéa suivant : « Toutefois, les caricatures et satires de dogmes religieux, de spiritualités, et d’institutions religieuses ne sauront être punies des peines prévues à cet article ; »

  • Abroger les articles 166 et 167 du code pénal local Alsace-Moselle réprimant le blasphème.

Parce que, comme l’affirmait justement Ernest Renan, « le blasphème des grands esprits est plus agréable à Dieu que la prière intéressée de l’homme vulgaire », il nous faut établir un véritable « droit au blasphème » : la diffamation de religions ou l’incitation à la haine raciale ne pourront plus être invoquées en ce qui concerne la critique et la satire de dogmes religieux.

Cette réponse juridique aux événements tragiques de janvier 2015 reste la solution la plus adaptée et la plus mesurée. Soyons désormais tous des citoyens aux grands esprits, garantissons un droit au blasphème afin de garantir nos libertés individuelles et de renforcer la République.

Source contrepoints.org 

Billets-Les partouzes du Tout-Hollwyood d’après-guerre

 


Les partouzes du Tout-Hollwyood d’après-guerre

Surnommé Mr Sex, Scotty Bowers a orchestré les parties de jambes en l’air du Tout-Hollywood durant les années 50 et 60. A 89 ans, il balance tout.
Quand on le croise à L.A., au Chateau Marmont, comme ce fut notre cas il y a quelques semaines (on peut crâner parfois ?), Scotty Bowers est un beau vieux affable et hâbleur qui n’hésite pas à vous draguer dans la perspective de vous mettre dans son lit. Normal, me direz-vous, quand, à 89 ans, on a couché avec le Tout-Hollywood des années 50 et 60. Et bien plus : pendant trente ans, Scotty Bowers aura été l’entremetteur d’innombrables stars et personnalités issues de l’usine à rêves.
  • Star fucker
Son parcours ressemble à une success story au pays de la débauche sexuelle. Il a pour point de départ une petite station-service sur Hollywood Boulevard. Alors ex-marine de 23 ans revenu de l’enfer de Pearl Harbor, Bowers devient en un rien de temps le pompiste le plus convoité de la ville: jeune star fucker au regard bleu Pacifique, son rôle est celui d’intermédiaire pour la jet-set des studios ; des pontes d’Hollywood venus faire le plein et repartant avec un jeune éphèbe sur leur banquette arrière. Son vivier ? Des camarades de combat de passage à la station transformée en “carrefour des rendezvous secrets du sexe”. Ses clients : gays, hétéros, voyeurs et partouzeurs – toute la faune des studios, du producteur richissime à l’accessoiriste de série B.



Geoge Cukor et Vivien Leigh


Katharine Hepburn et Cary Grant


Montgomery Clift et Howard Hughes

Dans cette confession tardive – il a longtemps refusé de dévoiler l’intimité de stars ultracélèbres, malgré l’insistance d’éditeurs et même de Tennessee Williams qui l’avait affectueusement baptisé “la bonne fée de la communauté gay” -, Scotty Bowers nous raconte comment sa “libido hors du commun” et “un volume spermatique étonnant” l’ont conduit à combler les desiderata sexuels de bon nombre de personnalités de l’époque : il sera entre autres l’amant de George Cukor (“qui n’aimait qu’une chose : sucer des queues”), Vivien Leigh (“une des plus belles nuits de sexe que j’aie jamais connues”), Edith Piaf ou encore Cary Grant. Parmi les personnalités fascinantes du livre, Katharine Hepburn, fille magnétique mais hautaine, dont on raille la peau “couverte d’écailles comme un crocodile mort”, à qui Bowers présentera “plus de 150 jeunes femmes différentes”. Serait-il un peu mytho sur les bords ?
  • Chantre de l’hédonisme jouisseur
Plus que la dimension sulfureuse d’un tel déballage, c’est l’éventail et la maniaquerie des désirs qui frappent à travers ce catalogue souvent cocasse. Derrière l’aura de la célébrité, ce pompiste légendaire raconte des éros complexes et fragiles, toute une gamme de désirs flirtant avec la névrose ou le fétichisme – tels Howard Hughes obsédé par la “bonne santé” de ses partenaires, ou Montgomery Clift se plaignant d’un sexe “qui mesure deux centimètres de trop”. Tout ce qui, au fond, entre en conflit avec le puritanisme de l’époque. Bowers évoque le code Hayes, qui réglemente l’industrie du cinéma et brime alors les acteurs, la brigade des moeurs harcelant la communauté gay et lesbienne. En prônant le sexe à tous crins, l’érotisme frénétique, Bowers oppose un hédonisme jouisseur au diktat de la bienséance, de l’hygiénisme moral.
Son livre est une suite de révélations grivoises, de jeux érotiques et de “scandales” sexuels, mais aussi un joli acte de foi. Les confessions d’un vieil érotomane humaniste en avance sur son temps et ses moeurs : au détour d’une page, il confie avoir offert à un couple de lesbiennes d’être le géniteur de leur enfant. “Jamais je ne les ai revues, ni l’enfant d’ailleurs, et j’ai accepté le fait parce que la situation l’exigeait. J’ai ressenti un bonheur indicible à la pensée d’avoir rendu service à cette famille.”


Source les inrocks.com 

mercredi 4 février 2026

Dessins de presse

 


Dessins de presse

Dessins de presse


Dessins de presse

Billets

 


Billets-Fin de civilisation




Fin de civilisation

Reprenons cette petite procession crépusculaire, ce cortège des ombres qui avancent en file indienne comme des figurants d’un opéra wagnérien revisité par un metteur en scène fauché et dépressif. Regardez-les bien, ces trois-là, capturés dans l’instantané d’une décadence qui ne peut plus se cacher : Emmanuel Macron, ce jeune vieillard aux tempes grisonnantes qui contrastent avec une moumoute de renard de salon, le regard perdu dans un vide qu’il a lui-même creusé. Ses frêles épaules voûtées sous le costume noir impeccable, ce noir des enterrements d’État où l’on enterre surtout l’espoir. Jupiter ? Plutôt Prométhée après que l’aigle lui a bouffé le foie pour la millième fois : las, exsangue, et toujours accroché au rocher de l’Élysée. À ses côtés – ou plutôt collée à lui comme une prothèse orthopédique de luxe –, Brigitte, l’étrange créature aux jambes de Giacometti refondues dans l’acier trempé dans le champagne de la rue du faubourg Saint-Honoré. Deux fils d’acier, disais-je ? Disons plutôt deux tiges de titane gainées de soie noire, tendues à se rompre, prêtes à claquer comme un string en fin de vie. Elle avance, raide, le menton relevé en un défi muet au temps, à la gravité, aux rumeurs qui bruissent dans son sillage depuis des lustres. Mais sous ce maintien de corset, on devine la crispation : les mollets bandés comme des cordes de violon, les talons qui claquent un peu trop fort sur le sol poli, comme pour conjurer le silence qui s’installe autour d’eux. Elle n’est plus seulement l’épouse, elle est l’armature, l’exosquelette qui empêche le château de cartes présidentiel de s’effondrer tout de suite. Sans elle, il tituberait ; avec elle, il titube quand même, mais continue d’avancer. Et puis, fermant la marche comme un faire-valoir tragique, Jack Lang, l’éternel succube de la Mitterrandie recyclé en fantôme de lui-même. Hagard comme un clown blanc qui aurait oublié son maquillage et réalisé, en pleine piste, que le cirque a brûlé la veille. Il suit, il suit docilement, un pas en retrait, comme une chèvre diabolique flottant dans une flanelle-naphtaline. Vêtu de noir lui aussi, bien sûr – ce noir universel des élites en deuil de leur propre époque, ce noir qui dit « voilà ce que nous fûmes et que nous refusons d’admettre ». Pas le noir chic des dîners en ville, non : le noir opaque, absorbant la lumière, le noir des aigles qui planent au-dessus de l’innocence, à l’heure où tout le monde devrait dormir. C’est la livrée officielle de l’Occident qui se délite, l’uniforme des obsèques d’une civilisation qui enterre ses enfants sans oser prononcer l’oraison funèbre.
Cette photo n’est pas une anecdote. C’est un arrêt sur image de la France en 2026 : un pays qui marche encore, mais en funérailles lentes, où le pouvoir se cramponne à ses symboles usés, où la haute-couture tente de dissimuler la panique, où l’on avance groupés parce qu’isolés on tomberait plus vite. Ils sont trois, mais ils incarnent la même chose : la déliquescence polie, le crépuscule en costard-cravate, la fin d’un monde qui s’obstine à sourire pour les photographes. Cruel ? Peut-être. Subtil ? À peine. Vrai ? Comme un miroir qu’on n’ose plus affronter. L’Occident se regarde dans cette vitre teintée et murmure : « Tiens, c’est nous, ça ? Déjà ? » Et il continue d’avancer, noir sur noir, vers le fond du couloir mal éclairé. Parce qu’il n’y a pas d’autre direction que la mort. 

Source :

mardi 3 février 2026

lundi 2 février 2026

Recettes Crêpes Blinis Pancakes-Galettes de sarrasin à la poire et au bleu


Galettes de sarrasin à la poire et au bleu

Préparation : 15 mn
Repos de la pâte : 30 mn
Cuisson : 25 mn
Pour 8 galettes
Pour la garniture 
4 poires type conférence ou comice
30 g de beurre
200 g de bleu d’Auvergne ou de Saint-Agur
3 cuillerées à soupe de pignons de pin
Sel
Poivre du moulin
Pour la pâte
130 g de farine de sarrasin
2 œufs
30 cl d’eau
30 g de beurre fondu
20 g de beurre pour la cuisson
1 pincée de sel
Préparation des galettes
1. Versez la farine de sarrasin et le sel dans un saladier et creusez un puits.
2. Dans un autre bol, fouettez les œufs, l’eau et le beurre fondu, puis versez dans le puits de farine. Fouettez à nouveau pour obtenir une pâte fluide.
3. Laissez reposer 30 minutes.
4. Mettez le beurre à fondre dans la poêle et versez l’excédent dans un petit bol. Essuyez le surplus avec un papier absorbant.
5. Quand la poêle est bien chaude, versez rapidement une petite louche de pâte et tournez la poêle en tous sens pour bien répartir la pâte sur toute la surface de la poêle. Dosez bien la quantité de pâte dans votre louche : si vous avez trop de pâte votre galette sera trop épaisse, mais si vous n’en avez pas assez, elle sera pleine de trous !
6. Quand la surface de la galette devient sèche et qu’elle a doré en dessous, au bout de 2 minutes environ, il est temps de la retourner. Faites-la sauter si vous êtes habile ou bien retournez-la à la spatule. Laissez cuire 1 minute sur l’autre face.
7. Déposez vos galettes au fur et à mesure sur une assiette pour former une pile. Si vous voulez les garder au chaud, recouvrez l’assiette de papier d’aluminium et déposez l’assiette sur une casserole avec un peu d’eau à ébullition.
Préparation de la garniture
8. Coupez les poires en quatre, pelez-les et ôtez-en le cœur. Découpez les quartiers en lamelles. Mettez 20 g de beurre à fondre dans la poêle et faites dorer les lamelles de poires 3 minutes de chaque côté. Poivrez-les et déposez-les sur une assiette. Coupez le fromage en lamelles.
9. Remettez votre poêle à galette sur le feu avec un peu de beurre. Déposez une galette, ajoutez des lamelles de fromage, puis quelques lamelles de poire. Saupoudrez de pignons de pin et laissez cuire 3 minutes. Rabattez les extrémités de la galette vers le milieu. Répétez l’opération pour les autres galettes et servez aussitôt.

Le mariage de la poire et du fromage bleu est toujours une réussite. Servez ces galettes avec une salade aux herbes assaisonnée si possible d’une vinaigrette à l’huile de noix.

Variante
Vous pouvez également utiliser du roquefort ; dans ce cas-là, écrasez-le à la fourchette avec 2 cuillerées à soupe de crème fraîche.
C’est aussi délicieux avec des lichettes de fourme d’Ambert.

Un truc
Vous pouvez faire les galettes et les mettre au fur et à mesure dans un plat que vous garderez au four à 100 °C (th. 3-4), le temps de finir la cuisson des autres.