Blog 75
samedi 20 juin 2026
vendredi 19 juin 2026
Billets-Le vrai bilan du «Mozart de la finance»
Le vrai bilan du «Mozart de la finance»
La dette publique a explosé, passant d’environ 2 300 milliards d’euros en 2017 à plus de 3 480 milliards en 2025, soit une hausse de plus de 1 200 milliards en moins de dix ans. Le ratio dette/PIB dépasse largement les 117 % et continue de grimper, plaçant la France parmi les pays les plus endettés de la zone euro. Et l’État prévoit d’emprunter un montant record de 310 milliards d’euros en 2026 !
Le surnom de « Mozart de la finance » donné par les journalistes serpillères est devenu une ironie cruelle : loin d’être un génie de la gestion, Macron a accumulé les déficits massifs, repoussant sans cesse les réformes structurelles sérieuses. Le budget 2026 repousse encore les mesures à l’après-2027, aggravant le risque de dégradation de la note souveraine et laissant une bombe à retardement aux générations futures.
Une vingtaine de ministres et proches de Macron ont été touchés par des enquêtes ou condamnations judiciaires depuis 2017. Le nombre exceptionnel d’affaires entache gravement l’image de « République exemplaire » qu’il avait promise avec un plan com’ digne d’un État totalitaire déroulé avec zèle par les médias.
La gestion des Gilets Jaunes a été une horreur sur le plan humain : des dizaines de manifestants éborgnés ou grièvement mutilés par des tirs de LBD, des violences policières documentées (comme l’affaire du Burger King à Paris en 2018 où neuf CRS sont jugés), et une répression jugée excessive par Amnesty International et de nombreux observateurs sérieux en France et dans le monde. Macron n’a jamais assumé ces dérives ni sanctionné les responsables.
Sur le plan démocratique, le bilan est désastreux : aucun référendum n’a été organisé malgré des promesses répétées (environnement, institutions, etc.). Il a maintenu son pouvoir après la dissolution de 2024 qui a abouti à une Assemblée ingouvernable, a nommé des Premiers ministres sans aucune légitimité électorale forte (technocrates ou figures sans base populaire), et a multiplié les recours au 49.3, symbole d’un passage en force permanent et d’un mépris du Parlement.
À l’international, Macron est devenu une figure de risée et de rejet. Donald Trump l’a publiquement humilié à plusieurs reprises, le traitant de faible. Vladimir Poutine l’ignore ou le méprise ouvertement. En Afrique, la France a subi une déroute humiliante : retraits forcés du Mali, du Burkina Faso, du Niger, perte d’influence massive au profit de la Russie et de la Chine, et une hostilité grandissante envers Paris, accusée de néocolonialisme. La popularité de la France n’a jamais été aussi basse sur le continent.
L’ensemble de son mandat est marqué par une accumulation d’échecs : endettement record, scandales à répétition, répression brutale, déni de démocratie, effondrement diplomatique. Cet adulescent agité, se faisant photographier en boxeur et en Top Gun, Photoshop à l’appui, a transformé la France en un pays plus fragile, plus divisé et moins respecté sur la scène mondiale.
La destruction des services publics sous Macron est flagrante : hôpitaux surchargés avec des urgences en crise permanente où l’on meurt sans soins dans les couloirs, Éducation nationale en déliquescence avec des classes surpeuplées et des enseignants en burn-out, Justice engorgée par manque de moyens… et népotisme à tous les étages.
L'explosion du nombre de SDF et de pauvres est un scandale absolu : le taux de pauvreté a atteint un record de 15,4 % en 2023, soit 9,8 millions de personnes vivant sous le seuil de 1 288 euros par mois, en hausse de 0,9 point par rapport à 2022 et le plus haut depuis 1996. Le nombre de SDF a plus que doublé en une décennie, passant d'environ 143 000 en 2012 à au moins 350 000 en 2025, incluant des milliers d'enfants sans abri (près de 2 000 en 2023). Malgré les promesses d'éradiquer la grande pauvreté, les politiques d'austérité et la crise du logement ont précipité des millions de gens dans la précarité.
Source :
Billets-Les experts médiatiques sont-ils si compétents ?
Les experts médiatiques sont-ils si compétents ?
La compétence ne devrait-elle pas être un prérequis pour être invité à s’exprimer dans les médias ?
Au milieu des années 1980, des journalistes du magazine anglais The Economist demandent à quatre ministres des Finances, quatre dirigeants de grandes entreprises, quatre étudiants d’Oxford et quatre éboueurs londoniens de prédire l’évolution de plusieurs indicateurs économiques. Dix ans après, ils constatent que la plupart des prévisions sont fausses. Ils remarquent aussi que les éboueurs ont fait les meilleures prédictions (à égalité avec les dirigeants de grandes entreprises). Les ministres des Finances sont arrivés bons derniers…
Au même moment, Philip Tetlock, professeur à l’université de Pennsylvanie initie une étude beaucoup plus rigoureuse. Il demande à 284 experts de faire des prédictions économiques et géopolitiques (comment le PIB des États-Unis évoluera-t-il ? Le Québec fera-t-il sécession du Canada ? Le régime de l’apartheid sera-t-il aboli en Afrique du Sud ? L’Union Soviétique implosera-t-elle ?). Au total, il collecte 82 361 prédictions. Vingt ans après, il publie les résultats de son étude dans un ouvrage qui deviendra une référence (Expert Political Judgment : How Good Is It? How Can We Know ?, Princeton University Press, 2005).
Comme les journalistes de The Economist, il constate que la plupart des prédictions réalisées par les experts sont fausses. Pire, elles ne sont pas meilleures lorsqu’elles portent sur leur domaine d’expertise plutôt que sur un sujet qu’ils connaissent moins. Tetlock remarque aussi que le niveau d’études et l’expérience des experts n’ont aucun impact sur la qualité de leurs prédictions. Une seule variable influence la qualité des prédictions réalisées par les experts : leur exposition médiatique. Plus un expert est médiatique, moins ses analyses sont fiables (lire aussi l’article « Comment les experts gagnent-ils de l’influence » ) !
Renard et hérisson
À première vue, ce résultat peut sembler surprenant. La compétence ne devrait-elle pas être un prérequis pour être invité à s’exprimer dans les médias ? Pour expliquer le paradoxe selon lequel les experts les plus médiatiques sont les moins compétents, Tetlock reprend la distinction classique entre les hérissons et les renards. Dans un article intitulé « Le Hérisson et le Renard », le philosophe anglais Isaiah Berlin explique qu’il y a deux catégories de personnes : celles qui ne voient le monde qu’à travers une règle simple (les hérissons), et celles qui pensent que le monde ne peut être réduit à une idée simple (les renards). Les hérissons ont donc une idée à laquelle ils croient dur comme fer. Comme ils n’utilisent qu’une seule grille de lecture, leurs analyses sont très tranchées… mais pas forcément fiables. Les renards, eux, sont moins dogmatiques. Ils utilisent plusieurs grilles de lecture et leur pensée est en perpétuelle évolution. Cela leur permet de réaliser des analyses plus fiables que celles des hérissons… mais parfois trop subtiles pour marquer les esprits.
Les chaînes d’information en continu ont particulièrement bien compris l’impact médiatique des renards. Pour faire de l’audience, mieux vaut inviter un hérisson… ou deux hérissons avec des points de vue opposés. Même si leurs analyses sont moins rigoureuses que celles des renards, l’ambiance sur le plateau sera beaucoup plus électrique… et l’audience sera au rendez-vous.
Source contrepoints.org
Billets-Début d'une vague que rien ne pourra arrêter
Les entrepreneurs sont en train de disrupter les politiques.
C'est le début d'une vague que rien ne pourra arrêter.
Nous avons fait l'erreur de confier autant de responsabilités à des gens n'ayant rien accompli de leur vie et dont la seule compétence est de se faire élire.
La légitimité du vote ne doit plus être suffisante. Elle doit venir de la capacité à régler des problèmes et d'en avoir fait la preuve : c'est la définition des entrepreneurs à succès.
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