samedi 15 août 2026

Billets-IA Amérique vs Chine



IA Amérique vs Chine

La Chine a fait une chose telle que les États-Unis ont dû forcer leurs alliés à choisir un camp. Les États-Unis ont envoyé un message à leurs alliés ce mois-ci. Ceux qui entrent dans le système d'intelligence artificielle de la Chine ne peuvent pas travailler avec nous. À première vue, cela ressemble à une démonstration de force. Pourtant, un pays ne dit cela que lorsqu'il ne lui reste plus d'autres coups à jouer. Je vais vous montrer pourquoi il ne lui en reste plus. La Chine a créé en juillet une nouvelle institution internationale pour l'intelligence artificielle. Le même jour, 29 pays y ont adhéré. Elle va former 5 000 personnes de pays en développement pour utiliser son propre système d'IA. Elle ouvre des centres de formation dans de nombreuses régions, de l'Afrique à l'Asie du Sud-Est. Elle donne aussi son propre système gratuitement à 30 pays. Cette méthode n'est pas nouvelle. La Chine l'a utilisée pour l'acier. Pour les panneaux solaires. Pour les batteries. D'abord, elle les a vendus à bas prix, ensuite elle s'est implantée, ensuite elle a imposé les règles. Mais cette fois, deux choses ont changé. Le prix n'est pas bas, il est nul. Il n'y a pas non plus de marchandise vendue au milieu. Il y a un système, et on enseigne aux gens à l'utiliser. Une batterie est un produit. L'intelligence artificielle est plus qu'un produit. Imaginez une ville. Les magasins ferment, les routes sont refaites, les bâtiments sont démolis et reconstruits. Mais les tuyaux sous la rue restent les mêmes pendant des décennies. Ce n'est pas parce qu'ils sont très bons. C'est parce qu'il faut creuser toute la route au-dessus pour y accéder. L'intelligence artificielle, ce sont ces tuyaux. Les États-Unis l'ont déjà appris une fois, ce que cela signifie. En 2020, ils ont dit à leurs alliés d'exclure Huawei de leurs réseaux 5G. L'Angleterre l'a fait. La facture a été de 2 milliards de livres sterling, et l'installation de la 5G a été retardée de 2 à 3 ans. L'Allemagne n'a pas pu le faire. Il y a 80 000 antennes Huawei dans le pays, et le délai a été prolongé jusqu'en 2029. Pour l'ensemble de l'Europe, le coût s'élève à 30 ou 40 milliards d'euros. L'association du secteur a fini par dire ceci : démonter est trop cher, utilisez-les tels quels. Le jour où le coût de démontage dépasse le coût d'installation, cette technologie devient permanente. Les États-Unis sont passés à l'action avec Huawei après que les équipements ont été installés. Dans l'IA, rien n'est encore installé. Alors pourquoi n'ont-ils pas essayé une autre voie ? Parce que aucun des outils dont ils disposent ne fonctionne dans cette situation. Ils ont interdit les ventes de puces. La réponse de la Chine n'impliquait pas de puces. Ils ont imposé des taxes. Il n'y a pas de ventes à taxer. Ils ont mis des entreprises sur liste noire. Il n'y a pas de produits à mettre sur liste noire. Vous pouvez arrêter la vente d'un bien. Vous ne pouvez pas arrêter qu'un pays passe à un autre système. Il ne reste qu'une seule voie. Forcer ce pays à choisir. C'est ce qui s'est passé ce mois-ci. Les États-Unis ont aussi un club d'intelligence artificielle. La plupart des gens l'ignorent. Il s'appelle Pax Silica. Il a été fondé en décembre 2025 avec 7 pays, et il en compte aujourd'hui 24. L'institution de la Chine a été créée en juillet et 29 pays y ont adhéré le premier jour. Regardez qui figure sur ces deux listes. Aux côtés des États-Unis : l'Angleterre, le Japon, la Corée du Sud, l'Allemagne, les Pays-Bas et Israël. Aux côtés de la Chine : la Russie, le Belarus, Cuba, le Venezuela, le Pakistan et le Brésil. Les deux listes ne se croisent nulle part. La Chine ne fait pas la course aux pays des États-Unis. Elle rassemble ceux qui ne sont pas invités. Les offres sont aussi de nature différente. Les États-Unis accordent un accès. Investissement commun, projet commun, autorisation d'accès au système. La Chine accorde des compétences. Formation, centre de collaboration, droit d'utiliser son propre système. Si vous donnez un accès, vous créez des locataires. Si vous donnez des compétences, vous créez des partenaires. Aujourd'hui, pour un pays, c'est un choix. Il choisit l'une des deux portes. Dans 5 ans, ce ne sera plus un choix, ce sera une facture. Parce qu'à ce moment-là, le système sera installé, les gens seront formés, et les affaires reposeront sur ce système. Avec Huawei, c'est ce qui a coûté 2 milliards de livres à l'Angleterre. Dans l'IA, la même équation sortira beaucoup plus chère. Les États-Unis n'ont pas fait ce mouvement parce qu'ils étaient forts. Ils l'ont fait parce qu'ils ne pouvaient pas répondre par les prix, arrêter par des interdictions, et qu'ils n'avaient pas le temps d'attendre. Quand un pays commence à forcer ses alliés à choisir un camp, ce pays n'est plus le choix par défaut. Winston Churchill a une citation. D'abord, nous façonnons nos bâtiments, ensuite nos bâtiments nous façonnent.

Dans l'IA, ce bâtiment se dresse en ce moment. 

Infos santé : Sport et Santé-Claquage du mollet et autorééducation

    


Claquage du mollet et autorééducation

Votre médecin du sport a fait le diagnostic de claquage du mollet. Il vous a prescrit de la kinésithérapie. Vous pouvez y associer des exercices d’autorééducation. Vous limiterez le risque de séquelles et réduirez sûrement les délais de reprise.

Par le docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport, et Grégory DELENTE, kinésithérapeute du sport.  

Lors d’une course rapide ou d’un saut, la cheville se fléchit à la réception. Elle emmène avec elle la membrane qui entoure le muscle du mollet, l’aponévrose. Les fibres musculaires qui s’y accrochent tirent dans l’autre sens pour freiner le mouvement et accumuler de l’énergie élastique destinée à la relance. Quand le geste est violent, lorsque le muscle est durci par la fatigue, il arrive que la jonction entre les fibres et le sac musculaire se déchire. C’est le claquage. En fait, le terme général est « lésion musculaire ». Lors de l’élongation les fibres se décrochent de la membrane. À cet endroit, il se constitue un petit épanchement, comme une ampoule profonde. La cicatrisation s’effectue en 10 à 15 jours. Parfois, la membrane se rompt ; les vaisseaux qui y circulent sont eux aussi coupés. C’est le « claquage » au sens propre. La lésion saigne et un hématome ne tarde pas à se former. Selon l’ampleur des dégâts, la cicatrisation est obtenue en 6 à 10 semaines.


  • Visez les objectifs... Respectez les principes !
La rééducation a pour premier objectif de drainer l’épanchement ou le sang. En effet, si du liquide persiste, il se transforme en une croûte friable. Cette cicatrice fibreuse et anarchique se comporte comme un maillon rigide et fragile au sein d’une chaîne élastique. Elle est à l’origine de récidives ! Pour limiter les suintements et les saignements, il faut glacer, comprimer et surélever le mollet. Le second objectif consiste à « mécaniser » la cicatrice, c’est-à-dire à éviter la formation d’un magma fibreux inerte et stimuler la formation de fibres musculaires à l’endroit de la blessure. Pour cela, il est impératif de faire fonctionner le muscle… il faut lui proposer des contraintes mécaniques progressivement croissantes, juste à la limite des aptitudes du tissu reconstitué ! Dans cette stratégie, le seuil de la douleur est de bon conseil. En clair, vous pouvez faire tout ce qui ne vous fait pas mal… Plus encore, vous devez le faire !

  • Drainez couché… Drainez couché !
Dans les jours qui suivent votre accident, faites confiance à la logique de votre plombier ! Allongez-vous, surélevez la jambe ! Mettez votre mollet plus haut que votre hanche et votre cœur. Le sang de l’hématome aura tendance à rejoindre la circulation générale. Glacez votre mollet. Le froid ferme les vaisseaux sanguins et réduit le saignement. Utilisez un sac de glaçons, un Cryogel® de pharmacie ou un sac de petits pois congelés. Protégez votre peau avec un linge. Une serviette peut faire l’affaire. Poursuivez la manœuvre 20 minutes, c’est la durée optimale. Sur une durée plus prolongée, les vaisseaux se ferment si longtemps que la peau n’est plus oxygénée et risque de s’abîmer ! Moins longtemps, la peau commence par rougir pour se protéger et le saignement risque d’augmenter. Comprimez votre mollet. La pression externe appuie sur les vaisseaux déchiquetés et réduit l’hémorragie. Plusieurs techniques s’offrent à vous. Vous pouvez utiliser une bonne vieille bande Velpeau ou équivalent. Serrez un peu plus en bas, vers la cheville, et moins en haut, vers le genou. Vous obtiendrez ainsi un effet drainant vers le cœur. Plus efficace et plus simple, mettez vos chaussettes de compression voire vos chaussettes de récupération. Le serrage élastique décroissant ascendant est parfaitement conçu pour stimuler le retour veineux. N’hésitez pas à asperger votre bandage ou vos chaussettes d’alcool à 70°. Ce dernier s’évapore en utilisant la chaleur du corps. On obtient ainsi un effet réfrigérant. En théorie, il est déconseillé de serrer fortement votre jambe en position couchée. Les veines insuffisamment dilatées par le poids du sang sont écrasées ; le retour veineux et le drainage sont sérieusement perturbés, on obtient l’inverse de l’effet escompté. Le risque est encore plus élevé avec bandage circulaire : prudence ! Équipé de chaussettes de contention, vous pouvez reprendre votre vie quotidienne rapidement. Marchez lentement en mettant des talonnettes. Mesdames, portez des chaussures à talons­ ; cette fois, c’est bon pour votre santé. En surélevant l’arrière de votre pied, vous réduisez la tension dans le mollet. Ainsi, sa contraction ne tire pas sur la zone lésée…

  • Pédalez pour vous rééduquer et garder la forme !
Faire du vélo est autorisé… et même vivement conseillé ! En salle, plus encore qu’à l’extérieur, il est possible de commencer par des résistances très modérées, bien inférieures au poids du corps. Lorsque vous pédalez, le talon est aussi en position haute. Il n’y a aucun freinage. Vous vous contentez de pousser. La jonction entre les membranes et les fibres musculaires n’est pas écartelée. Les contraintes mécaniques sont faibles et non traumatisantes ; elles ont pour effet de « ­mécaniser­ » la cicatrice, c’est-à-dire d’éviter la formation d’un magma rigide, et de stimuler la formation de belles fibres musculaires ! Quand vous moulinez, l’alternance rapide contraction/décontraction réalise un pompage au sein du muscle qui contribue au drainage de l’hématome. Augmentez peu à peu la résistance en vous plaçant juste sous le seuil de la douleur. À environ 3­ semaines de votre claquage, essayez de vous mettre en danseuse ; votre geste devient plus proche de celui de la course. Peu à peu, mettez du braquet en écrasant les talons !

  • Etirez ! Freinez !
Pédaler permet de contracter votre mollet blessé en évitant d’y ajouter un étirement. En revanche, vous l’avez compris, la course associe les deux ­processus ­! Il faut progressivement réadapter votre muscle à cumuler ces contraintes. Toujours en respectant la règle de la « ­non douleur ­», étirez votre mollet en prenant appui avec vos mains sur un mur et en rapprochant votre buste tout en conservant les talons au sol. Faites le mouvement lentement. Gardez la position 10 à 30 secondes.


Pour progresser, éloignez peu à peu vos pieds du mur. Afin de mettre plus de poids du côté blessé, placez le membre inférieur opposé en fente avant. Pour y adjoindre des contraintes de freinage, montez sur la pointe des pieds et descendez doucement. La course est responsable de lésions musculaires car la traction sur la jonction entre le tissu musculaire et les enveloppes est brutale. Le secret de la rééducation est de proposer une mise en tension lente. Dans ces conditions, les fibres ont le temps de s’aligner dans l’axe des contraintes. On obtient un effet «­ mécanisant­ » sans provoquer de lésion.



Dès que ces manœuvres sont indolores, boostez encore l’adaptation tissulaire. Effectuez cet étirement au bord d’une marche. Remontez sur la pointe des pieds, redescendez amplement les talons, d’abord sur deux jambes puis sur une seule.


Quand tous ces exercices sont validés sans douleur, reprenez les premiers mouvements mais en accélérant.

  • Archimède… Super kiné !
Allez à la piscine ! Nagez ! Ainsi vous gardez la forme et contribuez à votre rééducation. Évitez le crawl, le mollet ne bouge pas assez et reste toujours légèrement contracté ; il risque de faire une crampe qui aggraverait sérieusement les lésions ! Préférez la brasse au cours de laquelle le mollet est mobilisé. Comme à vélo, l’alternance contraction/décontraction draine le suintement ou l’hématome. Le retour veineux est également favorisé par la position horizontale mais aussi par la fraîcheur et la pression de l’eau. Avant de reprendre la course, votre mollet doit se réhabituer à la mise en tension rapide suivie d’une restitution élastique et d’une contraction dans une position d’étirement. Archimède peut vous aider ! Après votre séance de natation, sautillez dans le petit bain. Commencez sur deux jambes, alors que vous avez de l’eau jusqu’aux épaules. Passez progressivement sur un pied et réduisez la profondeur.

  • La course fait partie du traitement !
Il est temps de trottiner. Mettez vos chaussettes de compression. Glissez, sous votre semelle de propreté une fine talonnette type Sorbothane. Bien évidemment, faites-le de chaque côté pour ne as être bancal ! Commencez par un échauffement simple mais structuré. En pratique, marchez, marchez vite, trottinez. Ne faites pas d’étirements ! Vous épuiseriez la structure en chevrons des fibres constitutives de vos membranes musculaires ! Elle serait plus longue mais moins élastique ! Soyez raisonnable. Ne dépassez pas 10 à 15­minutes ! Ajoutez 5 à 10 minutes par séance, quitte à finir votre entraînement par du vélo. Terminez par des étirements. Après l’effort, l’assouplissement de la cicatrice est sans danger, même si vous cassez quelques fibres. Lorsque que vous avez validé 45­ minutes de jogging lent, accélérez progressivement. Allez taquiner le seuil de l’essoufflement. Proscrivez encore les démarrages ! Intégrez quelques côtes dans votre parcours pour tirer un peu sur le mollet. Si tout se passe pour le mieux sur le relief, vous pouvez attaquer le fractionné ! Quelques jours plus tard, vous ne ressentez aucune douleur à l’issue d’un travail de piste… vous êtes guéri !


Dessin Mathieu Pinet 

Source SantéSportMag  

Infos santé : Sport et Santé-Pubalgie et douleurs des adducteurs


Pubalgie et douleurs des adducteurs

Vous avez mal entre les cuisses ou en bas du ventre : c’est peut-être une pubalgie ! Les frappes et les appuis au foot favorisent cette lésion. Les kilomètres de course aussi. Voici les explications pour mieux comprendre, soigner et éviter cette blessure !

Docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport.

Le mot pubalgie signifie “douleur du pubis”. Le pubis est la petite articulation située quelques centimètres sous le nombril. Elle réalise la jonction à l’avant des deux os du bassin. A ce niveau s’accrochent les muscles adducteurs qui partent vers le bas. Sur la portion haute du pubis, ce sont les abdominaux qui s’insèrent. Ces derniers entourent tout l’abdomen. En jouant au foot, vous sollicitez particulièrement  vos adducteurs. Ils se contractent et se raccourcissent pour tirer de l’intérieur du pied. Ils travaillent aussi inlassablement lors de la conduite de balle pour ramener le ballon dans l’axe de la course. Les adducteurs du footballeur sont puissants et raides ! De l’autre côté du pubis, les abdominaux agissent plus discrètement : ils stabilisent le bassin. Ils permettent aux muscles de la cuisse de s’amarrer solidement avant d’entrer en action. L’équilibre est subtil et fragile. Si les adducteurs tractent trop fortement sur le bassin, la petite corde qui les relie à l’os se met à souffrir et c’est la “tendinite”. Si ces muscles se contractent trop violemment, ils risquent de se “claquer”. Ils peuvent aussi cisailler l’articulation du pubis. Parfois, en tentant de résister, les abdominaux se déchirent. Vous comprenez pourquoi, la pubalgie est une blessure complexe associant des lésions des adducteurs et des abdominaux ainsi qu’une souffrance de l’articulation du pubis.


 Illustration : Mathieu PINET

  • Comment reconnaître la pubalgie ?
Vous êtes plus sensible à la pubalgie si vous avez de grosses cuisses, le dos cambré et les abdominaux relâchés. Dans  ces conditions le tube digestif pèse sur la paroi du ventre et sur l’avant du bassin. De plus, les puissants muscles de vos jambes tirent sur le pubis.  Vous souffrez entre les cuisses ou en bas de l’abdomen après l’entraînement. Rapidement, vous avez mal pendant l’activité lors des changements de direction ou des tirs. Parfois, vous êtes gênés dans la vie quotidienne, en vous retournant dans votre lit par exemple. En toussant aussi vous ressentez une douleur car la pression augmente dans votre ventre. Ce symptôme caractérise une blessure des abdominaux, toujours plus difficile à guérir que la simple tendinite des adducteurs.

DES DOULEURS A LA TOUX CARACTÉRISENT UNE LÉSION DES ABDOMINAUX PLUS DIFFICILE A GUÉRIR QU’UNE TENDINITE DES ADDUCTEURS

Votre médecin du sport retrouve une souffrance des adducteurs et des abdominaux au cours des tests de contractions ou d’étirements. Comme l’articulation du pubis, ils sont sensibles lorsqu’on appui dessus. Parfois la paroi du ventre est suffisamment lâche et déchirée pour que le sac contenant le tube digestif descende vers le testicule : c’est la hernie inguinale.

  • Faut-il faire des examens ?
Les radios sont parfois utiles pour bien observer les os du bassin. Elles permettent d’éviter la confusion entre une pubalgie et une usure de la hanche. Souvent, elles mettent en évidence des lésions du pubis. De chaque côté de cette articulation, l’os est grignoté, rongé, percé de petits trous comme du gruyère. Quelques fois, il réagit en construisant de grosses pointes osseuses, comme des becs de perroquets. L’échographie voit bien les tissus mous, comme les muscles, les tendons ou les bébés dans le ventre de la maman. Ainsi, cette exploration peut aider à visualiser d’éventuelles tendinites ou claquages des adducteurs. Elle permet aussi de mettre en évidence, une déchirure de la portion basse de la paroi abdominale. En vous demandant de tousser, l’échographiste voit parfois la hernie inguinale sortir à travers l’orifice dilacéré et élargi. L’IRM montre parfois un œdème sur le côté du pubis caractéristique d’une inflammation osseuse. Cette souffrance apparaît avant que le «grignotage» ne soit visible sur la radio.

  • Comment soigner une pubalgie ?
Exception qui confirme la règle : le repos complet est parfois utile. Il peut durer quelques jours ou quelques semaines. En effet, le pubis se situe à un carrefour mécanique du corps humain et cette zone est sollicitée à la moindre activité. Seul le vélo peut être pratiqué ou repris rapidement : le bassin, en appui sur la selle, est relativement stable et la position penché en avant détend les abdominaux. En revanche le simple footing, en alternant les appuis sur les jambes droite et gauche, provoque un cisaillement du pubis et gêne la cicatrisation. D’ailleurs, les coureurs de fond accumulant les kilomètres souffrent parfois de pubalgie. Les médicaments anti-inflammatoires et décontracturants musculaires diminuent l’irritation et les tiraillements locaux, ils contribuent à votre soulagement. A l’issu de cette première phase, le kiné entre en action. La rééducation débute très doucement. Elle cherche à assouplir les adducteurs et guider leur cicatrisation. Il est également nécessaire de renforcer les abdominaux qui entourent le ventre pour mieux maintenir le bassin. Mais attention il ne faut pas aggraver les déchirures localisées à l’extrémité de ces muscles ! C’est alors que le talent et la compétence du kinésithérapeute jouent un rôle essentiel. Il connaît les exercices les mieux adaptés et il sait en doser la difficulté. Souvent, lorsque le pubis fonctionne mal l’articulation placée à l’arrière du bassin, la sacro-iliaque, souffre également. C’est à ce niveau que la colonne vertébrale prend appui. Vous comprenez pourquoi, il est parfois utile d’effectuer quelques manipulations pour que cette zone retrouve une plus grande harmonie de mouvement. Si l’articulation du pubis est très inflammée, une infiltration est possible. Lorsque les douleurs s’amenuisent, une reprise très progressive est envisageable : d’abord le jogging dans l’axe puis les déplacements latéraux. Enfin, on peut renouer avec le ballon en douceur. Conduite de balle puis passes courtes et longues et enfin frappes de plus en plus puissantes sont au programme. Lors des brusques accélérations, les abdominaux doivent se contracter puissamment pour fixer le bassin et créer un point d’appui pour les muscles des cuisses. Les sprints autrefois douloureux doivent être repris très progressivement. Si tout se passe bien, le retour à l’entraînement collectif est possible. Selon la gravité des lésions, le footballeur aura été absent des terrains de quelques jours à plusieurs mois !

  • Une intervention chirurgicale est-elle nécessaire ?
Si la douleur persiste après 3 à 6 mois d’arrêt sportif et de rééducation, il est d’usage de proposer une opération. Ce délai est parfois raccourcit chez les sportifs de haut niveau dont les échéances approchent ! L’intervention consiste le plus souvent à réparer et à renforcer la paroi du ventre. L’orifice situé sous les abdominaux est partiellement suturé et refermé. Cette technique est comparable à celle utilisée pour traiter les hernies inguinales. Selon l’ampleur des lésions et la technique utilisée, le délai d’indisponibilité oscille entre 6 semaines et 3 à 4 mois. Certains chirurgiens proposent de renforcer le pourtour du canal à l’aide d’une plaque synthétique. Selon certaines études, ce matériel perturberait parfois le passage des spermatozoïdes du testicule vers la verge. En cas de dégradation massive des adducteurs, certains chirurgiens suggèrent d’associer une détente des adducteurs. Ils les coupent, les laissent glisser et les raccrochent un peu plus bas. Cette fois, les suites sont plus longues et parfois plus difficiles.

  • Il faut surtout éviter la pubalgie !
Le traitement de cette blessure est long et pénible ! Une bonne prévention est cruciale. La programmation de l’entraînement doit être soigneuse. A l’issu de l’intersaison ou de la trêve, les reprises trop intenses remplissent les cabinets médicaux ! Tout au long de l’année une préparation physique généralisée s’impose. Elle comporte un renforcement progressif des abdominaux entourant le ventre. Les “obliques” sont essentiels pour maintenir le bassin et fournir un point d’appui aux puissants muscles des jambes. Attention, trop d “abdos” effectués en gonflant le ventre déchire la paroi et provoque des pubalgies. Bien sûr il faut assouplir les adducteurs et tous les autres muscles des cuisses. Moins raides, ils tirent moins sur le bassin et réduisent les cisaillements au niveau du pubis. Au début de chaque entraînement, un échauffement progressif et prolongé est impératif. Il inclut systématiquement des étirements dynamiques de type balanciers, des déplacements latéraux et un travail avec ballon d’intensité croissante. C’est ainsi que vous éviterez cette blessure qui peut gâcher toute une saison ou sonner le glas d’une carrière !

  • Les coureurs aussi souffrent de pubalgie
L’alternance d’appui sur la jambe droite puis sur la jambe gauche cisaille le pubis. La stabilisation du bassin impose une contraction permanente des abdominaux. L’agressivité du geste se conçoit aussi en regardant le sportif de profil. La jambe avant et arrière tire le pubis en sens opposé. En courant les adducteurs ont un mouvement de balancier centré sur le bassin. Quand la cuisse est en arrière, il la ramène vers l’avant et inversement. Si vous courez beaucoup, une préparation physique est nécessaire. Pour renforcer intelligemment votre ventre, optez pour un gainage traditionnel, référez-vous aux «exercices d’abdominaux en hypopression» décrit dans l’ouvrage de Bernadette DE GASQUET «Abdominaux, arrêtez le massacre ». A distance des séances difficiles, idéalement après les footings de «récupération active», faites des assouplissements. Grâce à des postures prolongées, étirez vos adducteurs mais aussi les muscles situés en arrière et en avant de la cuisse, les ischiojambiers, le quadriceps et le psoas.

  • Les bons abdos contre la pubalgie du footeux
La pubalgie du sportif est à l’homme ce que l’incontinence urinaire d’effort est à la femme : une conséquence de l’hyperpression abdominale. Inspirons-nous de l’ouvrage de Bernadette DE GASQUET, «Abdominaux, arrêtez le massacre», pour concevoir de bons exercices en hypopression. Sollicitant des chaînes musculaires spécifiques du football, ils renforcent les abdominaux sans les déchirer. Ils stabilisent le bassin pour éviter un cisaillement du pubis et favoriser un ancrage solide aux muscles des cuisses. Ainsi, vous réduisez le risque de pubalgie et vous améliorez votre geste technique.
Tous ces mouvements sont réalisés en soufflant afin de remonter le diaphragme, le muscle séparant le ventre du thorax. Ainsi, vous « faites de la place » dans l’abdomen et vous réduisez la pression. Commencez toujours par rentrer le bas du ventre, sous le nombril, pour protéger la partie inférieure de la paroi abdominale. Pensez à vous grandir, à éloigner les pieds de la tête.

  • Exercice 1 : La passe
Allongé sur le dos, ouvrez le genou droit. Décollez légèrement le talon gauche puis le droit. Ecrasez le coude droit sur le sol, montez le gauche. Soulevez un tout petit peu la tête en regardant dans la direction de la passe. Faites 10 à 15 mouvements en soufflant. Changez de côté.


 Illustration : Mathieu PINET

  • Exercice 2 : Le sprint
Allongé sur le bord du lit. Genou droit fléchi, Talon gauche au sol. Soulevez le très légèrement. Ecrasez le coude droit sur le lit, montez le gauche. Soulevez un tout petit peu la tête en regardant vers le haut. Faites 10 à 15 mouvements en soufflant. Changez de côté.


 Illustration : Mathieu PINET

  • Exercice 3 : L’appui
Allongé sur le côté droit, bassin au bord de votre lit. Montez les jambes légèrement écartées à l’horizontale. Ecrasez le coude droit sur le matelas, montez le gauche. Soulevez un tout petit peu la tête en regardant vers la gauche. Faites 10 à 15 mouvements en soufflant. Changez de côté.


 Illustration : Mathieu PINET






Source SantéSportMag 

Recettes Lyonnaises-Gratinée aux oignons

 


Gratinée aux oignons

Préparation : 30 mn
Cuisson : 60 mn
Pour 6 personnes
6 beaux oignons
125 g de gruyère râpé
75 g de beurre
12 tranches de baguette rassis
20 cl de vin blanc sec
2 cuillerées à soupe de porto
1 tablette de bouillon de bœuf
2 cuillerées à soupe d’huile
2 cuillerées à soupe de farine
Sel
Poivre
1. Pelez et coupez finement les oignons. Dans une grande casserole, faites chauffer le beurre et l’huile. Jetez-y les oignons et faites-les dorer à feu doux pendant 30 minutes, en ayant soin de remuer souvent.
2. Saupoudrez de la farine, mélangez 2 minutes puis mouillez avec le vin et 2 litres d’eau. Ajoutez la tablette de bouillon et le porto. Salez, poivrez et laissez mijoter encore 30 minutes à demi-couvert.
3. Préchauffez le four à 210 °C (th. 7).
4. Faites dorer les tranches de pain de 15 à 20 minutes dans le four.
5. Versez la soupe dans une soupière ou une jatte allant au four. Eparpillez les croûtons dessus, parsemez de gruyère râpé et faites gratiner 15 minutes. Servez brûlant.

Infos nutrition 
Par portion environ :
316 kcal
Protides : 10 g
Lipides : 20 g
Glucides : 24 g

 

Recettes Lyonnaises-Bugnes

 

Bugnes

Préparation : 30 mn
Repos : 1 heure
Cuisson : 15 mn
Pour 6 personnes
500 g de farine tamisée
200 g de beurre mou
6 jaunes d’œufs
150 g de sucre
2 sachets de sucre vanillé + sucre en poudre
1 zeste de citron non traité râpé
1 petit verre à liqueur de rhum
Sel
Huile pour la friture
1. Dans une grande jatte, travaillez le beurre avec le sucre jusqu’à l’obtention d’une masse crémeuse. Ajoutez le zeste de citron, ½ cuillerée à café de sel et un par un les jaunes d’œufs. Incorporez le rhum puis la farine d’un seul coup. Mélangez à la main pour obtenir une pâte ferme. Rassemblez celle-ci en boule, couvrez-la et laissez-la reposer au moins 1 heure au frais.
2. Étalez la pâte au rouleau sur un plan fariné. Découpez-la en bandelettes de 7 cm de large puis coupez celles-ci en biseau tous les 12 cm. Dans chacune de ces bugnes, pratiquez une boutonnière où vous ferez passer les extrémités repliées.
3. Jetez-les au fur et à mesure de leur pliage dans la friture très chaude. Faites-les cuire par groupes de 6 ou 8 sans qu’elles se chevauchent. Retournez-les une à deux fois et lorsqu’elles sont bien dorées, retirez-les pour les égoutter sur du papier absorbant.
4. Saupoudrez les bugnes de sucre vanillé mélangé à du sucre en poudre. Servez-les aussitôt.

Infos nutrition
Par portion environ :
620 kcal
Protides : 17 g
Lipides : 28 g
Glucides : 75 g


Recettes Bourguignonnes-Tartouillat


Tartouillat


Préparation : 20 mn
Cuisson : 25 mn
Pour 6 personnes
1 kg de cerises noires
4 œufs
75 cl de lait
100 g de beurre + 10 g pour le moule
250 g de farine
100 g de sucre en poudre
2 sachets de sucre vanillé
1 cuillerée à soupe de sucre glace
1 pincée de sel
1. Dans une jatte, mélangez la farine, le sucre en poudre, le sucre vanillé et le sel. Creusez un puits au centre et cassez-y les œufs. Incorporez-les petit à petit avec une cuillère en bois tout en versant le lait tiède.
2. Travaillez cette pâte qui doit être lisse et coulante, mais un peu plus épaisse qu’une pâte à crêpes. Ajoutez alors le beurre fondu et mélangez bien le tout. Lavez et équeutez les cerises.
3. Préchauffez le four à 210 °C (th. 6-7).
4. Beurrez un moule à gratin ou à tourte. Répartissez les cerises sur le fond et recouvrez-les de pâte. Mettez au four et faites cuire pendant 25 minutes. Saupoudrez de sucre glace et servez tiède.

Infos nutrition 
Par portion environ :
758 kcal
Protides : 17 g
Lipides : 26 g
Glucides : 114 g

 

vendredi 14 août 2026

Recettes Bourguignonnes-Gougère

     



Gougère

Préparation : 15 mn
Cuisson : 30 mn
Pour 6 personnes
5 œufs
125 g d’emmenthal râpé
125 g de farine tamisée
75 g de beurre + 10 g pour la plaque
1 pincée de noix muscade
Sel
Poivre du moulin
1. Dans une casserole, versez 25 cl d’eau, ajoutez le beurre coupé en morceaux, 1 cuillerée à café de sel et 1 pincée de poivre. Portez à ébullition sur feu pas trop vif afin d’éviter une trop forte évaporation du liquide. Lorsque le beurre est totalement fondu, ôtez la casserole du feu et incorporez-y la farine d’un seul coup tout en remuant vivement à l’aide d’une cuillère en bois.
2. Remettez la casserole sur feu doux et travaillez la pâte sans cesse jusqu’à ce qu’elle se détache des parois de la casserole et forme une boule homogène.
3. Préchauffez le four à 200 °C (th. 6).
4. Hors du feu, cassez 1 œuf dans la casserole et incorporez-le longuement à la pâte. Procédez de la même façon pour 2 autres œufs.
5. Cassez un quatrième œuf dans un bol et battez-le doucement à la fourchette. Incorporez-le par petites cuillerées à la pâte jusqu’à ce qu’elle soit ferme sans être dure et surtout pas coulante.
6. Ajoutez à la pâte la noix muscade et le fromage râpé. Beurrez une plaque à pâtisserie. Déposez la pâte en couronne à l’aide d’une cuillère. Dorez à l’œuf battu.
7. Faites cuire au four 25 minutes, puis 5 minutes encore en maintenant la porte du four entrouverte. Servez aussitôt avec une salade verte.

Infos nutrition 
Par portion environ :
340 kcal
Protides : 16 g
Lipides : 24 g
Glucides : 15 g


Recettes Bourguignonnes-Gargouilleau aux poires

 


Gargouilleau aux poires

Préparation : 20 mn
Cuisson : 35 mn
Pour 8 personnes
6 poires
3 œufs entiers
1 jaune d’œuf
3 cuillerées à soupe de vieux marc de Bourgogne
20 cl de lait
15 cl de crème liquide
100 g de beurre + 10 g pour le moule
100 g de sucre en poudre
2 sachets de sucre vanillé
2 cuillerées à soupe de sucre glace
50 g de farine
1 pincée de sel
1. Pelez les poires, coupez-les en quatre et retires le cœur. Coupez les quartiers en grosses lamelles et faites-les dorer à feu vif dans une poêle avec 50 g de beurre. Saupoudrez-les de sucre vanillé que vous ferez caraméliser. Versez alors le contenu de la poêle dans un moule à manqué beurré.
2. Préchauffez le four à 210 °C (th. 6-7).
3. Dans une jatte, cassez les œufs et mélangez-les avec le jaune, le sucre, le sel, la farine, le marc, le lait chaud et la crème. Fouettez jusqu’à obtention d’une pâte lisse. Versez cette pâte sur les poires. Parsemez de morceaux de beurre.
4. Faites cuire au four pendant 35 minutes en réduisant la température à mi-cuisson, si le dessus du gargouilleau dore trop rapidement.
5. Laissez tiédir avant de démouler. Saupoudrez de sucre glace et servez avec un coulis de cassis.

Infos nutrition 
Par portion environ :
466 kcal
Protides : 7 g
Lipides : 26 g
Glucides : 51 g