Blog 75
dimanche 12 juillet 2026
Recettes de Saison Été-Liqueur de framboise
Recettes de Saison Eté-Tarte légère aux nectarines
Recettes Fruits-Brochettes d’abricots au romarin
Recettes Fruits-Terrine miel et agrumes
Recettes Fruits-Pamplemousses caramélisés
Billets-Avignon : le ON et le OFF
Avignon : le ON et le OFF.
Voir Jean-Luc Mélenchon et la gauche insoumise se pavaner à Avignon en hurlant que « le budget de la culture n'est pas assez élevé » est la plus belle performance théâtrale de l'été. Ayant bossé 15 ans comme ingénieur du son sur ces plateaux, je connais l'envers du décor. Et vous n'êtes pas prêts. Avignon, ce sont deux mondes étanches : le ON et le OFF. Le ON, c'est l'aristocratie d'État. Des compagnies invitées, payées par l'impôt pour venir. Qu'elles soient géniales ou ringardes, leur budget est garanti par le ministère de la Culture. Zéro risque financier. Le OFF, c'est le capitalisme le plus sauvage déguisé en fête populaire. Pour les propriétaires de théâtres privés locaux, c’est le jackpot absolu. Ils font leur chiffre d'affaires annuel en 3 semaines. Une salle se loue entre 5 000 et 15 000 € le créneau d'une heure trente pour le mois. Les bailleurs y font défiler jusqu'à 10 spectacles différents par jour. Les compagnies ont exactement 15 minutes pour monter leur décor et 15 minutes pour tout démonter sous 40 degrés. Des centaines de petites compagnies indépendantes s’endettent à hauteur de 20 000 ou 30 000 € pour s’offrir ce créneau d'une heure. Elles croient au mérite. Elles espèrent se faire remarquer par un « programmateur » de théâtre public pour décrocher une tournée. Sauf que les dés sont pipés depuis le départ. La majorité des directeurs artistiques des scènes subventionnées ont déjà bouclé leur programmation bien avant d'avoir posé le pied en gare TGV. Le reste se joue au copinage pur : l'ami de l'ami de l'ami. On s'échange et on se refile des artistes entre structures amies pour justifier les subventions croisées. Pendant que les comédiens se ruinent et jouent devant des salles vides, ces directeurs s'offrent trois semaines de vacances dorées sous le soleil du Midi. Tout est pris en charge par le budget de fonctionnement de leurs théâtres municipaux ou nationaux : trains, restos, et Airbnb surévalués passés en notes de frais. Le système vit de l'exploitation pure : des techniciens payés au lance-pierre et des artistes précarisés, tous maintenus sous perfusion grâce au régime de l'intermittence, lui-même financé par les cotisations des actifs du secteur privé. Rajouter du budget public, comme le réclame LFI, ne sauvera aucun artiste indépendant. Cela financera simplement des bouteilles de rosé supplémentaires pour cette aristocratie de fonctionnaires de la culture qui s'auto-congratule sur votre dos. Allez-vous continuer à croire que la culture d'État défend la création, ou allez-vous enfin ouvrir les yeux sur ce cartel de rentiers ?
Billets-Le statut d’intermittent du spectacle
Le statut d’intermittent du spectacle est présenté en France comme un « modèle envié dans le monde entier ». C’est en réalité une machine de guerre antisociale qui détruit les salaires.
Ayant passé 15 ans comme ingénieur du son dans le spectacle vivant (l'Annexe 10), je connais le coût caché de cette béquille. Le calcul est connu : 507 heures déclarées en moins de 10 mois, et l'État compense vos jours d'inactivité pendant un an. Une idée typiquement socialiste qui part d'un principe noble — financer le temps de création — pour aboutir à un désastre économique. Sous perfusion étatique, les employeurs et directeurs de théâtres ont cessé de payer le travail à sa juste valeur. Pourquoi facturer au tarif de marché quand on sait que France Travail va compléter la fin de mois ? Aux États-Unis, sans intermittence, un ingénieur du son compétent facture 600 $ sa journée de 8 heures. En France, on vous propose poliment 250 € pour le même poste. L'État subventionne l'inactivité pour mieux masquer la paupérisation des actifs. Ce système organise un chantage permanent. Les petites compagnies acceptent des contrats de misère sous la menace de perdre leur statut s'il leur manque 10 heures. Ce dumping salarial permet aux programmateurs de remplir leurs scènes pour trois sous, tout en gardant le gros de leur budget public pour arroser leurs copains. C’est la mort de l'exigence artistique. Les artistes ne cherchent plus à plaire au public, ils cherchent à complaire aux directeurs de scènes subventionnées pour « faire leurs heures ». Ce cartel de fonctionnaires de la culture a droit de vie ou de mort financier sur la création. D'où la médiocrité de la programmation contemporaine. La gauche hurle que sans l'intermittence, la création française mourrait. C’est un mensonge historique. Le statut n'a été étendu au spectacle vivant qu'en 1968. Tout ce qui a fait le génie et le rayonnement mondial de la France s'est créé sans lui. Le French Cancan, le Moulin Rouge, les tournées mondiales de Sarah Bernhardt, les pièces de Molière : tout cela est né du secteur privé, du mécénat et de la validation directe par un public payant. Même nos plus grands succès d'exportation récents — de Starmania au Puy du Fou — reposent sur le modèle commercial, sans un centime de subvention. Les vrais professionnels n'ont pas besoin de cette béquille : ils tournent déjà à plus de 1 500 heures par an. Ce régime maintient simplement sous perfusion des profils peu qualifiés pour qui l'obtention du statut est devenue un but en soi. Et si on supprimait enfin ce statut d'intermittent pour doubler les salaires des professionnels et laisser le public — plutôt qu’un bureaucrate syndiqué — décider de ce qui est de l'art ? Ou la culture française est-elle devenue trop lâche pour affronter le verdict du marché ?samedi 11 juillet 2026
Billets-Objection
Notre argent n'a pas à servir à financer la culture, d'autant plus lorsqu'elle est politisée. Si le festival apporte tant à certaines entreprises locales, alors que les bénéficiaires le sponsorisent eux-mêmes plutôt qu'avec le fruit de notre travail.




















