lundi 6 juillet 2026

Lectures Arnaldur INDRIDASON-La Cité des Jarres

Arnaldur INDRIDASON

La Cité des Jarres


Traduit de l’Islandais par Eric BOURY


(4ème de couverture) 
Un nouveau cadavre est retrouvé à Reykjavik. L’inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un « truc bête et méchant » qui fait perdre son temps à la police… Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vielle de quarante ans. Et le conduisent tout droit à la « Cité des Jarres », une abominable collection de bocaux renfermant des organes…

Arnaldur INDRIDASON est né à Reykjavik en 1961, où il vit actuellement. Diplômé en histoire, il a été journaliste et critique de cinéma. Arnaldur INDRIDASON a accompli un coup de maître avec son premier roman policier, déjà traduit en plus de vint langues


(Les personnages principaux :)
Elendur, Elinborg et Sigurdur Oil, Eva Lind. 


(1ere phrase :)Les mots avaient été écrits au crayon à papier sur une feuille déposée sur le cadavre.

(Dernière phrase :)
- Audur, répondit-il. Il me semble que ce serait une bonne idée de l’appeler Audur.


327 pages – Editions Métailié juin 2005


(Aide mémoire perso :) 

Pourquoi l'inspecteur Erlendur use-t-il sa mauvaise humeur à rechercher l'assassin d'un vieil homme dans l'ordinateur duquel on découvre des photos pornographiques immondes et, coincée sous un tiroir, la photo de la tombe d'une enfant de quatre ans ?

Pourquoi mettre toute son énergie à trouver qui a tué celui qui s'avère être un violeur ? Pourquoi faire exhumer avec quarante ans de retard le cadavre de cette enfant ? Comment résister à l'odeur des marais qui envahit tout un quartier de Reykjavik ?

A quoi sert cette collection de bocaux contenant des organes baptisée pudiquement la Cité des Jarres ? Pourquoi partout dans le monde la vie de flic est toujours une vie de chien mal nourri ? Erlendur le colérique s'obstine à tenter de trouver les réponses à toutes ces questions.


Ce livre écrit avec une grande économie de moyens transmet le douloureux sens de l'inéluctable qui sous-tend les vieilles sagas qu'au Moyen Age les Islandais se racontaient pendant les longues nuits d'hiver. Il reprend leur humour sardonique, l'acceptation froide des faits et de leurs conséquences lointaines. 

La Cité des Jarres a obtenu le prestigieux prix Clé de Verre du roman noir scandinave. Il figure en tête des listes des best-sellers en Allemagne et en Angleterre.  

Billets : Mauvais choix

  



Mauvais choix


Il y a une chose étrange dans les torrents de commentaires après la décision de Macron de dissoudre l’Assemblée nationale. Tout le monde (à peu de choses près) discute doctement des motivations et des objectifs de notre kéké national avec cette décision à l’emporte-pièce. Et de dresser des plans sur la comète sur les possibles conséquences en y cherchant une rationalité politique. Le problème, c’est qu’il n’y en a pas. Ce type est un psychopathe et la seule motivation de tous ses actes est d’abord la satisfaction d’un narcissisme totalement maladif. Inutile de convoquer Machiavel pour ce faux-dur, faux habile, faux intelligent, faux cultivé. Choisi par le Capital et installé par une forme de coup d’état en 2017, ce type, qu’en fait personne ne connaissait, avait un mandat : celui de la finalisation de la destruction néolibérale de la France. Elle se poursuit, car la servilité de Macron à ses maîtres est le seul élément de cohérence de son comportement. Mais désormais, l’oligarchie a un problème, son fondé de pouvoir pour la France commence à devenir encombrant.
Source : X
@R_DeCastelnau

 

Billets-Exemple de népotisme et d’injustice sociale

  

Exemple de népotisme et d’injustice sociale

Roselyne Bachelot et le fiston parasite.

On a tous en tête l’image de cette jeunesse dorée, parachutée dans des salons feutrés sans jamais avoir à forger son acier dans le creuset du monde du travail. Pour Pierre Bachelot, fils de l’emblématique Roselyne, le destin semblait écrit dès le berceau.

À 40 ans passés, quel est le bagage de ce protégé ? Un diplôme d'une école privée parisienne, spécialisé dans le "management artistique". Derrière l’intitulé ronflant se cache une réalité moins reluisante : celle d’un établissement où l’on oriente les enfants de bonne famille, fainéants et/ou un peu cons. Un sésame en carton, bien pratique pour justifier une carrière qui, elle, n’aura rien d’artistique. Car dans la vraie vie, quand il faut se lever tôt pour joindre les deux bouts, ce genre de parchemin ne mène pas bien loin. Heureusement Pierre porte un nom qui ouvre toutes les portes, ou plutôt. Son parcours débute en 1992. À une époque où beaucoup de jeunes de son âge cherchent un stage, lui obtient un poste d'assistant parlementaire. Rien d’exceptionnel, si ce n’est que son employeur est sa mère alors députée. Pendant dix ans, il va ainsi se familiariser avec les arcanes du pouvoir, bercé par le doux son de la voix maternelle dans les couloirs de l'Assemblée. Le début des années 2000 marque un tournant. Roselyne Bachelot devient ministre de l'Écologie. Aussitôt dit, aussitôt fait : le petit Pierre devient son conseiller technique. Pourquoi chercher des compétences à l’extérieur quand on a un fils si dévoué sous la main ? Une fois la séquence ministérielle terminée, il ne retourne pas sur le marché du travail comme tout le monde. Il est propulsé en 2004 dans le privé, chez un géant industriel spécialisé dans l'environnement. Là encore, quelle aubaine : il est nommé "Responsable des Relations Institutionnelles". Un poste stratégique, certes, mais dont les contours restent flous, tout comme les missions réelles de cet homme dont l'expertise se résumait jusqu'ici à suivre le agenda de sa mère. Le salaire, lui, était très clair : confortable, très confortable. Et l'énigme demeure : quel était son travail ? Peut-être lui-même l'ignorait-il. Mais c’est en 2007 que la machine paternaliste s’emballe à nouveau. Roselyne change de portefeuille et devient ministre de la Santé. Pierre, fidèle au poste, la rejoint illico presto en tant que conseiller. Un poste taillé sur mesure pour un garçon qui semble n'avoir jamais quitté le giron familial. Le summum de cette odyssée népotique est atteint en juin 2010. L'INPES, organisme public clé de la prévention sanitaire, se voit imposer un nouveau poste de direction. Son intitulé, d'une prétention rare : "Responsable de Plaidoyer pour la Santé dans les Politiques Publiques". Derrière cette novlangue administrative se cache une réalité bien plus terre-à-terre : un placard doré, créé de toutes pièces pour caser le fiston. La rémunération, avoisinant les 50 000 euros nets hors primes et avantages, fait grincer des dents les fonctionnaires de l'agence, surtout en période de rigueur budgétaire. On cherche encore le lien entre le "management artistique" de Pierre et la lourde responsabilité d'influer sur les politiques publiques de santé. Le malaise est palpable. Comme si ce parcours sans faute (de goût) ne suffisait pas, ajoutons la cerise sur le gâteau : en 2008 et 2009, la presse, notamment le Canard Enchaîné, révèle que Pierre Bachelot jouit d'un logement de fonction de 80 m² dans le très chic 15e arrondissement de Paris pour un loyer modique de 800 euros. Un privilège indu dans une capitale où les loyers flambent. Aujourd'hui, fort de ces années d'apprentissage au chaud, Pierre Bachelot continue de naviguer dans les eaux calmes de la sphère publique. Vive la République et sa méritocratie à géométrie variable.  

PS IMPORTANT : ce tweet a été inspiré par une publication sur Facebook, d’une personne dont je n’ai malheureusement pas retrouvé le nom. S’il se reconnaît je le créditerai volontiers 🙏😃. 

Billets-Une part des entreprises d'IA à chaque Américain



Une part des entreprises d'IA à chaque Américain

La course à l'intelligence artificielle ne sera pas remportée par la machine la plus intelligente, mais par l'énergie la plus bon marché.

Trump a dit quelque chose de frappant cette semaine. Il veut donner une part des entreprises d'IA à chaque Américain. Ça sonne très généreux. L'État va partager la technologie la plus précieuse avec le peuple. Moi, je vois autre chose. Ce n'est pas un cadeau. C'est une manœuvre de défense. Parce que l'Amérique est sur le point de perdre la course à l'IA, qu'elle domine depuis des années, au profit de la Chine. Et pour une raison que vous n'attendiez pas du tout. Je vous explique. Commençons par ce fait étrange. L'IA est le métier le plus précieux au monde. Mais c'est aussi l'un de ceux qui perdent le plus d'argent. OpenAI va perdre 14 milliards de dollars cette année, selon les estimations. Former un seul modèle dépasse le milliard de dollars, sans même compter la facture d'électricité. Dans le monde normal, un tel business rétrécit ou coule. Mais ici, c'est l'inverse qui se produit. L'État fait la queue pour s'y associer. Et ce n'est pas seulement l'idée de Trump. Même Bernie Sanders, le sénateur le plus à gauche de la politique américaine, qui a passé sa vie à se battre contre les milliardaires, veut la même chose. Et même plus. Il propose de nationaliser la moitié des entreprises d'IA. Qu'est-ce qui réunit deux figures aussi opposées sur ce point ? La réponse se trouve dans le carburant invisible de ce business. Le vrai carburant de l'IA, ce n'est pas la puce. C'est l'électricité. Les grands centres de données qui font tourner cette intelligence consomment autant d'électricité qu'une petite ville. Et le plus grand obstacle à ce business n'est plus l'argent ou les machines. C'est l'électricité. Le chiffre est le suivant. Aux États-Unis, connecter un centre de données au réseau électrique prend entre 4 et 10 ans. La file d'attente pour un seul transformateur est passée à 5 ans. Résultat : la moitié des centres d'IA prévus par l'Amérique cette année ont été mis en attente avant même d'être construits. Le problème n'est donc pas « pouvons-nous créer de l'IA ? ». C'est « pouvons-nous trouver l'électricité pour la faire tourner ? ». C'est là que la Chine entre en scène. Parce que, en matière d'énergie, la Chine a déjà dépassé l'Amérique. La Chine produit deux fois plus d'électricité que l'Amérique. L'année dernière, elle a installé à elle seule huit fois plus de nouvelle capacité énergétique que l'Amérique. Le résultat est clair. Un centre de données en Chine paie moins de la moitié du prix de l'électricité que son concurrent américain. Et l'État chinois subventionne encore cette facture pour la réduire davantage. Aux États-Unis, c'est l'inverse. L'électricité a augmenté de 7 % l'année dernière, deux fois plus que l'inflation. Dans certaines régions, les prix ont grimpé de 267 % en cinq ans à cause des centres de données. Maintenant, mettez ces deux éléments côte à côte. L'IA veut, pour fonctionner, l'énergie la plus bon marché et la plus abondante au monde. Et cette énergie n'est pas aux États-Unis, elle est en Chine. L'IA ressemble à l'eau. Elle coule là où l'énergie est bon marché. Parce que là, tu la construis moins cher, plus vite, plus grand. C'est pourquoi cette course ne sera pas gagnée par le meilleur logiciel, mais par celui qui a le plus d'électricité. Et c'est ça, la vraie peur de l'Amérique. Le cerveau de l'IA est chez elle. Mais l'électricité pour le faire tourner est en Chine. Sans électricité, même la machine la plus intelligente ne sert à rien. Maintenant, posez-vous la question. Si l'Amérique ne fait rien et laisse tout au marché, qu'est-ce qui se passe ? C'est une course à l'échelle. Celui qui peut installer de l'IA en plus grande quantité et moins cher gagne. Et ça dépend de qui a le plus d'électricité, la moins chère. Cette électricité est en Chine. Donc, si on laisse tout à l'économie, la Chine gagne cette course par l'échelle. L'Amérique ne peut pas le permettre. Parce que perdre l'IA, ce n'est pas perdre un secteur, c'est perdre un siècle entier. C'est pourquoi l'État descend dans l'arène. Il met un filet de sécurité étatique sous ces entreprises. Il prend des parts, injecte du capital, signe des accords pour l'énergie et les centrales nucléaires. Objectif : garder l'IA sur son sol, coûte que coûte. Et l'idée de « donner une part d'IA à chaque Américain » vient de là. À première vue, cette idée est très généreuse. Mais la médaille a deux faces. D'un côté, elle fait vraiment de la population un partenaire de ce business. L'IA va détruire des millions d'emplois. Si quelques entreprises empochent des trillions pendant que le peuple se retrouve au chômage, ça finit en colère. Dire « tout le monde prend sa part des profits » permet d'apaiser cette colère à l'avance. De l'autre côté, une part, ce n'est pas seulement de l'argent. Avec une part vient le droit de vote, le pouvoir de diriger. Quand l'État devient actionnaire d'une entreprise, il ne se contente pas de toucher des dividendes : il décide aussi de ce qu'elle fait ou ne fait pas. Donc, ce qu'on achète vraiment, ce n'est pas le dividende. C'est le contrôle. Revenons au début. Trump et Sanders ne se sont jamais accordés sur rien au cours de leur vie. Et maintenant, ils veulent tous les deux la même chose. Ils ont tous les deux vu la même réalité. L'IA n'est plus une affaire d'entreprise, c'est l'avenir d'un pays. Un pouvoir aussi immense ne peut être laissé ni au marché seul, ni à la Chine. Quand une technologie devient assez grande pour définir la puissance d'une ère, l'État s'en fait un partenaire. Ça s'est passé pour le pétrole. Pour le nucléaire. Maintenant, c'est au tour de l'IA. Et le plus frappant dans tout ça, c'est que l'Amérique critiquait la Chine depuis des années pour « l'État qui devient actionnaire des entreprises ». Maintenant, pour battre la Chine, elle fait exactement la même chose. C'est mon analyse personnelle.

BTC

 

Billets-Intelligence artificielle et emploi

 


Intelligence artificielle et emploi 


Elon Musk a récemment dit quelque chose qui concerne toute l'humanité. Comme vous le savez, ces derniers temps, avec l'impact de l'intelligence artificielle, les licenciements dans de nombreux secteurs sont devenus un sujet brûlant. Tout le monde se pose la même question. Que se passera-t-il si l'intelligence artificielle nous prend nos emplois ? Elon Musk a répondu à cette question. « La meilleure façon de faire face au chômage causé par l'intelligence artificielle est que le gouvernement envoie à chacun un chèque de revenu élevé. » Lisez bien cette partie. « L'intelligence artificielle et les robots produiront des biens et des services en quantités bien supérieures à l'augmentation de la masse monétaire. Par conséquent, il n'y aura pas d'inflation. » Elon dit que les robots produiront tellement que même si on imprime de l'argent, les prix n'augmenteront pas. Derrière cette phrase se cache un plan gigantesque. Il faut que vous voyiez le tableau d'ensemble. Je vous explique. Pendant des années, les entreprises américaines ont délocalisé leurs usines en Chine. Pour la main-d'œuvre bon marché. La Chine n'a pas seulement offert une main-d'œuvre bon marché. Elle a pris la technologie et l'innovation des autres pays, les a combinées à sa propre capacité de production. Ainsi, elle est devenue la deuxième plus grande économie mondiale. Maintenant, Trump dit à chaque conférence aux propriétaires d'entreprises : « Ramenez vos usines aux États-Unis. » Parce qu'il n'y a plus besoin d'aller en Chine. Les robots travaillent même moins cher que les ouvriers chinois, et en plus, ils produisent 7/24 sans s'arrêter. L'avantage de la main-d'œuvre bon marché de la Chine pendant 30 ans s'achève ainsi. Ce qu'Elon dit est précisément lié à cette transformation. Quand les robots remplaceront les ouvriers, le chômage sera inévitable. C'est pourquoi il dit qu'il faudra un salaire gouvernemental pour tout le monde. Warsh, le nom attendu pour devenir le nouveau président de la Fed, soutient le même tableau sous un angle différent. « L'intelligence artificielle est une force déflationniste puissante. L'explosion de la productivité permet une croissance sans inflation », avait-il écrit. Il dit que les robots produiront tellement qu'une croissance sans inflation sera possible. Trump veut ramener les usines. Warsh défend l'effet déflationniste de l'intelligence artificielle. Elon propose de donner un salaire à tout le monde. Mais il y a un risque énorme ici. Les inégalités économiques augmentent de jour en jour. Pas seulement aux États-Unis. Au Japon, en France, en Turquie. Partout dans le monde. Dans les années 1980, le 1 % le plus riche détenait 23 % de la richesse totale. Aujourd'hui, plus de 31 %. L'abîme entre riches et pauvres grandit chaque année. L'intelligence artificielle pourrait l'élargir encore plus. Ceux qui développent la technologie gagnent, ceux qui perdent leur emploi perdent. Elon prévoit 10 milliards de robots humanoïdes d'ici 2040. Les robots produiront, les humains recevront un chèque de salaire. Il dessine un bel avenir. Mais l'histoire nous montre que chaque fois que la technologie avance, les gains se concentrent en haut. La révolution industrielle a été comme ça. La révolution numérique aussi. La révolution de l'intelligence artificielle pourrait être pareille. Même si on donne un salaire à tout le monde, l'abîme pourrait ne pas se refermer. Au contraire, il pourrait s'ouvrir davantage. Il y a autre chose. Ces robots ne fonctionnent pas sans puces. 90 % des puces les plus avancées au monde sont produites en un seul endroit. Taïwan. Celui qui contrôle les puces contrôle les robots. Celui qui contrôle les robots contrôle la production. Celui qui contrôle Taïwan contrôle l'avenir du XXIe siècle. Les États-Unis ou la Chine ? La réponse à cette question ne déterminera pas seulement l'avenir de deux pays, mais celui de toute l'humanité. C'est mon analyse personnelle.

Source :