Dessins de presse
La fin de la liberté d'expression en France
La liberté d'expression n'est plus un droit fondamental en France, c'est devenu un délit.
L'État est aujourd'hui incapable de sécuriser la rue en bas de chez vous, mais il mobilise une énergie effarante pour traquer ce que vous lisez et écrivez sur vos écrans. Le régalien s'est effondré dans le monde réel pour se réinventer en inquisiteur dans le monde virtuel. Chaque jour, les agressions explosent et de nouvelles zones de non-droit apparaissent. Face à une criminalité du quotidien hors de contrôle, la justice, engluée dans ses lenteurs et son idéologie, relâche les multirécidivistes avant même que les plaintes ne soient traitées. L'honnête citoyen est laissé à lui-même. Pour masquer ce naufrage absolu, le pouvoir a trouvé une parade cynique : criminaliser l'opinion. Avec la complicité active de l'Union européenne et de ses nouveaux règlements numériques liberticides, l'administration s'arroge désormais le droit exclusif de décider ce qui est vrai et ce qui est faux. Sous couvert de lutter contre la désinformation ou de protéger les sensibilités, on menace de bloquer des plateformes entières si elles refusent de se soumettre à la doxa officielle. La moindre phrase politiquement incorrecte est judiciarisée, transformant des millions d'internautes en suspects permanents. C'est la signature implacable des bureaucraties aux abois. Un pouvoir qui abandonne son peuple aux mains des délinquants réels, tout en mobilisant ses tribunaux pour traquer des dissidents virtuels, n'est plus un État protecteur. C'est un État censeur qui tente pitoyablement de cacher sa propre capitulation. Le contrôle de vos écrans est devenu l'ultime cache-misère de leur incompétence.