vendredi 29 mai 2026

Billets-Cette abeille est morte



Cette abeille est morte. 

 Le pollen accroché à ses pattes vient de pissenlits. Sa langue sortie est l’un des signes possibles d’un empoisonnement causé par les produits pulvérisés sur ces fleurs. Au printemps, les pissenlits représentent l’une des toutes premières sources de nourriture pour les abeilles. Pourtant, beaucoup les considèrent comme de simples “mauvaises herbes” à éliminer, alors que la nature les utilise pour nourrir la vie. Évitez autant que possible les désherbants chimiques. Avant la mi-juin, les abeilles disposent de très peu de ressources : mauvaises herbes, fleurs sauvages et arbres fruitiers sont essentiels à leur survie. Sans abeilles, une immense partie de nos cultures disparaît.
Et sans pollinisation, c’est toute notre chaîne alimentaire qui finit par s’effondrer et donc nous avec... 

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Le Contemplateur


Billets-Helen Mirren

 


Conversatio

Helen Mirren

Helen Mirren ne fait pas vraiment de « fins douces. ” À 80 ans, en juillet 2025, Helen Mirren fait toujours ce qu'elle a toujours fait de mie
ux : refuser d'être emballé dans quelque chose de confortable pour les autres. Quand on lui a demandé d'avoir 80 ans, elle n'a pas penché sur la nostalgie ou la sentimentalité. Pas de grands reflets. Pas de pause dramatique sur le temps qui passe. Juste une simple attente : Une tasse de thé au lit. Bon traitement. Puis on passe à autre chose avec la journée. Cette réponse discrète en dit plus sur elle que n'importe quelle célébration. Parce que depuis des décennies, Mirren existe dans un espace où l'industrie a essayé de la définir presque constamment. Reine, icône, « dame », vainqueur de l'Oscar, « sans âge », « fougueuse », « inspirante. ” Titres bien empilés sur une personne qui a toujours résisté à être réduite à elle. Et elle a été claire sur une chose : elle ne veut pas d'étiquettes flatteuses qui la limitent tranquillement. Quand les gens l'appellent « fougueuse », elle le rejette. Quand ils font du vieillissement quelque chose qu'elle a « géré avec grâce », elle repousse. Non pas parce qu'elle rejette le vieillissement lui-même, mais parce qu'elle refuse l'idée que le vieillissement devrait paraître passif, poli ou décoratif. Sa réponse est directe et désarmante : Elle ne « vieillit pas avec grâce. ” Elle vit tout simplement. Cette distinction compte dans la façon dont elle se voit. Pas comme une version adoucie de qui elle était, mais comme quelqu'un toujours pleinement actif dans sa propre vie. Travailler, voyager, performer, dire ce qu'elle pense et savourer les plaisirs du quotidien sans excuses. Du vin. Musique. Des films. Du théâtre. Couchers de soleil. Maquillage si elle en a envie. Rien de tout cela n'a été encadré comme de la résistance. Tout est encadré comme une participation. Sa philosophie, façonnée tôt par les conseils de sa mère, est simple mais inhabituellement ancrée : La vie ne rétrécit pas quand on vieillit. Ça change de forme. Et soit vous entrez dans cette nouvelle forme ou passez votre temps à y résister. Dans le cas de Mirren, elle est intervenue pleinement. C'est pourquoi elle continue de se sentir culturellement présente même à 80 ans. Non pas parce qu'elle essaie de paraître plus jeune, mais parce qu'elle refuse l'idée que la visibilité n'appartient qu'aux jeunes ou que le vieillissement nécessite un retrait Elle a joué des reines et des détectives, des icônes et des étrangers, mais son rôle le plus constant a été quelque chose de plus simple : Une femme qui ne s'adoucit pas pour mettre les autres à l'aise. À 80 ans, ça n'a pas changé. Au contraire, ça s'est affûté. Parce que pour Helen Mirren, vieillir n'est pas une sortie. C'est juste une scène plus longue dans laquelle elle a l'intention de rester pleinement présente.


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jeudi 28 mai 2026

Billets-Bientôt la fin


 

Bientôt la fin
Beaucoup de gens me demandent si Macron ne joue pas à un jeu pour ne pas quitter le pouvoir, avec l’« état d’alerte de sécurité nationale » récemment voté. Commençons par le début, Macron n'a toujours pas communiqué de dates pour les futures élections. C’est un sujet qui fait de plus en plus parler dans les médias, car l’usage veut que le calendrier soit annoncé environ un an à l’avance. Oui mais bon il est dans sa posture, celle d'emmerder tout le monde. Le mandat de Macron (réélu en 2022) se termine officiellement le 14 mai 2027 ! OUF !! L’article 7 de la Constitution impose que l’élection ait lieu entre 20 et 35 jours avant la fin des pouvoirs du président sortant. Cela fixe une fenêtre très précise : le premier tour doit obligatoirement tomber un dimanche entre le 9 et le 24 avril 2027. Seuls deux dimanches entrent dans cette fenêtre : le 11 avril ou le 18 avril 2027. Le second tour se tient deux semaines plus tard : 25 avril ou 2 mai 2027. Donc vous connaissez les dates 18 avril et 2 mai 2027. Maintenant observons ce qui a été voté récemment (mai 2026) : l’« état d’alerte de sécurité nationale » C’est le nouveau gadget sorti de l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030. Activé par simple décret en Conseil des ministres en cas de « menace grave et actuelle » sur la sécurité nationale (cyber, hybridité, tensions géopolitiques, etc.). Durée initiale courte (généralement 2 mois), puis prolongation possible seulement avec l’accord du Parlement. Ce qu’il permet : des dérogations administratives (urbanisme, normes environnementales, droit du travail sur certains sites sensibles, réquisitions rapides pour production de défense, protection d’entreprises vitales, constructions urgentes de capacités militaires ou de soin, etc.). Ce qu’il ne permet PAS : restreindre les libertés individuelles (pas de couvre-feu, pas d’assignations à résidence, pas d’interdiction de manifester comme avec l’état d’urgence classique), ni suspendre la Constitution, ni annuler ou reporter des élections. C’est un outil de résilience et de réarmement rapide, pas un super-pouvoir présidentiel à la article 16.l Même dans des scénarios avec un Macron version House of Cards, obsédé par le fait de ne pas lâcher les clés de l’Élysée en mai 2027, cela ne pourra pas durer longtemps et il le sait. Bon débarras, mais de grâce ne votez pas un clone, style Edouard Philippe, Gabriel Attal etc...

Source:
SILVANO TROTTA OFFICIEL

mercredi 27 mai 2026

Billets-La météo de la peur permanente



La météo de la peur permanente Il fut un temps où la météo servait à informer les Français. Oui, informer. Pas terroriser. Pas culpabiliser. Pas transformer une semaine d’été en répétition générale de l’Apocalypse. Dans les années 70, quand il faisait 35 degrés en juin, la présentatrice souriait presque avec tendresse : ... « Une magnifique semaine s’annonce… » Les gens ouvraient les fenêtres. Les enfants jouaient dehors. Les anciens mettaient les chaises devant la maison. On allait à la plage, au marché, au bistrot. Et surtout… personne ne criait à la fin du monde parce qu’il faisait chaud en été. Aujourd’hui ? Le moindre anticyclone est annoncé comme une invasion extraterrestre. Les cartes météo ressemblent à des affiches soviétiques après une attaque nucléaire : tout est rouge sang, noir charbon, orange fluorescent, avec des journalistes haletants qui regardent le thermomètre comme s’il s’agissait d’un missile balistique. - « ALERTE ! » - « Dôme de chaleur ! » - « Fournaise climatique ! » - « Canicule extrême ! » - « Risque de mort généralisée ! » ... Trente-cinq degrés à Toulouse en juin ? Autrefois, cela s’appelait simplement : le Sud-Ouest. Aujourd’hui, il faudrait presque signer un testament avant d’aller acheter une baguette. Le plus extraordinaire, c’est cette mise en scène théâtrale permanente. Les journalistes météo ne présentent plus des températures ; ils jouent une tragédie grecque. Regard inquiet. Voix tremblante. Main crispée sur la carte rouge écarlate. On dirait qu’ils annoncent l’arrivée des quatre cavaliers de l’Apocalypse alors qu’il va simplement faire beau pendant quatre jours. Et pendant ce temps-là, les Français de plus de cinquante ans regardent cela avec un sourire fatigué. Parce qu’ils se souviennent. Ils se souviennent des étés de 1976. Des moissons brûlantes. Des routes fondues. Des vacances sans climatisation. Des voitures sans direction assistée ni vitres teintées. Des appartements sous les toits où l’on dormait les fenêtres ouvertes avec un simple ventilateur. Personne ne passait sa journée devant BFM à compter les degrés comme on compte les morts d’une guerre. ... Mais notre époque adore la peur. La peur fait cliquer. La peur fait obéir. La peur maintient les populations dans une tension permanente. Hier, on annonçait la pluie. Aujourd’hui, on vend de l’angoisse. Tout doit devenir dramatique : le climat, les mots, les débats, les opinions, les saisons. Même le soleil est désormais suspect. À ce rythme-là, dans vingt ans, un bulletin météo ressemblera à ceci : - « Demain, lever du soleil à 6h12. Les autorités recommandent de rester calfeutrés et de limiter les déplacements émotionnels. » ... Et le plus tragique dans cette affaire, ce n’est même pas la chaleur. C’est cette société devenue incapable de vivre normalement quoi que ce soit sans fabriquer immédiatement de la panique, du catastrophisme et de l’hystérie collective. Le thermomètre n’a pas changé autant que les cerveaux. Pierre Nerval

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mardi 26 mai 2026

Recettes Epices-Salade de fraises à la menthe et au poivre Sarawak


Salade de fraises menthe et poivre Sarawak

Préparation : 15 mm
Réfrigération : 2 heures 

Cuisson : 1 mn 
Pour 4 personnes
650 g de fraises très parfumées
1 gros bouquet de menthe poivrée
1 citron
1 cuillerée à soupe d’huile d’olive
2 cuillerées à café de gros sucre
85 g de sucre semoule
Poivre Sarawak en grains
 

1. Préparez un jus au poivre : râpez le zeste de la moitié du citron. Faites bouillir 50 cl d’eau avec le sucre semoule. Ajoutez le zeste, la moitié du bouquet de menthe et huit tour de moulin de poivre Sarawak. Laissez infuser 1 heure au réfrigérateur.
2. Lavez les fraises, équeutez-les, coupez-les en deux ou en quatre, réservez-les au frais en même temps que le jus au poivre. 
3. Équeutez le reste de la menthe. Assaisonnez les feuilles avec 1 cuillerée à café de jus de citron et l’huile d’olive, mélangez. Passez le jus au poivre. 
4. Mettez les fraises dans des coupelles, avec les feuilles de menthe, arrosez de jus au poivre. Aspergez de gros sucre ou servez-le à part.

Prenez des fraises de qualité, des garriguettes eb avril-mai, et surtout des maras des bois très parfumées au mois de juin, au moment où la menthe poivrée est particulièrement odorante. Cette recette se prolonge encore en septembre avec les fraises remontantes.


Avis sur les épices

 Le poivre noir Sarawak joue ici le rôle du citron : il exalte les parfums boisés des fraises, surtout si le dessert est réalisé avec des maras des bois. La rencontre avec la menthe est flamboyante, une implosion d’arômes avec ses huiles essentielles, brûlantes, végétales et fraîches. L’huile d’olive vient en écho, pour répercuter les parfums sur les papilles. Ce poivre s’apprécie aussi sur les pêches, particulièrement les blanches.