Jupiter délire, les français paient.
Depuis hier, en silence, je regarde tout ça et, franchement, j’ai parfois l’impression d’assister à un concours européen de celui qui aura l’air le plus martial devant une caméra. Macron convoque les chefs de partis, ressort la menace, la défense, l’unité nationale, le réarmement… et tout le monde ressort de l’Élysée pour réciter sa petite leçon devant les micros, PATHÉTIQUES. Pas un, pour dénoncer le discours laborieux d'un va-t-en-guerre qui délire, pas un pour dénoncer la priorité des français : LE POUVOIR D'ACHAT qui s'effrite jour après jour. Il faut dire que Jupiter adore les grandes scènes. En 2020, il nous avait déjà servi son désormais célèbre "Nous sommes en guerre". Plusieurs fois. Avec le ton grave, la mise en scène présidentielle et tout l’attirail. Six ans plus tard, le décor change, mais j’ai parfois l’impression que le disque est resté coincé. Pendant ce temps, moi, quand je vais faire mon plein, ce n’est pas Moscou qui débite mon compte bancaire. Quand je regarde l’état des finances françaises non plus. Croissance prévue à 0,4 % cette année. Dette publique à 117,5 % du PIB au premier trimestre. Pouvoir d’achat par unité de consommation en baisse de 0,6 % au deuxième trimestre. Voilà aussi la France de 2026. Alors, personnellement, avant de m’expliquer matin, midi et soir contre qui je dois avoir peur, j’aimerais déjà qu’on m’explique comment on a réussi à mettre un pays aussi taxé que la France dans cet état. Et puis arrive Ursula von der Leyen. Elle aussi a visiblement attrapé la fièvre des grands discours historiques. La voilà qui annonce vouloir faire naître un "Conseil européen de sécurité", comme si la Commission européenne était soudain devenue le Pentagone avec des étoiles jaunes autour. Petit détail assez savoureux : la défense reste une compétence des États membres. Les décisions relevant de la politique de sécurité et de défense commune passent largement par le Conseil et, sur ces sujets sensibles, l’unanimité des États reste centrale. Autrement dit : Ursula peut proposer, pousser, sermonner et faire de grands discours ; elle ne commande pas aux armées nationales depuis son bureau bruxellois. Et c’est précisément là que quelque chose me gêne profondément. Depuis des années, on nous vend chaque transfert supplémentaire de pouvoir vers Bruxelles comme une évidence technique, presque administrative. Un petit morceau de souveraineté PAR ici. Une décision nationale de moins PAR là. Un peu plus de normes communes, un peu plus de compétences européennes, un peu moins de marge pour les États. Et maintenant on commence à parler sécurité et défense avec la même décontraction. À quel moment les peuples ont-ils décidé qu’ils voulaient être progressivement dépossédés de décisions aussi fondamentales ? Parce que moi, je n’ai pas souvenir d’avoir voté pour qu’une présidente de Commission puisse un jour se comporter comme la cheffe politique d’un quasi-État européen. Et pendant que Macron joue au chef de guerre et qu’Ursula von der Leyen joue à la présidente des États-Unis d’Europe, ce sont toujours les mêmes qui regardent la scène depuis les gradins : nous. Les citoyens. Ceux qui travaillent. Ceux qui paient. Ceux qui voient leur niveau de vie se tendre. Et surtout ceux qui, si les grands stratèges de plateau télé finissaient réellement par provoquer une escalade incontrôlable, en subiraient les conséquences. Alors cette vieille phrase de Macron me revient : "Nous sommes en guerre". Eh bien justement. Parlons de ce "nous". Parce que le "nous" de l’Élysée n’est plus le mien. JE NE SUIS PAS EN GUERRE contre le peuple russe. JE NE SUIS PAS EN GUERRE contre les Allemands, les Italiens, les Polonais ou les Hongrois. JE NE RÊVE PAS d’une Europe transformée en immense état-major militaire pendant que ses économies s’essoufflent et que ses dirigeants se félicitent entre eux de leur propre courage. Le "nous" auquel je crois, c’est celui des peuples européens unis face à LEUR DIRIGEANTS QUI RÊVENT DE GUERRE. Et ces peuples devraient peut-être commencer à rappeler à leurs dirigeants une chose toute simple : ils ont été élus ou désignés pour les servir, pas pour leur expliquer en permanence de quoi ils doivent avoir peur. Alors oui, Jupiter : "nous sommes en guerre". Mais peut-être pas celle que vous racontez. Il existe aujourd’hui une fracture politique profonde entre des citoyens qui veulent préserver leur niveau de vie, leur souveraineté et leur droit de décider, et des dirigeants qui semblent parfois persuadés que l’Histoire les attend déjà pour leur dresser une statue. À force de vouloir entrer dans les livres d’Histoire, ils devraient peut-être commencer par regarder ce qui se passe dans le livre de comptes. Parce qu’avant de sauver le monde, encore faudrait-il éviter de perdre son pays. Et moi, je refuse qu’on transforme l’inquiétude légitime des peuples en carburant pour une fuite en avant guerrière. Pas en mon nom.Blog 75
samedi 19 septembre 2026
Recettes, Recettes Salades-Salade de figues au chèvre frais
Recettes, Recettes de Saison Été-Tarte aux mirabelles et amandes
Recettes Pains-Pain au maïs sans gluten
Préparation : 15 mn
Cuisson : 55 mn
Repos : 2 h 30 mn
Pour 2 pains :
600 ml de lait
50 g de polenta fine jaune
300 g de farine de maïs
150 g de beurre
4 œufs
20 g de levain boulanger
Sel
1. Dans une casserole, faites chauffer 400 ml de lai, ajoutez la polenta et faites cuire pendant 5 minutes, salez. Incorporez la farine de maïs lentement, et continuez à cuire à feu doux pendant 10 minutes. Mêlez 120 g de beurre et réservez hors du feu.
2. Dans un grand saladier, fouettez bien les 4 jaunes d’œufs avec le reste du lait. Ajoutez le levain boulanger, réservez.
3. Montez les blancs en neige ferme. Incorporez le mélange de jaunes d’œufs et de lait à la préparation de maïs. Versez un tiers des blancs en neige dans la pâte de maïs, mélangez délicatement. Incorporez le reste de la préparation.
4. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
Recettes Pains-Pain de seigle
Recettes Pains-Pain aux graines de courge
Préparation : 25 mn
Cuisson : 55 mn
Repos : 2 h 30 mn
Pour 2 pains de 850 g :
330 g de graines de courge
15 g de sucre
25 g de levure de boulanger
250 g de farine de seigle T170
250 g de farine de meule T80
250 g de farine complète T150
100 g de beurre
10 g de sel
1. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
2. Torréfiez les graines de courge en les passant 10 minutes au four. Sortez-les, puis montez la température à 190 °C (th. 6-7).
3. Mélangez le sucre, 80 ml d’eau tiède et la levure, puis laissez reposer 30 minutes.
4. Dans un saladier, versez les farines et le sel. Incorporez le beurre. Versez la première préparation avec la levure, malaxez. Ajoutez 520 ml d’eau. Pétrissez 10 à 12 minutes. Incorporez les graines torréfiées. Laissez reposer 30 minutes.
5. Répartissez la pâte dans deux moules à cake ou à pain de mie. Laissez lever 1h30 à température ambiante.
6. Incisez le haut du pain à l’aide d’un couteau en glissant rapidement la lame sous une fine couche de pâte.
7. Faites cuire à 190 °C (th. 6-7) pendant 45 minutes avec un récipient plein d’eau pour donner un effet de four à sole. Démoulez à la sortie du four.
Recettes Pains-Pain de muesli
Préparation : 20 mn
Cuisson : 30 mn
Repos : 3 heures
Pour 2 pains
400 g de farine
90 g de beurre demi-sel
50 g de cassonade
50 g de flocons d’avoine
50 g de flocons d’orge
30 g de noix du Brésil
30 g de noisettes
30 g de noix
30 g de raisins secs
30 cl de lait
20 g de levure de boulanger
3 œufs
1 pincée de sel
1. Préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7).
2. Délayez la levure dans 10 cl de lait tiède, puis réservez. Faites fondre le beurre dans une casserole avec le reste de lait (20 cl) et la cassonade. Laissez tiédir. Concassez grossièrement les noix, las noisettes et les noix du Brésil. Ajoutez les raisins secs et réservez.
3. Versez la farine, les flocons d’orge et les flocons d’avoine dans un grand bol. Ajoutez les œufs et mélangez. Incorporez petit à petit la préparation beurre-lait-sucre, puis ajoutez les fruits secs. Pour terminer, incorporez la levure délayée.
4. Recouvrez d’un linge et laissez lever 2 heures à température ambiante. Répartissez la pâte dans deux moules à cake beurrés et laissez de nouveau lever pendant 1 heure.
5. Enfournez pour 30 minutes à 200 °C (th. 6-7). Démoulez dès la sortie du four et laissez refroidir sur une grille. Dégustez au petit-déjeuner ou à l’heure du thé, nature ou avec du beurre salé.
vendredi 18 septembre 2026
Billets-Les élites ont sclérosé le mensonge
Le plus dangereux n’est pas qu’on nous mente.
C’est que certaines élites ont sclérosé le mensonge. Elles l’ont rendu structurel. Invisible. Presque honnête, à force d’être répété. Ça tenait tant que la rareté était le décor. Il fallait toujours une pénurie à administrer, une victime à représenter, un intermédiaire à justifier. Le mensonge avait un emploi. L’IA accélère tout. Même les mensonges. Sauf qu’une accélération vers l’abondance rend impossible, by design, de rester dans un système qui a besoin du mensonge pour respirer. Quand l’énergie, l’intelligence et la production deviennent bon marché, le récit de la rareté administrée cesse d’être une morale. Il devient une fraude visible. La vérité va finir par gagner. Et elle emportera avec elle tout le mensonge de la gauche socialiste internationale. Pas parce que les gens qui y croient sont mauvais. Parce que leur logiciel a besoin d’un monde qui n’existera plus. Le 21e siècle n’attendra pas que le mensonge ait fini son deuil.Billets-La French Theory
La French Theory
Je veux présenter mes excuses, au nom des Français, pour avoir enfanté la French Theory (qui a enfanté la pire des merdes idéologiques : le wokisme).
Nous avons donné au monde Descartes, Pascal, Tocqueville. Et puis, dans les ruines intellectuelles de l'après-68, nous avons donné Foucault, Derrida, Deleuze. Trois hommes brillants qui ont fabriqué, dans l'élégance de notre langue, l'arme idéologique qui paralyse aujourd'hui l'Occident. Il faut comprendre ce qu'ils ont fait. Foucault a enseigné que la vérité n'existe pas, qu'il n'y a que des rapports de pouvoir déguisés en savoir. Que la science, la raison, la justice, l'institution médicale, l'école, la prison, la sexualité, tout n'est qu'une mise en scène de la domination. Derrida a enseigné que les textes n'ont pas de sens stable, que tout signifiant glisse, que toute lecture est une trahison, que l'auteur est mort et que le lecteur règne. Deleuze a enseigné qu'il fallait préférer le rhizome à l'arbre, le nomade au sédentaire, le désir à la loi, le devenir à l'être, la différence à l'identité. Pris isolément, ce sont des thèses discutables. Combinées, exportées, vulgarisées, elles forment un système. Et ce système est un poison. Car voici ce qui s'est passé. Ces textes, illisibles en France, ont traversé l'Atlantique. Les départements de Yale, de Berkeley, de Columbia les ont absorbés dans les années 80. Ils y ont trouvé un terreau qui n'existait pas chez nous : le puritanisme américain, sa culpabilité raciale, son obsession identitaire. La French Theory s'est mariée à ce substrat, et l'enfant de ce mariage s'appelle le wokisme. Judith Butler lit Foucault et invente le genre performatif. Edward Said lit Foucault et invente le post-colonialisme académique. Kimberlé Crenshaw hérite du cadre et invente l'intersectionnalité. À chaque étape, la matrice est française : il n'y a pas de vérité, il n'y a que du pouvoir, donc toute hiérarchie est suspecte, toute institution est oppressive, toute norme est violence, toute identité est construite donc négociable, toute majorité est coupable. Voilà comment trois philosophes parisiens, qui n'ont probablement jamais imaginé leurs conséquences pratiques, ont fourni le logiciel d'exploitation à une génération entière d'activistes, de bureaucrates universitaires, de DRH, de journalistes, de législateurs. Voilà comment on a obtenu une civilisation qui ne sait plus dire si une femme est une femme, si sa propre histoire mérite d'être défendue, si le mérite existe, si la vérité se distingue de l'opinion. C'est de la merde pour une raison simple, et il faut la dire calmement. Une civilisation se tient debout sur trois piliers : la croyance qu'il existe une vérité accessible à la raison, la croyance qu'il existe un bien distinct du mal, la croyance qu'il existe un héritage à transmettre. La French Theory a entrepris de dynamiter les trois. Pas par méchanceté. Par jeu intellectuel, par fascination du soupçon, par haine de la bourgeoisie qui les avait nourris. Mais le résultat est là. Une génération entière a appris à déconstruire et n'a jamais appris à construire. Une génération entière sait soupçonner et ne sait plus admirer. Une génération entière voit le pouvoir partout et la beauté nulle part. Je m'excuse parce que nous, Français, avons une responsabilité particulière. C'est notre langue, nos universités, nos éditeurs, notre prestige qui ont donné à ce nihilisme son emballage chic. Sans la légitimité de la Sorbonne et de Vincennes, ces idées n'auraient jamais traversé l'océan. Nous avons exporté le doute comme d'autres exportent des armes. Ce qui se construit maintenant, en silicon valley, dans les labos d'IA, dans les startups, dans les ateliers, dans tous les lieux où des gens fabriquent encore des choses au lieu de les déconstruire, c'est la réponse. Une civilisation se reconstruit par les bâtisseurs, pas par les commentateurs. Par ceux qui croient que la vérité existe et qu'elle vaut qu'on s'y consacre. Par ceux qui assument une hiérarchie du beau, du vrai, du bon, et qui n'ont pas honte de la transmettre. Alors pardon. Et au travail.Billets-Plus personne ne croit plus rien
Plus personne ne croit plus rien
"Ce mensonge constant n'a pas pour but de faire croire au peuple un mensonge, mais de s'assurer que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus distinguer la vérité du mensonge ne peut pas distinguer le bien du mal. Et un tel peuple, privé du pouvoir de penser et de juger, est, sans le savoir et sans le vouloir, complètement soumis à la règle de mensonges. Avec un tel peuple, tu peux faire ce que tu veux."
Hannah Arendtjeudi 17 septembre 2026
mercredi 16 septembre 2026
Billets-Mère Teresa la sainte intouchable
Mère Teresa la sainte intouchable
La figure mondiale de la charité et Prix Nobel de la paix ne cherchait pas à guérir les pauvres, mais à exploiter leur agonie.
L'Histoire a fait de Mère Teresa la sainte intouchable des bidonvilles de Calcutta, le symbole absolu du dévouement et de la bonté. Les enquêtes médicales et financières dévoilent la gestionnaire cynique d'un culte de la souffrance extrêmement rentable. Dans ses "Maisons des mourants" en Inde, les conditions d'hygiène étaient d'un autre âge. Les seringues étaient simplement rincées à l'eau froide avant d'être réutilisées d'un patient à l'autre. Pire encore : la sainte interdisait l'usage d'analgésiques puissants pour soulager la douleur. Sa justification face aux malades en phase terminale ? La souffrance était un don de Dieu. Elle expliquait froidement qu'il était "magnifique de voir les pauvres accepter leur sort et souffrir comme le Christ sur la croix". Pourtant, l'argent coulait à flots. Sa congrégation encaissait des centaines de millions de dollars de dons, stockés sur des comptes bancaires opaques à travers le monde. Cette fortune colossale n'a jamais servi à construire des hôpitaux modernes ou à acheter des médicaments pour ses pensionnaires. L'intransigeance morale de Mère Teresa était également très souple face aux tyrans. Elle acceptait volontiers l'argent volé par Charles Keating, le plus grand escroc financier américain de la décennie. Elle s'est même rendue en Haïti pour vanter publiquement l'humanisme du dictateur sanguinaire Jean-Claude Duvalier, en échange d'importantes donations pour son ordre. Mais le sommet de l'hypocrisie concerne sa propre personne. Quand sonnait l'heure de la maladie, la sainte oubliait soudainement les vertus purificatrices de la douleur. Au moindre problème cardiaque, elle prenait l'avion pour se faire soigner avec les meilleurs anti-douleurs de la planète, dans les cliniques privées les plus luxueuses et modernes de Californie ou de New York. Le monde entier continue de vénérer l'incarnation de la charité absolue. Les faits prouvent qu'elle estimait que l'agonie par manque de soins était un privilège strictement réservé aux autres.















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