Dessins de presse
Blog 75
vendredi 16 octobre 2026
Recettes Petits Budgets-Riz aux champignons de Paris
Recettes Petits Budgets-Tagliatelles au coulis de courgettes
Recette Petits Budgets-Salade de figues au chèvre
Recettes Petits Budgets-Tourte aux épinards
Recettes Petits Budgets-Purée de pommes de terre
Recettes Petits Budgets-Gâteau aux châtaignes
Recettes Petits Budgets-Purée de patidou
Préparation : 10 mn
Cuisson : 50 mn
Pour 4 personnes
500 g de patidou (variété de courge appelée aussi sweet dumpling)
1 cuillerée à soupe d’huile d’olive
Sel et poivre
1. Préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7). Passez le patidou sous l’eau. Coupez-le en deux, de haut en bas. Ôtez les graines.
2. Déposez les deux moitiés de patidou dans un plat à four. Salez et poivrez l’intérieur. Badigeonnez d’huile d’olive. Couvrez d’aluminium ménager et mettez à cuire au four pendant 50 minutes.
3. Lorsque le patidou est tendre, sortez-le du four. Prélevez la chair avec une cuillère à soupe. Ecrasez-la grossièrement à la fourchette. Servez chaud.
Petits plus :
Ajoutez de la crème, du beurre ou du parmesan râpé à la purée.
Agrémentez-la de pignons de pin.
Tours de main :
Vérifiez la cuisson en enfonçant la pointe d’un couteau dans la chair du légume : elle ne doit pas rencontrer de résistance.
Pour ne pas vous brûler en prélevant la chair, laissez tiédir le patidou dans le four, il se pèlera plus facilement.
Recettes Petits Budgets-Potiron miel et raisins secs
jeudi 15 octobre 2026
Infos santé : Kiné Ostéo- Douleurs à l’épaule
Douleurs à l’épaule
Infos santé : Kiné Ostéo-Dysfonction traumatique du bassin
Dysfonction traumatique du bassin

Infos santé : Kiné Ostéo-Quand consulter un ostéopathe pour son bébé
Quand consulter un ostéopathe pour son bébé
Source Sébastien Plante, ostéopathe
mercredi 14 octobre 2026
Lectures Lawrence Durrell-Le quatuor d’Alexandrie
Lawrence Durrell
Lectures Patrick Süskind-La Contrebasse
Patrick Süskind
(4ème de couverture)L’instrument le plus grand, le plus gros, le plus grave de tout l’orchestre est aussi le plus puissant, le plus beau, le plus indispensable, dit d’abord le contrebassiste. Mais bientôt l’éloge pompeux de cette encombrante compagne qui occupe toute sa vie laisse transparaître les frustrations et les rancœurs du musicien et de l’homme. Peu à peu, il la dénigre, il l’insulte, il la maudit, il se révolte, il devient fou.
Comme le héros du Parfum, comme celui du Pigeon, le personnage qui monologue ici incarne une solitude extrême, exemplaire, métaphysique – et dont Patrick Süskind, avec le prodigieux talent qu’on lui connaît, parvient cette fois à nous faire rire aux larmes.
La pièce tient l’affiche depuis des années en Allemagne.
Patrick Süskind, né en 1949 à Ambach en Bavière, vit à Munich et à Paris. Il est l’auteur du roman Le Parfum et du récit Le Pigeon.
(1ere phrase :)Une chambre. Quelqu’un passe un disque, la Deuxième Symphonie de Brahms, et la fredonne en même temps.
(Dernière phrase :)Au même moment, la musique commence : Schubert, quintette La Truite, premier mouvement.
69 pages – Librairie Arthème Fayard 1984 (1989, pour la traduction française)
(Aide mémoire perso :)
La contrebasse est l'instrument le plus gros, le plus puissant et le plus indispensable de l'orchestre, le plus beau aussi, dit d'abord le contrebassiste. Mais bientôt l'éloge pompeux laisse affleurer les frustrations et les rancoeurs du musicien et de l'homme. Et peu à peu la haine d'abord refoulée de cette encombrante compagne s'exprime, se déchaîne et explose jusqu'à la folie...
Le contrebassiste du livre de Süskind est un musicien un peu condescendant qui monologue sur la musique en général et son instrument en particulier. Le plaisir de la lecture est doublé si on a quelques notions de musique classique ou si on connaît juste un peu les compositeurs. Puis, à mesure qu'il nous parle de sa musique, on sent le narrateur déraper peu à peu. De l'éloge de son instrument, il parle ensuite de son encombrement, de son entretien, de la place que prend cette monumentale contrebasse dans un appartement, dans une voiture, dans la vie de son musicien, jusqu'à ce que l'instrument en devienne un objet qu'on regarde avec haine...
Déchéance du discours, texte amusant, noir, ironique, le narrateur raconte la place que prend un instrument dans la vie d'un musicien. Un texte poussé à son extrême qui est vraiment agréable à lire. J'ai réellement beaucoup aimé!
Lectures Milan Kundera-L’insoutenable légèreté de l’être
L’insoutenable légèreté de l’être
Traduit de tchèque par François Kérel
Postface de François Ricard
(4ème de couverture)
« Qu’est-il resté des agonisants du Cambodge ?
Une grande photo de la star américaine tenant dans ses bras un enfant jaune.
Qu’est-il resté de Thomas ?
Une inscription : Il voulait le Royaume de Dieu sur la terre.
Qu’est-il resté de Beethoven ?
Un homme morose à l’invraisemblable crinière, qui prononce d’une voix sombre : « Es muss sein ! »
Qu’est-il resté de Franz ?
Une inscription : Après un long égarement, le retour.
Et ainsi de suite, et ainsi de suite. Avant d’être oubliés, nous serons changés en kitsch. Le kitsch, c’est la station de correspondance entre l’être et l’oubli. »
(1ere phrase :)
L’éternel retour est une idée mystérieuse et, avec elle, Nietzsche a mis bien des philosophes dans l’embarras : penser qu’un jour tout se répétera comme nous l’avons déjà vécu et que même cette répétition se répétera encore indéfiniment ! Que veut dire ce mythe loufoque ?
(Dernière phrase :)
D’en bas leur parvenait l’écho affaibli du piano et du violon.
475 pages – Editions Gallimard 1987 (1989 pour la traduction française et la postface de François Ricard)
(Aide mémoire perso :)
Peut-on parler de roman à thèse, à propos de L'Insoutenable Légèreté de l'être ?
Les deux premiers chapitres s'attachent à expliquer le titre, par une référence à Nietsche et à l'éternel retour. Le romancier annonce la couleur : c'est, de toute évidence, une vision tragique de l'existence que donne le récit, puisque, faute de toute reprise possible, la vie n'est qu'un essai. La vie est une répétition (au sens théâtral du terme) qui ne débouche sur aucune représentation : faute de partition à exécuter, toute existence est à la fois première et dernière. On pense à Sartre, à l'existentialisme athée.
On ne saurait toutefois réduire ce roman à une thèse ; les idées qui parcourent l'œuvre de Kundera ont été fort bien dégagées par Nancy Huston dans Professeurs de désespoir (Actes sud). Mais le plus intéressant demeure que chaque roman est avant tout une interrogation sur l'existence : ses possibilités, ses choix, ses limites, ses sens possibles. La fiction permet de mener à bien cette recherche sur l'angoissante liberté qui est la nôtre, avec, précisément, la liberté qui est le propre du genre romanesque.
C'est pourquoi Kundera refuse de se laisser prendre au piège des mots : même (et surtout) les mots connotés le plus positivement (compassion, beauté, amour, etc.) sont soumis à une implacable mise en situation ; ils sont, littéralement, mis au monde ; et non seulement les mots, mais les figures qui, par leur ancienneté, dessinent les contours de dangereuses illusions («L'amour commence par une métaphore. Autrement dit : l'amour commence à l'instant où une femme s'inscrit par une parole dans notre mémoire poétique.», p. 301). Les certitudes tissent ainsi autour de nous une toile qui se veut rassurante, mais qui nous emprisonne et nous tue : c'est le décor poétique de l'idylle et du kitsch, critiqué avec violence dans la Ve partie... autant de «mensonges visibles» (donc beaux, poétiques), qui déguisent la fascination pour la faiblesse, et occultent l'«incompréhensible» liberté qui est la seule vérité. Ce qu'on aperçoit alors (dans cette déchirure que Sabina, une des maîtresses de Tomas, représente sur ses toiles) est une liberté étourdissante (celle, justement, qui caractérise le personnage de Sabina), faite de trahisons et d'infidélités.
Le lecteur voit ainsi - de manière tangible, parce que narrée, décrite - les significations mensongères (politiques, philosophiques, culturelles), se déchirer - il assiste au surgissement de l'incompréhensible dans le visible, c'est-à-dire de la vérité dans le mensonge.
Par conséquent, le récit joue avec les attentes et les émotions du lecteur de roman, pour les déjouer, au moment même où elles pourraient être satisfaites. Ainsi, le narrateur intervient ostensiblement, soit pour développer des idées philosophiques et protéger le lecteur contre ses propres certitudes, qui fausseraient sa lecture, soit pour rappeler que le roman est une fiction (p. 63, par exemple) - ce qui ne laisse pas d'être déstabilisant.
L'idée du roman, c'est donc cette liberté : ni heureuse ni malheureuse, elle est, tout simplement, le partage des personnages de cette fiction. Et il y a, en nous-mêmes, quelque chose de ces personnages, qui nous parlent. Prenons l'amour : «les amours sont comme les empires : que disparaisse l'idée sur laquelle ils sont bâtis, ils périssent avec elle» (p. 247). Mais, privé de toute assise certaine, l'amour peut être beau, car il est «ce qui n'appartient qu'à nous et par quoi nous échappons au Créateur. L'amour, c'est notre liberté.» (p. 341)
Cette histoire d'amour et de liberté est une histoire venue de l'est, dans le contexte du "printemps" et (comme l'a appelé Dubcek lui-même) "l'hiver de Prague" : l'histoire politique d'un emprisonnement politique, militaire, idéologique à l'échelle d'un pays (et de toute l'Europe orientale soumise à la Russie), à lire conjointement avec le journal de Jan Zabrana (1931-1984), Toute une vie (Allia, 2005).
De L'Insoutenable Légèreté de l'être, nous pourrions dire que c'est le roman de la crise de la liberté individuelle, une liberté qui cherche à se donner un sens, et qui n'en trouve pas d'autre qu'elle-même. Cette évidence se montre avec la brutalité et la clarté du mythe intemporel d'Œdipe. Au règne des certitudes, l'expérience romanesque oppose l'évidence de l'absurde.
Du coup, c'est incontestablement l'autre qui en fait les frais : le roman de Kundera n'est pas un roman sur l'autre.
La Ve partie et la VIe partie s'orientent nettement vers la démonstration. L'argumentation gagne le récit, et les personnages y perdent en profondeur.


























