Blog 75
mardi 6 octobre 2026
lundi 5 octobre 2026
Billets-Vieillir
Vieillir
À 96 ans, Clint Eastwood a fait voler en éclats nos illusions rassurantes sur le vieillissement, refusant d’édulcorer une réalité brutale. Lors d’une récente intervention, il a expliqué comment le corps se transforme avec le temps. Les os perdent de leur souplesse, les mouvements ralentissent et une lumière crue peut irriter les yeux. Même respirer peut demander un effort accru. Et ce n’était là qu’un début. Il a abordé, avec sa franchise caractéristique, un sujet que la plupart des gens préfèrent éviter. Il n’a livré aucune platitude réconfortante dépeignant le crépuscule de la vie comme une période de sérénité absolue. Au contraire, il a brossé un tableau brut et sans concession de ce qui se passe à l’approche du centenaire. « La lumière vous fait mal aux yeux, et même respirer peut sembler être une corvée », a admis Eastwood, décrivant la lutte incessante contre un corps qui faiblit. « Le corps ne coopère tout simplement plus comme avant, et chaque pas exige une stratégie. » Il a toutefois souligné que la détérioration des os et des muscles n’est que la partie émergée de l’iceberg. Le véritable fardeau du grand âge est d’ordre émotionnel et psychologique. Une fois passé le cap des quatre-vingt-dix ans, le paysage des relations sociales subit une transformation profonde — et souvent douloureuse. On regarde autour de soi et l’on réalise que la plupart des gens qui nous ont connus dans notre jeunesse — ceux qui partageaient notre histoire, nos complicités et les épreuves de la vie — ont disparu. Le cercle des visages familiers se réduit comme peau de chagrin, le téléphone cesse de sonner et le rythme des jours s’étire péniblement. L’épreuve la plus amère n’est pas la douleur physique, mais l’absence soudaine de quelqu’un qui a vraiment envie de vous écouter. Lorsque le présent devient silencieux et empreint de solitude, l’esprit humain cherche naturellement refuge dans le passé. Eastwood a expliqué que revisiter ses souvenirs n’est pas le signe d’une fragilité mentale, mais une tentative vitale de trouver une continuité dans sa propre existence. C’est pourquoi les personnes âgées répètent souvent les mêmes anecdotes, y ajoutant de petits détails et revenant sans cesse sur des événements passés. Elles ne le font pas pour se vanter ou accaparer la conversation ; elles le font pour s’ancrer dans une réalité où elles étaient actives, aimées et nécessaires. « On se surprend à répéter des histoires, à ajouter des détails, sans pour autant… » « …chercher à convaincre qui que ce soit, mais simplement à ressentir un lien avec quelque chose », a admis Eastwood. « On essaie de transmettre quelque chose à la jeune génération, même lorsqu’on lit l’ennui dans leurs yeux. » Nous vivons dans une culture qui érige la longévité en trophée, félicitant les gens pour le simple fait d’avoir survécu, tout en ignorant totalement la solitude écrasante qui accompagne cette survie. Nous célébrons ce qui brille, ce qui va vite et ce qui est hyperconnecté, ne laissant aucune place au rythme lent et répétitif de la vie des personnes très âgées. Clint Eastwood a beau être un géant du cinéma, ses mots reflètent le vécu de tout nonagénaire anonyme, qu’il s’agisse d’un voisin ou d’un membre de notre famille assis à notre table. Ce sont des bibliothèques vivantes de notre histoire ; ils portent en eux les récits qui ont façonné le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Lorsque nous choisissons de ralentir, de mettre de côté les distractions et de les écouter vraiment, il se produit quelque chose de magique : nous comblons le fossé entre les générations. En fin de compte, les rides sur leurs visages ne sont pas de simples signes de vieillesse ; elles dessinent la magnifique carte d’une vie pleinement vécue. C’est un privilège de s’asseoir à leurs côtés et d’entendre le récit de ce parcours de vie. À 96 ans, Clint Eastwood a partagé une vérité sur le vieillissement qui a invité le monde à la réflexion… car le plus dur, en vieillissant, n’est pas la perte de la force physique, mais la prise de conscience du nombre de personnes et de souvenirs perdus en chemin. Découvrez ce message émouvant avant que le temps ne nous prive de la chance de les écouter vraiment…
dimanche 4 octobre 2026
Billets-Franklin Delano Roosevelt
Franklin Delano Roosevelt
Franklin Delano Roosevelt est célébré comme le champion du monde libre, l'homme du miracle économique américain et le grand vainqueur du fascisme. Mais certains oublient systématiquement de préciser un fait majeur. Il a lui-même ouvert des camps de concentration sur le sol américain, sur des critères purement raciaux. Le 19 février 1942, le président des États-Unis signe le décret 9066. D'un simple trait de plume, il ordonne la rafle de 120 000 hommes, femmes et enfants. Leur seul crime : avoir des origines japonaises. Plus de 60 % des personnes raflées étaient des citoyens américains de naissance. Il n'y a eu aucun procès. Aucune preuve de trahison. Aucune enquête individuelle. Le simple fait d'avoir une ascendance japonaise suffisait pour être déchu de tous ses droits constitutionnels. En quelques jours, l'État a liquidé leurs vies. Les familles ont reçu l'ordre de brader leurs maisons, leurs commerces et leurs fermes à des prix dérisoires. Ils ont ensuite été parqués dans des trains sous escorte militaire. Déportés vers dix camps construits dans les zones les plus arides du pays. Des baraquements en simples planches recouvertes de carton goudronné, entourés de barbelés et de miradors. Les témoignages des survivants pulvérisent le récit d'une simple "relocalisation". L'acteur George Takei a été enfermé à l'âge de cinq ans dans le camp de Rohwer. Son souvenir est glaçant : "J'ai vu les barbelés et les hauts miradors. Les mitrailleuses étaient pointées vers l'intérieur, vers nous. C'est là que j'ai compris que nous étions les ennemis." Norman Mineta, futur ministre sous Bill Clinton et George W. Bush, a été raflé avec sa famille pour le camp de Heart Mountain. Il raconte le traumatisme de cette déportation légale : "Je portais mon uniforme de louveteau. Je pleurais en montant dans ce train sous la garde de soldats armés de baïonnettes. Je me demandais pourquoi mon propre pays me faisait ça." À Manzanar, dans le désert californien, les détenus subissaient la canicule puis des nuits glaciales. Jeanne Wakatsuki a documenté cette destruction méthodique de la dignité humaine : "Nous avons été parqués comme des animaux. Le vent soufflait à travers les planches. Mais le pire était les latrines communes, sans aucune cloison. C'était une humiliation quotidienne conçue pour nous briser." La propagande d'État parlait pudiquement de "centres de relocalisation". Mais Roosevelt lui-même connaissait la nature de son projet. Dans des mémos privés, puis publiquement en 1944, le président a assumé l'usage du terme exact : il parlait bien de "camps de concentration". Pendant que l'Amérique envoyait ses soldats mourir en Europe pour détruire la persécution raciale, son propre président parquait ses citoyens derrière des barbelés. Il aura fallu attendre 1988 pour que le gouvernement américain passe aux aveux. Cette déportation de masse n'était justifiée par aucune nécessité militaire. Elle était uniquement motivée par le préjugé racial et l'hystérie politique de l'administration Roosevelt.
samedi 3 octobre 2026
vendredi 2 octobre 2026
jeudi 1 octobre 2026
Infos santé : Sport et Santé-Ischiojambiers des danseuses
- Tendinite ou claquage ?
- « Mécaniser » pour soulager
- Et si c’était une fracture de fatigue !
- Repos osseux et récupération générale !
- L’IRM est l’examen le plus efficace !
- Attention aux étirements !
- La Zumba® est devenue un des sports à la mode en France.
Source SantéSportMag
mercredi 30 septembre 2026
Recettes Légumes anciens-Quiche au chou romanesco
Recettes Légumes anciens-Spaghetti végétal aux girolles

Préparation : 30 mn
Cuisson : 1 heure
Pour 6 personnes
1 courge spaghetti de 2 kg
800 g de girolles
1 gousse d’ail
1 échalote
½ citron
20 cl de crème fraîche épaisse
1 cuillerée à soupe de cerfeuil ciselé
30 g de beurre demi-sel
Sel et poivre du moulin
1. Mettez la courge entière dans un faitout. Couvrez-la largement d’eau froide, puis portez à frémissements sur feu moyen. Laissez frémir 1 heure, sans retourner la courge : elle flotte et se retourne seule pendant la cuisson.
2. Pendant ce temps, supprimez la base terreuse des girolles puis nettoyez-les. Coupez les plus grosses en deux, gardez les petites entières.
3. Épluchez la gousse d’ail et l’échalote. Écrasez la première au presse-ail et émincez finement la seconde.
4. Dix minutes environ avant la fin de la cuisson de la courge, faites chauffer le beurre sur feu moyen dans une sauteuse. Faites-y revenir les girolles et l’échalote 5 minutes environ en remuant : les champignons doivent rendre, puis réabsorber, leur eau de végétation.
5. Arrosez de jus de citron, ajoutez l’ail, salez très légèrement et poivrez généreusement. Poursuivez la cuisson 2 minutes en remuant, puis incorporez la crème. Laissez réduire 3 minutes, en remuant de temps en temps. Réservez à couvert sur feu très doux jusqu’à utilisation.
6. Égouttez la courge. Coupez-la en deux. Supprimez les graines et les fibres du centre, puis prélevez la pulpe à la fourchette. Disposez les spaghettis végétaux obtenus dans un plat de service chaud.
7. Rectifiez l’assaisonnement des girolles, puis répartissez-les sur les spaghettis végétaux. Parsemez de cerfeuil et servez le plat aussitôt.
Conseil
Il est préférable de nettoyer les champignons dans un linge humide pour éviter de les gorger d’eau en les lavant. Si toutefois ils sont très sales, mettez-les dans une passoire, rincez-les rapidement sous l’eau courante, puis épongez-les immédiatement dans du papier absorbant.
Dans cette recette, les girolles parfument les spaghettis végétaux de leurs délicieux arômes de sous-bois, en une harmonieuse alliance de saveurs délicates, parfaite avec un colin poché ou du veau poêlé.
La courge spaghetti : les courges sauvages, originaires d’Amérique centrale, et consommées par les Indiens depuis la nuit des temps, ont donné naissance à une grande famille dont les nombreuses variétés ont aujourd’hui conquis le monde entier. Parmi elles : La courge spaghetti possède la particularité de voir sa chair se diviser, après la cuisson, en délicieux filaments, étonnement semblables à ces fameuses pâtes.
Recettes Légumes anciens-Salade romanesco parmesan
Préparation : 20 mn
Cuisson : 10 mn
Pour 4 personnes
1 chou romanesco
2 gousses d’ail
80 g de parmesan
1 cuillerée à soupe d’huile d’olive
Pour la citronnette balsamique
1 cuillerée à soupe de jus de citron
1 cuillerée à soupe de vinaigre balsamique
2 cuillerées à soupe de ciboulette ciselée
2 cuillerées à soupe d’huile d’olive
Sel et poivre du moulin
1. Supprimez les feuilles et les trognons du romanesco. Séparez ses fleurettes, rincez-les, puis faires-les cuire 10 minutes à la vapeur : elles doivent rester un peu fermes. Laissez-les refroidir.
2. Pendant ce temps, épluchez les gousses d’ail. Coupez-les en deux, dégermez-les, puis recoupez-les en lamelles. Avec un économe, détaillez le parmesan en fins copeaux.
3. Dans une poêle, faites chauffer l’huile sur feu moyen. Faites-y blondir les lamelles d’ail 30 secondes environ en remuant : elles ne doivent surtout pas brûler.
4. Préparez le citronnette : dans un bol, mélangez le jus de citron avec le vinaigre balsamique, du sel et du poivre, puis émulsionnez avec l’huile. Incorporez la ciboulette et rectifiez l’assaisonnement.
5. Disposez les fleurettes de romanesco sur un plat creux de service. Arrosez-les régulièrement avec la citronnette balsamique, puis répartissez dessus, à la cuillère, les lamelles d’ail et leur huile de cuisson. Parsemez de copeaux de parmesan, et servez à température ambiante.
Conseil
Pour obtenir des copeaux de parmesan joliment incurvés, choisissez un fromage pas trop sec (il s’émietterait), puis creusez, sur le bord de la tranche, une petite cavité arrondie avec un couteau pointu. Vous découperez les coupeaux à l’économe, en suivant les parois de cette cavité.
Chou romanesco : originaire de Rome, entre chou-fleur et brocoli, il possède une pomme pointue constituée de pyramides vert tendre très spectaculaires. Sa saveur est douce et fine.
Recettes Légumes anciens-Vitelottes au raifort
Recettes Légumes anciens-Panais braisés en persillade
Préparation : 20 mn
Cuisson : 30 mn
Pour 4 personnes
800 g de panais
3 brins de thym
4 feuilles de sauge
15 cl de vin blanc sec
20 g de beurre demi-sel
1 cuillerée à soupe d’huile d’olive
Sel et poivre du moulin
Pour la persillade
½ bouquet de persil plat
2 gousses d’ail
1 filet de jus de citron
20 g de beurre demi-sel
Sel et poivre
1. Epluchez et lavez les panais. Coupez-les en rondelles de 5 mm d’épaisseur environ. Rincez et épongez le thym et la sauge. Effeuillez le premier, ciselez finement la seconde.
2. Dans une sauteuse, faites chauffer le beurre et l’huile sur feu moyen. Faites-y revenir les panais 5 minutes en remuant. Salez et poivrez. Ajoutez le thym et la sauge, mélangez bien, puis mouillez avec le vin. Porter à frémissements et couvrez. Laissez mijoter 25 minutes environ, rn remuant de temps en temps : les panais doivent être tendres sans se défaire. Avec une écumoire, transférez-les sur le plat de service.
3. Préparez la persillade : lavez et essorez le persil. Ôtez ses plus grosses tiges et ciselez finement le reste. Epluchez et écrasez les gousses d’ail au presse-ail. Mettez le beurre, le persil et l’ail dans la sauteuse. Fouettez avec le jus de citron jusqu’à ce que le beurre soit fondu. Incorporez le jus de citron, rectifiez l’assaisonnement et répartissez sur les panais. Servez aussitôt.
Variante
D’autres légumes-racines peuvent être braisés à l’identique (carottes, cerfeuil tubéreux, navets, céleri-rave…), seuls ou en mélange, avec, pour changer de base aromatique, les herbes de votre choix à la place du thym et de la sauge (sarriette, origan, romarin…).
Longues racines blanches dont le goût rappelle à la fois ceux de la carotte et du céleri-rave, les panais se cuisinent de multiples façons. Ici braisés au vin blanc et parfumés d’herbes aillées, ils seront parfaits servis avec une viande ou une volaille.
Panais : cultivé dès le Moyen Âge, fort apprécié outre-Manche pour sa saveur douce et sucrée, il est en passe de séduire l’Hexagone. Rond, en forme de toupie, ou long, ressemblant à une carotte blanchâtre, il se cuisine comme le navet.













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