dimanche 17 mai 2026

Recettes Desserts-Cake aux pralines roses

     


Cake aux pralines roses

Préparation : 15 mn
Cuisson : 40 mn
Pour 6 personnes
150 g de pralines roses
3 œufs
1 yaourt
10 cl de crème fraîche épaisse
150 g de sucre + 10 g pour le moule
180 g de farine
50 g de poudre d’amandes
1 sachet de levure chimique
15 g de beurre pour le moule
1. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6). Beurrez et sucrez le moule. Laissez-le ensuite au réfrigérateur le temps de réaliser la pâte.
2. Dans une jatte, incorporez le yaourt à la crème, puis ajoutez le sucre et les œufs. Mélangez jusqu’à obtention d’une préparation mousseuse.
3. Ajoutez la farine, la poudre d’amandes et la levure. Incorporez délicatement les pralines. Remplissez le moule et enfournez pour 40 minutes.

Conseil
Vous pouvez aussi utiliser des pralines concassées.

Recettes Cakes-Cake oriental


Cake oriental

Préparation : 15 mn

Cuisson : 35 mn

Pour 6 personnes

100 g de dattes dénoyautées

75 g de pistaches décortiquées

5 cl d’eau de fleur d’oranger

3 œufs

1 yaourt

10 cl de crème fraîche épaisse

120 g de sucre + 10 g pour le moule

200 g de farine

50 g de poudre d’amandes

1 sachet de levure chimique

15 g de beurre pour le moule

1. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6). Beurrez et sucrez le moule. Laissez-le ensuite au réfrigérateur le temps de réaliser la pâte.

2. Dans une jatte, incorporez le yaourt à la crème, puis ajoutez le sucre, les œufs et la fleur d’oranger. Mélangez jusqu’à obtention d’une préparation mousseuse. Ajoutez 180 g de farine, la poudre d’amandes et la levure. Coupez les dattes en morceaux.

3. Déposez les dattes et les pistaches dans un chinois ou une passoire. Saupoudrez-les de la farine restante de façon à les enrober uniformément. Incorporez délicatement et rapidement les dattes, puis les pistaches farinées à la pâte. Versez la préparation dans le moule et enfournez pour 35 minutes.


Variante

Pour plus de moelleux, vous pouvez réaliser un sirop en mélangeant 2 cuillerées à soupe de miel, 2 cuillerées à soupe de fleur d’oranger et 4 cuillerées à soupe d’eau. Faites chauffer à feu doux et nappez-en le cake.


 

Recettes Cakes-Cake raisins et fruits confits

 


Cake raisins et fruits confits

Préparation : 25 mn
Cuisson : 45 mn
 

Pour 8 personnes
 100 g de raisins de Corinthe
100 g de fruits confits coupés en dés
1 petit verre de rhum
175 g de beurre ramolli + 10 g pour le moule
125 g de sucre en poudre
1 pincée de sel
3 œufs
270 g de farine
11 g de levure chimique

1. Lavez les raisins. Faites-les macérer dans le rhum avec les fruits confits.
2. Travaillez le beurre en pommade dans un saladier. Ajoutez le sucre petit à petit à petit ainsi que le sel. Travaillez le mélange jusqu’à ce qu’il soit onctueux. Incorporez les œufs entiers l’un après l’autre. Versez ensuite 250 g de farine d’un seul coup.
3. Egouttez les fruits confits et les raisins secs, roulez-les dans 2 cuillerées à soupe de farine (ainsi farinés, ils ne tomberont pas au fond du moule), puis ajoutez-les dans la pâte, ainsi que le rhum de macération. Incorporez la levure et mélangez tous les ingrédients.
4. Préchauffez le four à 210 °C (th. 7).
5. Beurrez un papier sulfurisé, tapissez-en l’intérieur d’un moule à cake de 24 cm de diamètre. Versez-y la pâte : elle doit le remplir aux deux tiers seulement.
6. Faites cuire dans le four à 210 °C (th. 7) pendant 10 minutes, puis réduisez la température à 150 °C (th. 5) et laissez cuire encore pendant 35 minutes.
7. Démoulez le cake à la sortie du four et laissez-le refroidir sur une grille.

Variante 

Préparez un cake au miel et aux cerises confites : procédez de la même façon en diminuant la quantité de sucre de 100 g et en ajoutant 2 cuillerées à soupe de miel liquide. Remplacez les raisins et les fruits confits par 125 g de cerises confites. Décorez le cake avec des bâtonnets d’angélique.


Recettes Cakes-Cake tomates et parmesan

 


Cake tomates et parmesan

Préparation : 15 mn
Cuisson : 50 mn
Pour 6 personnes
150 g de tomates séchées en pétales
200 g de parmesan fraîchement râpé
3 œufs
10 cl de lait
200 g de farine + 10 g pour le moule
1 sachet de levure chimique
10 cl d’huile d’olive
15 g de beurre pour le moule
1. Préchauffez le four à 160 °C (th. 5-6). Beurrez et farinez le moule. Laissez-le ensuite au réfrigérateur le temps de réaliser la pâte.
2. Versez la farine et la levure dans une jatte, puis ajoutez les œufs, l’huile et le lait. Mélangez jusqu’à obtention d’une préparation homogène.
3. Incorporez le parmesan, puis ajoutez délicatement les tomates séchées. Versez la préparation dans le moule et enfournez pour 50 minutes.

Variante
Vous pouvez remplacer le parmesan par du pecorino.


Billets-Les experts médiatiques sont-ils si compétents ?

  


Les experts médiatiques sont-ils si compétents ?

La compétence ne devrait-elle pas être un prérequis pour être invité à s’exprimer dans les médias ?

Au milieu des années 1980, des journalistes du magazine anglais The Economist demandent à quatre ministres des Finances, quatre dirigeants de grandes entreprises, quatre étudiants d’Oxford et quatre éboueurs londoniens de prédire l’évolution de plusieurs indicateurs économiques. Dix ans après, ils constatent que la plupart des prévisions sont fausses. Ils remarquent aussi que les éboueurs ont fait les meilleures prédictions (à égalité avec les dirigeants de grandes entreprises). Les ministres des Finances sont arrivés bons derniers…

Au même moment, Philip Tetlock, professeur à l’université de Pennsylvanie initie une étude beaucoup plus rigoureuse. Il demande à 284 experts de faire des prédictions économiques et géopolitiques (comment le PIB des États-Unis évoluera-t-il ? Le Québec fera-t-il sécession du Canada ? Le régime de l’apartheid sera-t-il aboli en Afrique du Sud ? L’Union Soviétique implosera-t-elle ?). Au total, il collecte 82 361 prédictions. Vingt ans après, il publie les résultats de son étude dans un ouvrage qui deviendra une référence (Expert Political Judgment : How Good Is It? How Can We Know ?, Princeton University Press, 2005).

Comme les journalistes de The Economist, il constate que la plupart des prédictions réalisées par les experts sont fausses. Pire, elles ne sont pas meilleures lorsqu’elles portent sur leur domaine d’expertise plutôt que sur un sujet qu’ils connaissent moins. Tetlock remarque aussi que le niveau d’études et l’expérience des experts n’ont aucun impact sur la qualité de leurs prédictions. Une seule variable influence la qualité des prédictions réalisées par les experts : leur exposition médiatique. Plus un expert est médiatique, moins ses analyses sont fiables (lire aussi l’article « Comment les experts gagnent-ils de l’influence » ) !

Renard et hérisson
À première vue, ce résultat peut sembler surprenant. La compétence ne devrait-elle pas être un prérequis pour être invité à s’exprimer dans les médias ? Pour expliquer le paradoxe selon lequel les experts les plus médiatiques sont les moins compétents, Tetlock reprend la distinction classique entre les hérissons et les renards. Dans un article intitulé « Le Hérisson et le Renard », le philosophe anglais Isaiah Berlin explique qu’il y a deux catégories de personnes : celles qui ne voient le monde qu’à travers une règle simple (les hérissons), et celles qui pensent que le monde ne peut être réduit à une idée simple (les renards). Les hérissons ont donc une idée à laquelle ils croient dur comme fer. Comme ils n’utilisent qu’une seule grille de lecture, leurs analyses sont très tranchées… mais pas forcément fiables. Les renards, eux, sont moins dogmatiques. Ils utilisent plusieurs grilles de lecture et leur pensée est en perpétuelle évolution. Cela leur permet de réaliser des analyses plus fiables que celles des hérissons… mais parfois trop subtiles pour marquer les esprits.

Les chaînes d’information en continu ont particulièrement bien compris l’impact médiatique des renards. Pour faire de l’audience, mieux vaut inviter un hérisson… ou deux hérissons avec des points de vue opposés. Même si leurs analyses sont moins rigoureuses que celles des renards, l’ambiance sur le plateau sera beaucoup plus électrique… et l’audience sera au rendez-vous.

Source contrepoints.org

Billets-Exemple de népotisme et d’injustice sociale

  

Exemple de népotisme et d’injustice sociale

Roselyne Bachelot et le fiston parasite.

On a tous en tête l’image de cette jeunesse dorée, parachutée dans des salons feutrés sans jamais avoir à forger son acier dans le creuset du monde du travail. Pour Pierre Bachelot, fils de l’emblématique Roselyne, le destin semblait écrit dès le berceau.

À 40 ans passés, quel est le bagage de ce protégé ? Un diplôme d'une école privée parisienne, spécialisé dans le "management artistique". Derrière l’intitulé ronflant se cache une réalité moins reluisante : celle d’un établissement où l’on oriente les enfants de bonne famille, fainéants et/ou un peu cons. Un sésame en carton, bien pratique pour justifier une carrière qui, elle, n’aura rien d’artistique. Car dans la vraie vie, quand il faut se lever tôt pour joindre les deux bouts, ce genre de parchemin ne mène pas bien loin. Heureusement Pierre porte un nom qui ouvre toutes les portes, ou plutôt. Son parcours débute en 1992. À une époque où beaucoup de jeunes de son âge cherchent un stage, lui obtient un poste d'assistant parlementaire. Rien d’exceptionnel, si ce n’est que son employeur est sa mère alors députée. Pendant dix ans, il va ainsi se familiariser avec les arcanes du pouvoir, bercé par le doux son de la voix maternelle dans les couloirs de l'Assemblée. Le début des années 2000 marque un tournant. Roselyne Bachelot devient ministre de l'Écologie. Aussitôt dit, aussitôt fait : le petit Pierre devient son conseiller technique. Pourquoi chercher des compétences à l’extérieur quand on a un fils si dévoué sous la main ? Une fois la séquence ministérielle terminée, il ne retourne pas sur le marché du travail comme tout le monde. Il est propulsé en 2004 dans le privé, chez un géant industriel spécialisé dans l'environnement. Là encore, quelle aubaine : il est nommé "Responsable des Relations Institutionnelles". Un poste stratégique, certes, mais dont les contours restent flous, tout comme les missions réelles de cet homme dont l'expertise se résumait jusqu'ici à suivre le agenda de sa mère. Le salaire, lui, était très clair : confortable, très confortable. Et l'énigme demeure : quel était son travail ? Peut-être lui-même l'ignorait-il. Mais c’est en 2007 que la machine paternaliste s’emballe à nouveau. Roselyne change de portefeuille et devient ministre de la Santé. Pierre, fidèle au poste, la rejoint illico presto en tant que conseiller. Un poste taillé sur mesure pour un garçon qui semble n'avoir jamais quitté le giron familial. Le summum de cette odyssée népotique est atteint en juin 2010. L'INPES, organisme public clé de la prévention sanitaire, se voit imposer un nouveau poste de direction. Son intitulé, d'une prétention rare : "Responsable de Plaidoyer pour la Santé dans les Politiques Publiques". Derrière cette novlangue administrative se cache une réalité bien plus terre-à-terre : un placard doré, créé de toutes pièces pour caser le fiston. La rémunération, avoisinant les 50 000 euros nets hors primes et avantages, fait grincer des dents les fonctionnaires de l'agence, surtout en période de rigueur budgétaire. On cherche encore le lien entre le "management artistique" de Pierre et la lourde responsabilité d'influer sur les politiques publiques de santé. Le malaise est palpable. Comme si ce parcours sans faute (de goût) ne suffisait pas, ajoutons la cerise sur le gâteau : en 2008 et 2009, la presse, notamment le Canard Enchaîné, révèle que Pierre Bachelot jouit d'un logement de fonction de 80 m² dans le très chic 15e arrondissement de Paris pour un loyer modique de 800 euros. Un privilège indu dans une capitale où les loyers flambent. Aujourd'hui, fort de ces années d'apprentissage au chaud, Pierre Bachelot continue de naviguer dans les eaux calmes de la sphère publique. Vive la République et sa méritocratie à géométrie variable. PS IMPORTANT : ce tweet a été inspiré par une publication sur Facebook, d’une personne dont je n’ai malheureusement pas retrouvé le nom. S’il se reconnaît je le créditerai volontiers 🙏😃.

Billets-Qu’est-ce que l’individualisme ?

 


Qu’est-ce que l’individualisme ?

Le livre d’Albert Schatz, L’individualisme économique et social (1907), vient d’être réédité aux éditions des Belles Lettres.

Dans son article « Vrai et faux individualisme » l’économiste Friedrich Hayek a fait un éloge très appuyé du livre d’un économiste français réputé du début du XXe siècle, Albert Schatz, intitulé L’individualisme économique et social. Il le qualifie d’« excellente revue de l’histoire des théories individualistes ». Et il ajoute, « cet ouvrage, auquel je dois beaucoup, mérite d’être bien plus largement connu non seulement comme contribution à notre sujet mais comme histoire de la théorie économique en général. »
Ce livre vient d’être réédité par les Belles Lettres dans la remarquable collection d’Alain Laurent, Bibliothèque classique de la liberté. C’est un plaidoyer pour le véritable individualisme contre la caricature qui en est faite par ses adversaires socialistes et traditionalistes.

L’individualisme n’est ni un atomisme, ni une apologie de l’égoïsme
Dans son livre, Albert Schatz (1839-1910) s’attache à montrer que l’individualisme ne se confond ni avec l’égoïsme, ni avec un quelconque atomisme. Dans son avant-propos, il dénonce d’emblée le contresens qui tend à faire de l’individualisme une apologie de l’individu isolé ou autosuffisant :
« Je prie seulement le lecteur de n’avoir pas peur du titre. Il aura si souvent entendu dire que l’individualisme, c’est l’égoïsme, l’isolement de l’individu obligé de se suffire à lui-même et conduit à se désintéresser de ses semblables, qu’il est en droit d’être prévenu contre le mot : les plus honnêtes gens s’y sont trompés ».
Les hommes vivent en société, c’est un trait fondamental de la nature humaine. L’individu réel est donc toujours membre d’une association et c’est par l’association qu’il développe son individualité. Schatz écrit :
« L’homme vivant est toujours uni à d’autres individus qui composent avec lui la famille, la tribu, la cité, la corporation, la nation, et l’individualisme a donc pour objet, comme tout système social, les rapports que l’homme réel entretient nécessairement avec ses semblables. Quant à l’égoïsme, c’est-à-dire à l’état d’un individu qui volontairement, se replie sur lui-même et se désintéresse de ses semblables, il est le pire des obstacles que rencontre l’individualisme, puisque l’individualisme prétend amener chaque individu à son complet état de développement en lui faisant comprendre qu’il n’est rien et qu’il ne peut rien sans le concours des autres hommes, que leur bonheur et leur prospérité ont leur contre-coup sur sa prospérité et sur son bonheur, en élargissant par conséquent de plus en plus le domaine auquel s’étend son intérêt personnel ».

Quels sont les caractères essentiels du vrai individualisme ?
À l’origine, les deux termes d’ « individualisme » et de « socialisme » sont une invention des saint-simoniens, fondateurs du socialisme moderne. Ils utilisèrent pour la première fois le mot d’individualisme pour décrire la société concurrentielle à laquelle ils étaient opposés et inventèrent ensuite le « socialisme » pour décrire la société planifiée.
Schatz s’en prend aux conceptions de la justice sociale et de la solidarité chères au socialisme de Jean Jaurès et de Victor Basch. Leur collectivisme égalitaire et autoritaire est foncièrement contradictoire avec l’aspiration à la liberté individuelle, c’est-à-dire à l’initiative et à la responsabilité personnelle.
En réalité l’individualisme défend l’association. Mais à la différence du socialisme, il la veut seulement libre. Toute association peut devenir tyrannique, si elle devient monopolistique, protégée par la force de la loi. L’association libre est donc une association soumise à la concurrence.
De même que l’association doit pouvoir se former librement dans tous les domaines, de même elle ne doit pas annihiler la personnalité de ses membres, mais, au contraire, la développer en augmentant leur puissance d’initiative. L’individualisme est donc, par essence, la recherche d’un accroissement constant d’initiative individuelle dans le cadre d’une coopération avec les autres.

Socialisme et individualisme
Socialistes et individualistes, explique Schatz dans sa conclusion, sont en fait deux façons différentes de comprendre la raison d’être de la société et le rôle social de l’individu :
L’individualisme considère la société comme née des besoins des hommes. Son premier devoir est de durer ; le second de devenir meilleure, à mesure que chacun des éléments qui la composent comprend mieux le profit qu’il retire de la vie commune et contribue volontairement à l’améliorer. Pour l’individualisme, une société n’est heureuse que si elle jouit d’une certaine prospérité matérielle ; elle n’est prospère que si chacun des individus qui la composent peut agir pour créer de la valeur par son effort et son initiative. L’effort et l’initiative de chacun conditionnent donc le bonheur commun.
Le socialisme, consciemment ou inconsciemment, considère la société comme une construction arbitraire de l’intelligence humaine, destinée à réaliser une certaine fin morale qui est l’égalité et subordonnée à la réalisation de cette fin. L’autorité patronale ferait place au sentiment personnel du devoir et les rapports économiques reposeraient uniquement sur la sympathie et l’altruisme.

Quel est le rôle du pouvoir ?
Pour l’individualisme, le rôle de toute autorité extérieure à l’individu, qu’elle dérive de la force ou de la simple supériorité économique ou morale, n’est jamais de le rendre heureux malgré lui, mais seulement de le mettre dans une situation telle qu’il lui soit possible de travailler lui-même à améliorer son sort et qu’il soit incité à le faire.
Pour transformer la société le socialisme compte sur une autorité extérieure à l’individu — État, majorité ou collectivité, — qui impose à l’individu un certain genre de vie et une certaine condition économique. Le socialisme est, par essence, une suppression d’autonomie et de responsabilité individuelles, tendant naturellement au collectivisme qui serait la disparition intégrale de l’une et de l’autre.
On le voit donc, derrière les dénonciations de l’individualisme, se cachent beaucoup de malentendus et de clichés mais aussi des enjeux politiques et culturels. L’anti-individualisme vertueux dont se parent certains hommes d’influence, est souvent une façon de faire oublier le socialisme archaïque qui les anime. De ce point de vue, la réédition du livre d’Albert Schatz est un antidote à l’idéologie dominante de nos sociétés, le collectivisme démocratique, la négation de l’initiative privée au profit d’une sphère publique toujours plus envahissante et confiscatoire.


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samedi 16 mai 2026

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vendredi 15 mai 2026

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jeudi 14 mai 2026

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Billets-La puce NVIDIA H200




La puce NVIDIA H200

Au sommet Trump-Xi, la Chine a fait un coup si audacieux qu’il pourrait bien déterminer l’avenir de l’intelligence artificielle.

Cette semaine, autour de la table en Chine, les États-Unis ont assoupli l’interdiction des puces sur trois ans et accordé à 10 grandes entreprises chinoises l’autorisation d’acheter la puce NVIDIA H200. La réponse de la Chine s’est résumée en un seul mot : « Attendez. » À première vue, cet événement semble anodin. En réalité, c’est l’un des faits les plus marquants qui façonneront l’histoire de l’intelligence artificielle. Lisez attentivement. Jusqu’en 2022, la Chine achetait librement les puces américaines. Des serveurs Alibaba Cloud aux centres de données de ByteDance, de l’infrastructure Tencent aux machines Baidu, la puce NVIDIA était partout. Cette situation a changé en 2022. L’administration Biden a pour la première fois soumis la vente de puces à des contrôles à l’exportation. Objectif : freiner la course à l’IA de la Chine. En 2023, les restrictions se sont élargies. Les puces les plus puissantes de NVIDIA, H100 et A100, ont été totalement interdites en Chine. Pour contourner l’interdiction, NVIDIA a commencé à produire des puces à capacité réduite spécifiquement pour la Chine. D’abord le modèle H800, puis le H20. Mais les États-Unis ont interdit ces modèles spéciaux en 2024. La Chine est restée trois ans sans accès aux puces américaines. La Chine n’est pas restée les bras croisés. Pendant l’interdiction, elle a discrètement bâti sa propre alternative. Elle s’est tournée vers la production nationale. 11 mai. La semaine du sommet Trump-Xi, le ministère américain du Commerce a pris la décision tant attendue. Il a assoupli les restrictions à l’exportation de trois ans. L’autorisation d’achat de la puce NVIDIA H200 a été accordée à 10 entreprises chinoises. Liste : Alibaba, Tencent, ByteDance, Lenovo, Foxconn et cinq autres entreprises. Wall Street s’est réjoui, l’action NVIDIA a commencé à grimper. Puis la Chine a pris la parole. Le gouvernement de Xi a envoyé aux entreprises de la liste l’instruction « attendez pour l’instant ». Cette fois, l’interdiction ne venait pas des États-Unis. C’est la Chine qui a dit non. Alors, que cherche à faire la Chine ? L’objectif de la Chine : mettre fin à sa dépendance envers l’Amérique dans l’IA. Ce n’est pas un objectif nouveau. La Chine se prépare en silence depuis deux ans. Elle a développé la série Ascend de Huawei. Cambricon et Biren ont reçu des milliards de dollars de soutien étatique. Yangtze Memory est revenue sur le marché mondial des puces mémoire. Tout cela sert un seul plan. Le plan comporte trois étapes. La première étape était de faire mûrir l’alternative nationale. Cette étape a été achevée cette année. La deuxième étape : dire « non » aux puces américaines. Elle a commencé cette semaine. La troisième étape : propulser les entreprises chinoises d’IA à l’échelle mondiale. La Chine veut passer de l’acheteur au producteur, du producteur à l’exportateur. Elle a déjà suivi ce chemin dans d’autres secteurs. Dans les véhicules électriques, elle a formé des rivaux à Tesla ; aujourd’hui, BYD est le plus grand producteur mondial de VE. Dans les télécoms, Huawei a dépassé Cisco sur de nombreux marchés. Dans les panneaux solaires, elle a capturé 80 % du marché mondial. Maintenant, c’est au tour de l’IA. Et les États-Unis, que font-ils ? Les investissements américains dans l’IA sont déjà à un niveau record. Amazon, Microsoft, Google et Meta prévoient de dépenser 725 milliards de dollars cette année. Pour un seul secteur, 725 milliards de dollars de quatre entreprises. Ce chiffre dépasse le PIB annuel de la Belgique, de la Suède ou de la Norvège. Les États-Unis poussent toute leur capacité en IA à fond. Et qu’est-ce que cela signifie pour l’investisseur ? La compétition engendre toujours une croissance rapide Celui qui court seul, sans rival, finit par ralentir avec le temps. Quand deux camps courent en même temps, les deux gagnent en vitesse. L’histoire l’a écrit des dizaines de fois. Pendant la Guerre froide, les États-Unis et l’URSS se sont affrontés dans la course spatiale ; en 10 ans, l’humanité a marché sur la Lune. Dans les smartphones, Apple et Samsung se sont battus ; le téléphone est entré dans toutes les poches. Quand il y a compétition, le progrès s’accélère. Mon commentaire personnel J’ai suivi ce marché pendant des années. Une seule règle s’est toujours avérée vraie. Les grandes révolutions commencent quand personne ne regarde encore. En l’été 1995, on se moquait de ceux qui parlaient de l’avenir d’internet. Cinq ans plus tard, le monde ne pouvait plus vivre sans. En janvier 2007, quand Steve Jobs a présenté l’iPhone, les magazines tech l’ont qualifié de « jouet inutile ». Dix ans plus tard, le téléphone mobile était au centre de la vie. À la fin de 2022, quand ChatGPT est sorti, on parlait de « hype passagère ». En trois ans, il est devenu le secteur à la croissance la plus rapide au monde. À l’avenir, je partagerai avec vous mes observations et recherches sur le front de l’IA. Restez à l’écoute. Ceci est mon analyse personnelle, ce n’est pas un conseil en investissement.