mardi 23 juin 2026

Lectures Henry MILLER-Nexus

 


Henry MILLER 

Nexus 

Traduit de l’Américain par Roger Giroux 

(4ème de couverture) Henry Miller, qui voulait être débarrassé des contingences matérielles pour devenir écrivain, à la chance de trouver en sa seconde épouse, Mona, une femme dévouée qui le supplie de rester au logis pendant qu’elle part en quête de l’argent nécessaire pour vivre. Ce pourrait être le paradis… mais il y a Stasia, l’amie hautement pittoresque de Mona. Miller se ronge d’énervement, il délire, il tourne comme un ours en cage dans Brooklyn. Dix, vingt personnages baroques traversent son univers. Nul n’est plus extravagant que Stasia ! Que faire ? Seule l’Europe, affirme Mona, convient à l’écrivain qu’il veut être. C’est sur le départ de l’auteur pour le vieux continent que s’achève Nexus, le troisième et dernier volume de la célèbre « Crucifixion en rose », qui comprend également Sexus et Plexus. Ce récit est assurément l’œuvre la plus importante du grand écrivain américain. 

(1ere phrase :) -Ouaf! Ouaf ouaf ! OUAF ! OUAF ! 

(Dernière phrase :) Allez, au revoir ! Vogue la galère ! 

414 pages – Editions Christian Bourgeois Paris 1996 

(Aide mémoire perso :) 

« L’hiver de la vie, comme quelqu’un aurait dû dire, commence à la naissance. Les années les plus dures sont de un à quatre-vingt-dix ans. Après, ça va tout seul. » Pour ce troisième et dernier volet de la Crucifixion, Miller traverse une période terrible d’abandon et de désespoir, avant de ressusciter dans l’euphorie du départ imminent pour Paris (où il vécut de 1930 à 1939, traversant semble t-il d’autres passages délicats : divorce d’avec Mona – June dans la vraie vie – en 1931 et clochardisation avant la publication du 1er Tropiques en 1934). Les choses commencent à se gâter lorsque Mona fait la rencontre de Stasia, une sauvageonne totalement barrée qui emménage avec eux. Il s’agit moins d’un ménage à trois (Stasia prétend toujours être vierge) que d’une concurrence exacerbée entre Miller et Stasia pour l’amour de Mona, qui bien sur les aime tous les deux autant. Miller est peu à peu exclu et pète les câbles dans la cave qu’ils occupent à Brooklyn, pendant que les filles courent le Village à la recherche de pigeons. Pour finir elles embarquent sans prévenir pour Paris, plongeant Miller dans un isolement et un désespoir accablants : une nouvelle fois, retour chez les parents. C’est à ce moment que Miller conçoit le projet d’écrire son histoire avec Mona, ce qui semble avoir occupé l’intégralité de son œuvre. Évidemment il y a toujours un ou deux anges gardiens qui traînent et qui lui permettent d’endurer son malheur jusqu’à ce que le retour de Mona le ressuscite. Elle revient seule, s’étant disputée avec Stasia (Jean Kronski dans la vraie vie, qui se serait en fait lancée dans une relation avec Anaïs Nin – Anaïs Nin qui conte dans son journal quelques épisodes fougueux en compagnie de Miller, mais à une période bien plus tardive…). Tout s’inverse alors et le bonheur éclabousse tout le dernier tiers du livre : Miller pond son roman, Mona trouve parmi ses pigeons un type désireux de le publier ainsi qu’un superbe appartement à Brooklyn, et avec l’argent du livre ils s’en vont pour Paris. Fin de l’accouchement au forceps d’un écrivain. Ni Plexus, ni Nexus ne retrouvent la fougue dévastatrice de Sexus, le plus factuel des trois. Miller a une tendance avérée aux divagations mystiques. En général il commence un chapitre par un récit factuel, avant de dériver vers des considérations abstraites ou des références culturelles (avec notamment pour grand héros de ce 3ème tome Knut Hamsum, prix Nobel de littérature et collabo notoire lors de la 2nde guerre mondiale). Mais les trois tomes sont d’une qualité littéraire époustouflante : outre la richesse sémantique prodigieuse et la multiplication de références brillantes, Miller n’a pas son pareil pour imager son propos avec des associations saugrenues et drôles, qui si on les regarde à froid en décomposant chaque élément sont tout à fait absurdes, mais qui percutent puissamment si l’on s’en tient à leur viscérale force poétique : « Et ainsi, comme un concerto de piano pour la main gauche, la journée glissait » ; « Isaac Poussière, né de la poussière et qui retourne à la poussière. De la poussière à la poussière. Ajoutez un codicille en faveur du bon vieux temps. » Il faut mentionner la passion de Miller pour tout ce qui est juif (ce qu’est Mona bien qu’elle s’en défende), en particulier le mysticisme, l’érudition et le goût de l’argutie. D’ailleurs tous les juifs qu’il croise le prennent pour l’un des leurs. Est-ce de l’antisémitisme refoulé ou un snobisme chic ? Un petit extrait de pur Miller pour finir, parmi les dernières lignes de la Crucifixion donc sans doute écrites vers 1959 à Big Sur : « N’était-elle pas ouverte à tous, cette terre bénie de la liberté (à l’exception bien sur des peaux rouges, des peaux noires et des ventres jaunes d’Asie). C’est dans ces dispositions d’esprit que mes Grosspapas et mes Grosmamas étaient venus. Le grand voyage vers la terre promise. Windjammers. Trois mois en mer, avec la dysenterie, le beri-beri, les poux, les morpions, la rage, la fièvre jaune, la malaria et autres délices de ce genre de croisières. Ils avaient trouvé la vie à leur goût, ici, en Amérique, mes ancêtres, bien que, dans leurs efforts pour garder l’âme chevillée au corps, ils aient succombé avant l’âge. (Mais leurs tombes sont encore en bon état). »

Lectures Henry MILLER-Plexus

 

Henry MILLER 

Plexus 

Traduit de l’Américain par Elisabeth Guertic 

(4ème de couverture) Plexus est le deuxième volet de la célèbre autobiographie d’Henry Miller : « La crucifixion en rose », comprenant également Sexus et Nexus. Miller y raconte ses années d’enfance dans un quartier pittoresque de New York, ses aventures de jeune homme que torture que torture le démon de l’écriture et qui, afin de le satisfaire, finit par briser une à une les chaînes qui le rivent à la vie quotidienne de ses compatriotes, son combat difficile pour devenir un artiste. Il connaît la misère, les rebuffades, les vexations de toutes sorte, l’orgueil solitaire de celui qui croit en son génie et parviendra à le faire triompher. Dans cette lutte, sa nouvelle compagne, Mona, pousse le dévouement au-delà des limites communes. Les aventures que vit Henry Miller, les personnages qu’il rencontre, innombrables et curieux, les réflexions que lui inspirent les uns et les autres composent un récit d’une liberté, d’un naturel, d’un humour et d’une audace inouïs. 

(1ere phrase :) Dans sa robe persane collante, avec un turban assorti, elle était ravissante. 

(Dernière phrase :) L’arbre de la vie est maintenu vivant non par les larmes mais par la certitude que la liberté est réelle et éternelle. 

670 pages – Editions Christian Bourgeois Paris 1996 

(Aide mémoire perso :) 

« Et si l’on me demandait : As-tu joui de ton séjour sur terre ?, je répondrais : « Ma vie n’a été qu’une longue crucifixion en rose. » La suite des aventures du monstre Miller est nettement moins jubilatoire que la crucifixion 1ère époque, ne serait-ce qu’en raison de l’absence complète d’épisodes obscènes, le sexe se résumant à de furtives allusions quand c’était une des matières prépondérantes du bien nommé Sexus. Sans doute le décalage de 13 années entre la rédaction des deux tomes n’y est pas pour rien. 

Plexus relate les difficultés matérielles du couple Mona / Val, elle travaillant (c’est-à-dire faisant la serveuse ou l’entraîneuse et recevant des subsides de ses admirateurs par des procédés sur lesquels Miller préfère ne pas trop se pencher), lui bullant à de rares exceptions pour se concentrer sur l’écriture ou l’attente de l’écriture. Toujours au gré des rencontres et des opportunités, Mona et Val se font marchands de petits poèmes, vendeurs ambulants de bonbons, tenanciers d’un speakeasy éphémère à leur domicile. Val finit en vendeur d’encyclopédie au porte à porte, non sans avoir préalablement refusé des offres mirobolantes dans la publicité ou certaines publications. Ils sont contraints à certains moments de retourner vivre chacun chez leurs parents, ceux de Miller se montrant légitimement soucieux d’avoir chez eux leur grand fils de 34 ans, deux fois marié et père d’une petite fille. 

Cette Crucifixion en rose est avant tout une leçon de persévérance pour les artistes en herbe dont le talent tarde à être reconnu. Du moins non c’est avant tout un beau morceau de littérature. Les allers-retours chronologiques sont un peu systématiques (Miller tombe sur un type dans la rue et l’on sait qu’on va en prendre pour 15 pages du récit de leurs frasques communes à l’adolescence) mais permettent aussi une respiration agréable. 

Sur le plan intellectuel, Miller fait feu de tout bois et multiplie les références, en particulier à ses quatre cavaliers de l’apocalypse que sont Nietzsche l’iconoclaste, Dostoïevski le grand inquisiteur (c’est chic d’avoir un écrivain russe pour mentor, si l’on pense au culte de Mc Liam Wilson pour Tolstoï), Elie Faure le magicien et Oswald Spengler (auteur du Déclin de l’occident) le bâtisseur de schémas. Il invoque également nombre de figures plus obscures mais prometteuses comme John Brown (idéaliste révolutionnaire américain précurseur de la lutte contre l’esclavage), Gilles de Rais (compagnon de Jeanne d’Arc et par ailleurs meurtrier violeur en très grande série) et une multitude d’autres. Sa culture absolument encyclopédique semble confirmer la supposition de Miller selon laquelle 2 à 3 heures de lecture quotidiennes tout au long de sa vie devraient permettre de mourir en ayant lu toutes les choses importantes. 

À noter enfin quelques passages franchement ennuyeux, en particulier les récits de rêves et la fin ésotérique consacrée à l’apologie d’Oswald Spengler, qui fait suite aux visions prophétiques d’un certain Claude : on se croirait dans Hermann Hesse, quelle horreur (il est d’ailleurs cité fort à propos par Miller) !

Lectures Henry MILLER-Sexus

 


Henry MILLER 

Sexus 

Traduit de l’Américain par Georges Belmont 

(4ème de couverture) Interdit pendant des années, Sexus est l’audacieux premier volet de « la crucifixion en rose », comprenant aussi Plexus et Nexus, où Henry Miller entreprend le récit complet de sa vie tumultueuse, riche d’expériences intérieures et d’aventures. Sexus est l’histoire du grand amour qui, à travers l’inoubliable Mara-Mona, agit comme un révélateur sur Miller, mais aussi l’analyse lucide de la formidable crise qui le secoua et le fit se muer en lui-même. Certains passages très crus, d’une sexualité exacerbée, associent provocation et témoignage : ils sont, dans cette œuvre ardente, riche, puissante, une partie de la vérité dont Miller a fait l’objet de sa vie créatrice. Une franchise absolue, une crudité totale… un « Peau-Rouge » déchaîné dans les rues chaudes. Michel Mohrt. 

(1ere phrase :) Ce doit être un jeudi soir que je la rencontrai pour la première fois – au dancing. 

(Dernière phrase :) Ouaf ouaf !... Ouaf ! Ouaf ! Ouaf, ouaf, ouaf ! 

667 pages – Editions Christian Bourgeois Paris 1996 

(Aide mémoire perso :) 

Premier tome de la Crucifixion en rose, l’autobiographie épaisse de Henry Miller, Sexus relate la période allant de la rencontre de Mara jusqu’au mariage avec Mona (la même personne rebaptisée en cours de route) avec quelques sauts en avant ou en arrière dans le temps, au gré des rencontres. Toute l’existence de Miller semble se dérouler au gré des rencontres, en suivant les envies qui viennent sans jamais laisser s’interposer la moindre limite morale. À cette époque (1924), Miller a 33 ans, un poste enviable de DRH à la compagnie cosmodémonique des télégraphes et met peu à peu au clou son fantasme d’écriture. Il hait sa femme Maude avec application, semble ignorer sa petite fille (ou refuse d’en parler par pudeur ?), pochetronne et baisouille au gré des rencontres. Un soir au dancing il tombe sur Mara, une entraîneuse, et tombe raide amoureux. Mystérieuse mythomane comme lui toujours à court d’argent, elle semble pouvoir faire contrepoids à son inconséquence par une folie encore plus radicale. Miller divorce, ce qui sonne le démarrage d’une vie sexuelle d’une intensité totalement inédite avec Maude, sans que cela remette une seconde en question l’amour viscéral qu’il porte à Mara (devenue Mona alors que lui devient Val). Ils emménagent ensemble à Brooklyn dans une location hors de prix en empruntant tout ce qu’ils peuvent et se marient. L’épisode finit en légère dérive mentale à la fin de la journée du mariage. Ici on a clairement affaire à un monstre : de littérature, d’égoïsme, de franchise, de liberté, de frime et de luxure. Le genre qui peut pas croiser une femme désirable sans l’emmancher et qui procure (ou croît procurer) 14 orgasmes à toutes celles qu’il honore de son pénis des plus réactifs. Le style est phénoménal, jubilatoire, avec des cascades d’images percutantes et incroyablement originales. Il n’a pas son pareil pour provoquer des triques violentes dans le métro, dont l’ingrédient excitant est clairement la transgression. Rien ne le fait reculer : baiser la femme d’un copain, son ex-épouse effondrée, la voisine adolescente, une Irlandaise moche en retour de cuite. Miller ne se sent tenu à aucun engagement vis-à-vis de qui que ce soit, fusse Mona. Il n’éprouve aucune culpabilité pour son absence de tristesse le jour où elle tente de se suicider au moment où il était en pleine fornication avec Maude, n’a aucune intention de payer les pensions alimentaires (alors même qu’il demande à payer double au tribunal). Il ne prétend pas à la vertu, ni à aucune fiabilité, et ce sans malignité (sauf exception ludique). Cet individualisme radical choque encore le lecteur, alors que le récit date de 1939 et relate des faits de 1924, si du moins le lecteur, pourtant prévenu, a la crédulité de croire sur parole les vantardises de l’auteur. Miller est enfin un monstre de bavardage qui dure plaisamment et brillamment cinq pages, multipliant les anecdotes à l’énergie, là où l’écrivain moyen semblerait s’appesantir au bout d’un paragraphe. Quelques longueurs psychédéliques auraient pu être élaguées, mais au plus une centaine de pages sur les quelques 650 de ce premier tome. Reste à tenir le rythme sur le millier qui suit.

Lectures Henry MILLER-Le Colosse de Maroussi

 


Henry MILLER

Le Colosse de Maroussi 

Traduit de l’Américain par Georges Belmont 

(4ème de couverture) J’avais marché les yeux bandés, à pas chancelants, hésitants ; j’étais orgueilleux, arrogant, satisfait de mener la vie fausse et restreinte du citadin ; la lumière de la Grèce m’a ouvert les yeux, a pénétré mes pores, a fait se dilater mon être tout entier. J’ai retrouvé ma patrie ; le monde avec le centre véritable, la signification réelle de la révolution. Aucun conflit guerrier entre les nations de la terre ne saurait troubler cet équilibre… Je refuse catégoriquement toute qualité, dans l’avenir, qui serait inférieure à ce titre de citoyen du monde que je me suis décerné en silence, debout dans le tombeau d’Agamemnon. 

(1ere phrase :) Sans Betty Ryan – jeune femme qui habitait la même maison que moi, à Paris – jamais je ne serais allé en Grèce. 

(Dernière phrase :) Paix à tous les hommes, dis-je, et vie plus abondante ! 

322 pages – Société Nouvelle des Editions du Chêne 1958 

(Aide mémoire perso :) 

En 1939, Henry Miller est invité en Grèce par son ami Lawrence Durrell. Originaire de Brooklyn, il vient de passer plus de dix ans à Paris – en fait, il a fait ses débuts d'écrivain dans cette ville. Dès qu'il met les pieds sur le sol héllène, il est séduit, enthousiaste, délirant : il a vraiment l'impression d'être entré sur la terre des dieux, de vivre, à presque cinquante ans, une expérience inouïe. On ne s'étonne donc pas que, lorsqu'il rencontre une Française qui regrette sa Normandie, il se mette à ricaner et se lance contre cette nostalgie petite-bourgeoise dans un monologue hilarant et féroce. On rit aux scènes cocasses dans lesquelles il s'oppose à des Grecs qui lui parlent de l'Amérique comme d'un pays de cocagne : c'est sa façon de s'élever contre le « cauchemar climatisé» du rêve américain et de ses valeurs matérialistes. Dans ce torrent de pages drôles, amusantes, inspirées, l'homme qui paraît le mieux incarner l'âme de la Grèce de cette époque, à ses yeux, c'est Katsimbalis. Il devient, avec la puissance de sa vision, le colosse de Maroussi. Ce voyage initiatique le conduit aussi à rencontrer le poète Séféris et bien d'autres personnages. En même temps, il cueille, au gré de ses déplacements, des images qui lui donnent l'impression de devenir le contemporain d'Homère ou d'Hérodote. Loin d'un lyrisme mièvre, d'un enthousiasme béat – même si on se rend bien compte qu'il en rajoute dans certains passages –, il communique au lecteur sa joie sans borne, d'un ton jubilatoire. Mais cette expérience ne va pas sans réflexion. Qu'on en juge à partir de cet extrait : « La Grèce est la patrie des dieux ; ils ont eu beau mourir, leur expérience se fait toujours sentir. Les dieux étaient de proportions humaines (...) Il faut que le monde redevienne petit, comme l'était le monde grec, autrefois. Assez petit pour inclure chacun de nous. Tant que les hommes, jusqu'au dernier, n'y seront pas inclus, il n'y aura pas de véritable société humaine. » On le voit, tout un programme. Il écrit cette phrase alors qu'il est retourné vivre aux Etats-Unis. A ce moment-là, encore une fois, l'Europe sombrait dans le feu et le sang. Henry Miller écrivit pendant cette période comme un forcené plusieurs livres. La plupart, considérés comme obscènes au regard des lois, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, furent publiés après guerre en France. Dans le contexte littéraire de cette époque, le Colosse de Maroussi est un livre lumineux. Il le reste aujourd'hui.

lundi 22 juin 2026

dimanche 21 juin 2026

vendredi 19 juin 2026

Billets-Le vrai bilan du «Mozart de la finance»

 



Le vrai bilan du «Mozart de la finance» ❌ La dette publique a explosé, passant d’environ 2 300 milliards d’euros en 2017 à plus de 3 480 milliards en 2025, soit une hausse de plus de 1 200 milliards en moins de dix ans. Le ratio dette/PIB dépasse largement les 117 % et continue de grimper, plaçant la France parmi les pays les plus endettés de la zone euro. Et l’État prévoit d’emprunter un montant record de 310 milliards d’euros en 2026 ! ❌ Le surnom de « Mozart de la finance » donné par les journalistes serpillères est devenu une ironie cruelle : loin d’être un génie de la gestion, Macron a accumulé les déficits massifs, repoussant sans cesse les réformes structurelles sérieuses. Le budget 2026 repousse encore les mesures à l’après-2027, aggravant le risque de dégradation de la note souveraine et laissant une bombe à retardement aux générations futures. ❌ Une vingtaine de ministres et proches de Macron ont été touchés par des enquêtes ou condamnations judiciaires depuis 2017. Le nombre exceptionnel d’affaires entache gravement l’image de « République exemplaire » qu’il avait promise avec un plan com’ digne d’un État totalitaire déroulé avec zèle par les médias. ❌ La gestion des Gilets Jaunes a été une horreur sur le plan humain : des dizaines de manifestants éborgnés ou grièvement mutilés par des tirs de LBD, des violences policières documentées (comme l’affaire du Burger King à Paris en 2018 où neuf CRS sont jugés), et une répression jugée excessive par Amnesty International et de nombreux observateurs sérieux en France et dans le monde. Macron n’a jamais assumé ces dérives ni sanctionné les responsables. ❌ Sur le plan démocratique, le bilan est désastreux : aucun référendum n’a été organisé malgré des promesses répétées (environnement, institutions, etc.). Il a maintenu son pouvoir après la dissolution de 2024 qui a abouti à une Assemblée ingouvernable, a nommé des Premiers ministres sans aucune légitimité électorale forte (technocrates ou figures sans base populaire), et a multiplié les recours au 49.3, symbole d’un passage en force permanent et d’un mépris du Parlement. ❌ À l’international, Macron est devenu une figure de risée et de rejet. Donald Trump l’a publiquement humilié à plusieurs reprises, le traitant de faible. Vladimir Poutine l’ignore ou le méprise ouvertement. En Afrique, la France a subi une déroute humiliante : retraits forcés du Mali, du Burkina Faso, du Niger, perte d’influence massive au profit de la Russie et de la Chine, et une hostilité grandissante envers Paris, accusée de néocolonialisme. La popularité de la France n’a jamais été aussi basse sur le continent. ❌ L’ensemble de son mandat est marqué par une accumulation d’échecs : endettement record, scandales à répétition, répression brutale, déni de démocratie, effondrement diplomatique. Cet adulescent agité, se faisant photographier en boxeur et en Top Gun, Photoshop à l’appui, a transformé la France en un pays plus fragile, plus divisé et moins respecté sur la scène mondiale. ❌ La destruction des services publics sous Macron est flagrante : hôpitaux surchargés avec des urgences en crise permanente où l’on meurt sans soins dans les couloirs, Éducation nationale en déliquescence avec des classes surpeuplées et des enseignants en burn-out, Justice engorgée par manque de moyens… et népotisme à tous les étages. ❌ L'explosion du nombre de SDF et de pauvres est un scandale absolu : le taux de pauvreté a atteint un record de 15,4 % en 2023, soit 9,8 millions de personnes vivant sous le seuil de 1 288 euros par mois, en hausse de 0,9 point par rapport à 2022 et le plus haut depuis 1996. Le nombre de SDF a plus que doublé en une décennie, passant d'environ 143 000 en 2012 à au moins 350 000 en 2025, incluant des milliers d'enfants sans abri (près de 2 000 en 2023). Malgré les promesses d'éradiquer la grande pauvreté, les politiques d'austérité et la crise du logement ont précipité des millions de gens dans la précarité.

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