lundi 27 juillet 2026

Infos santé : Kiné Ostéo-Epine Lenoir

  


Epine Lenoir

L’épine de Lenoir est tout simplement une formation osseuse à l’attache du fascia plantaire (en-dessous du pied, à la partie antérieure du talon) que l’on voit à la radiographie. Dans la plupart des cas, la source du problème vient du fait que la flexion dorsale de la cheville est limitée; soit parce que le mollet et/ou le fascia plantaire ne sont pas assez souples ou par un blocage articulaire au niveau de la cheville. Normalement, la flexion dorsale de la cheville devrait être de vingt degrés. Pour la vérifier, couchez-vous sur le dos, les jambes allongées et demandez à un(e) ami(e) de prendre votre pied et de le pousser vers votre tête. Normalement, lorsque le pied est à angle droit (à 90 degrés), la personne devrait, à partir de cette position, être en mesure de pousser votre pied vers la tête d’au moins 20 degrés supplémentaires. Si elle n’y parvient pas, c’est que votre mollet est beaucoup trop raide et il vous faut l’assouplir.

Lorsque la flexion dorsale est limitée, vous forcerez certains tissus à la marche au-delà de leur capacité avec comme conséquence une traction trop importante sur le fascia plantaire. Si ce phénomène perdure, une fasciite plantaire apparaîtra avec une douleur sous le pied. Cette douleur est surtout présente au réveil, lorsque vous prenez appui sur votre pied et à chaque début de mise en charge. Si cette fasciite plantaire n’est pas soignée adéquatement, le corps réagira pour diminuer cette surcharge excessive sur le fascia plantaire en le solidifiant. Il formera de l’os à l’attache du fascia pour fixer cette région. La formation osseuse est une réaction naturelle de guérison du corps lorsque des forces trop importantes s’exercent à un endroit où elles devraient être moindres ou lors d’accrochage à répétition d’un tendon. La formation osseuse au niveau du fascia plantaire est ce qu’on appelle l’épine que l’on voit à la radiographie. On l’a nommé en l’honneur de M. Lenoir qui l’a découverte.



Ce n’est pas l’os formé qui est douloureux mais plutôt le processus inflammatoire persistant dû aux forces excessives s’exerçant à cet endroit. Le port d’orthèse est parfois inefficace si on ne corrige pas la souplesse du mollet et la mobilité en flexion dorsale de la cheville. Lorsque la souplesse est rétablie, la personne fonctionne normalement très bien et sans douleur; même si l’épine est toujours présente à la radiographie. Donc, si vous souffrez d’une épine de Lenoir :

-Vérifiez l’amplitude articulaire de votre cheville en flexion dorsale. Celle-ci doit être de vingt degrés. La façon de la vérifier et de la corriger de même que tous les exercices d’étirement sont démontrés sur le site web (www.sebastienplante.com) dans la section « vidéos gratuits ».

-Étirez vos mollets, surtout le soléaire et le fascia plantaire.

-Perdez du poids si vous faites de l’embonpoint.

-Modérez vos activités telles que la marche et le jogging pour laisser la chance à l’inflammation du fascia de se résorber.

-Appliquez de la glace trois fois par jour sous le talon.

-Prenez des anti-inflammatoires au besoin pour aider le processus inflammatoire; soit par comprimés oraux ou par injection locale.

-Si tous ces points ont été corrigés minutieusement et que la douleur persiste malgré tout, faites vérifier votre bassin et votre posture par un ostéopathe. Au besoin, une infiltration de cortisone par le médecin peut s’avérer bénéfique ainsi que le port d’orthèses plantaires prescrit par un spécialiste des pieds.


Recettes Croates-Pain plat (Pogaca)



Pain plat (Pogaca)
Préparation : 40 mn
Repos : 45 mn
Cuisson : 60 mn
Pour 6 personnes
800 g de farine de froment
25 cl d’eau chaude
40 g de saindoux
25 g de levure de boulanger
1 jaune d’œuf
1 cuillerée à café de sel fin
1. Mélangez la moitié de la farine avec la levure et le sel.
2. Délayez le saindoux dans l’eau chaude et versez peu à peu cette eau dans la farine tout en fouettant.
3. Ajoutez le reste de farine et pétrissez jusqu’à ce que la pâte devienne assez ferme (au minimum 10 minutes).
4. Graissez et farinez la plaque à pâtisserie du four.
5. Déposez la pâte dessus et abaissez-la en un rond d’environ 2 cm d’épaisseur.
6. Huilez-le de toute part et piquez-le partout à l’aide d’une fourchette.
7. Laissez-le doubler de volume dans un endroit chaud hors courant d’air pendant 40 à 45 minutes.
8. Préchauffez le four à 220 °C (th. 6-7).
9. Badigeonnez la surface du pain avec le jaune d’œuf battu et un peu d’eau.
10. Enfournez pour environ 1 heure.

Conseil
Ce pain se déguste entre autres avec des croquettes de viande hachée aux épices, mais il peut également être servie chaud fourré à la crème fraîche ou au fromage caillé. Sur l’île de Prag, il est fourré de feuilles de blettes préalablement cuites à l’eau salée et parfumé d’un hachis de feuilles de fenouil fraîches.

Spécialité bosniaque et serbe que l’on peut retrouver cependant dans la plus grande partie de la Croatie, principalement dans le Gorski Kotar et les plaines du Nord, au moment de Noël.

 

Recettes Croates-Gâteaux de semoule aux amandes (Halva od griza)

 


Gâteaux de semoule aux amandes (Halva od griza)

Préparation : 10 mn
Repos : 30 mn
Cuisson : 40 mn
Pour 7 personnes
200 g de semoule fine de blé
220 g de sucre en poudre
2 cuillerées à café de vanille en poudre
150 g d’amandes en poudre
160 g de beurre
1/2 cuillerée à café d’extrait d’amande amère
Pour la crème
75 cl de lait
60 g de crème fraîche
5 jaunes d’œuf
1 cuillerée à soupe de Maïzena
5 cuillerées à soupe de caramel liquide
1. Dans une casserole, amenez 125 cl d’eau, le sucre, la vanille, l’extrait d’amande amère et le beurre à ébullition.
2. Dans une autre casserole, mélangez la semoule avec la poudre d’amandes et faites-leur prendre couleur sur feu doux en tournant sans cesse.
3. Versez peu à peu dessus l’eau parfumée, sans cesser de tourner jusqu’à l’absorption complète du liquide. Retirez du feu. Versez cette préparation dans un moule à charlotte et laissez refroidir 30 minutes.
4. Pendant ce temps, sur feu doux, battez au fouet, dans une casserole, le lait, la crème, les jaunes d’œufs, la Maïzena et le caramel.
5. Dés que la crème commence à épaissir, retirez du feu.
6. Démoulez le gâteau et servez-le après l’avoir arrosé d’une partie de la crème. Présentez le reste à côté, en saucière.

Le contraste du gâteau froid et de la crème brûlante est très agréable.
Il y a de nombreux types de « halva » dans tous les pays méditerranéens et moyen-orientaux ; celui-ci est une version parmi d’autres.

Recettes Croates-Gâteaux au poivre (Praprenjaci)

 


Gâteaux au poivre (Praprenjaci)

Préparation : 15 mn
Cuisson : 20 mn
Pour environ 20 gâteaux
400 g de farine
250 g de miel clair
5 cl de vin cuit type muscat de Frontignan
5 g de bicarbonate de soude
1 blanc d’œuf
5 cl d’huile
1/2 cuillerée à café de poivre blanc moulu
2 pincées de sel fin
2 cuillerées à soupe de sucre en poudre
1 cuillerée à café de safran en poudre
1 pointe de couteau de poudre de cannelle
3 clous de girofle concassés
¼ de cuillerée à café de noix de muscade râpée
1. Préchauffez le four à 160 °C (th. 5).
2. Dans une petite casserole, faites fondre le miel. Portez à ébullition, écumez, versez peu à peu dedans tous les ingrédients sauf le blanc et la farine. Laissez tiédir.
3. Transvasez la farine dans une terrine et creusez un puits en son centre. Versez peu à peu dedans le miel épicé. Mélangez puis pétrissez jusqu’à ce que la pâte soit homogène.
4. Abaissez cette pâte sur 1 à 2 mm d’épaisseur puis découpez dedans les formes de votre choix à l’aide d’emporte-pièces (les paprenjak croates sont en forme de poisson, de cloches, de carrés, de triangles, de bonhommes…).
5. Déposez-les sur une plaque à pâtisserie beurrée ou sur une feuille de silicone et enfournez-les pour une cuisson d’environ 20 minutes. Surveillez pour qu’ils ne brûlent pas.

Conseil

Battez le blanc d’œuf en neige ferme avec une pincée de sel et servez vous-en pour déposer quelques décorations sur les gâteaux.

Cette recette datant, parait-il, de la Renaissance avait été quelque peu oubliée, elle refait surface aujourd’hui et transforme le « paprenjaci » en gâteau national. L’île de Hvar en revendique l’origine.

Recettes Croates-Spaghetti aux câpres

 



Spaghetti aux câpres

Préparation : 10 mn
Cuisson : 35 mn
Pour 6 personnes
500 g de spaghetti
4 cuillerées à soupe de câpres égouttées
6 tomates de taille moyenne pelées, épépinées et coupées en cubes
4 gousses d’ail hachées
250 g d’olives vertes et noires dénoyautées
2 cuillerées à soupe d’huile d’olive
2 cuillerées à café d’origan séché
2 cuillerées à café de persil haché
Sel et poivre
1. Faites revenir et dorer l’ail dans l’huile d’olive chaude. Ajoutez les câpres, les tomates, les olives et l’origan. Salez et poivrez, laissez mijoter à feu doux 20 minutes.
2. Cinq minutes avant la fin, mettez les pâtes à cuire dans une grande quantité d’eau bouillante salée.
Laissez-les cuire 4 minutes à petits bouillons après la reprise de l’ébullition, goûtez. Elles doivent être encore très légèrement croquantes « al dente ». Egouttez-les en conservant l’équivalent d’un verre à liqueur de leur eau de cuisson.
3. Videz cette eau dans le plat creux de service, versez les spaghetti par-dessus, remuez.
4. Versez la sauce sur les pâtes, parsemez de persil haché et surtout servez de suite.

La câpre (Capparis spinosa) désigne le bouton floral du câprier.
Très présente dans la cuisine méridionale, la câpre est confite dans du vinaigre, saumurée ou conservée dans du vin. Plus elle est petite, plus sa saveur est délicate et son arôme prononcé. Sa saveur aigrelette relève le parfum des mayonnaises, salades et sauces froides, comme la tapenade.
La câpre est produite dans les pays du pourtour méditerranéen.

Le câprier pousse naturellement à l'état sauvage dans l'archipel maltais. Ses boutons floraux sont ramassés par les cuisinières maltaises. La câpre, conservée dans la saumure vinaigrée, est un ingrédient majeur de la cuisine traditionnelle maltaise.

dimanche 26 juillet 2026

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Billets-La ressource indispensable




La ressource indispensable

Avez-vous remarqué quelque chose récemment ? Partout dans le monde, ceux qui produisent de l’énergie sont attaqués. Sauf un.

Les raffineries de Russie brûlent les unes après les autres. Les installations pétrolières du Golfe ont été frappées dans la guerre contre l’Iran. L’immense complexe gazier du Qatar, Ras Laffan, qui alimente le monde en gaz, a été endommagé. Les grands producteurs d’énergie tombent les uns après les autres. Mais il y a un pays dont aucune installation n’a brûlé. Et en plus, il augmente sa production chaque jour. Les États-Unis. Tout le monde pense que ce sont des guerres séparées. Pourtant, elles mènent toutes à la même issue. Ce qui faisait des États-Unis le maître du monde, c’était le dollar. Mais ces dernières années, cette arme s’est émoussée. L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, l’Iran. Tous, en silence, ont quitté le dollar pour passer à la monnaie chinoise, le yuan, et ont commencé à vendre leur pétrole contre d’autres devises. La chaîne qui attachait le monde au dollar se brisait. C’est là que les États-Unis ont changé d’arme. Puisque je ne peux plus tenir le monde avec l’argent, je le tiendrai avec l’énergie elle-même, ont-ils dit. Alors, que se passe-t-il maintenant ? Chacune de ces nouvelles fait partie du tableau. La Russie est l’un des plus grands exportateurs d’énergie au monde. Aujourd’hui, près de la moitié de ses raffineries ont été touchées, sa production de carburant est au plus bas depuis 2009. Même dans son propre pays, des pénuries d’essence ont commencé. Le Golfe, c’est le robinet à pétrole du monde. Ses installations ont été frappées dans la guerre contre l’Iran. L’immense complexe gazier du Qatar qui alimente le monde a été endommagé, et sa réparation prendra des années. En d’autres termes, les deux grands rivaux des États-Unis, la Russie et le Golfe, voient leur production d’énergie chuter en même temps. Et il y a un élément que personne ne relie. Pendant que tout cela se passe, les États-Unis se sont emparés de la plus grande réserve pétrolière du monde. Celle du Venezuela. La réserve pétrolière du Venezuela est la plus grande au monde, près de quatre fois celle des États-Unis. En janvier 2026, les États-Unis sont entrés au Venezuela, ont capturé et emmené le leader Maduro. Immédiatement après, ils ont levé les sanctions et ouvert le pétrole de là-bas à leurs propres compagnies. Le déroulement est le suivant. D’abord, ils se sont approprié le plus grand réservoir de pétrole au monde. Puis, juste après, les robinets de leurs rivaux se sont fermés les uns après les autres. Ce timing peut-il être un hasard ? Sur le terrain, alors que les fournisseurs tombent, la seule puissance qui reste debout est les États-Unis. Parce que les États-Unis sont le plus grand exportateur de gaz au monde. Et en plus, ils augmentent leur capacité chaque trimestre. Ils extraient leur propre énergie, ils ne dépendent de personne. Il y a un signe que cela fonctionne. La Chine, à cause de la guerre des tarifs douaniers, n’avait pas acheté de gaz américain depuis un an. Elle s’était tournée vers le Qatar et la Russie. Mais quand ces sources se sont aussi retrouvées sous pression, la semaine dernière, la Chine a racheté du gaz américain pour la première fois depuis un an. Les États-Unis font en réalité exactement la même chose que la Chine. La Chine a transformé les terres rares en arme : le jour où elle n’en fournit plus, les usines s’arrêtent. Les États-Unis font pareil avec l’énergie. Les terres rares peuvent arrêter quelques industries. Mais l’énergie, c’est ce qui chauffe votre maison, fait tourner vos usines, allume vos lumières. On ne peut pas y échapper. Et la règle de ce siècle, c’est cela. Le vainqueur n’est pas celui qui a la plus grande armée.

C’est celui qui détient la ressource dont tout le monde a besoin.



Billets-L'individu face à l’effondrement



L'individu face à l’effondrement

Cette photo mérite absolument tous les prix. Elle a même sa place au Louvre. Elle relate précisément l’inertie de l’individu face à l’effondrement. Regardez la composition. Un chef-d’œuvre involontaire. Au premier plan, le sable doré, les tongs abandonnées, la glacière. Le décor ordinaire du bonheur estival. Deux personnages assis, de dos, comme dans un tableau de Caspar David Friedrich. Sauf que Friedrich peignait des hommes contemplant le sublime. Ici, ils contemplent la catastrophe. Et ils ne bougent pas. Au centre, le parasol. Publicitaire, criard, dérisoire. Un pastis face à l’apocalypse. C’est presque trop parfait : la France qui prend l’apéro pendant que le monde brûle. Aucun scénariste n’aurait osé. Et puis le ciel. Les deux tiers de l’image. Cette muraille de fumée qui avale la lumière, ce dégradé d’ocre et de noir digne d’un Turner. La nature qui reprend la palette des maîtres pour peindre notre propre fin. La femme photographie l’incendie avec son téléphone. Mise en abyme totale : nous documentons notre disparition au lieu de l’empêcher. Cette image dit tout. Le déni, le confort, l’habitude. Nous sommes tous sur cette plage. Nous voyons tous le nuage. Et nous restons assis, parce que l’eau est bonne et qu’on a posé nos congés. Les historiens de l’art parleront un jour de cette photo comme on parle du Radeau de la Méduse.
Sauf que cette fois, le naufrage, c’est nous qui le regardons depuis la plage. 


Source :
Rémi Kasprzyk
@KasprzykRemi

samedi 25 juillet 2026

Infos santé-Vertiges

 


Vertiges

  • Quels sont les symptômes des vertiges ?
Lors de vertige, la personne a l’impression que tout tourne autour d’elle et qu’elle perd l’équilibre, sans avoir le sentiment d’être sur le point de perdre connaissance (comme cela serait le cas lors d’un malaise). Les symptômes du vertige peuvent être transitoires (quelques minutes à quelques heures) ou durables. Ils peuvent s’accompagner de nausées et de vomissements voire, dans certains cas, d’une perte de l’audition. Les vertiges sont plus fréquents chez les personnes âgées.

  • Les causes des vertiges
Les causes les plus fréquentes des vertiges sont les suivantes :
Des troubles de l’oreille interne : vertige de position paroxystique bénin, maladie de Ménière, infections (labyrinthite virale ou névrite vestibulaire, par exemple) ;
Des troubles visuels (vision double) ;
Les effets indésirables de certains médicaments (en particulier, ceux destinés à soigner les troubles psychiques), ainsi que l’alcool et les drogues ;
Le mal des transports ;
Plus rarement, une augmentation de la pression à l’intérieur du crâne, des lésions des nerfs du cou (problèmes de cervicales) ou du nerf acoustique (neurinome acoustique), un traumatisme crânien, une tumeur du cervelet ou du nerf auditif, la sclérose en plaques, etc.
Chez les personnes âgées, les vertiges ont fréquemment plusieurs causes associées.

  • Qu'appelle-t-on vertige de position paroxystique bénin ?
Le vertige de position paroxystique bénin, fréquemment observé chez les personnes âgées, se traduit par des vertiges fréquents qui se produisent lorsque la personne bouge la tête, par exemple en se levant ou en se retournant dans son lit. Le vertige se déclenche quelques secondes après le mouvement et dure moins d’une minute.

Son traitement repose sur des manipulations de la tête du patient. Le patient est allongé et le médecin effectue diverses rotations de la tête du patient entrecoupées de pause. Ces manœuvres sont indolores et le soulagement est immédiat. Le patient doit ensuite rester assis pendant 24 heures (même pour dormir). Il peut être nécessaire de répéter ces manœuvres au cours de plusieurs séances.

  • Qu'appelle-t-on maladie de Ménière ?
La maladie de Ménière se caractérise par des crises de vertige accompagnées d’une perte progressive de l’audition dans une seule oreille, ainsi que des bourdonnements dans l’oreille atteinte. Les vertiges se déclarent soudainement et sont accompagnés de nausées et de vomissements.

Le traitement de la maladie de Ménière repose sur des mesures destinées à réduire la pression de ces liquides : médicaments diurétiques, réduction de la consommation de sel et suppression des aliments contenant de la caféine. Éventuellement, des mesures chirurgicales sont prises.

  • Qu'appelle-t-on névrite vestibulaire ?
La névrite vestibulaire est l’inflammation du nerf qui innerve les canaux vestibulaires (l’oreille interne). Elle provoque des vertiges soudains et intenses qui s’accompagnent de nausées et de vomissements et qui durent en général trois à sept jours. La cause de la névrite vestibulaire serait une infection virale.

La névrite vestibulaire guérit sans traitement. Néanmoins, en attendant la guérison, des mesures peuvent être prises pour soulager les vertiges : médicaments anti-vertigineux et rééducation vestibulaire. Pratiquée par un kinésithérapeute spécialisé pendant quelques semaines, cette rééducation fait appel soit à un fauteuil rotatoire (le patient est soumis à des impulsions à haute vitesse avant d’être arrêté et de fixer une cible du regard), soit à une plateforme mobile placée dans l’obscurité sur laquelle le patient doit se maintenir debout sans tomber. Parfois, le patient est placé dans l’obscurité et voit défiler devant lui des signaux lumineux qu’il doit suivre du regard.

  • Quand consulter en cas de vertiges ?
Les vertiges justifient toujours une consultation médicale, sauf s’ils sont provoqués par le mal des transports.

Appelez immédiatement le service d’aide médicale d’urgence (SAMU) en composant le 15 ou le 112 :
Si les vertiges surviennent à la suite d'un traumatisme crânien (depuis moins de 48 heures).
Si votre installation de chauffage au gaz, au charbon ou au mazout est en mauvais état ou n'a pas été vérifiée régulièrement.
Si vous êtes diabétique et traité par insuline.
Consultez un médecin dans la journée si les vertiges s'accompagnent de maux de tête, de bourdonnements d'oreille, de troubles de l'audition, de signes de paralysie, de vomissements intenses ou d'un état confusionnel.
Consultez un médecin dans les jours qui viennent :
Si les vertiges durent plusieurs heures ou reviennent régulièrement.
Si les vertiges se produisent depuis que la personne prend un nouveau médicament.

  • Les traitements des vertiges
Les causes des vertiges étant nombreuses et variées, le traitement des vertiges dépend du diagnostic posé. Des médicaments dits anti-vertigineux sont parfois prescrits pour soulager les symptômes en attendant de traiter la cause véritable des vertiges. Ces médicaments peuvent être associés à des médicaments destinés à lutter contre les nausées et les vomissements.



Source : Vidal

vendredi 24 juillet 2026

Billets-Ne montre pas ta force, attends ton moment


Ne montre pas ta force, attends ton moment

La Chine a développé une méthode telle que, dans chaque secteur où elle entre, celui-ci lui appartient entièrement quelques années plus tard.

La première batterie lithium-ion a été produite en 1991 par Sony au Japon. Pendant des années, le Japon en était le leader. Aujourd’hui, environ 70 % des batteries du monde sont produites en Chine. De plus, le problème ne se limite pas aux batteries. Dans les panneaux solaires, le Japon et l’Allemagne étaient autrefois en tête. En acier, c’était l’Europe ; en terres rares, les États-Unis. Aujourd’hui, tout est en Chine. Aucun de ces secteurs n’a été perdu par la guerre. L’arme qui les a tous conquis est la même. La baisse des prix. Alors, comment la baisse des prix peut-elle tuer toute une industrie ? La Chine a une méthode en quatre étapes pour cela. Première étape. L’État choisit un secteur stratégique. Ensuite, le soutien afflue. Crédits bon marché, électricité bon marché, terrains bon marché, exonérations fiscales. Deuxième étape. Grâce à ce soutien, les entreprises chinoises produisent des biens à un prix inférieur à celui de tous les autres. Elles vendent soit avec un profit minime, soit sans profit du tout. L’objectif n’est pas de gagner de l’argent, mais de fixer un prix que les concurrents ne pourront pas égaler. Comme l’État est derrière elles, elles peuvent tenir ce prix pendant des années. Troisième étape. Le reste du monde ne peut pas rivaliser avec ces prix. Les producteurs occidentaux commencent par accumuler des pertes, puis ferment les uns après les autres. Quatrième étape. Une fois le terrain libéré, la Chine devient un monopole dans ce domaine. Elle fixe alors à la fois les prix et les règles. La preuve la plus évidente en est encore une fois les panneaux solaires. L’aspect frappant de l’affaire est le suivant : les entreprises chinoises de panneaux solaires vendent encore aujourd’hui à perte. Leur capacité de production est deux fois supérieure à la demande mondiale. Même la perte est un investissement, car à la fin, c’est la Chine qui reste debout. Mais la vraie maîtrise de la Chine est plus profonde. La plupart du temps, elle ne s’empare pas des mines, mais du traitement. Elle n’extrait que 8 % du cuivre, mais produit 47 % du cuivre raffiné. Elle possède moins de 7 % des réserves de lithium, mais traite 80 % du lithium. 77 % du raffinage du cobalt, 90 % du traitement des terres rares, tout cela lui appartient. En d’autres termes, la matière première peut être dans votre sol. Mais l’usine qui la rend utilisable est en Chine. Posséder la mine ne suffit pas ; c’est celui qui traite qui gagne. Une fois le monopole établi, la deuxième manœuvre commence. Le vendeur bon marché devient celui qui tient la porte. La Chine l’a testé un par un au cours de la dernière année. Dans les terres rares, elle a introduit une règle. Si un produit contient ne serait-ce qu’une partie pour mille de matière provenant de Chine, sa vente est soumise à l’autorisation de la Chine. L’antimoine en est l’exemple le plus concret. Ce métal utilisé dans les munitions rend les États-Unis totalement dépendants des importations. Quand la Chine a coupé les exportations, les expéditions ont chuté de 97 %, et le prix a triplé. Pour le gallium et le germanium, deux matériaux critiques pour les puces, elle a complètement arrêté les expéditions vers les États-Unis. Puis elle a tout suspendu temporairement dans un accord commercial. Elle a donc montré qu’elle pouvait fermer, mais aussi rouvrir quand elle le voulait. C’est là la vraie puissance. Le robinet est désormais dans sa main. Un chiffre résume l’ensemble du tableau. La Chine est leader mondial dans le raffinage de 19 des 20 minéraux critiques. Ce n’est donc pas une question de secteur. Presque toute la matière première de la production moderne moderne passe par les usines chinoises. Il y a aussi un aspect souvent négligé. La Chine a commencé avec quelque chose qui semblait insignifiant. L’acier bon marché. Puis, à chaque étape, elle est passée à un secteur plus critique. Maintenant, elle s’étend à la base même sur laquelle tout repose. La dernière scène est l’intelligence artificielle. Là aussi, le même jeu se joue. Distribuer le modèle gratuitement et ouvertement à tous pour plonger les concurrents dans les pertes. Mais l’intelligence artificielle n’est pas un secteur, c’est le socle de tous les secteurs futurs. Cette fois, ce n’est pas une industrie qui est perdue, mais potentiellement l’ensemble du futur. Et que fait les États-Unis ? C’est là l’aspect le plus frappant. Les États-Unis ont défendu le marché libre pendant des années, disant que l’État ne devait pas intervenir dans l’économie. Mais face à la Chine, incapables de rivaliser, ils ont commencé à utiliser exactement la méthode qu’ils critiquaient. L’État devient désormais directement actionnaire des entreprises. Il a pris environ 10 % d’Intel, le géant des puces. Dans les terres rares, il est entré chez MP Materials pour en devenir le plus grand actionnaire. Seulement en 2025, il est devenu actionnaire de sept entreprises de cette façon. Le jeu s’inverse donc. Ce que la Chine faisait par la main de l’État, les États-Unis le font maintenant aussi par la main de l’État. Mais il y a un problème. La Chine a commencé ce jeu il y a des dizaines d’années. Les États-Unis se réveillent à peine. Le jeu tout entier est là. Elle entre par la baisse des prix, s’installe par le monopole, et finit par en faire une arme. Vous pensez acheter bon marché. Mais un jour, ce sera la Chine qui décidera si elle vous fournit ou non ce bien. Deng Xiaoping a une phrase célèbre. Ne montre pas ta force, attends ton moment. La Chine a fait exactement cela pendant des dizaines d’années.