mercredi 1 juillet 2026

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Billets-La fin de la liberté d'expression en France



La fin de la liberté d'expression en France

La liberté d'expression n'est plus un droit fondamental en France, c'est devenu un délit.

L'État est aujourd'hui incapable de sécuriser la rue en bas de chez vous, mais il mobilise une énergie effarante pour traquer ce que vous lisez et écrivez sur vos écrans. Le régalien s'est effondré dans le monde réel pour se réinventer en inquisiteur dans le monde virtuel. Chaque jour, les agressions explosent et de nouvelles zones de non-droit apparaissent. Face à une criminalité du quotidien hors de contrôle, la justice, engluée dans ses lenteurs et son idéologie, relâche les multirécidivistes avant même que les plaintes ne soient traitées. L'honnête citoyen est laissé à lui-même. Pour masquer ce naufrage absolu, le pouvoir a trouvé une parade cynique : criminaliser l'opinion. Avec la complicité active de l'Union européenne et de ses nouveaux règlements numériques liberticides, l'administration s'arroge désormais le droit exclusif de décider ce qui est vrai et ce qui est faux. Sous couvert de lutter contre la désinformation ou de protéger les sensibilités, on menace de bloquer des plateformes entières si elles refusent de se soumettre à la doxa officielle. La moindre phrase politiquement incorrecte est judiciarisée, transformant des millions d'internautes en suspects permanents. C'est la signature implacable des bureaucraties aux abois. Un pouvoir qui abandonne son peuple aux mains des délinquants réels, tout en mobilisant ses tribunaux pour traquer des dissidents virtuels, n'est plus un État protecteur. C'est un État censeur qui tente pitoyablement de cacher sa propre capitulation. Le contrôle de vos écrans est devenu l'ultime cache-misère de leur incompétence.

mardi 30 juin 2026

Billets-La pire crise du logement

 



La pire crise du logement

L'État a réussi un exploit historique : fabriquer de toutes pièces la pire crise du logement de ces dernières décennies. Ce n'est pas une fatalité économique, c'est le résultat d'un sabotage méthodique mêlant écologie punitive et étatisme aveugle. Le marché est totalement bloqué, et les chiffres sont effrayants. Au nom d'une écologie de bureau déconnectée du réel, l'administration s'acharne sur les propriétaires avec l'enfer normatif du Diagnostic de Performance Énergétique. Près de 5 millions de logements sont aujourd'hui classés passoires thermiques. Face à l'interdiction progressive de louer et à des rénovations dont la facture dépasse allègrement les 30 000 euros, les propriétaires capitulent. Ils retirent massivement leurs biens du marché. La conséquence est immédiate : l'offre locative s'est effondrée de plus de 30 % dans les grandes agglomérations en à peine deux ans. Les étudiants et les jeunes travailleurs se retrouvent purement et simplement dans l'incapacité de se loger. À cette pénurie artificielle s'ajoute l'anéantissement du droit de propriété. En France, un locataire de mauvaise foi ou un squatter est structurellement protégé par un arsenal législatif paralysant. Il faut en moyenne entre 18 et 24 mois de procédures judiciaires interminables pour espérer expulser un occupant sans droit ni titre ou un mauvais payeur. Pendant ce temps, le propriétaire, souvent un retraité ou un actif des classes moyennes qui a épargné une partie de sa vie, est présumé coupable. Il est sommé de payer les charges, les impôts fonciers et les frais d'avocat, laissé à la ruine dans l'indifférence générale. Pour couronner ce matraquage, la fiscalité locale explose hors de tout contrôle. La taxe foncière a subi une hausse nationale automatique de 7,1 % en 2023. Certaines grandes villes ont même franchi le cap de la confiscation avec des augmentations dépassant les 50 % en une seule année. L'État et les collectivités transforment les propriétaires en vaches à lait pour combler leur gestion calamiteuse. On a délibérément transformé l'investissement immobilier en un parcours du combattant ultra-taxé et ultra-risqué. En bout de chaîne, la construction neuve est totalement à l'arrêt avec moins de 300 000 mises en chantier sur un an, un niveau historiquement bas. Ce n'est pas une défaillance du marché, c'est un suicide organisé par l'administration. Pour débloquer le logement en France, la solution n'est certainement pas d'inventer de nouvelles aides publiques financées par une dette abyssale. Il faut urgemment abroger les normes délirantes du DPE, restaurer l'intégrité absolue du droit de propriété avec des expulsions immédiates, et cesser de punir fiscalement ceux qui bâtissent et investissent pour loger le pays.

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lundi 29 juin 2026

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Billets-L'écologie des slogans, la canicule des résultats

 



L'écologie des slogans, la canicule des résultats Quarante ans. Quarante longues années à nous expliquer comment nous devions penser, parler, manger, nous déplacer, nous chauffer, nous habiller... et même comment nous devions nous sentir.
Et aujourd'hui ? La canicule est là. Les villes suffoquent. Les habitants cherchent un coin d'ombre comme on cherche une oasis au milieu du désert.
Alors une question simple s'impose : qu'ont réellement changé les écologistes dans notre quotidien ? Ils ont passé des années à commenter la laïcité, à défendre le burkini, à dénoncer l'interdiction de l'abaya à l'école, à promouvoir une conception toujours plus « ouverte » de la laïcité. Ils se sont passionnés pour les débats sur l'identité de genre, les transitions de mineurs, les conflits du Proche-Orient ou encore les politiques migratoires. Pendant ce temps-là... Les écoles continuent de cuire sous des toitures mal isolées. Les Ehpad deviennent des fours. Les logements restent de véritables passoires thermiques pour des millions de Français. Les places minérales restent brûlantes sous quarante degrés. Les arbres promis n'ont pas toujours poussé. Les îlots de fraîcheur annoncés existent parfois davantage dans les conférences de presse que dans les rues. On pourrait croire qu'un parti qui s'appelle « écologiste » consacrerait l'essentiel de son énergie... à l'écologie. Quelle idée saugrenue !
À les entendre, on finit parfois par croire que la température d'une ville dépend davantage d'un débat sur le burkini que du nombre d'arbres plantés. Le climat ne lit pourtant pas les communiqués militants. Le soleil n'interrompt pas sa course parce qu'un élu a publié un tweet vertueux. Une dalle de béton ne devient pas un jardin parce qu'on a organisé un colloque sur les discriminations. La réalité est têtue.
Les Français n'ont pas besoin de sermons permanents ni de postures idéologiques. Ils attendent des rues plus agréables, des logements mieux adaptés aux fortes chaleurs, des écoles supportables en été, des espaces publics où l'on puisse respirer.
L'écologie devrait être l'art d'améliorer concrètement notre cadre de vie. Pas celui de transformer chaque sujet de société en tribune militante. À force de vouloir donner des leçons sur tout, certains semblent avoir oublié leur mission première.
Les habitants, eux, continuent d'avoir chaud.
Très chaud. Et les discours, aussi verts soient-ils, ne font toujours pas baisser le thermomètre.

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