mardi 30 juin 2026

Billets-La pire crise du logement

 



La pire crise du logement

L'État a réussi un exploit historique : fabriquer de toutes pièces la pire crise du logement de ces dernières décennies. Ce n'est pas une fatalité économique, c'est le résultat d'un sabotage méthodique mêlant écologie punitive et étatisme aveugle. Le marché est totalement bloqué, et les chiffres sont effrayants. Au nom d'une écologie de bureau déconnectée du réel, l'administration s'acharne sur les propriétaires avec l'enfer normatif du Diagnostic de Performance Énergétique. Près de 5 millions de logements sont aujourd'hui classés passoires thermiques. Face à l'interdiction progressive de louer et à des rénovations dont la facture dépasse allègrement les 30 000 euros, les propriétaires capitulent. Ils retirent massivement leurs biens du marché. La conséquence est immédiate : l'offre locative s'est effondrée de plus de 30 % dans les grandes agglomérations en à peine deux ans. Les étudiants et les jeunes travailleurs se retrouvent purement et simplement dans l'incapacité de se loger. À cette pénurie artificielle s'ajoute l'anéantissement du droit de propriété. En France, un locataire de mauvaise foi ou un squatter est structurellement protégé par un arsenal législatif paralysant. Il faut en moyenne entre 18 et 24 mois de procédures judiciaires interminables pour espérer expulser un occupant sans droit ni titre ou un mauvais payeur. Pendant ce temps, le propriétaire, souvent un retraité ou un actif des classes moyennes qui a épargné une partie de sa vie, est présumé coupable. Il est sommé de payer les charges, les impôts fonciers et les frais d'avocat, laissé à la ruine dans l'indifférence générale. Pour couronner ce matraquage, la fiscalité locale explose hors de tout contrôle. La taxe foncière a subi une hausse nationale automatique de 7,1 % en 2023. Certaines grandes villes ont même franchi le cap de la confiscation avec des augmentations dépassant les 50 % en une seule année. L'État et les collectivités transforment les propriétaires en vaches à lait pour combler leur gestion calamiteuse. On a délibérément transformé l'investissement immobilier en un parcours du combattant ultra-taxé et ultra-risqué. En bout de chaîne, la construction neuve est totalement à l'arrêt avec moins de 300 000 mises en chantier sur un an, un niveau historiquement bas. Ce n'est pas une défaillance du marché, c'est un suicide organisé par l'administration. Pour débloquer le logement en France, la solution n'est certainement pas d'inventer de nouvelles aides publiques financées par une dette abyssale. Il faut urgemment abroger les normes délirantes du DPE, restaurer l'intégrité absolue du droit de propriété avec des expulsions immédiates, et cesser de punir fiscalement ceux qui bâtissent et investissent pour loger le pays.

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lundi 29 juin 2026

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Billets-L'écologie des slogans, la canicule des résultats

 



L'écologie des slogans, la canicule des résultats Quarante ans. Quarante longues années à nous expliquer comment nous devions penser, parler, manger, nous déplacer, nous chauffer, nous habiller... et même comment nous devions nous sentir.
Et aujourd'hui ? La canicule est là. Les villes suffoquent. Les habitants cherchent un coin d'ombre comme on cherche une oasis au milieu du désert.
Alors une question simple s'impose : qu'ont réellement changé les écologistes dans notre quotidien ? Ils ont passé des années à commenter la laïcité, à défendre le burkini, à dénoncer l'interdiction de l'abaya à l'école, à promouvoir une conception toujours plus « ouverte » de la laïcité. Ils se sont passionnés pour les débats sur l'identité de genre, les transitions de mineurs, les conflits du Proche-Orient ou encore les politiques migratoires. Pendant ce temps-là... Les écoles continuent de cuire sous des toitures mal isolées. Les Ehpad deviennent des fours. Les logements restent de véritables passoires thermiques pour des millions de Français. Les places minérales restent brûlantes sous quarante degrés. Les arbres promis n'ont pas toujours poussé. Les îlots de fraîcheur annoncés existent parfois davantage dans les conférences de presse que dans les rues. On pourrait croire qu'un parti qui s'appelle « écologiste » consacrerait l'essentiel de son énergie... à l'écologie. Quelle idée saugrenue !
À les entendre, on finit parfois par croire que la température d'une ville dépend davantage d'un débat sur le burkini que du nombre d'arbres plantés. Le climat ne lit pourtant pas les communiqués militants. Le soleil n'interrompt pas sa course parce qu'un élu a publié un tweet vertueux. Une dalle de béton ne devient pas un jardin parce qu'on a organisé un colloque sur les discriminations. La réalité est têtue.
Les Français n'ont pas besoin de sermons permanents ni de postures idéologiques. Ils attendent des rues plus agréables, des logements mieux adaptés aux fortes chaleurs, des écoles supportables en été, des espaces publics où l'on puisse respirer.
L'écologie devrait être l'art d'améliorer concrètement notre cadre de vie. Pas celui de transformer chaque sujet de société en tribune militante. À force de vouloir donner des leçons sur tout, certains semblent avoir oublié leur mission première.
Les habitants, eux, continuent d'avoir chaud.
Très chaud. Et les discours, aussi verts soient-ils, ne font toujours pas baisser le thermomètre.

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dimanche 28 juin 2026

samedi 27 juin 2026

BilletsLes grandes puissances se détachent les unes des autres en même temps



Les grandes puissances se détachent les unes des autres en même temps

Tout le monde se détache les uns des autres. La raison est encore plus dangereuse que la guerre.

Ces derniers mois, des nouvelles éparpillées sont arrivées. -La Chine vend les bons du Trésor américains qu'elle détient, et accumule de l'or à la place. -L'Amérique cherche de nouvelles routes pour les terres rares. -Le Japon vit son armement le plus rapide de son histoire, et envoie même une délégation au Groenland. -La Chine produit sa propre puce et construit son intelligence artificielle. La plupart des gens les ont lus séparément. Pourtant, ils racontent tous la même chose. Toutes les grandes puissances se détachent les unes des autres en même temps. Alors pourquoi tout le monde se replie-t-il dans sa coquille en même temps ? Je vais vous expliquer. La réponse se cache dans une seule règle. À l'époque des tensions, dépendre de l'autre est plus dangereux que la guerre. Pensez-y comme ceci. Si tu dépends de ton ennemi, il peut te mettre à genoux sans même tirer un seul coup. Il coupe ton énergie, gèle ton argent, arrête les matières premières de ton usine. Tu te rends avant même que la guerre commence. C'est ce que le monde entier a réalisé en même temps. À partir de là, tout le monde a commencé à couper le fil que l'ennemi tient en main. Alors pourquoi cette tension monte-t-elle maintenant ? Parce que la plus ancienne règle de l'histoire est à l'œuvre. Quand une puissance montante se rapproche de la puissance établie, le conflit devient inévitable. L'Allemagne s'est élevée, la Première Guerre mondiale a éclaté. Le Japon s'est élevé, la Seconde Guerre mondiale a éclaté. Aujourd'hui, la Chine s'élève, rattrapant l'Amérique. Deux géants face à face. L'étincelle de cette tension se concentre aussi sur une seule île. Taïwan. Parce que presque toutes les puces les plus avancées du monde y sont produites. Téléphones, voitures, armes, intelligence artificielle, le cerveau de tout ça sort de cette île. Taïwan effectue cette semaine un exercice d'occupation chinoise de cinq jours. Ce n'est pas pour rien. Revenez maintenant à ces nouvelles éparpillées. Elles font toutes partie de ce détachement. La Chine vend des bons du Trésor américains depuis des années, et achète de l'or à la place. Parce qu'en cas de crise, l'Amérique pourrait geler ses dollars. La Chine se détache du dollar. La Chine produit sa propre puce, construit sa propre intelligence artificielle. Parce que l'Occident pourrait couper le robinet des puces. La Chine se détache de l'Occident dans les puces. L'Amérique cherche de nouvelles routes pour les terres rares, le Japon envoie une délégation au Groenland. Parce que 90 % du traitement de ces minerais est aux mains de la Chine, et que la Chine a commencé à les utiliser comme une arme. L'Occident se détache de la Chine dans les terres rares. Le Japon vit son armement le plus rapide de son histoire. Parce qu'il sait qu'en cas de guerre, il ne peut plus compter uniquement sur l'Amérique. Le Japon se détache en matière de sécurité, essaie de tenir sur ses propres jambes. C'est le même mouvement partout. Chacun coupe un par un les fils qui le relient à son ennemi. Mais le côté effrayant, c'est ceci. Aujourd'hui, ce qui empêche la guerre, c'est précisément cette dépendance. Puisque chaque côté a besoin de l'autre, personne ne peut appuyer sur la gâchette. La Chine a besoin des puces de l'Occident, l'Occident a besoin des minerais de la Chine. Si l'un frappe l'autre, il s'effondre lui-même. Donc cette interdépendance mutuelle est aujourd'hui le dernier frein qui les retient de la guerre. Maintenant, tout le monde essaie de démonter ce frein. Le jour où la dépendance s'arrête, le dernier fil qui relie les deux géants se rompra aussi. Il ne restera plus rien pour les arrêter. C'est pourquoi toutes ces nouvelles sont en réalité un seul compte à rebours. L'or de la Chine, les armes du Japon, la délégation au Groenland, l'exercice à Taïwan. Ce sont tous les tic-tacs de la même horloge. C'est mon analyse personnelle.