vendredi 9 octobre 2026

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jeudi 8 octobre 2026

Recettes Tartes-Tarte aux poires

     


Tarte aux poires


Préparation : 10 mn
Cuisson : 20 mn
Pour 4 personnes
1 rouleau de pâte sablée pré étalée de 230 g
250 g de chocolat noir
3 cuillerées à soupe de crème fraîche épaisse
800 g de poires au sirop en conserve
1. Préchauffez le four à 210 °C (th.7).
2. Garnissez un moule à tarte de pâte sablée, piquez le fond avec une fourchette, garnissez la pâte d’une feuille de papier sulfurisé et de billes de cuisson (ou de haricots secs), et faites cuire à blanc pendant 20 minutes.
3. Pendant ce temps, faites fondre le chocolat à feu doux avec la crème fraîche, en remuant sans arrêt. Égouttez les poires.
4. Lorsque la pâte est cuite, sortez-la du four, mettez-la sur un plat de service.
5. Versez le chocolat chaud sur le fond de tarte. Coupez chaque poire en lamelles et posez celles-ci sur le dessus en formant une fleur. Laissez refroidir avant de servir.

Cette tarte vite prête est vraiment trop bonne.

Variante
Saupoudrez la tarte d’amandes effilées au moment de servir.

Conseil
Préparez des poires au sirop : faites cuire des poires épluchées et coupées en lamelles dans un sirop composé de 50 cl d’eau, de 4 cuillerées à soupe de sucre et de jus de ½ citron, pendant 20 minutes.

Recettes Tartes-Tarte aux quetsches d’Eric Kayser

  



Tarte aux quetsches d’Eric Kayser

Pour la pâte
Préparation : 10 mn
Temps de réfrigération de la pâte : 1 nuit
Pour 3 tartes
300 g de beurre ramolli
60 g de sucre en poudre
125 g de sucre glace
60 g de poudre d’amandes
5 g de sel
2 œufs entiers
500 g de farine

Pour la garniture
Préparation : 20 mn
Temps de cuisson : 30 mn
Pour 1 tarte rectangulaire de 20x30 cm
250 g de pâte sablée aux amandes
1 kg de quetsches
3 œufs entiers
245 g de sucre en poudre
80 g de poudre d’amandes
8 g de cannelle en poudre + un peu pour le décor
10 cl de crème liquide
40 g de beurre fondu
Sucre glace
Cannelle en poudre
Préparation de la pâte
1. Dans le bol d’un robot, malaxez le beurre en pommade. Mêlez le sucre en poudre, le sucre glace, la poudre d’amandes et le sel.
2. Incorporez les œufs un à un. Versez la farine et mélangez bien le tout.
3. Roulez la pâte en boule, enveloppez-la d’un film alimentaire et gardez-la au réfrigérateur une nuit.
Préparation de la garniture
4. Préchauffez le four à 160° C (th. 5-6).
5. Lavez et essuyez les quetsches avec du papier absorbant. Coupez-les en deux et ôtez le noyau.
6. Dans une jatte, fouettez les œufs avec le sucre en poudre. Ajoutez la poudre d’amande, la cannelle et la crème liquide. Mélangez puis versez le beurre fondu. Mêlez à nouveau.
7. Foncez le moule avec la pâte sablée aux amandes. Versez la moitié de la préparation puis disposez les demi-quetsches. Versez le reste de l’appareil et enfournez 30 minutes.

Servez froid saupoudré de sucre glace mélangé de cannelle.

Conseil
Cette recette de pâte sablée vous permet de réaliser 3 tartes. Prélevez un tiers de la pâte pour faire votre tarte et filmez le reste en deux parts égales à réservez au congélateur pour une utilisation ultérieure.
Lorsque vous en avez besoin, placez la pâte congelée au réfrigérateur la veille pour la laisser décongeler en douceur. Sortez-la du réfrigérateur 15 minutes avant utilisation.

   

Billets-Les Années 70 à Paris

  


Les Années 70 à Paris

🌆 Les Années 70 à Paris : Une Décennie de Révolutions Douces

Les années 70 à Paris furent une époque de métamorphose, où la ville lumière se réinventa entre utopies, luttes sociales, et effervescence artistique. Après les secousses de Mai 68, la capitale française s’engage dans une nouvelle décennie marquée par la quête de liberté, l’expérimentation et le renouveau urbain.

🎨 Une scène culturelle en pleine ébullition

• Le cinéma d’auteur explose : Des réalisateurs comme Jean-Luc Godard, François Truffaut ou Agnès Varda continuent de bousculer les codes. Les cinémas de quartier, comme le Studio 28 à Montmartre, deviennent des temples du cinéma engagé.

• La musique se diversifie : Tandis que les yéyés s’effacent, Paris vibre au son du rock progressif, du disco et de la chanson contestataire. Des artistes comme Renaud ou Maxime Le Forestier donnent une voix aux jeunes désabusés.

• Les cafés-théâtres et cabarets : Le Café de la Gare ou le Théâtre du Splendid accueillent une nouvelle génération d’humoristes et de comédiens, souvent irrévérencieux, qui marqueront les décennies suivantes.

🧑‍🎤 Mode et contre-culture

• La rue se transforme en podium : Pattes d’eph, chemises à fleurs, lunettes oversize… Les Parisiens adoptent les codes vestimentaires de la libération individuelle.

• Le Marais renaît : Ce quartier historique, alors en déclin, devient le repaire des artistes, des antiquaires et des communautés LGBTQ+, amorçant sa transformation en haut lieu de la vie culturelle parisienne.

🏙️ Paris en mutation

• Les Halles disparaissent : En 1971, le célèbre marché des Halles est rasé, laissant place au chantier du Forum des Halles, symbole de la modernité controversée.

• Le périphérique s’impose : Inauguré en 1973, le boulevard périphérique redéfinit les contours de la ville, marquant une séparation physique et symbolique entre Paris et sa banlieue.

• Les transports évoluent : Le RER est lancé, facilitant les déplacements entre la capitale et sa couronne, tandis que le métro se modernise avec l’arrivée des rames MF 77.

✊ Luttes et libertés

• Le féminisme s’affirme : Le Mouvement de libération des femmes (MLF) prend racine à Paris, avec des actions spectaculaires comme l’occupation de l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

• L’écologie naissante : Les premières préoccupations environnementales émergent, avec des mobilisations contre la pollution urbaine et les projets autoroutiers.

• La jeunesse s’organise : Squats, fanzines, radios libres… Les jeunes Parisiens inventent leurs propres espaces d’expression.


Les années 70 à Paris furent une décennie de contrastes : entre béton et poésie, entre contestation et création. Une époque où la ville, tout en se modernisant, n’a jamais cessé de rêver.

Billets-La fin de la liberté d'expression en France

 



La fin de la liberté d'expression en France

La liberté d'expression n'est plus un droit fondamental en France, c'est devenu un délit.

L'État est aujourd'hui incapable de sécuriser la rue en bas de chez vous, mais il mobilise une énergie effarante pour traquer ce que vous lisez et écrivez sur vos écrans. Le régalien s'est effondré dans le monde réel pour se réinventer en inquisiteur dans le monde virtuel. Chaque jour, les agressions explosent et de nouvelles zones de non-droit apparaissent. Face à une criminalité du quotidien hors de contrôle, la justice, engluée dans ses lenteurs et son idéologie, relâche les multirécidivistes avant même que les plaintes ne soient traitées. L'honnête citoyen est laissé à lui-même. Pour masquer ce naufrage absolu, le pouvoir a trouvé une parade cynique : criminaliser l'opinion. Avec la complicité active de l'Union européenne et de ses nouveaux règlements numériques liberticides, l'administration s'arroge désormais le droit exclusif de décider ce qui est vrai et ce qui est faux. Sous couvert de lutter contre la désinformation ou de protéger les sensibilités, on menace de bloquer des plateformes entières si elles refusent de se soumettre à la doxa officielle. La moindre phrase politiquement incorrecte est judiciarisée, transformant des millions d'internautes en suspects permanents. C'est la signature implacable des bureaucraties aux abois. Un pouvoir qui abandonne son peuple aux mains des délinquants réels, tout en mobilisant ses tribunaux pour traquer des dissidents virtuels, n'est plus un État protecteur. C'est un État censeur qui tente pitoyablement de cacher sa propre capitulation. Le contrôle de vos écrans est devenu l'ultime cache-misère de leur incompétence.

Billets-Entretien avec André Brahic

   


Entretien avec André Brahic

 Propos recueillis par Frédéric Lewino.
Il est la star française de l'astronomie. Découvreur des anneaux de Neptune, astrophysicien au CEA, professeur à Paris-VII, conférencier de génie, André Brahic, 70 ans, a l'énergie et l'enthousiasme du Soleil. Si on l'écoutait, la science résoudrait certains problèmes de société : violence, crises écologique et financière.
  •  Avons-nous encore besoin de science dans un monde en proie aux crises financières, politiques et écologiques ?
André Brahic : Plus que jamais ! La science ne peut pas tout résoudre, mais sans elle nous sommes sûrs de perdre. Science, éducation, recherche et culture sont les clés de notre futur. C'est la raison de mon livre. Je pousse un cri d'alarme pour appeler à replacer la science au cœur de notre société. Elle est méconnue des dirigeants de l'industrie et des médias. Les chercheurs sont trop souvent absents du gouvernement, des assemblées parlementaires et des cercles de décision. Notre vie de tous les jours utilise sans cesse les découvertes les plus récentes, qu'il s'agisse de nous déplacer, de communiquer, de manger, de nous soigner, de travailler ou de nous distraire. Pourtant, entre mon pays et ses chercheurs, le fossé se creuse.
  • Comment faire ?
André Brahic : Si j'étais président, je commencerais par placer des scientifiques de grande envergure auprès de chaque ministre. Aux États-Unis, le président est entouré de plusieurs grands scientifiques qu'il consulte régulièrement. En 1990, Michel Rocard avait créé un Comité de scientifiques français et étrangers avec de nombreux Prix Nobel pour juger de la politique de recherche du gouvernement. Il en est sorti des recommandations excellentes. Malheureusement, l'expérience n'a duré que quatre ans. Quel dommage ! Je créerais également un ministère de l'Avenir chargé de la vision à long terme, les échelles de temps de la science étant bien plus longues que celles de la vie politique. Ensuite, j'interdirais à tout chercheur de remplir des dossiers administratifs. La recherche française cumule la lourdeur bureaucratique du système soviétique avec la politique à court terme du système américain. Trop de chercheurs, noyés par la bureaucratie, passent plus de temps à produire du papier qu'à faire de la science. C'est absurde ! Cette dérive est malheureusement mondiale. Il faut remplir trop de dossiers pour décrocher le moindre crédit. Les joueurs de football ou de handball qui sont devenus champions du monde ont fait l'objet d'une sélection et se sont entraînés au lieu de remplir des dossiers d'excellence en précisant le salaire de l'entraîneur ou le prix hors TVA du gazon du stade !
  • Mais alors, quels critères choisir pour accorder les postes et les crédits de recherche ?
    André Brahic : J'ai connu trois systèmes : le mandarinat, l'assemblée générale et le comité. Tous les trois ont trop de défauts. Pour les recrutements ou les crédits, je privilégierais la compétence et je ferais confiance à une personne triée sur le volet, mais pour une durée limitée. Ce "décideur" serait entouré d'un petit comité consultatif. On éviterait l'irresponsabilité des membres de conseils pléthoriques. Quand on détient le pouvoir de décision, on se sent responsable ! Avec un mandat de courte durée, on se préserverait du mandarinat et du clientélisme.
    • Notre enseignement est-il adapté à la formation de cette culture scientifique que vous appelez de vos vœux ?
      André Brahic : Non ! Je lance un appel au monde de l'éducation : nous devons faire aimer la science aux élèves, leur apprendre à penser et stimuler leur esprit critique pour les mettre à l'abri de l'intolérance et de l'obscurantisme. La culture scientifique a une place trop réduite à tous les niveaux de l'enseignement. Il faut insister sur les notions fondamentales et bannir l'apprentissage de techniques inutiles. Il est important de créer de nouveaux postes d'enseignants, mais le vrai problème est de trouver un nombre suffisant de bons candidats. Un enseignant mal formé peut se révéler plus nuisible qu'utile.
      • Faut-il réformer l'université et les grandes écoles ?
        André Brahic : Bien entendu ! Les grandes écoles devraient être plus proches du monde de la recherche. Quant aux universités, la priorité est d'instaurer une sélection à l'entrée. De nos jours, c'est une sélection par l'échec qui est en place et engendre des armées d'aigris. Il serait préférable d'agir dès le début afin que chacun trouve sa place. La sélection à l'entrée des grandes écoles récompense surtout les qualités de mémoire, de rapidité et de résistance au stress, mais ceux qui en sortent n'ont jamais fait de recherche. Or la recherche réclame du temps, du calme et de grandes capacités de réflexion. Les premières mesures devraient permettre de rapprocher universités et grandes écoles, d'assurer une sélection juste et appropriée et de réunir futurs chercheurs, chefs d'entreprise ou hommes politiques dans les mêmes formations.
        • La sélection ! Vous auriez immédiatement tous les étudiants dans la rue...
          André Brahic : Non ! Si on explique de quoi il s'agit. Parlons plutôt d'orientation. Il n'est pas question d'éliminer quiconque du monde du savoir. Au contraire, il est important que chacun trouve une place où s'épanouir. Chanteurs d'opéra de renommée mondiale et chorales locales ne fréquentent pas les mêmes salles, mais chacun peut progresser. D'autres forteresses pourraient être bousculées. Par exemple, les classes préparatoires aux concours devraient être placées au sein des universités avec des enseignants actifs en recherche. Il ne faut pas faire preuve de brutalité, mais expliquer et faire des réformes en pente douce, comme le disait si bien Victor Hugo.
          • Le monde traverse aujourd'hui une crise financière majeure ; que peut faire la science ?
            André Brahic : Elle est le meilleur moyen de lutter contre le chômage en étant à la pointe de l'innovation et contre la violence qui est, comme chacun sait, fille de l'inculture. La crise financière n'est qu'une conséquence de l'oubli des principes de base de la physique. Les financiers ont créé un monde virtuel qui éclate quand il est rattrapé par la réalité. Les principes de conservation sont absolus. On ne peut pas créer de la richesse à partir du néant. Avoir supplanté le monde des ingénieurs par celui des managers et le monde des chercheurs par celui des bureaucrates nous a menés à une impasse. Redonnons la priorité aux vrais créateurs de richesse !
            • Certains opposent science et écologie.
              André Brahic : J'admire et je soutiens ceux qui combattent les folies humaines : pollutions, gâchis des ressources, déforestations, extermination des espèces animales, poisons industriels... Mais je m'inquiète du côté obscurantiste de certains qui, confondant science et technologie, voudraient revenir à la préhistoire. Ils oublient que la science n'est ni bonne ni mauvaise. Seules comptent les utilisations par les hommes. Un marteau peut tuer quelqu'un, il peut aussi servir à construire une maison. Si vous remplacez le mot "nucléaire" par le mot "eau" dans certains discours, vous en concluez que l'eau est très dangereuse, car on peut se noyer ou périr dans un tsunami, et qu'il faudrait éradiquer l'eau de la surface de la Terre. Pour l'eau comme pour la radioactivité, le danger est dans l'excès et non dans l'objet. Grâce à la radioactivité, la vie est apparue sur Terre et nous pouvons être soignés. Ne confondons pas le problème fondamental de la sûreté des centrales nucléaires avec le rejet de la science ! Nombre de mes ancêtres, mineurs de fond, sont morts à 50 ans de la silicose. Le charbon a déjà tué des millions d'humains. Toute production d'énergie est polluante. Nous avons besoin d'une bonne culture scientifique pour prendre les bonnes décisions.
              • Si vous aviez une recommandation à donner...
                André Brahic : Soyons enthousiastes ! Nous n'avons jamais vécu aussi vieux et nous n'avons jamais été aussi bien soignés, transmettons l'amour de la science ! L'idée de progrès est toujours vivante ! L'Europe restera loin du déclin tant qu'elle aimera la science.

                Repères

                1942 Naissance à Paris.
                1976 Premier modèle dynamique des anneaux de Saturne.
                1978 Professeur à la Paris-VII.
                1981 Membre de l'équipe d'imagerie de la sonde " Voyager ".
                1984 Découverte des anneaux de Neptune.
                1990 Donne son nom à l'astéroïde 3488.
                1991 Membre de l'équipe d'imagerie de la sonde " Cassini ".
                1997 Fonde un laboratoire au CEA.
                2000 Prix Carl-Sagan.
                2006 Prix Jean-Perrin.


                Propos recueillis par Frédéric Lewino (Le Point) 

                Dessins de presse


                Dessins de presse

                mercredi 7 octobre 2026

                mardi 6 octobre 2026

                lundi 5 octobre 2026

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                Billets-Vieillir

                 


                Vieillir
                À 96 ans, Clint Eastwood a fait voler en éclats nos illusions rassurantes sur le vieillissement, refusant d’édulcorer une réalité brutale. Lors d’une récente intervention, il a expliqué comment le corps se transforme avec le temps. Les os perdent de leur souplesse, les mouvements ralentissent et une lumière crue peut irriter les yeux. Même respirer peut demander un effort accru. Et ce n’était là qu’un début. Il a abordé, avec sa franchise caractéristique, un sujet que la plupart des gens préfèrent éviter. Il n’a livré aucune platitude réconfortante dépeignant le crépuscule de la vie comme une période de sérénité absolue. Au contraire, il a brossé un tableau brut et sans concession de ce qui se passe à l’approche du centenaire. « La lumière vous fait mal aux yeux, et même respirer peut sembler être une corvée », a admis Eastwood, décrivant la lutte incessante contre un corps qui faiblit. « Le corps ne coopère tout simplement plus comme avant, et chaque pas exige une stratégie. » Il a toutefois souligné que la détérioration des os et des muscles n’est que la partie émergée de l’iceberg. Le véritable fardeau du grand âge est d’ordre émotionnel et psychologique. Une fois passé le cap des quatre-vingt-dix ans, le paysage des relations sociales subit une transformation profonde — et souvent douloureuse. On regarde autour de soi et l’on réalise que la plupart des gens qui nous ont connus dans notre jeunesse — ceux qui partageaient notre histoire, nos complicités et les épreuves de la vie — ont disparu. Le cercle des visages familiers se réduit comme peau de chagrin, le téléphone cesse de sonner et le rythme des jours s’étire péniblement. L’épreuve la plus amère n’est pas la douleur physique, mais l’absence soudaine de quelqu’un qui a vraiment envie de vous écouter. Lorsque le présent devient silencieux et empreint de solitude, l’esprit humain cherche naturellement refuge dans le passé. Eastwood a expliqué que revisiter ses souvenirs n’est pas le signe d’une fragilité mentale, mais une tentative vitale de trouver une continuité dans sa propre existence. C’est pourquoi les personnes âgées répètent souvent les mêmes anecdotes, y ajoutant de petits détails et revenant sans cesse sur des événements passés. Elles ne le font pas pour se vanter ou accaparer la conversation ; elles le font pour s’ancrer dans une réalité où elles étaient actives, aimées et nécessaires. « On se surprend à répéter des histoires, à ajouter des détails, sans pour autant… » « …chercher à convaincre qui que ce soit, mais simplement à ressentir un lien avec quelque chose », a admis Eastwood. « On essaie de transmettre quelque chose à la jeune génération, même lorsqu’on lit l’ennui dans leurs yeux. » Nous vivons dans une culture qui érige la longévité en trophée, félicitant les gens pour le simple fait d’avoir survécu, tout en ignorant totalement la solitude écrasante qui accompagne cette survie. Nous célébrons ce qui brille, ce qui va vite et ce qui est hyperconnecté, ne laissant aucune place au rythme lent et répétitif de la vie des personnes très âgées. Clint Eastwood a beau être un géant du cinéma, ses mots reflètent le vécu de tout nonagénaire anonyme, qu’il s’agisse d’un voisin ou d’un membre de notre famille assis à notre table. Ce sont des bibliothèques vivantes de notre histoire ; ils portent en eux les récits qui ont façonné le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Lorsque nous choisissons de ralentir, de mettre de côté les distractions et de les écouter vraiment, il se produit quelque chose de magique : nous comblons le fossé entre les générations. En fin de compte, les rides sur leurs visages ne sont pas de simples signes de vieillesse ; elles dessinent la magnifique carte d’une vie pleinement vécue. C’est un privilège de s’asseoir à leurs côtés et d’entendre le récit de ce parcours de vie. À 96 ans, Clint Eastwood a partagé une vérité sur le vieillissement qui a invité le monde à la réflexion… car le plus dur, en vieillissant, n’est pas la perte de la force physique, mais la prise de conscience du nombre de personnes et de souvenirs perdus en chemin. Découvrez ce message émouvant avant que le temps ne nous prive de la chance de les écouter vraiment…

                dimanche 4 octobre 2026

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                Billets-Franklin Delano Roosevelt



                Franklin Delano Roosevelt

                Franklin Delano Roosevelt est célébré comme le champion du monde libre, l'homme du miracle économique américain et le grand vainqueur du fascisme. Mais certains oublient systématiquement de préciser un fait majeur. Il a lui-même ouvert des camps de concentration sur le sol américain, sur des critères purement raciaux. Le 19 février 1942, le président des États-Unis signe le décret 9066. D'un simple trait de plume, il ordonne la rafle de 120 000 hommes, femmes et enfants. Leur seul crime : avoir des origines japonaises. Plus de 60 % des personnes raflées étaient des citoyens américains de naissance. Il n'y a eu aucun procès. Aucune preuve de trahison. Aucune enquête individuelle. Le simple fait d'avoir une ascendance japonaise suffisait pour être déchu de tous ses droits constitutionnels. En quelques jours, l'État a liquidé leurs vies. Les familles ont reçu l'ordre de brader leurs maisons, leurs commerces et leurs fermes à des prix dérisoires. Ils ont ensuite été parqués dans des trains sous escorte militaire. Déportés vers dix camps construits dans les zones les plus arides du pays. Des baraquements en simples planches recouvertes de carton goudronné, entourés de barbelés et de miradors. Les témoignages des survivants pulvérisent le récit d'une simple "relocalisation". L'acteur George Takei a été enfermé à l'âge de cinq ans dans le camp de Rohwer. Son souvenir est glaçant : "J'ai vu les barbelés et les hauts miradors. Les mitrailleuses étaient pointées vers l'intérieur, vers nous. C'est là que j'ai compris que nous étions les ennemis." Norman Mineta, futur ministre sous Bill Clinton et George W. Bush, a été raflé avec sa famille pour le camp de Heart Mountain. Il raconte le traumatisme de cette déportation légale : "Je portais mon uniforme de louveteau. Je pleurais en montant dans ce train sous la garde de soldats armés de baïonnettes. Je me demandais pourquoi mon propre pays me faisait ça." À Manzanar, dans le désert californien, les détenus subissaient la canicule puis des nuits glaciales. Jeanne Wakatsuki a documenté cette destruction méthodique de la dignité humaine : "Nous avons été parqués comme des animaux. Le vent soufflait à travers les planches. Mais le pire était les latrines communes, sans aucune cloison. C'était une humiliation quotidienne conçue pour nous briser." La propagande d'État parlait pudiquement de "centres de relocalisation". Mais Roosevelt lui-même connaissait la nature de son projet. Dans des mémos privés, puis publiquement en 1944, le président a assumé l'usage du terme exact : il parlait bien de "camps de concentration". Pendant que l'Amérique envoyait ses soldats mourir en Europe pour détruire la persécution raciale, son propre président parquait ses citoyens derrière des barbelés. Il aura fallu attendre 1988 pour que le gouvernement américain passe aux aveux. Cette déportation de masse n'était justifiée par aucune nécessité militaire. Elle était uniquement motivée par le préjugé racial et l'hystérie politique de l'administration Roosevelt.

                Source : 

                Auguste Bardamu