Dessins de presse
Les Années 70 à Paris
🌆 Les Années 70 à Paris : Une Décennie de Révolutions Douces
Les années 70 à Paris furent une époque de métamorphose, où la ville lumière se réinventa entre utopies, luttes sociales, et effervescence artistique. Après les secousses de Mai 68, la capitale française s’engage dans une nouvelle décennie marquée par la quête de liberté, l’expérimentation et le renouveau urbain.
🎨 Une scène culturelle en pleine ébullition
• Le cinéma d’auteur explose : Des réalisateurs comme Jean-Luc Godard, François Truffaut ou Agnès Varda continuent de bousculer les codes. Les cinémas de quartier, comme le Studio 28 à Montmartre, deviennent des temples du cinéma engagé.
• La musique se diversifie : Tandis que les yéyés s’effacent, Paris vibre au son du rock progressif, du disco et de la chanson contestataire. Des artistes comme Renaud ou Maxime Le Forestier donnent une voix aux jeunes désabusés.
• Les cafés-théâtres et cabarets : Le Café de la Gare ou le Théâtre du Splendid accueillent une nouvelle génération d’humoristes et de comédiens, souvent irrévérencieux, qui marqueront les décennies suivantes.
🧑🎤 Mode et contre-culture
• La rue se transforme en podium : Pattes d’eph, chemises à fleurs, lunettes oversize… Les Parisiens adoptent les codes vestimentaires de la libération individuelle.
• Le Marais renaît : Ce quartier historique, alors en déclin, devient le repaire des artistes, des antiquaires et des communautés LGBTQ+, amorçant sa transformation en haut lieu de la vie culturelle parisienne.
🏙️ Paris en mutation
• Les Halles disparaissent : En 1971, le célèbre marché des Halles est rasé, laissant place au chantier du Forum des Halles, symbole de la modernité controversée.
• Le périphérique s’impose : Inauguré en 1973, le boulevard périphérique redéfinit les contours de la ville, marquant une séparation physique et symbolique entre Paris et sa banlieue.
• Les transports évoluent : Le RER est lancé, facilitant les déplacements entre la capitale et sa couronne, tandis que le métro se modernise avec l’arrivée des rames MF 77.
✊ Luttes et libertés
• Le féminisme s’affirme : Le Mouvement de libération des femmes (MLF) prend racine à Paris, avec des actions spectaculaires comme l’occupation de l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet.
• L’écologie naissante : Les premières préoccupations environnementales émergent, avec des mobilisations contre la pollution urbaine et les projets autoroutiers.
• La jeunesse s’organise : Squats, fanzines, radios libres… Les jeunes Parisiens inventent leurs propres espaces d’expression.
Les années 70 à Paris furent une décennie de contrastes : entre béton et poésie, entre contestation et création. Une époque où la ville, tout en se modernisant, n’a jamais cessé de rêver.
La fin de la liberté d'expression en France
La liberté d'expression n'est plus un droit fondamental en France, c'est devenu un délit.
L'État est aujourd'hui incapable de sécuriser la rue en bas de chez vous, mais il mobilise une énergie effarante pour traquer ce que vous lisez et écrivez sur vos écrans. Le régalien s'est effondré dans le monde réel pour se réinventer en inquisiteur dans le monde virtuel. Chaque jour, les agressions explosent et de nouvelles zones de non-droit apparaissent. Face à une criminalité du quotidien hors de contrôle, la justice, engluée dans ses lenteurs et son idéologie, relâche les multirécidivistes avant même que les plaintes ne soient traitées. L'honnête citoyen est laissé à lui-même. Pour masquer ce naufrage absolu, le pouvoir a trouvé une parade cynique : criminaliser l'opinion. Avec la complicité active de l'Union européenne et de ses nouveaux règlements numériques liberticides, l'administration s'arroge désormais le droit exclusif de décider ce qui est vrai et ce qui est faux. Sous couvert de lutter contre la désinformation ou de protéger les sensibilités, on menace de bloquer des plateformes entières si elles refusent de se soumettre à la doxa officielle. La moindre phrase politiquement incorrecte est judiciarisée, transformant des millions d'internautes en suspects permanents. C'est la signature implacable des bureaucraties aux abois. Un pouvoir qui abandonne son peuple aux mains des délinquants réels, tout en mobilisant ses tribunaux pour traquer des dissidents virtuels, n'est plus un État protecteur. C'est un État censeur qui tente pitoyablement de cacher sa propre capitulation. Le contrôle de vos écrans est devenu l'ultime cache-misère de leur incompétence.Propos recueillis par Frédéric Lewino (Le Point)
Franklin Delano Roosevelt
Franklin Delano Roosevelt est célébré comme le champion du monde libre, l'homme du miracle économique américain et le grand vainqueur du fascisme. Mais certains oublient systématiquement de préciser un fait majeur. Il a lui-même ouvert des camps de concentration sur le sol américain, sur des critères purement raciaux. Le 19 février 1942, le président des États-Unis signe le décret 9066. D'un simple trait de plume, il ordonne la rafle de 120 000 hommes, femmes et enfants. Leur seul crime : avoir des origines japonaises. Plus de 60 % des personnes raflées étaient des citoyens américains de naissance. Il n'y a eu aucun procès. Aucune preuve de trahison. Aucune enquête individuelle. Le simple fait d'avoir une ascendance japonaise suffisait pour être déchu de tous ses droits constitutionnels. En quelques jours, l'État a liquidé leurs vies. Les familles ont reçu l'ordre de brader leurs maisons, leurs commerces et leurs fermes à des prix dérisoires. Ils ont ensuite été parqués dans des trains sous escorte militaire. Déportés vers dix camps construits dans les zones les plus arides du pays. Des baraquements en simples planches recouvertes de carton goudronné, entourés de barbelés et de miradors. Les témoignages des survivants pulvérisent le récit d'une simple "relocalisation". L'acteur George Takei a été enfermé à l'âge de cinq ans dans le camp de Rohwer. Son souvenir est glaçant : "J'ai vu les barbelés et les hauts miradors. Les mitrailleuses étaient pointées vers l'intérieur, vers nous. C'est là que j'ai compris que nous étions les ennemis." Norman Mineta, futur ministre sous Bill Clinton et George W. Bush, a été raflé avec sa famille pour le camp de Heart Mountain. Il raconte le traumatisme de cette déportation légale : "Je portais mon uniforme de louveteau. Je pleurais en montant dans ce train sous la garde de soldats armés de baïonnettes. Je me demandais pourquoi mon propre pays me faisait ça." À Manzanar, dans le désert californien, les détenus subissaient la canicule puis des nuits glaciales. Jeanne Wakatsuki a documenté cette destruction méthodique de la dignité humaine : "Nous avons été parqués comme des animaux. Le vent soufflait à travers les planches. Mais le pire était les latrines communes, sans aucune cloison. C'était une humiliation quotidienne conçue pour nous briser." La propagande d'État parlait pudiquement de "centres de relocalisation". Mais Roosevelt lui-même connaissait la nature de son projet. Dans des mémos privés, puis publiquement en 1944, le président a assumé l'usage du terme exact : il parlait bien de "camps de concentration". Pendant que l'Amérique envoyait ses soldats mourir en Europe pour détruire la persécution raciale, son propre président parquait ses citoyens derrière des barbelés. Il aura fallu attendre 1988 pour que le gouvernement américain passe aux aveux. Cette déportation de masse n'était justifiée par aucune nécessité militaire. Elle était uniquement motivée par le préjugé racial et l'hystérie politique de l'administration Roosevelt.