samedi 21 février 2026

Recettes Chocolats-Gâteau chocolat et épices

 


Gâteau chocolat et épices

Préparation : 20 mn
Cuisson : 1 heure
Pour 6 personnes
250 g de chocolat noir
250 g de beurre + 10 g pour le moule
250 g de sucre en poudre
75 g de farine
3 œufs
1 cuillerée à café de vanille en poudre
2 pincées de cannelle en poudre
2 pincées d’anis vert
2 pincées de cardamome
2 cuillerées à soupe de rhum ambré
Sucre glace
1. Cassez le chocolat en petits morceaux. Coupez le beurre en morceaux. Versez ½ verre d’eau dans une casserole. Ajoutez le sucre et mélangez. Faites chauffer en délayant à la spatule. Lorsque le sirop de sucre est à ébullition, ajoutez le chocolat puis le beurre. Baissez le feu et mélangez bien. Éteignez le feu.
2. Préchauffez le four à 170 °C (th. 5-6).
3. Versez la farine dans un saladier, incorporez 1 œuf entier puis les 2 autres œufs, un par un, en mélangeant bien. Ajoutez la vanille, les épices et le rhum. Versez cette préparation sur le chocolat au beurre et remuez vigoureusement.
4. Tapissez le fond d’un moule rectangulaire de papier sulfurisé. Beurrez ce papier. Versez la pâte dans le moule.
5. Posez le moule rempli dans un récipient plus grand à demi plein d’eau chaude. Faites cuire au four au bain-marie pendant 1 heure. Laissez refroidir puis démoulez et saupoudrez à volonté de sucre glace mélangé à un peu de cannelle.

Dégustez le pavé le lendemain : il n’en sera que meilleur.

Recettes Chocolats-Muffins au chocolat


Muffins au chocolat

Préparation : 20 mn
Cuisson : 10 à 15 mn
Pour 12 muffins environ
50 g de beurre
50 g de chocolat noir
100 g de sucre en poudre
2 œufs
10 cl de lait
200 g de farine
1 pincée de sel
2 cuillerées à café rases de levure chimique
50 g de pépites de chocolat
1. Laissez ramollir le beurre à température ambiante. Faites fondre le chocolat noir au bain-marie.
2. Dans un saladier, fouettez le beurre avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Incorporez progressivement les œufs, le lait préalablement tiédi et le chocolat fondu.
3. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
4. Dans une terrine, mélangez la farine avec le sel et la levure. Incorporez peu à peu ce mélange à la préparation au chocolat. Ajoutez les pépites de chocolat.
5. Versez la pâte dans des moules à muffins. Faites cuire au four pendant 10 à 15 minutes.
6. Servez les muffins tièdes.

Conseil
Proposez ces muffins avec une boule de glace à la vanille ou une salade de fruits.

 

Recettes Chocolats-Mousse au chocolat

    


Mousse au chocolat 

Préparation : 15 mn
Réfrigération : 5 heures
Cuisson : sans
Pour 6 personnes
300 g de chocolat noir ou au lait
3 cuillerées à soupe de lait
6 œufs
1. Dans une casserole, cassez le chocolat en petits morceaux, ajoutez le lait et faites fondre à feu doux.
2. Pendant ce temps, séparez les blancs des jaunes : mettez les blancs dans un grand saladier et gardez les jaunes dans les coquilles.
3. Dès que le chocolat est fondu, retirez-le du feu et incorporez les jaunes 1 à 1 en mélangeant vigoureusement avec une cuillère en bois.
4. Battez les blancs en neige ferme et incorporez-les délicatement au chocolat à l’aide d’une fourchette en remuant de bas en haut.
5. Lorsque la mousse est homogène, versez-la dans un saladier, couvrez d’un film alimentaire et réservez au réfrigérateur au moins 5 heures.

Recettes Anti-cholestérol-Endives braisées au pamplemousse

 


Endives braisées au pamplemousse


Préparation : 15 mn
Cuisson : 40 mn
Pour 4 personnes
800 g d’endives
2 pamplemousses roses
½ cuillerée à café de curry
1cuillerée à café de sucre
Sel et poivre

1. Coupez 1 pamplemousse en deux et pressez-le. Coupez les endives en deux parallèlement à la longueur et recoupez-les en morceaux de 3 cm d’épaisseur.
2. Mettez les endives dans une sauteuse à revêtement antiadhésif et poudrez-les de curry et de sucre. Salez, poivrez, arrosez-les avec le jus de pamplemousse et mélangez. Couvrez et laissez cuire à feu très doux 40 minutes.
3. Mélangez de temps en temps en veillant à ce que les légumes n’attachent pas.
Pendant ce temps, pelez le second pamplemousse à vif, et recueillir le jus. Détachez la pulpe en ôtant toutes les membranes.
4. Lorsque les endives sont tendres et on pris une teinte dorée, ajoutez la pulpe de pamplemousse et le jus recueilli. Mélangez délicatement et laissez chauffer 1 minute.
5. Versez dans un plat et servez chaud.


Parfaitement diététique, ce plat ne vous apportera ni cholestérol, ni acides gras saturés.

Pratiquement aucun épluchage et rien à retirer : ce sont les qualités bien appréciables de l’endive. Coupez-la simplement dans le sens de la hauteur et passez chaque moitié rapidement sous un jet d’eau froide. Ne laissez pas les feuilles dans l’eau, elles perdent ainsi minéraux et vitamines.


Ce légume se prête à de multiples variations culinaires, dans des salades composées avec mâche, frisée, cerneaux de noix, dés de pomme, de nèfle, betterave etc., cuit à la vapeur ou à l’étouffée, pour accompagner plats de viande ou de poisson, ou enrobées d’une tranche de jambon.


Par portion
78 kcal – 326 kj
Protides : 3 g
Lipides : 0.25 g
Glucides : 16 g
Acides gras saturés : 0 g
Cholestérol : 0 g


Recettes Anti-cholestérol-Soupe aux carottes et au céleri-rave

 


Soupe aux carottes et au céleri-rave


Préparation : 15 mn
Cuisson : 35 mn 

Pour 4 personnes 
600 g de carottes
400 g de céleri-rave
1cuillerée à café de sucre
Sel et poivre

1. Versez 1 litre d’eau dans une casserole. Salez et portez à ébullition.
2. Pendant ce temps, grattez les carottes, coupez-les en quatre et recoupez-les en morceaux. Jetez-les dans l’eau bouillante.
3. Pelez le céleri et coupez-le en tranches de 1 cm d’épaisseur. Ajoutez-les aux carottes. Couvrez et laissez cuire 30 minutes à partir de la reprise de l’ébullition, jusqu’à ce que les carottes soient juste cuites.
4. Mixez le contenu de la casserole. Ajoutez le sucre et du poivre, puis mélangez.
Versez dans les bols et servez chaud.


Cette soupe riche en bêtacarotène et parfaitement diététique est recommandée pour les régimes anti-cholestérol.


L'apport énergétique de la carotte crue est de 31 kilocalories par 100 g. Contient 90 % d'eau, 1 % de protéines, 0,2 % de lipides et jusqu'à 4,5 % de sucre. Les carottes sont riches en Bétacarotène (provitamine A). Avec 25 g on couvre plus de la moitié du besoin quotidien de vitamine A). La teneur moyenne en vitamine C est de 7 mg par 100 g. Elle contient aussi de la vitamine B1 et B2.


Les minéraux apportés sont principalement du calcium, magnésium, potassium et fer. La teneur en fibres alimentaires est importante. Celles-ci sont composées en majorité de pectine et de cellulose.


Par portion
112 kcal – 468 kj
Protides : 3.8 g
Lipides : 0.6 g
Glucides : 23 g
Acides gras saturés : 0 g
Cholestérol : 0 g



Recettes Okinawa-Sablés aux flocons d’avoine

    


Sablés aux flocons d’avoine

Préparation : 15 mn 
Cuisson : 15 mn 
Pour 8 personnes 
2 poignées de flocons d’avoine 
250 g de farine à pain de campagne 
150 g de sucre 
2 œufs 
6 cuillerées à soupe d’huile (ou d’arachide plus neutre) 
3 cuillerées à soupe d’eau de fleur d’oranger 
Préchauffez le four à 175°C (th. 6). 
1. Dans une jatte, battez les œufs et le sucre, puis ajoutez l’huile. Graissez une plaque en étalant l’huile avec du papier absorbant. 
2. Fouettez le mélange œufs-huile. Ajoutez la farine, les flocons d’avoine et l’eau de fleur d’oranger. Remuez avec une cuillère en bois afin de bien amalgamer les éléments. Rajoutez un peu d’eau de fleur d’oranger si besoin.
3. Prélevez de petites boules de pâte, posez-les sur la plaque en les espaçant. Glissez la plaque au four et faites cuire de 8 à 10 minutes selon la grosseur des biscuits. Décollez-les au sortir du four et attendez qu’ils aient totalement refroidi avant de les déguster. Ces biscuits se conservent très bien quelque temps. 

En Équateur et à Okinawa, les céréales sont largement consommées. Elles sont sources de protéines végétales, de bons acides gras et de glucides lents (encore appelés index glycémique bas). Les flocons d’avoine sont peu raffinés, et donc riches en vitamines B et E. L'avoine a été consommée par l'homme depuis des milliers d'années. 

L'intérêt pour l'avoine comme aliment bénéfique pour la santé s'est accru depuis les années 1990. En effet, de nombreuses études ont démontré qu'une fibre particulière de l'avoine - le bêta-glucane - a des propriétés régulatrices sur la glycémie et également sur le taux de cholestérol sanguin. De plus les protéines de l'avoine, riches en tryptophane, participent à la production de sérotonine et mélatonine chez l'humain. Les lipides possèdent un taux important de galactolipides, qui pourraient avoir un effet bénéfique sur notre système nerveux. Enfin, l'avoine contient de nombreux antioxydants comme les avénanthramides, les tocophérols et les tocotriénols.

Infos santé : Kiné Ostéo-Les avantages du portage

 


Les avantages du portage

La venue au monde d’un bébé change considérablement notre rythme de vie puisque ce nouvel être dépend à 100% de nous. Son devenir est entre nos mains. Cependant, comment concilier le nouveau rôle de parents tout en poursuivant les tâches ménagères et les obligations au travail pour payer les comptes? Ce nouveau bébé demande beaucoup d’attention et donne parfois l’impression aux parents de manquer de temps. Plusieurs parents vont déposer le bébé dans une bassinnette ou dans une balançoire afin d’avoir les mains libres et ainsi pouvoir effectuer leurs tâches quotidiennes. Mais le problème que les professionnels de la santé constatent est que, plus le bébé est placé sur le dos, plus les chances qu’il a de développer une plagiocéphalie sont grandes.

Qu’est-ce qu’une plagiocéphalie ? La plagiocéphalie est un terme médical pour désigner le phénomène d’aplatissement de la partie postérieure de la tête chez certains bébés. L'incidence des plagiocéphalies, qu'elles soient uni ou bilatéraux, a augmenté d'une manière impressionnante depuis la publication en 1992 des résultats d'une enquête multinationale qui étudiait la relation entre la position du nourrisson pendant le sommeil et la fréquence du syndrome de la mort subite. Suite à cette publication, les services de la santé publique américaine ont initié la "Back to sleep campaign" qui recommandait que les nourrissons soient installés uniquement en position couchée sur le dos lors du sommeil. Or, comme les os du crâne d’un bébé ne sont pas fusionnés à la naissance et qu’ils sont très malléables, ils ont tendance à se déformer s’ils sont soumis à une pression externe fréquente et soutenue. Comme il est fortement déconseillé de coucher un bébé sur le ventre pour éviter la mort subite du nourrisson, les parents doivent coucher le bébé sur le dos pour sa sécurité. Mais étant donné la fragilité du crâne d’un bébé, la pression exercée par le matelas contre l’arrière de la tête du bébé est suffisante, à long terme, pour déformer les os du crâne d’un bébé et causer un aplatissement de la partie postérieure de la tête. Pour prévenir la plagiocéphalie, il est recommandé de placer le bébé sur le ventre lorsqu’il est éveillé, avec supervision, dès que la cicatrice de son nombril est guérit. Ceci favorisera en même temps le développement de la musculature cervicale.

Entre 10 et 14% des bébés présentent une plagiocéphalie selon l'étude d'une équipe de chercheurs de la Harvard Medical School, que l’on peut le lire dans le numéro de décembre 2002 de la revue Pediatrics Ce nombre assez élevé de bébé qui présente un aplatissement à l’arrière de la tête est souvent dû au fait que le bébé est déposé sans arrêt dans la balançoire, dans la bassinnette, dans le siège d’automobile, … pour que les parents puisque continuer leurs tâches quotidiennes. C’est pour cette raison à mon avis, que le portage devient indispensable.

Qu’est-ce que le portage de bébé ? Le portage est une méthode ancestrale pour transporter le bébé, encore pratiquée aujourd'hui de façon traditionnelle dans la plupart des cultures aborigènes. Elle consiste à emmailloter le bébé contre soi à l'aide de tissus plutôt que de le déposer. Cette façon de faire permet aux parents de vaquer à leurs occupations quotidiennes tout en continuant de répondre aux besoins de leur bébé et en étant assurés de sa sécurité. Cette écharpe d’environ 4,80 mètres X 50 cm que l’on insère sur soi et dans laquelle on dépose le bébé pour faciliter nos déplacements avec bébé. Il existe différente façon de déposer le bébé dans l’écharpe. Celui-ci peut être déposé en position de berceau, face à soi, face aux autres, … Le portage peut servir de la naissance du bébé jusqu’à ce qu’il ait atteint le poids de 35 livres. Son ergonomie permet de porter le bébé pendant des heures sans ressentir le poids de l’enfant puisque l’écharpe distribue adéquatement le poids sur les épaules, le dos et les hanches.

Le portage présente de multiples avantages. D’abord, il permet d’offrir au bébé un support sécuritaire et confortable dans lequel l’arrière de sa tête ne subit pas de pression. Les parents peuvent donc vaquer à leurs occupations normales en ayant les deux mains libres pendant que le bébé se repose confortablement comme s’il était dans vos bras. Cela prévient donc les risques de développer une plagiocéphalie et dans ce sens, toutes les nouvelles mamans devraient avoir le privilège de connaître le portage.

Ensuite, il permet au bébé de se retrouver collé contre sa mère ou son père. L’importance du contact du bébé avec ses parents est fondamentale, surtout à cet âge. Le contact étroit avec les parents favorise le développement tant socio-affectif, que psychomoteur, que neurologique du bébé. Le portage permet la continuité du lien particulier et extraordinaire entre la maman et le bébé alors qu’il était en elle Une des raisons les plus fréquentes qui expliquent que les bébés pleurent est ce manque de contact entre le bébé et la maman. Avez-vous déjà remarqué que nous sommes les seules mammifères terrestres qui gardons nos nouveau-nés éloignés de nous. Tous les mammifères gardent leurs bébés constamment collés sur eux pour leur sécurité et leur survie dans la nature. Alors, lorsque les bébés veulent retrouver ce contact essentiel, ils pleurent et immédiatement, les parents se précipitent dans la chambre du bébé pour vérifier ce qui ne va pas. Donc, le portage permet se rapprochement entre les parents et le bébé et vous constaterez qu’un bébé qui pleure sans cesse arrête souvent de pleurer lorsqu’on le place dans le portage. Le portage réduit ainsi les pleurs et facilite le sommeil du bébé. Selon une étude parue dans la revue Pediatrics en 1996, Le portage réduit les pleurs et l'agitation de 43% le jour et 51% la nuit.

Le portage possède comme autres avantages d’aider à diminuer les coliques. En position verticale, le portage facilite la digestion, favorise les rots, évite les reflux et diminue les coliques du nourrisson. Cette position favorise le développement précoce du sens de l'équilibre, contribue au développement des muscles du cou et dorsaux et de tous les aspects de la psychomotricité. Il permet également des économies financières car vous pouvez vous déplacer partout avec votre bébé pour une somme minime considérant les sommes importantes que représentent les balançoires, les poussettes, les porte-bébés commerciaux, ….

Le portage permet également d’allaiter en toute discrétion L’écharpe se traîne facilement, ne prend pas de place et peut être rangée dans le sac à couche. Finalement, le portage permet aux parents de rester actifs, de marcher pour maintenir un poids santé tout en gardant le bébé près d’eux. En tant que physiothérapeute et ostéopathe, je recommande le portage à toutes les mamans.

Vous pouvez vous procurer ces écharpes de portage dans différents magasins pour bébé. 


Source Sébastien Plante, ostéopathe

Recettes Bourguignonnes-Gougère

    



Gougère

Préparation : 15 mn
Cuisson : 30 mn
Pour 6 personnes
5 œufs
125 g d’emmenthal râpé
125 g de farine tamisée
75 g de beurre + 10 g pour la plaque
1 pincée de noix muscade
Sel
Poivre du moulin
1. Dans une casserole, versez 25 cl d’eau, ajoutez le beurre coupé en morceaux, 1 cuillerée à café de sel et 1 pincée de poivre. Portez à ébullition sur feu pas trop vif afin d’éviter une trop forte évaporation du liquide. Lorsque le beurre est totalement fondu, ôtez la casserole du feu et incorporez-y la farine d’un seul coup tout en remuant vivement à l’aide d’une cuillère en bois.
2. Remettez la casserole sur feu doux et travaillez la pâte sans cesse jusqu’à ce qu’elle se détache des parois de la casserole et forme une boule homogène.
3. Préchauffez le four à 200 °C (th. 6).
4. Hors du feu, cassez 1 œuf dans la casserole et incorporez-le longuement à la pâte. Procédez de la même façon pour 2 autres œufs.
5. Cassez un quatrième œuf dans un bol et battez-le doucement à la fourchette. Incorporez-le par petites cuillerées à la pâte jusqu’à ce qu’elle soit ferme sans être dure et surtout pas coulante.
6. Ajoutez à la pâte la noix muscade et le fromage râpé. Beurrez une plaque à pâtisserie. Déposez la pâte en couronne à l’aide d’une cuillère. Dorez à l’œuf battu.
7. Faites cuire au four 25 minutes, puis 5 minutes encore en maintenant la porte du four entrouverte. Servez aussitôt avec une salade verte.

Infos nutrition 
Par portion environ :
340 kcal
Protides : 16 g
Lipides : 24 g
Glucides : 15 g


Recettes Bourguignonnes-Salade de pissenlits

  


Salade de pissenlits

Préparation : 15 mn
Cuisson : 10 mn
Pour 6 personnes
300 g de pissenlits des prés
125 g de lardons fumés
3 œufs
2 échalotes
½ gousse d’ail
1 cuillerée à café de moutarde
5 cuillerées à soupe de vinaigre
5 cuillerées à soupe d’huile
Sel
Poivre du moulin
1. Dans une casserole faites cuire les œufs 10 minutes.
2. Épluchez, lavez et séchez les pissenlits. Écalez, puis coupez en morceaux les œufs durs. Pelez et hachez les échalotes et l’ail.
3. Dans un saladier, délayez la moutarde avec le vinaigre, puis ajoutez petit à petit 3 cuillerées à soupe d’huile en tournant vivement. Salez, poivrez, ajoutez les échalotes, l’ail et les œufs. Recouvrez de pissenlits.
4. Dans une poêle, faites frire les lardons dans 2 cuillerées à soupe d’huile. Versez-les sur la salade et mélangez. Servez immédiatement.

Infos nutrition 
Par portion environ :
277 kcal
Protides : 8 g
Lipides : 25 g
Glucides : 5 g

Infos santé : Kiné Ostéo-Quand consulter un ostéopathe pour son bébé

 



Quand consulter un ostéopathe pour son bébé

L’ostéopathie est une profession de plus en plus courue pour le traitement des bébés et des enfants. L’ostéopathie est une forme de médecine douce ou alternative et se distingue par son approche globale de l’individu. L’ostéopathe parvient, à l’aide de techniques manuelles bien appliquées, à rétablir un bon nombre de malaises chez le nouveau-né ou l’enfant tels que les torticolis, les problèmes de régurgitation, les coliques, les crampes intestinales, les pleurs incessants, les troubles du sommeil et les phénomènes d’agitation. Mais est-ce que l’ostéopathie est nécessaire chez tous les bébés et tous les enfants ?

L’être humain a été conçu à la perfection dans les moindres petits détails. L’accouchement n’y fait pas exception puisqu’il représente le moment le plus important de notre vie. Donner naissance est l’acte le plus naturel qui soit mais ce moment est parfois insécurisant puisque la femme enceinte entreprend une expérience nouvelle. La sécurité d’avoir effectué tout ce qu’il fallait pour assurer un développement normal de son bébé est souvent une préoccupation de la femme enceinte. À l’heure actuelle où l’ostéopathie est de plus en plus courue due à ses bienfaits considérables, les femmes sont parfois portées d’embler à consulter un ostéopathe afin de s’assurer qu’il n’y ait aucune lésion chez le nouveau-né. Ce besoin absolu de faire examiner son bébé par un ostéopathe est souvent relié à un sentiment d’insécurité d’un des parents et ne représente pas une nécessité.

Lorsque le bébé est prêt à naître, il se produit un réflexe automatique via les relais du système nerveux central qui déclenche les contractions normales de l’utérus pour favoriser la poussée du bébé dans les voies vaginales. La laxité ligamentaire du bassin fait en sorte que le diamètre du petit bassin s’élargit pour faciliter le passage du bébé. Les sutures du crâne, n’étant pas fusionnées chez le nouveau-né, se chevauchent pour diminuer également le diamètre du crâne et permettre un accouchement tout à fait naturel. Il n’y a donc aucune indication à procéder systématiquement à un examen ostéopathique chez le nouveau-né si tout se déroule normalement et si le bébé ne présente pas de symptôme particulier.

Cependant, il se peut que l’accouchement ne se déroule pas toujours comme vous l’auriez souhaité. À l’heure actuelle, les femmes vivent une charge de stress beaucoup plus importante depuis les dernières années et sont parfois mal préparées pour cet événement si important. Donc, la douleur et la peur font qu’elles se crispent, augmentant ainsi les efforts que le bébé doit faire pour sortir. N’y parvenant pas toujours, on utilise parfois les forceps ou la ventouse pour tirer le bébé hors des voies vaginales de la maman. À ce moment, des compressions indésirables peuvent survenir soit au sacrum ou au crâne du bébé et causer des dysfonctions. Les symptômes peuvent être très variables tels que : torticolis, régurgitation, colite, otite, pleur incessant due à la douleur, problème visuel, crampe abdominale, … Lorsque de tels symptômes sont présents, il est alors recommandé de consulter en ostéopathie. L’application de techniques crâniennes bien effectuées permettra souvent au bébé de retrouver une santé optimale en quelques séances seulement. Si les contractions ont été déclenchées par l’injection d’oxytocine, une consultation en ostéopathie est également recommandée. Cette recommandation s’applique également aux bébés nés par césarienne lors de complications.


Il arrive lors de naissances compliquées, qu’un os du crâne puisse être resté comprimé ou qu’une suture crânienne puisse être restée imbriquée. Cela pourra éventuellement mener aux diverses complications énumérées plus haut. Dans ces cas, l’ostéopathe spécialisé auprès des enfants pourra vérifier l’intégrité du crâne et la motilité des os du crâne. De plus, il faut s’assurer que les fonctions oraux-faciales de base soient adéquates, telles que la succion, la déglutition et la respiration. Il y a beaucoup de nerfs et de vaisseaux sanguins qui émergent par les différents trous de la base du crâne et qui sont responsables de l’innervation et de la vascularisation de la tête, du visage, du cou, des membres supérieurs, du thorax et des viscères.

Si vous n’avez pas eu l’occasion de faire voir votre enfant par un ostéopathe pour quelques raisons que ce soient et que celui-ci avait eu des complications à sa naissance, il n’est jamais trop tard pour consulter en ostéopathie. Même si les os du crâne se fusionnent à l’âge adulte, il persiste tout de même une certaine malléabilité que l’ostéopathe nomme motilité. Le terme motilité signifie « capacité d’une structure ou d’un organe à se mouvoir par lui-même ». La motilité représente la vitalité dans cette structure ou organe. Elle peut être perçue lors du ressenti palpatoire par l’ostéopathe. Même si l’interprétation de cette perception de motilité des os du crâne reste discutable, l’ostéopathe peut percevoir différentes densités ou certains ralentissements qui le guideront vers une région à traiter. À l’heure actuelle, il ne fait maintenant aucun doute qu’en libérant certaines sutures et orifices crâniens, l’ostéopathe parvient à soulager et enrayer plusieurs symptômes et douleurs chroniques au niveau de la tête, du cou, du dos, des membres supérieurs et des viscères. Ces manœuvres crâniennes provoquent un effet vasculaire, neurologique et énergétique très important dont les bienfaits sont incontestables. C’est pour cette raison que de plus en plus de médecins dirigent leurs patients en ostéopathie lorsque des symptômes apparaissent.


Source Sébastien Plante, ostéopathe

Billets-La Méthode



Edgar Morin, La Méthode

 "Le problème n'est pas que vous n'ayez pas été éduqué. Le problème est que vous avez été éduqué juste assez pour croire ce qu'on vous a enseigné, mais pas assez pour remettre en cause tout ce qu'on vous a dit."


Dessins de presse

 


Dessins de presse

Dessins de presse

 


Dessins de presse

Dessins de presse

 


Dessins de presse

Dessins de presse

 


Dessins de presse

vendredi 20 février 2026

Photos-Kevin Carter


Kevin Carter (1960 - 1994) 

Voyage au bout de l'enfer, autopsie d'un suicide

Ce 27 juillet 1994, seul dans ta voiture et au milieu du désert, ta décision était faite.
Sitôt écrit ce dernier mot à laisser aux Absents, tu romprais les amarres. Tu partirais.
Cette fois-ci pour un aller simple, sans le téléobjectif ni le moindre effet encombrant. Ni parafe autorisant mission ni cartes, boussole et les appréhensions de te fourvoyer à nouveau dans le chemin de l'enfer.

Tu partirais vers un monde que ta conscience, et seule ta conscience, permettait d’appréhender comme étant salutaire. Abstrait du mal enduré, intenable, mettant un terme à ton ordalie, à l’inconfort de cette situation où tu perdais certitudes et repères. Et quoiqu’il en soit, un monde qui serait sans faim. Ni fin. Ni guerres.


La mort a dû te fasciner depuis longtemps. Sourdement, sans que tu aies pu le soupçonner. 

Tu la côtoyais de si près partout où tu te déplaçais pour en « voler » des images. De Johannesburg à Darfour, dans les ghettos, sur les chemins de l’exode et des errances, dans l’enfer des haines ethniques et des guerres, la fumée et le feu des bûchers, sur les charniers comme dans la solitude et la détresses des faméliques devenus tes familiers. Mais aussi, et peut-être plus qu’ailleurs, dans des contrées apparemment moins sauvages, plus humanisées, apparemment. Dans l’indifférence de ceux qui voient et laissent faire, ceux qui savent et haussent les épaules, ceux qui ne voient plus et ne voudraient plus rien voir, ceux qui vous diraient, citant le bon sens de l’absurde : « Est-ce que l’Humanité était au programme de la création» ?

Au fil de tes obligations professionnelles, lesquelles aussi étaient des moments d'escapade vers l'enfer des uns et des autres, par giclées de caméra-mitrailleuse focalisée sur l'inhumain, l'atroce,



les horreurs inédites, ta caméra qui raccompagnait tantôt, et tantôt achevait, t'avait permis d'avoir un certain avant-goût de la mort. C’était à la fois âcre et titillant.
Il te fallait maintenant vider d'un trait la dernière coupe pour basculer instantanément, une fois pour toutes, dans la certitude. Tu ne seras plus.

Tant d'images interposées entre les laissés-pour-compte et les Absents, surtout celles qui restent en travers des cils et du gosier t'avaient viscéralement marqué.
Et dans le dédale du doute, quand des doigts s'étaient élevés pour vouer au pilori certains "tricheurs de l'humanitaire", même s'il était injuste de te sentir viscéralement concerné, à tant valser entre ces deux mondes, celui des voyeurs et celui du militant, tu aurais préféré battre en retraite, laissant à nu le militant et accourant au secours du voyeur. 


Mais quoiqu'on eût pu dire, Kevin, tu étais surtout d'un autre monde et d'une cause inaltérable.

Aux côtés des laissés-pour-compte, les sous-humains, ceux qui sont livrés à la plus haute des solitudes, les élus de toutes les misères, et dont bon nombre, à la faveur de notre absence et nos bons alibis, ne mettent pas beaucoup de temps pour

s'en délivrer. Tous ceux que tu as pu raccompagner, dans tel ou tel instantanés de leur lente ou brève agonie, tous ceux que tu as pu saisir dans tel ou tel traquenard du photographe ou de leurs bourreaux, tous ceux avec qui tu as erré à la recherche d'une goutte d'eau ou de quelque racine à se mettre sous la dent, ne t'avaient jamais quitté.

Et bien davantage ceux qui auraient pu te reprocher un certain zèle de professionnel. De les serrer de si près, les tiens, de te battre pied à pied avec les vautours autour, ils en seraient arrivés à confondre charognard et photographe. C'était en tous cas la sentence de certains juges, dont le plus implacable n'aurait été autre que toi-même, quand il a fallu comparaître devant ce tribunal d'inquisition. Celui des autres et celui de soi. Et tu avais beau plaider pro domo la belle cause, juge et partie que tu étais, tu ne pouvais disculper le photographe, le reléguant sans appel au banc des charognards.



Photo Greg Marinovich Sweto le 15/09/1990 - Prix Pulitzer 1991

Oh! qu'importe! les laissés-pour-compte seraient dédommagés d'une gloire posthume assurée. Et qui mieux, inespérée. Et puis il fallait songer aussi au pain des vivants. Les tirages qui peinent, les caissettes à renflouer, la courbe des invendus . Sans cette manne des guerres salutaires et les non moins salutaires famines, en Afrique et ailleurs, l'ailleurs et l'Afrique ce serait nous en place qui l'offririons. 

Cela, en appui du jugement que tu prononçais contre toi-même, était le verdict de ceux qui dénonçaient l'affairisme de l'humanitaire. La photo choc ne rapporte rien à ceux qui crèvent et ceux qui sont appelés à crever. A l'audimat des grands médias par contre, oui. Au tirage des feuilles de choux à sensations, aux caisses des rentiers de l'info qu'il faut constamment renflouer, aux frissons des résidents et présidents des Circus Maximus dans la société du spectacle et des loisirs, oui. Et au delà de toutes les estimations.

Mais, va quand même, Kevin!
Tout cela est loin derrière toi maintenant. Car à l'heure où tu as fini ce mot d'adieu, il ne te reste plus qu'à franchir le dernier pas. Avec un peu chance, écris-tu, tu pourrais retrouver Ken.

Ken. Tué d’un feu ami, nous dit-on, dans une localité de la banlieue de Johannesburg.

Était-ce vraiment lui, parti trois mois plus tôt, qui t'aurait télégraphié telle invitation? Il n'était

pas engoué pour son voyage ni le moindrement pressé de partir. Mais sans trop savoir comment on lui avait offert son aller simple. Et du coup, sans prévenir ni faire d'adieux, il t'avait laissé seul au désert. "Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé !" Ce matin encore, tout autour de toi le désert en résonnait. 

Mais même si cela n'annulera pas ce qui est de longue date accompli et scellé, tu avais tort de penser seulement à Ken. Tu n'aurais pas dû te plier à sa voix, aussi irréfragable fût son appel. Tu as fait beaucoup de peines aux amis que tu ne soupçonnais pas, plus nombreux de part le monde, désormais un peu plus esseulés après toi. 


Mais va quand même. Les dés comme le mektoub sont scellés. Et la messe est dite.

Et puis Ken n'aurait été qu'une voix. Celle du ténor peut-être, mais juste une voix qui ne couvrirait ni n'éclipserait le chœur. Outre le juge que tu t'étais érigé de toi-même pour prononcer la sentence d'un cas de conscience, et rangé à côté d'autres inquisiteurs ingérant le poison de ta consécration, jugée imméritée, il y avait aussi la traîtrise des frères de sang, la boue venant de journaux saintes-nitouches, les uns et les autres te balançant ainsi dans leur sac à ordures, pour te raffermir encore dans ton ultime choix.
Peu importe! Magnanime, sans rancune aucune, dans cet ultime choix tu leur offrirais sous peu ton propre cadavre qu'ils dépèceraient des jours et des semaines durant.


Il y avait aussi le chœur des revenants. 

Ceux qui te harcelaient à des heures indues, alors que tu tentais de chercher dans le sommeil un abri. Ceux-là même que tu raccompagnais, qui ne demandaient plus rien à personne, ni pitié ni assistance, rien de rien, si ce n'est le droit de mourir au moins comme les hommes, seuls ou avec les leurs, mais dignement. 


Qui d'eux tous t'aurait le mieux subjugué?
Ce ver nu et gringalet qui mourait d'inanition, d'aucuns



liraient une autre appétence, et cherchait un semblant de salut à boire à même la vache l'urine apaisant sa soif? Ce damné qu'on brûlait sur le bûcher de la haine ethnique et qui, enchaîné ou anesthésié par le supplice flambait vaillamment et fumait? Cet

enfant qui rampait à quatre pattes derrière l' âme secourable escomptée et ne cessait d'espérer quand bien même le secours indifférent hâtait ses pas loin devant lui? Ces squelettes qui conservaient encore une mince bande de peau adhésive, recroquevillés sur eux, incapables même de chasser les mouches qui trouvaient dans ces intouchables une manne pour se nourrir? Cet enfant dégarni, sans fesses, pas même une, juste une mince planche à la verticale dressée sur deux dents de fourche pointues, dont le dos strié par les côtes saillantes ressemble, et c'est peu dire, au cliché d'une radioscopie, et qui peinait à supporter entre les épaules sa lourde tête?

Ou fût-ce le corbeau maudit que tu n'aurais vu qu'aviné, étourdi?
La cerise sur le gâteau, qui t'a valu la gloire, la consécration? L'oiseau de malheur venu posant pour l'immortalité de cette image, sans oublier de demander à bon droit qu'on lui cède sa basse venaison, entamant pour le délire des sens et la fin de la faim son compte à rebours. Et, indulgent, t'offrant si gracieusement la belle part du cadavre?

Non, c'était elle qui t'aurait appelé.
Cette enfant qui n'en pouvait plus, à tant l'attendre la fin, et qui chavirait, ivre de lassitude, le visage contre la terre qui ne s'ouvrirait pas pour l'accueillir.
Si l'on en juge par l'aplomb du charognard à l'affût.

Allez, va quand même, Kevin.
Loin de ton téléobjectif mais à tes côtés quand même, plus jamais ils ne verront l'enfer ces anges que tu as rejoints là-haut.


Le cliché qui valut au photographe le prix Pulitzer en 1994.
(Ayod - Sud Soudan - 1993)

Voici ce qu'on peut lire sur les carnets laissés par le photographe au sujet de la fillette et du corbeau: "à environ 300 mètres du centre d'Ayod, j'ai croisé une toute petite fille au bord de l'inanition qui tentait d'atteindre le centre d'alimentation. Elle était si faible qu'elle ne pouvait faire plus d'un ou deux pas à la fois, retombant régulièrement sur son derrière, cherchant désespérément à se protéger du soleil brûlant en se couvrant la tête de ses mains squelettiques. Puis elle se remettait péniblement sur ses pieds pour une nouvelle tentative, gémissant doucement de sa petite voix aiguë. 


Bouleversé, je me retranchai une fois de plus derrière la mécanique de mon travail, photographiant ses mouvements douloureux. Soudain la petite bascula en avant, son visage plaqué dans la poussière. Mon champ de vision étant limité à celui de mon téléobjectif, je n'ai pas tout de suite remarqué le vol des vautours qui se rapprochaient, jusqu'à ce que l'un d'eux se pose, apparaissant dans mon viseur. J'ai déclenché, puis j'ai chassé l'oiseau d'un coup de pied. Un cri montait en moi. J'avais dû parcourir 1 ou 2 kilomètres depuis le village avant de m'écrouler en larmes. " Kevin Carter (Mini bio du photographe) - source de ce texte.

Dans la note de suicide que Kevin a laissée on peut lire au sujet de l'ami assaissiné trois mois plus tôt: "Si je suis très chanceux, je vais retrouver Ken"

Kevin Carter s'était donné la mort à un moment de dépression. Les atrocités dont il fut témoin, la mort d'un ami assassiné et les critiques acerbes dont il fit l'objet après sa récompense du prix Pulitzer étaient aux origines de cette fin tragique.

Source: amhed amri (amriahmed.blogspot.com)
 


A voir également

http://monblog75.blogspot.fr/2013/11/photos-lhistoire-du-bang-bang-club.html

jeudi 19 février 2026

Photos-Kevin Carter

 


Kevin Carter "Le poids d’une image"

Le Sud-Africain Kevin Carter est âgé de 33 ans quand il entre dans l'histoire du photojournalisme avec cette image. Depuis plusieurs années déjà, il travaille comme photoreporter, notamment au sein du Bang-Bang Club, association de quatre photographes qui ont documenté la transition de l'Afrique du Sud à la fin de l'apartheid.
En mars 1993, accompagné d'un membre du Bang-Bang Club, Joao Silva, Kevin Carter se rend au Soudan pour enquêter sur la guerre civile et la famine qui frappe le pays. Avec d'autres photographes, il arrive dans le village d'Ayod. Il tombe sur un enfant squelettique qui se traîne péniblement jusqu'au centre d'approvisionnement alimentaire voisin.

  • Soudain, un vautour se pose derrière l'enfant
Soudain, un vautour vient se poser derrière lui. Carter a devant lui un symbole fort de la misère qui sévit dans la région et il déclenche son appareil. Il attend alors une vingtaine de minutes espérant que le charognard déploie ses ailes et accentue encore plus la force de cette image. En vain. Il va ensuite chasser le vautour avant de parcourir un ou deux kilomètres et s'effondrer en larmes.

Quand Joao Silva retrouve son ami, Kevin Carter est sonné. Vingt ans après, il raconte : "Il était clairement désemparé. Pendant qu'il m'expliquait ce qu'il avait photographié, il n'arrêtait pas de montrer du doigt quelque chose qui avait disparu. Il n'arrêtait pas de parler de sa fille Megan, il avait hâte de la serrer dans ses bras. Sans aucun doute, Kevin a été très affecté par ce qu'il avait photographié, et cela allait le hanter jusqu'à la fin de ses jours."

Le 26 mars 1993, Le New York Times publie la photo et l'impact de l'image est immédiat. Le journal reçoit alors quantité de courriers pour connaître le sort de l'enfant sur l'image si bien qu'un éditorial doit être rédigé quelques jours plus tard pour informer que l'enfant a pu regagner le centre mais que l'on ne sait pas s'il a survécu.

  • Une salve de critiques acerbes
Un an après cette prise de vue, le 12 avril 1994, Nancy Buirski, alors rédactrice photo au New York Times, appelle Kevin Carter pour lui annoncer qu'il vient de remporter le prix Pulitzer grâce à cette photographie. Ce prix prestigieux apporte à Kevin Carter une reconnaissance de ses pairs en même temps qu'une salve de critiques acerbes. La plupart portent sur l'éthique du photographe dans une situation pareille. "L'homme qui n'ajuste son objectif que pour cadrer au mieux la souffrance n'est peut-être aussi qu'un prédateur, un vautour de plus sur les lieux", écrit le St. Petersburg Times, quotidien publié en Floride. Beaucoup se demandent à voix haute pourquoi Carter n'a pas aidé l'enfant.

En 2011, Alberto Rojas, photojournaliste pour le quotidien espagnol El Mundo, s'est rendu à Ayod. Obsédé par cette image, il s'était mis à chercher des informations sur elle. Il n'avait trouvé que des écrits accablant Kevin Carter, faisant croire qu'il avait laissé mourir l'enfant. Son enquête allait peut-être lui faire justice.

Rojas commença par parler avec son ami, le photographe espagnol José Maria Luis Arenzana, lui aussi présent dans ce camp en 1993. Son témoignage fut la clé qui marqua un tournant dans les recherches de Rojas. Arenzana avait réalisé une photographie similaire. Pour lui, le bébé sur la photo de Carter n'était pas seul, il était à quelques mètres du centre de soins, près de son père, de personnels médicaux. Le bracelet en plastique interpella aussi Rojas car cela constituait un signe évident de prise en charge du bébé par une organisation humanitaire. Cette information pouvait "laisser espérer que l'enfant avait survécu à la famine, au vautour et aux mauvais présages des lecteurs occidentaux". Il continua son enquête en rencontrant des employés de Médecins sans frontières qui travaillaient sur place à l'époque. Puis il se rendit sur les lieux.

Au terme d'une enquête de plusieurs jours, il rencontra le père de l'enfant immortalisé par Kevin Carter. Dans le petit village, personne n'avait jamais vu la photo et ne savait qu'elle avait fait le tour du monde. La présence du vautour, tant décriée en Occident, ne frappait personne : ils étaient très nombreux dans la région. L'enfant avait effectivement survécu à la famine mais était mort quatorze ans plus tard des suites de fièvres intenses provoquées par une crise de paludisme.

Grâce à Alberto Rojas, on sait désormais que le petit garçon n'est pas mort de faim, abandonné à son sort par un charognard de l'image. Justice est rendue. Mais Kevin Carter n'est plus là pour en profiter. Le 27 juillet 1994, trois mois donc après l'attribution de son prix, le Sud-Africain s'est donné la mort en s'empoisonnant dans sa voiture. Sur la note qu'il a laissée, il évoque "les souvenirs persistants de massacres et de cadavres" qui le hantaient. Rien sur l'enfant soudanais et le célèbre rapace. C'est pourtant cette image et le paradoxe du photoreporteur qu'elle incarne aujourd'hui encore que Kevin Carter symbolise : observer immobile l'horreur pour mieux la combattre.