samedi 7 mars 2026

Recettes Crétoises-Omelette aux pignons

 

Omelette aux pignons 

Préparation :  5 mn  
Cuisson : 5 mn  
Pour 2 personnes  
5 œufs de ferme  
5 cuillerées à soupe rases de pignons de pin  
1 cuillerée à soupe d’huile d’olive  
1 branche de basilic  
Sel et poivre  
1. Rincez et hachez le basilic. Battez les œufs en omelette avec du sel et du poivre, puis ajoutez le basilic.  
2. Faites dorer les oignons quelques secondes dans ½ cuillerée à soupe d’huile d’olive chaude, ajoutez-les aux œufs.  
3. Faites chauffer ½ cuillerée à soupe d’huile d’olive dans la poêle, versez-y la préparation. Couvrez le temps que l’omelette cuise. Inutile de la retourner, ni de la rouler. Les Crétois mangent l’omelette plate. Faisons comme eux. Simple.  

Les pignons étaient employés à Rome aussi bien en cuisine qu’en médecine. Cuits dans du miel, ils étaient prescrits contre la toux. Le pin était aussi important que l’olivier : au moment des compétitions Isthmiques, un rameau était posé sur la tête de l’athlète vainqueur.

 

Dessins de presse



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Billets

 


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vendredi 6 mars 2026

Billets-Suggestions pour défendre la liberté

 


Suggestions pour défendre la liberté

Suggestions américaines pour mener une vie plus libre, donner l’exemple et faire la différence. Certaines ne sont pas très applicables en Europe mais elles vous inspireront.

Les libéraux s’élèvent contre le monstre appelé « État » mais cela pose tout de même un gros problème. L’État n’a pas grand chose à faire de ce que nous pensons. Il continue gaiement à oppresser les gens, ruiner des vies et à saccager la liberté et la propriété privée. Que peuvent faire les défenseurs de la liberté pour faire la différence ?

La « gauche progressiste » est très forte pour avancer par petits pas vers son objectif. Elle se focalise sur les moyens concrets d’améliorer la vie. Elle nous dit que nous devrions utiliser des vélos et non pas conduire nos voitures, recycler plutôt que mélanger les déchets, faire du compost etc. Ces expressions de leurs valeurs politiques au sein même de leur mode de vie constituent une sortie de liturgie quotidienne pour des gens intéressés par la mise en pratique d’un point de vue sur la manière dont le monde devrait être.

Pourquoi les libéraux n’ont-ils rien de similaire ? Un plan pour la mise en pratique de notre vision de l’ordre social au sein de notre vie privée ? On y arrive. J’ai remarqué à la dernière Porcfest un accent très fort sur la pratique de la liberté. Ce n’est pas la même chose que faire de la politique conventionnelle. En fait, c’est bien plus radical. Il s’agit de s’investir, soutenir les causes justes, se faire un chemin à coup de griffes vers la liberté et construire des institutions solides en dehors de l’État.

Sur la base de mon expérience à Porcfest, voici une tentative de chronique pour une procédure de rébellion silencieuse :

Sortez des dettes
Depuis que les banques centrales ont été créées par les États, le système monétaire récompense les endettés au détriment des économes. Les présidents et les économistes employés par le gouvernement ont encouragé les gens à vivre au-dessus de leurs moyens, l’État montrant l’exemple. Voyez maintenant comment les dettes ont compromis notre indépendance, nos choix possibles et, au final, notre liberté personnelle. Pour une vie plus libre, on peut remédier à cette situation.

Réexaminez l’école publique
La plupart des gens ont recours à l’école publique par réflexe, mais il existe peut-être une meilleure voie, malgré le contrôle public. À peu près partout, malgré tous les obstacles, il existe des organisations de homeschooling, de petites options privées ou des écoles religieuses.

Possédez une arme à feu
Les armes sont le produit de l’entreprise privée, une épopée historique pour la protection de la propriété et de la vie. N’en laissez pas le monopole à l’État.

Achetez des munitions
Même si vous ne possédez pas d’arme à feu, nombreux sont ceux qui estiment que les munitions constituent un investissement intéressant. Leur prix ne cesse de grimper et, en cas de crise, elles pourraient prendre beaucoup de valeur.

Achetez de l’or
C’est peut-être un très bon investissement mais ce n’est pas ici le sujet. L’or constitue un rappel criant que, fut un temps, la monnaie appartenait au peuple, pas aux banques ni à l’État. En posséder, ne serait-ce qu’un peu, permet de garder cette vérité à l’esprit.

Achetez des bitcoins
Les cryptomonnaies sont peut-être la plus spectaculaire innovation de notre époque. Il n’est pas difficile d’en faire partie. Téléchargez un porte monnaie, achetez en ligne ou localement, utilisez le distributeur de Bitcoin, et commencez à apprendre comment utiliser la monnaie de l’avenir.

Voyagez en dehors du pays
Le nationalisme est un réflexe mais il est totalement facultatif. Sortir de votre pays maternel est un moyen magnifique de voir qu’il existe une vie en dehors de l’État-nation.

Ne prononcez pas le serment
Le « serment d’allégeance » est une invention socialiste/fasciste du début du 20e siècle, une invention qui vous écarte de l’auto-détermination et vise à faire de l’État une religion.

Tentez l’éducation pacifique
Si le principe de non-agression est le premier principe de la vie sociale, pourquoi ne le serait-il pas pour la vie familiale également ? L’excès de pouvoir est un problème, quel que soit le lieu où il intervient. La paix des ménages est un très bon professeur.


Éteignez les médias traditionnels
Fut un temps, l’État contrôlait toutes les informations auxquelles vous aviez accès grâce à des structures réglementées. Ce temps est révolu. Vous pouvez accélérer la mort des médias traditionnels simplement en ne leur accordant plus votre attention.

Venez à Porcfest ou à d’autres événements
Un événement sur le thème de la liberté peut changer votre vie en vous ouvrant à de nouvelles idées, vous aidant à développer de nouvelles amitiés et montrer la joie que confère la liberté. Il y en a de plus en plus dans le pays.

Soutenez les « food trucks »
La révolution des food trucks (camions à nourriture) fait plaisir à voir. Tout le monde ne peut pas être réglementé et il existe des millions de ces restaurateurs justiciers qui roulent à travers le pays. Ils ont besoin de votre soutien.

Réévaluez le matérialisme
Les politiques publiques récompensent depuis longtemps l’accumulation et le consumérisme de court-terme. Économiser et ne pas dépenser, se débarrasser de ce qui vous pèse et penser à l’avenir, voilà des actes révolutionnaires.

Achetez un auto-collant à pare-choc
Il arrive qu’un simple slogan à l’arrière d’une voiture soit le déclencheur d’une nouvelle manière de penser. De surcroît, cela peut vous faire rencontrer des gens fantastiques.

Modifiez vos équipements ménagers
La réglementation contrôle tant de choses chez vous, mais vous pouvez contourner une bonne partie des problèmes qui en résultent en modifiant votre pomme de douche, votre ballon d’eau chaude ou la pression de votre eau courante. Rien de tout cela n’est illégal et cela peut massivement améliorer votre vie quotidienne.

N’oubliez pas les prisonniers
La plupart d’entre nous connaissons des gens emprisonnés de manière injuste. Plus de la moitié le sont sans bonne raison. Ils ont besoin de lettres, de visites et leurs familles ont besoin de votre soutien. Ils constituent la première ligne des victimes de l’État. Ne les oublions pas.

Soyez bons avec les autres
Un aspect de la démocratie est la manière dont elle dresse les individus les uns contre les autres, sur la base du sexe, de la race, de l’éducation, de la religion, des capacités ou de n’importe quelle manière que les élites trouvent. Vous pouvez éviter cela par de simples actes d’amitié qui refusent de participer à ce monde impitoyable.

Utilisez Uber ou Lyft (ou Allocab, NDT) pour vous déplacer
Toutes les villes ont tenté de mettre en place le monopole des taxis, et c’est une belle chose que de le voir exploser grâce à l’entrepreneuriat. Lorsque vous avez le choix, pourquoi ne pas utiliser un service privé plutôt qu’un service public ?

Utilisez AirBnB pour déjouer les réglementations
La révolution du partage est intervenue avant que l’État puisse la contrôler, et vous avez maintenant d’incroyables services en dehors des réglementations urbanistiques. Vous pouvez proposer une chambre de votre maison ou utiliser celle de quelqu’un d’autre lorsque vous voyagez.

Payez cash
Il y a peu d’employés ou de petites boutiques qui ne préféreront pas être payés en espèces plutôt que de devoir régler d’importants frais de carte de crédit.

Utilisez Craigslist (ou Le Bon Coin, NDT)
Voici un service impressionnant, un produit du marché libre qui illustre l’incroyable inclusivité du commerce peer-to-peer.

Assemblez un réseau
Si la lutte en arrive à l’État contre les individus, nous allons perdre. Cependant, se réunir en groupes de soutien nous donne à tous une chance. C’est l’avantage principal des réseaux sociaux. Nous pouvons construire des institutions qui nous aident personnellement et qui peuvent s’élever contre le contrôle du Léviathan.

Commandez vos médicaments sur ordonnance à l’étranger
Le législateur déteste le marché en ligne des médicaments sur ordonnance mais il ne peut pas le faire disparaître. Bien souvent, vous payez pour des médicaments usuels moins de la moitié du prix que vous auriez payé dans les pharmacies réglementées, et le marché concurrentiel a permis de notables améliorations dans la qualité et le service.

Téléchargez et lisez des livres électroniques gratuits
L’économie de marché cherche depuis plus de 1000 ans à mettre la littérature entre les mains de tout un chacun. Ce jour est finalement arrivé. Avec une tablette à 100 euros, vous pouvez télécharger des milliers de livres. Profitez-en !

Développez des compétences
Même si cela peut paraître extravagant, rien ne remonte davantage le moral que l’acquisition d’une nouvelle compétence et le sentiment de valeur individuelle qu’elle vous apporte. Cela peut être la fabrication du vin. Ou le jardinage. Ou les arts martiaux. Un investissement pour vous-même est un investissement pour la liberté.

Ayez un passeport
Les passeports ne devraient pas exister mais si vous n’en avez pas, vous êtes coincé dans votre pays d’origine. Ceux qui aiment la liberté devraient être prêts à se sauver, si cela se révélait nécessaire.

Faites-vous des amis
La nature de l’étatisme est de dresser les individus les uns contre les autres, éloignant de plus en plus le civisme de nos vies. Le moyen le plus simple de renverser cette tendance est de cultiver de belles amitiés et de s’y accrocher comme à des trésors tout au long de sa vie.

Mangez paléo
Dans les années 1970, l’État a décidé que la meilleure nourriture à fourrer dans notre bouche devait être pleine de glucides. C’était de la mauvaise science qui a eu pour résultat une dégradation de la santé. Nous avons toujours le droit de choisir ce que nous mangeons et ne pas faire ce que l’État recommande est un bon début.


Utilisez la technologie pour éviter les contrôles de police
Nous savons ce que fait la police : elle collecte des taxes sous le prétexte de faire respecter les lois routières. Nous avons maintenant des applications comme Waze (ou Coyote, NDT) qui nous préviennent lorsque la police nous surveille, et nous permettent de prévenir les autres. C’est un souffle pour la liberté individuelle !

Abonnez-vous à Netflix
Ce service a permis de mettre fin au monopole de diffusion télévisée, un merveilleux exemple de comment les entrepreneurs font tomber les barrières. De plus, Netflix produit la géniale série pro liberté House of Cards.

Publiez un livre
Autrefois, écrire un livre était réservé à l’élite ou aux très chanceux. Maintenant, n’importe qui peut le faire. Vous pouvez écrire, promouvoir votre œuvre et laisser un bel héritage littéraire.

Lancez votre business
Le commerce est la première ligne du progrès comme nous l’entendons, une manière de contourner l’immobilité et la stagnation d’un monde contrôlé par la bureaucratie. Faire bouger les lignes via l’innovation et le commerce contribue à rendre le monde meilleur.

Soyez en bonne santé
L’État ruine les services de santé depuis plus d’un siècle et cela ne fait que s’aggraver. Il n’a jamais été aussi important de prendre en charge votre propre santé. De surcroît, le marché libre a largement démocratisé l’information sur la santé qui était autrement contrôlée par le cartel médical.

Essayez les prêts peer-to-peer
Jadis, seules les banques pouvaient prêter de l’argent, sinon il fallait dépendre de la famille. Cette situation a dramatiquement changé depuis l’apparition de services comme LendingTree. Vous pouvez maintenant prêter et emprunter dans de bien meilleurs termes que grâce au système traditionnel.

Contribuez à un Kickstarter (ou autre plateforme de crowdfunding, NDT)
Il est si beau de voir comment les services en ligne permettent aux créateurs de lancer leurs idées et lever les fonds nécessaires à leur entreprise ou projet artistique. Ces outils nous sont maintenant accessibles et les utiliser est également un moyen de soutenir des approches originales de l’entreprise.

Devenez un « maker »
Le mouvement des « makers » dans l’impression 3D promet de grands bouleversements dans les réglementations et les contrôles des années à venir. Même les produits eux-mêmes migrent vers la frontière digitale. Vous pouvez installer une usine dans votre chambre d’amis !

Vivez à l’étranger
Ceux qui partent vivre entre trois mois et un an à l’étranger rapportent qu’ils ne s’étaient jamais sentis aussi libres. Quitter la proximité et la juridiction du plus grand pays du monde peut procurer le remontant émotionnel et intellectuel dont nous avons besoin pour endurer les derniers jours du despotisme.

Expatriez-vous
Ceci est une solution radicale mais aussi une solution que de plus en plus choisissent. Le nombre d’individus renonçant à leur citoyenneté atteint des niveaux records. Cette option est surtout accessible aux gens à l’aise financièrement mais c’est quelque chose à quoi chaque personne en ayant les moyens devrait réfléchir.

Encouragez les arts
Pouvez-vous imaginer que l’État pensait pouvoir prendre en charge le financement de l’art ? Cela n’a pas trop bien fonctionné mais fort heureusement, l’art a survécu. Soutenir les arts est un moyen de se souvenir que la liberté ne concerne pas que la prospérité matérielle mais vise aussi à rendre le monde plus beau.

Ouvrez un salon
La pensée libérale moderne est née dans des salons de New-York, des groupes de discussion se rencontrant chez des particuliers. Cela ne nécessite pas grand monde, peut-être quatre à douze personnes. Cela peut concerner des livres ou alors simplement des idées en général. C’est un excellent moyen de nourrir son esprit et de passer à l’action.

Faites des réserves de pièces en argent
Vous pouvez acheter des sacs de pièces d’argent assez facilement, et elles sont reconnues universellement. En cas de désastre naturel, ces petits trésors peuvent être exactement ce dont vous avez besoin. En cas d’hyperinflation, elles peuvent vous sauver la vie.

N’utilisez pas de maïs dans votre carburant
L’éthanol est un incroyable racket, des subventions accordées aux cultivateurs de maïs qui sèment la pagaïe dans les moteurs et consentent des rendements de production inférieurs. Certains revendeurs s’en tiennent éloignés toutefois. La plupart des villes proposent une ou deux stations où vous pouvez vous procurer du carburant sans maïs qui ne devient pas inutilisable après avoir été stocké pendant un an.

Évitez l’université
Pensez aux deux coûts majeurs de l’université : tout d’abord la dépense brute puis la perte de quatre années durant lesquelles l’étudiant pourrait acquérir de réelles compétences. Pour de nombreux domaines techniques, éviter l’université n’est pas une option mais c’est le cas de nombreux autres domaines. Cela ne signifie pas ne pas acquérir de formation mais simplement ne pas gaspiller votre temps et votre argent.

Commencez à travailler tôt dans votre vie
Les lois iniques sur le travail des enfants condamnent les jeunes adolescents à l’inactivité, ce qui ne leur permet pas d’avoir un aperçu de la vie commerciale dans le vrai monde. Il existe tout de même des possibilités mais il faut bien chercher. Faire du bénévolat pour n’importe quelle entreprise ou institution est toujours préférable au fait de ne rien faire.


Supprimez votre nom des listes électorales
Voter donne l’illusion mais pas la réalité d’avoir le choix. Être enregistré présente aussi le risque de devoir être juré. Se retirer est une manière pacifique de protester.

Constatez l’anarchie
Si vous adoptez le bon regard sur la vie en général, vous en viendrez à remarquer à quel point on retrouve ce qu’on aime dans la vie associative et le commerce. Une fois que vous l’avez observé, vous en viendrez à voir toute cette belle anarchie autour de vous, ce qui enthousiasme et laisse apercevoir des possibilités d’avenir.

Investissez-vous pour les autres
Les relations privées que nous nouons dans nos vies constituent un rempart entre l’État et nous. Mais les rendre vraiment solides nécessite de faire attention aux besoins des autres au travers de simples actes de générosité et de réels témoignages d’amour. S’investir pour les autres signifie s’investir pour soi-même.

Sympathisez avec la dissidence
Chaque jour, l’État arrête des individus qui n’ont que peu de défenseurs : des drogués, des dealers, des prostitués ainsi que d’autres figures marginales de la société. Considérez que les libertés de chacun sont importantes pour les nôtres. S’élever pour les dissidents, même, voire en particulier, si vous n’aimez pas ce qu’ils disent ou font, est essentiel lorsque chacun devient une cible potentielle.

Rejoignez Liberty.me (ou lisez Contrepoints ! NDT)
Cette ville numérique est entièrement dédiée aux moyens d’atteindre davantage de libertés par le crowdsourcing, naviguer dans les eaux du Leviathan, et nous diriger vers un avenir de liberté que nous construisons nous-mêmes. Elle fonctionne avec des cours du soir, l’accès à la littérature scientifique, la publication des productions de chacun, des guides sur tous les sujets mentionnés ci-dessus et une communauté qui grandit chaque jour, toute la journée. Rejoignez-nous pour un essai gratuit et menez une vie plus libre.

L’État moderne ne s’est pas fait en un jour. Nos libertés ont été perdues pendant certaines violentes périodes d’imposition sinistre mais pour la plupart, nous les avons perdues à petits pas. C’est le même chemin que nous devons emprunter pour les regagner, étape par étape. Non-conformité, dissidence, libre pensée, actions conformes à nos convictions : c’est ainsi que nous pourrons bâtir un monde nouveau et mener l’État à son obsolescence.

Bien évidemment, vous êtes libres d’ajouter vos propres idées. Il nous faut bien 5000 manières de mener une vie plus libre !

 

Dessins de presse

 


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jeudi 5 mars 2026

Billets-Jack Kerouac

 


Jack Kerouac

Vie et Oeuvre de Jack Kerouac 
Jean-Louis Lebris de Kerouac, dit Jack Kerouac, est né le 12 mars 1922 à Lowell (Massachussetts, Etats-Unis). D'origine bretonne par ses ancêtres paternels, et normande par ses ancêtres maternels, Jack Kerouac grandit dans une famille de Canadiens français émigrés en Nouvelle-Angleterre. Il apprit l'anglais, non sans mal, à l'école primaire. L'évènement marquant de son enfance fut la mort de son frère Gérard, de cinq ans son aîné, qui lui inspira plus tard un roman, Visions de Gérard.

À la veille de la guerre, il passe deux ans à New-York, renonce bien vite au football professionnel à Columbia University pour cause de blessure, puis tente sa chance dans la marine de guerre, où il se voit réformé. Il effectue alors quelques voyages dans la marine marchande.

En 1944, il rencontre Allen Ginsberg et William Burroughs, et entame la rédaction de son premier roman, Avant la route (The Town and the City, 1950), fortement influencé par Thomas Wolfe. Il fait alors la connaissance de celui qui lui inspirera deux parmi ses plus grands livres, Sur la route (1957) et Visions de Cody (1959): Neal Cassady, originaire de Denver, où il vécut une enfance misérable parmi les vagabonds, fit de la prison pour vol de voitures, et où Jack Kerouac se rend bientôt, traversant les Etats-Unis en auto-stop pour retrouver son ami et son héros.


 William Burrough - Allen Ginsberg - Jack Kerouac

À partir de 1947, date de ce premier voyage, Jack Kerouac tiendra constamment son journal, prenant des notes "sur le vif" et perfectionnant sa technique de "l'esquisse" (équivalent du croquis en peinture). Parallèlement il écrira une ou plusieurs versions de ses œuvres, lesquelles ne seront publiées que beaucoup plus tard. Ainsi, Sur la route, le livre qui le rendît célèbre et que l'on considère à juste titre comme son meilleur, ne fut accepté qu'en 1955 par un éditeur américain.

En 1951-52, à New York et San Francisco, il écrit Visions de Cody, extraordinaire "roman" entièrement centré sur son ami Neal, et dont le style s'inspire du jazz be bop de Charlie "Bird" Parker. En 1952, il rédige Docteur Sax (publié en 1963), à Mexico, chez William Burroughs. Jack Kerouac partage alors son temps entre l'écriture et les voyages; pour lui, comme pour Neal Cassady, la vie est mouvement, déplacement, instabilité permanente.
Ce qui n'empêche pas Kerouac d'avoir son point fixe, son port d'attache, en la personne de sa mère ("Mémère"), qui lui fournit tant l'affection que l'argent dont il a besoin. Ainsi, en 1956, il écrit Visions de Gérard (1963) en Caroline du Nord, chez sa soeur Caroline, où sa mère vivait aussi depuis peu; Les Clochards célestes (The Dharma Bums, 1958) en Floride en 1957; Les Anges vagabonds (Desolation Angels, 1965) à Mexico en 1956, puis en 1961; Big Sur (1962) la même année en Floride; Satori à Paris (Satori in Paris, 1966) de nouveau en Floride et en 1965.


Carte des trajets de Kerouac dans Sur la route1947 - 1949 - 1950

Dans son dernier livre, Vanité de Duluoz (1968), il évoque à nouveau son enfance à Lowell, sa jeunesse, ses voyages dans la marine marchande, la mort de son père et sa découverte de l'écriture. Aigri par les clichés que les médias donnent de lui et de la "Beat Generation", brouillé avec tous ses anciens amis, il affiche ouvertement des opinions politiques réactionnaires.

Fin 1968, avec sa troisième femme et sa mère, il s'installe en Floride, à Saint Petersburg. Neal Cassady meurt début 1969, d'une overdose, et Jack Kerouac quelques mois plus tard, à 47 ans.


 Neal Cassady

Vers la fin de sa vie, Kerouac exprima le désir d'harmoniser les noms des personnages de tous ses livres pour fondre ces derniers en une seule grande oeuvre, qui aurait alors couvert l'existence toute entière de son auteur, et qu'il aurait intitulée La Légende des Duluoz. Ce dessein proustien est à rapprocher du surnom que Ginsberg donnait à Kerouac: "le grand remémorateur".

Par ailleurs, sa chronique personnelle de l'Amérique des années '40 et '50 se double d'une formidable évocation de l'espace américain, qui rattache Kerouac à la tradition des poètes bardes, comme Walt Whitman: l'auteur de Sur la route voulait inventer une forme romanesque aux dimensions du continent, une écriture aussi souple et nerveuse qu'un solo de jazz, aussi ample et fluide que le Mississipi. C'est là l'originalité et la réussite incomparables de Jack Kerouac.

Sur la route
Plus d'un demi-siècle après sa publication, le livre culte de Jack Kerouac, Sur la route, fascine toujours autant. Publiée le 5 septembre 1957, cette œuvre majeure de la Beat Generation qui se vend encore à quelque 100.000 exemplaires par an, a été republiée en 2010 chez Gallimard en version originale non expurgée sous le titre Sur la route, le rouleau original.



Jack Kerouac a écrit On the road (Sur la route) à New York en avril 1951, aux termes d'un périple d'est en ouest à travers les Etats-Unis. Rédigé d'un seul jet en trois semaines, improvisé et spontané comme une session de jazz Be Bop, et dactylographié sur un rouleau de 36 mètres de long, ce texte de 125.000 mots raconte l'errance initiatique et la quête de vérité de l'auteur le long des routes américaines, en particulier de la mythique Route 66 qui joint Chigaco à Los Angeles. Jack Kerouac, qui porte dans le roman le pseudonyme de Sal Paradise, accompagné de son ami Neal Cassady (Dean Moriarty), fait du stop, loge dans les motels ou chez qui l'héberge, rencontre des américains anonymes ou exceptionnels comme Allen Ginsberg (Carlo Marx) ou William Burroughs (Old Bull Lee) -- les deux autres grands noms de la Beat Generation -- avec qui il partage, entre euphorie et dépression, réflexions philosophiques, femmes, drogues et alcool.

Le texte final fut publié six ans plus tard dans une édition expurgée des scènes érotiques (notamment celles ouvertement homosexuelles ou en compagnie de jeunes filles pubères), sans les noms authentiques des personnages en raison de possibles poursuites judiciaires pour diffamation ou atteinte à la vie privée, et avec diverses modifications de style via des rajouts de mots ou de ponctuation. En 2007, les éditions américaines Viking ont publié en parallèle la version "rouleau" du manuscrit original et la version diffusée depuis un demi-siècle, le tout accompagné d'un petit essai inédit de Jack Kerouac. C'est cette version qui est publiée en français chez Gallimard. Le rouleau original de Sur la route -- en réalité des feuilles de papier japonais collées bout à bout -- a été acheté en 2001 par un collectionneur pour 2,4 millions de dollars.


 Le rouleau de papier-calque sur lequel Jack Kerouac tapa Sur la route en trois semaines, en 1951. Il travailla dessus et modifia le tapuscrit qui parut finalement en 1957

Jack Kerouac souhaitait adapter lui-même son roman sur grand écran, avec James Dean et Marlon Brando en têtes d'affiches, mais le projet na pu aboutir. Le film a finalement été réalisé par le cinéaste brésilien Walter Salles et présenté en Sélection Officielle au Festival de Cannes 2012. Kristen Stewart y joue le rôle de Lu Anne Henderson (Marylou), la première épouse de Neal Cassady, Sam Riley y interprète Sal Paradise, le narrateur et alter-ego de l'auteur, et Garrett Heldun incarne Dean Moriarty, son compagnon de voyage. Le film est produit par American Zoetrope, la société de Francis Ford Coppola, qui possède les droits d'adaptation cinématographique de Sur la route depuis 1979. Il en avait à l'époque proposé la réalisation à Jean-Luc Godard, mais celui-ci déclina l'offre en expliquant qu'il n'y avait plus de route nouvelle aux Etats-Unis. Walter Salles explique pour sa part qu'il a du tourner au Canada car il est désormais impossible de filmer le récit de voyage de Kerouac aux Etats-Unis, tant la géographie a été bouleversée et les villes uniformisées.

 

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mercredi 4 mars 2026

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Billets-Emmanuel Macron victime de sa légèreté

   

Emmanuel Macron lors de la conférence de presse donnée à Kiev le 16 juin 2022. | Ludovic Marin / Pool / AFP

Emmanuel Macron victime de sa légèreté

Il avait tout pour lui mais, par désinvolture, il a gâché sa propre réélection et celle de sa majorité. Après avoir chamboulé le jeu électoral droite-gauche de la Ve République, Emmanuel Macron a cassé son propre jouet.

En 2017, Emmanuel Macron avait brouillé les cartes et changé les règles d'un jeu qu'on pensait figé à jamais. Consubstantiel à la Ve République, l'affrontement droite-gauche fut, en quelques mois, balayé. Un jeu de quilles, un désordre inédit d'où sortit, goguenard, un gamin, entre Rastignac et Tintin, qui raflait la mise sans coup férir. Cinq ans après, le désordre est toujours là; il s'est même accru. Mais le désordre s'est vengé de celui qui l'a créé. Par désinvolture, le président mord la poussière.

Le candidat Cerfa

Reprenons les faits de cette double campagne ratée.

Mauvais calcul? Vanité? Orgueil? Désintérêt? Mépris? Condescendance? Maladresse? Parmi les mots qui viennent à l'esprit pour qualifier la double campagne –ou non-campagne– d'Emmanuel Macron, ce sont peut-être ceux de légèreté ou de désinvolture qui conviennent le mieux.

Cinq ans à l'Élysée? Un tel séjour change un homme. Sans doute ne voit-il plus le monde comme il le faudrait. Submergé de dossiers, peut-être écoute-t-il un peu moins les ronchons et davantage les flatteurs. Au palais, on s'isole. Réduite en notes et statistiques, la perception de la réalité s'émousse et il ne reste plus guère de temps pour la proximité. Emmanuel Macron a oublié ce qu'était une campagne.

Au candidat inventif, disruptif, combattif, volontaire et optimiste de 2017 a succédé un habitué des lieux, prêt à renouveler son bail en signant un formulaire Cerfa, et quelque peu surpris –on n'ose dire ennuyé– qu'on lui demande de faire campagne.

Le débat, pris de haut

Car il fallait prendre cette campagne à bras le corps, se mettre en scène, flatter le cul des vaches, arpenter les rues, bouffer des rillettes et boire des canons, trouver magnifique le reblochon et sublime la betterave, s'inviter à Pôle emploi, accepter un collier de fleurs ultramarin, observer une chaîne de montage, faire du people, pousser un caddie dans un supermarché. Certes, le président avait arpenté la France pendant cinq ans; mais ces «miles» ne sont jamais portés au crédit du candidat.

Qu'a-t-il bien pu se passer dans le cerveau élyséen? Une conjoncture incroyablement favorable le portait. Certes, la présidence de l'Union européenne obligeait Emmanuel Macron. Mais la «fin» de la crise sanitaire offrait un espace de liberté retrouvée. Puis la Russie envahissait l'Ukraine, faisant du chef des armées un chef de guerre. La percée dans les sondages fut immédiate.

Alors, par l'enchaînement des événements, le candidat disparut. Sans doute a-t-il cru revivre les circonstances heureuses de 2017, avec le renoncement de François Hollande et l'échec industriel de François Fillon. Mais, enfin, où était-il écrit que l'on gagne sur un coup de dés, par discrétion, par évitement, presque par effraction?

Pourquoi débattre avec ceux qui ne lui arrivaient pas à la cheville? C'était se voir trop beau, trop grand, trop tôt.

Et, évidemment, plus que jamais, il fallait débattre. Après un quinquennat où l'affrontement fut fréquent, ses adversaires, comme l'électorat, l'attendaient dans l'arène. Macron, redoutable débatteur, n'avait rien à craindre: sa connaissance des sujets et l'expérience de la fonction lui donnaient un avantage évident. La constitution de la Ve République, qui réduit –réduisait– l'opposition à de la figuration, fige et caricature les échanges.

Le besoin de débat était légitime. Bien sûr, un pugilat à douze eût été absurde lorsqu'un débat à trois ou quatre était envisageable, et même utile. Le président-candidat refusa et se contenta du service institutionnel minimum dans l'entre-deux-tours. L'audace de 2017 avait fui, grippée par l'embourgeoisement de 2022.

Président partout, candidat nulle part

Un embourgeoisement et une manière de suffisance aussi. Bien, vite, aucune candidature ne parut en mesure de contester sa victoire. Dès lors, pourquoi débattre avec ceux qui ne lui arrivaient pas à la cheville? C'était se voir trop beau, trop grand, trop tôt. Le président méprisait, se dérobait: ses adversaires ne se privèrent pas de le lui reprocher. Et l'opinion acquiesça qui, bien vite, oublia l'Ukraine pour ne s'intéresser qu'au plein de diesel. Macron distribua des chèques cadeaux qui ne calmèrent aucune inquiétude ni aucun ressentiment.

Ses adversaires couraient de plateau en plateau et leur omniprésence rappelait à tout instant son absence.

Où était-il? Dans son palais. À Bruxelles. Loin. Il se déguisa en Zelensky. Peut-être s'ennuyait-il. Cette élection? Une formalité, mais un pensum aussi.

Il partit enfin dans l'arène, puisqu'il le fallait. Dans des débats publics, que ses adversaires dénoncèrent comme préparés (eux-mêmes se gardant bien d'en faire) et qui ne l'étaient pas tout à fait. Il s'en sortit honorablement. Mais les médias, vexés eux aussi de son refus du pugilat télévisé, n'en retenaient que les points négatifs.

C'était comme une punition dont on ignorait l'origine, une manière de défi: vous voterez pour moi malgré tout.

Peu importait, c'était déjà plié.

La folle campagne de 2017 était loin. Cinq ans après, plus rien ne surprenait et même l'enthousiasme des supporters semblait surjoué. Absents des réseaux sociaux, où les fans de Zemmour et Mélenchon faisaient le spectacle, les macronistes n'avaient que du désarroi à offrir.

La retraite à 65 ans, une punition sans explications

Pour affaiblir le camp de la droite, Macron dégaina une retraite à 65 ans. C'était un chiffon rouge, un cadeau fait à ses adversaires qui s'en emparèrent comme d'un totem.

Il en resta là.

65 ans, et puis plus rien. Dans une campagne, les propositions doivent se cogner, se frictionner, se frotter à l'adversaire comme à la population, évoluer, disparaître ou percer. 65 ans: pour qui? Pourquoi? On l'ignorait. C'était comme une punition dont on ignorait l'origine, une manière de défi: vous voterez pour moi malgré tout.

La victoire suivit, plus large qu'attendue. Mais peut-on tirer gloire d'obtenir 58% des voix face à la présidente du Rassemblement national? De ce deuxième tour, au fond étriqué, il ne tira nulle leçon.

Des législatives gagnées d'avance

Pis: il récidiva. En choisissant un gouvernement où la compétence des ministres masquait mal leur faiblesse politique et, plus encore, l'impossibilité pour le président de faire bouger les lignes. Le voyant affaibli, ses adversaires ne lui firent pas le cadeau d'un ralliement, d'autant plus qu'ils savaient la faible valeur d'un maroquin avant les élections législatives.

Que l'on s'en réjouisse ou qu'on le déplore, l'électorat n'avait qu'une seule boussole: sa détestation d'Emmanuel Macron.

Par nature, ou par mimétisme, Élisabeth Borne ne fit pas davantage campagne que le président. Les parlementaires de Renaissance partaient au front, sans enthousiasme et sans soutien. Macron leur fit l'aumône de quelques brefs discours, trop alarmistes pour être crédibles.

Fait-on campagne sur le tarmac lorsqu'il n'y a plus d'huile d'arachide ni de moutarde en rayons? Quel ennui cette campagne et quelle tristesse que ces préoccupations si terre à terre! De toutes façons, tous le disaient, les législatives ne sont là que pour donner une majorité au président élu. Une formalité!

La détestation comme bulletin de vote

Léger, absent, désinvolte: Macron a cru qu'il pourrait gagner à Kiev ou à Bruxelles. Se croyant irrésistible comme en 2017, il a ignoré la haine, tenace, que sa personnalité suscite. Au point de faire de chacun de ces quatre tours un référendum progressif contre lui. Que l'on s'en réjouisse ou qu'on le déplore, l'électorat n'avait qu'une seule boussole: sa détestation d'Emmanuel Macron. Après sa victoire en 2017, il avait déclaré vouloir tout faire pour que l'électorat n'ait «plus aucune raison de voter pour les extrêmes». En juin 2022, l'extrême gauche et l'extrême droite sont les principaux partis d'opposition. Et, fait majeur, le RN passe devant Les Républicains. L'échec est total.

Il serait injuste de faire de Macron le seul responsable de ce nouveau bouleversement. Entamée il y a trois décennies, la progression du Front national continue et il n'a pu, comme ses prédécesseurs, l'entraver. Observable dans la plupart des mouvements sociaux, la radicalisation de la gauche a désormais un relais politique majeur, celui de la gauche d'opposition, qui a avalé la gauche de gouvernement. L'abstention progresse inexorablement et la voie «raisonnable» du centre n'enthousiasme plus guère.

Demain, peut-être, le président trouvera une coalition inédite, «à l'allemande», qui mettrait fin à notre passion du fait majoritaire. Et il pourrait, d'une pirouette, y voir une adéquation avec sa volonté de rassemblement. Mais pour quel projet? Comme ses supporters, chez qui la déception est à la hauteur de l'occasion gâchée, Emmanuel Macron sait que cet échec est avant tout le sien. C'est l'échec d'un enfant gâté de la démocratie qui a trop cru en sa bonne étoile et refusé la violence d'une campagne électorale avant de la recevoir en boomerang.

Source : Slate.fr Jean-Marc Proust — Édité par Thomas Messias 

Billets-Crimes, prostitution et argent sale… si la France les incluait dans le calcul du PIB

   


Crimes, prostitution et argent sale… 
Si la France les incluait dans le calcul du PIB 

Les trafics de drogues, d’armes et la prostitution pourraient rentrer dans le calcul du PIB de l’Italie, dont l’économie souterraine est estimée à 10,9% du PIB, tout comme en France.

Et si, pour augmenter notre PIB, on prenait en compte les revenus générés par le trafic de drogue et la prostitution ? L’idée a fait son chemin en Italie puisque l’an prochain, l’économie souterraine sera incluse dans le calcul de son produit intérieur brut (PIB).

  • Une proposition soutenue par le Parlement européen
Selon les prévisions d’Eurostat, l’organisme européen en charge des statistiques de l’Union européenne, ce rajout pourrait bien faire bondir le PIB italien. Ce dernier augmenterait ainsi de 2,4%, soit un point de plus que les prévisions. Le jeu peut en avoir la chandelle. En 2012, la Banque d’Italie a évalué la valeur de l’économie informelle à 10,9% du PIB.

Cette mesure ne sera pas spécifique à l’Italie. Le Parlement européen a demandé, en février dernier, aux États membres de chiffrer les revenus provenant de leur économie souterraine, dans le PIB, et cela dès 2014. La raison mise en avant par l’institution européenne est le souci d’équité.

À titre d’exemple, la vente de cannabis, légale aux Pays-Bas, dope le PIB du pays, par rapport à un autre où ce commerce reste hors-la-loi.

  • Une économie souterraine qui représente 10,8% du PIB en France
Selon une étude publiée en mai 2013 par l’Institut économique Molinari, l’économie souterraine en Europe représenterait 19,3% du PIB cumulé. En France, la prostitution, le trafic de drogue et autres sont évalués à 10,8% du PIB, soit 219,2 milliards d’euros.

« En France, une cigarette fumée sur cinq provient du marché noir », explique Cécile Philippe, directrice de l’Institut. En ce qui concerne la vente d’alcool sur le marché, elle ne représente que 3% des ventes globales, car « l’alcool est peu fiscalisé en France, contrairement à d’autres pays comme la Suède où cela représente 54% du marché », ajoute-t-elle.

Mais la prise en compte de l’économie souterraine dans le calcul du PIB français ne semble pas être d’actualité. L’Insee, joint par Challenges, est catégorique : « Nous n’incorporons pas les activités illégales dans ces estimations, dans la mesure où les circonstances dans lesquelles s’effectuent ces activités (dépendance des consommateurs de stupéfiants, esclavage sexuel dans certains cas) ne permettent pas de considérer que les parties prenantes s’engagent toujours librement dans ces transactions. »

  • Une évaluation approximative
Les sommes générées par l’économie parallèle des cinq premières puissances européennes (l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni), comptent pour les deux tiers du total européen, détaille l’étude. Si l’économie informelle « venait à disparaître […], cela pourrait même paradoxalement pénaliser l’économie dite ’officielle’. La seule solution pérenne consiste à ’libérer’ le marché légal », analysent les auteurs du rapport.

Plusieurs méthodes ont été utilisées afin de chiffrer cette économie. La consommation d’électricité, les montants d’argent liquide utilisés dans l’économie, les résultats d’audits et les redressements fiscaux.


Source institutmolinari.org Article de Marie-Pierre Haddad