dimanche 5 juillet 2026

Recettes Confitures-Confiture piments d’Espelette à la vanille

 


Confiture piments d’Espelette à la vanille

Préparation : 15 mn
Macération : 12 heures
Cuisson : 35 mn
Pour 1 pot de 375 g
500 g de piments d’Espelette
1 gousse de vanille
250 g de sucre cristal
1 citron
1. Lavez les piments, essuyez-les avec un linge, ôtez le pédoncule ainsi que toutes les petites graines puis coupez la chair en petits dés.
2. Pesez et réservez la moitié du sucre, versez-le dans une terrine.
3. Fendez en deux la gousse de vanille et grattez les petites graines au couteau, au dessus de la terrine. Mélangez et laissez macérer 12 heures.
4. Versez les piments, le sucre fondu et le jus du citron dans la bassine à confiture et portez à ébullition.
5. Laissez cuire à feu doux pendant 35 minutes en prenant soin de remuer régulièrement à la cuillère. Vérifiez la cuisson en déposant une petite quantité sur une assiette froide. La confiture doit se figer rapidement. Enlevez la gousse de vanille en fin de cuisson.
6. Mettez en pot et couvrez.

Cette confiture accompagne très agréablement les viandes froides, volailles et poissons.

Lectures Henning MANKELL-Entretien avec Henning Mankell

 


Entretien avec Henning Mankell

Une page se tourne pour les lecteurs férus des romans policiers de Henning Mankell. Le commissaire Kurt Wallander tire sa révérence. Après vingt ans de vie commune, l'auteur suédois prononce le divorce, sans regrets. L'Homme inquiet, neuvième épisode de la série, publié en septembre, est donc bel et bien le dernier. Henning Mankell, l'homme en colère, l'homme pressé, de passage à Paris cet automne alors que les rues ne désemplissent pas de manifestants, s'en explique tout sourire : il a tant à faire, tant à écrire ! Au risque de déplaire à ses lecteurs, il refuse de céder aux vieilles habitudes, et enterre sa série pourtant connue dans le monde entier. Théâtre, littérature de jeunesse, autres romans, édition, action politique : à 62 ans – l'âge aussi de Wallander –, Henning Mankell est sur tous les fronts. Avec une vitalité contagieuse.

Qui est pour vous Kurt Wallander ?
Un personnage de fiction. Depuis dix ans, déjà, je songeais écrire le dernier roman de la série. La rupture a été plus lente que prévu. Mais elle est dé-fi-ni-ti-ve ! Wallander et moi, nous sommes un faux couple. J'ai toujours gardé ma liberté. La série des Wallander ne représente que le quart de ma production littéraire. Jamais je n'aurais imaginé vivre si longtemps avec ce vieux Kurt. Je n'avais pas l'ambition de créer un personnage qui devienne le Suédois le plus connu du monde. Cela s'est fait malgré moi, ce qui faisait bien rire mon beau-père, l'autre star suédoise, Ingmar Bergman. J'insiste : Wallander n'existe pas ! Si les lecteurs ont besoin de lui, pas moi !

Vous ne l'aimez pas beaucoup, ce Wallander ?
Il a des relations étranges avec les femmes, il est assez misogyne, désenchanté, et même dépressif. Il est seul, mène une sale vie, se nourrit mal, boit trop, ne fait pas d'exercice. Il ne porte sur le monde ni analyses ni critiques radicales. Il est plus conservateur que démocrate. Il a raté le coche de l'engagement politique. Il est tourmenté mais glisse sur ses angoisses. Il n'est pas James Bond, il ne fait rien d'extraordinaire. Il ne fait pas peur, il n'est pas méchant, il souffre des mêmes bobos que n'importe qui. Je l'ai même rendu diabétique... Wallander s'est tricoté de petits arrangements. Il est un peu lâche, il évolue, il doute, il vieillit. Il est populaire en Corée, au Japon, en Argentine, car il est monsieur Tout-le-Monde. Chacun peut se reconnaître en lui. C'est la raison de son succès : il incarne l'homme d'aujourd'hui, un type désemparé. Je l'utilise comme un instrument de musique ou un outil : il me permet de raconter des choses essentielles.

Vous avez bien quelques points communs avec lui ?
Oui, trois. Nous avons à peu près le même âge. Nous avons la même passion pour l'opéra italien. Et nous travaillons énormément, lui comme flic, qui n'a, hélas pour lui, que son commissariat comme point d'ancrage, moi, comme écrivain et citoyen engagé. En dehors de cela, rien.

Comment Kurt Wallander était-il né ?
Dès 1989, j'étais hanté par la xénophobie galopante. Le racisme est un crime. Et qui dit crime dit roman policier. Il me fallait donc un détective. Le polar est le genre littéraire idéal pour mettre en scène les dysfonctionnements de notre société, sans pour autant tomber dans le manichéisme. Un écrivain a, pour moi, le devoir de s'intéresser au monde, d'essayer de le comprendre. Si Wallander était français, ou si moi j'étais français, je l'aurais confronté à la révolution de 1789. Je l'aurais obligé à se poser quelques questions sur la France, le pays des Lumières, qui aujourd'hui expulse les Roms. La France, qui était notre phare, s'est aujourd'hui engagée dans un processus à l'opposé de ce qui la fonde. Tout cela m'accable.

Comment avez-vous mûri la fin de Wallander ?
Malgré tout ce que je vous avoue sur ce personnage, il m'était impossible de le voir mort, encore moins d'écrire cette mort. J'avais envie de me confronter à une peur, qui touche de plus en plus de monde, la sénilité. Wallander, peu à peu, se rend compte qu'il a des trous de mémoire, qu'il perd ses moyens. C'est à la fois une fin tragique et douce. On sait qu'une personne sur cinq terminera sa vie de cette façon, touchée par la maladie d'Alzheimer. La décrépitude me terrifie. S'apercevoir que l'on perd la tête est une chose horrible. Le jour de ma mort, je veux savoir pourquoi j'ai vécu.

Aujourd'hui, vous le savez ?
Je ne suis pas encore gâteux ! Je ne me suis pas, loin de là, mis à la retraite. Me dire que j'ai apporté quelque chose à ce monde, me dire que j'ai essayé de le comprendre, ne serait-ce qu'un tout petit peu... ce n'est pas si mal. Un livre ne va pas changer la face du monde, mais on ne peut rien modifier sans la culture. Un écrivain n'apporte pas de réponses. Il pose des questions. C'est le b.a.-ba. C'est un peu idiot dit comme cela. Mais, s'il le faut, je le répète. Rester curieux, avide de l'autre. S'interroger. Se remettre en cause. Chercher les bonnes questions, les mettre noir sur blanc. Le plus beau roman du monde, c'est Robinson Crusoé. Ce livre pose une unique question : Robinson va-t-il survivre ? Et la réponse est dans le livre – c'est formidable ! Je pense que Jean-Paul Sartre aurait aimé écrire une telle histoire. Robinson Crusoé, c'est de l'existentialisme à l'état pur !

Vous sentez-vous libéré de Wallander à présent ?
Je n'ai jamais été prisonnier de lui. Je dois avoir noirci quelque deux mille pages sur Wallander. Je lui ai consacré beaucoup de mon énergie. Mais il n'y a pas que lui dans ma vie. J'ai créé une maison d'édition en Suède, Leopard Förlag, qui publie des auteurs du tiers-monde, africains, asiatiques. Je séjourne régulièrement au Mozambique, où j'anime une troupe de théâtre.

Qu'est-ce vous lie à l'Afrique ?
Enfant, je rêvais de voir des crocodiles. A 19 ans, je suis parti en Afrique et j'ai rencontré des gens ! J'ai été ému par leur dynamisme. Leur volonté. Leur richesse. Leur accueil. J'ai séjourné de longues périodes à Maputo, où j'animais un atelier de théâtre avec les comédiens du Teatro Avenida. Moins maintenant, car je suis trop accaparé par mes livres, les voyages, la maison d'édition. L'Afrique m'a appris à percevoir les défauts de l'Europe. Son indifférence à la misère. Sa frilosité intellectuelle. J'aimerais avoir l'âme africaine. Mais je suis européen...

L'Homme inquiet sonde l'histoire de la Suède et celle de l'Europe. Une histoire toujours trouble, selon vous ?
Nous vivons aujourd'hui sous domination américaine, à tous les niveaux – que ce soit la culture, l'économie, les relations sociales. Même la Suède, qui, durant la Seconde Guerre mondiale, se dissimulait derrière sa prétendue neutralité. A cette époque, on voulait nous faire croire que le grand ennemi, c'était le communisme. L'Occident est tombé dans le piège de la guerre froide. L'assassinat du Premier ministre suédois Olof Palme (1986) demeure toujours un mystère. Intellectuel, bourgeois et cependant travailliste, il avait pris position contre la guerre du Vietnam, donc contre les Etats-Unis. Etait-il pour cela un agent pro-soviétique ? La Suède n'ose pas regarder son histoire en face et vit dans le mensonge, toujours obsédée par l'espionnage russe, tout en niant le rôle caché des Etats-Unis. Mais si l'on refuse de connaître l'histoire, on ne peut appréhender le futur ! En voiture, il faut regarder dans le rétroviseur pour éviter l'accident, non ? Nos gouvernants ne regardent ni dans le rétroviseur, ni loin devant. S'ils l'avaient voulu, bien des problèmes internationaux auraient pu être résolus. Pendant que je vous parle, mille enfants meurent de la malaria. Que fait-on ? Que font les laboratoires pharmaceutiques, à part gagner de l'argent ? Nous sommes sans boussole. Nous vivons dans le chaos. Nous avons perdu le passé, nous courons après le futur, une nouvelle voiture, une nouvelle femme, de nouvelles vacances.

Aux yeux des Français, ce qu'on appelle le « modèle suédois » apparaît pourtant comme un paradis...
Les belles blondes, la libération sexuelle, la sécurité sociale, c'est une légende. Certes, la Suède reste un pays où il fait bon vivre. Mais c'est une illusion de paradis. Lors des élections législatives de septembre, l'extrême droite a fait une percée spectaculaire. Elle a obtenu vingt sièges au parlement. Partout, en Europe, la haine, le racisme s'installent. C'est le symptôme de pays qui vont mal, économiquement et culturellement. Le conservatisme comme le fascisme naissent de la peur. La peur de l'avenir. L'autre est une menace, l'étranger un bouc émissaire. Les gens s'affolent contre « la montée de l'islam ». C'est oublier que l'islam baigne notre culture européenne. Et que, s'il y a « montée », c'est qu'il y a malaise. Les gens ont recours à la religion pour se protéger, c'est un refuge. Je ne soutiens pas pour autant les extrémismes. Le fanatisme me terrifie.

Cette crainte du fanatisme est au cœur de votre pièce de théâtre Des jours et des nuits à Chartres, qui vient d'être montée à Nice dans une mise en scène de Daniel Benoin...
Mon point de départ est une photo de Robert Capa, prise dans une rue de Chartres, à la fin de l'Occupation. On y voit une femme tondue tenant un bébé dans les bras. Autour d'elle, d'autres jeunes femmes rient, participent à son humiliation. Tondre les femmes qui ont couché avec des Allemands est le premier acte de l'épuration. La femme de la photo, Simone, a échappé au lynchage grâce à quelques Résistants. Longtemps, j'ai cherché comment écrire cette histoire terrifiante, le danger qui toujours nous guette : sombrer dans le fanatisme, la haine, l'exclusion.

Avez-vous toujours été un homme en colère ?
J'ai sur la tête une cicatrice, un coup de matraque reçu par un policier français lorsque j'étais à Paris en 1968. Adolescent, j'ai vite compris qu'il y avait sur terre de mauvaises personnes. J'aime la France mais, en ce moment, je ne décolère pas contre elle. J'ai un dicton qui m'oblige à rester debout : tant que dans le monde une seule personne n'est pas libre ou souffre, personne ne peut être libre ou heureux. J'y crois. Oui, j'ai la rage. C'est pour cela que, en juin dernier, j'ai participé à l'opération « Un bateau pour Gaza ». Je ne comprends pas comment un peuple qui a connu la souffrance peut devenir à son tour un oppresseur. Ce blocus contre Gaza n'est-il pas une forme d'apartheid ? Des gens sont morts dans cette action pacifiste. J'ai écrit alors que je ne voulais plus que mes livres soient traduits en Israël. C'était sous le coup de la colère. Je souhaite évidemment que les Israéliens puissent continuer de lire mes livres.

N'êtes-vous jamais las ?
J'ai vieilli, je vais davantage aux enterrements qu'aux mariages désormais, c'est la vie. Parfois, je suis triste. Mais je sais aussi être heureux : je fais le métier dont je rêvais tout gamin. Je suis seul à ma table de travail, j'écris, et des millions de gens me remercient. Comment pourrais-je être mélancolique ou pessimiste ? Quitte à paraître naïf, je crois à la raison, aux valeurs liées à la philosophie des Lumières. Je crois également à la jeune génération. Les jeunes de 15-20 ans qui viennent de manifester chez vous, en France, me donnent de l'espoir.


Source : Par Martine Laval (Télérama), publié le 20/11/2010

Lectures Henning MANKELL-Les Chiens de Riga



Henning MANKELL 

Les Chiens de Riga 

Traduit du Suédois par Anna Gibson

(4ème de couverture) Un canot pneumatique s’échoue sur une plage de Scanie, en Suède. Il contient les corps de deux mafieux originaires de Lettonie, assassinés d’une balle dans le cœur. Le commissaire Wallander part pour Riga. Il se trouve plongé dans un pays en plein bouleversement, où la démocratie n’est encore qu’un rêve, un monde glacé fait de surveillance policière, de menaces, de mensages. Où se cache la vérité ? Né en 1948, Henning Mankell partage sa vie entre l’Afrique et la Suède. Traduits en 35 langues, ses romans mettent en scène le commissaire Kurt Wallander, qui cédera ensuite sa place à sa fille, Linda Wallander. 

(Les personnages principaux :) Kurt Wallander, Martinsson, Björk, Svedberg,Linda,Baiba Liepa. 

(1ere phrase :) La neige arriva peu après dix heures. 

(Dernière phrase :) Mais le manque qu’il éprouvait était très fort. 321 pages – Editions Seuil 1992 mars 
2003, pour la traduction française 

(Aide mémoire perso :) Un canot pneumatique dérivant sur la Baltique est repéré par le bateau de pêche de contrebandiers suédois. Ils le hissent et aperçoivent deux cadavres à l'intérieur. Comme ils ne veulent pas d'ennuis, ils le remorquent un instant et le font dériver. Il va s'échouer sur les côtes d'Ystad, juridiction du commissaire Kurt Wallander et c'est à partir de ce moment que ses ennuis commencent. Il s'avère que les deux cadavres sont des Lettons, ce qui explique pourquoi la police de Riga envoie le major Liepa en Suède afin d'aider Wallander dans sa tâche. Le major ne reste que quelques jours mais les deux hommes sympathisent. Parallèlement, la vie de Wallander - alors âgé de 43 ans! - n'est pas au beau fixe, son père est son seul interlocuteur et confident. Il lui en veut toujours de s'être engagé dans la police. Sa fille fait des études à Stockholm mais il sent instinctivement qu'elle n'est pas tout à fait heureuse. Devenu vite un ami et un confident lors d'une soirée bien arrosée, le major éclaire Wallander sur les pays satellites dont faisait partie la Lettonie et qui est en pleine mutation : certains regrettent l'ex-marxisme de L'URSS, d'autres sont fascinés par le capitalisme mais le pays laisse la part belle à la mafia au milieu de ces incertitudes : La réponse du major le surprit. "- Je suis croyant, dit-il. Je ne crois en Dieu Mais cela ne m'empêche d'avoir la foi, comme un au- delà du paysage limité de la raison. Le marxisme lui-même renferme une grande part de foi, bien qu'il prétende être une science et non une idéologie. Ceci est ma première visite à l'Ouest. Jusqu'ici je n'ai pu me rendre qu'en Union soviétique,en Pologne et dans les autres pays Baltes. Ici je constate une abondance apparemment illimitée de biens matériels. Mais cette différence entre nous cache peut-être une ressemblance. Une pauvreté commune - bien qu'elle n'ait pas le même visage. Votre abondance nous fait défaut; votre liberté de choix nous fait défaut. Mais dans ce pays, il me semble deviner une autre pauvreté. Celle de ne pas avoir à lutter pour sa survie. Pour moi, cette lutte a une dimension religieuse. Je ne voudrais pas être à votre place." Wallander aura le loisir de vérifier ce qui se passe en Lettonie car lors de son retour, le major est assassiné et la police de Riga le mande en mission spéciale. C'est pendant ce premier séjour que naît son incertitude. Il se demande à quoi il sert et si la cause défendue en vaut la peine. Il a sans cesse l'impression d'être surveillé comme avant la guerre froide et il doit retourner assez rapidement en Suède car, l'un des commandants a désigné un coupable qui paraît "fabriqué" à Wallander. Mais il aura eu le temps d'être contacté par voie secrète par la veuve du major, Baiba et reçu par un certain Upitis et un comité d'intellectuels qui semblent lutter contre la corruption et le discrédit que cherchent à provoquer les nostalgiques de l'ancien régime associés à la mafia. Ainsi - et c'est une des erreurs de Wallander de ne pas l'avoir vérifié - le canot était rempli de drogue et on le vole avant qu'il ait pu l'ouvrir. Wallander prétexte une semaine de vacances pour retourner en Lettonie, se cachant "des chiens invisibles", traqué, cherchant à revoir Baiba dont il tombe amoureux et à honorer la mémoire du major dans la lutte pour son pays. La deuxième partie accélère le rythme et les descriptions de l'hiver Letton dans sa désolation valent le détour Wallander est un personnage extrêmement attachant car il est humain : il a sommeil, il a faim, envie de chier (dans une corbeille des archives de la police de Riga!), il n'est jamais sûr de lui, il fait des erreurs, mais par instinct il avance, se nourrissant de ses propres doutes et du respect ou de l'amour qu'il éprouve pour des êtres moins gâtés par la providence, comme Vera, cette femme lettone qui vit dans un deux-pièces avec ses filles et son père et qui le recueille et lui offre son soutien, lui renvoyant sa honte d'être dans un pays riche. Car il s'agit pour Wallander de se remettre en question, aux portes de l'âge mûr, de considérer son pays et son métier sous un autre aspect et, bien qu'il soit prêt à la démission, il ne cesse d'hésiter, sentant bien que c'est une façon d'honorer aussi ceux qui veulent que leur pays soit reconnu et respecté. Son père vieillit, sa fille grandit et sa femme l'a quitté et Baiba continue de lutter dans son pays. Que lui resterait-il alors?  

Lectures Henning MANKELL-La Muraille Invisible


Henning MANKELL

La Muraille Invisible

Traduit du Suédois par Anna Gibson

(4ème de couverture)
L’automne est revenu à Ystad. Tynnes Falk, consultant en informatique, s’écroule mort devant un distributeur bancaire. Au même moment, deux adolescentes tuent sauvagement un chauffeur de taxi. La plus âgée s’enfuit du commissariat. Son corps est retrouvé à l’intérieur d’un transformateur à haute tension. C’est alors que Wallander découvre le sanctuaire clandestin de Falk.L’univers qui se dévoile peu à peu aux enquêteurs – grâce à la complicité d’un jeune hacker surdoué – est vertigineux. L’ennemi se révèle à la fois omniprésent et invisible. A ceci près qu’il menace les centres financiers de la planète. Confronté à l’enquête la plus difficile de sa carrière, Wallander est plus seul que jamais. Peut-il encore se fier à ses collègues ? Qu’en est-il de la Suède où des adolescentes passent à l’acte à coups de marteau ? Et où ceux qui le peuvent cherchent à quitter le pays. Wallander, lui, n’a pas le choix. Il reste. Contre toute attente, une femme va croiser sa route…
Henning Mankell, né en 1948, partage sa vie entre le Mozambique et la Suéde. Ecrivain multiforme, il a reçu de l’Académie suédoise le Grand Prix de la littérature policière. Déjà parus au Seuil : Le Guerrier solitaire, La Cinquième Femme, Les Morts de la Saint-Jean.

(Les personnages principaux :)
Kurt Wallander, Martinsson, Ann-Britt Höglund, Hansson, Lisa Holgersson, Nyberg, Robert Nodin, Thynnes Falk, Linda.

(1ere phrase :)
Le vent décrut en début de soirée, puis ce fut le calme plat.

(Dernière phrase :)
Ce qui avait réellement déclenché l’effondrement des cours.
427 pages – Editions Seuil

(Aide mémoire perso :)
Kurt Wallander, quinquagénaire divorcé et diabétique, a une fille qui vit ailleurs et semble un cousin germain de Harry Bosch. En cet automne suédois, à Ystadt, il a fort à faire. Deux adolescentes assassinent un vieux chauffeur de taxi et semblent n’en éprouver aucun remord. La plus âgée s’enfuit du commissariat pour être retrouvée morte dans un transformateur électrique, plongeant Ystadt dans le noir. Par ailleurs, un homme, informaticien doué, meurt devant un distributeur à billets. Les trois morts sont reliés par un réseau complexe allant jusqu’en Angola en passant par le Pakistan. Des gens en veulent aux centres financiers internationaux, dégoûtés de la misère africaine et de l’attitude des pays riches, pensant en ce sens que le monde n’en vaut pas la peine. Ils ont tissé leur toile via des paramètres informatiques compliqués qu’un jeune hacker repenti, Robert Modin va tenter de démêler. D’autre part, Wallander est accusé et vilipendé par la presse parce qu’il a giflé une des adolescentes qui agressait sa mère. Même Martinsson, son fidèle bras droit, lui retire sa confiance et conspire contre lui. Ses collègues l’abandonnent et malgré tout, il continue, nuits d’insomnie sur nuits d’insomnie, seule son enquête compte car il sent que les enjeux sont graves. La solitude de Wallander ajoute à la noirceur des circonstances. Peut-il encore se fier aux femmes ? La fin fera apparaître un rayon de soleil en la personne de Linda, sa fille. 
Ce roman de Mankell, traite de la mise en échec de la mondialisation. Le livre est plutôt volumineux car l’enquête est lente, Wallander est à la fois un instinctif et un raisonneur. On se rend compte que son travail de policier est une suite de détails anodins répétitifs surtout, comme si le fait de revoir les choses relançait la réflexion. A la fin, le mystère n’est pas totalement résolu, ce qui doit être le cas d’une bonne partie des enquêtes de police. Réalisme donc. Enfin, on notera malgré une stature de héros qui dort peu et ne vit que par son devoir Wallander est un personnage attachant et jamais l’auteur ne se laisse piéger par le manichéisme inhérent au genre : Carter et Falk ont de bonnes raisons d’agir ainsi même si leur projet est fou. Wallander est trop replié sur lui-même pour susciter la compassion. Les autres ne le comprennent pas toujours mais il ne les ménage pas non plus. Reste un petit bijou de cohérence. On en peut que saluer l’imagination incroyable de Mankell et un réel professionnalisme dans son travail d’écrivain de policiers. 

samedi 4 juillet 2026

Dessins de presse

 


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Infos santé : Sport et Santé-Douleurs sur le côté du genou...

 

Douleur dans un mollet

En pédalant, vous souffrez d’un mollet. Quand vous accélérez, la douleur s’intensifie ! Il ne s’agit pas d’une crampe ou d’un claquage. Vous avez peut-être une artère coincée !

Par le docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport.

Vous connaissez bien les sensations musculaires normales au cours de l’effort. Dès que vous taquinez l’essoufflement, ça chauffe dans les cuisses et les mollets ! Les perceptions sont identiques à droite et à gauche. Depuis quelques temps, les choses sont différentes. Vous avez mal ! La douleur vous assaille pour des intensités cardiovasculaires modérées… et seulement d’un côté ! Ce n’est pas normal ! Si vous avez fumé et surtout si vous continuez, si vous avez du cholestérol, ces symptômes peuvent être la conséquence de l’obstruction partielle de l’artère du mollet par une plaque de graisse. Mais le plus souvent, c’est un vaisseau qui coince !

  • Anomalies anatomiques et sport !
À l’arrière du genou, dans l’espace nommé « creux poplité » on trouve « l’artère poplitée ». Elle passe entre les 2 masses symétriques du mollet appelées « jumeaux ». Elle apporte le sang et l’oxygène à ce muscle volumineux. Parfois, le « jumeau interne » s’accroche trop au milieu et empiète sur l’espace dévolu aux vaisseaux. De temps à autre, c’est l’artère qui présente un trajet anormal. Elle passe entre le muscle et l’os. Elle est pincée lors de la contraction. Ces particularités sont souvent bien tolérées chez le sédentaire. En revanche, chez le sportif et tout particulièrement chez le cycliste, les mollets prennent du volume et se contractent puissamment. Ces particularités anatomiques décompensent et l’artère se coince pendant l’effort. Rarement, hypertrophie et activité musculaire intense suffisent à interrompre le flux sanguin. Quand l’oxygène vient à manquer, le mollet tente de se contracter en « anaérobie ». Il produit de l’acide lactique et devient rapidement douloureux !

  • Des examens pour confirmer !
Face à ces symptômes, votre médecin du sport cible son examen. Il appuie légèrement sur les artères situées en aval du creux poplité. Il analyse le passage du sang au rythme des contractions cardiaques en arrière des chevilles. On dit qu’il palpe les « pouls tibiaux ». Au repos, tout est normal ! Quand vous montez sur la pointe des pieds ou lorsque vous étirez le mollet, il arrive que cette sensation pulsatile diminue ou disparaisse. Parfois, il faut effectuer de nombreuses flexions-extensions pour percevoir la réduction du flux sanguin. De temps à autre, votre médecin ne détecte aucune anomalie malgré une histoire caractéristique ! De toute façon, il est nécessaire d’effectuer des examens complémentaires. La radiographie décrit le contour des os à la recherche de rares becs osseux qui appuieraient sur l’artère. L’écho-doppler vient la compléter. Il utilise les ultrasons. L’étape « échographie » observe l’anatomie des tissus mous, notamment les muscles et les artères. Elle recherche une anomalie de position. L’étape « doppler » analyse le flux sanguin et ses modifications. L’artériographie est indispensable avant toute opération. Elle consiste à injecter dans le sang un produit opaque qui moule l’intérieur de l’artère. On observe ainsi aisément les déviations de son trajet, ses pincements et parfois l’épaississement cicatriciel de ses parois abîmées.
Une opération pour vous soulager !
Bien évidemment, en cas d’anomalie anatomique, la lésion ne peut pas guérir spontanément. Une intervention est nécessaire. Le chirurgien sectionne le faisceau musculaire qui écrase l’artère. Lorsque c’est le trajet du vaisseau qui provoque son coincement, il est coupé, dévié et suturé à lui-même pour rétablir la continuité. En cas de cicatrice épaisse obstruant partiellement l’artère, une greffe est réalisée. Le segment abîmé est enlevé et remplacé par un morceau de veine prélevé dans le mollet. Le plus souvent, les suites sont simples. Après quelques semaines et un peu de rééducation, vous réenclenchez vos pédales automatiques.

  • Attention complications !
La portion de l’artère tordue et comprimée à chaque contraction musculaire finit par s’abîmer. Il se constitue à l’intérieur du vaisseau une cicatrice épaisse qui le bouche partiellement. Cette zone dénudée se comporte comme une petite plaie. À son contact, il peut se former des caillots de sang. Il s’agit souvent de petits fragments qui se détachent. Ils se bloquent plus en aval dans des artérioles de diamètre réduit. La portion musculaire normalement oxygénée par ce vaisseau nécrose. C’est l’embolie ! Parfois un gros caillot se constitue sans migrer et obstrue complètement l’artère poplitée. Tout le mollet risque d’être détruit ! C’est la thrombose. Bref, il ne faut pas traîner avec ce type de symptômes ! Un bilan et une prise en charge rapides s’avèrent nécessaires !


 Source SantéSportMag

Infos santé : Sport et Santé-Claquage du mollet et autorééducation

   


Claquage du mollet et autorééducation

Votre médecin du sport a fait le diagnostic de claquage du mollet. Il vous a prescrit de la kinésithérapie. Vous pouvez y associer des exercices d’autorééducation. Vous limiterez le risque de séquelles et réduirez sûrement les délais de reprise.

Par le docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport, et Grégory DELENTE, kinésithérapeute du sport.  

Lors d’une course rapide ou d’un saut, la cheville se fléchit à la réception. Elle emmène avec elle la membrane qui entoure le muscle du mollet, l’aponévrose. Les fibres musculaires qui s’y accrochent tirent dans l’autre sens pour freiner le mouvement et accumuler de l’énergie élastique destinée à la relance. Quand le geste est violent, lorsque le muscle est durci par la fatigue, il arrive que la jonction entre les fibres et le sac musculaire se déchire. C’est le claquage. En fait, le terme général est « lésion musculaire ». Lors de l’élongation les fibres se décrochent de la membrane. À cet endroit, il se constitue un petit épanchement, comme une ampoule profonde. La cicatrisation s’effectue en 10 à 15 jours. Parfois, la membrane se rompt ; les vaisseaux qui y circulent sont eux aussi coupés. C’est le « claquage » au sens propre. La lésion saigne et un hématome ne tarde pas à se former. Selon l’ampleur des dégâts, la cicatrisation est obtenue en 6 à 10 semaines.


  • Visez les objectifs... Respectez les principes !
La rééducation a pour premier objectif de drainer l’épanchement ou le sang. En effet, si du liquide persiste, il se transforme en une croûte friable. Cette cicatrice fibreuse et anarchique se comporte comme un maillon rigide et fragile au sein d’une chaîne élastique. Elle est à l’origine de récidives ! Pour limiter les suintements et les saignements, il faut glacer, comprimer et surélever le mollet. Le second objectif consiste à « mécaniser » la cicatrice, c’est-à-dire à éviter la formation d’un magma fibreux inerte et stimuler la formation de fibres musculaires à l’endroit de la blessure. Pour cela, il est impératif de faire fonctionner le muscle… il faut lui proposer des contraintes mécaniques progressivement croissantes, juste à la limite des aptitudes du tissu reconstitué ! Dans cette stratégie, le seuil de la douleur est de bon conseil. En clair, vous pouvez faire tout ce qui ne vous fait pas mal… Plus encore, vous devez le faire !

  • Drainez couché… Drainez couché !
Dans les jours qui suivent votre accident, faites confiance à la logique de votre plombier ! Allongez-vous, surélevez la jambe ! Mettez votre mollet plus haut que votre hanche et votre cœur. Le sang de l’hématome aura tendance à rejoindre la circulation générale. Glacez votre mollet. Le froid ferme les vaisseaux sanguins et réduit le saignement. Utilisez un sac de glaçons, un Cryogel® de pharmacie ou un sac de petits pois congelés. Protégez votre peau avec un linge. Une serviette peut faire l’affaire. Poursuivez la manœuvre 20 minutes, c’est la durée optimale. Sur une durée plus prolongée, les vaisseaux se ferment si longtemps que la peau n’est plus oxygénée et risque de s’abîmer ! Moins longtemps, la peau commence par rougir pour se protéger et le saignement risque d’augmenter. Comprimez votre mollet. La pression externe appuie sur les vaisseaux déchiquetés et réduit l’hémorragie. Plusieurs techniques s’offrent à vous. Vous pouvez utiliser une bonne vieille bande Velpeau ou équivalent. Serrez un peu plus en bas, vers la cheville, et moins en haut, vers le genou. Vous obtiendrez ainsi un effet drainant vers le cœur. Plus efficace et plus simple, mettez vos chaussettes de compression voire vos chaussettes de récupération. Le serrage élastique décroissant ascendant est parfaitement conçu pour stimuler le retour veineux. N’hésitez pas à asperger votre bandage ou vos chaussettes d’alcool à 70°. Ce dernier s’évapore en utilisant la chaleur du corps. On obtient ainsi un effet réfrigérant. En théorie, il est déconseillé de serrer fortement votre jambe en position couchée. Les veines insuffisamment dilatées par le poids du sang sont écrasées ; le retour veineux et le drainage sont sérieusement perturbés, on obtient l’inverse de l’effet escompté. Le risque est encore plus élevé avec bandage circulaire : prudence ! Équipé de chaussettes de contention, vous pouvez reprendre votre vie quotidienne rapidement. Marchez lentement en mettant des talonnettes. Mesdames, portez des chaussures à talons­ ; cette fois, c’est bon pour votre santé. En surélevant l’arrière de votre pied, vous réduisez la tension dans le mollet. Ainsi, sa contraction ne tire pas sur la zone lésée…

  • Pédalez pour vous rééduquer et garder la forme !
Faire du vélo est autorisé… et même vivement conseillé ! En salle, plus encore qu’à l’extérieur, il est possible de commencer par des résistances très modérées, bien inférieures au poids du corps. Lorsque vous pédalez, le talon est aussi en position haute. Il n’y a aucun freinage. Vous vous contentez de pousser. La jonction entre les membranes et les fibres musculaires n’est pas écartelée. Les contraintes mécaniques sont faibles et non traumatisantes ; elles ont pour effet de « ­mécaniser­ » la cicatrice, c’est-à-dire d’éviter la formation d’un magma rigide, et de stimuler la formation de belles fibres musculaires ! Quand vous moulinez, l’alternance rapide contraction/décontraction réalise un pompage au sein du muscle qui contribue au drainage de l’hématome. Augmentez peu à peu la résistance en vous plaçant juste sous le seuil de la douleur. À environ 3­ semaines de votre claquage, essayez de vous mettre en danseuse ; votre geste devient plus proche de celui de la course. Peu à peu, mettez du braquet en écrasant les talons !

  • Etirez ! Freinez !
Pédaler permet de contracter votre mollet blessé en évitant d’y ajouter un étirement. En revanche, vous l’avez compris, la course associe les deux ­processus ­! Il faut progressivement réadapter votre muscle à cumuler ces contraintes. Toujours en respectant la règle de la « ­non douleur ­», étirez votre mollet en prenant appui avec vos mains sur un mur et en rapprochant votre buste tout en conservant les talons au sol. Faites le mouvement lentement. Gardez la position 10 à 30 secondes.


Pour progresser, éloignez peu à peu vos pieds du mur. Afin de mettre plus de poids du côté blessé, placez le membre inférieur opposé en fente avant. Pour y adjoindre des contraintes de freinage, montez sur la pointe des pieds et descendez doucement. La course est responsable de lésions musculaires car la traction sur la jonction entre le tissu musculaire et les enveloppes est brutale. Le secret de la rééducation est de proposer une mise en tension lente. Dans ces conditions, les fibres ont le temps de s’aligner dans l’axe des contraintes. On obtient un effet «­ mécanisant­ » sans provoquer de lésion.



Dès que ces manœuvres sont indolores, boostez encore l’adaptation tissulaire. Effectuez cet étirement au bord d’une marche. Remontez sur la pointe des pieds, redescendez amplement les talons, d’abord sur deux jambes puis sur une seule.


Quand tous ces exercices sont validés sans douleur, reprenez les premiers mouvements mais en accélérant.

  • Archimède… Super kiné !
Allez à la piscine ! Nagez ! Ainsi vous gardez la forme et contribuez à votre rééducation. Évitez le crawl, le mollet ne bouge pas assez et reste toujours légèrement contracté ; il risque de faire une crampe qui aggraverait sérieusement les lésions ! Préférez la brasse au cours de laquelle le mollet est mobilisé. Comme à vélo, l’alternance contraction/décontraction draine le suintement ou l’hématome. Le retour veineux est également favorisé par la position horizontale mais aussi par la fraîcheur et la pression de l’eau. Avant de reprendre la course, votre mollet doit se réhabituer à la mise en tension rapide suivie d’une restitution élastique et d’une contraction dans une position d’étirement. Archimède peut vous aider ! Après votre séance de natation, sautillez dans le petit bain. Commencez sur deux jambes, alors que vous avez de l’eau jusqu’aux épaules. Passez progressivement sur un pied et réduisez la profondeur.

  • La course fait partie du traitement !
Il est temps de trottiner. Mettez vos chaussettes de compression. Glissez, sous votre semelle de propreté une fine talonnette type Sorbothane. Bien évidemment, faites-le de chaque côté pour ne as être bancal ! Commencez par un échauffement simple mais structuré. En pratique, marchez, marchez vite, trottinez. Ne faites pas d’étirements ! Vous épuiseriez la structure en chevrons des fibres constitutives de vos membranes musculaires ! Elle serait plus longue mais moins élastique ! Soyez raisonnable. Ne dépassez pas 10 à 15­minutes ! Ajoutez 5 à 10 minutes par séance, quitte à finir votre entraînement par du vélo. Terminez par des étirements. Après l’effort, l’assouplissement de la cicatrice est sans danger, même si vous cassez quelques fibres. Lorsque que vous avez validé 45­ minutes de jogging lent, accélérez progressivement. Allez taquiner le seuil de l’essoufflement. Proscrivez encore les démarrages ! Intégrez quelques côtes dans votre parcours pour tirer un peu sur le mollet. Si tout se passe pour le mieux sur le relief, vous pouvez attaquer le fractionné ! Quelques jours plus tard, vous ne ressentez aucune douleur à l’issue d’un travail de piste… vous êtes guéri !


Dessin Mathieu Pinet 

Source SantéSportMag  

Recettes Bébés-Flan de courgette

 


Flan de courgette

Préparation : 10 mn
Cuisson : 30 mn
Pour 1 bébé – A partir de 12 mois
150 g de courgette
1 œuf
2 cuillerées à soupe de fromage blanc
1 noisette de beurre
1 pincée de sel
1. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6). Lavez la courgette et ôtez les extrémités. Pelez-la puis coupez-la en rondelles. Faites-la cuire 10 minutes à la vapeur puis, une fois tiède, écrasez-la à la fourchette.
2. Battez l’œuf en omelette, ajoutez-y le fromage blanc et la purée de courgette. Salez légèrement.
3. Versez le tout dans un ramequin beurré et faites cuire 20 minutes au four au bain-marie.

Variantes
A partir de cette recette de base, vous pouvez imaginer et réaliser d’autres flans avec les légumes dont vous disposez.

Recettes Bébés-Œufs à la neige


Œufs à la neige

Préparation : 10 mn
Cuisson : 20 mn
Pour 1 bébé – A partir de 12 mois
9 cl de lai de croissance
1 œuf
100 g de sucre en poudre
1 cuillerée à café de vanille
1/2 pincée de sel
1. Préparez la crème anglaise : dans une casserole, faites bouillir le lait avec le sucre vanillé et le jaune d’œuf. Faites chauffer à feu doux en remuant sans cesse, jusqu’à ce que la crème épaississe légèrement. Ne laissez pas la crème bouillir, elle pourrait tourner. Dès que la crème nappe la cuillère, retirez la casserole du feu et laissez refroidir quelques instants.
2. Dans une grande casserole, faites chauffer de l’eau jusqu’à ce qu’elle frémisse. Pendant ce temps, battez le blanc d’œuf en neige ferme, en ajoutant le sel.
3. A l’aide d’une cuillère, déposez des boules de blancs en neige dans l’eau frémissante. Laissez-les à peine 2 ou 3 minutes de chaque côté pour qu’elles cuisent.
4. Égouttez-les bien à l’aide d’une passoire et mettez-les de côté, puis renouvelez tant qu’il vous reste des blancs en neige.
5. Lorsque la crème est bien froide, versez-la dans un plat creux et posez délicatement les blancs en neige dessus.

Conseil
Pour récupérer une crème qui a tourné, versez-la dans une bouteille en verre et secouez avec énergie.

Variante
Vous pouvez arroser l’œuf à la neige d’un filet de caramel.

 

Recettes Bébés-Crème au chocolat

 



Crème au chocolat

Préparation : 10 mn
Cuisson : 10 mn
Pour 1 bébé – A partir de 12 mois
15 cl de lait de croissance
1 jaune d’œuf
2 barres de chocolat noir à pâtisserie
1. Cassez le chocolat en morceaux et faites-le fondre au bain-marie dans une casserole. Battez en omelette le jaune d’œuf et le lait tiède, et ajoutez ce mélange au chocolat fondu.
2. Faites cuire la préparation, tout en remuant constamment, jusqu’à ce que la crème épaississe. Ne la laissez pas bouillir sinon elle risquerait de tourner.
3. Laissez refroidir la crème au chocolat puis mettez au réfrigérateur quelques minutes avant de servir.

Conseil
Vous pouvez également faire fondre le chocolat au micro-ondes, sans eau.

Recettes Bébés-Crème à la vanille

 




Crème à la vanille

Préparation : 10 mn
Cuisson : 20 mn
Pour 1 bébé – A partir de 8 mois
50 cl de lait de suite
100 g de Maïzena
50 g de sucre
1 sachet de sucre vanillé
1. Faites chauffer le lait dans une casserole, sans le faire bouillir. Dans un bol mélangez la Maïzena, le sucre et sucre vanillé. Ajoutez le lait chaud et mettez la préparation sur feu doux, en remuant constamment avec un fouet.
2. Dès que le mélange commence à épaissir, retirez du feu et continuez de fouetter jusqu’à l’obtention d’une crème. Versez alors dans des petits pots et laissez refroidir.

Conseil
Ajoutez un filet de caramel sur la crème… un délice !

Recettes Bébés-Compote d’abricots

  


Compote d’abricots

Préparation : 5 mn
Cuisson : 20 mn
Pour 1 bébé – A partir de 6 mois
3 ou 4 abricots bien mûrs
1 cuillerée à soupe de cassonade
1 pincée de cannelle en poudre
1. Lavez les abricots et dénoyautez-les. Mettez-les dans une casserole avec 5 cl d’eau, le sucre et la cannelle.
2. Portez à frémissement sur feu doux pendant 15 à 20 minutes, selon le degré de maturité des fruits.
3. Retirez du feu et laissez refroidir. Transvasez la compote dans une coupelle et laissez tiédir avant de donner à bébé.

Variante
Vous pouvez réaliser cette compote avec d’autres fruits (pommes, poires…).

Recettes Bébés-Purée de fenouil


Purée de fenouil 

Préparation : 15 mn
Cuisson : 15 mn
Pour 1 bébé – A partir de 6 mois
1 fenouil tendre
1 grosse pomme de terre
10 g d’oignon
1 noisette de beurre
1 pincée de sel
1. Lavez le fenouil et la pomme de terre et épluchez-les ainsi que l’oignon. Faites cuire les légumes 15 minutes dans de l’eau bouillante légèrement salée.  
2. Egouttez-les et coupez-les en lamelles, puis passez-les au moulin à légumes.
3. Ajoutez à la purée une noisette de beurre au moment de servir.

Les petits adorent le goût légèrement anisé du fenouil. De plus, ce légume les aide à bien digérer.