Charles de Gaulle
Charles de Gaulle est le symbole intouchable de la France libre.
L'homme du 18 Juin, le grand sauveur de la nation face à la barbarie nazie. Mais derrière la légende du libérateur se cache un massacre étouffé par la République. Le 1er décembre 1944, la France n'a pas récompensé tous ses héros. Elle en a fait massacrer une partie. Des centaines de "tirailleurs sénégalais" sont alors rassemblés au camp militaire de Thiaroye, près de Dakar. Ces soldats d'Afrique de l'Ouest viennent de risquer leur vie pour libérer le pays. Ils ont combattu, saigné et souffert dans les camps de prisonniers pour que la France retrouve sa souveraineté. Avant d'être renvoyés dans leurs foyers, ils ne réclament qu'une seule chose : le paiement de leurs arriérés de solde. L'argent que l'État français leur doit légalement pour avoir risqué leur peau. Face à cette revendication, la hiérarchie militaire coloniale prend une décision radicale. Aux premières heures du jour, l'armée française encercle le camp et ouvre le feu à la mitrailleuse sur ses propres troupes. Des dizaines de soldats africains sont abattus dans la poussière. C'est là que le gouvernement provisoire, dirigé par Charles de Gaulle, entre en scène. Au lieu de sanctionner les généraux responsables de ce bain de sang, l'État français couvre le crime. La vérité est maquillée en "rébellion armée". Les survivants ne sont pas soignés ni dédommagés. Ils sont arrêtés, jugés à la hâte et jetés en prison. Pendant que Paris fêtait sa liberté retrouvée, le gouvernement laissait condamner ceux qui l'avaient défendue. La France a littéralement soldé ses dettes de guerre en versant le sang de ses libérateurs et en institutionnalisant l'oubli.Source :










