mercredi 4 mars 2026

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Billets-Emmanuel Macron victime de sa légèreté

   

Emmanuel Macron lors de la conférence de presse donnée à Kiev le 16 juin 2022. | Ludovic Marin / Pool / AFP

Emmanuel Macron victime de sa légèreté

Il avait tout pour lui mais, par désinvolture, il a gâché sa propre réélection et celle de sa majorité. Après avoir chamboulé le jeu électoral droite-gauche de la Ve République, Emmanuel Macron a cassé son propre jouet.

En 2017, Emmanuel Macron avait brouillé les cartes et changé les règles d'un jeu qu'on pensait figé à jamais. Consubstantiel à la Ve République, l'affrontement droite-gauche fut, en quelques mois, balayé. Un jeu de quilles, un désordre inédit d'où sortit, goguenard, un gamin, entre Rastignac et Tintin, qui raflait la mise sans coup férir. Cinq ans après, le désordre est toujours là; il s'est même accru. Mais le désordre s'est vengé de celui qui l'a créé. Par désinvolture, le président mord la poussière.

Le candidat Cerfa

Reprenons les faits de cette double campagne ratée.

Mauvais calcul? Vanité? Orgueil? Désintérêt? Mépris? Condescendance? Maladresse? Parmi les mots qui viennent à l'esprit pour qualifier la double campagne –ou non-campagne– d'Emmanuel Macron, ce sont peut-être ceux de légèreté ou de désinvolture qui conviennent le mieux.

Cinq ans à l'Élysée? Un tel séjour change un homme. Sans doute ne voit-il plus le monde comme il le faudrait. Submergé de dossiers, peut-être écoute-t-il un peu moins les ronchons et davantage les flatteurs. Au palais, on s'isole. Réduite en notes et statistiques, la perception de la réalité s'émousse et il ne reste plus guère de temps pour la proximité. Emmanuel Macron a oublié ce qu'était une campagne.

Au candidat inventif, disruptif, combattif, volontaire et optimiste de 2017 a succédé un habitué des lieux, prêt à renouveler son bail en signant un formulaire Cerfa, et quelque peu surpris –on n'ose dire ennuyé– qu'on lui demande de faire campagne.

Le débat, pris de haut

Car il fallait prendre cette campagne à bras le corps, se mettre en scène, flatter le cul des vaches, arpenter les rues, bouffer des rillettes et boire des canons, trouver magnifique le reblochon et sublime la betterave, s'inviter à Pôle emploi, accepter un collier de fleurs ultramarin, observer une chaîne de montage, faire du people, pousser un caddie dans un supermarché. Certes, le président avait arpenté la France pendant cinq ans; mais ces «miles» ne sont jamais portés au crédit du candidat.

Qu'a-t-il bien pu se passer dans le cerveau élyséen? Une conjoncture incroyablement favorable le portait. Certes, la présidence de l'Union européenne obligeait Emmanuel Macron. Mais la «fin» de la crise sanitaire offrait un espace de liberté retrouvée. Puis la Russie envahissait l'Ukraine, faisant du chef des armées un chef de guerre. La percée dans les sondages fut immédiate.

Alors, par l'enchaînement des événements, le candidat disparut. Sans doute a-t-il cru revivre les circonstances heureuses de 2017, avec le renoncement de François Hollande et l'échec industriel de François Fillon. Mais, enfin, où était-il écrit que l'on gagne sur un coup de dés, par discrétion, par évitement, presque par effraction?

Pourquoi débattre avec ceux qui ne lui arrivaient pas à la cheville? C'était se voir trop beau, trop grand, trop tôt.

Et, évidemment, plus que jamais, il fallait débattre. Après un quinquennat où l'affrontement fut fréquent, ses adversaires, comme l'électorat, l'attendaient dans l'arène. Macron, redoutable débatteur, n'avait rien à craindre: sa connaissance des sujets et l'expérience de la fonction lui donnaient un avantage évident. La constitution de la Ve République, qui réduit –réduisait– l'opposition à de la figuration, fige et caricature les échanges.

Le besoin de débat était légitime. Bien sûr, un pugilat à douze eût été absurde lorsqu'un débat à trois ou quatre était envisageable, et même utile. Le président-candidat refusa et se contenta du service institutionnel minimum dans l'entre-deux-tours. L'audace de 2017 avait fui, grippée par l'embourgeoisement de 2022.

Président partout, candidat nulle part

Un embourgeoisement et une manière de suffisance aussi. Bien, vite, aucune candidature ne parut en mesure de contester sa victoire. Dès lors, pourquoi débattre avec ceux qui ne lui arrivaient pas à la cheville? C'était se voir trop beau, trop grand, trop tôt. Le président méprisait, se dérobait: ses adversaires ne se privèrent pas de le lui reprocher. Et l'opinion acquiesça qui, bien vite, oublia l'Ukraine pour ne s'intéresser qu'au plein de diesel. Macron distribua des chèques cadeaux qui ne calmèrent aucune inquiétude ni aucun ressentiment.

Ses adversaires couraient de plateau en plateau et leur omniprésence rappelait à tout instant son absence.

Où était-il? Dans son palais. À Bruxelles. Loin. Il se déguisa en Zelensky. Peut-être s'ennuyait-il. Cette élection? Une formalité, mais un pensum aussi.

Il partit enfin dans l'arène, puisqu'il le fallait. Dans des débats publics, que ses adversaires dénoncèrent comme préparés (eux-mêmes se gardant bien d'en faire) et qui ne l'étaient pas tout à fait. Il s'en sortit honorablement. Mais les médias, vexés eux aussi de son refus du pugilat télévisé, n'en retenaient que les points négatifs.

C'était comme une punition dont on ignorait l'origine, une manière de défi: vous voterez pour moi malgré tout.

Peu importait, c'était déjà plié.

La folle campagne de 2017 était loin. Cinq ans après, plus rien ne surprenait et même l'enthousiasme des supporters semblait surjoué. Absents des réseaux sociaux, où les fans de Zemmour et Mélenchon faisaient le spectacle, les macronistes n'avaient que du désarroi à offrir.

La retraite à 65 ans, une punition sans explications

Pour affaiblir le camp de la droite, Macron dégaina une retraite à 65 ans. C'était un chiffon rouge, un cadeau fait à ses adversaires qui s'en emparèrent comme d'un totem.

Il en resta là.

65 ans, et puis plus rien. Dans une campagne, les propositions doivent se cogner, se frictionner, se frotter à l'adversaire comme à la population, évoluer, disparaître ou percer. 65 ans: pour qui? Pourquoi? On l'ignorait. C'était comme une punition dont on ignorait l'origine, une manière de défi: vous voterez pour moi malgré tout.

La victoire suivit, plus large qu'attendue. Mais peut-on tirer gloire d'obtenir 58% des voix face à la présidente du Rassemblement national? De ce deuxième tour, au fond étriqué, il ne tira nulle leçon.

Des législatives gagnées d'avance

Pis: il récidiva. En choisissant un gouvernement où la compétence des ministres masquait mal leur faiblesse politique et, plus encore, l'impossibilité pour le président de faire bouger les lignes. Le voyant affaibli, ses adversaires ne lui firent pas le cadeau d'un ralliement, d'autant plus qu'ils savaient la faible valeur d'un maroquin avant les élections législatives.

Que l'on s'en réjouisse ou qu'on le déplore, l'électorat n'avait qu'une seule boussole: sa détestation d'Emmanuel Macron.

Par nature, ou par mimétisme, Élisabeth Borne ne fit pas davantage campagne que le président. Les parlementaires de Renaissance partaient au front, sans enthousiasme et sans soutien. Macron leur fit l'aumône de quelques brefs discours, trop alarmistes pour être crédibles.

Fait-on campagne sur le tarmac lorsqu'il n'y a plus d'huile d'arachide ni de moutarde en rayons? Quel ennui cette campagne et quelle tristesse que ces préoccupations si terre à terre! De toutes façons, tous le disaient, les législatives ne sont là que pour donner une majorité au président élu. Une formalité!

La détestation comme bulletin de vote

Léger, absent, désinvolte: Macron a cru qu'il pourrait gagner à Kiev ou à Bruxelles. Se croyant irrésistible comme en 2017, il a ignoré la haine, tenace, que sa personnalité suscite. Au point de faire de chacun de ces quatre tours un référendum progressif contre lui. Que l'on s'en réjouisse ou qu'on le déplore, l'électorat n'avait qu'une seule boussole: sa détestation d'Emmanuel Macron. Après sa victoire en 2017, il avait déclaré vouloir tout faire pour que l'électorat n'ait «plus aucune raison de voter pour les extrêmes». En juin 2022, l'extrême gauche et l'extrême droite sont les principaux partis d'opposition. Et, fait majeur, le RN passe devant Les Républicains. L'échec est total.

Il serait injuste de faire de Macron le seul responsable de ce nouveau bouleversement. Entamée il y a trois décennies, la progression du Front national continue et il n'a pu, comme ses prédécesseurs, l'entraver. Observable dans la plupart des mouvements sociaux, la radicalisation de la gauche a désormais un relais politique majeur, celui de la gauche d'opposition, qui a avalé la gauche de gouvernement. L'abstention progresse inexorablement et la voie «raisonnable» du centre n'enthousiasme plus guère.

Demain, peut-être, le président trouvera une coalition inédite, «à l'allemande», qui mettrait fin à notre passion du fait majoritaire. Et il pourrait, d'une pirouette, y voir une adéquation avec sa volonté de rassemblement. Mais pour quel projet? Comme ses supporters, chez qui la déception est à la hauteur de l'occasion gâchée, Emmanuel Macron sait que cet échec est avant tout le sien. C'est l'échec d'un enfant gâté de la démocratie qui a trop cru en sa bonne étoile et refusé la violence d'une campagne électorale avant de la recevoir en boomerang.

Source : Slate.fr Jean-Marc Proust — Édité par Thomas Messias 

Billets-Crimes, prostitution et argent sale… si la France les incluait dans le calcul du PIB

   


Crimes, prostitution et argent sale… 
Si la France les incluait dans le calcul du PIB 

Les trafics de drogues, d’armes et la prostitution pourraient rentrer dans le calcul du PIB de l’Italie, dont l’économie souterraine est estimée à 10,9% du PIB, tout comme en France.

Et si, pour augmenter notre PIB, on prenait en compte les revenus générés par le trafic de drogue et la prostitution ? L’idée a fait son chemin en Italie puisque l’an prochain, l’économie souterraine sera incluse dans le calcul de son produit intérieur brut (PIB).

  • Une proposition soutenue par le Parlement européen
Selon les prévisions d’Eurostat, l’organisme européen en charge des statistiques de l’Union européenne, ce rajout pourrait bien faire bondir le PIB italien. Ce dernier augmenterait ainsi de 2,4%, soit un point de plus que les prévisions. Le jeu peut en avoir la chandelle. En 2012, la Banque d’Italie a évalué la valeur de l’économie informelle à 10,9% du PIB.

Cette mesure ne sera pas spécifique à l’Italie. Le Parlement européen a demandé, en février dernier, aux États membres de chiffrer les revenus provenant de leur économie souterraine, dans le PIB, et cela dès 2014. La raison mise en avant par l’institution européenne est le souci d’équité.

À titre d’exemple, la vente de cannabis, légale aux Pays-Bas, dope le PIB du pays, par rapport à un autre où ce commerce reste hors-la-loi.

  • Une économie souterraine qui représente 10,8% du PIB en France
Selon une étude publiée en mai 2013 par l’Institut économique Molinari, l’économie souterraine en Europe représenterait 19,3% du PIB cumulé. En France, la prostitution, le trafic de drogue et autres sont évalués à 10,8% du PIB, soit 219,2 milliards d’euros.

« En France, une cigarette fumée sur cinq provient du marché noir », explique Cécile Philippe, directrice de l’Institut. En ce qui concerne la vente d’alcool sur le marché, elle ne représente que 3% des ventes globales, car « l’alcool est peu fiscalisé en France, contrairement à d’autres pays comme la Suède où cela représente 54% du marché », ajoute-t-elle.

Mais la prise en compte de l’économie souterraine dans le calcul du PIB français ne semble pas être d’actualité. L’Insee, joint par Challenges, est catégorique : « Nous n’incorporons pas les activités illégales dans ces estimations, dans la mesure où les circonstances dans lesquelles s’effectuent ces activités (dépendance des consommateurs de stupéfiants, esclavage sexuel dans certains cas) ne permettent pas de considérer que les parties prenantes s’engagent toujours librement dans ces transactions. »

  • Une évaluation approximative
Les sommes générées par l’économie parallèle des cinq premières puissances européennes (l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni), comptent pour les deux tiers du total européen, détaille l’étude. Si l’économie informelle « venait à disparaître […], cela pourrait même paradoxalement pénaliser l’économie dite ’officielle’. La seule solution pérenne consiste à ’libérer’ le marché légal », analysent les auteurs du rapport.

Plusieurs méthodes ont été utilisées afin de chiffrer cette économie. La consommation d’électricité, les montants d’argent liquide utilisés dans l’économie, les résultats d’audits et les redressements fiscaux.


Source institutmolinari.org Article de Marie-Pierre Haddad  

Billets-Mort du journalisme

 

 

Mort du journalisme
Licenciements #washingtonpost : c'etait aussi le journalisme que nous aimions et nos plus belles années -Vous nous voyez encore parfois à la télévision. Vous nous entendez commenter l’actualité. Et vous pensez que nous avons survécu. Ce n’est pas vrai. Nous avons perdu la bataille la plus simple et la plus cruelle : celle de nous faire encore engager pour faire notre métier. Être payés pour enquêter. Être envoyés sur le terrain. Avoir le temps de vérifier, de douter, de recouper. Nous sommes devenus visibles, mais remplaçables. Peu à peu, évincés par ces « experts » — souvent aux egos démesurés —, par des généraux à la retraite découvrant les vertiges de la célébrité, par des riches commentateurs professionnels qui n’ont jamais eu à frapper à une porte, attendre une source, passer 2 nuits dans un motel pourri ou risquer une relation pour une information vraie. À mesure que notre manière de faire s’érode, le rôle du journaliste est de plus en plus occupé par d’autres : des militants, des influenceurs, des ONG, des groupes de réflexion, ou des voix gravitant à proximité de l’État. Ils occupent l’espace. Mais ils ne sont jamais neutres. Le journalisme que nous aimions n’était pas neutre au sens naïf du terme. Il était indépendant. Parfois idealiste, toujours fait avce passion Il ne servait ni une cause, ni un camp, ni un algorithme. Il servait les faits — même quand ils dérangeaient ceux qui nous invitaient à parler. Aujourd’hui, on préfère l’opinion rapide au reportage coûteux. Le plateau au terrain. La réaction à l’enquête. Le « je pense que » au « je sais parce que j’y étais ». Nous avons vécu nos plus belles années dans un métier exigeant, ingrat parfois, mais essentiel. Un métier où l’on disparaissait derrière l’information. Où l’ego était un obstacle, pas un capital. Ce monde se ferme. Et pendant que l’on nous applaudit encore à l’écran, le journalisme, lui, est en train de mourir hors champ. Pas dans le bruit des plateaux Dans l’indifférence. Avec des idéalistes qui ont oui adore vous montrer le monde et ce métier.



Source :
LAURENCE HAIM

Billets-Fin de civilisation

 




Fin de civilisation

Reprenons cette petite procession crépusculaire, ce cortège des ombres qui avancent en file indienne comme des figurants d’un opéra wagnérien revisité par un metteur en scène fauché et dépressif. Regardez-les bien, ces trois-là, capturés dans l’instantané d’une décadence qui ne peut plus se cacher : Emmanuel Macron, ce jeune vieillard aux tempes grisonnantes qui contrastent avec une moumoute de renard de salon, le regard perdu dans un vide qu’il a lui-même creusé. Ses frêles épaules voûtées sous le costume noir impeccable, ce noir des enterrements d’État où l’on enterre surtout l’espoir. Jupiter ? Plutôt Prométhée après que l’aigle lui a bouffé le foie pour la millième fois : las, exsangue, et toujours accroché au rocher de l’Élysée. À ses côtés – ou plutôt collée à lui comme une prothèse orthopédique de luxe –, Brigitte, l’étrange créature aux jambes de Giacometti refondues dans l’acier trempé dans le champagne de la rue du faubourg Saint-Honoré. Deux fils d’acier, disais-je ? Disons plutôt deux tiges de titane gainées de soie noire, tendues à se rompre, prêtes à claquer comme un string en fin de vie. Elle avance, raide, le menton relevé en un défi muet au temps, à la gravité, aux rumeurs qui bruissent dans son sillage depuis des lustres. Mais sous ce maintien de corset, on devine la crispation : les mollets bandés comme des cordes de violon, les talons qui claquent un peu trop fort sur le sol poli, comme pour conjurer le silence qui s’installe autour d’eux. Elle n’est plus seulement l’épouse, elle est l’armature, l’exosquelette qui empêche le château de cartes présidentiel de s’effondrer tout de suite. Sans elle, il tituberait ; avec elle, il titube quand même, mais continue d’avancer. Et puis, fermant la marche comme un faire-valoir tragique, Jack Lang, l’éternel succube de la Mitterrandie recyclé en fantôme de lui-même. Hagard comme un clown blanc qui aurait oublié son maquillage et réalisé, en pleine piste, que le cirque a brûlé la veille. Il suit, il suit docilement, un pas en retrait, comme une chèvre diabolique flottant dans une flanelle-naphtaline. Vêtu de noir lui aussi, bien sûr – ce noir universel des élites en deuil de leur propre époque, ce noir qui dit « voilà ce que nous fûmes et que nous refusons d’admettre ». Pas le noir chic des dîners en ville, non : le noir opaque, absorbant la lumière, le noir des aigles qui planent au-dessus de l’innocence, à l’heure où tout le monde devrait dormir. C’est la livrée officielle de l’Occident qui se délite, l’uniforme des obsèques d’une civilisation qui enterre ses enfants sans oser prononcer l’oraison funèbre.
Cette photo n’est pas une anecdote. C’est un arrêt sur image de la France en 2026 : un pays qui marche encore, mais en funérailles lentes, où le pouvoir se cramponne à ses symboles usés, où la haute-couture tente de dissimuler la panique, où l’on avance groupés parce qu’isolés on tomberait plus vite. Ils sont trois, mais ils incarnent la même chose : la déliquescence polie, le crépuscule en costard-cravate, la fin d’un monde qui s’obstine à sourire pour les photographes. Cruel ? Peut-être. Subtil ? À peine. Vrai ? Comme un miroir qu’on n’ose plus affronter. L’Occident se regarde dans cette vitre teintée et murmure : « Tiens, c’est nous, ça ? Déjà ? » Et il continue d’avancer, noir sur noir, vers le fond du couloir mal éclairé. Parce qu’il n’y a pas d’autre direction que la mort. 

Source :