lundi 10 septembre 2012

Recettes Œufs-Blanc soufflé aux herbes



Blanc soufflé aux herbes

Préparation : 20 mn
Cuisson : 12 mn
Pour 4 personnes
4 œufs
1 cuillerée à soupe de coriandre fraîche
½ citron
5 pincées de cumin
2 pincées de sucre
Vinaigre
Sel
Poivre blanc
1. Recouvrez la plaque du four d’une feuille de papier sulfurisé huilée. Huilez quatre cercles individuels en inox de 6 cm de diamètre. Posez-les sur la plaque du four.
2. Cassez les œufs en séparant les blancs des jaunes et en gardant ces derniers entiers. Fouettez 3 blancs (le dernier pourra servir dans une autre recette) avec 2 pincées de sel (il s’agit ici de les saler, non de les aider à monter) et 2 gouttes de vinaigre. Lorsqu’ils sont relativement fermes, incorporez le cumin et la coriandre. Poivrez, puis versez le jus de citron et augmentez la puissance du mixeur.
3. Préchauffez le four à 120 °C (th. 4).
4. Garnissez les cercles de blanc fouetté. Formez un puits. Déposez dans chacun un jaune d’œuf et recouvrez du reste de blanc. Faites cuire 4 minutes dans le four. Ouvrez la porte du four et poursuivez la cuisson 5 à 8 minutes, le dessus doit être légèrement desséché.
5. Faites glisser sur les assiettes. Retirez les cercles. Recouvrez d’herbes. Servez sans attendre.


vendredi 7 septembre 2012

Recettes Tartes-Tarte épicée aux fruits



Tarte épicée aux fruits

Préparation : 40 mn
Repos : 1 heure 30
Cuisson : 30 mn
Pour 4 à 6 personnes
Pour la pâte sucrée
200 g de farine
130 g de beurre mou
1 œuf
75 g de sucre glace
25 g de poudre d’amandes
2 pincées de fleur de sel
2 pincées de vanille en poudre
Pour la crème d’amandes aux épices
80 g de poudre d’amandes
70 g de beurre
70 g de sucre glace
10 cl de crème fleurette
1 œuf
1 cuillerée à soupe d’amidon de maïs (ou de Maïzena)
2 pincées de vanille Bourbon
2 pincées de cannelle en poudre
1 pincée de gingembre en poudre
1 cuillerée à soupe de kirsch
Pour la garniture
125 g de chaque fruit : framboises, groseilles, cassis, 4 abricots
1. Faites la pâte sucrée : mélangez le beurre, le sucre glace, la poudre d’amandes, la fleur de sel, la vanille, l’œuf et la farine. Travaillez peu, juste pour amalgamer les éléments et les mettre en boule. Réservez 1 heure 30 au frais. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
2. Beurrez un moule à tarte de 22 cm de diamètre. Etirez la pâte à une épaisseur de 2 mm (la moitié seulement du pâton est utilisée pour cette recette). Déposez-la dans le moule. Tapissez de papier sulfurisé, recouvrez de haricots secs. Enfournez 15 minutes. Retirez le papier et les haricots. Laissez refroidir, n’éteignez pas le four.
3. Faites la crème d’amandes : mélangez les épices et le sucre glace. Travaillez, au batteur électrique à petite vitesse, le beurre et le sucre épicé, puis incorporez l’œuf, la poudre d’amandes, l’amidon de maïs (ou la Maïzena) et le kirsch. Ajoutez la crème fleurette légèrement battue.
4. Garnissez le fond de la tarte de crème d’amandes. Remettez au four 12 à 15 minutes. Laissez refroidir, puis garnissez de lamelles d’abricots et de fruits rouges.
Il est plus facile de préparer une quantité de pâte pour deux tartes, mais vous n’en utiliserez pour cette recette que la moitié. Le reste se congèle très facilement. Au fil des saisons, prenez les fruits disponibles, pêches, figues, mirabelles, l’hiver, des agrumes pelés à vif, des pommes râpées et citronnées.
Avis sur les épices :
La saveur de la crème avec le gingembre et la cannelle pourrait ressembler à celle du pain d’épices. Mais la vanille Bourbon intense, poivrée, monte en puissance. Avec l’amande, elle laisse en bouche l’infinie douceur d’une dragée.


jeudi 6 septembre 2012

Recettes Desserts-Forêt Noire ganache



Forêt Noire ganache

Préparation : 60 mn
Cuisson : 25 mn
Repos : 1 heure
Pour 6 personnes
Pour la génoise chocolat :
4 œufs
100 g de sucre
120 g de farine
½ sachet de levure
10 g de cacao
Pour la ganache :
180 g de chocolat noir
100 g de crème
Pour le sirop :
50 g de sucre
100 g d’eau
2 cuillerées à soupe de kirsch
Pour la crème chantilly :
30 cl de crème entière liquide très froide
50 g de sucre
Vanille
Pour la garniture :
30 cerises à l’eau de vie (ou un demi pot de confiture de cerises)
Pour le décor :
60 g de chocolat en copeaux (râpé sur la tablette)
1. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6). Mettez la crème au frais, le saladier dans lequel vous battrez la chantilly aussi.
2. Préparez la génoise : beurrez un moule à cake, et chemisez-le de farine. Préparez une grande casserole d'eau bouillante pour faire un bain marie. Placez les œufs entiers et le sucre dans un saladier, fouettez sur le bain marie au batteur électrique jusqu'à avoir une mousse serrée et légèrement fluide. Tamisez la farine avec le cacao pour n'avoir aucun grumeau. Puis versez-la en pluie dans les œufs en incorporant à la spatule au fur et à mesure. N'oubliez aucun coté du saladier, la farine a tendance à aller se coller au bord et à y faire des paquets. Versez dans le moule.
3. Enfournez pour 30 minutes environ, pour être sur de la cuisson, piquez avec un couteau, il doit ressortir sec. Démoulez et laissez refroidir.
4. Préparez la ganache : faites fondre le chocolat, ajoutez-y la crème. Mélangez et laissez refroidir.
5. Préparez le sirop : mettez l'eau et le sucre à bouillir trente secondes.  Laissez refroidir puis ajoutez-y le kirsch.
6. Montage du gâteau, une fois que tout a refroidi : coupez la génoise en trois dans la hauteur, de façon à avoir trois plaques que vous superposerez.
7. Préparez votre chantilly : mettez dans un saladier la crème, la vanille et le sucre, battez jusqu'à obtention d'une chantilly bien ferme.
8. Imbibez une première couche de génoise avec le sirop à l'aide d'un pinceau. Couvrez-la de ganache chocolat à l'aide d'une spatule
9. A la poche à douille, répartissez une première couche de chantilly. Recouvrez de cerises posez dessus la deuxième couche de biscuit, recommencez les opérations. Puis posez la dernière couche de biscuit, imbibez-la aussi. Recouvrez de chantilly.
10. Décorez avec les copeaux de chocolat. Appliquez-en un peu sur les cotés aussi. Laissez reposer au minimum une heure au frais.
Cette recette n'est pas l'authentique recette de Forêt Noire. En effet à l'origine, ce gâteau ne contient pas de ganache au chocolat. Cependant elle ajoute un peu de moelleux et renforce le goût de chocolat.


mardi 4 septembre 2012

Infos santé-Dermatite atopique



Dermatite atopique

Rien n’est plus dommageable en médecine que les fausses peurs, les rumeurs et la désinformation. Un bon exemple en est la sous-utilisation des corticoïdes en crème et pommade dans la dermatite atopique de l’enfant, encore appelée eczéma atopique. Des produits pourtant fort utiles.

Rien n’est plus déplaisant que de voir les joues et le corps d’un nourrisson ou d’un jeune enfant se couvrir de petites plaques rouges qui démangent.
La dermatite atopique est pourtant une manifestation fréquente sous nos climats. La peau est fragilisée et cette dermatite est souvient associée à des manifestations allergiques.

Pour soulager l’enfant et faire disparaître les lésions, l’une des armes sont les dermocorticoïdes, des préparations contenant des dérivés de la cortisone adaptées à un usage topique sur la peau.

Mais voilà, les médecins spécialistes ont beau dire aux parents de ne pas hésiter à ‘tartiner’ l’enfant de façon raisonnable toutefois, on constate que ces crèmes sont trop peu utilisées alors qu’on les sait efficaces.

Raison invoquée le plus souvent  « ça rend la peau plus fine »‘, en gros, ça abime.
Ce qui peut endommager la peau, ce sont des corticoïdes inappropriés recouverts d’un pansement occlusif, pas des produits spécifiques bien prescrits.
L’amincissement de la peau est donc une idée fausse que beaucoup de parents, mais aussi de professionnels de santé véhiculent.
Cette idée fausse est combattue par les spécialistes. L’ancien président de la Société française de Dermatologie, le professeur Gérard Lorette (CHU de Tours), l’un des meilleurs spécialistes de cette affection, n’a de cesse de répéter qu’il ne faut pas craindre d’utiliser les dermocorticoïdes comme prescrits par le médecin.

Une étude australienne publiée ces derniers jours dans la revue «Pediatric Dermatology »’ vient conforter ses dires.
Ils ont mené une étude avec 70 jeunes patients et 22 contrôles. Les patients avaient moins de 18 ans, avaient eu une dermatite atopique (52) ou une combinaison eczéma-psoriasis (18).
Ils avaient reçu des topiques corticoïdes pendant au moins trois mois. Les applications étaient faites deux à trois fois par jour par les parents qui avaient été formés à l’utilisation des produits à l’hôpital.
En examinant les enfants, les spécialistes ont constaté qu’il n’y avait aucune forme d’atrophie cutanée dans le groupe traité et donc aucune différence d’épaisseur de peau entre les deux groupes. Ils ont examiné 280 sites au total chez les 70 enfants et 88 chez les 22 contrôles.

Cette étude confirme donc que les dermocorticoïdes accompagnés de crèmes émollientes et hydratantes, sont le traitement de choix de la dermatite atopique.
Elle montre aussi que pour réussir, ce traitement doit avoir été bien expliqué aux parents auxquels on a montré comment bien utiliser les produits.
La combinaison idéale pour aider les enfants à faire passer avec succès leur eczéma.

Référence de l’étude :

Esther Hong et al.
Evaluation of the Atrophogenic Potential of Topical Corticosteroids in Pediatric
Dermatology Patients
Pediatr Dermatol Article first published online: 20 APR 2011 | DOI: 10.1111/j.1525-1470.2011.01445.x

Source docteurjd.com (blog santé de jd flaysakier)

vendredi 31 août 2012

Recettes Petits Budgets-Gâteau aux châtaignes


Gâteau aux châtaignes

Préparation : 10 mn
Macération : 15 minutes
Cuisson : 45 mn
Pour 4 personnes 
400 g de farine de châtaigne
50 g de raisins secs
50 g de pignons
1 branche de romarin
4 cuillerées à soupe d’huile d’olive extra vierge
Sel
1. Faites tremper pendant 15 minutes les raisins secs dans une petite jatte d’eau tiède.
2. Mélangez la farine de châtaigne, une pincée de sel et 3 cuillerées d’huile dans une jatte. En fouettant vigoureusement, ajoutez progressivement assez d’eau pour obtenir une pâte légère et sans grumeaux. Ajoutez les pignons et les raisins secs bien égouttés et séchés.
3. Versez cette préparation dans un moule à tarte enduit du reste d’huile au fond duquel vous aurez placé la branche de romarin. Faites cuire pendant 45 minutes dans un four préchauffé à 180 °C (th. 6). Le gâteau est prêt lorsqu’il est devenu ferme et qu’une peau croquante s’est formée à la surface. Démoulez, retirez le romarin et parsemez de pignons avant de servir.
Conseil 
Délicieux avec une salade et du fromage de chèvre.


lundi 27 août 2012

Recette Riz-Timbales de riz panachées



Timbales de riz panachées

Préparation : 15 mn
Cuisson : 20 mn
Pour 4 personnes
50 g de riz basmati
160 g d’épinards surgelés en branches
20 g de gruyère
1 pincée de cannelle en poudre
1 pincée de noix de muscade
1 pincée de sucre
Sel
1. Faites bouillir de l’eau, salez, jetez-y le riz et laissez-le cuire pendant 18 minutes à partir de la reprise de l’ébullition.
2. Pendant ce temps, faites décongeler les épinards à feu doux, puis laissez-les cuire 3 minutes. Egouttez-les et hachez-les grossièrement. Assaisonnez-les avec le sucre, la cannelle et la noix de muscade. Salez.
4. Râpez finement le gruyère. Egouttez le riz. Mélangez-le au fromage et ajoutez les épinards. Tassez la préparation dans 4 ramequins et laissez reposer quelques minutes.
5. Pour les démouler, retournez-les ramequins sur les assiettes ou sur un plat de service. Servez ces timbales avec un plat (poisson, volaille), ou même avec un légume vert.
Variante :
Remplacez le gruyère par un autre fromage (tomme de brebis, parmesan, cantal, etc.), par un reste de jambon, que vous couperez finement, des pignons de pin ou encore des cacahuètes grossièrement brisées.
Tour de main :
Vous pouvez préparer les timbales à l’avance et les réchauffer au four à micro-ondes, à pleine puissance, couvertes de film étirable.


samedi 25 août 2012

Recettes Sans Gluten-Crumble aux courgettes



Crumble aux courgettes

Préparation : 20 mn
Cuisson : 25 mn
Pour 4 personnes
Pour la pâte à crumble
90 g de Maïzena
50 g de beurre ramolli
90 g d’amandes en poudre*
60 g de parmesan râpé*
Sel
Poivre
Pour la garniture
5 courgettes
5 oignons
1 gousse d’ail
1 branche de thym
1 brin de romarin
Sel
Poivre
1. Préchauffez le four à 210 °C (th. 7).
2. Mélangez la Maïzena, le beurre les amandes et le parmesan. Salez et poivrez. Malaxez du bout des doigts pour obtenir une pâte émiettée. Réservez.
3. Coupez les courgettes en rondelles. Plongez-les dans une casserole d’eau bouillante 20 secondes. Egouttez et réservez.
4. Coupez 5 oignons en lamelles et hachez la gousse d’ail. Faites dorer le tout à la poêle dans de l’huile d’olive avec le thym et le romarin. Salez et poivrez. Ajoutez les courgettes. Faites revenir le tout 5 minutes, puis versez dans un plat à gratin.
5. Recouvrez de pâte à crumble.
6. Enfournez à mi-hauteur et laissez cuire 20-25 minutes jusqu’à ce que la surface soit bien dorée. 
7. Servez aussitôt. Vous pouvez le déguster avec du fromage de chèvre assaisonné de poivre rouge et d’huile d’olive.
Conseil
(*) Vérifiez l’absence de gluten auprès des fabricants. 


jeudi 23 août 2012

Recettes Sans Gluten-Bananes exotiques



Bananes exotiques

Préparation : 15 mn
Cuisson : 10 mn
Pour 4 personnes
4 bananes jaunes
1 jus de citron vert
4 cuillerées à soupe de sucre roux
2 cuillerées à soupe de Maïzena
20 cl de crème fraîche liquide
1 œuf
3 cuillerées à soupe de noix de coco râpée*
1 cuillerée à soupe bombée de graines de sésame non grillées*
1. Préchauffez votre four à 210° C (th.7).
2. Coupez les bananes en rondelles. Arrosez du jus de citron vert et saupoudrez de 2 cuillerées de sucre roux. Réservez au réfrigérateur.
3. Délayez la Maïzena dans la crème liquide. Ajoutez l’œuf, le sucre et la noix de coco râpée. Mélangez bien l’ensemble.
4. Placez les rondelles de banane dans un plat à gratin et versez la crème à la noix de coco par-dessus.
5. Saupoudrez de sésame et de 2 cuillerées à soupe de sucre roux.
6. Enfournez à mi-hauteur et laissez cuire 10 minutes. Dégustez aussitôt.
Conseil
(*) Vérifiez l’absence de gluten auprès des fabricants. 


mardi 7 août 2012

Recettes Légumes-Petits oignons aux raisins secs



Petits oignons aux raisins secs

Préparation : 10 mn
Cuisson : 20 mn
Pour 4 personnes
1 botte de petits oignons nouveaux
1 poignée de raisins secs
1 cuillerée à soupe d’huile d’olive
1 cuillerée à soupe de vinaigre de vin blanc
½ cuillerée à café de curry
1 pincée de curcuma
Sel
1. Supprimez les racines des petits oignons, coupez les tiges, retirez la première peau.
2. Faites gonfler les raisins dans un bol d’eau tiède.
3. Faites chauffer l’huile dans une petite casserole, ajoutez les oignons et faites-les blondir à feu moyen pendant quelques minutes. Arrosez avec le vinaigre et 10 cl d’eau. Ajoutez le curry, le curcuma et du sel. Portez à ébullition.
4. Egouttez soigneusement les raisins secs et ajoutez-les aux oignons. Couvrez et laissez mijoter pendant 15 minutes.
5. Ôtez le couvercle et laissez encore mijoter 2 à 3 minutes pour laisser un peu s’évaporer le liquide de cuisson.
6. Déposez les petits oignons dans un ravier, laissez-les refroidir et mettez-les au réfrigérateur.
Antigaspi :
Lavez et essuyez les tiges vertes des oignons et conservez-les au réfrigérateur : elles remplaceront la ciboulette dans une salade ou une omelette.
Tour de main :
Sortez les oignons du réfrigérateur 15 minutes avant de servir et laissez-les à température ambiante.


lundi 9 juillet 2012

Recettes Vietnamiennes-Vermicelles aux échalotes (Banh Hoi)


Vermicelles aux échalotes (Banh Hoi)

Préparation : 3 mn
Cuisson : 15 mn
Pour 4 à 6 personnes 
230 g de vermicelles à la farine de riz
8 échalotes finement émincées
Huile pour la friture
Brins de coriandre
1. Faites cuire les vermicelles dans l’eau bouillante al dente.
2. Pendant ce temps, chauffez un peu d’huile dans une poêle et faites-y frire les échalotes jusqu’à ce qu’elles soient brun doré. Egouttez-les sur du papier absorbant.
3. Egouttez les vermicelles. Parsemez les échalotes et garnissez de coriandre. Servez aussitôt.
Au Vietnam, une assiette de vermicelles chauds disposée au centre de la table est aussi courante qu’un bol de riz : on les apprécie tout autant pour accompagner les plats riches en sauce. On peut facilement réchauffer des vermicelles froids au four micro-ondes. 


samedi 7 juillet 2012

Recettes Vietnamiennes-Champignons braisés en cocotte (Nam Rom Kho To)


Champignons braisés en cocotte (Nam Rom Kho To)

Préparation : 5 mn
Cuisson : 12 mn
Pour 4 personnes 
2 gousses d’ail finement hachées
230 g de champignons de paille frais ou en boîte
4 cuillerées à soupe de sauce soja
2 cuillerées à soupe de sucre en poudre
1 cuillerée à café de sel marin
1 cuillerée à café de poivre noir du moulin
Huile pour la friture
1. Faites chauffer peu d’huile dans une casserole à fond épais, puis faites-y fondre l’ail. Ajoutez les champignons et laissez cuire pendant 1 minute en remuant.
2. Ajoutez le reste des ingrédients. Couvrez et laissez mijoter à feu doux pendant 10 minutes environ.
Ce plat est simple à réaliser mais riche en saveurs. Au Vietnam, on n’utilise pas la sauce de soja de la même façon qu’en Chine, et cette recette en est un parfait exemple. Il n’est pas facile de se procurer des champignons de paille frais, fermes, à la saveur délicate et reconnaissables à leur petit chapeau conique ; le cas échéant, on les remplacera par des champignons en boîte. 


lundi 2 juillet 2012

Recettes Vietnamiennes-Salade de mangues vertes (Goi Xoai)


Salade de mangues vertes (Goi Xoai)

Préparation : 5 mn

Cuisson : sans
Pour 4 à 6 personnes 
2 mangues vertes
1 piment rouge frais finement émincé
1 cuillerée à soupe de basilic thaï finement haché
1 cuillerée à café de nuoc-mâm
1. Pelez les mangues, puis coupez-les en julienne. (Pour ce faire, les Vietnamiens utilisent une petite râpe en bois qui permet d’obtenir de longues et fines lanières. A défaut, vous pouvez vous servir d’un couteau.)
2. Mélangez tous les ingrédients et servez aussitôt.
Ce mets simple mais délicieux est souvent servi pour accompagner les plats que l’on vend dans la rue. Cette recette est traditionnelle, mais certains ajoutent divers ingrédients, notamment des crevettes grillées.


dimanche 1 juillet 2012

Recettes Vietnamiennes-Rouleaux aux légumes (Choi Gio Chay)


Rouleaux aux légumes (Choi Gio Chay)

Préparation : 3 mn
Cuisson : 15 mn
Pour 20 rouleaux 
10 feuilles de riz de 20 cm de diamètre
Huile pour la friture
Pour la farce
60 g de haricots mungo (trempés toute la nuit)
60 g de tofu ferme haché
120 g de racine de taro finement hachée
15 g de champignons chinois séchés (trempés dans de l’eau chaude pendant 30 minutes, puis finement hachés)
1 pincée de sucre en poudre
Sel
Poivre du moulin
Pour servir
Feuilles de moutarde
Feuilles de laitue
Herbes aromatiques (basilic, basilic thaï, coriandre et menthe)
Concombre épépiné et finement émincé
Banane verte et carambole verte finement émincées
Sauce nuoc cham
1. Recouvrez les haricots mungo d’eau fraîche et faites-les cuire pendant 20 minutes. Incorporez le tofu, le taro et les champignons. Ajoutez le sucre en poudre, ½ cuillerée à café de sel et ½ cuillerée à café de poivre. Mélangez bien.
2. Badigeonnez légèrement d’eau chaude chaque feuille de riz, pour les ramollir, puis laissez-les reposer 20 secondes. Coupez-les en deux avec des ciseaux. Disposez une généreuse cuillerée à café de farce au centre de chaque demi-feuille. Rabattez les côtés, puis roulez fermement la feuille, en écrasant la farce dans les angles. Vous pouvez éventuellement coller le bord des rouleaux avec un peu de blanc d’œuf.
3. Faites frire les rouleaux jusqu’à ce qu’ils soient brun doré sur toutes les faces. Servez-les enveloppés dans une feuille de laitue avec des herbes aromatiques, des rondelles de concombre, de bananes et de carambole, et trempez-les dans la sauce nuoc cham avant de les déguster.
Dans ce savoureux mets végétarien, on n’a pas cherché à remplacer la texture de la viande. Cette recette s’inspire de celle crée par le célèbre chef Quach Thien Tuong, originaire d’Hô Chi Minh-Ville.

samedi 30 juin 2012

Billets-La vidéo du dépeceur sur le Web


La vidéo du dépeceur sur le Web

Trois questions à Nicolas d’Arcy, juriste à l’AFA, Association des fournisseurs d'accès et des services Internet réunissant, entre autres, Orange et Google.
  
Pourquoi cette vidéo est-elle aussi facilement accessible sur le Web ?
Parce que c'est très compliqué d'empêcher une vidéo de tourner ! Le Web fourmille de sites spécialisés dans le gore, avec morts en direct, cadavres, décapitations, accidents, etc. La plupart sont hébergés aux Etats-Unis, où le premier amendement sur la liberté d'expression les protège. En France, on essaie d'avoir un Web relativement propre. Les hébergeurs ont des filtres « techniques », notamment pour repérer les images pédo-pornographiques. Les sites à contenu pornographique sont obligés de mettre un message d'avertissement à l'attention des moins de 18 ans…

On voit que tout cela n'empêche pas le pire de circuler ! Que peut-on faire, concrètement ?
Un internaute a trois niveaux d'action possibles. D'abord, il peut appliquer le principe de subsidiarité et contacter l'auteur de la vidéo. Deuxièmement, tout internaute peut alerter un hébergeur et lui demander de supprimer un contenu choquant, en vertu de l'article 227-24 du code pénal stipulant que « les prestataires techniques ont une obligation spéciale de concourir à la lutte contre la diffusion d’infractions relatives à la pornographie enfantine, à l’apologie des crimes de guerre et crimes contre l’humanité et à l’incitation à la haine raciale. » Cette veille des communautés peut être très efficace… mais inopérante évidemment, dans ce cas-ci, puisque l'hébergeur est américain. La troisième option est beaucoup plus lourde : le citoyen peut se retourner contre le fournisseur d'accès (Orange, Free…) pour qu'il bloque un site. Mais cela ne peut se faire que sur ordonnance d'un juge (article 6-1-8 de la LCEN).

Et quand la justice intervient, c'est efficace ?
C'est déjà arrivé, notamment pour un site étranger qui vendait des objets nazis à destination des Français. Mais honnêtement, ça n'a fait que multiplier les duplications et les sites miroirs. Ce site n'a jamais eu autant de visibilité qu'après son interdiction ! Plus on cherche à faire disparaître une vidéo, plus elle ressurgit ailleurs.

Propos recueillis par Emmanuelle Anizon

vendredi 29 juin 2012

Billets-Internet et les voyeurs


Internet et les voyeurs

La vidéo de Luka Magnotta, “le dépeceur de Montréal”, est toujours disponible sur Internet. La supprimer ne sert à rien : c'est le côté obscur de la culture web. Point de vue d'un journaliste qui a grandi avec ces vidéos.

Rotten. Goatse. Ogrish. Liveleak. Dans ma prime jeunesse (sans filtre parental), ces « shock sites » (comme on les appelle dans le jargon) m’ont offert un paquet de nuits blanches et quelques haut-le-cœur à m’en faire recracher le Banga du goûter. Sous le préau, pendant la récréation, il y avait deux castes : ceux qui s’échangeaient du porno sur cédérom, et ceux qui débriefaient la vidéo ou l’image de la veille. Sorties de route, suicides souterrains, tirs de 22 long rifle à bout portant, tout y passait, avec surabondance de détails et d’appréciations sur la mise en scène. Sur un Internet qui ne connaissait pas encore vraiment les réseaux sociaux, la programmation du soir reposait sur la cooptation. Comme en spéléologie, il y en avait toujours un pour jouer les éclaireurs.

Rotten avait un petit air de cabinet de curiosités, avec ses photos sépia d’éléphantiasis et ses clichés en gros plan de GI décapités par des pales d’hélicoptères. Depuis l’Ile Christmas et sa législation supposément élastique, Goatse.cx offrait la page d’accueil la plus dilatée de l’histoire d’Internet.


Ogrish, lui, possédait une accroche pleine d’hémoglobine, « can you handle life ? », « êtes-vous capable d’endurer la vie ? », avant de se prendre pour la BBC du trash : « Uncover reality », « découvrir la réalité ». Et de devenir Liveleak, le premier site à diffuser la vidéo de l’exécution de Saddam Hussein. A 6 ans, on jouait à se faire peur en se racontant des histoires de monstres sous une tente, à la lueur blafarde d’une lampe de poche. A 16, convertis à Internet, on s’échangeait des liens morbides – et 100% véritables – sur MSN. Mais avec un smiley, toujours :-) Et de la patience : aux prémices de l’ADSL et du dégroupage, il fallait une heure pour afficher une image en taille réelle, largement de quoi faire durer le suspense. Parfois, à jouer avec le feu, on atteignait le point de non-retour, comme avec le fameux et sinistre « Dagestan Beheading » (les vidéos sont toujours titrées comme des séries Z) mis en ligne sur Liveleak en 2007. On y voit des rebelles tchéchènes égorger des soldats russes à peine majeurs, implorant la pitié de leurs bourreaux alors qu’on leur découpe la carotide en plein jour. C’est Requiem pour un massacre de Klimov, en vrai. Et impossible d’appuyer sur le bouton pause.

A force de circuler sous nos pupilles ébahies, les shock sites ont même fait émerger leurs « stars » posthumes, l’ubac de la culture web, parfois antérieure à YouTube (qui a vu le jour en 2005). Nikki Catsouras, une ado américaine de 18 ans, est entrée au panthéon numérique en 2006 sous le nom de « Porsche Girl », après s’être encastrée dans la pile d’un pont à 200 kilomètres à l’heure, au volant du bolide paternel, un rail de cocaïne dans chaque narine. Mises en ligne par deux agents de la patrouille autoroutière de Californie juste après l’accident, les photos de son corps déchiqueté ont disparu pour mieux réapparaître. Aujourd’hui encore, elles sont disponibles en deux clics sur BestGore.com, le nouvel avatar de cette culture de la « réalité non censurée », la baignade non surveillée d’Internet. Déjà, certains se posent des questions monthypythoniennes sur le sens de la vie et Luka Magnotta : « Le dépeceur de Montréal aurait-il commis son crime si Internet n’avait pas existé ? » Et le web aurait-il vraiment existé sans ses vidéos borderline filmées à la GoPro ?

C’est d’ailleurs sur BestGore que Magnotta a posté la vidéo de sa séance de cannibalisme. Et comme si l’anthropophagie favorisait l’émergence d’un langage, celle-ci s’intitule 1 Lunatic 1 Ice Pick (1 maniaque, 1 pic à glace). Les explorateurs du Net apprécieront la référence à 2 Girls 1 Cup, un célèbre petit film dont nous vous épargnerons le lien. Quand on lui demande si le fait que des enfants puissent se retrouver nez à nez avec un bout de chair humaine ne l'émeut pas, Mark Marek, le fondateur de BestGore, invoque sur son site les hasards de la vie et de la sérendipité : « Un jour, un enfant peut assister à une scène horrible. A ce moment-là, qui accuserez-vous ? Que se passera-t-il si un enfant rentre chez lui avec un ami et qu’un chauffard ivre écrase son ami sous ses yeux ? [...] Ne tirez pas sur le messager. » Défiant, le tenancier va même plus loin. Vous avez une liste de griefs à son encontre ? « Prenez un numéro et faites la queue ». En attendant, qu’on le veuille ou non, cette documentation malsaine est vouée à la postérité, tant qu’il y aura des yeux pour la contempler. Essayer de l'enlever, c'est s'exposer à ce qu'on appelle l'effet Streisand, une publicité involontaire. Elle vient s’empiler dans les rayonnages de nos bibliothèques numériques, à grand renfort de captures d’écran ou de sites miroirs. Vous avez une après-midi à tuer (de préférence à l’arme blanche) ? Il suffit d’aller faire un tour sur Internet Archive.

Source Olivier Tesquet (Télérama)