jeudi 11 août 2016

Infos santé-Comprendre le rôle du diaphragme



Comprendre le rôle du diaphragme

  • Définition 
Le diaphragme est le principal muscle respiratoire, il s'agit d'une cloison de nature musculaire et tendineuse qui sépare la cavité thoracique de l'abdomen. Cette cloison se présente sous la forme d'une voûte dont la concavité regarde en bas. Elle comporte une coupole droite et une coupole gauche de part et d'autre de la ligne médiane. Celle-ci comporte des orifices permettant de faire passer naturellement l'aorte, la veine cave inférieure et l'œsophage.

La hernie diaphragmatique correspond à la saillie totale ou partielle des viscères (estomac, intestin grêle, colon, épiploon entre autres) contenus dans la cavité abdominale à travers des orifices naturels du diaphragme. Cette pathologie touche 1 fœtus sur 2000. C'est le résultat d'une aplasie (arrêt du développement) diaphragmatique. Certaines hernies diaphragmatiques sont d'origine traumatique et font suite à un accident.

La hernie hiatale correspond à une ouverture anormalement importante des orifices du diaphragme susceptible de laisser passer une partie de l'estomac. Les contractions d'origine spasmodique répétitives et involontaires du diaphragme sont à l'origine d'une fermeture brutale de la glotte. Ceci a pour conséquence la diminution voire l'arrêt de l'arrivée de l'air à l'origine du hoquet.

Le mégadiaphragme de Bard correspond à un amincissement et une ascension d'origine congénitale des deux coupoles diaphragmatiques. Cette pathologie est susceptible d'évoluer vers une éventration diaphragmatique. La paralysie diaphragmatique est liée à une lésion du nerf phrénique, ce qui empêche les poumons de se distendre totalement lors de l'inspiration. La radiographie du thorax montre l'ascension d'une coupole unique.

La diaphragmatite est une inflammation du diaphragme appelée également phrénite et phrenitis.

La myalgie épidémique est appelée également maladie de Bornholm, pleurodynie contagieuse, poliomyélite sans paralysie, rhumatisme musculaire de poitrine, crampe passagère du diaphragme, Dabney (grippe de), grippe du diable, grippe d'été, méningite myalgique, myosite épidémique, pleurésie épidémique. Il s'agit d'une infection survenant de manière épidémique, relativement fréquente en été en Amérique du Nord, dans les pays scandinaves, dans le nord de l'Europe, en Angleterre et en France.

Le broncho-emphysème est une affection fréquente de l'appareil respiratoire se caractérisant au début par une inflammation des bronches associée à une bronchiolite et une bronchorrhée. On constate une obstruction des bronchioles à l'origine d'un emphysème pulmonaire qui se complique de poussées d'alvéolite, d'une altération des parois thoraciques, d'une lésion diaphragmatique aboutissant à une insuffisance respiratoire grave. Celle-ci s'accompagne d'une anoxie (diminution importante de la quantité d'oxygène distribuée par le sang aux tissus) et souvent d'insuffisance de fonctionnement de la partie droite du cœur. L'anoxie est la conséquence de l'anoxémie (diminution de la quantité d'oxygène contenue dans le sang). L'emphysème est une atteinte chronique des poumons se caractérisant par une destruction des alvéoles pulmonaires, ce qui entraîne une distension des parois alvéolaires. L'éventration diaphragmatique correspond à une hernie ventrale, c'est-à-dire des constituants de la partie avant du diaphragme et celles situées sur les côtés de l'abdomen et latéralement.

L'éventration diaphragmatique est spontanée quand elle est lié à une déficience de la paroi en cas d'aplasie, de rachitisme, de paralysie, de vieillissement des tissus de façon générale, d'une perte d'élasticité de la paroi abdominale liée à de nombreux l'accouchement qui finissent par écarter les muscles composant la ceinture abdominale antérieure : les deux muscles droits. Dans un deuxième temps, c'est l'aponévrose de contention de l'abdomen qui est touchée. Quelquefois, cette pathologie fait suite à un traumatisme secondaire à une plaie ou à un relâchement de tissu cicatriciel ayant perdu son tonus. Il peut s'agir également d'une complication liée à une laparotomie.


L'élévation diaphragmatique correspond à une surélévation constante d'une partie du diaphragme. Il n'existe pas de continuité dans le muscle constituant le diaphragme, à la différence de ce que l'on rencontre dans la hernie diaphragmatique. Le syndrome de la ligne médiane est un ensemble de malformations associe une fragilisation du diaphragme comportant une brèche située à l'avant de celui-ci associée à une fente du sternum à sa partie inférieure et un diastasis des muscles droits de l'abdomen. Le diastasis correspond à un écartement permanent et anormal de deux extrémités composant une articulation et appartenant à deux os parallèles. Habituellement, les deux extrémités des deux éléments anatomiques osseux concernés sont fixés l'une à l'autre. On constate d'autre part la présence d'une hernie ombilicale, d'un anévrisme du muscle cardiaque situé à sa pointe. Quelquefois, le patient présente d'autres anomalies cardiaques ou du péricarde. Ce syndrome est secondaire à une défaillance de développement chez l'embryon et plus précisément d'une zone appelée le septum transversum qui correspond à une ébauche primitive du diaphragme.

La fibrose pulmonaire, appelée également sclérose pulmonaire correspond à un développement anormal d'une variété de protéines entrant dans la constitution du tissu conjonctif et plus particulièrement du fibroblaste et du collagène. Il s'agit de la partie intime des poumons que l'on appelle le parenchyme pulmonaire, situé au pourtour des alvéoles pulmonaires qui sont de petits sacs contenant l'air inspiré et permettant les échanges gazeux entre l'alvéole et le sang. Ce développement se fait soit localement, soit intéresse la totalité des poumons. Cette expansion s'opère de manière anarchique en mutilant l'appareil respiratoire inférieur, entraînant une fibrose c'est-à-dire une perte d'élasticité du tissu pulmonaire proprement dit. L'évolution de cette pathologie, qui peut-être secondaire à une maladie connue ou apparaître comme primitive, se fait soit localement soit plus globalement. On distingue classiquement 2 types de fibrose : les fibroses focales correspondent à des séquelles dues à une inflammation d'une zone des poumons, secondaire à une tuberculose ou à une silicose. Ceci se traduit sur les clichés des radios pulmonaires par des aspects que les spécialistes nomment trabéculaires, ou réticulaires, ou nodulaires. Quelquefois, cette pathologie s'accompagne d'une atteinte du médiastin et des côtes ainsi que du diaphragme. Enfin, certains patients présentent une pachypleurite s'accompagnant de pneumothorax. Les fibroses systématisées sont localisées aux cloisons permettant de séparer les alvéoles : il s'agit d'une fibrose pulmonaire interstitielle diffuse.

Au cours du laryngospasme (appelé également asthme thymique ou de Kopp, spasme glottique essentiel des nourrissons), on constate la survenue d'accès de suffocation qui commencent par une inspiration bruyante suivis de mouvements respiratoires qui sont de plus en plus courts et une phase pendant laquelle le patient ne respire pas et qui s'accompagne d'une cyanose (coloration violette de la peau et des muqueuses). Ces épisodes surviennent brutalement chez le nourrisson, souvent à l'occasion d'une maladie aiguë.

Le syndrome de Cantrell et Crittenden, appelé également syndrome de la ligne médiane, syndrome du septum transversum est une affection rare qui se caractérise par la survenue de malformations qui associent une lésion du diaphragme à type de brèche antérieure, une fente inférieure du sternum, un écartement des muscles droits de l'abdomen, une hernie ombilicale, un anévrisme du sommet du cœur.
Un septum est une cloison, une membrane qui sépare deux cavités.
Il s'agit d'un ensemble de symptômes étudié par les américains Cantrell James en 1958 et Crittenden en 1959 qui est dû à une anomalie du développement des parties anatomiques dérivant du septum transversum correspondant à une ébauche embryologique du diaphragme.
À ces symptômes s'ajoutent quelquefois des anomalies du cœur ou du péricarde.


  • Physiologie
Anatomie
Le diaphragme se présente sous la forme d'une voûte irrégulière qui s'implante par sa base en périphérie de l'orifice situé à la face inférieure du thorax. Plus précisément, le diaphragme s'insère sur le bord inférieur du thorax, tout particulièrement sur les points suivants :En arrière : sur les trois premières vertèbres lombairesLatéralement : sur les six derniers arcs costaux En avant : sur l'appendice xyphoïde À partir de ces insertions osseuses situées en périphérie, naissent des faisceaux musculaires qui convergent vers une membrane de nature tendineuse occupant la partie centrale du diaphragme appelée le centre phrénique. Cette membrane musculo-aponévro-tendineuse comprend deux parties : une centrale, tendineuse, appelée le centre phrénique, et l'autre périphérique, constituée de faisceaux musculaires, précisément à l'origine des coupoles diaphragmatiques. Les trois grands orifices du diaphragme sont traversés par :
  • La veine cave inférieure
  • L'œsophage et les nerfs pneumogastriques droits et gauches
  • L'aorte et le canal thoracique
On distingue plusieurs autres ouvertures plus étroites à travers lesquelles passent les veines azygos, le nerf sympathique et les nerfs splanchniques.

Innervation
Le système nerveux sympathique et le système nerveux parasympathique constituent le système nerveux végétatif, appelé également système nerveux autonome. Il permet de réguler différentes fonctions automatiques de l'organisme (digestion, respiration, circulation artérielle et veineuse, pression artérielle, sécrétion et excrétion). Les centres régulateurs du système nerveux végétatif sont situés dans la moelle épinière, le cerveau et le tronc cérébral (zone localisée entre le cerveau et la moelle épinière).L'innervation autorisant la fonction du diaphragme se fait par l'intermédiaire des nerfs phréniques. Il s'agit d'une fonction respiratoire. Sa position se modifie au cours des mouvements respiratoires. Sur chacune des coupoles repose un poumon, de part et d'autre du médiastin contenant le cœur.


Rôle
En se contractant, le diaphragme, pendant l'inspiration (c'est-à-dire au moment de la pénétration de l'air dans les poumons) augmente le diamètre du thorax facilitant ainsi la respiration.


  • Consultation médecin
Le signe de Laffont correspond à des douleurs localisées au creux épigastrique (en dessous du sternum), et sous les clavicules. Elles sont observées quelquefois chez les patients présentant des hémorragies intra-péritonéales abondantes alors que l'épanchement sanguin s'étend sous le diaphragme.

  • Examen médical
Le phénomène de Kienbôck est un phénomène visible en radiologie quand il existe une paralysie d'un côté du diaphragme. Ceci survient entre autres en cas de phrénicectomie (dissection du nerf phrénique) ou d'épanchement pleural hydro-aérique. On constate chez le patient atteint par ces pathologies, pendant l'inspiration c'est-à-dire au moment où l'air pénètre dans les poumons, une élévation du diaphragme du côté paralysé en même temps que les côtes, alors qu'il s'abaisse du côté sain.

Le signe de Chevassu, désigne, en radiologie pulmonaire, l'immobilité de la coupole constituant le diaphragme du côté atteint. Ceci s'observe sur l'écran radioscopique, le patient étant en position debout et en cas de présence d'un phlegmon périnéphrétique.


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