vendredi 2 juillet 2021

Infos santé : Sport et Santé-Lumbago



Lumbago

Vous êtes victime d’une douleur violente et soudaine dans le bas du dos. Vous pensez qu’il faut vous reposer et même vous mettre au lit. C’est faux !  Restez en mouvement, faites un peu de sport intelligemment, vous guérirez plus vite !

Par le docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport, spécialiste de la colonne vertébrale.


Illustration : Mathieu Pinet

« Lumbago » signifie « douleur lombaire aiguë ». Vous la ressentez brutalement après avoir fait un faux mouvement au tennis ou après avoir soulevé un carton très lourd lors du déménagement de votre sœur. De temps à autre, étonnamment, elle survient après un geste plus anodin. Il vous suffit parfois de ramasser votre stylo par terre. Si c’est le cas, rassurez-vous, vous n’êtes ni un grand douillet, ni une hystérique ! Nous vous expliquerons pourquoi c’est possible ! Votre douleur reste localisée en bas de la colonne. Parfois elle irradie un peu dans les fesses. Jamais, elle ne descend dans la jambe à la manière d’un fil électrique. Cette description évoque une « sciatique » par irritation du nerf sortant de la colonne entre les dernières vertèbres. Son traitement est différent. En cas de lumbago, vous vous tenez de travers ; en langage de docteur, on dit que vous adoptez une « position antalgique ». La  souffrance invalidante dure 3 à 7 jours. Votre dos vous taquine encore 2 à 3 semaines. Ce n’est pas une raison pour arrêter toute activité physique, au contraire !

  • Des études de référence et pourtant…
En 1995, un article essentiel est paru dans le très sérieux New England Journal of Medecine. Il résonna comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. À l’époque… et parfois encore maintenant, les victimes de lumbagos sont traités par le repos.  Cette parution démontre qu’il est nettement préférable de les laisser en activité. Pour provoquer ce cataclysme culturel, 168 patients finlandais atteints de lumbagos sont étudiés. Trois groupes homogènes sont constitués. Le premier adopte le repos au lit pendant 2 à 3 jours. Le second tente de mener une vie normale mais la douleur doit rester supportable. Le troisième réalise des flexions/extensions de la colonne et des inclinaisons sur le côté. Les chiffres sont formels : le deuxième groupe, les individus spontanément actifs récupèrent plus rapidement. Les patients condamnés à l’oisiveté et l’alitement par la gente médicale sont les derniers à voir disparaître leur douleur ! Les mouvements spécifiques de la colonne ne se montrent pas particulièrement efficaces pour raccourcir l’évolution du lumbago. Pour étudier plus largement ce concept thérapeutique, un article est paru en 2000. Il réalise la synthèse de 39 études sur « rachis et activité physique », on parle de « méta-analyse ». Cette dernière confirme la constatation finlandaise. Bougez autant que possible accélère la récupération. Le travail de contraction des muscles longeant la colonne se révèlent sans intérêt pour soigner les lombalgies aiguës. À l’inverse, certains médecins semblent valider l’intérêt de lutter contre la « position antalgique » grâce à des étirements doux. Là encore, c’est cohérent ! Les explications arrivent !

  • Des douleurs provenant surtout du disque
Dans l’immense majorité des cas, le lumbago est provoqué par une lésion du disque intervertébral. Cette structure a pour mission d’amortir et de répartir les pressions. Au centre, on trouve un noyau gélatineux, le « nucléus ». En périphérie, il existe de nombreux anneaux fibreux à la manière d’un bulbe d’oignon. Ce contour porte le nom d’ « annulus ». Lorsque vous vous penchez en avant, la portion antérieure du disque est comprimée, la gélatine fuse en arrière, elle égalise les pressions et contribue à la mise en tension des anneaux postérieurs. En cas d’excès de contraintes, ces derniers se déchirent ! La gélatine peut même sortir du disque : c’est la hernie discale. Parfois  même, elle touche le nerf sortant de la colonne à cet endroit : c’est la sciatique. Plus souvent, seuls les anneaux les plus profonds sont rompus et la gélatine gagne la périphérie du disque richement innervée : c’est le lumbago ! En fait, son milieu ne contient pas de nerf. Ainsi, lors de votre match de tennis, vous pouvez impunément abîmer vos anneaux les plus centraux. Et puis, un jour lors d’un geste du quotidien, pourtant beaucoup moins violent, la substance visqueuse gagne la zone sensible et provoque un lumbago ! Finalement, c’est la répétition des services qui a lésé votre disque et non pas votre flexion du tronc pour ramasser votre stylo ! Vous avez compris pourquoi vous n’étiez ni douillet, ni hystérique !

  • Des douleurs d’origines multiples
D’autres causes beaucoup plus rares provoquent des lumbagos. Certains médecins évoquent des coincements des petites articulations situés à l’arrière des vertèbres. Ces « articulaires postérieures » se comportent comme des gouvernails. Leur revêtement légèrement gondolé permet d’émettre l’hypothèse de possibles blocages. D’autres thérapeutes envisagent aussi la possibilité de petites entorses des ligaments qui relient les vertèbres. Mais ce sont surtout les conséquences de la lésion initiale qui provoquent des douleurs variées. La fameuse « position antalgique » est sensée réduire les contraintes sur le disque abîmé. En fait, elle se révèle souvent « pseudo protectrice ». Elle a plutôt tendance à surmener les étages vertébraux voisins et les muscles assumant le maintien de l’inclinaison et du déséquilibre. Alors que la première blessure est en voie de cicatrisation, les structures sollicitées par la compensation font de plus en plus mal et ne tardent pas à s’abîmer ! Lorsque votre médecin examine votre colonne, les douleurs sont diffuses ! Il est impératif de prendre en charge la lésion initiale mais aussi de prévenir le mauvais fonctionnement de la colonne qui en résulte !



  • Soignez votre douleur pour faciliter le mouvement
Il faut diminuer la douleur, c’est impératif ! C’est bien utile pour votre confort. C’est aussi nécessaire pour limiter les compensations rapidement nuisibles. On dit que les antalgiques sont des « restaurateurs de fonction ». Bien évidemment, la souffrance perçue conserve une fonction protectrice. Les antidouleurs classiques type paracétamol réalisent un bon compromis. Ils vous permettent de garder une information pertinente concernant les gestes à éviter mais vous aide à lutter contre les limitations et les postures inadaptées. Les anti-inflammatoires réduisent le gonflement autour des anneaux déchirés et participent aussi à votre soulagement. Les décontracturants agissent en atténuant la souffrance ressentie dans les muscles surmenés. De surcroît, le relâchement  induit une diminution de la « position antalgique ». La chaleur se montre souvent très efficace. En réchauffant le muscle, elle l’oblige à moins brûler de calories afin de limiter l’hyperthermie. Comme avec les décontracturants, il se détend ! Pour relaxer les masses musculaires, vous pouvez y associer l’apesanteur. Optez pour un grand bain chaud ! Afin d’emmener avec vous, tout au long de la journée, les bienfaits de la chaleur, pensez à un patch thermique type THERMACARE!

  • Vie quotidienne : restez actif !
Bougez se révèle un point clé pour soigner votre lumbago. Les études le mettent en évidence bien que des mobilisations douces dans le sens inverse de la « position antalgique » contribuent au soulagement. Ne restez pas bloqué dans cette posture inconfortable. Étirez-vous doucement. Allez peu à peu du côté opposé. Vous êtes à la limite de la douleur mais vous percevez surtout des tensions musculaires. Conserver une activité physique au quotidien est indispensable pour préserver l’entraînement des muscles entourant les vertèbres. Après 3 jours de lit, ils perdent très vite en force, en souplesse et surtout en coordination. Mobiliser doucement la colonne est nécessaire pour une bonne cicatrisation du disque. En l’absence de mouvement, la brèche à travers les anneaux est comblée par un magma de fibres microscopiques.  Sans efficacité mécanique, il se brise lors d’une nouvelle sollicitation vigoureuse, un peu comme une gerçure brusquement mise en tension… Et la douleur réapparaît ! Si vous poursuivez prudemment vos activités, le tissu cicatriciel s’oriente dans l’axe des contraintes. Les anneaux se reconstituent probablement plus aisément, le disque réparé est plus apte à assumer sa mission ! En pratique, pour limiter la durée de votre lumbago mais aussi pour éviter de basculer vers des douleurs chroniques, poursuivez votre vie quotidienne. Si vous travaillez dans un bureau, enlevez de votre sacoche tous les documents inutiles que vous trimbalez et poursuivez votre activité professionnelle. En voiture, affinez le réglage de votre siège en fonction de vos sensations, calez votre bassin en serrant la portion horizontale de votre ceinture. Si votre métier est très physique, il est possible de vous arrêter mais gardez une vie quotidienne normale. Sortez, marchez, faites quelques courses en limitant le poids des sacs.

  • Les grands singes vous aident à continuer le sport !
Si vous êtes sportif, vous pouvez garder la forme malgré votre lumbago ! Une pratique bien dosée et progressive peut même favoriser votre guérison et limiter le risque de douleur chronique. Sur un vélo, votre bassin est fixe. Surtout,  vous êtes en appui sur les mains, vous renouez avec la quadrupédie des grands singes. Ce grand pas en arrière dans l’évolution fait avancer votre traitement. Votre colonne vertébrale adore cet équilibre ancestral. Cette légère flexion en avant ressemble étrangement à votre « position antalgique ». Essayez de pédaler en douceur puis plus vigoureusement, vous serez heureusement surpris ! À l’issue de quelques tiraillements à l’échauffement, vous vous sentirez à l’aise. Préférez le vélo d’appartement ou de salle, vous êtes encore plus stable, vous réglez la hauteur du guidon. Dès que vous récupérez un peu de souplesse, abaissez-le et penchez-vous un peu en avant. Quand vous vous sentez mieux, variez les positions. Pensez notamment à vous redresser et à retrouver la cambrure du bas du dos. Quittez l’appui des bras, conservez celui du bassin. Sur un vrai vélo, un vélo qui roule avec des roues, le maintien de l’équilibre sans tenir le guidon constitue un excellent exercice de coordination lombaire. Au cours de cette période, tentez le sevrage inverse : libérez votre bassin, préservez la stabilité des jambes et des mains. Mettez-vous en danseuse. Commencez en conservant le buste à la verticale du cadre. Votre geste ressemble à celui de la course. Progressez en retrouvant le mouvement normal et en basculant le poids du corps à droite et à gauche. Votre colonne vertébrale travaille sa mobilité et sa coordination. Souvent, en moins d’une semaine, il est possible de trottiner. « Rééduquez-vous à la course » en joggant quelques minutes puis enchaînez avec du vélo pour garder la forme. Augmentez progressivement la durée de votre footing. Si votre lumbago évolue favorablement, si votre lésion discale est modérée en 2 à 3 semaines vous smachez ou vous tirez au but !



  • Archimède participe aussi à votre traitement !
En nageant, horizontalité et apesanteur soulage votre colonne. Alors que vous avez encore mal au quotidien, commencez avec un pull boy et tirez fort avec les bras. Votre buste est gainé en position neutre, c’est excellent ! Dans cette attitude, les bons crawleurs parviennent à solliciter 70 % de leurs aptitudes cardiovasculaires. Sur le dos et sur le ventre, renouez avec le battement des jambes. Votre bassin bouge en douceur. Quelques jours plus tard, tentez une belle brasse bien ondulée. Votre colonne se mobilise doucement en flexion et en extension. Le mouvement s’effectue sur de faibles amplitudes et sans compression, voilà qui est très favorable à la « mécanisation » de la cicatrice discale. Essayez aussi l’aquajogging. Placez 2 frites de polystyrène sous vos aisselles et courez dans l’eau. À la limite de la douleur, effectuez quelques variations d’allures. Comme le cycliste lombalgique se redresse peu à peu et lâche les mains pour renouer avec la bipédie, le nageur doit peu à peu évoluer et gagner la terre ferme ! À la séance suivante, optez pour la première étape, rejoignez le petit bain ! Sautillez dans l’eau, d’abord  sur 2 pieds puis sur 1 seul. Reprenez les déplacements latéraux, inclinez votre colonne. Faites de l’Aquatennis ou de l’Aquafoot. Allégé de la poussée d’Archimède et encadré par la pression de l’eau, mimez vos gestes techniques. Au cours de cette même période, 5 à 10 jours après votre faux mouvement, vous marchez activement pour vous rendre à la piscine. Sur le parcours, intégrez de plus en plus de trottinement. Comme convenu, à l’issue de 2 à 3 semaines d’un lumbago banal, vous avez retrouvé votre niveau sportif.


Source SantéSportMag

Infos santé : Sport et Santé-Sportifs hydratez-vous intelligemment !


Sportifs hydratez-vous intelligemment !

Faut-il vraiment boire pendant l’effort ? Pourquoi ? Quelle boisson ? En quelle quantité ? Voici les explications pour mieux comprendre et affiner votre stratégie de réhydratation.

Par le docteur Stéphane Cascua, médecin du sport, et Véronique Rousseau, diététicienne du sport à l’INSEP.

  • « L’eau coupe les jambes »
Il n’y a pas si longtemps, cette affirmation traînait encore dans les pelotons. En effet, si notre cycliste attendait d’être envahit par la soif pour engloutir de grande quantité d’eau, les troubles digestifs induits devaient altérer sérieusement sa performance !
Heureusement depuis cette époque, le message scientifique a fini par imbiber les sportifs : il faut boire pendant l’effort avant même d’avoir soif. En effet,  les études montrent que la soif n’apparait qu’à partir de 2 % déshydratation. Un athlète de 70 kilos doit avoir perdu 1,5 litre d’eau pour avoir envi de boire. À ce stade, ces performances sont altérées de 20 %. Le sportif est obligé de réduire sa vitesse dans les mêmes proportions s’il veut atteindre la ligne d’arrivée.

  • Que faut-il boire pendant le sport ?
Au cours de l’effort, vous transpirer et vous dépensez de l’énergie. Vous perdez de l’eau mais aussi des minéraux car votre sueur est salée. Vous brûlez du sucre. Pour tenter de réduire la fatigue, votre bon sens vous propose de redonner à votre corps ce qui lui manque. Vous avez raison.
En pratique, lorsque votre entraînement dure moins de 45 minutes s’hydrater n’est pas indispensable. En effet, le glucose mis en réserve dans vos muscles est stocké avec de l’eau. Vous savez que le sucre est soluble puisqu’il se dilue aisément dans votre café. Ainsi, quand vous brûlez votre sucre, vous libérez de l’eau. C’est suffisant lorsque la séance n’est pas trop longue.
Quand l’effort est de 45 minutes à 1h30, il est d’usage de proposer l’ingestion d’une eau mais de faire l’impasse sur le sucre. Cependant, lors des entraînements intensifs ou pour éviter la fringale du retour, il est possible d’y mette un peu de calorie comme si votre activité devait se prolonger.
Si la séance dépasse 1h00 ou 1h30, une boisson sucrée et minéralisée s’impose. En théorie, sa concentration globale doit avoisiner celle du sang. Ainsi, les échanges entre le tube digestif et les vaisseaux sanguins sont facilités. La vidange de l’estomac est plus aisée et l’absorption est plus rapide. Le risque de douleur et de trouble du transit diminue. Néanmoins, quand la température augmente il est possible de diluer un peu plus votre boisson sans perturber votre transit. En pratique, plusieurs solutions sont à votre disposition.

  • Quelle quantité faut-il boire ?
Au cours d’une heure d’entraînement, on perd habituellement de 500 à 1 000 millilitres. Lors des efforts plus soutenus et par forte chaleur, il est possible de transpirer 3 fois plus. Malheureusement, le facteur limitant la réhydratation reste les capacités d’absorption de l’intestin. Elles sont d’environ d’un litre par heure. Elles diminuent en cas d’exercices intenses et de secousses. En clair, le tube digestif est plus efficace à l’occasion d’une balade à vélo que lors d’une compétition de course à pied.
Vous voilà convaincu ! Vous avez trouvé la stratégie de réhydratation qui vous convient. Alors à vos bidons pour préserver votre santé et améliorer vos performances.

  • Sportif : Choisissez votre boisson
Quand la séance est supérieure à 1 heure ou 1h30, plusieurs options s’offre à vous.
  1. Boisson de l’effort du commerce : elles apportent le sucre et les minéraux dans des proportions faisant l’objet d’un consensus scientifique et d’une réglementation. Attention : rien à voir avec les boissons énergisantes !
  2. ¾ Eau minérale + ¼ jus de fruit : Moins scientifique mais plus naturel, ce mélange offre un bon compromis. Optez pour le jus de raisin ou de pomme, mieux tolérés que les jus d’agrumes.
Eventuellement :
  1. Eau minérale + un fond de sirop : Mettez 2 fois moins de sirop que pour une boisson sucrée usuelle, mélangez votre sirop avec 15 fois son volume d’eau. Cette solution est un peu moins adaptée car elle contient moins de minéraux.
Conseils : En cas de température élevée ou de forte sudation, vous pouvez aller jusqu’à doubler la dilution de ces boissons. Dans ces circonstances et quand l’effort se prolonge plus de 3 heures, ajoutez une pincée ou un petit sachet de sel.

  • Buvez régulièrement pendant le sport
Dès le début de l’effort, buvez 3 à 4 gorgées toutes les 10 à 15 minutes de l’une des solutions choisies. Adaptez le volume à votre tolérance digestive.
Quand il fait chaud, n’oubliez pas de vous asperger. Évitez le ventre pour ne pas provoquer de spasmes intestinaux. Comme votre sueur, l’eau versée s’évapora au contact de votre corps chaud et vous rafraîchira. Vous aurez « économisé » du travail digestif.


Source SantéSportMag

Infos santé : Sport et Santé-La rupture du tendon d’Achille

 


La rupture du tendon d’Achille

En sautant, vous avez ressenti un grand clac sous le mollet. C’est une rupture du tendon d’Achille. Votre chirurgien vous a conseillé une opération mais la consultation a été un peu rapide. Reprenons sereinement.

Par le Docteur Stéphane CACASCUA, médecin du sport, avec la collaboration du Docteur PAILLARD, chirurgien du sport.

L e tendon d’Achille est une cordelette fibreuse reliant le muscle du mollet au calcanéum, l’os du talon. Il est violemment mis en tension lors des impulsions. Le pied s’écrase et le muscle du mollet tire dans l’autre sens pour amortir la réception et relancer le mouvement. Le tendon d’Achille est écartelé ! Il arrive qu’il cède brusquement. Bien sûr, l’existence de microfissures et de tendinite favorisent la rupture mais elle peut également survenir sur un tendon totalement sain et indolore !

 
Illustration : Mathieu Pinet

  • Le mollet se rétracte, une opération est conseillée
Afin de nous aider à conserver notre posture, le mollet, comme tous les muscles de notre corps, est légèrement contracté au repos. On parle du « tonus musculaire ». Quand le tendon d’Achille se déchire, le mollet se rétracte et emmène avec lui un bout du tendon. Les deux extrémités sont désormais séparées, la cicatrisation est impossible. Une intervention chirurgicale est vivement conseillée pour rapprocher les deux fragments et les recoudre l’un à l’autre. Afin que la suture ne se distende pas, il faut même immobiliser votre cheville le talon remonté et le pied basculé vers le bas.

  • Défilé de haute couture
Les techniques chirurgicales sont nombreuses. Les procédés de suture sont complexes. Retenez qu’il existe deux catégories d’intervention. La première, dite « conventionnelle », ouvre la peau en regard de la rupture. Ainsi, elle facilite le geste technique de réparation et la qualité de la suture ; les récidives sont rares, de l’ordre de 2 %. En revanche, la cicatrice abîme la peau juste à côté du tendon, à un endroit où elle est naturellement fine et fragile. Dans notre expérience, on assiste à des difficultés de cicatrisation cutanée dans 3 % des cas. Selon certaines études ces complications sont retrouvées 1 fois sur 10. La seconde technique chirurgicale est dite « percutanée ». Le chirurgien n’effectue que quatre trous à travers la peau au-dessus et en dessous de la lésion. Il n’aborde pas directement la zone de rupture. Par deux fois, il passe un fil dans le tendon de haut en bas en franchissant le secteur de la déchirure. À l’aide de harpon, il tracte le tendon et remet bien au contact les extrémités éloignées. La peau est préservée mais le tendon n’est pas directement suturé au niveau de la lésion. Les complications de re-ruptures est légèrement plus important et s’élève à plus de 5 %.

  • Six semaines d’immobilisation
Il existe de nombreux protocole de post-opératoire, nous allons vous décrire l’un des plus classiques. Au sortir de l’intervention, vous êtes immobilisé avec une botte en résine, le pied tombant pendant trois semaines. Ainsi, le tendon suturé est position courte et bien relâché, la zone suturée n’est pas en contrainte et prend le temps de cicatriser. Vous n’avez pas le droit d’appuyer car il est interdit de pousser sur votre pied ; la contraction de votre mollet mettrait en tension le tendon d’Achille. À l’issue, la « résine pied tombant » est enlevée et remplacée par une « résine pied à angle droit » pendant à nouveau trois semaines. Après avoir retiré cette deuxième botte, vous augmentez peu à peu les contraintes sur votre tendon. Vous reprenez progressivement la marche. Pendant encore trois semaines, vous utilisez des béquilles et des talonnettes. Avec les premières, vous vous propulsez de moins en moins et la contraction du mollet prend petit à petit le relais. Les secondes sont limées jour après jour et le tendon est peu à peu remis en tension.

  • De la kiné bien dosée !
Dès que vous êtes débarrassé de votre immobilisation vous commencez la rééducation. Au cours des trois semaines qui suivent le kinésithérapeute se contente de massage pour assouplir la cicatrice et décoller la peau. Lorsque vous marchez normalement, il attaque le renforcement du mollet. Initialement, il ne travaille que la poussée. Le freinage n’est repris que plus tard et très progressivement, en commençant par des charges très inférieures à celle du poids du corps. Il est vivement conseillé de ne pas insister sur les étirements. En effet, l’allongement du tendon d’Achille constitue la principale complication mécanique de sa rupture opérée. Cette distension se révèle particulièrement délétère pour le sportif. L’amplitude de contraction du mollet parvient à peine à tendre le tendon. La traction sur le talon est très faible, la propulsion, la course et les sauts sont sérieusement altérés ! La rééducation permet de doser progressivement l’accroissement des contraintes sur le tendon. Chaque étape validée peut être exploitée au cours des séances d’entretien physique et de sport.

  • Sur le chemin du sport !
Là encore, les délais de reprise du sport varient selon les chirurgiens mais les étapes sont toujours identiques. Nous vous proposons une version habituelle. À 2 mois et demi de l’intervention, dès que vous marchez normalement, vous pouvez reprendre la conduite automobile et le travail. Attention dans les escaliers ! Montez et descendez lentement en posant tout le pied sur la marche, n’écrasez pas les talons. Il vous est désormais possible de pédaler en douceur sur petits braquets. À vélo, la cheville reste quasiment fixe, le mollet ne réalise aucun travail de freinage agressif pour le tendon, il se contente de pousser. Vers 3 mois, allez à la piscine. Soyez vigilant dans les vestiaires glissants. Pour vous rendre dans l’eau, descendez l’échelle prudemment, face au bassin, en posant les talons sur les échelons. Commencez par le crawl. Quelques séances plus tard, essayez la brasse. Ne poussez pas lors des demi-tours ! À 4 mois, montez sur un elliptique et intensifiez le vélo. Mettez plus de résistance et 2 semaines après, passez en danseuse. Au-delà de 5 mois, accélérez sur l’elliptique et ajoutez du stepper. Sur cet appareil, mettez progressivement les talons dans le vide et écrasez les talons. Vous vous rapprochez peu à peu des contraintes de la course. À la piscine, sautillez sur 2 jambes puis sur une seule. Allégé de la poussée d’Archimède, votre tendon retrouve des contraintes élastiques. Il réapprend à se mettre en tension et à restituer l’énergie. Diminuez petit à petit la profondeur de l’eau. Parallèlement, dans le bassin, renouez avec les déplacements latéraux ou les frappes. À partir de 6 mois, vous reprenez tranquillement la course. Au début, il s’agit de trottiner quelques minutes et d’enchaîner avec du vélo ou du cardiotraining pour affûter sa forme. En 4 semaines vous faites de vrais footings de 45 min à la limite de l’essoufflement. Au-delà de 7 mois, la dernière étape de la réhabilitation est consacrée aux accélérations et au travail des appuis. Après 8 mois, vous sprintez et vous sautez, vous reprenez votre sport à 100 %.

  • Ne confondez pas avec un claquage !
Vingt à trente pour cent des ruptures du tendon d’Achille ne sont pas diagnostiquées en urgences ! Le plus souvent, elles sont confondues avec un claquage du mollet ! Le diagnostic est d’autant plus difficile que le profil des sportifs victimes de ces deux blessures est voisin. Il s’agit soit de jeunes athlètes de haut niveau mettant en forte contrainte leur organisme soit de seniors actifs dont l’appareil locomoteur est déjà fragilisé. Le claquage n’impose ni intervention ni immobilisation. Pris en charge de cette façon, une rupture du tendon d’Achille ne cicatrise jamais, il persiste un gros trou ou magma filandreux inefficace. Les opérations tardives sont bien plus complexes. Elles nécessitent souvent de greffer un autre tendon ou de la membrane musculaire ! Alors soyez vigilant ! Si vous avez été victime d’un claquage, vous parvenez à vous soulever sur la pointe du pied. Vous avez même tendance à marcher de cette manière pour rapprocher les fibres musculaires et réduire les douleurs. Si vous souffrez d’une rupture du tendon d’Achille, vous pouvez tendre la cheville quand vous êtes allongé grâce aux petits muscles. En revanche, dès que vous êtes en appui sur une jambe, il vous est strictement impossible de monter sur la pointe du pied car le gros muscle du mollet est indispensable pour ascensionner le poids de votre corps. Au moindre doute, consultez rapidement votre médecin du sport.


Source SantéSportMag

jeudi 1 juillet 2021

Billets-Suggestions pour défendre la liberté


Suggestions pour défendre la liberté

Suggestions américaines pour mener une vie plus libre, donner l’exemple et faire la différence. Certaines ne sont pas très applicables en Europe mais elles vous inspireront.

Les libéraux s’élèvent contre le monstre appelé « État » mais cela pose tout de même un gros problème. L’État n’a pas grand chose à faire de ce que nous pensons. Il continue gaiement à oppresser les gens, ruiner des vies et à saccager la liberté et la propriété privée. Que peuvent faire les défenseurs de la liberté pour faire la différence ?
La « gauche progressiste » est très forte pour avancer par petits pas vers son objectif. Elle se focalise sur les moyens concrets d’améliorer la vie. Elle nous dit que nous devrions utiliser des vélos et non pas conduire nos voitures, recycler plutôt que mélanger les déchets, faire du compost etc. Ces expressions de leurs valeurs politiques au sein même de leur mode de vie constituent une sortie de liturgie quotidienne pour des gens intéressés par la mise en pratique d’un point de vue sur la manière dont le monde devrait être.

Pourquoi les libéraux n’ont-ils rien de similaire ? Un plan pour la mise en pratique de notre vision de l’ordre social au sein de notre vie privée ? On y arrive. J’ai remarqué à la dernière Porcfest un accent très fort sur la pratique de la liberté. Ce n’est pas la même chose que faire de la politique conventionnelle. En fait, c’est bien plus radical. Il s’agit de s’investir, soutenir les causes justes, se faire un chemin à coup de griffes vers la liberté et construire des institutions solides en dehors de l’État.

Sur la base de mon expérience à Porcfest, voici une tentative de chronique pour une procédure de rébellion silencieuse :

Sortez des dettes
Depuis que les banques centrales ont été créées par les États, le système monétaire récompense les endettés au détriment des économes. Les présidents et les économistes employés par le gouvernement ont encouragé les gens à vivre au-dessus de leurs moyens, l’État montrant l’exemple. Voyez maintenant comment les dettes ont compromis notre indépendance, nos choix possibles et, au final, notre liberté personnelle. Pour une vie plus libre, on peut remédier à cette situation.

Réexaminez l’école publique
La plupart des gens ont recours à l’école publique par réflexe, mais il existe peut-être une meilleure voie, malgré le contrôle public. À peu près partout, malgré tous les obstacles, il existe des organisations de homeschooling, de petites options privées ou des écoles religieuses.

Possédez une arme à feu
Les armes sont le produit de l’entreprise privée, une épopée historique pour la protection de la propriété et de la vie. N’en laissez pas le monopole à l’État.

Achetez des munitions
Même si vous ne possédez pas d’arme à feu, nombreux sont ceux qui estiment que les munitions constituent un investissement intéressant. Leur prix ne cesse de grimper et, en cas de crise, elles pourraient prendre beaucoup de valeur.

Achetez de l’or
C’est peut-être un très bon investissement mais ce n’est pas ici le sujet. L’or constitue un rappel criant que, fut un temps, la monnaie appartenait au peuple, pas aux banques ni à l’État. En posséder, ne serait-ce qu’un peu, permet de garder cette vérité à l’esprit.

Achetez des bitcoins
Les cryptomonnaies sont peut-être la plus spectaculaire innovation de notre époque. Il n’est pas difficile d’en faire partie. Téléchargez un porte monnaie, achetez en ligne ou localement, utilisez le distributeur de Bitcoin, et commencez à apprendre comment utiliser la monnaie de l’avenir.

Voyagez en dehors du pays
Le nationalisme est un réflexe mais il est totalement facultatif. Sortir de votre pays maternel est un moyen magnifique de voir qu’il existe une vie en dehors de l’État-nation.

Ne prononcez pas le serment
Le « serment d’allégeance » est une invention socialiste/fasciste du début du 20e siècle, une invention qui vous écarte de l’auto-détermination et vise à faire de l’État une religion.

Tentez l’éducation pacifique
Si le principe de non-agression est le premier principe de la vie sociale, pourquoi ne le serait-il pas pour la vie familiale également ? L’excès de pouvoir est un problème, quel que soit le lieu où il intervient. La paix des ménages est un très bon professeur.


Éteignez les médias traditionnels
Fut un temps, l’État contrôlait toutes les informations auxquelles vous aviez accès grâce à des structures réglementées. Ce temps est révolu. Vous pouvez accélérer la mort des médias traditionnels simplement en ne leur accordant plus votre attention.

Venez à Porcfest ou à d’autres événements
Un événement sur le thème de la liberté peut changer votre vie en vous ouvrant à de nouvelles idées, vous aidant à développer de nouvelles amitiés et montrer la joie que confère la liberté. Il y en a de plus en plus dans le pays.

Soutenez les « food trucks »
La révolution des food trucks (camions à nourriture) fait plaisir à voir. Tout le monde ne peut pas être réglementé et il existe des millions de ces restaurateurs justiciers qui roulent à travers le pays. Ils ont besoin de votre soutien.

Réévaluez le matérialisme
Les politiques publiques récompensent depuis longtemps l’accumulation et le consumérisme de court-terme. Économiser et ne pas dépenser, se débarrasser de ce qui vous pèse et penser à l’avenir, voilà des actes révolutionnaires.

Achetez un auto-collant à pare-choc
Il arrive qu’un simple slogan à l’arrière d’une voiture soit le déclencheur d’une nouvelle manière de penser. De surcroît, cela peut vous faire rencontrer des gens fantastiques.

Modifiez vos équipements ménagers
La réglementation contrôle tant de choses chez vous, mais vous pouvez contourner une bonne partie des problèmes qui en résultent en modifiant votre pomme de douche, votre ballon d’eau chaude ou la pression de votre eau courante. Rien de tout cela n’est illégal et cela peut massivement améliorer votre vie quotidienne.

N’oubliez pas les prisonniers
La plupart d’entre nous connaissons des gens emprisonnés de manière injuste. Plus de la moitié le sont sans bonne raison. Ils ont besoin de lettres, de visites et leurs familles ont besoin de votre soutien. Ils constituent la première ligne des victimes de l’État. Ne les oublions pas.

Soyez bons avec les autres
Un aspect de la démocratie est la manière dont elle dresse les individus les uns contre les autres, sur la base du sexe, de la race, de l’éducation, de la religion, des capacités ou de n’importe quelle manière que les élites trouvent. Vous pouvez éviter cela par de simples actes d’amitié qui refusent de participer à ce monde impitoyable.

Utilisez Uber ou Lyft (ou Allocab, NDT) pour vous déplacer
Toutes les villes ont tenté de mettre en place le monopole des taxis, et c’est une belle chose que de le voir exploser grâce à l’entrepreneuriat. Lorsque vous avez le choix, pourquoi ne pas utiliser un service privé plutôt qu’un service public ?

Utilisez AirBnB pour déjouer les réglementations
La révolution du partage est intervenue avant que l’État puisse la contrôler, et vous avez maintenant d’incroyables services en dehors des réglementations urbanistiques. Vous pouvez proposer une chambre de votre maison ou utiliser celle de quelqu’un d’autre lorsque vous voyagez.

Payez cash
Il y a peu d’employés ou de petites boutiques qui ne préféreront pas être payés en espèces plutôt que de devoir régler d’importants frais de carte de crédit.

Utilisez Craigslist (ou Le Bon Coin, NDT)
Voici un service impressionnant, un produit du marché libre qui illustre l’incroyable inclusivité du commerce peer-to-peer.

Assemblez un réseau
Si la lutte en arrive à l’État contre les individus, nous allons perdre. Cependant, se réunir en groupes de soutien nous donne à tous une chance. C’est l’avantage principal des réseaux sociaux. Nous pouvons construire des institutions qui nous aident personnellement et qui peuvent s’élever contre le contrôle du Léviathan.

Commandez vos médicaments sur ordonnance à l’étranger
Le législateur déteste le marché en ligne des médicaments sur ordonnance mais il ne peut pas le faire disparaître. Bien souvent, vous payez pour des médicaments usuels moins de la moitié du prix que vous auriez payé dans les pharmacies réglementées, et le marché concurrentiel a permis de notables améliorations dans la qualité et le service.

Téléchargez et lisez des livres électroniques gratuits
L’économie de marché cherche depuis plus de 1000 ans à mettre la littérature entre les mains de tout un chacun. Ce jour est finalement arrivé. Avec une tablette à 100 euros, vous pouvez télécharger des milliers de livres. Profitez-en !

Développez des compétences
Même si cela peut paraître extravagant, rien ne remonte davantage le moral que l’acquisition d’une nouvelle compétence et le sentiment de valeur individuelle qu’elle vous apporte. Cela peut être la fabrication du vin. Ou le jardinage. Ou les arts martiaux. Un investissement pour vous-même est un investissement pour la liberté.

Ayez un passeport
Les passeports ne devraient pas exister mais si vous n’en avez pas, vous êtes coincé dans votre pays d’origine. Ceux qui aiment la liberté devraient être prêts à se sauver, si cela se révélait nécessaire.

Faites-vous des amis
La nature de l’étatisme est de dresser les individus les uns contre les autres, éloignant de plus en plus le civisme de nos vies. Le moyen le plus simple de renverser cette tendance est de cultiver de belles amitiés et de s’y accrocher comme à des trésors tout au long de sa vie.

Mangez paléo
Dans les années 1970, l’État a décidé que la meilleure nourriture à fourrer dans notre bouche devait être pleine de glucides. C’était de la mauvaise science qui a eu pour résultat une dégradation de la santé. Nous avons toujours le droit de choisir ce que nous mangeons et ne pas faire ce que l’État recommande est un bon début.


Utilisez la technologie pour éviter les contrôles de police
Nous savons ce que fait la police : elle collecte des taxes sous le prétexte de faire respecter les lois routières. Nous avons maintenant des applications comme Waze (ou Coyote, NDT) qui nous préviennent lorsque la police nous surveille, et nous permettent de prévenir les autres. C’est un souffle pour la liberté individuelle !

Abonnez-vous à Netflix
Ce service a permis de mettre fin au monopole de diffusion télévisée, un merveilleux exemple de comment les entrepreneurs font tomber les barrières. De plus, Netflix produit la géniale série pro liberté House of Cards.

Publiez un livre
Autrefois, écrire un livre était réservé à l’élite ou aux très chanceux. Maintenant, n’importe qui peut le faire. Vous pouvez écrire, promouvoir votre œuvre et laisser un bel héritage littéraire.

Lancez votre business
Le commerce est la première ligne du progrès comme nous l’entendons, une manière de contourner l’immobilité et la stagnation d’un monde contrôlé par la bureaucratie. Faire bouger les lignes via l’innovation et le commerce contribue à rendre le monde meilleur.

Soyez en bonne santé
L’État ruine les services de santé depuis plus d’un siècle et cela ne fait que s’aggraver. Il n’a jamais été aussi important de prendre en charge votre propre santé. De surcroît, le marché libre a largement démocratisé l’information sur la santé qui était autrement contrôlée par le cartel médical.

Essayez les prêts peer-to-peer
Jadis, seules les banques pouvaient prêter de l’argent, sinon il fallait dépendre de la famille. Cette situation a dramatiquement changé depuis l’apparition de services comme LendingTree. Vous pouvez maintenant prêter et emprunter dans de bien meilleurs termes que grâce au système traditionnel.

Contribuez à un Kickstarter (ou autre plateforme de crowdfunding, NDT)
Il est si beau de voir comment les services en ligne permettent aux créateurs de lancer leurs idées et lever les fonds nécessaires à leur entreprise ou projet artistique. Ces outils nous sont maintenant accessibles et les utiliser est également un moyen de soutenir des approches originales de l’entreprise.

Devenez un « maker »
Le mouvement des « makers » dans l’impression 3D promet de grands bouleversements dans les réglementations et les contrôles des années à venir. Même les produits eux-mêmes migrent vers la frontière digitale. Vous pouvez installer une usine dans votre chambre d’amis !

Vivez à l’étranger
Ceux qui partent vivre entre trois mois et un an à l’étranger rapportent qu’ils ne s’étaient jamais sentis aussi libres. Quitter la proximité et la juridiction du plus grand pays du monde peut procurer le remontant émotionnel et intellectuel dont nous avons besoin pour endurer les derniers jours du despotisme.

Expatriez-vous
Ceci est une solution radicale mais aussi une solution que de plus en plus choisissent. Le nombre d’individus renonçant à leur citoyenneté atteint des niveaux records. Cette option est surtout accessible aux gens à l’aise financièrement mais c’est quelque chose à quoi chaque personne en ayant les moyens devrait réfléchir.

Encouragez les arts
Pouvez-vous imaginer que l’État pensait pouvoir prendre en charge le financement de l’art ? Cela n’a pas trop bien fonctionné mais fort heureusement, l’art a survécu. Soutenir les arts est un moyen de se souvenir que la liberté ne concerne pas que la prospérité matérielle mais vise aussi à rendre le monde plus beau.

Ouvrez un salon
La pensée libérale moderne est née dans des salons de New-York, des groupes de discussion se rencontrant chez des particuliers. Cela ne nécessite pas grand monde, peut-être quatre à douze personnes. Cela peut concerner des livres ou alors simplement des idées en général. C’est un excellent moyen de nourrir son esprit et de passer à l’action.

Faites des réserves de pièces en argent
Vous pouvez acheter des sacs de pièces d’argent assez facilement, et elles sont reconnues universellement. En cas de désastre naturel, ces petits trésors peuvent être exactement ce dont vous avez besoin. En cas d’hyperinflation, elles peuvent vous sauver la vie.

N’utilisez pas de maïs dans votre carburant
L’éthanol est un incroyable racket, des subventions accordées aux cultivateurs de maïs qui sèment la pagaïe dans les moteurs et consentent des rendements de production inférieurs. Certains revendeurs s’en tiennent éloignés toutefois. La plupart des villes proposent une ou deux stations où vous pouvez vous procurer du carburant sans maïs qui ne devient pas inutilisable après avoir été stocké pendant un an.

Évitez l’université
Pensez aux deux coûts majeurs de l’université : tout d’abord la dépense brute puis la perte de quatre années durant lesquelles l’étudiant pourrait acquérir de réelles compétences. Pour de nombreux domaines techniques, éviter l’université n’est pas une option mais c’est le cas de nombreux autres domaines. Cela ne signifie pas ne pas acquérir de formation mais simplement ne pas gaspiller votre temps et votre argent.

Commencez à travailler tôt dans votre vie
Les lois iniques sur le travail des enfants condamnent les jeunes adolescents à l’inactivité, ce qui ne leur permet pas d’avoir un aperçu de la vie commerciale dans le vrai monde. Il existe tout de même des possibilités mais il faut bien chercher. Faire du bénévolat pour n’importe quelle entreprise ou institution est toujours préférable au fait de ne rien faire.


Supprimez votre nom des listes électorales
Voter donne l’illusion mais pas la réalité d’avoir le choix. Être enregistré présente aussi le risque de devoir être juré. Se retirer est une manière pacifique de protester.

Constatez l’anarchie
Si vous adoptez le bon regard sur la vie en général, vous en viendrez à remarquer à quel point on retrouve ce qu’on aime dans la vie associative et le commerce. Une fois que vous l’avez observé, vous en viendrez à voir toute cette belle anarchie autour de vous, ce qui enthousiasme et laisse apercevoir des possibilités d’avenir.

Investissez-vous pour les autres
Les relations privées que nous nouons dans nos vies constituent un rempart entre l’État et nous. Mais les rendre vraiment solides nécessite de faire attention aux besoins des autres au travers de simples actes de générosité et de réels témoignages d’amour. S’investir pour les autres signifie s’investir pour soi-même.

Sympathisez avec la dissidence
Chaque jour, l’État arrête des individus qui n’ont que peu de défenseurs : des drogués, des dealers, des prostitués ainsi que d’autres figures marginales de la société. Considérez que les libertés de chacun sont importantes pour les nôtres. S’élever pour les dissidents, même, voire en particulier, si vous n’aimez pas ce qu’ils disent ou font, est essentiel lorsque chacun devient une cible potentielle.

Rejoignez Liberty.me (ou lisez Contrepoints ! NDT)
Cette ville numérique est entièrement dédiée aux moyens d’atteindre davantage de libertés par le crowdsourcing, naviguer dans les eaux du Leviathan, et nous diriger vers un avenir de liberté que nous construisons nous-mêmes. Elle fonctionne avec des cours du soir, l’accès à la littérature scientifique, la publication des productions de chacun, des guides sur tous les sujets mentionnés ci-dessus et une communauté qui grandit chaque jour, toute la journée. Rejoignez-nous pour un essai gratuit et menez une vie plus libre.

L’État moderne ne s’est pas fait en un jour. Nos libertés ont été perdues pendant certaines violentes périodes d’imposition sinistre mais pour la plupart, nous les avons perdues à petits pas. C’est le même chemin que nous devons emprunter pour les regagner, étape par étape. Non-conformité, dissidence, libre pensée, actions conformes à nos convictions : c’est ainsi que nous pourrons bâtir un monde nouveau et mener l’État à son obsolescence.

Bien évidemment, vous êtes libres d’ajouter vos propres idées. Il nous faut bien 5000 manières de mener une vie plus libre !

Billets-Vote obligatoire = moralisme socialiste

 


Vote obligatoire = moralisme socialiste
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Claude Bartolone a remis son rapport intitulé « Libérer l’engagement des Français et refonder le lien civique. La République par tous et pour tous » au chef de l’État. On sait que le Président de l’Assemblée nationale ne fait pas partie de l’aile la plus moderniste du Parti socialiste. Son rapport le confirme, à commencer par ses propos introductifs très dirigés qui, citation de Bourdieu à l’appui, critiquent l’« individualisme » et prône l’« égalité réelle » entre autres perles.

Parmi ses propositions, la mesure 4.7 entend « instaurer le vote obligatoire pour tous les électeurs ». Claude Bartolone explique que la citoyenneté n’est pas seulement un droit, « c’est aussi un devoir » et que l’« appartenance républicaine » se traduit par le vote.

Au-delà des visées politiciennes qui ne tromperont personne et de l’invocation rituelle aux valeurs de la République (à quand le camembert républicain ?) de la part de ceux qui entendent politiser tout ce qui peut l’être, une telle proposition témoigne du désarroi socialiste au troisième anniversaire de l’élection de François Hollande.

Certes, le rapport ne manque pas de rappeler que le vote obligatoire n’est pas inconnu en droit constitutionnel français puisque les membres du collège électoral sénatorial (mais eux seuls) y sont soumis. Certes, il ne manque pas de rappeler que certains pays, européens ou autres, l’ont instauré, parfois il y a près ou plus d’un siècle déjà, mais la Grèce socialiste s’en porte-t-elle mieux pour autant ?


À l’origine du vote obligatoire se trouve l’idée, liée à la « souveraineté nationale », selon laquelle l’électorat n’est pas un droit, mais une fonction. Or, la modernité démocratique a fait du droit de suffrage un droit strictement individuel : si j’ai le droit de voter, j’ai aussi le droit de ne pas le faire. Manifestement, cette conception est insupportable aux yeux des socialistes, surtout lorsque les citoyens, pour paraphraser l’expression amusée de Brecht, votent mal…

Avant tout, la proposition du vote obligatoire témoigne de l’aveuglement d’un certain nombre d’hommes politiques contemporains qui, au lieu d’agir sur les causes, entendent traiter des conséquences d’un problème. En l’espèce, l’abstentionnisme, hormis lors de l’élection présidentielle, est globalement croissant. Il s’explique, par-delà la question technique de l’inscription sur les listes électorales, de deux manières principales.

La première, sur laquelle Claude Bartolone se concentre dans l’essentiel de son rapport, c’est l’absence d’intégration « sociale » des électeurs potentiels ou leur faible intégration. La seconde, qu’il néglige en fait, c’est le déséquilibre entre l’offre et la demande électorales. Si les citoyens ne votent pas, la faute en incombe à l’incompétence d’une grande partie de nos hommes politiques depuis plus de quatre décennies. Claude Bartolone évince totalement la « rationalité » de bien des électeurs : je ne vote pas car je n’y ai aucun intérêt. Pourquoi perdre son temps à prendre connaissance des programmes indigents des partis politiques ? Pourquoi perdre son temps à écouter des individus dont l’action n’a pas prise sur la réalité ?

En politique, comme dans la sphère économique, c’est l’offre qui crée la demande. Culpabiliser les électeurs, faire du moralisme à la petite semaine, invoquer pompeusement les valeurs de la République, ne changera rien à l’affaire.



Source contrepoints.org

Billets-Aaron Swartz

 Aaron Swartz



 Aaron Swartz s'est suicidé le 11 janvier 2013, à l'âge de 26 ans. © Sage Ross / flickr-cc

  • L'«hacktiviste» de génie Aaron Swartz se suicide avant son procès
Vendredi 11 janvier au soir, Aaron Swartz, jeune génie de l’Internet, est retrouvé mort, pendu à son domicile de Brooklyn. Il avait 26 ans, et devait comparaître devant la justice le 1er avril prochain. Il était accusé d’avoir volé des millions d’articles universitaires en accès payant. Militant de « l’Internet libre », il encourait jusqu’à 35 ans de prison et 1 million de dollars d’amende.

  • Hacker et militant extraordinaire 
Le monde de l’Internet s’est ému de la mort d’Aaaron Swartz, ce génie informatique connu pour avoir participé, à 14 ans, à l’élaboration de la norme RSS, cet outil qui permet aux internautes de s’abonner à des flux d’informations.
Co-fondateur du réseau social Reddit (très populaire aux États-unis), activiste du libre accès à Internet, il a été retrouvé mort vendredi 11 janvier par sa petite amie, chez lui, à Brooklyn. Dimanche, l’association de défense des droits dans le monde numérique, Electronic Frontier Foundation, écrivait « Adieu à Aaron Swartz, hacker et militant extraordinaire ».

  • Pirate informatique
En 2008, le jeune informaticien met gratuitement à disposition (au lieu des quelques centimes par page téléchargée) des millions de documents judiciaires de la base de données de la Cour fédérale américaine. Le FBI se lance à la poursuite du jeune homme, qui avait réussi en moins de trois semaines à charger plus de 18 millions de pages, soit l'équivalent de 1,5 million de dollars. Mais le bureau d’investigation abandonne finalement sa charge contre lui.
En 2011, le hacker fonde l’association de lutte contre la censure « Demand Progress », et se bat avec acharnement contre les projets de lois anti-piratage SOPA (Stop Online Piracy Act) et PIPA (Protect Intellectual Property Act). Il prône le libre partage des connaissances, et de l’information.

  • Fraude au MIT
Le 19 juillet 2011, Aaron Swartz est accusé d’avoir téléchargé 4,8 millions d’articles scientifiques et littéraires mis à disposition, pour les abonnés, par le service d’archivage JSTOR. Aaron a utilisé le réseau du campus de la prestigieuse école du Massachusetts Institute of Technology (MIT) pour récupérer les documents. Pendant deux jours, il laisse un ordinateur caché dans un placard de l’école.
D’abord poursuivi par JSTOR, l’organisation abandonne ensuite ses poursuites judiciaires contre lui lorsqu’il leur restitue les documents téléchargés, promettant de ne pas les diffuser. Mais le procureur du Massachusetts et le MIT maintiennent leurs poursuites.
Arrêté à Boston, il risquait 35 ans de prison et une amende d’un million de dollars. Il devait comparaître devant les tribunaux en avril prochain. David Segar, le directeur de « Demand Progress », avait déclaré que les poursuites « n’avaient pas de sens », ajoutant : « C'est comme essayer de mettre en prison quelqu'un qui aurait parcouru rapidement trop de livres dans une bibliothèque ».

  • Intimidation ou dépression ?
La Toile et les proches d’Aaron se sont insurgés contre la justice, accusant celle-ci d’avoir conduit au suicide de l’activiste. « La mort d’Aaron n’est pas seulement une tragédie personnelle. C’est le résultat d’un système judiciaire criminel qui pratique l’intimidation et les poursuites abusives. Les décisions prises par le bureau du procureur et le MIT ont contribué à sa mort », a écrit sa famille, sur le site web dédié à la mémoire du jeune informaticien.
Mais Aaron souffrait aussi de dépression, selon ses proches. Cory Doctorow, un ami du jeune homme, a écrit sur Boingboing.net : « Aujourd'hui, tout le monde se demande si Aaron ne s'est pas tué parce qu'il ne voulait pas aller en prison. Peut-être. Mais Aaron souffrait aussi de dépression depuis de nombreuses années ». Déjà en 2007, Aaron avait évoqué son incapacité de « ressentir la joie que chacun semble partager. Tout est teinté de tristesse ».

  • Hommage
Suite à son suicide, le hashtag « #pdftribute » sur Twitter a été créé par plusieurs universitaires, qui ont rendu gratuit l’accès à leurs travaux, afin de favoriser leur libre partage. Toujours sur Twitter, l'inventeur du World Wide Web, Tim Berners-Lee, a indiqué dans un tweet : « Aaron est mort. Vagabonds du monde, nous avons perdu un sage. Hackers pour le droit, nous sommes un de moins. Parents, vous avez perdu un enfant. Pleurons. »
Le groupe de hackers « Anonymous » a par ailleurs piraté le site du MIT pendant quelques heures, publiant un message de soutien à Aaron : « Ce drame met en lumière la disproportion des peines prévues par la législation américaine contre les crimes informatiques. Oui, les actions d'Aaron étaient sans aucun doute de l'activisme politique ; mais elles ont eu des conséquences tragiques ».
« Le monde est privé de 50 ans de tout ce que nous ne pouvons pas imaginer qu’Aaron aurait fait », conclut le site wired.com. Le jeune homme est enterré le mardi 15 janvier à Chicago.

Recettes Confitures-Confiture pêches et framboises


Confiture pêches et framboises

Préparation : 15 mn
Macération : 8 heures
Cuisson : 7 mn
Pour 1 pot de 375 g
250 g de pêches jaunes
150 g de framboises
240 g de sucre gélifiant
½ citron
1. Ébouillantez les pêches pendant 30 secondes puis pelez-les. Dénoyautez-les, coupez leur chair en petits morceaux.
2. Triez les framboises en ôtant les fruits abîmés.
3. Pesez vos fruits et réservez-les dans un saladier. Préparez 65 % du poids des fruits de sucre. Ajoutez le sucre et le jus de ½ citron dans votre préparation. Protégez d’un film alimentaire et placez le saladier au réfrigérateur. Laissez macérer environ 8 heures.
4. Plongez le pot à confiture ainsi que son couvercle dans l’eau bouillante et laissez-le sécher sur un torchon propre.
5. Après macération, versez les fruits dans la bassine à confiture, portez à ébullition et prolongez la cuisson 7 minutes à feu vif.
6. Remplissez aussitôt le pot à l’aide d’une louche et d’un entonnoir, refermez-le et retournez-le jusqu’à ce qu’il soit complètement refroidi.