Le pape de l'existentialisme
Le pape de l'existentialisme n'a jamais tenu une arme, mais sa philosophie a servi d'alibi absolu à toutes les formes de violence de son époque.
Pendant un demi-siècle, Jean-Paul Sartre a régné sur la pensée mondiale en justifiant la brutalité depuis le confort des brasseries parisiennes. De l'oppression d'État au terrorisme en passant par la destruction intime, sa plume a méthodiquement blanchi l'injustifiable. Sur le front politique, il décide de sacrifier froidement des millions d'hommes broyés par le stalinisme. De retour de Moscou en 1954, il ment délibérément à la presse française pour ne pas briser le mythe communiste. Il déclare publiquement que la liberté de critique est totale en URSS, crachant au visage de tous les déportés du Goulag. Sur le front du terrorisme, la rhétorique du philosophe devient ouvertement sanguinaire. En 1972, lorsque des athlètes israéliens sont pris en otage et assassinés aux Jeux Olympiques de Munich, Sartre justifie l'exécution de civils désarmés. Il absout les tueurs en écrivant noir sur blanc que le terrorisme est une arme terrible, mais que les opprimés n'en ont pas d'autre. Sa complaisance macabre culmine en 1961 dans sa préface aux Damnés de la Terre, où il appelle ouvertement au meurtre racial par procuration. Il théorise froidement le carnage en affirmant qu'abattre un Européen, c’est faire d’une pierre deux coups, c’est supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé. Cette mécanique d'une violence décomplexée s'applique jusque dans son intimité, sous le vernis intellectuel de l'amour libre. Avec Simone de Beauvoir, il orchestre un système clinique de prédation sexuelle en réseau. Il utilise son écrasante autorité pour consommer de jeunes lycéennes vulnérables rabattues par sa compagne, broyant leur équilibre psychologique pour satisfaire ses pulsions. Ses admirateurs célèbrent le rebelle courageux qui a émancipé la pensée moderne. Les faits dévoilent un bourgeois intouchable qui n'a jamais risqué sa peau, mais qui a transformé la philosophie en machine à laver les crimes de son siècle.Source :
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