jeudi 24 septembre 2026

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JFK un héritier impitoyable

Le martyr de la liberté et l'idole intouchable de la gauche progressiste américaine a été placé au pouvoir par la mafia, avant d'instaurer une duplicité d'État vertigineuse.

L'Histoire a fait de John F. Kennedy le prince foudroyé de la démocratie. Le symbole d'une Amérique morale, élégante et tournée vers la justice. Les archives dévoilent un politicien froid, élu par le crime organisé et obsédé par la surveillance de ceux qu'il prétendait défendre en public. Le mythe de sa présidence repose sur un pacte sordide. En 1960, pour vaincre Richard Nixon, le patriarche du clan, Joe Kennedy, négocie directement avec Sam Giancana, le grand parrain de la mafia de Chicago. L'objectif est de truquer les votes de l'État de l'Illinois avec l'aide des syndicats corrompus. JFK remporte l'État avec une marge suspecte de seulement 8 800 voix, s'offrant ainsi les clés de la Maison Blanche. Pour la mafia, ce n'était pas une faveur mais un investissement. Elle attendait en retour l'immunité judiciaire et l'aide du gouvernement pour renverser Fidel Castro, afin de récupérer ses luxueux casinos de La Havane. Mais une fois au pouvoir, le clan Kennedy met en place une hypocrisie absolue. D'un côté, pour la vitrine politique, JFK nomme son frère Robert au ministère de la Justice. Ce dernier déclenche une croisade publique féroce, traquant et faisant emprisonner les parrains mêmes qui venaient d'acheter leur élection. De l'autre, dans les égouts de la raison d'État, l'administration Kennedy sous-traite ses basses œuvres à ce même syndicat du crime. Pour assassiner Fidel Castro sans laisser l'empreinte de la Maison Blanche, la CIA fournit secrètement des capsules de poison mortel au réseau de Sam Giancana, chargé de les glisser dans le repas du dirigeant cubain. Pendant que le président incarne la morale du monde libre à la télévision, ses services emploient le patron de la pègre comme tueur à gages international. La schizophrénie d'État atteint son sommet à la porte de la chambre présidentielle. Pendant près de deux ans, le chef du monde libre partage cyniquement la même maîtresse, Judith Campbell Exner, avec ce même Giancana qu'il fait traquer par son frère le jour et qu'il arme de poison la nuit. Ce cynisme s'applique avec la même violence à ceux que le président fait semblant de protéger. En public, Kennedy s'affiche comme le champion absolu des droits civiques. En coulisses, en octobre 1963, il autorise officiellement le FBI à placer Martin Luther King sur écoute. L'objectif n'est pas d'assurer la sécurité du pasteur. Le but est de truffer ses chambres d'hôtel de micros pour enregistrer ses liaisons intimes, le faire chanter et le détruire politiquement s'il venait à exiger des réformes trop rapides. Les manuels d'histoire pleurent un visionnaire assassiné avant d'avoir pu changer le monde. Les faits documentent un héritier impitoyable, qui a acheté son élection au syndicat du crime pour mieux le trahir, qui sous-traitait ses assassinats à la mafia, et qui espionnait les figures des droits civiques pour mieux les contrôler.

Source :
Auguste Bardamu
@AugusteBardamu

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