lundi 15 septembre 2014

Billets-Voter c’est abdiquer


Voter c’est abdiquer

  • Voter, c'est donner sa voix à un-e politicien-ne pour qu'elle ou il parle et décide à notre place.
Par différence avec le mandat clair de délégué-e-s révocables, élire c'est signer un chèque en blanc, car les promesses électorales n'engagent que celles ou ceux qui les croient. Elles se résument à des opérations de communication superficielles qui maquillent grossièrement des luttes de pouvoir sur fond de grands intérêts économiques.

Les élections passent, les cabinets se renouvellent, mais à la base, les problèmes de fond restent.

La classe politique est coupée des réalités quotidiennes, et défend les intérêts des classes possédantes et dominantes. A gauche ou à droite, personne ne s'attaque au mal à la racine, tou-te-s semblent s'accommoder d'une société fondée sur l'exploitation, la répression, les inégalités économiques et sociales. Nous n'avons rien à attendre d'eux.


  • Mais justement, les élections cantonales (en tant que locales) ne sont-elles pas plus proches de la base et des réalités du terrain, que les élections présidentielles, nationales ?
Participer à des expériences d'administration locale peut sembler une perspective un peu plus attirante aux yeux de celles ou ceux qui veulent changer la société. On s'imagine vaguement que par ce biais quelques camarades pourraient être formé-e-s à faire face aux problèmes concrets que pose l'organisation des transports, de l'éducation, de la culture, de logement...

Faire ce genre de compromis engage sur une pente dangereuse, les organisations qui se réclament d'une transformation radicale, révolutionnaire. Dans la mesure où les élu-e-s tirent leur salaire de leur fauteuil, elles ou ils ont tout intérêt à préserver le système qui les entretient. Ces personnalités pèsent sur les orientations stratégiques de l'organisation, et tendent à les faire renoncer à la perspective révolutionnaire, comme le montre l'exemple historique du glissement réformiste des partis révolutionnaires qui ont choisi de se présenter aux élections.

Les rares individus qui n'ont pas abandonné leurs convictions ont été écartés ou mis hors d'état de nuire.

Quand à la possibilité d'acquérir une expérience concrète de la gestion des affaires communes, elle est très réduite.

Le plus souvent, elle se résume à la gestion de la pénurie avec des marges de manœuvres politiques très réduites, et entretiennent l'illusion que le système peut être raccommodé sans toucher à ce qui le fonde, et en particulier l'exploitation salariale.

Plutôt que de perdre notre énergie à gérer des miettes, remettons collectivement en cause le découpage du gâteau.

Contre l'exploitation, les inégalités sociales et économiques, nous proposons la perspective d'une gestion directe de la production et de la distribution.
Contre la délégation et les faux choix qui nous sont laissés dans les élections, nous proposons l'auto-organisation à tous les niveaux, et des modes de coordination fédéraux.

Dès maintenant, nous choisissons d'agir au lieu d'élire.

dimanche 14 septembre 2014

Infos santé : Sport et Santé-Oignon du pied


Oignon du pied

Vous souffrez de ce que les médecins nomment un « hallux valgus ». Vous avez bénéficié de conseils de chaussage, de semelles et de soins de pédicurie. On ne pense pas assez à la kinésithérapie et à l’autorééducation ! Voici quelques pistes pour vous aider.

Par le docteur Stéphane Cascua, médecin du sport, et Grégory Delente, kinésithérapeute du sport. Dessins Mathieu Pinet.


Vous avez une bosse à la base du gros orteil. Ce n’est pas de l’os qui pousse ! En fait, il s’agit de la déviation progressive de votre pouce vers votre deuxième orteil. Simultanément, la baguette osseuse joignant le gros orteil à la cheville, le premier métatarsien, s’étale du côté interne du pied. Peu à peu, les tissus situés dans la concavité de la déformation se rétractent. Le sac articulaire se raccourcit et s’enraidit. Les tendons prennent la corde et finissent par entretenir l’angulation. Les deux premiers exercices ont pour mission de lutter contre ces phénomènes.

Mesdames, vous êtes les victimes privilégiées de cette déformation douloureuse car vos ligaments sont assouplis par vos hormones féminines… mais surtout parce que vous portez des chaussures pointues à talons ! De surcroît, l’affaissement de votre voûte plantaire en marchant et en courant favorise l’hallux valgus. Lorsque vous effondrez votre foulée du côté du gros orteil, vous étalez le clavier métatarsien et votre pied part en rotation externe lors de la propulsion. Du coup, le premier orteil suit le mouvement et s’écrase vers le deuxième. Les exercices 3 et 4 ont pour objectif de tonifier d’avantage vos appuis !


Attention, en cas de déformation majeure, quand des douleurs apparaissent sous le pied, ces petits moyens ne sont plus efficaces. Une opération doit être envisagée. Parlez-en avec votre médecin.

  • Exercice 1 : Rodage Articulaire
Attrapez votre gros orteil, tirez comme si vous vouliez desserrez l’articulation. Faites des petits mouvements de pompage. Peu à peu rapprochez-vous de l’axe de premier métatarsien. Avec votre autre main, frotter la concavité de l’articulation afin d’assouplir le ligament fibrosés.


  • Exercice 2 : Contractez, Relâchez, Étirez !
Avec la face externe de votre pouce, appuyez sur les doigts de votre main. Vous sollicitez les muscles rétractés qui rapprochent le gros orteil du deuxième. Loin d’aggraver la déformation, profitez du relâchement musculaire qui suit la contraction pour réaliser un étirement efficace. Tractez le pouce dans l’axe du premier métatarsien. Contractez, relâchez, étirez !


  • Exercice 3 : Marche sur le bord externe du pied
Pour limiter l’écrasement de votre voûte plantaire, entraînez-vous à marcher sur le bord externe du pied. Évitez que votre pouce ne touche le sol.


  • Exercice 4 : Minisquat tonique
Tonifiez vos appuis. Réduisez votre pronation. En appui sur une seule jambe, fléchissez lentement votre genou et remontez plus rapidement. Veillez à éviter la bascule interne du genou et l’effondrement de votre voûte plantaire. Tout au long du mouvement, conservez votre rotule à la verticale de votre deuxième orteil. Griffez un peu le sol avec vos doigts de pied.


Source santésportmagazine.com

Billets-La lettre d'Anders Behring Breivik


La lettre du tueur Anders Behring Breivik reçue le 5 septembre par le correspondant de l'AFP à Oslo Pierre-Henry Deshayes (AFP / Pierre-Henry Deshayes)

La lettre d'Anders Behring Breivik

OSLO, 10 septembre 2014 - Un simple coup d'œil sur le pli me suffit dorénavant à identifier l'expéditeur. A l'heure du tout-numérique, les courriers postaux envoyés au bureau de l'AFP à Oslo ne sont pas légion. Et puis, il y a cette adresse manuscrite, cette écriture toute en majuscules, propre, reconnaissable entre toutes et dont la vue me glace le sang.

En un an, j'ai reçu trois lettres d'Anders Behring Breivik, l'extrémiste de droite qui a tué 77 personnes en Norvège le 22 juillet 2011. Ce jour-là, il fait d'abord exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo, puis ouvre le feu sur des jeunes travaillistes sur la désormais tristement célèbre île d'Utoeya.

Les lettres sont dactylographiées. Seules l'adresse et la signature sont écrites à la main. Elles sont volumineuses : la dernière fait dix-sept feuillets recto-verso. Cette correspondance à sens unique me vaut les sympathiques quolibets de collègues qui m'appellent le « pen pal » de l'un des pires criminels de l'histoire.


(AFP / Pierre-Henry Deshayes)

La première lettre, reçue l'an dernier, est un salmigondis interminable que je parcours, choisis de ne pas traiter et évacue très vite de mon cerveau.

La deuxième, en février, s'avère plus intéressante. L'AFP est, semble-t-il, la première à la recevoir (ce qui, je l'apprendrai plus tard, fera passablement enrager la concurrence). Breivik y recense une douzaine d'exigences, faute de quoi il menace d'observer une grève de la faim. L'une de ces demandes sort du lot: il exige une console de jeux plus moderne que celle à sa disposition en prison.

Ayant couvert l’affaire Breivik depuis le premier jour, c'est-à-dire depuis le double attentat du 22 juillet 2011, j'ai toujours été frappé par son incapacité à distinguer l'hyper-anecdotique du fondamental. Tout juste arrêté sur Utoeya où il vient de massacrer 69 personnes, des adolescents pour la plupart, et d'en traumatiser physiquement et psychologiquement des centaines d'autres, il demande aux policiers un pansement pour son index douloureux...

Dans sa lettre, il réclame cette fois-ci une Playstation 3 à la place de sa PS2 en même temps qu'il soulève des questions a priori moins déplacées. Il réclame par exemple la fin de son isolement carcéral prolongé et des fouilles corporelles humiliantes auxquelles il est soumis quotidiennement alors même que tout contact avec le monde extérieur lui est interdit (une plainte qu'il avait déposée à ce sujet pour « torture grave » a, plus tard, été classée sans suite par la justice).

Ayant -implicitement- souligné le ridicule de la Playstation dans mon papier ce jour-là, je pensais m'être « privé » de toute nouvelle lettre du tueur. Jusqu'à cette nouvelle épaisse enveloppe avec la même écriture rigide et froide reçue le 5 septembre.


Les sauveteurs cherchent des corps autour de l'île d'Utoeya le 23 juillet 2011, au lendemain du massacre (AFP / Odd Andersen)

De sa prison où il purge la peine maximale de 21 ans prolongeables, Breivik peut correspondre avec le monde extérieur. Mais ses lettres sont passées au peigne fin par les autorités carcérales qui censurent tout ou partie des courriers pouvant s'apparenter à des appels au crime. Son quota de lettres est aussi limité par le nombre de timbres qu'il peut acheter et le nombre de photocopies qu'il peut faire avec l'indemnité financière qu'il reçoit chaque semaine.

Pourquoi alors envoyer ces courriers à l'AFP ?


Le procès d'Anders Behring Breivik au tribunal d'Oslo, en août 2012 (AFP / pool / Cornelius Poppe)

Parce que, d'une minutie quasi maladive, Breivik contacte les médias par ordre alphabétique? Sa méticulosité transparaît dans le monde fantasmé qu'il décrit dans les moindres détails dans son manifeste idéologique envoyé juste avant le massacre et, plus tragiquement, dans la façon méthodique dont il abat ses victimes ce jour-là.
Parce qu'en s'adressant à une grande agence internationale, il sait que ses propos peuvent potentiellement avoir un retentissement immense? Dans ce même manifeste, il écrit que « 90% des informations mondiales proviennent de trois agences seulement: Associated Press (Etats-Unis), Reuters (GB) et l'Agence France-Presse (France) » qui, à son grand dam, « soutiennent toutes la mondialisation et le multiculturalisme ».

Ou bien est-ce parce qu'il sait qui je suis, m'ayant sans doute vu toujours à la même place au premier rang dans le prétoire pendant les dix semaines qu'a duré son procès?


Breivik à l'ouverture de son procès, le 16 avril 2012 (AFP / pool / Heiko Junge)

« Je ne lui ai pas posé la question », me dit son avocat, que j'interroge par email. «Je présume que c'est une appréciation générale: il mélange le degré de connaissance de l'affaire des destinataires de la lettre, et par ricochet leur capacité à comprendre et à véhiculer ce qu'il écrit, avec la nature et le nombre de lecteurs que chaque journaliste peut atteindre ».

Quoi qu'il en soit, le contenu de la troisième lettre est plus délicat. Il n'est plus question de ses conditions de détention mais de politique. Sur 34 pages, il dit vouloir fonder un parti « fasciste », ce qui permettrait, selon lui, de poursuivre son combat sur le mode démocratique plutôt que par la violence.

Se pose alors la question d'en rendre compte ou pas. L'AFP a choisi de le faire en exerçant de multiples précautions: un moindre recours aux citations directement extraites de son courrier, un rappel du débat d'experts sur sa santé mentale (à son procès, il a finalement été reconnu pénalement responsable) et une contextualisation aussi large que possible.

Car le danger est évidemment d'être instrumentalisé. De lui donner une tribune susceptible de l'aider à diffuser un message qui reste haineux. De l'empêcher de tomber dans l'oubli dans lequel beaucoup, surtout en Norvège, aimeraient le voir confiné. Et, surtout, de potentiellement raviver la douleur des familles des victimes.


Autoportraits d'Anders Behring Breivik dans divers accoutrements mis en ligne sur Facebook (à droite) et Youtube (les quatre autres) avant les attentats (AFP / Facebook / Youtube)

C’est le parti qu’ont pris la plupart des médias norvégiens. La troisième lettre de Breivik a été passée presque totalement sous silence. Le deuxième, celle de la Playstation, avait reçu un certain écho en raison de son côté tragi-comique, mais très en deçà de l’intérêt suscité en dehors du pays.

D'un autre côté, Breivik a marqué l'histoire contemporaine de la Norvège. Au-delà des frontières, ce tueur, parmi les plus sanguinaires que la planète ait connus, suscite un intérêt considérable parmi ceux qui cherchent à comprendre comment la paisible Norvège a pu enfanter un tel monstre et de quoi ce monstre est-il fait. Même si sa « conversion » (sic) aux règles du jeu démocratique arrive bien trop tard et que ses promesses de renoncement à la violence ne valent peut-être pas plus que le papier sur lesquelles elles sont couchées, un journaliste peut-il les passer sous silence? Doit-on totalement taire l'angle politique quand ce sont précisément des considérations de ce registre qui ont motivé ses crimes?

A en juger par les réactions de lecteurs, les avis semblent très tranchés. Personnellement, à ce jour, j'ignore encore la réponse.


Des fleurs sur le rivage d'Utoeya le 22 juillet 2012, au premier anniversaire de l'attaque (AFP / Daniel Sannum Lauten)

Pierre-Henry Deshayes est correspondant de l’AFP à Oslo.

Source blogs.afp.com/makingof

Billets-Une certaine idée de la France

Une certaine idée de la France



samedi 13 septembre 2014

Billets-Une certaine idée de la France


Une certaine idée de la France

Affaires Julie Gayet, Valérie Trierweiler, Thomas Thévenoud, Aquilino Morelle, Montebourg & Filippetti… etc.

Le destin de la France, ils s’en moquent complètement. Seules leurs petites affaires de cœur, de pouvoir ou de fric les intéressent et passionnent les médias. Le pays coule et ils règlent leurs comptes.

Alors que la France est ruinée, les déficits incontrôlables, la dette abyssale et le chômage explosif, comment osent-ils se comporter de façon aussi indécente et lamentable ? Comment peuvent-ils imaginer que les Français ne voient pas l’immensité de leur indignité, de leur bassesse et de leur déshonneur ?

Comment ne comprennent-ils pas que le Peuple est humilié par leur désinvolture et n’en peut plus de les voir se complaire dans cette affligeante médiocrité. Ils ne supportent plus ni leur irresponsabilité, ni leurs mensonges, ni leurs tromperies.

On se faisait « une certaine idée de la France ». Eux ne pensent qu’à leurs petites affaires misérables et minables. Comme un mauvais gui, ils s’accrochent encore à l’arbre qu’ils étouffent. Espérons que le peuple secoue rapidement le cocotier !

vendredi 12 septembre 2014

Recettes Périgord-Omelette truffée


Omelette truffée

Préparation : 5 mn
Cuisson : 4 mn
Pour 4 personnes
8 œufs
5 g de truffe râpée
1 cuillerée à soupe de « gras »
1 cl de lait
1 gousse d’ail
3 brins de persil
Sel et poivre du moulin
1. Cassez les œufs dans un récipient de préparation. Versez-y 4 g de brisure de truffe et mélangez.
2. Profitez-en pour réserver dans un autre récipient étanche 1 g de brisure de truffe pour préparer une crème à la truffe comme dessert.
3. Posez une poêle sur un feu vif avec la cuillerée de gras pour saisir l’omelette.
4. Repliez les bords pour la retourner et faites-la cuire 4 minutes environ, selon que vous l’aimez baveuse ou bien cuite.
5. Servez l’omelette sans attendre, accompagnée d’une salade de pissenlits.


jeudi 11 septembre 2014

Billets-Gouvernement Valls 2… tendance Rocard


Gouvernement Valls 2… tendance Rocard

Lui aussi s'était dressé contre la ligne officielle du socialisme, incarnée par François Mitterrand. Michel Rocard, ancien Premier ministre et père spirituel de Manuel Valls, revient discrètement au pouvoir au travers des idées défendues par le nouveau gouvernement.

Cette semaine, l'aile gauche du Parti socialiste français était encore sous le choc de l'éviction fracassante d'Arnaud Montebourg, ministre de l'Economie populiste, et de son remplacement par Emmanuel Macron, ancien banquier d'affaires. François Hollande, après tout, n'avait-il pas été élu président socialiste, en 2012, alors qu'il avait déclaré que son principal “ennemi” était “le monde de la finance” ?

Pourtant, le 31 août, dans un discours offensif prononcé devant les membres du parti réunis à La Rochelle, Manuel Valls, son Premier ministre, n'a présenté aucune excuse, réaffirmant la ligne proentreprises du gouvernement.

  • Les rocardiens sont partout
Le principal changement n'est sans doute pas la nomination d'un jeune ministre, mais plutôt la prise de pouvoir sans tambour ni trompette des sociaux-démocrates proches de Michel Rocard, qui fut Premier ministre de 1988 à 1991.

Lui-même fils spirituel de Michel Rocard, Manuel Valls a débuté comme attaché parlementaire de l'ancien Premier ministre. Dans son livre intitulé Pouvoir, Manuel Valls témoigne de son admiration pour Michel Rocard, louant “la force de son intelligence et la franchise de son discours”. Lesquelles avaient enflammé l'imagination politique de Manuel Valls lorsqu'il était adolescent et l'avaient convaincu de rester fidèle à Rocard durant les quinze années suivantes, alors que celui-ci était l'étoile montante de la gauche et tentait – en vain – d'imposer ses idées au PS, comme une alternative au socialisme de François Mitterrand.

Les rocardiens ont pris pied partout. L'actuel conseiller politique de Manuel Valls, Yves Colmou, en est un – lui aussi a officié dans l'équipe de Michel Rocard. De même que Sylvie Hubac, désormais directrice du cabinet de François Hollande à l'Elysée. Ministre de l'Intérieur de Manuel Valls, Bernard Cazeneuve a débuté comme conseiller de l'un des membres du gouvernement Rocard. Emmanuel Macron est un proche de Rocard et l'a invité à son mariage.

  • Chaussures de luxe
En même temps, l'aile gauche du parti se retrouve sur la touche. Deux autres ministres qui en faisaient partie ont été blackboulés en même temps qu'Arnaud Montebourg. Leur départ avait été précédé de celui d'Aquilino Morelle, confident du ministre de l'Economie et conseiller de la présidence, après un scandale survenu notamment à propos des nombreuses paires de chaussures de luxe que celui-ci faisait cirer à l'Elysée.


“Les rocardiens ont remporté la partie”, relève un autre ancien membre du cabinet de Michel Rocard. Manuel Valls, qui martèle que la gauche doit faire la paix avec le monde des affaires, est en train de détricoter partiellement une loi d'encadrement des retraites adoptée par son prédécesseur. Emmanuel Macron a fait allusion à un assouplissement des 35 heures. Quant à Bernard Cazeneuve, il a appelé de ses vœux davantage de bon sens sur la question du contrôle de l'immigration, reprenant à son compte le discours de Michel Rocard en 1989. Comme si tout cela n'était pas suffisamment révélateur, l'un des fils de l'ancien Premier ministre, Loïc Rocard, officie désormais dans le cabinet de Manuel Valls. 


lundi 8 septembre 2014

Infos santé-Effacer les mauvais souvenirs


Effacer les mauvais souvenirs

Grâce à une nouvelle technologie de contrôle du cerveau, les émotions associées à des mauvais souvenirs peuvent être réécrites. 

Vous avez toujours rêvé d'oublier vos mauvais souvenirs, mais vous n'y arrivez pas ? Des chercheurs américains et japonais pourraient bientôt réaliser votre rêve. Selon une étude publiée dans la revue scientifique Nature, les émotions associées à des souvenirs peuvent en effet être réécrites. Une solution qui permettrait d'adoucir des événements douloureux du passé.

  • Quand la lumière contrôle le cerveau
Ces travaux ont été le fruit d'une collaboration entre des chercheurs de l'institut de recherche japonais Riken et le Massachussetts Institute of Technology (MIT) aux États-Unis. Leur constat s'appuie sur une nouvelle technologie de contrôle du cerveau via la lumière, appelée « optogénétique ». Leurs résultats prouvent que l'interaction entre l'hippocampe, partie du cerveau qui joue un rôle central dans la mémoire, et le complexe amygdalien, censé être une sorte de chambre de stockage des réactions positives et négatives, est plus flexible que ce que l'on pensait jusqu'à présent.

Pour comprendre cela, ces scientifiques ont injecté une protéine d'algue sensible à la lumière à deux groupes de souris mâles. Ils ont ainsi pu suivre la formation d'une inscription en mémoire en temps réel, qu'ils ont réactivée à leur gré grâce à des impulsions lumineuses. Certains rongeurs ont été autorisés à jouer avec des femelles afin de créer un souvenir connoté positivement, tandis que leurs camarades se voyaient au contraire asséner un déplaisant choc électrique.

  • Agir sur l'hippocampe et pas sur l'amygdale
Ensuite, l'équipe a fait artificiellement revivre ces souvenirs, tout en les soumettant simultanément à l'expérience opposée : les souris agréablement disposées recevaient un choc, tandis que les autres avaient la bonne surprise de rencontrer leurs comparses. Et la nouvelle expérience a pris le dessus sur l'émotion initiale. 

« Nous avons fait un test dans la première cage de laboratoire et la crainte originelle avait disparu », a expliqué auprès de l'Agence France Presse (AFP) Susumu Tonegawa, Prix Nobel de médecine en 1987, et principal auteur de l'étude.
Cependant ce phénomène n'a pu être observé qu'en agissant sur l'hippocampe, sensible au contexte environnant, alors qu'il n'a pas été possible d'influer sur l'amygdale.

  • Une piste pour traiter les maladies mentales
Les chercheurs, qui avaient déjà publié des travaux sur l'inscription en mémoire de faux souvenirs chez une souris, espèrent que leurs découvertes du changement de valence positive à négative (d'attirance à répulsion) et vice-versa, feront avancer la recherche médicale sur les maladies de type troubles dépressifs ou post-traumatiques, affectant notamment les militaires, ouvrant ainsi des perspectives pour prendre en charge ces pathologies.

Dans un commentaire rapporté par Nature, les chercheurs Tomonori Takeuchi et Richard Morris de l'université d'Edimbourg en Écosse concluent que cette étude jette une lumière nouvelle sur les mécanismes de la mémoire, tout en relevant les limites de l'optogénétique en la matière.

Et « les mécanismes neuronaux et les circuits du cerveau qui autorisent ce changement de registre émotionnel demeurent largement méconnus », rappellent les auteurs de l'étude.


Source : pourquoidocteur.fr

dimanche 7 septembre 2014

Billets-1400 enfants victimes de l’antiracisme


1400 enfants victimes de l’antiracisme

Au moins 1400 enfants ont été victimes d’abus à Rotherham en Grande-Bretagne. Le mot « abus » est flexible, mais ce dont nous parlons ici, dans certains cas, ce sont les pires formes d’exploitation : viols en groupe, trafic de personnes, menaces aux familles pour qu’elles ne réagissent pas.

La municipalité, nous l’apprenons maintenant, était plus soucieuse de promouvoir « la cohésion de la communauté » que de protéger les enfants. (Il s’agit là de la même commune qui a retiré des enfants à des parents d’accueil soutenant UKIP). La police, nous l’apprenons maintenant, a agi contre certains des hommes ayant tenté de sauver leurs filles, plutôt que contre leurs agresseurs. C’est le même district, le Yorkshire du Sud, qui a réussi à trouver 8 agents pour fouiller la maison de Cliff Richards pour un cas de pédophilie.

Comment de telles choses ont-elles pu se produire ? Une des premières choses à faire est d’observer la réaction des politiciens locaux. Un seul conseiller a démissionné. Aucune sanction parmi les équipes où des managers ont été impliqués. Dans une interview hier, le premier adjoint de Rotherham, Paul Lakin, a refusé d’accepter de licencier à nouveau, même s’il a admis, à contre-cœur, que les criminels devraient être punis « malgré leurs origines ethniques, la couleur de leur peau. »

Sa réponse nous a donné deux pistes pour comprendre le problème. Premièrement, voici une autorité locale qui ne sait pas réagir correctement à une critique. Deuxièmement, maintenant encore, tout est vu par le prisme de « l’antiracisme ».

  • La complaisance de la commune
Considérons ces deux pistes une par une. La commune de Rotherham est mal placée pour réagir aux critiques du fait de sa complaisance, au point que l’on puisse aller jusqu’à dire que cette complaisance n’existe que dans son propre intérêt. Dans une partie du pays où le salaire moyen est de 18 600 livres sterling, son Chief Executive est payé 158 160 livres, les directeurs stratégiques de l’enfance, de la jeunesse, et des services de développement des quartiers et des adultes, 125 530 livres.

Les conseillers travaillistes qui approuvent ces salaires ont toutes les raisons d’être complaisants. Ils contrôlent cette commune depuis sa formation, et leur parti détient ce siège parlementaire depuis 1933. Rien de ce qu’ils font, littéralement rien, n’empêche les habitants de voter pour eux.

Rappelez vous l’élection anticipée à Rotherham il y a 21 mois. Le député local, Denis McShane, était sur le cheminde la prison pour détournement à son profit de l’argent public. La désignation,  pour le remplacer, de Sarah Champion, imposée par la commission électorale centrale du parti travailliste, avait provoqué la démission de la moitié de la section locale. Les nouvelles nationales à l’approche du jour du vote étaient dominées par le retrait des enfants de leur famille d’accueil votant UKIP. Et malgré cela, même à l’occasion d’une élection anticipée où ils auraient pu dénoncer sans grande souffrance qu’ils étaient scandalisés d’être ainsi manipulés, les citoyens ont dûment donné aux travaillistes 46,6% des suffrages exprimés. On peut difficilement reprocher au parti travailliste de prendre de tels électeurs pour ce qu’ils sont.

Toute organisation politique sans réelle opposition à terme, devient incohérente, se satisfait des bienfaits qu’elle s’octroie, devient intolérante à la critique  et devient obsédée par ses dogmes chéris, dont le premier, à Rotherham, est celui qu’on appelle à tort « l’antiracisme ».


  • La carte antiraciste
« L’antiracisme » est depuis longtemps un carte gagnante dans le jeu de la gauche, « coupant » tout tel un atout : la liberté de contrat, la liberté d’association, la liberté d’expression. Il a été élevé en but suprême de toute politique publique. Les communes ne sont pas là pour rendre des services mais pour « promouvoir l’inclusion ». Les universités ne sont pas là pour enseigner mais pour « rendre commune la diversité ». La diversité, bien sûr, doit se comprendre en termes de couleur de peau et non pas en termes d’opinions. Les entreprises ne sont pas là pour faire des profits, mais pour « refléter la Grande-Bretagne moderne ».

C’est assez facile de percevoir comment ce dogme est né. Les gens réagissaient à un racisme dur et brutal, d’un genre heureusement devenu rare : des concitoyens à qui on refusait des emplois pour lesquels ils étaient qualifiés, refusés comme locataires, insultés, et même attaqués physiquement. Ces faits peuvent toujours se produire, mais leur rareté les rendrait maintenant choquants. Cependant, les arrondissements pourris des travaillistes restent coincés au début des années 80.

Le rapport officiel sur les viols de masse rend ceci clair jusqu’à l’écœurement. Qu’il évoque la police, les travailleurs sociaux ou la réticences des habitants à porter plainte, il en revient tout le temps à la terreur de dire ce qu’il ne faut pas. « Un certain nombre de membres du personnel ont décrit leur nervosité à identifier les origines ethniques des coupables, de peur qu’on pense qu’ils étaient racistes. » Des conseillers travaillistes « croyaient qu’en ouvrant ces questions, ils pourraient apporter un ballon d’oxygène à des perspectives racistes, qui pourraient à leur tour attirer des groupes politiques extrémistes et menacer la cohésion de la communauté ». Ah oui, « la cohésion de la communauté », une bien meilleure tournure que « des votes travaillistes ».

Ce n’est pas de la sensibilité, ça. Ce n’est pas de l’antiracisme. C’est du racisme pur et dur : traiter les gens différemment selon la couleur de leur peau. Dan Hodges, un homme de gauche à la tête sur les épaules dont le premier réflexe, dans de tels cas, est de ne pas en ajouter sur le compte du racisme, invite ses lecteurs à imaginer leur réaction si des gangs de blancs avaient systématiquement agressé sexuellement des enfants noirs. Dans un tel cas, note-t-il, l’angle de la race serait, à raison, sur le devant de la scène.

Ce n’est pas comme si ce cas était complètement sans précédent. Le rapport officiel sur les agressions sexuelles dans les maisons pour enfants d’Islington au début des années 90 mentionne que des enfants avaient souffert des conséquences directes des politiques d’ « antiracisme » de la commune travailliste. Des preuves similaires ont été mises en lumière dans l’enquête sur la torture et le meurtre de Victoria Climbié, 8 ans, en 2000.

Son cas était un rappel macabre que « l’antiracisme » n’a rien à faire avec la défense de la cause des gens qui ne sont pas blancs. Il s’agit en fait d’une sorte de badge d’identité, une façon de signaler le genre de personne que vous êtes. Le fait que vos politiques puissent avoir des conséquences monstrueuses pour les minorités ethniques est secondaire.

Les abominations de Rotherham ne sont pas un défi à la Grande-Bretagne multiethnique : des gens de toutes les origines sont réunis par leur révulsion face à ce qui s’est passé. Ce n’est pas non plus un défi au pluralisme religieux : aucune foi ne tolère les agressions sexuelles contre les enfants. Elles sont cependant un défi à la façon dont nous gérons certaines autorités locales. Si on prend des groupes de gens, pas tous terriblement brillants, et qu’on les encourage à être plus soucieux de suivre la procédure qu’à faire ce qui est bien, si on élève la conformité au dessus de la conscience, si on enseigne aux équipes que tout, absolument tout, devrait être vu à travers le prisme de la race, on aboutit à beaucoup d’injustice et à de l’atrocité occasionnelle. Islington, Haringey, Rotherham, l’échelle de l’horreur varie, mais la cause sous-jacente, non.



Source contrepoints.org

samedi 6 septembre 2014

Billets-9 jours pour Thomas Thévenoud


9 jours pour Thomas Thévenoud

Décidément, comme toujours dans les moments difficiles où il faudrait redevenir sérieux et régler les problèmes vitaux pour le pays, les dirigeants français barbotent dans le dérisoire, le futile et l’insignifiant. On nous amuse avec la valse des ministres et les remaniements à répétition, et les médias nous distraient avec les confessions d’ex-maitresses présidentielles, etc. Bref, pendant la crise, les politiciens continuent de nous infliger le triste spectacle de leur danse du ventre : ce ne sont même plus des intermittents du spectacle mais des permanents d’une tragique farce politique. Le dernier épisode en date est la démission de Thomas Thévenoud, le très éphémère secrétaire d’État au Commerce extérieur… Et du coup tout le monde parle de lui, et oublie la catastrophe du commerce extérieur !
Un vrai fraudeur et un ministre qui aurait été nuisible

  • Il est démissionné au bout de 9 jours
C’est tout de même assez énorme mais les médias complaisants s’en amusent, tout le monde trouve cela plutôt marrant, les gens haussent les épaules et la farce gouvernementale peut continuer. Ce personnel politique est devenu tellement dérisoire que l’arrivée d’un ministre, comme son départ, n’intéresse plus personne. Je ne découvre d’ailleurs moi-même l’existence de ces ministricules qu’au moment où on m’annonce leur départ…

  • Il est viré pour fraude fiscale
Là aussi c’est énorme. Mais le plus drôle, qui montre accessoirement la veulerie, la soumission et la servilité des médias, c’est que l’AFP ne nous a pas dit tout de suite que Thévenoud avait été démissionné pour avoir « fraudé le fisc ». Elle nous dit d’abord qu’il avait quitté le gouvernement « pour raisons personnelles »… Ah bon ? Mais on apprend ensuite qu’il l’a fait pour « un problème de conformité avec la loi ». Tiens, tiens, et qu’en termes choisis ces choses-là sont dites ! En gros il a tout simplement oublié, pendant plusieurs années, de déclarer ses impôts, et donc de les payer au fisc ! Ce Monsieur a donc pu voler le fisc pendant plusieurs années mais il a tout de même été nommé ministre… Cherchez l’erreur.

  • La fiscalité et le fisc, il connait bien !
Beaucoup se disent : « oh mais ça peut arriver, c’est un petit nouveau, il est jeune, il ne savait pas »… Eh bien si, il savait justement ! Le système fiscal, il le connait parfaitement bien. En 2000, il est conseiller technique au cabinet de Laurent Fabius, alors ministre de l’Économie et des Finances. En 2008, il devient conseiller général de Saône-et-Loire et en 2011, il est élu vice-président du conseil général de Saône-et-Loire dont le président est Arnaud Montebourg. Après les législatives de 2012, il devient député et l’un des quatre vice-présidents du groupe PS en 2013.

La fiscalité il connait bien : fin 2012, il rédige un rapport critique sur la baisse de la TVA dans la restauration et il est nommé responsable d’un groupe de travail sur la nouvelle modulation des taux de TVA. En 2013, il est nommé vice-président de la mission d’information sur l’écotaxe. En 2014, la commission des finances de l’Assemblée nationale lui confie une mission d’information sur la « responsabilité fiscale et sociale des multinationales du tabac ». Il est également l’auteur d’un amendement proposant une taxe sur l’industrie du tabac pour (sic) contrer les pratiques d’optimisation fiscale du secteur. Il est également l’auteur en juin 2013 d’un amendement interdisant aux membres du Conseil constitutionnel d’exercer une autre activité rémunérée (en bon petit soldat socialiste, il visait sans doute Sarkozy).

En 2014, Jean-Marc Ayrault le nomme médiateur dans le conflit opposant les chauffeurs de taxis aux voitures de tourisme avec chauffeur (VTC). En avril 2014, il rend son rapport au Premier ministre intitulé, tenez-vous bien : « Un taxi pour l’avenir, des emplois pour la France ». Encore un beau succès de l’interventionnisme maladif de l’État au profit de professions bêta bloquées et attachées à leurs « droit-z-aquis ».

  • Le syndrôme Cahuzac
Avant d’être neuf jours au gouvernement, Thomas Thévenoud oubliait donc de payer ses impôts mais personne ne s’en est rendu compte. Le fisc est tout de même parfois d’une bienveillance bien singulière à l’égard de certains élus du PS ! Sa femme étant chef de cabinet du président du Sénat, on imagine qu’on a affaire à des personnes informées des lois, des procédures et des obligations citoyennes. Mais non, ils volent le fisc – pardon, ils « oublient de payer leurs impôts », ce qui ne pose, selon les médias, qu’un modeste « problème de conformité avec la loi ». Il a tout de même fallu attendre qu’il soit nommé ministre pour qu’on découvre qu’il fraudait le fisc. Ah non, pardon, il ne « fraudait » pas – je me trompe encore – il était juste « négligeant » et « débordé » : « je ne suis pas un fraudeur mais un contribuable négligeant » a déclaré Thévenoud à BFM. « Je crois que depuis quelques années je me suis laissé déborder par mon engagement public » insiste-t-il… Il nous prend vraiment pour des billes.

Le pire évidemment dans le cas de Thomas Thévenoud c’est qu’il avait été nommé vice-président de la mission d’information sur la fraude fiscale et membre de la Commission d’enquête sur l’affaire Cahuzac. Non mais vous vous rendez compte ? Cahuzac nous disait qu’il luttait contre la fraude fiscale et il avait un compte en Suisse, et Thevenoud est vice-président d’une mission sur la fraude fiscale et chargé d’enquêter sur l’affaire Cahuzac et….. il ne paie pas ses impôts ! Ces ministres et ce gouvernement ont tout simplement perdu le sens commun. Quel toupet ! Et quel affront pour les « sans dents » qui eux, évidemment doivent payer leurs impôts dans les délais sous peine de poursuites !

  • Un sinistre ministre pour un commerce extérieur sinistré
Thomas Thévenoud a sans doute pu apparaître sympathique à certains, mais en tant que Secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, de la promotion du Tourisme et des Français de l’étranger, il n’aurait évidemment servi à rien : il n’aurait eu aucune importance, aucun poids et aucune influence. Peut-être même plutôt une influence négative. Comme la République a horreur du vide et qu’il y a des postes à se partager, Thévenoud a bien sûr aussitôt été remplacé par Matthias Fekl qui n’aura, lui non plus, aucune importance sur la faillite de l’économie française.
Tout le monde sait en effet que ni le commerce extérieur ni le tourisme ne dépendent de l’action dérisoire d’un Secrétaire d’État.

  • Le commerce extérieur Français : un gouffre alors qu’il devrait être une chance
L’Allemagne a battu en 2013 un record historique avec un excédent commercial de près de 200 milliards d’euros – du jamais vu depuis la création de la République fédérale d’Allemagne après la Seconde Guerre mondiale !

Vous vous rendez compte : notre dérisoire Michel Sapin national renonce à faire 21 Mds d’économie parce qu’il n’a plus le sou et que la France est ruinée, et il se permet de montrer du doigt Angela Merkel et de mépriser l’Allemagne qui dégage, elle, 200 milliards d’euros avec son seul commerce extérieur ! Là aussi, on croît rêver !
Si Thévenoud était resté ministre, il nous aurait évidemment expliqué que ces déficits ne sont pas graves, ou nous expliquer que les importations avaient diminué de -1,2% au premier semestre 2014, après +0,2%… Mais si le solde commercial est passé de -31,9 milliards à -29,2 milliards, ce n’est évidemment pas en raison de la puissance retrouvée à l’exportation de notre appareil productif. Mais seulement de la chute des approvisionnements en hydrocarbures qui a allégé la facture énergétique de 3,3 milliards…

  • Les chiffres parlent d’eux-mêmes


L’Allemagne engrange les excédents, année après année… Et la France accumule les déficits, année après année… Et devinez quoi ? Hollande et sa bande continuent de nous dire que c’est la France qui a raison (il faut « garder le cap ») et que c’est l’Allemagne qui se trompe et doit payer pour nos fautes ! Hallucinant.

L’effondrement du commerce extérieur n’est pas une surprise. Il est la conséquence d’orientations économiques erronées et du choix, fait par tous les gouvernement successifs, d’un État omniprésent et inefficace détournant à son profit toute la richesse nationale. Nos ministres, qui connaissent bien toutes les ficelles pour frauder le fisc, ne comprendront jamais les ressorts de l’économie marchande et de la liberté d’entreprendre.

En vivant dans leur lustrine bureaucratique, à l’écart du monde réel, ils n’auront fait que matraquer les entreprises, les empêchant de se battre à armes égales face à leurs concurrents étrangers. Tous ces idéologues porteront évidemment une très lourde responsabilité le jour où il faudra faire des comptes. Car les Français finiront bien par comprendre, même trop tard, le mal que tous ces adeptes d’un socialisme archaïque auront fait au pays.


Source contrepoints.org

jeudi 4 septembre 2014

Infos santé-Thé contre café


Thé contre café

Une étude comparative entre les effets du café et du thé prouve que la boisson des anglais diminue le taux de mortalité non-cardiovasculaire. Par ailleurs, les consommateurs sont plus sportifs et moins accrocs à la cigarette. 

Bonne nouvelle pour les amateurs de thé : en boire régulièrement permettrait de réduire les risques de décès non liés aux causes cardio-vasculaires. C’est ce que suggère une étude comparative entre les buveurs de thé et de café, présentée au Congrès européen de cardiologie à Barcelone.

  • Le thé fait diminuer la pression artérielle
Dirigée par le professeur français Nicolas Danchin de l'Hôpital européen Georges Pompidou (Paris), l’étude porte sur le bilan santé de plus de 130 000 personnes, âgées de 18 à 95 ans entre janvier 2001 et décembre 2008. Toutes ces personnes consommaient régulièrement soit du thé, soit du café.

Au cours de cette période, 727 décès ont été recensés dont 95 liés à des causes cardio-vasculaires.  Les recherches de l'équipe du Pr Danchin, ont prouvé que les consommateurs réguliers de thé réduisent leur risque de mortalité non-cardiovasculaire de 24 %, comparé aux buveurs de café. La consommation de thé entraîne également une baisse de la pression artérielle diastolique de 4-5 mmHg . « Boire du thé réduit non seulement les risques de décès non-cardiovasculaires mais aurait aussi une petite tendance à réduire le risque de décès cardiovasculaires », conclut le Pr Danchin. 

  • Moins de tabagisme et de sédentarité chez les buveurs de thé
"Si le risque de mort hors causes cardio-vasculaires est accru chez les accros à la caféine, c’est principalement lié au tabagisme », souligne Nicolas Danchin. En effet, les amateurs de thé fument moins que les autres (29 % contre 34 %.) Ils seraient aussi plus sportifs, surtout les gros consommateurs. L’étude a en effet révélé que l’activité s’intensifie avec le nombre de tasses : les gros buveurs de thé ont un niveau plus élevé (46 % ) que les buveurs modérés (43 %.) Autre conclusion de l’étude : les femmes boivent plus de thé que les hommes et à l’inverse, ces derniers consomment plus de café. Une hypothèse qui rejoint celle du tabagisme puisque sur les 16 millions de fumeurs en France, 31 % des hommes fument quotidiennement contre 24 % des femmes, selon un sondage réalisé en 2012 par l’Institut national de prévention et d'éducation pour la santé.

Le thé est la boisson la plus consommée au monde. Ses vertus antioxydantes sont bien connues : effets bénéfiques sur le cœur et les vaisseaux, baisse du taux de cholestérol... Néanmoins, l’effet antioxydant est considéré comme efficace à partir de 3 à 4 tasses par jour. 



Source pourquoidocteur.fr

lundi 1 septembre 2014

Billets-Un monde sans femmes


Des Afghanes en burqa attendent de rompre le jeûne pendant le ramadan, le 30 juin 2014 à la Mosquée Bleue de Mazar-i-Sharif (AFP / Frashad Usyan)

Un monde sans femmes

KABOUL, 28 août 2014 – Il est tard dans la nuit, ici au bureau de Kaboul. Je suis en train de parcourir mon carnet de notes écorné, et je peste contre l’un des pires obstacles auxquels je suis confronté ici dans mon métier de reporter de guerre : le fait d’être un homme.

Mes collègues afghans sont rentrés chez eux et je suis seul à l’AFP, affalé dans un fauteuil tournant face à la fenêtre qui donne sur un jardin planté de roses rouges et roses.

J’en suis à plus de la moitié d’un reportage de dix jours en Afghanistan et mon carnet de notes est plein à ras-bord d’anecdotes, de monologues et de citations recueillies sur le terrain. En parcourant les pages, je suis frappé par le constat désagréable que quelque chose, dans toutes mes notes, fait défaut de façon flagrante : les femmes.


Dans une rue de Kaboul, en janvier 2014 (AFP / Johannes Eisele)

Pour des raisons indépendantes de ma volonté, toutes les personnes que j’ai interviewées depuis le début de mon périple sont des hommes.

Dans cette jungle de testostérone qu’est l’Afghanistan, les hommes tendent à être possessifs à l’égard de leurs femmes. En dehors des milieux d’élite de Kaboul, une stricte ségrégation des sexes est de règle tout le temps, partout. La chute des talibans n’y a rien changé. Il n’est donc pas étonnant qu’un homme journaliste n’ait pratiquement aucun accès à des interlocuteurs féminins.

En dehors de la capitale, je n’ai eu d’échanges qu’avec des hommes. Les femmes, surtout à la campagne, sont invisibles. Comme elles l’étaient déjà sous les talibans. Comme elles devaient déjà l’être au Moyen-Age.


Une partisane du candidat à l'élection présidentielle afghane Abdullah Abdullah pendant un meeting de campagne à Chaghcharan, en juin 2014 (AFP / Wakil Kohsar)

Cette mission, je l’ai effectuée au sein d’une équipe entièrement composée d’hommes. J’étais accompagné d’un photographe, d’un vidéaste et d’un autre reporter du bureau de Kaboul. Notre but était de recueillir des réactions sur le terrain après une importante tractation qui venait de se produire entre les Etats-Unis et leurs adversaires talibans : après cinq ans de captivité, le sergent de l’armée américaine Bowe Bergdahl venait d’être échangé contre cinq chefs talibans de haut rang détenus à Guantanamo.

Dans les villages de la plaine de Shomali, au nord de Kaboul, cet échange de prisonniers était très mal vécu. Car dans les années 1990, l’un des cinq talibans libérés avait ravagé la région, perpétrant massacres et exécutions sommaires, incendiant vignes et maisons.


Une Afghane en juin 2014 à Deh Saqi, un village dévasté par les talibans à la fin des années 1990 (AFP / Shah Marai)

J’ai parcouru un des villages en compagnie d’un de ses habitants, un vieillard barbu chapelet au poing. Il m’a montré les maisons brûlées et les autres traces encore visibles des massacres, sa fureur encore vive. Mon stylo a gravé ses propos au fur et à mesure qu’ils sortaient de sa bouche.

Mais chacune de ses paroles était imprégnée de masculinité. Les hommes ont été exécutés. Les hommes ont été torturés. Les hommes ont été obligés de quitter précipitamment le village.

Et les femmes ? Qu’ont-elles enduré ? Ont-elles seulement réussi à fuir avec leurs enfants les bombes et les carnages ?
Bien sûr, je parle à la fois des hommes et des femmes, avait corrigé le vieillard.
Sauf que ses propos exprimaient tout le contraire…


Cérémonie en janvier 2013 à Kaboul sur la tombe de Shakila, une jeune Hazara violée et tuée un an plus tôt par un dignitaire local qui n'a jamais été poursuivi (AFP / Massoud Hossaini)

J’imagine ces femmes invisibles auxquelles je n’ai jamais pu accéder, séquestrées dans leurs maisons de terre, cachées derrière des rideaux, menant des vies entièrement dévouées aux hommes. Pour donner à mes reportages une perspective féminine, j’aurais dû entrer dans ces maisons et les interviewer. Mais dans les campagnes afghanes, on invite rarement des étrangers à entrer chez soi, encore moins pour parler à des femmes. La barrière culturelle est vertigineuse, infranchissable.

Paradoxalement, une femme journaliste en Afghanistan est beaucoup moins susceptible de se heurter aux mêmes difficultés face à des interlocuteurs masculins. Je ne dis pas que leur tâche est facile, bien au contraire –les femmes journalistes rencontrent toutes sortes de difficultés spécifiques dans les pays en guerre. Mais je ne peux m’empêcher de trouver bizarre qu’un reporter de sexe masculin soit aussi handicapé dans son travail dans un environnement dominé de façon aussi écrasante par les hommes.


Des étudiants afghans manifestent contre une loi contre la violence à l'égard des femmes, texte qu'ils considèrent contraire aux enseignements de l'Islam, en mai 2013 à Kaboul (AFP / Shah Marai)

Ne pas avoir accès aux femmes est une grande perte pour le journaliste. Comme la vie en général, le reportage de guerre est prodigieusement incomplet sans perspective féminine.

L’an dernier, pendant une mission en Syrie, j’avais essayé de faire un sujet sur les vagues de viols en zone de guerre, un sujet ultrasensible dont beaucoup de gens n’acceptent de parler qu’à voix basse. L’infamie attachée au viol est si forte que les chances de retrouver et d’interroger des victimes sont à peu près nulles pour un journaliste, qu’il soit homme ou femme.

Une consœur canadienne qui avait réussi à le faire m’avait prévenu par email : « si tu cherches à interviewer des femmes victimes de viol, peu importe le degré de sensibilité avec lequel tu aborderas le sujet. En tant qu’homme, il te sera extrêmement difficile de réussir à les faire parler ».


Des Syriennes dans une rue de Ras al-Aïn, près de la frontière turque, en août 2013 (AFP)

Elle avait raison. Confronté à un cul de sac, j’avais finalement dû laisser tomber mon projet.

Même les simples tentatives pour interviewer des passantes au hasard dans la rue sur des sujets beaucoup moins sensibles posaient problème. Mon interprète syrien, mal à l’aise, avait eu cette objection presque comique : « mais on va se faire casser la gueule par leurs frères et leurs maris ! »

Dans mon pays natal, l’Inde, la ségrégation entre les hommes et les femmes n’est pas aussi marquée. Mais les relations de pouvoir entre les sexes sont encore largement imprégnées de tradition machiste. Quand on pose une question à une femme en présence d’un homme, c’est souvent ce dernier qui répond à sa place. L’histoire, ce sont les mâles qui l’écrivent. Les femmes sont là pour le décor. Pourquoi devraient-elles s’exprimer si un homme peut le faire en leur nom?


L'équipe cycliste féminine nationale d'Afghanistan s'entraîne dans la banlieue de Kaboul, en juin 2014 (AFP / Shah Marai)

A une époque où être un homme féministe n’est plus un oxymoron, le fait qu’un journaliste soit capable de traiter un sujet concernant les femmes de façon sérieuse et perspicace ne devrait plus surprendre personne. C’est ce que je me suis efforcé de faire en allant, pour les besoins d’un sujet magazine, à la rencontre des femmes cyclistes afghanes. J’ai pu m’informer en profondeur sur leurs aspirations et leurs problèmes. Mais je n’ai pu le faire que parce que j’étais accompagné par une femme, la cycliste professionnelle américaine Shannon Galpin, qui entraîne leur équipe.

Sa présence a constitué un cas d’école en matière de tactiques journalistiques pour briser la barrière du genre. Grâce au fait qu’elle était là, les jeunes sportives ont pu me regarder en face, se sentir à l’aise, être elles-mêmes, ouvrir en grand les vannes de leurs émotions.

J’espère seulement qu’un jour, en Afghanistan et ailleurs, les barrières liées au sexe pourront disparaître d'elles-mêmes, sans qu’un chaperon féminin soit obligé d’intervenir.


Femmes policières afghanes à l'entraînement à Kandahar, en juin 2010 (AFP / Ed Jones)


Anuj Chopra est un reporter de l'AFP basé à Hong Kong.
Source blogs.afp.com/makingof Par Anuj CHOPRA