mercredi 15 octobre 2014
mardi 14 octobre 2014
dimanche 12 octobre 2014
Billets-Trop tard pour la France ? Cécile Philippe
Trop tard pour la France ? Cécile Philippe
Nous vivons une époque
passionnante, avec une remise en cause profonde de toute une série de croyances
et de certitudes.
Alors que la crise
s’est installée de façon durable, nombre d’économistes avouent leur perplexité
devant une situation qu’ils ont du mal à expliquer et des remèdes qui s’avèrent
inefficaces. Olivier Blanchard, économiste en chef du FMI, constate par exemple
que la macroéconomie est cassée et propose de la rebâtir.
Ce constat vient de ce
que les outils habituellement utilisés pour sortir un pays de la crise ne
fonctionnent plus. Les politiques budgétaires ou monétaires se révèlent, les
unes comme les autres, impuissantes à endiguer le marasme actuel.
La magie des
politiques de relance contra-cycliques ne fait plus recette. Cette méthode,
pratiquée en France dès les années 1880, avant d’être popularisée avec brio au
XXe siècle par les économistes keynésiens, apparaît aujourd’hui impraticable.
En dépit des appels de Paul Krugman, les plans de relance ont été jusqu’à
présent mesurés, et il est peu probable que cela change. Les pouvoirs publics,
confrontés à un endettement massif, ont en effet peu de moyens mobilisables.
De même, nous avons
aussi vécu depuis les années 1970 avec la croyance qu’on pouvait réguler la
quantité de monnaie de façon indépendante et éviter ainsi les crises. Or si les
indicateurs actuels n’attestent pas un retour à l’inflation, l’idée que la politique
monétaire est capable de relancer la croissance est elle aussi battue en
brèche. Pire, le rôle des banques centrales dans la genèse des crises
financières est dans la ligne de mire.
Enfin, l’idée que la
crise financière avait débuté dans un secteur financier mal régulé est elle
aussi mise à mal. Il apparaît de plus en plus clairement à tous que la finance
est, depuis des décennies, un secteur hautement régulé et que cela n’évite nullement
les crises.
Ces débats économiques
n’empêchent pas les pouvoirs publics de remettre au goût du jour des idées
anciennes. De la politique industrielle au patriotisme économique en passant
par la remise en avant de la suprématie de l’État, ces propositions ne fournissent
rien de nouveau et n’ont surtout pas fait leurs preuves dans le passé.
Ce livre vise à
apporter un décodage alternatif et rappelle qu’il n’y a pas lieu de rejeter
l’économie. Tout au contraire, nombre de penseurs de premier plan, trop souvent
méconnus du grand public, à commencer par Friedrich A. Hayek, Prix Nobel 1974,
proposent des explications particulièrement pertinentes du cycle économique.
Celles-ci sont très utiles pour comprendre notre monde chaotique.
Ce livre est aussi le
résultat d’une démarche personnelle. La crise financière et économique de
2007-2008 m’a incitée à concrétiser une promesse que je m’étais faite au
lendemain de ma soutenance de thèse et à me lancer à la découverte de la
monnaie, des bulles, des banques, de l’endettement, etc.
L’objectif était
double. Réussir à expliquer ce qui se passait et – dans la lignée de la mission
de l’Institut économique Molinari – restituer cette compréhension des choses en
langage accessible pour des lecteurs cherchant, eux aussi, à comprendre la résurgence
des crises et souhaitant des réponses à la morosité ambiante.
Ce livre conduit à
s’interroger sur le rôle de l’État dans l’économie, en France notamment où ce
rôle est à la fois plébiscité et omniprésent. En effet, le XXe et le début du
XXIe siècle y révèlent une croissance ininterrompue de la sphère publique. Les Français
ne semblent pas en prendre la mesure, mais c’est bel et bien la réalité dans
laquelle ils vivent depuis les années 1980. C’est dans ces années que le poids
des dépenses publiques dépasse la barre symbolique des 50 %. Or, on constate
que cette augmentation de la taille de l’État correspond à un ralentissement de
la croissance économique et on peut finalement se demander s’il n’y a pas de
bonnes explications à cela (chapitre 1).
De même, la vie
économique est régulièrement troublée par des crises financières. Leur
récurrence donne l’impression qu’elles sont inhérentes au fonctionnement de nos
sociétés, et certains vont même jusqu’à dire que c’est un mal nécessaire dont
il faudrait s’accommoder. À l’opposé de cette vision des choses, on peut se
demander si, au contraire, cela n’est pas aussi le fait d’une intervention de
plus en plus importante des autorités publiques en matière monétaire (chapitre
2). D’ailleurs, la crise des subprimes aux États-Unis offre un cas d’étude
assez intéressant en la matière (chapitre 3).
Pour bien comprendre
ce qui se passe, il est utile de s’interroger sur une institution fondatrice de
nos économies et de notre prospérité : la monnaie. Car il y a bel et bien un
paradoxe à expliquer au sujet de la monnaie, à savoir qu’elle est nécessaire au
développement économique mais qu’elle peut aussi – si elle est créée en excès –
engendrer des crises profondes qui bouleversent nos sociétés (chapitre 4).
La plupart des États
européens ont réagi à la crise financière en augmentant les dépenses. Puis,
suite aux dérapages constatés, ils cherchent à ramener leurs déficits publics
dans les limites autorisées par le traité de Maastricht. Il en a résulté la mise
en place de politiques drastiques d’ajustement, ayant permis de ramener le
déficit moyen de l’UE de 6,9 % du PIB en moyenne, en 2009, à 4 % en 2012.
Cependant, ces
politiques, dites d’« austérité », continuent d’être décriées aussi bien par
des chefs de gouvernement, des ministres des Finances, des dirigeants de
l’Union européenne que par le FMI lui-même. La question mérite de s’y attarder
afin de comprendre de quelle austérité on parle et dans quelles conditions cela
peut déboucher sur une reprise économique durable (chapitre 5).
La question de
l’austérité est en fait intrinsèquement liée à la question de la capacité des
États à engager des réformes structurelles. Aucun gouvernement français n’a
encore osé prendre le projet à bras-le-corps – même si le virage de François
Hollande en 2014 laisse penser que les choses évoluent. Les marges de progrès
sont très importantes.
En effet, la France a
instauré une gestion publique de divers risques comme la santé, la retraite ou
le chômage. Ces domaines, particulièrement importants, souffrent de nombreux
handicaps. Non seulement ils coûtent très chers, mais les impôts et charges ne
suffisent plus à les financer et conduisent les pouvoirs publics à s’endetter
pour servir les prestations promises (chapitres 6 et 7).
Autre caractéristique
du système français : les risques sociaux sont surtout financés par les fruits
du travail sur un marché extrêmement réglementé. En panne depuis plus de 30
ans, ce marché rend le financement de la protection sociale épineux (chapitre
8).
Quand on ajoute à cela
que la France s’est aussi distinguée en introduisant un outil de gestion
publique des risques technologiques sous la forme du principe de précaution, on
comprend bien que la question est en effet de se demander si l’État n’en fait pas
beaucoup trop (chapitre 9) et d’insister sur l’idée qu’il n’est pas trop tard
pour le remettre à sa place.
samedi 11 octobre 2014
Billets-Suisse : Les fondations, mieux que les anciens comptes anonymes
Suisse : Les fondations, mieux que les anciens comptes
anonymes
À l’occasion de
l’inauguration de la fondation Louis Vuitton, jeudi 2 octobre, regardons, avec Avenir Suisse ce que recouvre ce phénomène
des fondations. De toutes vocations, qu’elles soient vitrines d’entreprises ou
bras armés de causes universelles – écologie, défense des animaux etc. –, les
fondations sont le plus souvent vouées à rester inactives, servant de simples
forteresses aux capitaux. C’est le scandale ayant conduit à l’abdication de
Juan Carlos qui a mis cette pratique sur le devant de la scène.
En fait, depuis déjà
plusieurs années, le phénomène se développe en Suisse où l’absence de contrôle
permet une absence de poursuites certifiée. Les fraudeurs y créent des
fondations à but non lucratif pour cacher leurs capitaux aux yeux du monde, et
leur assurer de n’être pas amoindris par l’impôt, tout cela dans la plus grande
sécurité.
En Suisse, les
fondations ne sont que peu soumises à l’impôt (car « seuls les bénéfices dépassant 20 000 francs – 16 000 euros – doivent
être imposés chez les personnes morales poursuivant des buts idéaux »)
et à « transparence limitée » par le
biais du mandataire, ces organisations à but non lucratif et pour la plupart
inactives sont le refuge idéal des fraudeurs, cherchant à éviter la ponction de
leurs richesses capitalistiques. Pour preuve, Avenir
Suisse précise dans son étude que « 80%
n’emploient pas du tout de personnel salarié ».
Selon les
statistiques, c’est près de 13 000 fondations, dont un grand nombre ont leur
siège à Zurich, Lausanne, Berne et Genève, qui détiendraient au total plus de
70 milliards de francs suisses (58 milliards d’euros). Une manne considérable
que nos amis helvétiques sont particulièrement satisfaits de voir consignée
chez eux.
Source contrepoints.org
jeudi 9 octobre 2014
Billets-Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy
Il ne faut tout-de-même pas oublier qu’il nous a
bien fait rigoler !
photo: Patrick Hertzog
photo: (inconnu)
photo: (inconnu)
source: CBS
caricature: Large
montage photographique: (inconnu)
mercredi 8 octobre 2014
mardi 7 octobre 2014
Billets-Hollande, Sarkozy, même combat
Hollande, Sarkozy, même combat
L'ancien président Nicolas Sarkozy a clairement
affiché, lors d'un entretien diffusé le 21 septembre sur la chaîne de
télévision France 2, son intention de revenir à la politique pour diriger son
parti, l'UMP, et de briguer la présidence en 2017.
Dans le quotidien espagnol La Vanguardia, il récolte les critiques : "Le
doute n’est plus permis : Sarkozy revient. Et avec lui, le spectacle. Il dit
être un homme neuf, mais bien malin qui peut faire la différence avec l’ancien
: grandiloquence dans les annonces, vacuité dans les contenus." Ainsi les
Français, "déçus par leur président, François Hollande, qui avait promis
une chose et qui a fait son contraire, assistent au spectacle berlusconien du
retour de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy". Et de rappeler que Sarkozy
est poursuivi par la justice dans le cadre de dix affaires de corruption, de
trafic d’influence, de financement occulte, d’alliances douteuses…
De son côté, François
Hollande est sévèrement jugé par The Wall Street Journal : "Un chef de l’Etat profondément mal-aimé, conscient de la
nécessité de réformer mais prisonnier d’un entourage défendant le statu quo.
Une économie en berne, croulant sous le poids de la dette et dépassée par sa
puissante voisine. Le mécontentement populaire, les scandales et les hiérarques
à la réputation traînée dans la boue." Le quotidien économique va même
jusqu'à comparer la France d’aujourd’hui à celle de la fin des années 1780, à
la veille de la prise de la Bastille et de la Révolution.
Dessin de Glez
dimanche 5 octobre 2014
samedi 4 octobre 2014
Billets-Expatriation : On ne doit rien à l’État !
Expatriation : On ne doit rien à l’État !
Pour la énième fois, j’ai
reçu une question sur ask.fm m’accusant d’avoir quitté la France alors que j’ai
profité de l’école publique étant enfant, des routes publiques, des transports
publics, etc. Je voulais y consacrer cet article pour y répondre une bonne fois
pour toutes, parce que c’est une remarque qui me revient souvent et parce
qu’elle est d’une grande absurdité. Voici donc 10 raisons pour lesquelles je ne
dois rien à l’État et j’ai la liberté de le quitter quand je veux.
1. Techniquement, personne ne
peut partir. L’État est en déficit constant, ce qui signifie que tout le monde
a statistiquement reçu plus de services publics qu’il n’a payé d’impôts. À
part une minorité de quadragénaires célibataires sans enfants et sans problèmes
de santé, littéralement tout le monde a contribué (involontairement) à la dette
publique.
2. L’État gère très mal ses
dépenses publiques, merci de le confirmer.
3. Je n’ai signé aucune forme de
contrat social. Je n’ai jamais été mis face à la possibilité
d’accepter ou de refuser les services de l’État. Et même si c’était le cas, je
pense qu’il serait extrêmement fallacieux de prétendre que les très jeunes
enfants soient en mesure de prendre une telle décision.
4. Il n’est indiqué nulle part
que je dois m’acquitter de tout ce dont j’ai pu profiter avant de quitter le
pays. J’aimerais qu’on me montre une seule loi qui explicite que je doive
rembourser mes années d’écoles avant de m’expatrier.
5. Parlant d’école, j’y suis
entré quand j’avais 3 ans (ou 2, je ne sais plus exactement) et j’en suis sorti
à 20. C’est le comble de la mauvaise foi que de me demander de rembourser
quelque chose dont j’ai profité alors que durant les quinze premières
années je n’étais même pas majeur et donc légalement incapable de
prendre une telle décision et que par ailleurs, je n’avais aucun des outils
intellectuels pour comprendre la situation et faire le moindre choix différent.
6. Tous ces services publics sont
en monopole. Quelle alternative y a-t-il ? L’école privée est financée à 80%
par de l’argent public, les routes sont toutes publiques, les transports sont
une série de monopoles et il est pratiquement impossible de quitter la sécu.
N’est-ce pas encore une fois d’une immense mauvaise foi que de me reprocher
d’utiliser quelque chose alors qu’il n’existe strictement aucune alternative
légale ? Je dois m’être soigné avec des plantes qui ont poussé dans mon jardin
pour avoir le droit de quitter le sol français ?
7. Par la même logique, doit-on
réclamer à tous les redoublants, tous ceux qui arrêtent leurs études et tous
ceux qui changent de carrière pour un autre métier ou pour devenir parent au
foyer ? C’est strictement la même situation : l’État fait un investissement
financier conséquent pour que ces jeunes un jour contribuent à l’économie
nationale, mais au final ils ne le font pas. Je propose que l’on taxe toutes
ces mères au foyer ingrates qui coûtent à notre cher et précieux État.
8. Si la Roumanie mettait en
œuvre cette logique, nous aurions une pénurie de chirurgiens. N’est-ce pas
anormal que l’État roumain paie pour que l’on ait des chirurgiens formés
gratuitement qui contribuent à notre économie ?
9. Qu’est-ce qui vous prouve que
je ne contribue pas à l’économie française ? Avez-vous la preuve que je ne
reviendrai pas dans plusieurs années avec beaucoup d’épargne pour investir et
créer des emplois à forte valeur ajoutée sur le sol français ?
10. N’est-ce pas un peu
ingrat de mourir en laissant une ardoise colossale à l’État ? Et qui
va payer pour votre retraite et votre santé dans le futur, pour lesquels vous
n’avez pas épargné, espèce d’égoïste ?
Bref, vous voyez
l’idée.
Source contrepoints.org
vendredi 3 octobre 2014
jeudi 2 octobre 2014
mercredi 1 octobre 2014
Billets-Les fans déçus par "Les Simpson"
Les fans déçus par "Les Simpson"
Ce devait être l'événement du lancement de la
26e saison de la série télévisée : la mort annoncée d'un des personnages
principaux. Mais après la diffusion de l'épisode, les fans crient leur
déception. C'est la deuxième polémique suscitée par Les Simpson en quelques
jours.
Cela
devait être pire que l'épisode du "Red Wedding" [Les noces pourpres]
de Game of Thrones, où plusieurs personnages principaux de la saga américaine
étaient tués. C'est ce qu'avait annoncé en avril dernier le producteur Al Jean,
cité par le quotidien britannique The Independent, bien avant le début de la
diffusion de la saison, qui a débuté le 28 septembre.
Or, après
tant de bruit autour de cette mort annoncée, "les fans sont
considérablement déçus", rapporte le site américain HNGN. [Attention
spoiler] "Les fans ont dû dire au revoir au rabbin Hyman Krustofski, le
père de Krusty le clown", écrit le site. On est bien loin du personnage
majeur que les spectateurs attendaient. Sur Twitter, les réactions étaient très
mitigées. Comme l'internaute ci-dessous, qui regrette tout ce tapage pour un
personnage qui n'apparaît que dans 1 % des épisodes de la série.
"Le
rabbin Krustofski est apparu pour la première fois dans la troisième saison de
la série, et on ne l'a vu que dans quelques-uns des 553 épisodes. Le qualifier
de 'personnage majeur' est un peu exagéré", commente pour sa part le Los
Angeles Times.
Un autre
fan se demande si "Les Simpson ne devraient pas être poursuivis"
pour avoir fait croire à la mort d'un personnage "majeur".
Il y a
quelques jours, le show américain avait déjà fait l'objet d'une polémique avant
même la diffusion d'un épisode des Simpson
invitant les personnages de la série télévisée d'animation Family Guy. Comme le rapporte The Hollywood
Reporter, "une blague sur le viol a déchaîné les critiques". Malgré
les réclamations, les producteurs de l'émission n'ont pas supprimé la blague de
l'épisode. "Ils ont l'habitude de provoquer la polémique", rappelle
le site américain. C'est surtout le langage cru des personnages de Family Guy qui constrastait avec le caractère
habituellement plutôt "moral" des Simpson,
note The Independent.
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