mercredi 13 avril 2011

Billets-Finkielkraut, l’élite et “la foule des internautes”  

Finkielkraut, l’élite et “la foule des internautes”

Alain Finkielkraut appartient à l’élite française, c’est incontestable, il le répète à l’envi, il incarne cette élite aux yeux d’une majorité des français, il est publié, comme Alain Minc ou BHL, et il ne perd pas son temps sur les plateaux de télévision, ne sature pas les ondes de ses diatribes endiablées contre ses contemporains, ses livres ne sont vendus que dans des librairies spécialisées, réservées à l’élite, chez Vrin par exemple, jamais au rayon nouveautés du Monoprix du coin où se presse un lectorat docile… Quant à sa pensée, gageons qu’elle sera, dans cent ans, toujours très commentée dans les universités du monde entier… Oui vraiment… Un coeur intelligent. C’est sûr. Vraiment un beau “produit” de l’élite…
Mais laquelle ? L’élite intellectuelle ou l’élite médiatique ?

Son acharnement contre “la foule des internautes”, alors que l’attaque contre Mitterrand est venue de la télé (France 2) et que les réactions contre le soutien de certains à Polanski sont venues d’associations de protection de l’enfance, (il y a toujours des commentaires anonymes très virulents mais ils n’ont pas de valeur et ne font pas internet, réduire internet à ça est très malhonnête !) nous laisserait plutôt penser qu’il s’adresse à nous depuis un fauteuil d’éditorialiste, ces “journalistes assis”, plutôt que depuis une chaire de philosophe soucieux de penser un objet et d’en éclairer la complexité pour ses auditeurs.

Personnellement, pour l’avoir entendu parler de Lévinas, de la shoah et de l’identité juive, je sais que Finkielkraut est un très bon philosophe et qu’il peut atteindre une grande profondeur quand il pense vraiment sur un domaine qu’il connaît bien… Mais quand il se branche sur son indignation médiatique au sujet de telle ou telle dérive de l’eprit démocratique, on ne peut que constater le naufrage de sa pensée, il se met au niveau de sérieux et de réflexion des commentaires non modérés qui suivent les articles de Libé ou d’ailleurs et qui semblent constituer sa seule lecture d’internaute…

Autrefois, penser était une activité complexe, demandant du temps, de la discrétion, une modestie utile, de la patience, activité réservée à des hommes triés sur le volet, éduqués à cette fin et estampillés “philosophes de profession” au terme de leur cursus, de vrais humanistes dont les humanités avaient faits des hommes, des vrais…

BHL a fait l’ENS d’Ulm, Finkielkraut celle de St Cloud, l’agrégation de philosophie en 1971 pour le premier, l’agrégation de Lettres Modernes en 1972, pour le second, qui enseigne aujourd’hui l’Histoire des idées à l’élite de notre nation, à l’école Polytechnique…De bons élèves promis à un grand avenir qui ont préféré s’engager dans l’analyse sociale ou politique de l’immédiat plutôt que de s’attacher à penser vraiment, à écrire les grandes oeuvres dont ils étaient capables, depuis une chaire universitaire, ce à quoi ils étaient normale(supérieure)ment promis, suivant la voix de vie d’un Lévinas, d’un Merleau-Ponty, d’un Derrida, d’un Deleuze, d’un Bouveresse, d’un Rancière, d’un Foucault, d’un Badiou…

Mais la télévision est arrivée, Apostrophe a fait de l’écrivain et du philosophe une sorte de singe médiatique capable de trousser, en deux temps trois mouvements, un édito ou une mini théorie de l’air du temps… Les nouveaux philosophes (et leurs compagnons de plateaux) ont mouillé la chemise, ils se sont engagés dans le spectacle, au nom des peuples, ils n’ont pas parlé de leur apport théorique, n’ont pas échaffaudé de concept, mais ils ont causé de nos sociétés, de nos modes, de notre quotidien… Ils ont joué les sociologues… La télé ça rayonne plus que la fac, un passage chez Pivot et c’est la gloire, un effet de manche (ou de col ouvert) et c’est le jackpot… Et les gens vous reconnaissent dans la rue, les femmes vous regardent avec admiration et parfois vous désirent, et encore mieux, les gens vous écoutent avec plus d’attention que si vous aviez enseigné trente ans à la Sorbonne ! Alors, à quoi bon entrer dans la passe dangereuse d’une thèse lourde et pénible quand une longue dissertation bien écrite et une petite colère à la télé vous garantit de l’argent, du succès et de la reconnaissance ?

Les Nouveaux Philosophes ont choisi la radio et la télé, le journalisme éclairé plutôt que l’Université et la pensée… et dans ce dispositif, leurs lecteurs devenaient des élèves, leur passage télé des cours magistraux. Autorisés par l’Education Nationale et sanctifiés par leurs notes, ils pouvaient abreuver depuis leur chaire, chez Pivot ou ailleurs, les esprits obscurs de la plèbe muette qui n’aimait, forcément, que la stimulation de ses instincts et les chansons vulgaires, puisqu’elle ne publiait pas et qu’on ne l’entendait pas, preuve qu’elle n’avait rien à dire.

Mais internet est arrivé, et loin de clouer le bec aux citoyens, il leur donne la parole, quels qu’ils soient, et invente une nouvelle forme d’échange d’idées et de connaissances, qui se passe de marché et ne cherche pas le succès… La mise à disposition a remplacé la diffusion… C’est une révolution dans le monde de l’édition qui renverse le système reposant sur le support papier et sur le pouvoir des éditeurs, mais cela ne remet pas le “livre” ou la “presse” en question, Internet les ouvre au contraire… Il convient d’essayer de le penser et de le comprendre plutôt que de condamner d’une remarque méprisante cette extraoridaire arcadie… Internet par exemple qui nous permet de lire ce texte de Deleuze (un philosophe qui n’a pas choisi la télé) sur les nouveaux philosophes, ou ce site consacré à Lévinas (sûrement un internaute !) ou encore ce film de Beckett, je ne parle même pas de ce site de recherche bien connu … ou de celui-ci où l’on peut voir ce genre de choses…

Monsieur Finkielkraut,
comme vous le savez, Internet n’est pas un tout homogène, c’est un réseau de connections entre des ordinateurs qu’utilisent des personnes de culture et d’origines très variées dans des buts très variés… un lieu immatériel où l’on trouve facilement certains de vos propos et même votre image… C’est ainsi grâce à la technologie d’internet que j’ai pu entendre et voir votre intervention du jour sur France Inter, n’ayant malheureusement pas eu le temps de l’écouter en direct…Et je suis sûr, au vu du nombre d’articles qu’on trouve sur internet au sujet de votre diatribe du jour, que cette intervention aura eu, grâce à ce médium infect, une audience inhabituelle pour une de vos interventions. N’était-ce pas ce que vous désiriez en vous rendant dans le studio de Radio France ce matin, et en fournissant cet effort pour partager avec Frédéric Mitterrand et Roman Polanski, le doux plaisir d’être attaqué par la plèbe des internautes en tant que bon représentant de l’élite ?

Internet est un médium, comme la télévision ou la radio qu’il englobe, et c’est aussi un moyen de communication, comme le courrier ou le téléphone. C’est un aboutissement du désir impérieux de communiquer et de diffuser mots et images qui hante la culture occidentale depuis fort longtemps, pour le meilleur et pour le pire. Il offre une place au commentaire dans la marge, il développe à l’infini le parergon, il fait vivre et voir une intertextualité féconde, il sort la pensée de son carcan télévisuel et protège ses prosateurs d’une médiatisation qui fait parfois perdre la tête… Certes, il est aussi le lieu des pires intentions, des pires paroles, des pires images… Parce qu’il est de ce monde.

S’en prendre au support pour lui reprocher l’usage qui en est fait est au moins aussi pertinent que de dire que le téléphone est une horreur parce qu’on peut y dire des insanités, que l’enveloppe est coupable de transporter des lettres anonymes et que le papier est dangereux parce que tout le monde peut écrire dessus…

Par ailleurs vous semblez oublier une donnée essentielle du dispositif d’internet, c’est qu’on n’y trouve que ce qu’on y cherche, cela crée un filtre que chacun compose à sa guise. Et les lois en vigueur dans le monde de l’édition sont aussi active sur internet. Ce qui disparaît, ce sont les pouvoirs et les intermédiaires…

Alors votre expression “la foule d’internet” est une vulgaire caricature, un amalgame sans distinction qui n’est vraiment pas digne d’un disciple de Lévinas… Vous semblez fermer les yeux et piquer une colère dès que vous entendez le mot “internet”, c’est là un objet que manifestement vous ne voulez pas penser…
Alors allongez-vous donc sur ce beau divan depuis lequel, comme un empereur fatigué, vous rendez la justice, et répondez à cette question :
Pourquoi avez-vous une image aussi négative de la foule dont vous êtes ?

Recettes Pâtes-Lasagnes à la bolognaise

Lasagnes à la bolognaise


Préparation : 10 mn

Cuisson : 20 mn

Pour 4 personnes

400 g de tomates concassées en conserve

200 g de bœuf haché

2 cuillerées à soupe d’huile d’olive

400 g de tomates pelées concassées en conserve

160 g plaques de lasagnes précuites

50 g de parmesan râpé

25 cl de crème fraîche liquide

Sel et poivre du moulin

1. Préchauffez le four à 220 °C (th. 7-8).

2. Dans une poêle, faites chauffer l’huile d’olive. Faites dorer rapidement la viande hachée. Ajoutez les tomates concassées, salez, poivrez et faites revenir l’ensemble en remuant, pendant 2 minutes.

3. Dans un plat à four, disposez, en alternant, une couche de lasagnes, une couche du mélange viande-tomates, et terminez par des plaques de lasagnes.

4. Dans un bol, mélangez le parmesan râpé avec la crème liquide. Etalez sur les lasagnes et enfournez pendant 15 minutes environ. Servez bien chaud avec une salade d’endives ou de roquette.

Classiques mais rapides, ces lasagnes feront l’unanimité.

Variante

C’est aussi bon avec du jambon haché et du comté.

mardi 12 avril 2011

Recettes Riz-Risotto de beaufort d’été


Risotto de beaufort d’été


Préparation : 10 mn

Cuisson : 20 mn

Pour 4 personnes

240 g de riz rond

60 cl de bouillon de volaille

2 échalotes

80 g de beurre

350 g de champignons des bois surgelés (cèpes, girolles, pleurotes…)

120 g de beaufort d’été râpé

80 g de parmesan râpé

2 brins de persil plat

Sel et poivre du moulin

1. Faites chauffer le bouillon dans une casserole.

2. Pelez et hachez les échalotes, faites fondre 40 g de beurre dans une sauteuse, ajoutez la moitié des échalotes puis le riz. Laissez cuire pendant 2 minutes en mélangeant, juste le temps pour le riz de devenir translucide. Versez une louche de bouillon sur le riz. Remuer sans cesse avec une cuillère en bois et continuez de verser le bouillon par petites quantités chaque fois que le riz a absorbé tout le liquide. Laissez cuire pendant 20 minutes environ. Salez peu, poivrez.

3. Pendant la cuisson du riz, préparez la fricassée de champignons : faites revenir les champignons dans 20 g de beurre avec le reste d’échalotes, pendant 10 minutes. Salez et poivrez.

4. Ajoutez au riz, en fin de cuisson, le beaufort et le parmesan râpés, ainsi que 20 g de beurre afin que le riz soit bien brillant.

5. Présentez le risotto en dômes dans des assiettes creuses, recouvrez de fricassée de champignons, parsemez de persil plat et servez aussitôt avec de fines tranches de coppa, de bresaola ou de jambon de Parme.

Tout les parfums des alpages et de l’automne se dégagent de cette onctueuse recette.

Conseil

Choisissez de préférence un riz spécial risotto, comme celui de la variété « arborio ».

Chocolats-Moelleux au chocolat à la noix de pécan


Moelleux au chocolat à la noix de pécan


Préparation : 15 mn

Cuisson : 20 mn

Pour 6 personnes

100 g de noix de pécan

100 g de chocolat

100 g de beurre demi-sel

2 œufs

50 g de farine

½ sachet de levure

1. Préchauffez le four à 175 °C (th. 5-6).

2. Mixez grossièrement les noix de pécan. Faites fondre le beurre et le chocolat. Ajoutez le sucre, les jaunes d’œufs, la farine, la levure et les noix de pécan. Montez les blancs en neige, puis incorporez-les à la préparation.

3. Versez dans des petits moules beurrés et enfournez pour 15 à 20 minutes suivant la taille des moules. Laissez refroidir et servez.

4. Vous pouvez réserver quelques noix de pécan pour la décoration des moelleux.

dimanche 10 avril 2011

Lectures Arni Thorarinsson-Le septième fils

Arni Thorarinsson
Le septième fils

Traduit du l’Islandais par Eric Boury

(
4ème de couverture)
Les soirées sont longues dans le port d’Isafjördur, la capitale des fjords de l’ouest de l’Islande, quand on est chargé de traquer le scoop par un rédacteur en chef avide de sensationnel, et qu’on rêve de retrouver sa nouvelle petite amie laissée à Reykjavik. Et puis on découvre que les bars des hôtels abritent des célébrités intéressantes, une séduisante vedette du football national et son copain d’enfance qui le suit comme son ombre et profite de ses conquêtes, une chanteuse pop qui a failli gagner le titre de Nouvelle Star, un brillant avocat d’affaires, les groupies respectives de ces gens importants, et des groupes d’adolescents en révolte. Des maisons brûlent, des tombes sont profanées, des touristes lituaniens sont volés et soupçonnés de trafic de drogue, tout s’emballe, tandis qu’à Reykjavik on retrouve le corps d’un homme politique, nouvel espoir de la gauche et ex-mari de la mère de la presque Nouvelle Star.
Einar, le correspondant du Journal du soir, mène l’enquête avec son air désabusé, sa nonchalance et une ironie qui lui permettent d’apprivoiser les témoins et de porter un regard sans préjugés sur les événements. Suite des aventures de Einar commencées dans les deux précédents romans, ce périple dans l’Islande profonde nous montre les transformations mondialisées d’une société au bord de la crise économique, et nous fait voyager au rythme du blues et du rock chers à l’auteur.
Arni Thorarinsson est né en 1950 à Reykjavík où il vit actuellement. Après un diplôme de littérature comparée à l’université de Norwich en Angleterre, il devient journaliste dans différents grands journaux islandais. Il participe à des jurys de festivals internationaux de cinéma et a été organisateur du Festival de cinéma de Reykjavík de 1989 à 1991. Ses romans sont traduits en Allemagne et au Danemark.
(Les personnages principaux :)
Einar, Sigurbjörg Björnsdottir.

(
1ere phrase :)
Ici, c’est le diable qui mène la danse, observa-t-il d’un air renfrogné.

(Dernière phrase :)

Eh oui, voyez-vous, c’est comme ça. Je suis l’élu.
350 pages – Editions Métailié - 2010, pour la traduction française

(Aide mémoire perso :)

Un panorama islandais, comme si vous y étiez. Politique, sociologie, mentalités, paysages, vie quotidienne, tout y est pour mieux comprendre ce superbe pays, frisquet certes, mais longtemps béni des dieux nordiques.
Si vous avez besoin de vacances, plongez dans ce livre, c’est un vrai dépaysement, et les écrivains islandais sont des bons, celui-ci en particulier. Petite précision sur les noms islandais, très beaux et très exotiques certes, mais on s’y perd un peu. D’autant que les prénoms ne vous évoquent rien. Comment savoir tout simplement s’il s’agit d’un homme ou d’une femme ? C’est facile : si le nom de famille finit en « son », c’est un garçon. S’il finit en « dottir », c’est une fille. Comme l’ancienne Présidente de la République islandaise, Vigdis Finbogadottir. On ajoute « son » et « dottir », non pas au nom … mais, en général, au prénom du père. Comment se prénommait le papa de Vigdis Finnbogadottir ? Finnbogi. Gagné.
Einar, le correspondant du « Journal du Soir » de Reyjkavik, basé à Akureyi, petite ville tranquille, enquête dans les Fjords de l’Ouest. On se croirait dans « Le Seigneur des anneaux ». Il se consacre à quelques faits divers, pas plus troublants que ça. Pas de cadavre à l’horizon pour faire démarrer l’action.
Et puis les faits étranges commencent à s’accumuler, peut-être ont ils des rapports entre eux.

Un pasteur rock, des jeunes gothiques, une maison qui brûle, un camping car, un vieux flic bougon, une chaine hifi volée, un couple de lituaniens, un jeune couple à la veille de se marier, une star de la télé, une star du foot, un député qui s’évanouit dans la nature. L’action ira crescendo. Il y a de l’animation, finalement, dans les fjords de l’Ouest.
Einar travaille pour une presse qui ne se porte pas mieux qu’ailleurs (l’auteur est journaliste lui-même). Il a une petite amie envahissante, qui ne comprend pas qu’il ne soit pas à son écoute, qu’il ait l’esprit ailleurs, qu’il rumine. C’est vrai qu’il rumine énormément. Il cherche non seulement à étoffer ses papiers, mais aussi à résoudre les mystères des humains qui l’entourent. Il est honnête, il a des scrupules, il est obstiné. Il finira par comprendre, après avoir récolté quelques gnons, physiques et moraux.

samedi 9 avril 2011

Recettes Pâtes-Lasagnes au saumon et aux épinards

Lasagnes au saumon et aux épinards

Préparation : 15 mn + décongélation
Marinade :
10 mn

Cuisson :
20 mn

Pour 4 personnes

500 g d’épinards en branches surgelés

1 citron vert

200 g de dos de saumon

400 g de tomates pelées concassées en conserve

1 boule de mozzarella

10 plaques de lasagnes précuites

Huile d’olive

1.
Faites décongeler les épinards dans une passoire, à température ambiante, pendant 15 minutes.

2.
Versez le jus de citron vert dans une assiette creuse. Découpez le saumon en lanières, mettez celles-ci dans le jus de citron et laissez mariner pendant 10 minutes.

3.
Faites chauffer le four à 210 °C (th. 7). Mettez les tomates concassées dans un saladier. Découpez la boule de mozzarella en fines rondelles.

4.
Etalez un peu de tomates au fond d’un plat à gratin. Disposez une couche de lasagnes, puis la moitié des lanières de saumon égouttées, des épinards et des tomates. Mettez une nouvelle couche de lasagnes puis disposez le reste des ingrédients, en gardant un peu de tomates. Terminez par un rang de lasagnes, et mettez par-dessus des rondelles de mozzarella, le reste des tomates et un filet d’huile d’olive. Enfournez et laissez cuire pendant 20 minutes. Dégustez très chaud avec une salade de roquette.

Ce plat est aussi bon que beau.
Variante
Ajoutez du parmesan par-dessus et faites gratiner.

vendredi 8 avril 2011

Tartes-Tarte aux citrons

Tarte aux citrons


Préparation : 30 mn

Repos : 30 mn

Cuisson : 35 mn

Pour 6 personnes

Pour la pâte :

200 g de farine

100 g de beurre demi-sel

1œuf

1 cuillerée à soupe de sucre glace

Pour la garniture :

4 citrons de Menton

3 gros œufs

200 g de sucre en poudre

80 g de beurre demi-sel

1. Réunissez les ingrédients de la pâte dans le bol du mixeur. Mixez par à-coups. Ramassez la pâte en boule. Placez-la 30 minutes au frais.

2. Préchauffez le four à 210 °C (th. 7).

3. Etalez la pâte. Garnissez-en un moule à tarte de 26 cm de diamètre. Piquez le fond à la fourchette. Recouvrez-le de billes de céramique. Faites cuire 10 minutes au four.

4. Dans un saladier, fouettez les œufs avec le sucre et le zeste finement râpé d’un citron. Ajoutez le jus de 3 citrons puis le beurre fondu tiédi. Versez sur le fond de tarte. Garnissez du citron restant coupé en très fines rondelles. Faites cuire 25 minutes au four sur 180 °C (th. 6). Laissez tiédir, démoulez. Servez à température ambiante.

jeudi 7 avril 2011

Recettes Fruits-Bananes rôties aux épices

Bananes rôties aux épices

Préparation : 10 mn
Cuisson :
20 mn
Pour 6 personnes

4 grosses bananes bien mûres

½ cuillerée à café de cannelle en poudre

1 pincée de noix de muscade

4 cuillerées à soupe de sucre en poudre

1 citron vert

1 orange

5 cl de rhum (facultatif)

1. Préchauffez le four à 210 °C (th. 7).
2.
Epluchez les bananes et coupez-les en deux dans la longueur. Rangez-les dans un plat à four juste assez grand pour les contenir et saupoudrez-les de cannelle et de noix de muscade.
3.
Mélangez le sucre avec le jus des agrumes et remuez jusqu’à ce qu’il soit complètement dissous. Versez ce mélange sur les bananes. Enfournez le plat et faites cuire 20 minutes environ, en arrosant plusieurs fois les fruits avec le jus de cuisson.
4.
En fin de cuisson, il ne doit rester que très peu de jus dans le plat. Sortez ce dernier du four, arrosez éventuellement les bananes d’un peu de rhum préalablement chauffé dans une casserole, flambez-les et servez aussitôt.

mercredi 6 avril 2011

Recettes Desserts Classiques-Flan parisien

Flan parisien


Préparation : 30 mn

Repos de la pâte: 1 heure 30

Cuisson : 1 h 15

Réfrigération : 3 heures

Pour 6 personnes

Pour la pâte brisée :

150 g de farine tamisée

100 g de beurre mou

2 cuillerées à soupe de sucre en poudre (facultatif)

5 cuillerées à soupe d’eau froide

1 pincée de sel

Pour la crème :

40 cl de lait 37 cl d’eau

4 œufs

210 g de sucre en poudre

60 g de poudre à flan prête à l’emploi

1. Préparez la pâte brisée : coupez le beurre en très petits morceaux. Dans un saladier, versez la farine et creusez un puits au milieu. Ajoutez le sel, le sucre puis les morceaux de beurre. Assemblez rapidement les ingrédients en effritant le mélange du bout des doigts. Versez de l’eau (1 cuillerée à soupe à la fois) pour amalgamer l’ensemble, puis travaillez la pâte jusqu’à ce qu’elle soit bien souple (ni trop molle, ni trop collante). Farinez très légèrement le plan de travail, posez-y la pâte puis étalez-la en l’écrasant, sans trop la pétrir. Formez une boule, enveloppez-la dans un film alimentaire et laissez-la reposer au moins 30 minutes.

2. Etalez la pâte sur 2 mm d’épaisseur ; découpez-y un disque de 30 cm de diamètre et placez-le sur une plaque du four. Mettez celle-ci au réfrigérateur pendant 30 minutes. Beurrez un moule à tarte de 22 cm de diamètre. Garnissez-le avec le disque de pâte et remettez au réfrigérateur 30 minutes.

3. Préchauffez le four à 190 °C (th. 6-7).

4. Préparez la crème : faites chauffer le lait et l’eau dans une casserole ; dans une autre casserole, fouettez les œufs, le sucre et la poudre à flan, puis versez-en un mince filet dans l’eau et le lait bouillants, sans cesser de tourner avec un fouet. Attendez la reprise de l’ébullition et retirez alors la casserole du feu. Versez la préparation sur le fond de pâte et enfournez pour 1 heure.

5. Laissez refroidir le flan avant de le mettre au réfrigérateur 3 heures.

mardi 5 avril 2011

Recettes Desserts Classiques-Gâteau aux carottes

Gâteau aux carottes

Préparation : 10 mn
Cuisson : 40 mn

Pour 6 personnes

250 g de carottes
2 œufs
100 g de sucre en poudre
50 g de farine
1 sachet de levure chimique
60 g de noisettes en poudre
70 g d’amandes en poudre
2,5 cl d’huile
1 pincée de sel
10 g de beurre pour le moule
1. Epluchez les carottes, lacez-les et râpez-les.
2.
Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
3.
Dans un saladier, cassez les œufs et fouettez-les avec le sucre.
4.
Tamisez ensemble la farine, la levure ainsi que les noisettes et les amandes en poudre, puis ajoutez-y petit à petit les œufs battus, en remuant sans arrêt avec une cuillère en bois. Ajoutez ensuite l’huile, le sel et les carottes râpées et mélangez bien jusqu’à ce que la pâte soit homogène.
5.
Beurrez un moule à manqué et versez-y la préparation. Enfournez pendant 40 minutes.
6. Laissez refroidir le gâteau dans le moule, avant de le démouler.

Recettes Desserts Classiques-Gâteau au yaourt

Gâteau au yaourt

Préparation : 30 mn
Cuisson :
40 mn

Pour 6 personnes

3 œufs

300 g de sucre en poudre

1 orange non traitée

15 cl d’huile

1 yaourt nature
250 g de farine
1 sachet de levure chimique

1 pincée de sel

15 g de beurre pour le moule

1 citron

1.
Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
2. Cassez les œufs en séparant les blancs des jaunes. Dans un saladier, mélangez les jaunes avec 200 g de sucre en poudre et fouettez jusqu’à ce qu’ils blanchissent et deviennent mousseux.
3.
Râpez le zeste de l’orange. Ajoutez-le à la préparation avec l’huile et le yaourt en remuant bien. Tamisez la farine et la levure, dans une passoire, au-dessus d’un saladier. Ajoutez la farine et la levure à la pâte et travaillez jusqu’à ce qu’elle soit bien homogène.
4.
Battez les blancs en neige ferme avec le sel. Ajoutez-les délicatement à la pâte, en les soulevant pour ne pas les casser.

5.
Beurrez un moule de 24 cm de diamètre, versez-y la pâte et enfournez pour 25 minutes.
6.
Versez 25 cl d’eau dans une casserole et ajoutez le jus de citron ainsi que le reste de sucre. Faites bouillir 15 minutes environ. Laissez refroidir et imbiber le gâteau de ce sirop.

lundi 4 avril 2011

Recettes Tartes-Tarte briochée aux abricots

Tarte briochée aux abricots

Préparation : 20 mn
Repos de la pâte : 4 heures
Cuisson :
25 mn

Pour 6 personnes

1 kg
d’abricots

Pour la pâte briochée :

5 g de levure de boulanger

110 g de farine

15 g de sucre en poudre

1 petite cuillerée à café de sel fin

2 œufs entiers

90 g de beurre
Pour la garniture :

2 œufs

100 g de beurre mou

100 g de sucre en poudre

120 g d’amandes en poudre

2 cuillerées à soupe de romarin haché

1.
Préparez la pâte briochée : émiettez la levure dans un saladier ; avec une cuillère en bois, mélangez-la avec la farine, le sucre et le sel. Ajoutez ensuite les œufs l’un après l’autre, en les incorporant bien à chaque fois. Coupez le beurre en petits morceaux et, lorsque la pâte se détache bien des parois du saladier, incorporez-les peu à peu. Continuez à malaxer jusqu’à ce que la pâte se détache à nouveau. Mettez-la dans un saladier, couvrez-la d’un film alimentaire et laissez-la doubler de volume pendant 3 heures dans un endroit chaud. Ecrasez-la alors avec le poing pour lui redonner son volume initial et chasser le gaz carbonique produit par la fermentation. Remettez-la dans la terrine et faites-la de nouveau doubler de volume pendant 1 heure au moins, avant de l’écraser une seconde fois.
2. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
3.
Etalez la pâte et déposez-la directement sur la plaque du four, préalablement recouverte de papier sulfurisé.

4.
Rincez les abricots, coupez-les en deux et dénoyautez-les.

5.
Préparez la garniture : dans un saladier, battez les œufs puis mélangez-les avec le beurre ramolli, le sucre, les amandes en poudre et le romarin. Remuez jusqu’à obtenir une préparation homogène.

6.
Versez cette préparation sur la pâte, disposez harmonieusement les abricots par-dessus, côté bombé contre la pâte, et enfournez pour 25 minutes environ. Servez tiède.

samedi 2 avril 2011

Recettes Desserts Classiques-Far breton

Far breton

Préparation : 15 mn
Macération :
1 heure

Cuisson :
1 heure

Pour 6 personnes

1 bol de thé léger et tiède

125 g de raisins de Corinthe

400 g de pruneaux

4 œufs

250 g de farine

1 pincée de sel

20 g de sucre en poudre

40 cl de lait

Sucre glace

1.
Préparez le thé et mettez-y les raisins de Corinthe et les pruneaux à gonfler pendant 1 heure environ. Egouttez les raisins et les pruneaux. Dénoyautez les pruneaux.

2.
Préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7).

3.
Battez les œufs en omelette. Mettez la farine dans un grand saladier, ajoutez le sel et le sucre en poudre. Remuez. Versez les œufs battus puis le lait en mélangeant bien. Ajoutez enfin les raisins et les pruneaux et tournez jusqu’à ce que la pâte soit parfaitement homogène.

4.
Beurrez un moule de 24 cm de diamètre et versez-y la pâte. Mettez au four pendant 1 heure : le dessus du far doit être brun. Saupoudrez de sucre glace.

Recettes Desserts Classiques-Quatre-quarts

Quatre-quarts

Préparation : 15 mn
Cuisson :
40 mn

Pour 6 personnes
3 œufs Sucre en poudre (même poids que les 3 œufs)

Beurre (même poids que les 3 œufs) + 15 g pour le moule
Farine (même poids que les 3 œufs) + 1 cuillerée à soupe pour le moule

2 pincées de sel
5 cl de rhum ou de cognac

1. Pesez les œufs, puis prenez le même poids de sucre en poudre, de beurre et de farine.
2.
Tamisez la farine. Faites fondre le beurre. Cassez les œufs en séparant les blancs des jaunes. Fouettez les blancs en neige très ferme avec 1 pincée de sel.

3. Préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7).
4.
Dans un grand saladier, fouettez les jaunes d’œufs, le sucre en poudre et 1 pincée de sel jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajoutez, en mélangeant bien chaque nouvel ingrédient, le beurre fondu, puis la farine et enfin le rhum (ou le cognac).

5.
Incorporez alors les blancs montés en neige, délicatement, en tournant toujours dans le même sens, avec une cuillère en bois, pour ne pas les casser.

6.
Beurrez et farinez un moule de 22 cm de diamètre. Versez-y la pâte et faites cuire à 200 °C pendant 15 minutes ; baissez la température du four à 180 °C (th. 6) et poursuivez la cuisson pendant 25 minutes.

7. Attendez que le quatre-quarts soit tiède pour le démouler.

vendredi 1 avril 2011

Recettes Desserts Classiques-Clafoutis aux griottes

Clafoutis aux griottes

Préparation : 30 mn
Cuisson : 40 mn
Pour 6 personnes
600 g de cerises (griottes)

125 g de poudre d’amandes

250 g de pain de mie

25 cl de lait

1 citron
4 jaunes d’œufs
5 blancs œufs

125 g de beurre + 15 g pour le plat
165 g de sucre en poudre
1 cuillerée à soupe de farine

Sucre glace

Fleur de sel

1.
Etalez la poudre d’amandes sur une plaque. Glissez-la quelques instants sous le gril du four pour la faire légèrement dorer et renforcer son arôme.
2. Retirez la croûte du pain de mie. Coupez la mie en morceaux. Faites-les tremper dans le lait tiédi. Quand la mie est bien imbibée, versez le tout dans le bol du robot. Ajoutez le zeste de citron, la poudre d’amandes, les jaunes d’œufs, 125 g de sucre en poudre, 1 pincée de fleur de sel et le beurre mou. Mixez pour obtenir une pâte homogène.
3.
Montez les blancs d’œufs en neige. Ajoutez le reste de sucre en continuant à les battre. Incorporez-les délicatement à la pâte.
4. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
5.
Rincez les cerises, essuyez-les et équeutez-les. Mettez-les dans un plat beurré et fariné. Recouvrez de la pâte. Faites cuire 40 minutes au four. Servez le clafoutis encore tiède, saupoudré de sucre glace.

jeudi 31 mars 2011

Recettes Biscuits-Sablés au chocolat

Sablés au chocolat

Préparation : 20 mn
Repos : 2 heures
Cuisson : 12 à 15 mn
Pour 50 sablés environ
85 g de sucre glace
20 g de cacao en poudre non sucré
165 g de beurre ramolli
1 œuf
275 g de farine
50 g de farine
1. Versez le sucre glace dans un bol, ajoutez la poudre de cacao et mélangez. Mettez le beurre dans une terrine, ajoutez le sucre glace au cacao et travaillez le mélange jusqu’à ce qu’il soit lisse.
2.
Ajoutez alors l’œuf et mélangez vivement, puis versez un tiers de la farine et incorporez-la sans trop travailler la pâte. Incorporez de la même manière le reste de farine, en deux fois. Formez une boule avec la pâte et réservez-la au réfrigérateur pendant 2 heures.
3.
Environ 30 minutes avant de faire cuire les sablés, sortez la pâte du réfrigérateur et laissez-la reposer pendant 10 minutes à température ambiante.
4. Détaillez la pâte en boudins de 3 cm de diamètre, roulez-les dans le sucre et mettez-les au réfrigérateur pendant 15 minutes.
5.
Préchauffez le four à 170 °C (th. 5-6).
6.
Découpez les boudins de pâte en rondelles de 5 mm d’épaisseur et posez celles-ci sur une plaque à pâtisserie, puis mettez au four et laissez cuire pendant 12 à 15 minutes.
7.
Sortez les sablés du four et laissez-les refroidir avant de les déguster.

Conseil

Vous pouvez conserver ces sablés plusieurs jours à condition de les ranger dans un endroit sec et tempéré, à l’abri de l’air.

mercredi 30 mars 2011

Billets-Neda: La force d'une image non vue

Neda: La force d'une image non vue

Je ne suis pas allé voir les images de Neda, innocente jeune fille iranienne morte devant une caméra dans les rues de Téhéran. J’ai hésité, puis j’ai lu divers commentaires. Non, je n’ai pas pu...

Mais, au lendemain de l’avoir découverte, cette image non vue me hante encore. Elle habite mes pensées bien plus que si je l’avais vue. D’ailleurs, je crois que je l’ai vue... elle est comme toutes les images de mort directe qu’on peut voir. Douceur, brutalité, impuissance. Cette image devait-elle « sortir » ? Bien sûr que oui. Grâce à des technologies difficiles à contenir, c’est tout ce qui peut encore s’échapper du couvercle que les Ayatollahs veulent installer sur le peuple iranien. Cette image, grâce à - ou à cause de - sa brutalité est un témoignage indispensable. À l’instar de la "Petite fille brûlée au napalm" ou de "l’Homme de Tian’anmen", deviendra-t-elle mythique ? Il est trop tôt pour oser l’affirmer, mais quelque chose me dit que sa vue est trop insoutenable pour le devenir. Ces images, pour devenir iconiques, doivent afficher une évidente force métaphorique, évoquer la mort plus que la montrer. On me rétorquera que l’image du "Vietnamien tué d’une balle dans la tête" est restée dans toutes les mémoires. Oui, mais c’est un instantané, en noir/blanc un peu bougé, qui grâce à ses « imperfections » conserve malgré tout un aspect évoquatif. On y voit moins la mort à l’oeuvre que dans la vidéo d’une agonie. Peut-être que l’image de Neda restera dans les consciences pour la raison que sa vue est insoutenable... ?

Sommes-nous dans une escalade de la violence imagière ? Peut-être que la circulation des images nous a, en quelque sorte, blindés et nous amène à en vouloir toujours plus, sans tabous ? La faculté d’auto-publication inaugurée par les blogs permet de se passer de médiation, que celle-ci soit culturelle, politique, morale, économique ou plus simplement rédactionnelle. C’est un caractère nouveau qui n’est pas toujours pris en compte lorsqu’on évoque les changements de société induits par les nouvelles technologies. La rapidité, la facilité ou la gratuité sont des facteurs certes positifs, mais qui ne favorisent pas forcément une mise en perspective. Les matériaux publiés sont souvent bruts : à vous de vous débrouiller avec ! Sans cesser d’être voyeurs, essayons de rester regardeurs. Portrait non daté et non authentifié de Neda Agha Soltan, fourni par son fiancé à BBC.

Les vidéos étaient accompagnées de ces lignes, par la suite attribués au docteur Arash Hejazi (un témoin contre lequel les autorités iraniennes ont lancé, le 1er juillet 2009, un mandat d'arrêt), décrivant les circonstances de la mort :

« A 19 h 05 le 20 juin, sur l'avenue Karegar, au carrefour entre les rues Khosravi et Salehi. Une jeune femme qui marchait au côté de son père et regardait la manifestation fut tuée, apparemment par un membre Bassidji caché sur le toit d'une maison. Il avait une vue dégagée et ne pouvait pas la manquer. Cependant, il visa directement au cœur. Je suis docteur et je me suis précipité pour essayer de la sauver. Mais l'impact de la balle était si intense que la balle avait explosé dans sa poitrine, et elle mourut en moins de deux minutes. Les manifestations étaient à environ un kilomètre dans une rue voisine et une partie de la foule courait en direction de la rue Salehi, à cause des gaz envoyés contre eux. La vidéo a été enregistrée par un ami qui était à mes côtés. Je vous en prie, faites en sorte que le monde le sache. »