vendredi 28 mars 2025

Recettes Crumbles-Crumble de poires caramélisées

  


Crumble poires caramélisées


Préparation : 30 mn

Cuisson : 40 mn

Pour 6 personnes

Pour la garniture :

1 kg de poires

50 g de sucre roux

30 g de beurre

1 cuillerée à café de cannelle

Pour la pâte :

220 g de farine

110 g de beurre

80 g de sucre

1. Mélangez dans un saladier, le sucre, la farine, le beurre et travaillez la pâte avec les doigts pour obtenir du sable.

2. Préchauffez le four à 180 °C (th. 5) et beurrez un plat à gratin.

3. Epluchez les poires, coupez-les en morceaux et faites-les caraméliser avec la cannelle, le beurre et le sucre.

4. Quand elles sont dorées, disposez-les dans le plat à gratin et émiettez la pâte sur les poires.

5. Faites cuire 40 minutes, le crumble doit bien dorer.


Conseil

Pour un effet chaud-froid onctueux, servez tiède avec de la crème fouettée.


 

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Dessins de presse

 


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jeudi 27 mars 2025

mardi 25 mars 2025

Infos santé : Sport et Santé-Pilates

   


Pilates

Le Pilates, prononcez « Pilatis » à l’américaine pour faire chic, est sûrement la gym la plus pratiquée dans le monde aujourd’hui. La vie étonnante de son fondateur lui a permis de concevoir cette activité singulière. Enfin un concept associant sérieusement santé, forme et beauté.

 Par Jocelyne Rolland, masseur kinésithérapeute, rééducateur de beauté

Fondateur de la gymnastique du même nom, Joseph Pilâtes est né en 1880 à Düsseldorf en Allemagne ; chétif, malingre, atteint de rhumatisme articulaire aigu il  grandit en rêvant à la Grèce antique et à ses gymnastes. A force de courage, de détermination et de créativité, il développe sa musculature en même temps qu’une technique de gymnastique du corps et de l’esprit.

  • Une gym pour rebondir en beauté
Malgré ses handicaps, grâce à son entraînement, Joseph Pilâtes devient acrobate. Il s’embarque pour l’Angleterre comme artiste de cirque alors que la première guerre mondiale éclate. Retenu et interné sur l’ile de Man, il met à profit cette période sombre pour améliorer ses procédures de musculation et assouplissement qu’il destine à ses compagnons d’infortune parfois en bien mauvaise santé. A l’aide d’élastiques, de ressorts, de plateaux coulissants, de poulies il bricole ce qui allait devenir  quelques années plus tard le « Reformer », appareil d’auto résistance typique de l’ingéniosité de Joseph Pilâtes. Gymnastique ou rééducation, concept destiné à la forme ou à la santé,  déjà à cette période on peut se poser la question de l’orientation de cette gym qui en est encore à ses prémices. A la fin de la guerre, Joseph alors âgé de 33 ans décide, après un bref retour en Allemagne,  de s’expatrier aux USA, destination New York. Il y arrive en 1923 et en 1926 il ouvre son premier studio : sa gym devient « Contrology » et ses adeptes, les danseurs des plus grandes compagnies. Ceux-ci trouvent dans ses entrainements à la fois la force, la souplesse, le maintien et l’endurance qui sont nécessaires pour la pratique de leur art. Martha Graham, Georges Balanchine seront les plus célèbres des premiers passionnés ; le studio de Joseph Pilâtes ne désemplit pas mais sa technique reste réservée à une élite déjà très entraînée. Grâce à cette expérience artistique, la beauté du geste et des postures s’intègre plus encore au concept de Joseph Pilâtes. L’esthétique sera désormais un paramètre incontournable de sa méthode ! Hollywood et ses stars dans les années 50/60 s’intéressent à cette méthode qui continue de se développer grâce à l’épouse de Joseph, Clara, et à ses élèves qui deviennent eux-mêmes des instructeurs. Lorsque Joseph meurt en 1967, sa méthode devient le « Pilates » ; la démocratisation est en marche. Les danseurs ne sont plus les seuls à avoir accès à cette gymnastique qui en 1990 envahit le paysage du fitness américain. Ce n’est que vers la fin des années 90 que le Pilates arrive en France et qu’il commence à intéresser les salles de remise en forme et les kinésithérapeutes.


  • Une gym parmi tant d’autres ?
A l’heure de la remise à la mode de la gymnastique suédoise et après la folie « aérobic », pourquoi la gym Pilates pourrait-elle intéresser la sportive soucieuse de sa santé et de sa beauté ? Pour répondre à cette question, il est nécessaire de regarder de plus près de quoi cette gym est faite et en particulier quels en sont les principes. Véritable gymnastique du corps et de l’esprit, le Pilates vise à ramener ou maintenir le corps dans un alignement idéal appelé “position neutre”. A partir de cette position tous les exercices cherchent à renforcer les muscles du “centre du corps”, les anglophones diront “core” (le centre de la terre) ou “power house” (la centrale électrique).  Les muscles du « centre du corps » se contractent pour créer un point fixe. Ils se renforcent en se contractant sans mouvement, on dit en « isométrie ». Ainsi, ils assurent la stabilité du «  noyau de notre squelette ». Ils permettent un positionnement précis ou un mouvement des membres mieux coordonné et plus beau ! Le contrôle est omniprésent, souvenez-vous, le nom initial de la méthode Pilates était « Contrology ». En phase d’initiation, il est assuré par les conseils et remarques du professionnel. Peu à peu, la sportive est rendue de  plus en plus autonome grâce à  la répétition des exercices. Cette concentration permet de faire le vide pendant les séances ; l’esprit se libère pour ne plus faire qu’un avec le corps qui se transforme peu à peu. Cette transformation est d’autant plus rapide que l’individu s’approprie cette nouvelle conscience du positionnement adéquat de son corps, renforçant ainsi au quotidien sa musculature, cercle vertueux pour plus de facilité et d’aisance dans le contrôle. Ainsi, la gym Pilates constitue également une activité complémentaire bénéfique pour les sportives assidues. Comme chez les danseurs, elle peut s’intégrer à une préparation physique bien conçue. La stabilité et le contrôle du « centre du corps » est à la base de tout geste technique de qualité, beau et rentable. C’est vrai notamment dans les disciplines de course ou de lancer : golf, tir à l’arc, volley, etc. La maitrise de la position du bassin est essentielle en équitation ou dans les sports de combats. En natation, ce gainage du tronc favorise la rectitude du corps et la glisse. Dans la majorité des disciplines, les femmes malmènent leur périnée et risquent l’incontinence urinaire d’effort. La gym Pilates est vivement conseillée car elle apprend à réduire les pressions dans l’abdomen et tonifie le plancher pelvien.

  • Huit Principes à la base de cet équilibre !
Huit principes fondamentaux constituent la base de l’édifice corporel. Ils se retrouvent dans tous les cours Pilâtes à travers le monde :
  1. Centrage : «  L’engagement du centre du corps » est fondamental et présent dans chaque exercice. Pour Pilates le « centre du corps » est matérialisé par en bas le plancher du périnée, en avant le cylindre formé par les abdominaux, en arrière les muscles longeant la colonne vertébrale. «Engagement» signifie ici, contrôle et contraction. La gym Pilates n’augmente pas la pression dans l’abdomen et n’accroît pas le risque de perte d’urine. Elle permet un verrouillage de la colonne dans une posture légèrement cambrée correspondant bien à la position naturelle.
  2. Concentration : tous les fans de Pilates vous le diront ; une séance demande une telle concentration et une telle focalisation sur ses corrections que le monde s’arrête soudain de tourner. Faire le vide amène un bien-être immédiat et cela est nécessaire pour se concentrer de mieux en mieux sur le placement du corps et sur les exercices.
  3. Respiration : En Pilates on « respire les exercices ». Entendez que chacun rythme ses exercices en fonction de sa propre respiration principalement costale. Le ventre étant maintenu, engagé, la respiration dite latérale thoracique permettra de faire jouer la mécanique costale et d’améliorer l’automatisation du maintien et du contrôle du corps. Fini les gros ventres qui se gonflent et se distendent désespérément lors de l’inspiration. En Pilâtes, la mécanique respiratoire naturelle est privilégiée.
  4. Isolation : A l’origine, Pilates s’adressait aux danseurs, ne l’oublions jamais. Dans chaque exercice, il est essentiel d’isoler le mouvement de telle ou telle partie du corps et d’associer la stabilisation des autres zones. Si vous ajoutez à cela une certaine forme d’élégance vous aurez tous les ingrédients d’un «joli» geste à la Pilates.
  5. Précision : Réaliser les exercices en exacte conformité avec les instructions est capitale ; cela demande une concentration sur tous les détails décrivant la consigne, de la position précise de départ, à la position non moins précise d’arrivée. Pour ce faire, tous les gestes sont répertorié et ont un nom : hundred, shoulder bridge, ou si vous préférez en français : les centaines, le pont épaulé. Quand on rentre en Pilates, on perpétue la tradition verbale de ce visionnaire !
  6. Maîtrise : La réunion des principes qui viennent d’être développés, vous l’avez deviné, conduit à la réalisation d’un geste extrêmement précis, contrôlé, éliminant toute activité parasite, compensation ou tricherie. Cela justifie la présence d’un instructeur aguerri aux mouvements du corps, physiologiques et pathologiques, avec un groupe restreint de personnes.
  7. Fluidité : Éviter les à-coups, donner le sentiment d’une grande légèreté, voire d’une certaine facilité, effectuer les mouvements en continu sans début ni fin, tels sont les ingrédients des exercices à la « Pilates » pour accroître flexibilité et maîtrise du corps avec en prime grâce et félinité !
  8. Fréquence : il s’agit ici en fait de répétition et de régularité; répétition des séries d’exercices, régularité des séances de Pilates. Lorsqu’on entame un entraînement de ce type, comme tout sportif,  on voit apparaître les progrès et la performance en rapport avec l’assiduité dans son travail. Avec Pilates, peu à peu, tous les gestes de la vie quotidienne sont emprunts de cette nouvelle maîtrise, de cette nouvelle élégance ; les bénéfices se font sentir encore plus rapidement qu’avec une méthode ne demandant pas autant d’investissement personnel. Fini les positions asthéniques, les effondrements lombaires, les épaules hautes et spasmées, les périnées inconnus et oubliés. Pilates disait à ses élèves : « en 10 séances, vous sentirez la différence ; en 20 vous la verrez ; en 30 vous aurez un corps tout neuf ! ».

  • Le Pilâtes, une affaire de kinésithérapeute ?
Comme vous le constatez, encadrer la réalisation d’exercices Pilates impose une parfaite connaissance des articulations et de leur fonctionnement. Il est également impératif d’avoir été formé aux conséquences de leur usure, de leur blessure et de leurs maladies. Il est indispensable que votre enseignant soit un professionnel de l’appareil locomoteur. Le kinésithérapeute reste l’expert idéal.
« Face to face » En plus de la rééducation traditionnelle pour blessure ou douleur articulaire, de plus en plus de kinésithérapeutes peuvent vous proposer des séances individuelles de remise en forme ou de Pilates. Il vous offre un service personnalisé traquant vos moindres déficits, vos plus discrètes raideurs ; la gym Pilates est un vrai concept ayant fait la preuve de sa rapide efficacité grâce à un travail de stabilisation orienté vers la musculature profonde et périphérique.
« Classe de Pilâtes » S’il bénéficie d’une petite salle, votre kinésithérapeute dispense peut-être des séances collectives. En groupe, en partageant  efforts physiques et concentration, il est possible que vous soyez plus motivée. Au fil des exercices, la séance devient école du dos, école du périnée, école du ventre. A force d’entraînement, la gym Pilates améliore votre maintien, enjolive votre posture. Elle assure plus de fluidité et de beauté à vos mouvements. Elle permet  souvent la disparition des petites douleurs de la colonne et des articulations. Elle favorise un meilleur contrôle des sphincters et peut réduire les pertes d’urines. La magie du Pilates réside dans la diversité des gains obtenus dans la réalisation des mouvements et aussi dans la vie quotidienne.


  • Du matériel simple …. ou sophistiqué !
Matwork, ballons et rouleaux. En anglais, mat signifie « petit tapis ». De la taille d’un lit, il est à la base de la pratique facile d’accès. On peut y ajouter des petits ballons, des gros ballons, des cercles élastiques, des rouleaux en polystyrène sur lesquels il faudra tenter de s’allonger. Tous ces petits accessoires permettent de varier les exercices et de les rendre plus ou moins difficiles. Plus de 500 exercices constituent une formidable banque de données dans laquelle votre encadrant vient puiser pour individualiser votre entraînement. Pilates se pratique avec tous, avec des femmes enceintes comme avec des seniors et d’un âge avancé.
Viens dans ma Cadillac !  Certains enseignants sont équipés des fameux Reformer ou Cadillac afin de  perpétuer la tradition Pilates ; l’encombrement des appareils fait qu’une même salle dispose en général de peu d’appareils ; de ce fait les cours sont réalisés en solo ou en très petits groupes, sous le contrôle vigilant de l’’instructeur. La résistance induite par ces outils est cependant idéale pour muscler et assouplir le corps ; c’est le nec plus ultra en matière de gym Pilâtes. A essayer au moins une fois ! Ces matériels ressemblent à ceux utilisés par certains kinésithérapeutes pour mobiliser les scolioses et réaliser des  tractions vertébrales.
Entre les deux… Entre gros matériel imposant et petits accessoires, il existe ce que l’on appelle en Pilates le « petit matériel » : arc barrel, exo chair etc.… autant de noms bizarres pour ces équipements très astucieux, peu encombrants apportant aux pratiquants expérimentés une diversité infinie d’exercices !


Source SantéSportMag 

Infos santé : Sport et Santé-Gym course à pied

 


Gym course à pied

Prévention des blessures, tonicités appuis, transmissions des forces de propulsion, le renforcement musculaire est très utile au joggeur.

Explications et propositions de Philippe HERISSON et CHRISTOPHE DUMAS, kinésithérapeutes du sport.

Les coureurs à pied courent, c’est tout !  Parfois ils font quelques étirements et cherchent à perdre du poids. Exceptionnellement, ils pratiquent un soupçon de musculation. Les joggeurs et même les runners confirmés pensent que se muscler alourdit le corps. Ils ont peur de ressembler à des sprinteurs ! En réalisant le programme proposé 2 à 3 fois par semaine, rien à craindre, vous ne serez pas bodybuildés !

  • Gainage : un buste fixe pour mieux bouger
Pour bien courir il faut de bonnes jambes mais le haut du corps doit être lui aussi suffisamment musclé. Tonifier ses dorsaux, ses abdos et ses épaules permet de ne pas s’écrouler en fin de course, d’ouvrir sa poitrine et de respirer librement. Ces exercices protègent votre colonne vertébrale des vibrations répétées de la course. Le travail des abdominaux, des dorsaux et des bras s’associent pour stabiliser votre posture.


    Gainage antérieur du coureur
    Placez vous debout, face à un mur distant de quelques dizaines de centimètres. Basculez en avant, posez votre avant bras droit sur le mur.  Décollez votre talon droit. Montez votre genou gauche. Alignez bien votre buste et votre cuisse droite. Rentrez le ventre. Votre position ressemble à celle d’un coureur en pleine accélération, votre gainage antérieur et diagonal est plus spécifique. Conservez cette attitude 10 à 40 secondes et changez de côté. Pour accroître la difficulté, fermez les yeux : les micro-oscillations imposent un travail musculaire supplémentaire et une meilleure coordination.


    • Gainage postérieur du coureur
    Allongez-vous au sol. Posez vos talons sur une chaise. Montez le bassin, serrez les fesses, alignez vos cuisses et votre buste. Pliez les coudes. Montez le droit, écrasez le gauche dans le sol. Fléchissez la hanche et le genou gauche. Rentrez le ventre. Votre position ressemble à celle d’un coureur en pleine action, votre gainage postérieur et diagonal est plus spécifique. Conservez cette attitude 10 à 40 secondes et changez de côté. Pour accroître la difficulté, fermez les yeux : les micro-oscillations imposent un travail musculaire supplémentaire et une meilleure coordination.


    Enchaînez les 2 positions. Recommencez 2 à 4 fois.

    • Freinage de cuisse 
    Lors de la phase de réception des foulées, le pied touche le sol et le quadriceps ralentit le mouvement. Ces membranes sont emmenées par l’articulation qui se fléchit et ses fibres tirent dans l’autre sens. Ecartelé, il s’abîme et se fatigue.  Au fil des kilomètres, il ne joue plus son rôle et le genou amortit «en rentrant vers l’intérieur». La répétition des impacts sur une articulation désaxée est responsable de nombreuses blessures. Les ménisques sont écrasés, la rotule bascule et les tendons sont étirés ou frottent sur les reliefs osseux. Il est impératif de travailler cette étape clé de votre foulée !


    • Exemple jambe gauche
    Debout, jambes tendues sur une marche. Vous descendez le pied droit au ralenti. Vous devez  conserver le genou gauche dans l’axe du milieu du pied gauche. Puis vous abaissez le pied gauche normalement. Vous remontez  en marche arrière le pied gauche puis le pied droit
    Vous êtes alors prêts à recommencer. Rapidement, la jambe qui fléchit au ralenti se fatigue, il faut alors insister pour garder le genou dans l’axe ! Initialement 1 série compte 10 mouvements. Alternez jambe droite et gauche. Réalisez 3 séries de chaque côté.  Pour progresser augmentez progressivement le nombre de mouvement par série.

    • Freinage de mollet 
    Lors de la phase de réception, le mollet est particulièrement sollicité pour freiner et stabiliser la cheville dans l’axe de la propulsion. En fin de footing, il devient moins performant. Au cours du déroulé de la foulée au sol, votre pied bascule vers l’intérieur, votre voûte plantaire s’écrase. Les tendons sont mis en tension et frottent sur les proéminences osseuses. Les cartilages s’impactent dans les articulations désaxées. Le tibia part en torsion et risque de se fissurer. Un mollet plus fort, plus endurant réduit le risque de tendinite, de souffrance articulaire et de fracture de fatigue.

    • Exemple jambe gauche
    Debout, jambes tendues sur une marche, les talons dans le vide. Montez sur la pointe des deux pieds et descendez très lentement uniquement sur le pied gauche, en écrasant le talon. Remontez avec les 2 pieds. Alternez gauche et droite. Faites 3 séries de 10 répétitions.  Pour progressez, augmentez le nombre de répétitions.


    Philippe Hérisson et Christophe Dumas, kinésithérapeutes du sport.
    Diplômés de la clinique de la course à pied (Québec) dans la prévention des blessures en course à pied.

    Source SantéSportMag  

    Infos santé : Sport et Santé-Cœur de sportive

      


    Cœur de sportive

    Mesdames, votre cœur n’est pas  celui d’un homme ! Ses maladies et ses performances ne sont pas identiques. Votre bilan médico-sportif  et votre entraînement doivent être différents ! Explications et conseils !

    Docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport.
    Docteur Laurent UZAN, cardiologue du sport.

    Votre mari, vos copains courent plus vite que vous … et sans effort particuliers ! Sur les stades comme dans les entreprises vous souffrez d’injustices ! Heureusement, cette supériorité apparente cache quelques faiblesses !

    • Le cœur des femmes est moins sensible !
    Mesdames, vous présentez deux fois moins de «cardiomyopathie hypertrophique». Cette malformation  correspond à un épaississement du muscle  cardiaque. A l’effort, elle est parfois responsable de crampes du cœur gravissimes ! Vos valves, les soupapes qui séparent les différents compartiments du cœur, s’abîme 2 fois moins souvent.  Jusqu’à la ménopause, vous faites 3 à 4 fois moins de  crise cardiaque que les hommes. Il faut remercier vos hormones sexuelles qui assouplissent vos artères et limitent l’accumulation de mauvais cholestérol. De façon logique, pour 100 morts subites pendant le sport, on trouve 90 hommes et 10 femmes. Cependant, vous dilapidez vos privilèges quand vous fumez ! Votre risque redevient comparable à celui des hommes quand vous associez tabac et pilule ! Dommage ! Après la ménopause, vers 54 ans en moyenne, la production d’hormone féminine protectrice s’arrête et le risque d’infarctus augmente. Il rattrape rapidement celui des hommes. Une femme et un homme de 70 ans ont la même probabilité d’être victime de cet accident cardiaque grave. Ainsi, les maladies cardiovasculaires restent la première cause de mortalité féminine. Heureusement, tout au long de votre vie, comme chez l’homme, le sport divise par 2 à 3 le risque d’infarctus ! A partir de 4 heures par semaine d’entraînement, la fréquence des morts subites à l’exercice diminue. Selon une étude menée par le Docteur JOUVEN, elle est identique chez les sédentaires et celles qui pratiquent entre 2 et 4 heures chaque semaine. Elle augmente lorsque la durée de l’activité sportive hebdomadaire  est inférieure à 2 heures. Dans ces circonstances, il semble que, par manque d’habitude, la sollicitation cardiovasculaire stresse plus le cœur qu’elle ne le renforce !

    Le cœur des femmes est protégé par leurs hormones. Une épreuve d’effort est conseillée après la ménopause.

    • Un bilan médico-sportif féminisé
    Jusqu’à 50 ans, votre aptitude cardiovasculaire est confirmée par une visite médicale annuelle. Elle inclut notamment un interrogatoire rigoureux recherchant des symptômes évocateurs de maladies cardiaques. Les signes habituels sont les pertes de connaissance, les  malaises, les palpitations ou les douleurs dans la poitrine. Cependant, mesdames, vous  ressentez les choses parfois différemment : irradiations dans le cou  ou les bras, brûlures d’estomac,  nausées, vomissements, difficultés respiratoires, faiblesse musculaire. Ces manifestations survenant à l’effort sont également intrigantes pour le cardiologue du sport ! L’examen comprend un électrocardiogramme de repos lors du premier bilan puis tous les 2 ans en cas de compétition. Cet examen tente de détecter des malformations du cœur et des anomalies dans la transmission électrique de l’ordre de contraction. Alors que l’épreuve d’effort est conseillée après 40 ans chez le sportif, chez la femme, elle ne se révèle nécessaire qu’après la ménopause, au-delà de 55 ans. Elle consiste à monter sur un vélo immobile et à pédaler progressivement jusqu’au maximum de vos possibilités. Simultanément, un électrocardiogramme surveille l’activité électrique de votre cœur. Il recherche des indices de mauvaise oxygénation  par obstruction partielle des artères entourant le muscle cardiaque.

    Parcours de l'onde électrique et phases de la contraction cardiaque - effets sur l'électrocardiogramme

    • Un moteur moins puissant …
    La puissance de votre cœur, la fameuse « VO2 max » ou « consommation maximum d’oxygène »est plus faible que celle des hommes. En moyenne, vous atteignez votre fréquence cardiaque maximum en courant à des vitesses 10 à 15% inférieures. Chez les athlètes masculins de haut niveau cette allure correspond à 24 km/h contre 21 km/h pour leur homologue du «sexe lent». De surcroît, votre petit moteur est contraint de « tourner plus vite » ! Vous présentez un rythme cardiaque maximum un peu plus élevé, classiquement (225 – âge en années) contre (220 –âge en années) pour les hommes. Plusieurs paramètres justifient ces constatations. Votre cœur est plus petit et grossit moins avec l’entraînement. En effet, en l’absence d’hormones mâles anabolisantes,  la construction des protéines et des muscles est moins stimulé. Pour les mêmes raisons mais également à cause des règles, vous avez moins de globules rouges circulant dans votre sang : 14 grammes en moyenne pour 100 millilitres contre 15 chez un homme. Vous manquez de transporteurs d’oxygènes entre vos poumons et vos muscles ! Vous brûlez moins d’énergie !  Mesdames, vous sacrifiez aussi la performance à la beauté ! En effet, vos jolies courbes féminines s’expliquent par une adiposité un peu plus élevée que les celles des hommes. 25% de votre corps est constitué de graisse contre 15% en moyenne chez l’homme. Au final, en filant la métaphore automobile, j’aurai l’audace de vous expliquer que le poids de la carrosserie augmente alors que celui du petit moteur musculaire diminue d’autant ! Le rapport poids puissance en pâtit, la vitesse maximum aussi !


    • Un moteur plus résistant et plus économique !
    Cette différence de niveau entre hommes et femmes s’émousse quand la distance augmente ! Les records mondiaux l’illustrent bien. L’écart est d’environ 12% pour le 1500 et le 10 000 mètres. Il tombe à 9% au marathon et s’effondre à 5% à l’occasion du 100 kilomètres. Mesdames vos hormones féminines vous confèrent une souplesse plus importante. Les membranes musculaires, les aponévroses, se laissent distendre plus aisément, vous faites moins de micro déchirures musculaires, vous êtes moins sensibles aux courbatures. Vos muscles s’abîment moins, ils fonctionnent plus longtemps correctement ! Votre climat hormonal favorise également l’utilisation des graisses. A intensité identique vous brûlez plus de lipides que les hommes. C’est à 52% de votre fréquence cardiaque maximum que votre consommation d’acide gras diminue au profit du glucose contre 45% chez les hommes. Vous économisez d’autant votre sucre musculaire ou « glycogène » et vous tenez plus longtemps ! Certains mentionnent aussi un meilleur contrôle de la déshydratation et de la température corporelle. Mesdames, vous évacuez la  chaleur produite par la contraction musculaire plus par ouverture des vaisseaux  situés dans la peau que par sudation. A l’effort, les femmes ont tendance à rougir rapidement alors que les hommes transpirent. Vous êtes moins trapu donc plus longiligne vos collègues masculin. De fait,  votre surface cutanée est plus importante et la « vasodilatation périphérique » est efficace pour vous refroidir ! Pour le même exercice, l’homme perd de l’eau et des minéraux. Sa température corporelle s’élève plus nettement. Voilà qui limite parfois sa tolérance aux activités très prolongées !


    • Adaptez votre entraînement
    Avant la ménopause, votre cœur est protégé … sauf quand vous cumulez tabac et pilule ! Arrêtez de fumer !  Vos points faibles sont le manque de muscle, l’usure des cartilages, le risque d’ostéoporose et de chute l’âge venu !  Quitte à limiter un peu le travail cardiovasculaire, optez pour des entraînements variés sollicitant aussi votre squelette et votre équilibre. Ne vous contentez pas de natation, d’aquagym ou de vélo ! Courez, faites du tennis, dansez, participez à des cours collectifs où s’associent, travail du cœur, réceptions et renforcement musculaire ! Après la ménopause, augmentez un peu les sports d’endurance pour préserver votre cœur. L’idéal est de pratiquer plus de 4 heures par semaine. Les os et les articulations fragilisées doivent être plus subtilement sollicitées et entretenues. La randonnée, la marche active, le footing, la danse et le tennis sont encore les bienvenus. Pour limiter le risque de fracture de fatigue, la somme des activités à impact ne doit pas dépasser 6 heures hebdomadaire.  Afin d’éviter l’aggravation de votre arthrose, limitez-vous à 30 à 40 km de footing par semaine. Vélo, natation, aquagym et cardiotraining sur appareil complètent le travail cardiovasculaire. Tout au long de votre vie de sportive, optimisez encore votre thermorégulation. Puisque vous transpirez peu, pensez à vous asperger. Mouillez votre maillot, notamment en compétition ! L’eau versée s’évaporera en utilisant la chaleur du sang passant dans votre peau. Vous serez encore plus à l’aise ! Enfin, le suivi quotidien de sportives, m’amène à un dernier conseil ! Attention aux séances mixtes ou en couple. Vous cherchez à maintenir le rythme ! Vous êtes dans toujours un peu dans le « rouge » ! Insidieusement, vous surentraînez, vous vous épuisez ! Suivez monsieur lors de sa séance de récupération! Au cours des longues sorties, mettez-lui un sac à dos. Dosez le handicap jusqu’à ce qu’il reste à vos côtés sans trépigner !  Pendant les séances de fractionné, laissez le faire des « allers-retours» … un peu comme un épagneul breton ! Les amoureux passionnés de vélo peuvent investir dans un tandem, c’est très sympa ! Dans d’autres circonstances, entraînez-vous à votre rythme éventuellement accompagnée d’une copine de votre niveau !

    Infos santé : Sport et Santé-Douleurs sur le côté du genou...

     


    Douleurs sur le côté du genou...

    Chez le coureur, c’est souvent un tendon qui frotte sur un relief osseux.  Ça fait de plus en plus mal et vous devez arrêter votre footing ! Heureusement des solutions existent ! Explications !

    Par le docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport.

    A la face externe du genou, il existe un gros tendon plat. Il porte le nom de «fascia lata» comme «bande latérale ». Il frôle la portion basse et globuleuse du fémur. A cet endroit, il arrive que la friction soit responsable de la formation d’une grosse ampoule profonde, entre l’os et le tendon. Les médecins parlent de «bursite» pour décrire cette «bourse enflammée».

    • Pourquoi ça frotte ?



      Ce large tendon relie le haut du tibia à des muscles s’accrochant sur le bassin ou « os iliaque ». La mise en tension de ce «hauban» externe permet de stabiliser les hanches quand une seule jambe est à l’appui. Ce frottement répétitif et irritant ne se produit pratiquement que lors des footings.  Vous comprenez désormais tous les noms donnés à cette blessure : «syndrome de la bandelette iliotibiale», «syndrome du fascia lata», «genou du coureur», «syndrome de l’essuie glace» ou «syndrome de la balayette».

      • Pourquoi vous ?
      Vous présentez probablement des facteurs favorisants. Les débutants sont plus volontiers touchés ; ceux qui augmentent brutalement leur kilométrage aussi ! La fatigue décompense les anomalies morphologiques et dynamiques.
      Anomalies morphologiques et erreurs d’entrainement favorisent le « syndrome de l’essuie glace ».
      Les jambes arquées et les pieds creux accroissent les tensions externes et font basculer le genou au contact du tendon. Lucky Luck risque de souffrir en courant, il vaut mieux qu’il reste sur Joly Jumper ! Un phénomène comparable se produit chez ceux qui courent toujours sur le même coté d’une route galbée et sur un dévers de montagne. Le pied plat s’écrase et tourne vers l’extérieur à l’appui. L’arrière de la lame tendineuse vient frotter sur le fémur.


      • Ce n’est pas tout à fait une tendinite !
      La douleur débute quelques minutes après le départ de votre footing. Elle augmente peu à peu. Ça brûle de plus en plus ! Souvent, vous êtes obligé d’interrompre votre entraînement. Vos sorties sont de plus en plus courtes ! Vous finissez par renoncer ! Après votre séance la douleur disparaît assez rapidement. Si vous insistez, elle revient dans les escaliers voir même en marchant. Étonnamment, vous n’avez pas mal à vélo, ni même au tennis ! C’est normal ! Souvenez-vous, il faut répéter inlassablement les flexions/extensions sur une seule jambe pour faire gonfler la «bursite».  L’enchaînement des symptômes propres à ce frottement tendineux est bien différent de celui des tendinites traditionnelles par tractions. Au stade initial de ces dernières, les douleurs cèdent à l’échauffement pour réapparaître «à froid».


      • Des semelles pour commencer
      En plus des conseils d’entraînement autour de la progressivité et de la régularité, les semelles sont bien utiles. Elles ont pour mission de compenser les troubles statiques et dynamiques favorisant la «bursite». Les jambes arquées et les pieds creux sont corrigés par un relief externe. Ce dernier bascule… légèrement… le genou vers l’intérieur et réduit les frottements. Les pieds plats ne tournent plus vers l’extérieur grâce à un bon galbe soutenant la voute plantaire. Notez bien que l’usure des chaussures tend à aggraver vos anomalies morphologiques : les pieds creux les déforment vers l’extérieur, les pieds plats vers l’intérieur. Si vos «joggings» sont très «fatigués», il suffit parfois d’en changer. Dans le premier cas, choisissez plutôt des modèles pour supinateurs, dans le second, pour pronateurs.

      • La rééducation n’est pas très efficace
      On vous conseille parfois d’étirer votre «fascia lata» en  croisant la jambe blessée derrière le membre sain tout en basculant les épaules du coté opposé.


      Malheureusement, il ne s’agit pas d’une lésion de traction et le hauban externe doit se tendre pour stabiliser le bassin à la course. Son assouplissement est inutile. Vous comprenez pourquoi les étirements n’apportent que rarement un soulagement. Les «ultra sons» sont souvent trop soft et les «massages défibrosants» trop agressifs pour se montrer efficace.

      • Une infiltration peut être envisagée
      Les conseils d’entraînement et l’ajustement du chaussage contribuent à prendre en charge les causes de la friction. Ils sont indispensables ! Mais parfois, ils se révèlent insuffisants. Le gonflement est si volumineux qu’il s’auto-entretient : « Plus ça frotte, plus ça gonfle et plus ça gonfle plus ça frotte ». Il faut traiter les conséquences du frottement … le gonflement !
      L’infiltration fait disparaître le gonflement, les semelles évitent qu’il ne réapparaisse.
      Une infiltration dans la « bursite » permet de la faire sécher et brise le cercle vicieux. Comme vous le constatez, il ne s’agit en aucun cas de piquer le tendon ! Aucun risque de fragilisation ! Il suffit juste de ne pas courir au cours de la semaine suivante et de reprendre progressivement avec les semelles.

      • Exceptionnellement, la chirurgie !
      Quand la lésion est très ancienne, la coque de la bursite devient rigide comme un «abricot sec». Semelles et infiltrations ne parviennent pas à interrompre les frottements. Le chirurgien doit enlever cette vieille membrane fibreuse.  Il en profite pour désépaissir l’arrière du tendon responsable de la friction. Le sport ne peut être repris que 4 mois après l’intervention.

      • Continuez le sport !
      Cette lésion est spécifique. Elle est provoquée par la mise en tension du hauban externe pour stabiliser le bassin. En l’absence d’appui ou quand les hanches sont en équilibre, à priori, pas de douleur ! Vous pouvez nager et pédaler ! Même l’elliptique est souvent possible ! Les endurants peuvent garder la forme ! Puisque l’irritation est induite par un mouvement répétitif, les sports à gestuelle variée, comme le foot ou le tennis, se révèlent fréquemment indolore. Alors, variez les plaisirs !

      • Reprenez la course !
      Equipé de vos semelles, parfois après une infiltration, renouez avec la course. Le miracle n’est pas instantané, un peu de progressivité s’impose. Trottinez 5 à 10 minutes puis enchaînez avec du vélo ou de l’elliptique autant que vous souhaitez. Ainsi, vous réalisez un véritable entraînement ! Ajoutez 5 à 10 minutes de course par séance, réduisez d’autant les autres activités «cardio». Rapidement, vous atteignez 30 minutes à 1 heure. Peu à peu, reprenez-le fractionné. C’est fait, vous pouvez préparer votre prochaine compétition. Si vos anomalies morphologiques et dynamiques sont modérées, si votre bursite a été largement favorisée par un entraînement anarchique, il est probable que vous puissiez abandonner vos semelles dans quelques mois … Prenez soin de suivre un programme bien conçu, progressif et varié !

      • Beaucoup d’autres causes…
      Le plus souvent, chez le coureur de fond, les douleurs externes de genou sont provoquées par ce frottement tendineux. Cependant, il faut suspecter d’autres blessures : une lésion du ménisque externe, une souffrance de la rotule ou de l’articulation entre le tibia et le péroné, une tendinite des fléchisseurs de genou, une fracture de fatigue, etc. Bref, l’avis de votre médecin du sport s’impose pour faire la part des choses.


      Source SantéSportMag