vendredi 19 décembre 2014
lundi 15 décembre 2014
Billets-La Première E-Cigarette au Cannabis
La Première E-Cigarette au Cannabis
La Première E-Cigarette au Cannabis Française
100% Légale arrive ce Mois-Ci !!
Quand trois Français très malins décident de lancer une
e-cigarette française qui permet de vapoter du Cannabis, les législateurs
toussent. Mais c'était sans compter sur leur ingéniosité, effectivement l'année
dernière un tout premier médicament dérivé du Cannabis (le Sativex) était
autorisé en France à destination des personnes atteintes de la sclérose en
plaques. Et c'est partant de constat que ces jeunes entrepreneurs ont réussi à
concevoir une vapoteuse respectant les doses légales afin de faire bénéficier
des bienfaits des cannabinoïdes à tout un chacun !! D'après eux, elle sera
disponible à la mi-décembre (c'est à dire tout de suite !) Bientôt on dira :
Fais tourner ton e-joint !
Billets-Milliardaires français
Milliardaires français
Dans un article récent, nous montrions que les
milliardaires américains sont devenus milliardaires non en étant des rentiers
ou en gagnant à la loterie mais en étant des entrepreneurs. Leur fortune
s’était créée par leurs entreprises, en développant des produits ou des
services ayant enrichi leurs compatriotes.
- Les très riches Américains ne profitent pas de la croissance américaine, ils la font !
En examinant la liste
des 400 Américains les plus riches des États-Unis publiée par la revue Forbes, nous avions eu en effet la surprise de
constater que 67% des milliardaires américains étaient devenus riches de leur
vivant, et, si l’on ajoutait ceux devenus milliardaires grâce à leurs parents,
si l’on prenait tous les milliardaires américains dont les grands parents
étaient pauvres ou ne figuraient pas déjà parmi les très riches, on arrivait au
chiffre extraordinaire de 90%.
A ces milliardaires,
on peut ajouter les millionnaires. Nous avions montré que :
- Les millionnaires sont aussi millionnaires parce que ce sont des entrepreneurs.
- À la grande surprise d’un membre du « gang des égalitaristes », Edward Wolff, le 1% des américains les plus fortunés s’avéraient pour 75% être à la tête de petites entreprises qui faisaient leur fortune.
- Ce 1% était très loin d’avoir la fortune des milliardaires, puisqu’en moyenne, son patrimoine était de l’ordre de 15 millions de dollars. Mais il jouait dans l’économie américaine un rôle déterminant car, par le nombre, il représente plus de la moitié de l’investissement industriel américain, bien plus que Wall Street (id°).
Il était clair de ces
chiffres que les très riches Américains ne sont pas ceux qui profitent de la
croissance américaine mais ceux qui la font à travers leurs entreprises.
- Et en France ?
Nous pouvions nous
interroger pour savoir s’il en était de même en France. La réponse en ce qui
concerne les milliardaires est simple : il suffit de consulter la liste
des milliardaires constituée par la revue Forbes.
Pourquoi Forbes et pas par exemple Challenges ? Parce que Forbes a mené des études sur les milliardaires
dans le monde entier et a standardisé ses définitions, donc rend les listes
comparables.
La revue identifie les
milliardaires qui sont de la « new money » et ceux qui en ont
hérité ; c’est ainsi que Steve Ballmer, le précédent patron de Microsoft,
est identifié comme milliardaire mais pas compté dans la « new
money » car il a fait sa fortune comme adjoint de Bill Gates.
Pour les milliardaires
français de la liste de Forbes, la « new money », ceux qui sont
devenus riches de leur vivant sont 57%, plus de la moitié. Et si l’on inclut la
seconde génération, 71%. Ils sont beaucoup moins nombreux qu’aux États-Unis puisque
Forbes n’en compte que 35 alors que cette revue en liste 400 américains :
rapport 11 alors que les populations sont dans le rapport 5.
Mais avec 71% dont les
grands-parents étaient sinon pauvres, du moins pas parmi les très riches, il
est clair que les milliardaires français le sont, dans leur très grande
majorité, grâce à leurs entreprises, et contribuent à l’emploi et à la richesse
collective.
- Liste des milliardaires français et origine de leur fortune
Ce tableau présente
les 35 milliardaires français de la liste Forbes. Source : site Forbes, le
09/09/2014.
Source contrepoints.org
dimanche 14 décembre 2014
Billets-Christian Salmon
Christian Salmon
“Plus les politiques passent à
la télévision, plus ils deviennent transparents”
Affaires,
remaniement, manque d’autorité... Le nouvel ouvrage de Christian Salmon, “Les
derniers jours de la Ve République”, analyse la confusion politique et
médiatique qui règne autour du quinquennat de François Hollande.
Dans son
nouveau livre, Les derniers jours de la Ve
République, l'écrivain et essayiste Christian Salmon, auteur du fameux Storytelling (2007), raconte un pouvoir à
l'agonie, le désarroi et « l'infinie
tristesse » d'une haute administration qui « ne sait plus où elle habite », ni ce qu'est le bien
commun, les luttes intestines entre les ambitions, les calculs et les égos des
uns et des autres. Président de « bas
régime », François Hollande n'est à ses yeux que la victime et
l'accélérateur d'une décomposition à l'œuvre bien avant lui. Le signe urgent
d'une nécessaire réinvention démocratique.
Montage de captures d'écran du premier débat sur France 2, entre
Martine Aubry et Francois Hollande, avant le 2e tour des Primaires citoyennes
organisées par le PS en 2012. © Marlene Awaad / IP3
- A quoi assistons-nous aujourd’hui ? A une simple crise politique ou plus profondément à une crise de régime, comme le suggère le titre de votre livre Les derniers jours de la Ve République ?
A
l'évidence, l'actuel président de la République n'est pas le seul problème et
le Hollande bashing qui sévit depuis des
mois me semble un peu injuste. Certes, on peut lui faire de sérieux reproches.
Difficulté à trancher, obsession de la synthèse, manque d'autorité, pas de
vision ni de projet dans lesquels la gauche pourrait se retrouver. A rebours de
son discours du Bourget, pendant la campagne électorale, tous les marqueurs de
gauche sont aujourd'hui piétinés.
Le
candidat qui déclarait avoir la finance pour ennemi n'est même pas social
libéral. Le pacte de compétitivité est un signe terrible parce qu'il marque une
rupture dans l'histoire de la gauche. Jusqu'ici, en arrivant au pouvoir, toutes
les majorités de gauche, même les plus modérées, ont soutenu des réformes
portées par les syndicats de salariés. C'est la première fois que le coeur du
programme d'un président de gauche sort des cartons d'une organisation
patronale.
François
Hollande n'est donc pas innocent de la perte de légitimité qu'il subit, mais
ses défauts et ses échecs ne font qu'accélérer un mouvement déjà en cours.
- Que voulez-vous dire ?
Ce
mouvement a commencé avec le passage du septennat au quinquennat, en octobre
2000, et l'inversion du calendrier électoral entre législatives et
présidentielle. Destiné à éviter la cohabitation entre un président et un
gouvernement politiquement antagonistes, cet alignement des différents mandats
a en fait affaibli la suprématie présidentielle. Tous les cinq ans, les cartes
sont rebattues. A peine l'élection terminée, on pense à la suivante.
Le
président est ainsi contraint de réaffirmer en permanence son autorité sur ses
concurrents au sein même du gouvernement. C'est le fameux « Je décide, il exécute » de Jacques
Chirac obligé, en 2004, de recadrer Nicolas Sarkozy, son piaffant ministre de
l'Intérieur. Ou, comme en écho, le « Manuel
Valls applique la politique que j'ai moi-même fixée » de François
Hollande à l'occasion de sa récente prestation télévisée du 6 novembre. Et le
processus de la primaire, initié par le Parti socialiste, en passe d'être
adopté par l'UMP, aggrave encore cet affaiblissement de la fonction
présidentielle.
“Toute
la pyramide du pouvoir se défait sous nos yeux.”
- Pourquoi ?
Jusqu'à
présent, le gouvernement était constitué en fonction des compétences de ses
membres, de leur appartenance à tel courant politique, des départements et
régions dont ils étaient issus. Aujourd'hui, nous avons affaire à un
gouvernement dominé par les présidentiables issus des primaires qui leur ont
offert une visibilité et un statut. Arnaud Montebourg et Manuel Valls en ont
été les principaux bénéficiaires. Ils sont au cœur des jeux de forces et de
contre-forces qui ont abouti aux remaniements des 2 avril et 25 août 2014. A
l'extérieur, Martine Aubry pèse sur le climat politique à travers la
« fronde » de ses amis députés.
C'est ce que j'ai appelé l'effet-Smith de la primaire, du
nom de l'agent Smith dans le film Matrix.
Capable de transformer les êtres de la Matrice en copies de lui-même, il
infeste tout le système. De la même manière, devant les caméras de France 2, la
primaire a démultiplié la figure présidentielle, les présidentiables ont
proliféré. Et dès le lendemain de l'élection, ont commencé à s'agiter en vue de
la prochaine.
A
l'origine de la Ve République, le général de Gaulle disait de la présidentielle
qu'elle était la rencontre d'un homme et d'un peuple. Aujourd'hui ce n'est plus
d'un homme qu'il s'agit, mais d'un attroupement. Et ce à quoi nous assistons
n'est pas seulement la faillite de François Hollande, c'est toute la pyramide
du pouvoir qui se défait sous nos yeux. Une pyramide devenue désuète dans une
société qui fonctionne de plus en plus en réseau, à l'horizontal.
- Si cette crise de la souveraineté se nourrit de spécificités françaises, elle affecte tous les Etats...
Oui,
cette crise est mondiale, on en voit les effets sur Barack Obama pourtant bien
meilleur communicant que François Hollande. Mais, comme le tweetait récemment
Paul Begala, l'un des architectes de la victoire de Bill Clinton, en 1992 : « Le Titanic avait un problème d'iceberg, pas un
problème de communication ».
La
souveraineté des Etats fuit de partout, elle s'est fracassée sur le pouvoir
grandissant des marchés, des multinationales, des agences de notation, des
instances supranationales, des banques centrales, du FMI. Particulièrement en
Europe où l'on a, dans les traités, organisé des abandons majeurs de
souveraineté : la monnaie et le contrôle des frontières. Comme je l'analysais
dans mon précédent livre, La cérémonie
cannibale, la souveraineté qui s'appuyait sur une double réalité, le
pouvoir et sa représentation en la personne du roi ou de l'élu, s'est ainsi
scindée en deux. D'un côté le pouvoir sans visage des marchés et des
technocraties. De l'autre, le visage impuissant des gouvernants.
En
France, le décalage est immense entre les reliques de notre culture
monarchique, l'or de nos palais gouvernementaux, les hôtels particuliers, les
afféteries du protocole, le greffier qui annonce « Monsieur
le président de la République » à chaque fois que François Hollande
entre dans une pièce, et l'impuissance de celui-ci, ni thaumaturge, ni même
manager, juste quelqu'un qui attend. Godot ou la reprise économique.
“Les
images de la primaire socialiste, c’est The
Voice plutôt que la voix de la France”
- Quelles sont les conséquences pour les hommes et les partis politiques ?
A l'ère
de l'insouveraineté généralisée, la guerre pour le pouvoir n'est plus un
affrontement de projets ou d'idées. C'est un théâtre où dominent les stratégies
de communication, le storytelling, une scène où l'on mime la puissance d'agir,
où l'on surenchérit dans le discours volontariste et l'incantation.
En regardant les images de la primaire socialiste, tous
les candidats en rang, derrière leur pupitre, je me disais c'est The Voice
plutôt que la voix de la France. Les voici soumis à une obligation de
performance, c'est à celui qui chantera le mieux. Et Arnaud Montebourg s'est
révélé un excellent chanteur. A-t-on remarqué que c'est précisément le
réalisateur de The Voice, Tristan Carné, qui a été choisi pour mettre en scène et
en images l'émission politique de TF1du 6 novembre 2014 avec François Hollande
?
« En regardant les images de la
primaire socialiste, tous les candidats en rang, derrière leur pupitre, je me
disais c'est The Voice plutôt que la
voix de la France. Les voici soumis à une obligation de performance, c'est à
celui qui chantera le mieux. »
© Olivier Corsan/MaxPPP
- Comment analysez-vous cette émission ?
Je comparerais les hommes politiques qui sont devenus des
performers, des machines à conquérir le pouvoir, aux hubots de la série Real Humans.
Mi-robots, mi-humains, ils ont régulièrement besoin d'être rechargés, de
remonter leur côte de sympathie et de confiance en se rendant à la télévision.
Avec une popularité à 12 % fin octobre, François Hollande avait grand besoin de
se recharger. Il a donc accepté de se rendre à TF1. Et s'est retrouvé pris au
piège d'une exhibition dévorante.
Plus que
les propos du chef de l'Etat, c'est en effet le dispositif de l'émission qu'il
est intéressant d'analyser. Quel est-il ? Une sorte de théâtre en trois actes,
ou de jeu vidéo en trois plateaux. Dans le premier, le hubot politicus doit
faire la preuve de son humanité. Son interlocuteur est une sorte de prêtre,
Thierry Demaizière, la voix du magazine dominical de TF1, Sept à huit, où il invite à la confession ceux
qui font l'actualité de Diam's à Thomas Vergara. Cette séquence est consacrée
au dévoilement de l'intime, le livre de Valérie Trierweiler, la rue du Cirque,
le casque intégral. Je ne suis pas un robot, j'ai une histoire personnelle.
Le
second plateau est un test de proximité. Le président se retrouve face à quatre
Français choisis comme un échantillon de sondage quali (âge, sexe, profession
etc.). Il doit se montrer proche des gens, écouter, noter, dire qu'il les
comprend, même s'il ne peut pas grand-chose.
La
troisième scène, enfin, est celle de la crédibilité où il s'agit de faire la
preuve de sa compétence, montrer qu'on n'est pas piloté par quelqu'un d'autre,
le premier ministre ou le patronat par exemple, qu'on n'est pas un robot dans
les mains d'un autre. La forme de cette séquence est celle de l'examen et
l'interrogateur est un journaliste qui doit se montrer sévère et brutal, Yves
Calvi. La question n'est pas celle de la France, c'est de vous qu'il s'agit.
Etes-vous capable de diriger ? De l'exercice émergeront trois phrases : « Je me cramponne » pour le test de
l'intime, « J'aime les gens »
pour celui de la proximité et « J'ai
décidé tout seul » pour la crédibilité.
Le piège
a parfaitement fonctionné. Hubot roi s'est rechargé, mais n'a guère pu parler
de la France ou de ses projets. Ainsi va la perversité du système médiatique.
Le trou noir de l'écran aspire le peu qui subsiste du rayonnement du politique.
Et l'on en vient à ce paradoxe que plus les politiques apparaissent à la
télévision, plus ils deviennent transparents.
“Aujourd’hui,
la majeure partie de la population se sent exclue des décisions”
- Si nous vivons « les derniers jours de la Ve République », que pourrait-il se passer après ?
La
légitimité d'une constitution dépend de sa capacité à mobiliser les moyens de
l'Etat à des fins collectives. Cette capacité fonde la croyance en la
possibilité d'agir sur le monde et les régimes tombent quand ils ne sont plus
capables d'assurer cette croyance légitime. C'est ce qui est en train d'arriver
à la Ve République. Si on laisse faire, le pourrissement à l'œuvre risque de
déboucher sur la violence, des émeutes, des phénomènes incontrôlables.
La
question des transformations institutionnelles est dans l'air. On évoque la
révocabilité des élus, le non cumul des mandats, le tirage au sort plutôt que
l'élection des représentants, la dé-professionnalisation de la vie politique.
Toutes ces réflexions sont intéressantes, mais insuffisantes car il ne s'agit
pas seulement d'une question juridique.
Aujourd'hui,
la majeure partie de la population se sent exclue des décisions. Les inégalités
économiques et sociales, l'écart entre les riches et les pauvres se creusent
dangereusement, la survie de la planète pose question. Il faut avoir l'ambition
d'une profonde réinvention démocratique. Imaginer une fiction constituante dans
laquelle le peuple lui-même se réinvente. Une constitution, c'est un acte
d'écriture. Et la politique et la littérature ont un but commun quand elles
sont à leur plus haut niveau d'exigence et d'intensité : créer des mondes
possibles, explorer des possibilités de vie, changer les perceptions.
Il faut
donc ouvrir le débat le plus large possible, l'organiser, faire émerger de
nouvelles compétences et de nouvelles énergies, convoquer une Constituante.
Reconstruire un récit commun.
Source telerama.fr
samedi 13 décembre 2014
Recettes de Fêtes-Christmas pudding
Christmas pudding
Préparation : 30 mn
Cuisson : 7 heures
Repos : 3 mois et +
Pour 4 puddings dont 3 à offrir
1 kg de raisins secs
175 g d’amandes concassées
175 g d’écorce d’agrumes
175 g de cerises confites
2 oranges non traitées (pour les zestes)
2 citrons non traités (pour les zestes)
500 g de farine
250 g de chapelure
250 g de beurre
100 g de sucre
1 cuillerée à café de sel
1 cuillerée à café de noix de muscade râpée
1 cuillerée à café de 4 épices
1 cuillerée à café de cannelle
1 verre de cognac
5 œufs
2 cuillerées à soupe d’extrait de café ou de
caramel
4 bols à pudding de taille moyenne
1. Découpez 4 feuilles de papier sulfurisé au diamètre
des bols.
2. Coupez en petits dés les écorces d’agrumes et les
cerises confites. Puis mélangez-les avec tous les ingrédients secs dans un
grand saladier.
3. Battez les œufs dans un autre saladier et ajoutez-y
ensuite le cognac et l’extrait de café (ou le caramel pour donner de la couleur
à votre pudding). Versez le tout dans le premier bol et remuez vigoureusement.
4. Après les avoir beurrés, remplissez les quatre bols
à pudding aux trois-quarts avec le mélange, placez les disques de papier
sulfurisés. Couvrez le tout d’un torchon propre bien serré par une ficelle.
5. Placez les bols à feu doux au bain-marie pendant 7
heures. Laissez reposer une journée.
6. Le lendemain, retirez le torchon mais laissez le
disque de papier sulfurisé qui doit rester collé au pudding. Recouvrez à
nouveau le bol d’un torchon propre.
7. Mettez vos puddings au repos pendant trois mois.
8. Le jour de Noël, recuisez le pudding pendant 3
heures.
9. Démoulez chaud, servez avec du Brandy Butter.
10. Décorez 3 belles boîtes pour les puddings que vous
allez offrir.
Recette du Brandy Butter
Pour obtenir cette crème, mélangez d’abord dans
un bol 100 g de beurre doux avec 100 g de sucre place et 1 zeste de citron
râpé. Versez petit à petit 6 cl de cognac.
Toujours meilleure préparée à l’avance, cette
recette vous permet de réaliser quatre puddings. Que vous offrirez à vos
proches ! Pensez à cacher une pièce dans chaque pudding : si l’on en
croit la tradition, celui qui la trouve aura bonne fortune pour l’année à
venir.
vendredi 12 décembre 2014
Billets-Déflation, droit devant !
Déflation, droit devant !
D'après les dernières données publiées par
l'Insee, la France redoute d'entrer dans une phase de déflation. La chute des
prix du pétrole n’explique pas tout et la plupart des pays de la zone euro sont
eux aussi menacés.
"La France s’enfonce dans une spirale déflationniste
alors que les industriels cassent les prix pour garder leurs parts de marché,
intensifiant ainsi la pression sur la Banque centrale européenne (BCE) pour
qu’elle engage des mesures drastiques avant qu’il ne soit trop tard", avertit
le Daily Telegraph dans un
article alarmiste, illustré par deux supporters français pleurant dans les bras
l’un de l’autre.
Recours à la planche à billets ?
L'inquiétude
a gagné les spécialistes avec la publication des derniers chiffres de l’Insee
qui constate "une inflation négative, une première depuis l’invention des
statistiques modernes", observe le quotidien britannique. En effet, cette
tendance "va bien au-delà de la chute des prix du pétrole et constitue la
preuve évidente que la seconde économie de la zone euro est en train de
succomber à des forces déflationnistes".
L’ensemble
des données européennes montrent que les prix chutent depuis avril dernier en
Allemagne, en France, en Italie, en Espagne, aux Pays-Bas, en Belgique, au
Portugal, en Grèce et dans les pays baltes, ce qui alimente "la bataille
au sein de la BCE entre les faucons allemands qui martèlent que les politiques
monétaires d’assouplissement ne fonctionnent pas […] et Mario Draghi qui semble
prêt à faire fonctionner la planche à billets pour créer de l’inflation",
explique le Daily Telegraph.
Source courrierinternational.com
jeudi 11 décembre 2014
mercredi 10 décembre 2014
mardi 9 décembre 2014
lundi 8 décembre 2014
dimanche 7 décembre 2014
Infos santé-Médecine traditionnelle chinoise
Médecine traditionnelle chinoise
Qu’un journal généraliste dépasse les clichés
sur les médecines « traditionnelles » ou « alternatives » pour alerter sur
leurs dangers, voilà un événement suffisamment rare pour être souligné, et
salué. Courrier International, dans sa livraison du 30 octobre 2014, édite en
français un article paru dans un journal de Hong-Kong, Fenghuang Zhoukan.
Le constat est fait
par les médecins chinois eux-mêmes :
« Un nombre croissant de recherches montre pourtant que
la consommation à forte dose et sur une longue durée de certains remèdes
traditionnels, qu’il s’agisse de plantes ou de produits conditionnés, peut
entraîner des lésions mortelles. Le professeur Xu Jianming, de l’université de
médecine de l’Anhui, a réalisé en 2005 une enquête rétrospective sur les
lésions hépatiques d’origine médicamenteuse dans 16 grands centres hospitaliers
de différentes régions de Chine.
Conclusion : des substances pathogènes de la
pharmacopée chinoise étaient en cause dans 20,6% des 1 200 cas recensés. Par
ailleurs, selon un article scientifique publié en 2013 par l’hôpital Xinqiao de
Chongqing, sur les 24 111 lésions hépatiques médicamenteuses recensées entre
1994 et 2011, 18,6% s’expliquaient par l’absorption de remèdes d’herboristerie
chinoise. »
- Médecine traditionnelle chinoise : entre empirisme et pensée magique
À l’image des remèdes
de grand-mère, la pharmacopée traditionnelle chinoise a été établie au fil du
temps de manière empirique, et non sur la base d’études rigoureuses et
contrôlées. Sans surprise, ses praticiens mettent en avant un savoir datant de
plusieurs millénaires, ce qui est beaucoup plus confortable que la preuve
scientifique. Ceci n’exclut certes pas que certains remèdes soient efficaces,
comme dans le traitement de l’eczéma.
Mais sans validation
scientifique, le scepticisme vis-à-vis des bénéfices de la plupart de ces
traitements reste de rigueur. D’autant plus que les praticiens refusent de
reconnaitre les critères scientifiques de validation, au nom d’un argument
éculé que partagent toutes les pseudo médecines : les standards de la médecine
occidentale ne seraient pas pertinents pour évaluer la médecine traditionnelle
chinoise. Les dérèglements dans une maladie peuvent être classifiés dans
plusieurs « modèles ». Des maladies multiples pourraient relever d’un même «
modèle » et être traitées par la même formule d’herbes tandis qu’une même
maladie pourrait relever de plusieurs « modèles » différents et être traitée
par des formules multiples. Inutile de chercher la définition précise de ces
fameux « modèles » qui évoquent irrésistiblement l’approche « individualisée »
des homéopathes…
Comme les autres
branches de la médecine traditionnelle chinoise, les pouvoirs attribués aux
remèdes relèvent largement de la pensée magique et d’analogies naïves :
« Selon la Médecine traditionnelle chinoise, le
potentiel thérapeutique d’une plante dépend de l’ensemble de ses
caractéristiques : sa couleur ; sa nature : chaude, froide, neutre ; sa saveur
: sure, amère, douce, épicée, salée ; sa configuration : forme, texture, teneur
en humidité ; ses propriétés : disperser, consolider, purger et tonifier.
En ce qui a trait aux propriétés, prenons l’exemple
d’un type d’arthrite qui est aggravée par l’humidité ou la pluie : dans la
perspective chinoise, cela est attribuable à de l’Humidité et du Froid dans les
méridiens. Or la plante Hai Tong Pi, qui pousse en bordure de mer, possède,
selon la logique chinoise (et l’expérience d’années de pratique), la propriété
de disperser l’Humidité et le Froid. Mentionnons aussi que la propriété de
tonification est fondamentale dans cette approche et sert de base à toute
entreprise thérapeutique. Ici, « tonifier » veut dire accroître la compétence,
l’adaptabilité et la résistance de l’organisme aux facteurs adverses. »
Autant dire que le
système de prescription est assez fantaisiste !
- La composition de ces médicaments, mal connue, révèle toutefois la présence de substances toxiques
Courrier International alerte sur les lésions
hépatiques sévères que peuvent provoquer certains remèdes traditionnels
chinois. Un problème dont ils n’ont certes pas le monopole. Ainsi, de nombreux
médicaments prescrits par la médecine moderne peuvent être dangereux pour le foie.
Mais ces médicaments contiennent très peu de molécules actives dont les effets
peuvent être bien documentés ; le mode de production de ces médicaments est
bien contrôlé, les médecins peuvent donc en tenir compte dans leur prescription
et pour établir une posologie adaptée. Il n’en va pas de même pour les remèdes
de la médecine traditionnelle chinoise, qui peuvent combiner plus d’une dizaine
de plantes ou d’extraits d’animaux. Leur composition chimique complexe, et
probablement peu homogène, n’est donc jamais entièrement connue.
Plusieurs études ont
mis en évidence la présence dans ces remèdes de métaux
lourds toxiques (arsenic, plomb, mercure) à des niveaux élevés. Selon un
article récent paru dans la revue Plos
Genetics, les échantillons étudiés révélaient la présence de toxines
végétales dangereuses pour le foie, les reins, ou cancérigènes.
- Un problème de santé publique ignoré
À en croire Courrier International, c’est le cas en Chine
et il est probable que cela le soit aussi parmi les émigrants chinois. Et chez
les occidentaux ? Une étude
menée en 2000 en Australie, qui portait à la fois sur l’acupuncture et les
remèdes de la médecine traditionnelle chinoise, rapporte un nombre modéré de
cas d’intoxications, mais sévères. Mais les auteurs soulignent eux-mêmes les
limites de leurs investigations, qui ne permettent pas d’évaluer de façon
précise la fréquence et la sévérité des effets iatrogènes liées à la prise de
remèdes de la médecine traditionnelle chinoise. À ma connaissance, de telles
études n’ont pas été menées depuis en Europe…
Le sujet est pourtant
loin d’être anodin. Et on ne peut que s’étonner du fossé qui existe entre la
réglementation tatillonne des produits pharmaceutiques en général et celle qui
s’applique pour les remèdes de la médecine traditionnelle chinoise. Ainsi, la
directive européenne 2004/24/CE qui permet leur autorisation dans les pays de
l’UE est délicieuse de candeur en affirmant que « l’ancienneté
du médicament permet de réduire la nécessité de réaliser des essais cliniques
puisque son efficacité est plausible du fait de l’ancienneté de l’usage et de
l’expérience ». Pour le législateur comme pour le praticien des
médecines traditionnelles chinoises, les traditions millénaires ont donc plus
de valeur que les essais cliniques. On croit rêver .
Le succès des
médecines « parallèles » et les croyances à propos des vertus du « naturel »
devraient inquiéter le monde médical. Les revendications de la médecine
traditionnelle chinoise, qui se présente comme une médecine avant tout
préventive, favorisent enfin l’automédication, ce qui est susceptible
d’aggraver le problème.
Source contrepoints.org
samedi 6 décembre 2014
vendredi 5 décembre 2014
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