lundi 16 avril 2018
Recettes: Périgord-Merveilles
Préparation : 20 mn
Repos : 1 h
Cuisson : 15 mn
Pour 4 personnes
10 g de levure de boulanger
10 cl de lait
150 g de beurre
500 g de farine
200 g de sucre en poudre
4 œufs entiers
2 pincées de sel
Cognac
Huile de friture
Sucre glace
1. Mettez la levure dans un bol et émiettez-la. Faites tiédir le lait et versez-le dessus. Mélangez. Faites ramollir le beurre.
2. Versez la farine dans une terrine et ajoutez le sucre ainsi que 2 pincées de sel. Mélangez et faites une fontaine. Incorporez les œufs entiers, un par un, puis le beurre ramolli. Ajoutez enfin 1 petit verre de cognac ou de rhum pour parfumer le lait et mélangez avec la levure.
3. Mélangez intimement et pétrissez la pâte 2 ou 3 minutes. Ramassez-la en boule et couvrez la terrine d’un torchon. Laissez reposer pendant 1 heure dans un endroit tiède.
4. Abaissez la pâte sur 3 mn d’épaisseur. Découpez-y des bandelettes et des carrés. Avec les bandelettes, faites des nœuds lâches. Dans les carrés, faites trois incisions parallèles sans aller jusqu‘aux bords.
5. Faites chauffer le bain d’huile dans une grande bassine à friture. Plongez-y les merveilles sans en mettre trop à la fois. Comptez, environ, 4 minutes de cuisson par fournée. Retournez les merveilles dès qu’elles montent à la surface et laissez-les dorer.
6. Égouttez-les et poudrez-les aussitôt de sucre glace.
Ces beignets de pâte ajourés, se servent tièdes ou froids, poudrés de sucre glace. Vous pouvez les conserver facilement une quinzaine de jours dans une boîte métallique hermétique.
Ce dessert est traditionnel pour le carnaval. On peut parfumer également la pâte avec de l’essence d’anis. Comme de nombreux autres beignets de pâte que l’on confectionne dans toutes les régions de France, les merveilles marquent dans le calendrier, le retour aux desserts « riches » de l’époque du carnaval et de mardi gras. On les servait aussi dans un panier tapissé de torchon pour les veillées.
Recettes Légumes-Fricassée d’asperges à l’oseille
Préparation : 20 mn
Cuisson : 20 mn
Pour 4 personnes
8 grosses asperges
250 g de petits pois frais
1 petit chou-fleur
1 bouquet d’oseille
50 g de beurre salé
20 g de beurre
Fleur de sel
Poivre du moulin
1. Écossez les petits pois. Coupez l’extrémité dure des asperges. Rincez-les, puis faites-les cuire dans l’eau frémissante salée 10 minutes. Elles doivent rester croquantes. Égouttez-les sur un linge.
2. Rincez les feuilles d’oseille, équeutez-les, coupez-les en deux dans la longueur. Nettoyez le chou-fleur, détaillez-le en bouquets, puis réalisez des chips à l’aide d’une mandoline.
3. Enroulez chaque asperge dans plusieurs demi-feuilles d’oseille en les faisant se chevaucher.
4. Chauffez 50 g de beurre salé dans une sauteuse. Faites revenir les asperges 4 minutes en les retournant régulièrement. Les feuilles doivent prendre une coloration brune. Ajoutez les chips de chou-fleur, enrobez-le beurre chaud pendant 1 minute.
5. Faites cuire les petits pois dans 20 g de beurre et 4 cuillerées à soupe d’eau, 3 à 4 minutes à couvert. Ils doivent rester croquants.
6. Répartissez les légumes chauds sur des assiettes de service. Salez et poivrez. Servez sur le champ.
dimanche 15 avril 2018
Recettes Pâtisseries orientales-Roses des sables
Préparation : 50 mn
Repos : 3 heures
Cuisson : 3 mn par gâteau
Pour 10 gâteaux
200 g de farine tamisée
1 pincée de sel
1 cuillerée à café de sucre en poudre
2 œufs entiers
1 blanc d’œuf
2 cuillerées à soupe d’huile de goût neutre
Huile pour bain de friture
Pour le sirop :
40 cl d’eau
600 g de sucre en poudre
2 cuillerées à soupe d’eau de fleur d’oranger
1. Préparez le sirop : dans une casserole, mélangez l’eau, le sucre et l’eau de fleur d’oranger. Faites bouillir pendant 10 à 15 minutes à feu moyen jusqu’à ce que le liquide se concentre. Réservez au chaud.
2. Préparez la pâte : dans un saladier, mélangez la farine, la pincée de sel et le sucre. Faites un puits au centre et cassez-y les œufs. Ajoutez l’huile, mélangez, puis pétrissez la pâte pendant 10 minutes environ en ajoutant un peu d’eau au besoin.
3. Étalez finement la pâte sur un plan de travail fariné ; elle doit être presque transparente. Découpez-la au couteau en de longues bandes de 5 cm de large environ. Enroulez une bande autour d’une fourchette sans trop serrer et collez son extrémité avec du blanc d’œuf. Faites de même pour les autres bandes de pâte.
4. Faites frire les roses des sables dans l’huile chaude pendant 2 à 3 minutes, jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées.
5. Égouttez-les et plongez-les dans le sirop. Laissez-les ensuite s’égoutter et refroidir sur une grille.
Pour ces roses des sables, utilisez des colorants alimentaires pour varier la couleur des gâteaux et obtenir ainsi un joli bouquet !
vendredi 13 avril 2018
jeudi 12 avril 2018
Infos santé-Brûlures d’estomac et RGO
Brûlures
d’estomac et RGO
- Quels
sont les symptômes des brûlures d'estomac ?
Les brûlures et les régurgitations se manifestent par
une sensation douloureuse dans la région de l’estomac, après un repas. Ces
douleurs irradient parfois derrière le sternum, voire jusque dans la gorge. Les
aigreurs sont souvent accompagnées de renvois acides ou d’accès de toux, en
particulier la nuit. Parfois, les douleurs sont plus fortes lorsque l’on se
baisse, que l’on se penche en avant, que l’on se couche, ou lors d’un effort
physique.
- Quelles
sont les complications éventuelles des aigreurs d'estomac ?
Lorsque les sucs gastriques refluent régulièrement
dans l’œsophage, on parle de reflux gastro-œsophagien ou RGO. Dans ce cas, les
sucs gastriques risquent de provoquer une inflammation, appelée « œsophagite de
reflux », qui rend difficile et douloureuse la déglutition. Cette inflammation
peut parfois rétrécir l’œsophage. À la longue, un ulcère de sa paroi peut
apparaître.
- Quelles
sont les causes des brûlures d'estomac ?
Il existe plusieurs causes de brûlures d’estomac,
parmi lesquelles :
Une perte d’efficacité des attaches du diaphragme
qui enserrent le bas de l’œsophage, entraînant une remontée d’une partie de
l’estomac dans la cage thoracique (hernie diaphragmatique ou hernie hiatale) ;
Une surproduction de sucs acides de l’estomac ;
Une augmentation de la pression exercée sur l’estomac
(excès de poids, grossesse, etc.) ;
Des repas irréguliers, trop gras ou trop copieux ;
Certains aliments (épices, aliments acides, boissons
alcoolisées, café, etc.) ;
Certains médicaments, en particulier ceux destinés à lutter
contre les inflammations ;
L’usage du tabac ;
Le stress.
- Comment
prévenir les brûlures d'estomac ?
Quelques mesures simples vous permettront de diminuer
la fréquence des brûlures d’estomac.
Certains aliments ont tendance à favoriser ces troubles : les agrumes,
la choucroute, les tomates, les plats épicés, les aliments conservés dans le
vinaigre, le miel et les confitures, le chocolat, le café et les colas, le thé,
la bière, les boissons alcoolisées, etc. À chacun d’identifier les aliments qui
lui portent préjudice.
Mangez lentement.
Essayez de prendre plusieurs repas légers et évitez de trop manger le soir.
Évitez de trop boire pendant les repas.
Après un repas, mieux vaut laisser s’écouler deux à
trois heures avant de se coucher.
Remontez la tête de votre lit de 10 à 15 cm (sauf si vous
avez des problèmes d’insuffisance veineuse) au moyen de cales placées sous ses
pieds.
Arrêtez de fumer.
Les ceintures ou les pantalons serrés compriment le bas du
ventre et favorisent le reflux.
Essayez diverses méthodes de relaxation pour relâcher votre tension
nerveuse.
Si vous souffrez d’excès de poids, la perte de quelques kilos peut suffire
à soulager les brûlures.
Si vous prenez un médicament contre les inflammations ou la douleur,
assurez-vous de le prendre au milieu du repas.
- Comment
soulager les brûlures d'estomac ?
Lorsque les mesures d’hygiène de vie sont
insuffisantes, votre médecin ou votre pharmacien peut vous conseiller plusieurs
types de médicaments. Leur mode d’action diffère selon les catégories.
Les antiacides d’action locale permettent de diminuer ou de neutraliser l’acidité du suc gastrique. Ils
sont parfois associés aux alginates, des substances formant un gel visqueux qui
surnage dans l’estomac. Leur effet est rapide, mais parfois de courte durée.
Ils doivent être pris dans les situations pouvant favoriser les brûlures
d’estomac (repas copieux, etc.).
Les pansements digestifs protègent l’œsophage des remontées acides en le tapissant d’un film
protecteur. Ils sont souvent associés aux antiacides d’action locale.
Les antihistaminiques de type H2 diminuent la sécrétion de suc gastrique, en bloquant l’action de
l’histamine. Ils sont utilisés à faible dose dans le traitement des symptômes
du reflux gastro-œsophagien, sur prescription d’un médecin. Il existe depuis
quelques années des médicaments de ce type vendus sans ordonnance. Ils peuvent
être associés aux antiacides qui ont un mode d’action différent.
Lorsque les symptômes sont
fréquents (plus d’une fois par semaine), le médecin peut prescrire un
médicament de la famille des inhibiteurs
de la pompe à protons (IPP) pendant plusieurs semaines. Ces médicaments
diminuent la sécrétion acide dans l’estomac. Ils ont un effet prolongé, mais
retardé : deux ou trois jours de traitement peuvent être nécessaires pour
soulager les douleurs. Certains médicaments contenant de l'oméprazole ou du
pantoprazole peuvent être vendus sans ordonnance. Sans avis médical, le
traitement doit être de courte durée (moins de quatre semaines).
Source : Vidal
mercredi 11 avril 2018
mardi 10 avril 2018
dimanche 8 avril 2018
samedi 7 avril 2018
vendredi 6 avril 2018
Billets-Écart de conduite de Jean-Vincent Placé
Écart de conduite de Jean-Vincent Placé (EELV)
Jean-Vincent Placé,
l’un des leaders d’Europe Écologie-Les Verts, qui est un homme absolument
charmant et dont le respect pour son peuple n’a d’égal que son ambition qui
suinte par tous les pores de sa personne, «
doit régler environ 18 000 euros d’amendes à la suite d’une centaine
d’infractions routières, datant d’avant 2010 », information révélée par
le Canard Enchaîné mercredi.
Ce grand pourfendeur
de la protection de l’environnement vient de nous montrer, et d’une bien belle
façon, le comportement qui est à vomir de nos élites.
Non seulement cet
horrible bonhomme à l’idéologie dangereuse nous explique que nous sommes des
criminels de pollueurs avec nos voitures mais lui, non seulement utilise une
voiture dite de fonction – comprenez par là payée avec notre pognon –
mais en plus se tient très mal au volant de ce véhicule mis à sa disposition
par ses concitoyens.
Monsieur Placé se
tient tellement bien d’ailleurs qu’il prend pour 18 000 euros d’amendes au
volant. 18 000 euros ! Soit 118 076,26 francs ! Oui j’ai converti ! Plus de 100
000 balles d’amendes. Ah, les beaux sentiments de nos gentils bobos de la
gauche juste.
Que faut-il penser de ce genre de personnage au comportement
pour le moins déplacé ?
Ce Monsieur se croit
tout permis. Ce monsieur, comme l’a si bien dit Taubira, se pense invulnérable,
invincible et au-dessus de toutes les lois. Monsieur le Sénateur Placé a oublié
un concept pourtant simple et essentiel à tout bon rapport en société : l’exemplarité.
Monsieur Placé, le
cœur bien à gauche et son porte-monnaie bien à droite, ne comprend pas au bout
d’une amende. Ni de deux. Ni de trois. Non, il continue. Il continue parce
qu’il se croit dans l’impunité la plus totale, il peut continuer parce que
Monsieur le sénateur dégouline aussi de fric acquis sur le dos de nos impôts.
Monsieur le sénateur peut se permettre de payer 18 000 euros d’amendes, soit
plus que le prix de ma Dacia !
C’est donc cette gauche-là qui nous dirige ?
Mais cette gauche-là
qui manifeste le plus total des mépris à l’égard de son propre peuple à qui
elle demande des efforts, en plus, se permet de se plaindre.
Sachez que pour
Monsieur, ce sinistre sénateur, « c’est la
rançon de la notoriété » car « c’est la
même histoire qu’il y a trois ans ». Il trouve tout de même « un peu agaçant » la manière dont cela est
rendu public, « alors que je n’ai même pas reçu
de courrier », souligne-t-il. « C’est
bien sûr de ma faute, je n’ai jamais cherché à fuir mes responsabilités, je ne
demande aucun passe-droit, j’assume et je paie, je ne veux pas que quiconque
doute de mon honnêteté ».
Mais Monsieur le
Sénateur, c’est un homme bien imparfait qui écrit ces lignes. Alors nous
pouvons tous comprendre les errements ou les erreurs. Mais on s’excuse. On est
humble. Et surtout on paie, car si, comme vous le dites, c’est la même histoire
depuis trois ans, il ne tenait qu’à vous de faire votre chèque et vous avez eu
trois ans pour le faire. La triste réalité c’est que, probablement, vous
attendiez que vos petits copains passent l’éponge sur votre ardoise.
Monsieur le Sénateur,
vous ne méritez pas d’être élu en cette institution. Votre comportement est
tout simplement méprisable. Mais vous n’êtes jamais rien que la triste
expression de notre époque, et vous illustrez à merveille la bassesse désolante
de notre classe politique, l’absence d’honneur, et votre mépris du bien public.
C’est vraiment ce que
l’on appelle un écart de conduite.
Source contrepoints.org Charles Sannat
jeudi 5 avril 2018
lundi 2 avril 2018
dimanche 1 avril 2018
Billets-A cure for Life
A cure for Life
La critique du chef d’oeuvre de
Gore Verbinski
- Réalisateur : Gore Verbinski
- Acteurs : Jason Isaacs, Dane deHaan, Mia Goth
- Titre original : A Cure for Wellness
- Genre : Fantastique, Thriller, Épouvante horreur
- Nationalité : Américain
- Date de sortie : 15 février 2017
- Durée : 2h27mn
La
version réussie de Crimson Peak de Guillermo del Toro. Une œuvre
tordue, intense et atypique, dont l’hommage au cinéma gothique relève de la
démence pure. Jubilatoire !
Avertissement :
des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des
spectateurs.
L'argument
: Lockhart, jeune cadre ambitieux,
est lancé sur la trace de son patron disparu dans un mystérieux centre de
bien-être en Suisse.Pris au piège de l’Institut et de son énigmatique corps
médical, il découvre peu à peu la sinistre nature des soins proposés aux
patients. Alors qu’on lui diagnostique le même mal qui habite l’ensemble des
pensionnaires, Lockhart n’a plus d’autres choix que de se soumettre à l’étrange
traitement délivré par le centre… la Cure.
Notre avis : Attention OFNI. Hollywood est parfois capable de
nous clouer le bec et, en 2017, cela s’avère réjouissant. A cure for life ne ressemble en rien à l’offre actuelle de la
production horrifique. Le film d’épouvante n’est pas un micro-budget à moins de
10M$, contrairement à 90% de ce qui se produit dans le domaine. L’on parlera
d’ailleurs d’œuvre et non de produit, et elle est assumée comme tel par son
studio. Ce n’est ni un remake, ni un reboot, encore moins une suite, et l’on ne
sait jamais trop la direction que les scénaristes souhaitent emprunter
tellement l’habillage est étrange. Il n’y a point d’héroïsme, puisque le
personnage central est plus proche de l’anti-héros égoïste que des canons de
beaux gosses contemporains qui polluent un type de divertissement injustement
associé au public adolescent.
De surcroît, le thriller abonde dans les thèmes glauques,
entre inceste, viol ou réflexion sur le vieillissement en sanatorium, ce qui
n’est pas franchement sexy pour les plus jeunes. Le réalisateur ose l’audace en
alignant les séquences malaisées (gare aux dents et aux sangsues phalliques),
et ne se montre nullement pudique quant à la nudité. Verbinski semble même
vouloir porter un message sur la finance, avec une critique en filigrane du
système financier capitaliste (assimilé donc aux sangsues, la métaphore est
filée et offre une lecture riche de l’ensemble du film), de l’aliénation au
travail…
(C) Twentieth Century Fox
Plus qu’inhabituel également, A cure for life affiche une durée excessive de 2h30, jamais
observée dans le domaine. Ce qui peut être un frein avant d’entrer en salle,
devient source de « bien-être » (wellness, en anglais), puisque l’on
s’installe dans un trip intemporel, où l’on est invité à perdre ses repères
hors du réel. La démarche ne répond pas à des obligations narratives (cela
n’apporte a priori rien au récit, qui aurait largement pu être condensé), mais
cela donne corps à la narration. Celle-ci précipite un jeune yuppie de la
finance américaine, dans un établissement médical huppé, perdue dans les
montagnes, à la recherche du patron d’une grande société, parti en cure. Il va
lui-même perdre la notion du temps. Ce qui devait être un passage de quelques
heures devient un séjour quasi… tombal. Ne soyons pas réfractaire face à la
durée, l’ennui est inexistant et le sentiment d’apprécier le film dans sa
littérarité est un vrai bonheur de cinéphile.
(C) Twentieth Century Fox
Comble du plaisir et de l’originalité dans le genre, le
regard du cinéaste est celui d’un visionnaire qui compose l’image de
trouvailles épatantes, infiniment grandioses et vertigineuses, à l’image du
cadre alpin qui sert d’arrière-plan délicieusement gothique, effaçant ainsi les
souvenirs d’une décennie de found-footages moisis. Sans aucune star à l’écran,
le film est le fruit de l’imagination d’un réalisateur plutôt méconnu du grand
public, même s’il a réalisé Pirates des
Caraïbes ou le remake américain réussi de Ring, Monsieur Gore Verbinski. Le studio l’a
suivi dans cette aventure irrationnelle, alors qu’il se relevait à peine d’un
des plus gros échecs américains de la décennie, à savoir l’étonnant Lone Ranger, avec Johnny Depp, où il
démontrait déjà qu’il n’était pas un cinéaste comme les autres, dans son goût
pour les inserts décalés, du sublime visuel, et des durées, pour le coup,
excessives. Aussi, nous saluerons Twentieth Century Fox, comme Warner à l’époque
du remake de Mad Max, pour cette
prise de risque commerciale décidément trop rare.
(C) Twentieth Century Fox
Nonobstant tout cela, l’on notera la multitude de critiques
négatives que le film a reçue aux USA, dénotant les attentes trop élevées de
certains après le visionnage de ses intrigantes bandes-annonces. Il est vrai
que l’aboutissement narratif n’est pas des plus satisfaisants, tout en étant
curieux. Et c’est peut-être, nous semble-t-il, le seul petit reproche à faire
au film qui n’offre pas vraiment de rebondissements de situation qui permet une
relecture du film. Certains blâmeront le cinéaste pour ses excès d’ambitions.
Dans la démesure, A cure for life,
titre ironique « français » à peine mieux que l’original (A cure for wellness), peut susciter
l’animosité, voire l’antagonisme des réfractaires qui ne se retrouveront pas
dans cet univers sombre, loin du pop corn movie habituel, vendu pourtant par
une ridicule petite affiche de série B qui ne reflète pour le coup rien du
monument gothique de Gore Verbinski.
(C) Twentieth Century Fox
Dans tout son dispositif de l’étrange et avec ses grands
moyens A cure for Life semble
appelé à être un échec en salle. Malheureusement. Mais si tel est le cas,
l’œuvre saura in fine se relever. Dans 15 ans, l’on imagine une autre
génération s’interroger sur la réception critique et publique initiale d’un tel
parangon du cinéma visionnaire. En attendant, un conseil, il serait infiniment
dommage de se priver sur grand écran d’une vision aussi élaborée de cinéma.
Sachez que l’auteur de ses lignes a parfaitement jubilé sans jamais sombrer
dans l’ennui. Trop occupé à vivre l’expérience, comme ce qu’elle est, un
magnifique hommage au cinéma et à la littérature gothiques britanniques. Oui,
il y a du Mary Shelley, pour son goût pour la science, mais aussi du Horace
Walpole et du Ann Radcliffe, dans cette peinture accidentée de la nature, donc
forcément romantique également, au sens pictural du terme.
Cette offre d’alternative au cinéma balisé hollywoodien était
inespérée. Le résultat dément tient du miracle. Tout simplement immanquable.
Par Frédéric
Mignard
Source https://www.avoir-alire.com/
jeudi 29 mars 2018
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