vendredi 18 juillet 2014

Billets-Comment sauver nos retraites ?


Comment sauver nos retraites ?

Dans une France réputée politiquement arriérée, la question lancinante d’une réforme des retraites sans cesse remise sur le métier représente, à l’aune de toutes les réforme(tte)s paramétriques imaginées et mises en œuvre depuis des lustres, un coût financier et social de plus en plus intenable.

Ainsi, contre toute réalité, Marisol Touraine se félicitait-elle béatement de la publication dans le Journal officiel de deux décrets d’application de la loi du 20 janvier 2014 représentant, à ses yeux énamourés, deux avancées majeures garantissant l’avenir et la justice du système de retraites. Dont acte. Mal lui en a pris puisque dans son premier avis remis au gouvernement le 15 juillet dernier, soit à peine six mois après le cocorico de Mme Touraine, le nouveau Comité de suivi des retraites met déjà en garde le gouvernement contre une nouvelle et rapide dégradation du financement des retraites.

Mais à tout seigneur tout honneur, qu’il nous soit alors permis d’évoquer la spectaculaire réussite de José Piñera, professeur d’économie diplômé de Harvard et ancien ministre du Travail et des Mines chilien, dont l’action anticipatrice en matière de retraite par capitalisation demeure un modèle du genre. Nul n’est prophète en son pays, dit-on, et pourtant… José Piñera l’a été au Chili au point qu’aujourd’hui 95% des Chiliens ont durablement adopté ce système gagnant de retraite par capitalisation qui, spécialement en France, fait l’objet de tous les assauts des idéologues et autres esprits fermés au progrès !

« Le système de retraite par capitalisation permet de résoudre le problème classique du système par répartition au niveau démographique : dans une société qui vieillit, le nombre d’actifs par retraité baisse. Avec un système par capitalisation cependant, la population active ne finance pas la population retraitée. Ainsi, on évite les conflits intergénérationnels potentiels et la faillite du système. La capitalisation ignore le problème qui se pose désormais à de nombreux pays, à savoir des engagements non provisionnés en matière de retraites. »

Ainsi, le retour à la liberté dans la responsabilité des citoyens délivrés d’une pesante et intrusive servitude étatique contribue, grâce à une gestion optimale et transparente de leur patrimoine, à garder légitimement une pleine et entière propriété sur un argent âprement gagné à la sueur de son front.

Sous tous les cieux et à quelques différences près dues à la psychologie singulière de l’ADN de chaque peuple pris en particulier, on retrouve souvent les mêmes réflexes qui, parce qu’ils appartiennent en propre à l’humanité, animent d’une manière semblable et du haut en bas de la société la diversité des hommes. José Piñera : « J’ai toujours pensé que les salariés sont plus concernés par les problématiques qui touchent directement à leur quotidien, telles que la retraite, l’éducation et la santé. Ils prennent leurs décisions pour assurer le bien-être de leur famille, et non en fonction d’allégeances politiques ou d’idéologies collectivistes. La leçon ultime de l’expérience chilienne est que seules aboutissent les révolutions qui font confiance aux hommes et aux exploits dont ils sont capables, à condition de les laisser libres d’agir. »

Nous avons en France des émules cachés mais bien réels de José Piñera qu’une coalition de l’establishment politique, syndical et médiatique s’évertue, par tous les moyens jusqu’aux moins reluisants, à empêcher d’exprimer des idées ultralibérales salvatrices dont ils craignent, à juste titre, qu’elles viennent à les priver de leurs faux droits. Dans cette optique désespérante, Jacques Garello a donc décidé, en matière de retraites, de passer outre les ukases de la pensée unique pour faire la démonstration, selon moi imparable, qu’il est plus que temps de revenir à la raison pour stopper l’impulsion rétrograde qui nous conduit aujourd’hui comme hier à nier ou à ignorer la dure réalité des faits :
  • 4 actifs pour un retraité (1970) / 1,25 actif pour un retraité (2013) ;
  • 78 ans / 84 ans : longévité pour les hommes et pour les femmes, avec une retraite à 62 ans, la pension doit être versée pendant 16 ans ou 22 ans ;
  • 250 euros : ce qui actuellement est retenu chaque mois sur le salaire d’un smicard pour financer les retraites par répartition ;
  • 120 euros : la cotisation mensuelle pour que le smicard ait la même retraite s’il est autorisé à avoir un compte personnel épargne-retraite ;
  • 250.000 euros : ce que le smicard aura perdu après avoir cotisé pendant 44 ans dans le système actuel ;
  • 13 ans : la durée de versements à un compte d’épargne-retraites avec un taux de 3% pour reconstituer une retraite égale à celle que promet la Sécurité sociale ;
  • Entre 5 et 9% (hors inflation) le taux de rendement d’un livret d’épargne retraite sur un placement au moins égal à 10 ans ;
  • 45 ans : délai qui donne une certitude absolue de rendement à 4% ;
  • 15 ans : période qu’il faut pour doubler un placement à 5% d’intérêt.

Le temps est donc venu pour les Français de se réveiller vivement d’un mauvais rêve pour décider, toutes les cartes en main, d’un futur de leur retraite qui soit pour eux le plus riche et le plus harmonieux possible : alors, faites vos jeux !


Source contrepoints.org

jeudi 17 juillet 2014

Billets-Blablacar ou l’obsolescence de l’État comme acteur économiquer


Blablacar ou l’obsolescence de l’État comme acteur économiquer
  
La récente levée de fonds de Blablacar, le site leader du covoiturage, est une date à marquer d’une pierre blanche. Au-delà des montants investis, 100 millions de dollars, il faut y voir un témoignage de plus de l’obsolescence de l’État comme acteur économique. Au cours du 20ème siècle, des pans entiers de l’économie ont été nationalisés. Ce système centralisé et figé est désormais caduc. Trop lent, trop couteux, trop peu respectueux des usagers. L’évolution ultrarapide des technologies ne fera qu’accélérer ce processus de décomposition.

Une croissance fulgurante
Créé en 2006, Blablacar transporte désormais l’équivalent de 6% des passagers de Voyages SNCF. Cette révolution s’est faite sans bruit mais à des taux de croissance de 200% par an. Blablacar séduit par le prix. Un trajet Paris Nantes coute avec Blablacar 20 euros soit jusqu’à quatre fois moins que le TGV dont les prix n’ont cessé de flamber. Le site est aussi supérieur sur le service : dépose à domicile, départ à toute heure du jour et de la nuit, courtoisie et propreté des véhicules. Les conducteurs sont notés par les passagers et les moins bons sont exclus du site.

C’est qu’à l’abri de la concurrence, la SNCF s’est laissée vivre pendant trop longtemps. Avec le train français, on est privé à la fois du fromage (le prix) et du dessert (les services). Les prix ont progressé deux fois plus vite que l’inflation depuis 15 ans. Dans le même temps, le service n’a cessé de se dégrader : retards en série (on s’approche de la situation italienne), grèves sauvages, allongement des temps de parcours (2 heures il y a 20 ans pour un Paris-Nantes, 20 minutes de plus aujourd’hui). L’usager souffre aussi tous ces détails qui clochent : annonces peu claires ou absentes, fermeture inopinée du bar sur certains trajets, toilettes répugnantes… L’interaction des agents SNCF avec les clients est souvent affligeante de bêtise, d’incompréhension et d’absence d’empathie. Comme le disait Frédéric Bastiat : détruire la concurrence, c’est tuer l’intelligence. La SNCF prouve tous les jours que cette maxime est vraie.

Un service public laissé au bord de la route
Internet a changé la donne. La technologie permet des effets de leviers de croissance extraordinaires par des mécanismes viraux de conquête du marché. L’innovation est aussi devenue beaucoup moins onéreuse. On parle souvent d’innovations Lego, qui permettent de combiner différentes technologies, souvent gratuites, pour créer des services de rupture. Instagram, la startup rachetée plus d’un milliard de dollars par Facebook, s’est construite ainsi autour d’une équipe d’une vingtaine de personnes. L’application avait conquis plus de 100 millions d’utilisateurs en six mois. Avec la technologie, on peut faire beaucoup avec peu.

L’histoire économique s’accélère donc. Le système étatique ne parviendra pas à suivre, bloqué dans ses rigidités et ses avantages acquis. Un peu comme le régime économique soviétique s’est effondré de lui même, incapable de répondre au défit de la guerre technologique lancé par les États-Unis.

La liste des business étatiques qui vont disparaitre est longue. On pense à la météo ou la régulation du trafic automobile bientôt inutiles avec des applications comme Waze. L’éducation nationale, ce système soviétique qui coûte cher et produit une casse sociale vertigineuse, sera bientôt pour une large partie supplanté par les MOOC, ces cours en ligne souvent gratuits. La Poste deviendra rapidement inutile par la disparition totale du courrier (on va y venir rapidement) et par le foisonnement de solutions privées de livraison des colis.

Ironiquement, les dures grèves de la SNCF n’ont fait que renforcer Blablacar. Réaction absurde d’un système aux abois. Les différents lobbies vont évidemment se dresser contre l’innovation. Des reculs se produiront certainement mais ils seront limités, à moins d’accepter une lourde perte de compétitivité et un net recul social. Le peuple qui a goûté à la liberté ne se laissera pas faire.


Dans les années 80, les socialistes ont essayé de freiner les radios libres qu’ils avaient lancées. Les manifestations d’auditeurs les ont contraints à renoncer à la censure. On peut s’attendre à une évolution similaire. Rien n’arrête le progrès, ni l’histoire.

mercredi 16 juillet 2014

Billets-Loi anti-Amazon : une loi idiote vite contournée


Loi anti-Amazon : une loi idiote vite contournée

Ces derniers mois, les parlementaires français ont longuement débattu d’un projet de loi finalement adopté le 26 juin dernier. Entrée officiellement en vigueur jeudi dernier, le 10 juillet, elle est devenue en partie caduque le jour même. Petite histoire d’une loi idiote…

En France, on s’inquiète beaucoup des petites librairies et de la concurrence que leur livre Amazon, le site d’achat de livres en ligne. Amazon offre plus de titres, bien souvent à meilleur prix, et on reçoit notre commande chez soi. Pour n’importe qui ou presque, c’est très avantageux. Mais pas pour ceux qui vendent encore les livres comme au 20e siècle.

Pour protéger les petits libraires, quitte à nuire aux lecteurs en quête de culture, les politiciens français ont donc passé les six derniers mois à plancher sur une loi, surnommée la « loi anti-Amazon ». Cette loi interdit les rabais sur les livres qu’on se fait livrer chez soi et interdit surtout qu’on livre gratuitement.

Qu’est-ce qu’a fait Amazon vous croyez ? Ils ont supprimé leurs livraisons gratuites pour se conformer à la loi et facture désormais… un sou !

Entre vous et moi, la nouvelle loi n’aura pas vraiment pour effet d’aider les petites librairies. Comme quoi, ce n’est pas parce qu’on y met beaucoup d’énergie que tout travail est utile. Les parlementaires français viennent de l’apprendre à la dure.


Source Institut économique de Montréal

Billets-La France est d’ores et déjà en faillite


La France est d’ores et déjà en faillite

Quoi que l’on pense de Charles Gave, qui pour certains est un vilain « ultralibéral », il n’en demeure pas moins que ses analyses économiques se révèlent très souvent justes et qu’il a su à travers son succès dans les affaires prouver sa pertinence et sur la durée, ce qui est beaucoup plus rare.

Son avis n’est donc pas, loin de là, à prendre à la légère. Or que nous dit Charles Gave de GK Research dans sa dernière note confidentielle du 11 juillet 2014 ?
En 43 ans de carrière, c’est la première fois que je recommande une position de vente sur la dette française qui ne soit pas une position de couverture.
Aujourd’hui, je pense que le moment est venu de vendre à découvert la France.
Soyons clair : si j’ai raison, cela signifie aussi que vous ne devriez en aucun cas détenir d’actions bancaires ou financières de la zone euro, ni aucune obligation des pays périphériques de la zone euro et très peu d’obligations d’entreprises européennes. Les seules obligations en euro à détenir sont les bunds allemands. Bref, pour l’anniversaire de la prise de la Bastille, j’émets donc un conseil très baissier.

La France a déjà fait faillite !
Je crois que tout le monde doit bien comprendre cette idée-là. Le problème n’est plus de savoir si la France va faire ou pas faillite. Le problème n’est pas non plus de savoir quand. Non mes chers amis, la France a déjà fait faillite, comme la Grèce, le Portugal, l’Espagne ou l’Italie.

Pourquoi ? Pour une raison très simple. Les conséquences de la faillite ou les conséquences pour éviter la faillite sont les mêmes ! Explications.

Si notre pays faisait faillite officiellement demain, que se passerait-il dans les faits ? Tous ceux qui détiennent des obligations de l’État français seraient ruinés ou presque. Plus personne ne voudrait prêter à la France. Du coup, nous devrions effectuer des coupes budgétaires sans précédent et ne payer que ce que nous pouvons payer… en clair, plus de Sécu, plus d’assistanat, plus de RSA, plus beaucoup de retraite et des salaires en forte baisse pour nos amis fonctionnaires et de façon générale pour tous ceux qui dépendent de l’argent public. Ce serait évidemment une catastrophe économique qui rapidement dégénérerait en un chaos social. D’où l’idée de « tout » faire pour éviter la faillite y compris de l’austérité…

Mais personne ne remarque-t-il donc que, pour éviter la faillite, il faut faire de l’austérité et que cette fameuse austérité n’est ni plus ni moins sensiblement la même chose que les conséquences éventuelles d’une faillite ?
  • On coupe dans les budgets de la Sécu et on baisse les remboursements des soins ou des médicaments.
  • On recrute moins de fonctionnaires.
  • On flexibilise le marché du travail.
  • On augmente les impôts et les taxes de toutes sortes.
  • On diminue les allocations chômage.
  • On gèle les pensions de retraite.
  • On revient sur nos célèbres avantages acquis, etc., etc.
Vous devez comprendre que la seule différence réside dans la rapidité des événements. En cas de faillite de la France, les conséquences sont brutales, multiples et immédiates. Hier tout marchait, demain tout est à l’arrêt.

Pour éviter la faillite, on tente désespérément, sans que cela ne fonctionne, de limiter les dépenses de l’État ainsi que notre endettement et pour ce faire, nous faisons la même chose que si nous avions fait faillite mais plus doucement, plus progressivement ; cependant, au bout du compte, les pensions de retraite – pour ne prendre que cet exemple – devront baisser d’une façon monumentale. D’ailleurs en Allemagne, désormais le débat c’est la retraite… à 76 ans !

Dans tout cela, encore une fois, je ne juge pas et il ne s’agit pas de savoir si notre fonctionnaire mérite son salaire ou si le retraité mérite sa pension – bien sûr qu’il l’a mérité, en plus il a cotisé « toute sa vie », hélas les caisses sont vides et ses cotisations ont servi à payer les retraités d’avant… Nous n’avons tout simplement, et c’est déjà le cas, plus d’argent.

La France est donc déjà en faillite et en voulant l’éviter à tout prix nous sommes obligés, en tous cas nos dirigeants sont obligés de prendre des mesures de restriction de la dépense publique.

Dans tous les cas, nous sommes allés tellement loin dans la dépense en croyant chaque fois que nous serions sauvés par une croissance miraculeuse que nous en sommes arrivés au point de non retour et quoi qu’il se passe désormais, que la France fasse officiellement ou pas faillite, les conséquences économiques, sociales et politiques de décennies de gestion calamiteuse seront très douloureuses et le sont déjà pour beaucoup de nos concitoyens.

Alors, encore une fois, prenez vos précautions, anticipez, le moment n’est plus aux demi-mesures. Vous devez prendre votre propre situation en main sans attendre quoi que ce soit d’un État déjà totalement dépassé par la situation. Vous devez tout faire pour être en mesure de vous assumer financièrement sans l’aide de l’État sinon vous allez vous retrouver dans une situation de très grande fragilité et de très grande précarité.



Source contrepoints.org

mardi 15 juillet 2014

Infos santé-Anti-oxydants et cancer


Anti-oxydants et cancer

Depuis des années les diététiciens et les médecins cancérologues clament que les aliments contenant des anti-oxydants sont bons pour la santé et qu’ils « peuvent » prévenir l’apparition de certains cancers, pour ne pas dire « pourraient » car l’incertitude est telle dans ce domaine qu’il valait mieux utiliser le conditionnel afin d’éviter d’être poursuivi devant les tribunaux pour imposture. Il y a eu de nombreuses études réalisées pour tenter de prouver que les pommes, les carottes, les poivrons ou des noix variées comme la pistache étaient bénéfiques pour la santé et prévenaient aussi bien l’apparition de certaines maladies cardio-vasculaires que celle de certains cancers. Aucune étude réalisée dans ce sens ne s’est révélée concluante. Malgré tout on a continué à clamer que c’était bon pour la santé pour d’obscures raisons de marketing. À qui a profité le crime, nul ne le saura jamais sinon à quelques nutritionnistes gourous qui se sont enrichi aux dépens de la crédulité de leurs clients crédules.

Dans un court papier paru dans le New England Journal of Medicine deux médecins de la Lustgarten Foundation et d’autres collègues considèrent que les antioxydants n’ont aucun effet sur la réduction de l’apparition des cancers mais au contraire ont plutôt l’effet inverse. Leurs travaux se basent sur la compréhension récente de la stratégie choisie par la cellule pour maintenir un équilibre entre les composés oxydants et leur contreparties non oxydantes, en un mot la régulation des réactions d’oxydoréduction essentielles dans de nombreux processus chimiques de la cellule. Par exemple l’eau oxygénée est essentielle, en très faible quantité, pour certaines voies métaboliques et l’eau oxygénée est effectivement produite au bon endroit et au bon moment dans la cellule. En quantités importantes, il est reconnu que ce composé est toxique et les cellules produisent leur propres moyens de défense pour annihiler les surplus d’eau oxygénée, de même que la cellule dispose d’un attirail très performant pour éliminer l’ammoniac qui est tout aussi toxique.


Il paraissait logique pour de nombreux praticiens et diététiciens que des compléments alimentaires adéquats riches en substances antioxydantes soient bénéfiques pour la santé car ils contribuaient à en quelque sorte neutraliser les effets néfastes de l’eau oxygénée, en réalité l’espèce chimique appelée radical O-singulet ou oxygène réactif.
Or cette étude a montré qu’il n’en est strictement rien car les substances présentant des propriétés dites antioxydantes n’agissent pas sur les mêmes sites au sein de la cellule car il se trouve, selon cette étude, que l’oxygène réactif apparaît au niveau des mitochondries alors que les antioxydants présents dans l’alimentation n’atteignent jamais ces organites subcellulaires dédiés à la production de l’énergie dont a besoin la cellule. Bien au contraire toutes ces substances supposées bénéfiques s’accumulent dans une toute autre région de la cellule et leur effet est quasiment nul voire négatif pour le bon équilibre du métabolisme cellulaire dédié à la régulation de la teneur en oxygène « actif ». Dans le cas des cellules cancéreuse, la situation est même aggravée car les produits contenus par exemple dans les pistaches s’accumulent et perturbent la régulation de la teneur en cette espèce d’oxygène qui peut créer des dommages à l’ADN nucléaire ! Cette observation conforte le fait que la radiothérapie anti-cancéreuse fait apparaître des formes activées de l’oxygène, ce que l’on appelle en chimie des radicaux libres, comme certains traitements chimiques présentant les mêmes effets. Ces traitements tuent les cellules cancéreuses en augmentant les radicaux oxygène.

Il apparaît donc de manière contre-intuitive que l’inhibition des mécanismes réduisant les radicaux oxygène soient plutôt bénéfiques dans le traitement des cancers, le challenge étant de déterminer quels sont les processus régulant les schémas métaboliques impliqués dans un tel maintien du bon équilibre entre les espèces oxydantes et leurs opposés réducteurs. Il s’agit d’un équilibre contrôlé en permanence par la cellule afin de préserver son intégrité, on appelle ce mécanisme la balance redox qui a lieu en particulier au sein de la mitochondrie.

Il reste tout de même un long cheminement pour déterminer précisément quel est le processus intime qu’utilise la cellule pour se prémunir contre toute déviation la conduisant à devenir cancéreuse. Cette étude a par exemple montré que les fumeurs abusant d’aliments riches en beta-carotène, un antioxydant vitaminique bien connu, développaient plus rapidement un cancer des voies pulmonaires ou des poumons que les fumeurs ne suivant aucun régime particulier !

Comme quoi les idées reçues qui ne sont fondées que sur des on-dits peuvent être particulièrement néfastes…


Source : Cold Spring Harbor Laboratory, Long Island

Billets-Interview de Hollande : un message inaudible


Interview de Hollande : un message inaudible

Dans son allocution du 14 juillet, François Hollande a exhorté ses concitoyens à avoir confiance en eux plutôt qu'à se dénigrer. Un tel appel lancé par un chef de l'Etat si décrédibilisé risque de rencontrer peu d'écho, estime cette éditorialiste du Temps.
 
Optimiste de tempérament, François Hollande appelle régulièrement les Français à se montrer “fiers” de leur pays, cette “grande nation”. Interviewé pour le 14 Juillet, le président de la République a une nouvelle fois exhorté ses concitoyens à “avoir confiance en eux”, au lieu de pratiquer “la déploration” et “le dénigrement”.

Méfiance et scepticisme
Malgré une économie à l’arrêt et une courbe du chômage qui ne s’inverse pas, le chef de l’Etat se montre confiant, certain que le cap qu’il a fixé, celui du pacte de responsabilité, portera ses fruits. Mais, malgré ce volontarisme présidentiel, ce message n’est guère audible, tant la France paraît en panne de confiance. La méfiance et le scepticisme touchent une majorité de citoyens, une partie de la gauche et des syndicats, la droite bien évidemment, ainsi que nombre de chefs d’entreprise.

Du côté des électeurs, un message a été clairement envoyé en mars et en mai derniers, à l’occasion des élections municipales puis européennes: à l’issue des deux scrutins, les socialistes ont été sévèrement battus. Le mal et la défiance envers la classe politique sont pourtant plus anciens, plus profonds : ils touchent tous les camps, comme le montrent à la fois le taux d’abstentionnisme et les voix critiques envers l’UMP, au bord de la faillite, qui ne cesse de s’entre-déchirer.

Messages peu cohérents
Dans la majorité, une ambiance cafardeuse règne également. Le réformisme social-démocrate et la politique favorable aux entreprises affichés par François Hollande déstabilisent l’électorat traditionnel, certains militants, ainsi qu’une partie des élus. Les députés frondeurs restent certes minoritaires, mais ils savent se faire entendre et donner de l’écho à leur malaise. Dans les milieux économiques, enfin, les engagements pris par François Hollande de réduire le coût du travail et la fiscalité de 40 milliards d’euros en trois ans ne se sont pas encore traduits par des résultats tangibles.

Ni la croissance, ni la création d’emplois n’ont commencé à se redéployer. Certains messages peu cohérents avec la ligne officielle pro-entreprise, comme ceux envoyés par le ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg, contribuent à entretenir la circonspection des dirigeants d’entreprise. Dans ce climat morose, les appels à la confiance font l’effet d’un cri dans le silence du plateau du Larzac. Et pour l’instant, on ne voit pas comment ils pourraient rencontrer un meilleur écho.

 Dessin de Sondron
Source Courrier International

lundi 14 juillet 2014

Billets-Les Français remettent en cause la légitimité des partenaires sociaux


Les Français remettent en cause la légitimité des partenaires sociaux

Les Français sont majoritairement très critiques à l’égard des partenaires sociaux selon un sondage de BVA sur la conférence sociale, réalisé samedi 12 juillet pour I-télé.

  • Conférence sociale : une majorité de Français souhaite que le gouvernement tranche quitte à mécontenter certains partenaires sociaux.
La grande conférence sociale, troisième du nom, s’est déroulée dans un climat de tension avec certains partenaires sociaux : la CGT, FO FSU et Solidaire ayant décidé de boycotter les débats au deuxième jour. Aujourd’hui lorsque l’on demande aux Français d’opter entre dialogue et rapidité, ils choisissent majoritairement la seconde option : 53% d’entre eux souhaitent en effet plutôt que le gouvernement « tranche quitte à mécontenter certains partenaires » sociaux plutôt que « continue à réunir les partenaires sociaux afin qu’ils se mettent d’accord » (44%).

Cet appel à des solutions rapides dans le domaine économique et social est clairement mesuré dans les sondages d’opinion de BVA [1] : sur le Pacte de responsabilité par exemple 72% des Français considèrent qu’il faut accélérer sa mise en place. La méthode Valls plus directe, moins consultative (on l’a vu avec le report du compte pénibilité) apparaît donc plus populaire que la méthode Hollande-Ayrault. Il faudra toutefois qu’elle donne des résultats rapides pour prouver son efficacité en matière d’emploi en particulier (préoccupation numéro 1 des Français) car le « passage en force » séduit beaucoup moins la base électorale de la gauche : sympathisants de gauche (36%) et électeurs de François Hollande (40%).

  • 76% des Français ne se sentent pas représentés par les partenaires sociaux présents lors des négociations
Si les Français réclament une accélération c’est aussi parce qu’ils remettent en cause la légitimité des partenaires sociaux : 76% ne se sentent pas représentés par ces partenaires sociaux (contre seulement 22% qui pensent le contraire). Cette défiance traverse toutes les catégories de la population : que les Français soient salariés (73%), à leur compte (93%) ou chômeur (80%), qu’ils soient cadres supérieurs (81%), employés (76%) ou encore ouvriers (68%). Les sympathisants de droite sont les plus nombreux à ne pas se sentir représentés (83%), mais c’est aussi le cas de tout de même 61% des sympathisants de gauche. Le patinage des négociations ne doit donc pas seulement inquiéter le gouvernement, mais aussi les partenaires sociaux : le soutien d’une partie des Français à leur cause risque encore de s’étioler si leur représentativité continue à être ainsi remise en cause dans de telles proportions.

[1] Enquête réalisée les 10 et 11 juillet 2014 auprès d’un échantillon de 1050 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, recrutées par téléphone et interrogées par Internet, selon la méthode des quotas.



Source contrepoints.org

dimanche 13 juillet 2014

Billets-François Hollande, mauvais président pour 76% des Français


François Hollande, mauvais président pour 76% des Français

Piètre consolation pour Nicolas Sarkozy, rejeté par deux tiers des Français, François Hollande peut faire encore pire. C’est du moins ce que montre un sondage BVA diffusé ce samedi [1] : 76% des sondés ont en effet une mauvaise image de l’actuel locataire du Palais de l’Élysée, en hausse de 5% par rapport à janvier 2014. À l’inverse, ils ne sont plus que 2% à avoir une très bonne opinion du président de la république, et 22% une plutôt bonne opinion.

Sans surprise, François Hollande reste relativement plus populaire à gauche qu’à droite : 59% de bonnes opinions chez les sympathisants de gauche, contre 3% chez les sympathisants de droite. Au global, François Hollande réussit l’exploit d’être aussi populaire que Jean-François Copé (24%) et moins que Marine Le Pen (30%). À l’inverse, les Français ont une bonne opinion d’Alain Juppé à 69% (sondage de janvier 2014) ou à 60% de Manuel Valls (sondage de mai 2014). François Fillon est lui à 48%.

Quand on demande aux Français comment ils évaluent François Hollande en tant que président, sa cote chute encore un peu plus à 22%. Il n’est guère qu’une qualité que les Français reconnaissent au président, « sympathique » à 51%. À l’inverse, seuls 19% le jugent capable de prendre les décisions qui s’imposent et 22% estiment qu’il dit la vérité aux Français. De même, 66% des Français jugent qu’il ne va pas assez loin dans les réformes nécessaires. Même si la signification que mettent les Français derrière le mot réformes change évidemment beaucoup selon les personnes, les libéraux y verront assurément la confirmation que les Français sont prêts à un discours de vérité sur la situation du pays et sur les réformes de fond à y mener d’urgence.

François Hollande aura-t-il le courage de sortir par le haut de cette situation en continuant l’aggiornamento de sa famille politique ? Espérons le, le besoin est de plus en plus pressant…


[1] Enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français recrutés par téléphone et interrogés par Internet les 10 et 11 juillet 2014. Échantillon de 1050 personnes de plus de 18 ans, sélectionnées selon la méthode des quotas

samedi 12 juillet 2014

Billets-Les nouveaux contrats de mariage Facebook


Les nouveaux contrats de mariage Facebook
 
“Les clauses ‘réseaux sociaux’ dans les contrats de mariage se multiplient”, alerte le magazine Time.

Avant de se passer la bague au doigt, les Américains s’assurent désormais que leur futur conjoint ne diffusera pas n’importe quoi en ligne, sous peine de contreparties financières.

“Cela peut aller jusqu’à 50 000 dollars si l’on poste une photo peu flatteuse de son épouse sur Facebook”, rapporte l’hebdomadaire américain, qui estime tout de même que, “s’il faut signer un contrat pour empêcher cela, alors le couple doit avoir d’autres problèmes sous-jacents, bien plus graves”.

 Dessin de falco, Cuba.
Source Courrier International

vendredi 11 juillet 2014

Billets-La censure administrative du Net !


La censure administrative du Net !

Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur, a présenté en Conseil des ministres son projet de loi de lutte contre le terrorisme. Véritable arsenal de mesures de surveillance et de restrictions des libertés, ce texte réintroduit notamment le blocage administratif et sans juge de sites Internet, et propose d'étendre à nouveau l'extra-judiciarisation de la censure des contenus en ligne.

Le projet de loi de lutte contre le terrorisme présenté en Conseil des ministres par Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, rappelle douloureusement les projets similaires régulièrement présentés alternativement par l'UMP ou le PS.

Une fois encore, un sujet parfaitement légitime – ici la lutte contre le terrorisme – est instrumentalisé pour justifier la restriction de la liberté de communication et la fuite en avant vers la surveillance en France. Cette fois-ci, le gouvernement souhaite non seulement étendre encore les responsabilités des intermédiaires techniques dans la suppression de contenus en ligne encadrée par la Loi pour la Confiance dans l'Économie Numérique (LCEN) (à charge pour eux, acteurs privées, de déterminer ce qui est licite ou non, hors de tout contrôle judiciaire), mais il pousse encore plus loin la volonté de censure extra-judiciaire en remettant en avant les mesures de blocage administratif dans l'article 6 du texte.

Comme l'indiquait le parti socialiste avant d'accéder au pouvoir, la censure administrative de sites Internet porte gravement atteinte à nos droits fondamentaux. Elle banalise des restrictions de liberté sans intervention préalable d'un juge, et donc les mesures d'exceptions. Quant à la mention d'un magistrat chargé d'assurer le soi-disant contrôle de ces mesures, il ne s'agit que d'une parodie de justice dès lors que ce dernier, nommé par le ministère de la Justice et travaillant seul, ne présentera aucune garantie d'indépendance, sera dépourvu de moyens, et agira a posteriori sans aucun pouvoir de suspension des mesures de blocage ordonnées.


Cette mesure de censure administrative, qui reprend celle votée au nom de la lutte contre la pédopornographie en 2011, s'appuie sur les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) pour faire appliquer les blocages de sites. La Quadrature du Net tient à mettre particulièrement en garde les citoyens et le législateur contre les risques de dérives des techniques permettant de tels blocages :
  • soit ceux-ci sont mis en œuvre au niveau des noms de domaine (DNS), et n'ont alors aucune utilité réelle, puisqu'ils peuvent être contournés très facilement, à moins de consentir à d'importants risques de surblocage;
  • soit le blocage est réalisé par des techniques dites « hybrides », qui entraînent des risques techniques pour le fonctionnement de l'ensemble du réseau et sont facilement contournables;
  • soit, pour éviter la réapparition des contenus sur un autre site Internet et comme semble l'envisager le gouvernement, le blocage doit concerner les contenus eux-mêmes, nécessitant que les FAI mettent en place des mesures d'inspection systématique des requêtes des internautes pour effectivement empêcher l'accès à ces contenus, instaurant de fait une surveillance globale des internautes.

Par l'extension de l'article 6 de la LCEN à l'incitation ou à l'apologie de terrorisme, le projet de loi de Bernard Cazeneuve continue également l'interminable élargissement de la liste des contenus pour lesquels la responsabilité des hébergeurs peut être mise en cause (le troisième en moins d'un an). Comme La Quadrature du Net l'a expliqué à maintes reprises aux parlementaires ces derniers mois, l'état du droit et de la jurisprudence poussera les hébergeurs à censurer largement tous les contenus signalés, là encore sans aucune intervention judiciaire. Cette nouvelle extension des obligations de signalement est proposée alors même que la définition de l'incitation au terrorisme est floue et particulièrement difficile à déterminer, renforçant la nécessité d'une procédure contradictoire et équitable pour s'assurer du respect de la liberté d'expression.

Ces mesures, qui visent à rendre inaccessibles aux internautes français les contenus de ces sites et non à lutter effectivement contre les réseaux terroristes, rappellent celles votées en décembre 2013 avec la loi de programmation militaire. Elles inquiètent par leur caractère attentatoire et disproportionné aux libertés fondamentales, et ce d'autant plus que les contenus violents ou appelant à la violence sont déjà couverts par la LCEN et que des procédures judiciaires d'urgence sont déjà prévues.

« Les mesures proposées pour censurer les sites qui font l'apologie du terrorisme mettent directement en cause la liberté d'expression et le droit au procès équitable, deux composantes essentielles de l'État de droit. La force de notre démocratie est de savoir se défendre sans abdiquer ses principes ni les libertés fondamentales de ses citoyens. Nous appelons donc le gouvernement de Manuel Valls, et particulièrement Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, à renoncer à ces mesures extra-judiciaires et à œuvrer pour que la lutte contre le terrorisme se fasse dans le strict respect de l'État de droit » déclare Adrienne Charmet, coordinatrice des campagnes de La Quadrature du Net.


Source laquadrature.net

jeudi 10 juillet 2014

Billets-L’innovation destructrice de Luc Ferry


L’innovation destructrice de Luc Ferry

Dans L’innovation destructrice, le philosophe et ancien ministre part d’un constat juste et aboutit par un raisonnement qui peut être séduisant, mais qui est biaisé, à des conclusions fausses.

Luc Ferry constate en effet que, du fait de la mondialisation, l’innovation est vitale pour les économies et que la France en soustrait les moyens financiers à ses entreprises et que, de toute façon, les Français en ont peur. Pourquoi les Français ont-ils peur de l’innovation ? Parce que, du moins dans un premier temps, toute innovation peut créer du chômage, des inégalités – ce qui n’a pourtant pas d’importance en soi du moment que la pauvreté recule –, et, même, de la décroissance.

Il constate que, du fait de la mondialisation, les relances keynésiennes par la consommation sont inopérantes et que les Français sont condamnés à innover sans fin, bref que Schumpeter et sa destruction créatrice ont raison contre Keynes et ses relances.

À partir de là Luc Ferry introduit dans sa démonstration deux éléments qui répondent à une logique perpétuelle. Il y aurait, selon lui, désormais, innovation pour l’innovation et, par conséquent, rupture incessante avec toutes les formes d’héritage, de patrimoine et de tradition. C’est pourquoi il préfère l’emploi de l’expression innovation destructrice à celle schumpetérienne de destruction créatrice. Le problème, toujours selon Luc Ferry serait que « nous ne savons ni quel monde nous construisons, ni pourquoi nous y allons » : « Il ne s’agit plus de viser la liberté et le bonheur, de travailler au progrès humain [...], mais tout simplement de survivre, de se battre et de « gagner » dans un monde de compétition devenu féroce.»

Cette logique perpétuelle serait le propre du capitalisme chimiquement pur, amoral, dénué de sens. Comme exemple, Luc Ferry donne celui-ci : « Qui peut croire sérieusement qu’on sera plus libre et plus heureux parce qu’on disposera d’une nouvelle version de son smartphone dans six mois ? Personne, mais nous l’achèterons tous [sauf moi]. Tel est le monde dans lequel nous sommes entrés. »

L’innovation destructrice (et son corollaire, la rupture incessante) ne serait pas le propre de l’économie. Elle s’étendrait à tout, notamment aux mœurs, à l’art moderne, dont Luc Ferry dit pis que pendre et qui aurait adopté cette logique perpétuelle, aux dépens du bon, du vrai, du beau.

Pour pouvoir redonner vie aux politiques nationales, c’est-à-dire, sous-entendu, redonner leurs chances aux relances keynésiennes, toujours selon Luc Ferry, il faudrait faire en sorte que la mondialisation n’ait plus de prise et, pour cela, il  faudrait faire un détour par l’Europe pour retrouver des marges de manœuvres.

Le problème majeur de la démonstration de Luc Ferry est que les politiques nationales qu’il appelle de ses vœux ne marchent pas, mondialisation ou pas. En effet elles ne font que se traduire par la spoliation de certains au profit d’autres sans jamais créer la moindre richesse.

L’autre problème est que l’innovation pour l’innovation n’existe pas en réalité. Une innovation n’a de succès que si elle répond à un besoin. Prenons l’exemple du smartphone. Le smartphone que d’aucuns changeront à chaque évolution leur apportera de nouveaux degrés de liberté, qui différeront d’une personne à l’autre, parce que tous ceux qui le changeront, c’est-à-dire certains mais pas tous, n’en feront pas le même usage. En réalité, une innovation n’est pas obligatoirement adoptée par tous ceux auxquels elle s’adresse, au grand dam d’ailleurs des innovateurs. La sélection entre les innovations s’opère avec le temps et c’est le consommateur qui décide en dernier ressort, parfois de manière inattendue. L’innovateur qui échoue apprend alors davantage que s’il avait eu du succès avec son innovation. Prenons l’exemple des vidéos. En 2012, les ventes de DVD baissent. Celles de Blue Ray augmentent, mais elles restent très loin derrière et ne compensent pas la baisse des DVD. Celles des VoD (vidéos à la demande) augmentent considérablement. Mais l’ensemble de la vidéo, physique ou numérique, baisse tout de même par rapport à 2011. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie peut-être que les téléchargements pirates augmentent, mais peut-être, plus vraisemblablement, que les consommateurs n’ont plus le temps de regarder de films sur ces supports et qu’ils préfèrent passer leur temps autrement, en allant sur Internet, en faisant des jeux vidéo, en regardant une des nombreuses chaînes télé, et, pourquoi pas, en retrouvant les joies de la lecture…

Mondialisation ou pas, on innove depuis la nuit des temps parce que les hommes ont une intelligence différente de celle des autres êtres vivants et qu’ils la développent dans la mesure où ils sont libres de le faire. Ce faisant ils créent des richesses et de la prospérité.

Il ne faut pas demander au capitalisme d’autre sens que celui de donner à chacun les moyens d’exercer sa liberté et d’échanger une de ses créations, quelle qu’elle soit, contre  une autre. C’est à chacun de donner un sens à sa vie et ce n’est certainement pas aux politiques nationales de le faire à sa place. Il en va de sa dignité d’être humain.

samedi 5 juillet 2014

Billets-Les amis de Sarkozy

Les amis de Sarkozy

Infographies-Les dossiers gênants pour Sarkozy

Les dossiers gênants pour Sarkozy

jeudi 3 juillet 2014

Billets-L’Etat atteint de subventionnite aiguë !


L’Etat atteint de subventionnite aiguë !

« Les Enquêtes du contribuable » ont encore frappé ! Après les subventions de 272,8 millions d’euros à la presse, le chèque de 4 milliards aux syndicats, l’argent des partis politiques se retrouve sous le microscope sans complaisance de « Contribuables Associés » !

Le montant de l’aide publique aux partis politiques s’élève au total à 63 millions d’euros pour 2014. Sans surprise le PS majoritaire au parlement bénéficie de la plus grosse subvention avec une enveloppe de plus de 25 millions d’euros. Juste derrière L’UMP suit avec 18 millions et le FN s’affiche avec 5 millions d’euros. Le tableau ci-après vous communique la dotation de l’Etat aux 10 partis les plus subventionnés.

Du financement des partis au remboursement des campagnes électorales, l’Etat verse donc des dizaines de millions d’euros à des partis dans lesquels les électeurs ne se reconnaissent pas. D’après le sondage exclusif réalisé par l’IFOP, plus de 8 personnes sur 10 rejettent ce système de financement mis en place en 1988 par Jacques Chirac après une série de scandales politico-financiers.

Soucieuse d’encadrer « le monde politique et l’argent », la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Finances Publiques (CNCCFP) a vu le jour en 1990 afin de contrôler et vérifier que les partis respectent bien leurs obligations comptables. Soit dit en passant, ce énième « machin administratif » coûtant 5 millions d’euros par an n’a pas empêché les scandales liés au financement de la vie politique de fleurir de ci de là mais a permis aux bureaucrates de prospérer.

En écrivant ces lignes, il nous revient en mémoire le rapport 2010, des députés Vanneste (UMP) et Dosière (PS) préconisant le regroupement de la CNCCFP avec : la Commission nationale de contrôle de la campagne électorale relative à l’élection du Président de la République, la commission des sondages, et la Haute Autorité pour la transparence de la vie politique. Malheureusement ce rapport est visiblement resté lettre morte.

Les partis politiques vivent au-dessus de nos moyens et roulent carrosse ! L’argent coule à flots et rien n’est laissé au hasard pour s’accaparer cette manne publique. En 2013 la CNCCFP indiquait que le nombre des formations politiques est passé de 28 en 1990 à 318 en 2012 pour culminer à 402 en juin 2013 !! Par quel prodige ! C’est le miracle de la multiplication des micro-partis !

Juridiquement ces 350 micro-partis sont assimilés à des associations politiques et doivent respecter certains critères, dont celui de la transparence financière. Ces « think tanks » permettent entre autre de contourner la limitation à 7 500 € de dons (exonérés à 66%) que les personnes physiques peuvent verser aux formations. Pour en citer quelques-uns : « le nouveau parti anticapitaliste révolutionnaire » financé par la Ligue Communiste, « le Chêne » de Michèle Alliot-Marie pour l’UMP, « Jeanne » pour le FN.
L’Etat est passé maitre dans l’art de transformer les scandales en commissions Théodule véritables fabriques de ronds-de-cuir. Quant au contribuable, celui-ci se voit contraint par le biais de ses impôts de financer tous les partis y compris celui que sa morale réprouve !

Source : les enquêtes du contribuable « l’argent des partis politiques » actuellement en kiosque

Billets-Le moral, le légal et le PIB


Le moral, le légal et le PIB

Au prétexte que l’Italie va introduire dans le calcul de son PIB le trafic de drogue et la prostitution, et que la Grande-Bretagne va faire de même, avec la bénédiction du Parlement européen, on a assisté aux délires habituels, depuis les inventeurs du Bonheur National Brut jusqu’à ceux qui en prennent prétexte pour dénoncer le capitalisme immoral. En fait, la réalité économique n’a rien à voir dans ce débat sur le calcul du PIB, qui n’est qu’un pur produit de la macroéconomie. Mais nos gouvernants veulent nous éclairer, chiffres en mains, et nous dire si nos activités sont conformes à la morale et nous apportent le bonheur.

Faut-il tout mesurer en économie ?
Il y a longtemps, depuis « l’arithmétique politique » au XVIIe siècle, que les hommes de l’État cherchent à quantifier l’économie, soit pour apprécier les bases fiscales et garnir le Trésor royal, soit pour préparer leurs funestes interventions, persuadés que l’économie se pilote d’en haut, mais que le pouvoir politique a besoin de données chiffrées. La comptabilité nationale, dont on prête l’invention à Richard Stone, élève de Keynes, n’a fait que développer cette idée et a pour objet la mesure des « agrégats » grandeurs globales dont le plus beau fleuron est le PIB (Produit intérieur brut).
Mais voilà qu’un scandale vient d’éclater à propos du calcul de ce PIB. Le Parlement européen a fait valoir que tout n’y était pas pris en compte et qu’il fallait notamment y ajouter l’économie souterraine, clandestine et échappant à l’impôt. L’Italie s’est empressée d’appliquer cette idée, car l’économie « informelle » y est estimée à 10,9% du PIB. Le Royaume-Uni veut lui emboîter le pas, rajoutant ainsi à son PIB 1% et 12,3 milliards d’euros. Les Suédois ou les Espagnols vont faire de même. Donc, soudainement, les performances de certains pays en matière de croissance vont faire un sérieux bond en avant et les gouvernants pourront en tirer gloire.
La vertueuse France, dont on connaît le comportement exemplaire, a expliqué, via l’INSEE qu’elle ne mangeait pas de ce pain-là, s’agissant d’activités illégales, comme la dépendance des utilisateurs de drogue ou l’esclavage sexuel.

Ce que le PIB mesure
À vrai dire, quelle mesure le PIB est-il censé donner ? Le PIB mesure les transactions volontaires entre agents économiques, qui se passent sur un marché « officiel ». C’est la valeur que les gens donnent aux produits et aux services rendus. Ici naît une première difficulté : il y a de faux prix, ne reflétant pas les raretés et les choix, mais fixés arbitrairement par l’État. Il y a aussi des manipulations dues aux subventions, aux impôts, ou des fixations administratives de salaires ou taux d’intérêt.
Une autre difficulté vient de l’appréciation de la valeur desdits « services publics » : quelle est la valeur d’un service rendu par un agent de l’État, puisqu’il n’y a pas de marché de la police ni de la justice ni de la plupart des activités qui requièrent le recours aux administrations ? Donc, faute de prix, on évalue ce PIB « non marchand » à son coût de production. C’est évidemment tout à fait arbitraire, car il suffit, par exemple, d’augmenter le salaire des fonctionnaires pour que comptablement la valeur de ces services augmente, quelle que soit l’opinion des usagers.

Ce qu’il ne mesure pas
Mais il y a aussi tout ce que le PIB ne mesure pas. C’est le cas de la production domestique, dont le regretté Gary Becker avait expliqué l’importance. Car les ménages ne consomment pas des produits, mais des services qu’ils produisent largement eux-mêmes, en utilisant des biens d’équipement et des consommations intermédiaires, grâce à leur activité domestique, depuis le ménage et la cuisine, jusqu’au fait de conduire sa voiture ou d’élever ses enfants. Les services sont dans le PIB s’ils sont vendus sur un marché (restaurant, femme de ménage, taxis, etc.) et n’y sont plus dès que les ménages les produisent pour eux-mêmes. On mesure ce que les ménages achètent comme consommation intermédiaire (par exemple les produits alimentaires), mais pas la valeur du repas lui-même, qui intègre le temps passé, les qualités du cuisinier, etc. Mais comment les mesurer ? Au prix des substituts marchands ? Mais quelle est la valeur du temps passé par les parents à veiller sur un enfant malade ? Peut-on l’évaluer au tarif horaire d’une nounou ? Qu’en est-il de toutes les activités bénévoles des associations, des clubs-services, des organismes caritatifs ? Le fait que ce soit bénévole n’enlève pas la réalité de ces services.

L’économie souterraine
Il y a ensuite l’économie souterraine et c’est sur ce point que le débat s’est ouvert récemment. On comprend les difficultés d’évaluation, puisqu’elle est clandestine, dissimulée. Mais il y a aussi l’ignorance du prix, car le prix de la drogue n’est pas le même si elle est autorisée, comme dans certains pays, ou si elle est interdite, comme dans d’autres ; la clandestinité modifie le prix. D’ailleurs, les estimations varient beaucoup et par exemple l’Institut Molinari conteste les chiffres officiels et évalue l’économie souterraine en Europe à 19,3% du PIB. Dans certains cas les choses sont encore plus ambiguës : la prostitution n’est pour l’instant pas mesurée en France dans le PIB, tout en étant légale (c’est le racolage et le proxénétisme qui sont illégaux) et alors même que l’État impose les prostituées en « évaluant » leur activité (il devient ainsi le premier proxénète de France !).
Les produits échangés sur le marché noir sont donc d’une valeur aussi discutable que les produits non marchands.

Valeur marchande ou valeur morale ?
Actuellement, le PIB mesure l’activité des agents économiques, ménages, entreprises, administrations. Même si cette mesure n’a pas une grande signification puisque seuls les produits marchands ont (théoriquement) une valeur mesurable, elle ne prend pas en compte la moralité des agents économiques et de leurs activités. Ce n’est évidemment pas à la comptabilité nationale de porter quelque jugement moral que ce soit. On peut trouver tout à fait immorale la prostitution ou la drogue, mais c’est une réalité économique qu’il faut cerner. D’ailleurs tout le monde a-t-il la même conception de la morale ? Comment traiter les consommations frappées d’interdits religieux, comme l’alcool, immoral chez les musulmans, ou la viande de porc ?
Le PIB n’est pas un concept moral ou immoral, seuls les choix personnels ont une dimension morale. C’est là qu’apparaît la perversion du système de mesure. Tous les « moralisateurs » du PIB, comme la commission Stiglitz mise en place en France par Nicolas Sarkozy pour réformer le calcul du PIB, veulent nous imposer leur conception du bien et du mal. Ils vont même jusqu’à proposer un indice de BNB, bonheur national brut, une vieille lune déjà proposée par le club de Rome dans les années 1950.

Mesurer est le fait des économies de commandement
Dans une économie de marché, c’est au client de mesurer la valeur qu’il accorde aux services, pas à l’État, car la valeur est toujours subjective ; vouloir la rendre objective, c’est nier les choix individuels. Parallèlement, c’est aussi au client d’apprécier la moralité de ses choix, et non à l’État de définir un ordre moral, en dehors de la protection des droits fondamentaux des personnes. En réalité, chercher à mesurer de manière macroéconomique la production n’a de sens que dans une vision interventionniste de l’économie, pour qu’un plan formel ou informel puisse « guider l’action de l’État » : c’est la logique d’une économie de commandement, par opposition à une économie de libertés.
De la sorte, les polémiques récentes sur le PIB sont simples querelles entre étatistes.


Source contrepoints.org

mercredi 2 juillet 2014

Billets-Naissance de l’association « Liberté Sociale »


Naissance de l’association « Liberté Sociale »

Un communiqué de l’équipe fondatrice de Liberté Sociale

La situation financière de la France se dégrade malgré toutes les promesses électorales de nos dirigeants. La charge fiscale sur les entreprises – et tout particulièrement sur la rémunération des gérants et des salariés – le poids et le surcoût du monopole social étouffent toute possibilité d’investissement, de développement et de relance économique.
Ce coût exorbitant ne permet pas de garantir de bonnes prestations de santé car il faut une assurance complémentaire (mutuelle) pour financer le tarif de base de l’assurance maladie. Les retraites ne sont plus garanties malgré une vie entière de cotisation. Il est devenu impératif d’avoir une retraite complémentaire pour assurer ses vieux jours. Enfin les fraudes sociales sont pléthores et jamais contrôlées.
Nos dirigeants augmentent encore les cotisations de ceux qui travaillent pour combler un puits sans fond et non maitrisé. Le travail est pénalisé pour le plus grand profit des profiteurs de ce système pourtant si vertueux à son origine.
  • Pourtant le traité de Rome de 1957 prévoit « l’abolition, entre les États membres, des obstacles à la libre circulation des personnes, des services et des capitaux ».
  • Pourtant la législation européenne permet depuis 1992 la libre circulation des assurés sociaux.
Liberté sociale est une association loi 1901 crée le 22 mai 2014 par 26 membres fondateurs professionnels indépendants, chefs d’entreprise, professionnels de santé et salariés.
Liberté Sociale entend faire respecter la loi européenne en matière sociale. La loi permet aux citoyens de choisir leur sécurité sociale partout en Europe, comme cela existe depuis longtemps en Allemagne ou aux Pays-Bas. Cette liberté d’assurance favorise la concurrence et la performance des offres de protection sociale afin de vous garantir une retraite et une protection santé à la hauteur de votre cotisation.
Avec Liberté Sociale, vous redonnez un avenir aux entreprises, donc à la croissance en optimisant et sécurisant votre protection sociale.
En devenant adhérent :
  1. Vous participez au financement de l’action juridique.
  2. Vous rejoignez un groupe actif.
  3. Vous bénéficierez d’une information mise à jour sur l’avancée des procédures et des actions.
  4. Vous ne vous sentirez plus seuls face au monstre étatique.
  5. Enfin vous nous permettrez de comptabiliser le nombre de Français engagés dans cette procédure de libération.
Diffusez aussi largement que possible cet appel à rejoindre notre action. Vous œuvrerez pour votre avenir et celui de vos enfants. Vous œuvrerez pour la France.

Pour plus d’informations sur l’association Liberté Sociale : www.liberte-sociale.eu

mardi 1 juillet 2014

Billets-Sarkozy : la revanche des juges


Sarkozy : la revanche des juges

La magistrature n’a pas oublié les tentatives répétées de Nicolas Sarkozy pour la contrôler. Aujourd’hui, la roue tourne. L'ancien président vient d'être placé en garde à vue suite à une information judiciaire ouverte pour "trafic d'influence". En mars, Die Tageszeitung soulignait l'indépendance de la justice française.
 
Après Silvio Berlusconi en Italie, c’est au tour de Nicolas Sarkozy de se préparer à être convoqué par les juges.

Il peut certes espérer échapper à une mise en accusation grâce à la prescription, comme Jacques Chirac son prédécesseur, mais contrairement à celui-ci il ne peut attendre de clémence ou de circonstances atténuantes de la justice française : il s’est trop mêlé des affaires du troisième pouvoir pendant son mandat à la présidence de la République.

Sarkozy n’a cessé de commenter les décisions des tribunaux, a accusé la justice de ne pas être assez dure ou de faire preuve de négligence dans l’exécution des peines. Certains électeurs ont peut-être apprécié mais pas les juges.

Ils tiennent à leur indépendance en particulier et à la séparation des pouvoirs, caractéristique de l’Etat de droit, en général. Les magistrats ont été particulièrement indignés par les tentatives de Sarkozy de supprimer les juges d’instruction, un corps dont l’incorruptibilité et la ténacité dans des affaires politiques sensibles le dérangeaient ouvertement et dont il avait qualifié les membres de “petits pois”.

Ces magistrats savourent à présent leur revanche : ils peuvent enquêter sur un ancien président sans que le sommet (le ministère de la Justice ou l’Elysée) leur mette des bâtons dans les roues. Bien entendu, la gauche au pouvoir apprécierait beaucoup que Sarkozy soit, comme Berlusconi, rattrapé par les tribunaux pour des “affaires” et des délits mineurs et se voit ainsi empêché définitivement de revenir en politique.

Cependant, si la justice française fait un exemple de son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique, cela devrait aussi donner à réfléchir à François Hollande, le successeur et l’adversaire de Sarkozy.

 Dessin de Falco, Cuba 
Source Courrier International