samedi 23 mai 2020
Recettes Pâtes-Tagliatelles aux noix
Tagliatelles aux noix
Préparation : 10 mn
Cuisson : 3 mn
Pour 6 personnes
700 g de tagliatelles fraîches
25 cl de crème fraîche
1 gousse d’ail
100 g de cerneaux de noix
100 g de parmesan râpé
2 cuillerées à soupe d’huile d’olive
Sel
Poivre
1. Hachez la gousse d’ail et les cerneaux de noix.
2. Mélangez avec le parmesan et la crème. Salez,
poivrez. Versez cette sauce dans un plat de service.
3. Plongez les pâtes dans l’eau bouillante salée et
laissez cuire 3 minutes à minutes à partir de la reprise de l’ébullition.
Égouttez les pâtes et mélangez-les à la sauce.
Recettes Pâtes-Pâtes au basilic et tomates séchées
Préparation : 15 mn
Cuisson : 10 mn
Pour 4 personnes :
20 ml d’huile d’olive
80 g de pignons de pin
120 g de tomates séchées à l’huile d’olive
60 g de parmesan râpé
1 botte de basilic
500 g de penne
Sel et poivre
1. Chauffez l’huile d’olive dans une petite poêle et colorez les pignons de pin. Mixer la moitié avec les tomates séchées (et leur huile). Incorporez 40 g de parmesan râpé.
2. Lavez le basilic et effeuillez-le. Ciselez très finement les feuilles.
3. Dans un grand faitout, faites cuire les pâtes dans 4 litres d’eau bouillante (suivez le temps indiqué sur le sachet).
4. Mélangez les pâtes avec la purée de tomates séchées et de pignons de pin.
5. Parsemez chaque assiette des pignons de pin restants, de parmesan râpé et de basilic ciselé. Salez, poivrez.
Servez dans des assiettes creuses bien chaudes.
Recettes Pâtes-Pâtes à la vodka
Pâtes à la vodka
Préparation : 5
mn
Cuisson : 25 mn
Pour 4 personnes
320 g de pâtes du type « fusilli » ou
« hélices »
400 g de petites courgettes
1 bouquet de fines herbes
1 gousse d’ail
2 cuillerées à soupe de vodka
4 cuillerées à soupe d’huile d’olive vierge
Sel et poivre blanc
1. Lavez les courgettes, enlevez les extrémités et
coupez-les en tranches fines ; dans la poêle, faites-les revenir dans
l’huile avec l’ail entier que vous éliminerez par la suite ; salez et
poivrez.
2. Égouttez les courgettes, arrosez-les de vodka et
laissez évaporer rapidement.
3. Faites cuire les pâtes dans une grande quantité
d’eau salée, égouttez-les quand elles sont al
dente et mettez-les dans la poêle avec les courgettes ; mélangez
délicatement, ajoutez un peu de poivre, puis mettez-les dans les assiettes.
4. Saupoudrez de fines herbes coupées en morceaux et
servez immédiatement.
Recettes Pâtes-Tagliatelles au pistou
Préparation : 15 mn
Cuisson : 7 mn
Pour 4 personnes
1 bouquet de basilic
2 cuillerées à soupe de pignons de pin
2 gousses d’ail
2 cuillerées à soupe de parmesan râpé + quelques copeaux
3 cuillerées à soupe d’huile d’olive
400 g de tagliatelles
Sel et poivre du moulin
1. Mettez les feuilles de basilic dans un grand bol et hachez-les aux ciseaux. Gardez quelques feuilles pour le décor. Broyez les pignons à l’aide d’un robot ou d’un mixer à pied. (Attention, si vous le faites au mixeur à pied, ça saute. Mieux vaut couvrir avec une serviette par exemple.) Pelez et écrasez l’ail avec le presse-ail. Râpez du parmesan.
2. Mélangez tous ces ingrédients dans un bol. Versez peu à peu l’huile d’olive sans cesser de tourner. Salez, poivrez et réservez au frais.
3. Faites bouillir de l’eau dans une grande casserole et cuire les tagliatelles al dente, suivez le temps de cuisson indiqué sur le paquet. Égouttez rapidement.
4. Versez-les dans un plat de service chaud. Ajoutez le pistou, mélangez, décorez de quelques feuilles de basilic et de copeaux de parmesan et servez aussitôt.
Recettes Pâtes-Tagliatelles aux noix
Tagliatelles aux noix
Préparation : 10 mn
Cuisson : 3 mn
Pour 6 personnes
700 g de tagliatelles fraîches
25 cl de crème fraîche
1 gousse d’ail
100 g de cerneaux de noix
100 g de parmesan râpé
2 cuillerées à soupe d’huile d’olive
Sel
Poivre
1. Hachez la gousse d’ail et les cerneaux de noix.
2. Mélangez avec le parmesan et la crème. Salez,
poivrez. Versez cette sauce dans un plat de service.
3. Plongez les pâtes dans l’eau bouillante salée et
laissez cuire 3 minutes à minutes à partir de la reprise de l’ébullition.
Égouttez les pâtes et mélangez-les à la sauce.
Recettes Pâtes-Lasagnes au épinards et saumon
Lasagnes au épinards et saumon
Préparation : 15 mn + décongélation
Marinade : 10 mn
Cuisson : 20 mn
Pour 4 personnes
500 g d’épinards en branches surgelés
1 citron vert
200 g de dos de saumon
400 g de tomates pelées concassées en conserve
1 boule de mozzarella
10 plaques de lasagnes précuites
Huile d’olive
1. Faites décongeler les épinards dans une passoire, à
température ambiante, pendant 15 minutes.
2. Versez le jus de citron vert dans une assiette
creuse. Découpez le saumon en lanières, mettez celles-ci dans le jus de citron
et laissez mariner pendant 10 minutes.
3. Faites chauffer le four à 210 °C (th. 7). Mettez
les tomates concassées dans un saladier. Découpez la boule de mozzarella en
fines rondelles.
4. Étalez un peu de tomates au fond d’un plat à
gratin. Disposez une couche de lasagnes, puis la moitié des lanières de saumon
égouttées, des épinards et des tomates. Mettez une nouvelle couche de lasagnes
puis disposez le reste des ingrédients, en gardant un peu de tomates. Terminez
par un rang de lasagnes, et mettez par-dessus des rondelles de mozzarella, le
reste des tomates et un filet d’huile d’olive. Enfournez et laissez cuire
pendant 20 minutes. Dégustez très chaud avec une salade de roquette.
Ce plat est aussi bon que beau.
Variante
Ajoutez du parmesan par-dessus et faites
gratiner.
jeudi 21 mai 2020
mercredi 20 mai 2020
Billets-Signalisation de nuit pour vélo
Signalisation
nocturne pour vélo
Il est de
jeunes designers de talent dont nous aimons nous faire l'écho. Manavella
Leonardo, étudiant argentin en dernière année de design indutriel, est de
ceux-là. Son système de sécurité pour vélo mérite d'être produit.
Designer
industriel, Manavella Leonardo a mis au point un produit qui pourrait rendre
les vélos plus sûrs lors de leur utilisation de nuit. Présenté sous le nom de Laser, le système augmente virtuellement la
taille perçue d'un vélo sur la route avec un faisceau de lumière.
L'objet
n'existe pas mais le principe est simple. Un faisceau lumineux est dessiné
autour de votre vélo, permettant de mieux vous signaler aux automobilistes. Le
faisceau est vert lorsque la distance de sécurité est repectée mais il devient
rouge dès qu'une voiture s'approche trop près.
Et en plus, c'est joli... Pour
contacter Leonardo, c'est là.
Billets-La France a-t-elle besoin de plus d’autorité ?
La France a-t-elle besoin de plus d’autorité ?
L’autorité est le concept politique
à la mode dans tous les partis. Faut-il s’en réjouir ou s’en inquiéter ?
Explications pour mieux comprendre.
Dans un
contexte de craintes avivées par le terrorisme et l’accélération des
migrations, la nécessité supposée d’un retour de l’autorité est devenue un
thème central du discours politique en France. Sa progression est plus marquée
chez les Républicains sont en première ligne, tandis que le Parti Socialiste
suit le mouvement. Pour le Front National, l’analyse est différente car le
parti d’extrême-droite a toujours placé cette notion au cœur de son programme
politique. Si le goût pour l’autorité ne peut de ce fait guère progresser au
sein du parti, la progression du FN dans les sondages confirme malgré tout la
progression politique du thème. Seule la gauche non gouvernementale qui reste
favorable au parlementarisme et à une VIème république semble a priori moins
concernée.
Mais un
tel retour de l’autorité est-il désirable ? Que pourrait-il apporter
actuellement à la France ? Quels risques peut-il présenter ? Pour tenter
d’y voir clair précisons les différentes significations du principe d’autorité
et les implications politiques de chacune.
C’est quoi l’autorité ?
L’autorité
a un sens un peu différent de celui du pouvoir qui suppose toujours la
possibilité de contraindre. Lorsqu’elle n’est pas associée à cette faculté,
l’autorité est symbolique ou morale. Cependant le renouveau actuel de
l’attrait pour l’autorité ne peut être dissocié de l’exercice du pouvoir et
c’est dans ce cadre que nous le présenterons pour la suite. L’autorité ainsi
conçue peut alors être exercée au profit de celui qui la détient, au profit de
celui qui la subit ou encore au profit des deux.
La domination du maître sur l’esclave est l’archétype d’une autorité exercée au profit de
celui qui la détient. Non seulement le sort de l’esclave est dépourvu
d’importance par lui-même mais son rôle dans la satisfaction du maître ne
confère aucune dignité particulière à son travail. L’esclave est purement et
simplement un moyen qui ne vaut que pour le résultat auquel il contribue et
auquel tout autre moyen plus approprié pourrait au besoin se substituer. Cette
importance du résultat en vu duquel l’autorité est conférée est telle que le sens
moral de l’autorité semble ici faire défaut.
Une autorité parfois bénéfique
À
l’opposé, lorsque l’autorité est exercée au profit de celui qui y est soumis
elle doit lui permettre de mener la vie la meilleure possible quel que soit le
sens donné à cette expression. L’autorité des parents sur leurs enfants est
l’illustration par excellence d’une telle conception de l’autorité qui est
alors une fonction ou une charge.
Enfin,
le cas où le service d’un homme supérieur est censé donner son sens à
l’existence d’un inférieur constitue une conception de l’autorité située entre
les deux précédentes et où la faculté de commander est censée être aussi
profitable à celui qui y est soumis qu’à celui qui l’exerce.
Dans le
cadre d’une démocratie comme la France, au moins dans les discours, il est
principalement question d’une autorité exercée en faveur de ceux qui sont
soumis à l’autorité politique : les citoyens. Ce type d’autorité peut
lui-même se diviser en deux branches : l’autorité fonctionnelle et
l’autorité naturelle (que la distinction entre les différentes types de
légitimité au sens de Max Weber ne recouvre pas exactement).
Autorité fonctionnelle
L’autorité rationnelle ou fonctionnelle part du besoin
réel ou supposé qu’une communauté d’hommes donnée a d’une autorité en son sein
indépendamment des qualités comparatives de celui qui exerce l’autorité et de
ceux qui devraient lui obéir. Si les aptitudes particulières de son détenteur
ne peuvent bien entendu faire de mal, elles ne sont pas ce qui justifie en
premier lieu le principe de l’autorité fonctionnelle. Cette conception peut
être associée à la formule de Napoléon : « un mauvais général
vaut mieux que deux bons »
Les
sociétés libérales et démocratiques, parce qu’elles ont la liberté pour
principe, sont logiquement plutôt rétives à reconnaître une autorité qui
correspond à la faculté de commander. Elles ont néanmoins accepté l’idée que
protéger cette liberté nécessitait la reconnaissance d’un minimum d’autorité.
Elles ont pensé qu’il existait des cas où l’action de chacun en faveur de son
intérêt personnel ne permettait pas de le préserver au mieux. Dans le cas d’une
invasion étrangère l’intérêt personnel commande par exemple de fuir alors que
l’obligation civique de participer à la défense commune permettra de préserver
au mieux la vie et la propriété de chacun. Dans cette conception l’intérêt
général est distinct de l’intérêt personnel mais continue d’en dériver.
L’autorité n’est pas fondée sur le fait que chacun méconnaîtrait son intérêt
mais sur la difficulté qui consisterait dans certains cas spécifiques à le
faire exister au niveau de la société. Elle doit garantir la liberté de chacun
et c’est ce qui permet d’en tracer les limites : Selon l’article 2 de la
Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : « Le but de
toute association politique est la conservation des droits naturels et
imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la
sûreté, et la résistance à l’oppression.».
La
liberté étant par ailleurs ce qui fonde le besoin, réel ou imaginaire, de cette
autorité, il a été aussi admis qu’elle devait être limitée et partagée. Le
principe de séparation des pouvoirs est conçu pour limiter l’arbitraire et
inciter chaque organe à remplir la tâche qui lui est assignée au service des
citoyens et non à utiliser ses fonctions pour accroitre ses pouvoirs.
L’exercice
de l’autorité est basé sur un processus de désignation formalisé qui permet
d’éviter les conflits. L’acceptation sociale de l’autorité est basée sur
l’acceptation de ces principes et non sur le charisme ou les qualités de celui
qui l’exerce. Au contraire, l’adhésion charismatique risquerait de remettre en
cause l’équilibre des pouvoirs et produire des abus. Le charisme est-il pour
autant toujours un danger dans cette perspective républicaine dans laquelle
l’État est traditionnellement conçu comme protecteur de la liberté ?
L’expérience actuelle d’un président faible semble suggérer le contraire.
Utilisée à bon escient, l’autorité naturelle peut faciliter les réformes
permettant une réduction et un fonctionnement plus efficient de l’État comme
sut le montrer Margaret Thatcher au Royaume-Uni.
Les
défenseurs contemporains de l’autorité ont toutefois souvent d’autres visées en
tête : ils sont plus sensibles à une autorité conçue comme naturelle.
Autorité naturelle
Caractéristiques essentielles de l’autorité naturelle
Le
modèle de l’autorité naturelle est celle des parents sur leurs enfants.
L’autorité
naturelle a pour fonction de renforcer la vertu de ceux qui la subissent. Elle
implique d’orienter leurs choix de vie en dehors même des conséquences que ces
choix pourraient avoir pour des tiers. Les parents se voient confier la garde
de leurs enfants afin de leur enseigner les meilleures habitudes pour mener
leur vie d’adulte. L’autorité fonctionnelle ne partait pas de l’idée que chacun
ferait de mauvais choix de vie pour lui-même mais que, dans certains cas,
lorsque chacun court indépendamment à son but, celui-ci aura moins de chance
d’être atteint qu’en instituant une contrainte collective. L’autorité naturelle
qui implique de mieux connaître l’intérêt d’un tiers que lui-même rend ainsi
nécessaire une forme de supériorité de celui qui exerce l’autorité sur celui
qui y est soumis. Toute inversion de l’autorité serait dès lors inconcevable et
de l’aveu même des défenseurs de l’autorité naturelle un régime d’égalité et
d’autonomie serait préférable à une inversion de l’autorité dans laquelle
l’inférieur dirigerait le supérieur.
Arguments relatifs à l’autorité naturelle
Dans le
cadre d’un État, l’autorité sert alors de guide pour mener les individus vers
la meilleure vie possible. Les partisans de l’autorité ne perçoivent pas
l’opposition entre disparition de la liberté et vertu. Après tout, limiter la
liberté religieuse n’a jamais empêché la ferveur, bien au contraire ! Au
contraire, la liberté est considérée avec suspicion puisque consistant dans le
pouvoir de faire le bien comme de faire le mal, elle serait liée à une
conception relativiste de la morale. Laissant penser que la valeur d’un mode de
vie se trouve exclusivement en nous-mêmes et ne provient pas d’un principe
supérieur, elle ruine l’idée que nous pourrions avoir des devoirs vis-à-vis de
nous-mêmes. Prétendre protéger la sphère de l’individu face à l’immixtion du
pouvoir n’est-ce pas adopter une conception relativiste de la morale et
accepter que chacun fasse ce qui lui plaît ? À l’inverse, l’acceptation de
principes absolus en morale ne devrait-elle pas être liée à un pouvoir lui-même
absolu ?
Pourtant
le pouvoir absolu est traditionnellement celui qui ne reconnait plus de normes,
celui où, au nom de la nécessité, le prince est délié des lois. Par un curieux
retournement, certains adeptes de l’autorité naturelle rejettent toute morale
dans le domaine politique. Si nous retenons comme définition de la morale celle
selon laquelle elle consiste à mener la meilleure vie indépendante possible et
à ne pas nuire à autrui tout en participant au bien commun, nous observons que
les partisans de l’autorité exceptent l’État des principes de justice afin de
conduire strictement la vie de chacun selon les règles de la vertu tandis que
les partisans de la liberté semblent avoir une conception relativiste des
normes de la vie individuelle mais entendent strictement les principes de
justice et n’en exceptent pas le pouvoir. De même, pour les deux groupes, le
bien commun de la société n’a pas les mêmes implications. Alors qu’il consiste
exclusivement pour les partisans de la liberté à faire de l’État le protecteur
des objectifs privés des individus, il détermine aux yeux des défenseurs de
l’autorité des obligations bien plus étendues.
Cela
s’explique si l’autorité du souverain et l’obéissance qui en découle n’est plus
vue comme un moyen au service d’une fin morale mais assimilée à la vertu morale
elle-même. L’autorité naturelle rejoint alors la conception mixte de l’autorité
présentée en introduction. De même, la fusion de l’individu dans le groupe (la
nation, la classe sociale ou une communauté religieuse), liée au rejet violent
de ce qui est extérieur au groupe en question, peut être vue comme le principe
moral par excellence, bien au-delà de l’obligation de participer au bien commun
de la société dans laquelle on vit. Historiquement, ces deux phénomènes (culte
du chef et culte xénophobe du groupe), sont d’ailleurs liés.
Au cours
de cette analyse de l’autorité naturelle, nous avons quitté le terrain de la
logique des arguments pour celui de la psychologie, nous avons vu des
conceptions simplement autoritaires se muer en tendances totalitaires. Il est
juste de reconnaître qu’une telle évolution n’a rien d’inéluctable mais il est
tout aussi juste de mettre en garde contre elle.
Source
contrepoints.org
Photo By:
Ben Mortimer – CC BY 2.0
Par
Hadrien Gournay.
Hadrien
Gournay est analyste pour Contrepoints.
Billets-Une intelligence artificielle peut-elle devenir présidente des Etats-Unis ?
Une intelligence
artificielle peut-elle devenir présidente des Etats-Unis ?
Une campagne en
ligne, Watson 2016, vante les mérites d’une intelligence artificielle à la
Maison blanche. Une manière de critiquer le système politique actuel.
Il ressemble à
tous les autres sites des candidats à la présidentielle américaine. Un drapeau
étoilé flotte au vent, le design est soigné, agrémenté de vidéos, le propos est
clair, argumenté, direct. A la différence près que ce candidat-là n’est pas
humain : il s’agit de Watson, le programme d’intelligence artificielle
phare d’IBM, l’un des plus avancés au monde.
« Nous pensons que les capacités uniques de Watson pour
analyser l’information, et prendre des décisions éclairées et transparentes, en
font un candidat idéal pour le poste à responsabilités que représente celui de
président », peut-on lire sur le
site de la campagne Watson 2016. Sur un ton on ne peut plus sérieux, le
site déroule son argumentaire :
« Plus
Watson intègre d’informations, plus ses capacités de prise de décision sont
efficaces. Il est capable d’analyser des informations venant de n’importe
quelle source, il peut donc prendre en compte différentes perspectives et
opinions sur tous les sujets. […] C’est une tâche que doivent effectuer
quotidiennement les politiques, y compris le président, et qui pourrait être
effectuée de façon plus appropriée et efficace par une intelligence
artificielle. »
Selon
ce site, Watson pourrait analyser, en prenant en compte de nombreux paramètres,
les qualités et défauts de chaque décision, en évaluant « son impact sur l’économie, l’environnement,
l’éducation, la santé, la diplomatie et les libertés publiques ».
Lire le décryptage
Intelligence artificielle : une machine est-elle capable de philosopher ?
« Frustration et désillusion »
D’où
vient ce site ? S’agit-il d’une campagne de communication d’IBM ?
L’entreprise a répondu au Monde qu’elle
n’avait rien à voir avec ce projet, et refuse de le commenter. Peut-être
vient-il alors de l’Electronic Frontier Foundation, une importante association
de défense des libertés numériques, à laquelle le site propose de faire des
dons ? Non plus.
Cette
initiative vient en réalité de l’artiste et
designer Aaron Siegel, professeur de design à l’université de Californie du
Sud, qui se présente comme le « directeur
de campagne » de Watson 2016. Comme il l’explique au Monde, ce projet est issu « de la frustration et de la désillusion vis-à-vis du
processus de l’élection présidentielle américaine ». Il fustige la
façon dont les candidats s’en tiennent à la vision de leur parti « au lieu d’aborder les problèmes de façon objective »,
le coût démesuré des campagnes qui, selon lui, oblige les candidats à se
soumettre aux puissances de l’argent, et évoque un « besoin de transparence en politique ».
« Je me suis demandé quelle personne pouvait être
le politicien le plus objectif, efficace et non partisan, et je me suis rendu
compte que cette personne était un ordinateur. » Dans son rôle de
directeur de campagne, il assure que Watson représente une solution
viable :
« Nous
pensons qu’une intelligence artificielle telle que Watson peut apporter les
capacités de prise de décision objectives dont nous avons besoin chez un
dirigeant, ainsi que la transparence nécessaire pour analyser comment ces
décisions ont été prises et pourquoi. Le système n’est lié à aucun parti, ses
décisions sont donc fondées uniquement sur l’information dont il dispose, et
non sur des idéologies. »
« Réponses immédiates à une large
gamme de sujets »
Est-il
vraiment sérieux ? « Au vu des
problèmes listés sur le site de la campagne, je suis assez sérieux »,
assure-t-il, tout en précisant que « le
but de cette campagne est de présenter une alternative à la façon dont le
gouvernement fonctionne, pour faire en sorte que les gens réagissent à cette
idée. »
Voilà
donc l’objectif réel de Watson 2016 : interroger le système politique
actuel, mais aussi la place de l’intelligence artificielle dans notre monde.
« J’espère que cela poussera les gens à
discuter du potentiel de l’intelligence artificielle dans la politique. »
Aujourd’hui,
le programme d’IBM est déjà utilisé à des fins médicales, puisque, en analysant
les données d’un patient, elle est capable d’aider les médecins à établir un
diagnostic. Sur le site d’IBM, l’entreprise vante aussi l’utilité de Watson
dans le secteur public :
« Il
est parfois difficile pour les organismes du secteur public de répondre aux
questions qui leur sont posées, et ce, du fait de la difficulté à s’y retrouver
dans l’immense masse de données qu’ils possèdent. Les capacités analytiques de
Watson peuvent permettre d’apporter une réponse immédiate à des questions
touchant une large gamme de sujets : “Quelles
sont les règles de plan d’occupation des sols pour construire un porche ?”
; “Cette taxe s’applique-t-elle à moi ?” ; “Quelle est la meilleure façon d’obtenir un visa ?” »
« Rendre Watson open
source »
On
est encore loin de la capacité de prise de décision politique fantasmée par
Aaron Siegel, malgré les prouesses dont est déjà capable son candidat. Watson
avait notamment occupé le devant de la scène en 2011 en battant ses
adversaires humains au jeu télévisé américain « Jeopardy! ». Dans ce
classique de la télévision américaine, le présentateur lit une réponse et les
participants doivent deviner la question qui s’y rapporte. Après deux jours de
compétition, Watson avait écrasé ses concurrents — une étape symbolique dans
l’histoire de l’intelligence artificielle. « Si
vous voulez devenir président, il vaut mieux être déjà un peu connu »,
plaisante Aaron Siegel quand on lui demande pourquoi il a choisi ce programme
plutôt qu’un autre.
Quand
bien même Watson serait un jour capable de prendre des décisions politiques,
s’agirait-il réellement de décisions objectives ? La façon dont est codé
un programme serait-elle vraiment exempte de tout biais politique ?
Lire l'entretien
Rendre l’intelligence artificielle accessible à tous, « une façon de se
blanchir » pour les entreprises
« C’est exactement le type de questions que j’espérais
que cela soulève, répond Aaron Siegel. Un
des principaux problèmes que les gens ont soulevés concernant Watson est qu’il
est développé par IBM. Ne pas savoir exactement comment il fonctionne les met
mal à l’aise. Cela pourrait être réglé en rendant Watson open
source », c’est-à-dire en rendant son code source accessible à tous, et
donc transparent.
Source lemonde.fr
Billets-Qu’est-ce que l’individualisme ?
Qu’est-ce que l’individualisme ?
Le livre d’Albert
Schatz, L’individualisme économique et social (1907), vient d’être réédité aux
éditions des Belles Lettres.
Dans son article
« Vrai et faux
individualisme » l’économiste Friedrich Hayek a fait un éloge très
appuyé du livre d’un économiste français réputé du début du XXe siècle, Albert
Schatz, intitulé L’individualisme économique et
social. Il le qualifie d’« excellente revue de l’histoire des
théories individualistes ». Et il ajoute, « cet ouvrage, auquel je
dois beaucoup, mérite d’être bien plus largement connu non seulement comme
contribution à notre sujet mais comme histoire de la théorie économique en
général. »
Ce livre vient d’être
réédité par les Belles Lettres dans la remarquable collection d’Alain Laurent,
Bibliothèque classique de la liberté. C’est un plaidoyer pour le véritable
individualisme contre la caricature qui en est faite par ses adversaires socialistes
et traditionalistes.
L’individualisme n’est ni un atomisme, ni une apologie de
l’égoïsme
Dans son livre, Albert
Schatz (1839-1910) s’attache à montrer que l’individualisme ne se confond ni
avec l’égoïsme, ni avec un quelconque atomisme. Dans son avant-propos, il
dénonce d’emblée le contresens qui tend à faire de l’individualisme une
apologie de l’individu isolé ou autosuffisant :
« Je prie
seulement le lecteur de n’avoir pas peur du titre. Il aura si souvent entendu
dire que l’individualisme, c’est l’égoïsme, l’isolement de l’individu obligé de
se suffire à lui-même et conduit à se désintéresser de ses semblables, qu’il
est en droit d’être prévenu contre le mot : les plus honnêtes gens s’y sont
trompés ».
Les hommes vivent en
société, c’est un trait fondamental de la nature humaine. L’individu réel est
donc toujours membre d’une association et c’est par l’association qu’il
développe son individualité. Schatz écrit :
« L’homme vivant
est toujours uni à d’autres individus qui composent avec lui la famille, la
tribu, la cité, la corporation, la nation, et l’individualisme a donc pour
objet, comme tout système social, les rapports que l’homme réel entretient
nécessairement avec ses semblables. Quant à l’égoïsme, c’est-à-dire à l’état
d’un individu qui volontairement, se replie sur lui-même et se désintéresse de
ses semblables, il est le pire des obstacles que rencontre l’individualisme,
puisque l’individualisme prétend amener chaque individu à son complet état de
développement en lui faisant comprendre qu’il n’est rien et qu’il ne peut rien
sans le concours des autres hommes, que leur bonheur et leur prospérité ont
leur contre-coup sur sa prospérité et sur son bonheur, en élargissant par
conséquent de plus en plus le domaine auquel s’étend son intérêt
personnel ».
Quels sont les caractères essentiels du vrai
individualisme ?
À l’origine, les deux
termes d’ « individualisme » et de « socialisme » sont
une invention des saint-simoniens, fondateurs du socialisme moderne. Ils
utilisèrent pour la première fois le mot d’individualisme pour décrire la société
concurrentielle à laquelle ils étaient opposés et inventèrent ensuite le
« socialisme » pour décrire la société planifiée.
Schatz s’en prend aux
conceptions de la justice sociale et de la solidarité chères au socialisme de
Jean Jaurès et de Victor Basch. Leur collectivisme égalitaire et autoritaire
est foncièrement contradictoire avec l’aspiration à la liberté individuelle, c’est-à-dire
à l’initiative et à la responsabilité personnelle.
En réalité
l’individualisme défend l’association. Mais à la différence du socialisme, il
la veut seulement libre. Toute association peut devenir tyrannique, si elle
devient monopolistique, protégée par la force de la loi. L’association libre
est donc une association soumise à la concurrence.
De même que
l’association doit pouvoir se former librement dans tous les domaines, de même
elle ne doit pas annihiler la personnalité de ses membres, mais, au contraire,
la développer en augmentant leur puissance d’initiative. L’individualisme est
donc, par essence, la recherche d’un accroissement constant d’initiative
individuelle dans le cadre d’une coopération avec les autres.
Socialisme et individualisme
Socialistes et
individualistes, explique Schatz dans sa conclusion, sont en fait deux façons
différentes de comprendre la raison d’être de la société et le rôle social de
l’individu :
1° L’individualisme considère la
société comme née des besoins des hommes. Son premier devoir est de durer ; le
second de devenir meilleure, à mesure que chacun des éléments qui la composent
comprend mieux le profit qu’il retire de la vie commune et contribue
volontairement à l’améliorer. Pour l’individualisme, une société n’est heureuse
que si elle jouit d’une certaine prospérité matérielle ; elle n’est prospère
que si chacun des individus qui la composent peut agir pour créer de la valeur
par son effort et son initiative. L’effort et l’initiative de chacun
conditionnent donc le bonheur commun.
2° Le socialisme, consciemment ou
inconsciemment, considère la société comme une construction arbitraire de
l’intelligence humaine, destinée à réaliser une certaine fin morale qui est
l’égalité et subordonnée à la réalisation de cette fin. L’autorité patronale
ferait place au sentiment personnel du devoir et les rapports économiques
reposeraient uniquement sur la sympathie et l’altruisme.
Quel est le rôle du pouvoir ?
1° Pour l’individualisme, le rôle
de toute autorité extérieure à l’individu, qu’elle dérive de la force ou de la
simple supériorité économique ou morale, n’est jamais de le rendre heureux
malgré lui, mais seulement de le mettre dans une situation telle qu’il lui soit
possible de travailler lui-même à améliorer son sort et qu’il soit incité à le
faire.
2° Pour transformer la société le
socialisme compte sur une autorité extérieure à l’individu — État, majorité ou
collectivité, — qui impose à l’individu un certain genre de vie et une certaine
condition économique. Le socialisme est, par essence, une suppression
d’autonomie et de responsabilité individuelles, tendant naturellement au
collectivisme qui serait la disparition intégrale de l’une et de l’autre.
On le voit donc,
derrière les dénonciations de l’individualisme, se cachent beaucoup de
malentendus et de clichés mais aussi des enjeux politiques et culturels.
L’anti-individualisme vertueux dont se parent certains hommes d’influence, est
souvent une façon de faire oublier le socialisme archaïque qui les anime. De ce
point de vue, la réédition du livre d’Albert Schatz est un antidote à
l’idéologie dominante de nos sociétés, le collectivisme démocratique, la
négation de l’initiative privée au profit d’une sphère publique toujours plus
envahissante et confiscatoire.
Billets-L’impôt est une extorsion de fonds
L’impôt est une extorsion de fonds
Un
sondage, en cette période d’ultra-matraquage
fiscal, révèle que pas moins de 37% des Français considèrent l’impôt comme une
extorsion de fonds. Intéressant en cette période où se multiplient les signes
patents de révoltes à l’encontre du gouvernement et de sa politique.
Je ne me réfère pas
aux pathétiques et sirupeux mouvements rebellocrates, portés par des groupes,
tels les syndicats (CGT, FO et SUD en tête) qui ont fait croire durant des
décennies que notre pays abritait de courageux résistants à l’oppression
capitaliste et réactionnaire, sauvant ainsi l’âme corrompue de notre nation. À
les entendre, on pouvait s’imaginer avec soulagement qu’existaient en France
des consciences en alerte pour nous protéger des vilains en tous genres.
Je me réfère plutôt à
ces petits mouvements, qui ont fleuri un peu partout, certains éphémères,
d’autres pérennes : les pigeons ou les bonnets rouges d’hier, les pendus, les
patrons cadenassés ou le mouvement des libérés de maintenant. Chacun avait ses
spécificités, mais ils partageaient tous un écœurement des charges fiscales et
sociales qui pèsent encore sur l’économie française aujourd’hui. Un trop plein
d’État.
À cela vous ajoutez
des sondages qui confirment une tendance grandissante acceptant une réduction
du périmètre de l’État, et cerise sur le gâteau, ce sondage où presque 40% des
sondés voient l’impôt comme une simple extorsion de fonds. Il y a de quoi faire
rêver un libéral. La lucidité gagnerait-elle le peuple de France ? Cela reste à
voir.
L’impôt est en effet
de l’extorsion de fonds : rien de plus, rien de moins. C’est une violation des
droits de propriété privée. Par la force, même avec la plus subtile, l’État
extorque de l’argent à ses citoyens. Point final. C’est du vol pur et simple. L’impôt
c’est l’équivalent noble et sophistiqué du racket mafieux.
Tous les discours qui
consistent à le faire passer pour quelque chose d’aussi nécessaire que l’air
que l’on respire ne sont que propagande pour gagner l’adhésion de ses victimes.
L’impôt n’est pas plus nécessaire que le monopole pour permettre la vie en société.
Certes, aujourd’hui,
en l’état actuel, il serait utopique de l’abolir du jour au lendemain (et
pourquoi pas après tout, ne l’a-t-on pas fait avec l’esclavage ?), mais au
moins il faudrait que nos consciences bienveillantes, nos lanceurs d’alertes,
nos résistants bien-pensants, s’indignent de son existence et de son usage
démentiel par l’État.
Ne sommes-nous pas
concernés par l’usage que fait l’État de la liberté d’expression, de la justice
ou de sa force armée ? Nous savons dans ces domaines respectifs que l’État peut
être dangereux. Alors pourquoi n’est-ce pas le cas avec les impôts ? Pourquoi
l’impôt échappe-t-il à cette vigilance ? Pourquoi n’y-a-t-il pas un tax watch
international, ou un contribuable sans frontière (il existe Contribuables
associés en France) ? La seule chose dont on s’indigne dans les médias c’est de
ne point payer l’impôt, légalement ou illégalement. On devient alors un traître
à la patrie, un citoyen indigne, un parasite vivant au crochet des autres.
Si cette tendance
persiste dans l’opinion, j’entends déjà les politiques et sociologues de tous
poils s’alarmer devant cette érosion du consentement à l’impôt. Qu’il y ait
trop d’impôt d’accord ! Mais qu’il soit perçu comme pour ce qu’il est vraiment,
du vol, c’est trop dangereux pour la caste au pouvoir. Car finalement nos
hommes d’État se retrouveraient soudainement nus comme le roi dans la fable.
Source contrpoints.org
lundi 18 mai 2020
Infos santé : Kiné Ostéo-Fasciite plantaire
Fasciite plantaire
Peut-être avez vous déjà éprouvé de la douleur au talon lors des premiers pas en vous levant le matin ou après une longue période d'inactivité? Peut-être avez vous déjà eu une sensation de brûlure ou l'impression d'avoir une lame de rasoir sous le pied? Peut-être avez vous déjà ressenti une douleur vive au centre du talon alors que vous mettiez du poids sur votre pied? Si ces symptômes vous sont familiers alors il est possible que vous ayez ou ayez déjà souffert d'une fasciite plantaire.
Le fascia plantaire est une fine bande musculaire et tendineuse qui s'attache sous le talon, au niveau du calcanéus (os du talon), et qui s'étend jusqu'à la base des orteils. Le « ite » du terme fasciite désigne la présence d'une inflammation au niveau de l'insertion du fascia plantaire. Il est à remarquer que la fasciite implique le fascia plantaire mais aussi les autres muscles profonds du pied et que se sont souvent eux qui sont responsables des douleurs ressenties. Cela explique pourquoi on peut avoir une fasciite plantaire sans avoir de douleur à la palpation superficielle du fascia.
Bien souvent on mélange le diagnostique d'une épine de Lenoir ou« heel spur » et la fasciite plantaire. Une petite nuance est à apporter. L'épine de Lenoir est en fait une formation de nouvel os au niveau de l'insertion du fascia plantaire. L'épine en soi est indolore . Elle se forme à la suite de l'inflammation et de l'adhésion du fascia plantaire et des autres muscles profonds du pied. C'est une réponse de l'os au stress appliqué à cet endroit. L'épine de Lenoir est visible sur radiographie et peut persister même après la résolution complète de la fasciite plantaire. Il n'y a pas non plus de lien entre le pronostique et la présence ou l'absence de l'épine de Lenoir lors d'une fasciite plantaire.
La fasciite plantaire est une blessure due à des stress répétitifs qui se développe généralement sur une longue période de temps. La liste suivante contient des exemples de stress ou de conditions pouvant amener à la fasciite plantaire :
Anomalies mécaniques du pied telle qu'un pied plat ou un pied creux (pied très rigide qui ne pourra absorber les chocs).
Se tenir debout sur une surface dure telle que le ciment, pour une longue période de temps.
Porter des chaussures qui n'offrent pas un support d'arche approprié.
Altération de la biomécanique normale du pied par des activités physiques.
Blessure aiguë au pied (fracture ou trauma direct sur le fascia).
Restriction musculaire (manque de souplesse ou muscles hypertoniques) pouvant toucher les muscles du pied, du mollet ou de l'arrière de la cuisse (ischiojambiers).
Mouvements répétitifs qui stressent les tissus mous des pieds et des jambes.
Augmentation subite du niveau d'activité physique ou des charges à transporter.
Surplus de poids.
Il est donc facile de comprendre que les coureurs, les caissiers/ières, les travailleurs d'usine, les infirmiers/ières, les postiers/ières, les joueurs de football ou de basket-ball sont des exemples de gens plus à risque de développer une fasciite plantaire.
Le chiropraticien est un professionnel de premier contact très bien formé afin d'évaluer et de traiter la fasciite plantaire. En effet, puisque la fasciite plantaire est une blessure qui implique le fascia plantaire mais aussi les muscles de l'ensemble du pied et de la chaîne cinétique du membre inférieur, il est important de ne pas limiter le traitement au fascia lui-même. Par des ajustements chiropratiques et du travail musculaire, le chiropraticien verra à améliorer la biomécanique du pied jusqu'au bassin et ainsi diminuer les stress appliqués au fascia. Le chiropraticien fera aussi des recommandations afin d'éliminer la source du problème et ainsi maximiser l'effet des traitements. Ces recommandations incluent de l'application de glace à la maison, des étirements et des exercices en regard des muscles impliqués. Il est aussi important de voir à la qualité des chaussures portées lors des diverses activités ainsi qu'évaluer la nécessité d'une orthèse pour soutenir ou corriger l'arche plantaire. La modification de certaines habitudes ou de certaines activités peut aussi faire partie des recommandations afin d'éliminer la source du problème. La clef du succès dans le traitement de la fasciite plantaire est de ne pas seulement enlever la douleur en ne traitant que le fascia lui-même, mais bien de voir à améliorer la fonction mécanique de toute la chaîne cinétique du membre inférieur, des orteils au bassin et de bien sûr, diminuer la charge de stress sur le fascia plantaire et les autres muscles du pied.
Pas à pas prenez soins de vos pieds car c'est eux qui vous supportent jours après jours!
Source Sébastien Plante, ostéopathe
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