mercredi 24 juillet 2019

Billets-Pourquoi n’y a-t-il pas d’Apple en France ?


Pourquoi n’y a-t-il pas d’Apple en France ?

Dans la grande bataille mondiale du leadership technologique, les deux grands blocs qui s’affrontent sont la Chine et les Etats-Unis. Pourquoi la France est-elle absente des débats ?

Jeudi 2 août un peu avant 18h, Apple est devenue la première entreprise privée au monde à dépasser les 1000 Md$ de capitalisation boursière. Un record absolu qui démontre encore une fois la suprématie des entreprises américaines du numérique sur l’économie mondiale (le podium des plus grosses capitalisations étant complété par Amazon et Google) et qui doit nous interroger sur l’absence de réponse française.

Apple, entreprise fondée en 1976 est devenue une référence en révolutionnant le marché des télécoms. Lorsqu’en 2007 elle lance l’iPhone, elle révolutionne par la même occasion la téléphonie, mais également notre façon d’écouter de la musique ou de photographier notre environnement.
Depuis, Apple a vendu plus d’un milliard de ses appareils, grâce à deux facteurs : l’adoption d’un placement marketing de luxe pour ses produits et le développement d’une interface fermée permettant à la marque de conserver les consommateurs sur tous ses périphériques informatiques, la rendant ainsi incontournable. Mais, là où Apple a pu tirer son épingle du jeu, c’est en adoptant une stratégie du renouvellement perpétuel, sortant un nouvel appareil chaque année, qui vient révolutionner et rendre obsolète ses prédécesseurs.

C’est parce que la France n’a pas pu adopter cet esprit de renouvellement qu’elle ne dispose pas d’entreprises comparable.

LA FRANCE EN DERNIÈRE DIVISION
Jusque dans les années 90, la France était un des leaders mondiaux du secteur des télécoms. 20 ans plus tard, nous sommes relégués en dernière division, étant totalement dépourvus de constructeurs sérieux sur la scène internationale. Pour quelle raison ? Principalement à cause d’un manque de stratégie de long terme. En 1994, Édouard Balladur commande un rapport sur les « autoroutes de l’information » à Gérard Théry, créateur du Minitel. Celui-ci conclut qu’Internet n’est pas conçu pour offrir des services commerciaux et ne représente qu’un douzième du potentiel du Minitel. Celui-ci conclut que
le mode de fonctionnement coopératif d’internet n’est pas conçu pour offrir des services commerciaux. Le chiffre d’affaires mondial sur les services qu’il engendre ne correspond qu’au douzième de celui du Minitel. Les limites d’Internet démontrent ainsi qu’il ne saurait, dans le long terme, constituer à lui tout seul, le réseau d’autoroutes mondial.

Le choix est alors fait de continuer à investir sur la technologie maison, laissant ainsi la France regarder passer la révolution internet. La suite on la connait, aucune de nos entreprises n’est aujourd’hui en mesure de rivaliser avec les géants en place.

Dans la grande bataille mondiale du leadership technologique, les deux grands blocs qui s’affrontent sont la Chine et les États-Unis. Les BATX et les GAFA se déploient sur tous les marchés possibles en développant de nombreux services plurisectoriels pour se rendre indispensables et omniprésents auprès du public. Dans cette bataille, la France est totalement absente des débats, Whaller, OVH ou Qwant ne pouvant rivaliser sérieusement (pour le moment ?) avec Facebook, Google et Microsoft. Pourtant c’est dans notre pays que sont formés les meilleurs ingénieurs et mathématiciens que s’arrachent les grandes firmes mondiales du numérique.

Le décrochage français est dû à 4 causes simples :
  • Les salaires offerts à nos chercheurs et enseignants dans le secteur public sont bien trop faibles. Quand l’État offre à peine 2000 € par mois à un chercheur CNRS, les startups californiennes sont prêtes à proposer 500 fois plus.

  • La politique fiscale française est l’une des plus lourdes au niveau mondial. L’imposition pesant sur les entreprises et les ménages alourdit les incitations à l’investissement en France et à l’émergence de business angels

  • La politique publique d’innovation est trop faible. Aux États-Unis par exemple, la plupart des innovations des GAFA sont issues de la recherche publique. L’État se situe en amont du processus d’innovation et de recherche fondamentale, laissant ensuite les entreprises privées se charger de la recherche appliquée.

  • La France et ses 66 millions d’habitants sont trop petits pour espérer s’attaquer aux géants en place. Malgré ce que nous dictent notre ethnocentrisme et notre orgueil national, l’échelon le plus pertinent pour lutter ne peut être que celui de l’Union Européenne.

RETROUVER LE GOÛT DU RISQUE
La France dispose néanmoins de quelques pépites dans des domaines émergents. C’est le cas du véhicule autonome, où des entreprises comme Navya et Easymile ont développé des navettes sans chauffeur qui forcent l’admiration au niveau mondial. Mais la réglementation actuelle empêche ces véhicules de circuler. Un frein important au développement de notre potentiel technologique qui n’a pas échappé aux Chinois et aux Américains, qui ont largement assoupli leur législation et qui par l’intermédiaire de Baidu, Google et Tesla, se mettent en marche pour conquérir les marchés mondiaux.

Pour devenir une place forte de l’économie numérique, la France doit retrouver son goût du risque et son esprit entrepreneurial. Assouplir sa législation et alléger sa fiscalité pour inciter à l’innovation est une condition indispensable au début d’un rattrapage économique et technologique. Sinon, nous serons condamnés à continuer de nous gargariser d’avoir été les inventeurs du Minitel sans avoir pu développer une nouvelle innovation disruptive depuis.


Source contrepoints.org
Par Erwann Tison.

Erwann Tison est le directeur des études de l’Institut Sapiens, la première think-tech française qui cherche à remettre l’humain au cœur du numérique. Macro-économiste de formation il est diplômé de la faculté des sciences économiques et de gestion de Strasbourg.



lundi 22 juillet 2019

Billets-Comment l’État-Providence est né


Comment l’État-Providence est né

Parce que la plupart des gens sont attirés par les promesses de cadeaux gratuits, ils seront attirés par les promesses des politiciens. C’est pour cela qu’ils ont accepté l’État-providence en échange de leur soumission.

Quelque chose en échange de rien, voilà ce que veulent la plupart des gens.
Les Suisses ont voté contre “un revenu de base garanti”, que les gens travaillent ou non. L’idée elle-même, en revanche, ne disparaîtra probablement pas.

Les deux tiers des électeurs britanniques affirment être pour une telle idée. La province d’Ontario, au Canada, se prépare à tester quelque chose de similaire.
Si vous nous lisez depuis quelques temps, vous savez comment et pourquoi nous avons un État-Providence.

Ce n’est pas parce que nos dirigeants sont plus attentionnés que par le passé. En réalité, les révolutions française et américaine ont montré que la valeur relative des “citoyens” est plus importante que celle des “sujets”.

Lorsque les gens pensaient être en charge d’un gouvernement au lieu d’en être simples sujets, ils ne trouvaient plus absurde de se demander, non ce que le gouvernement pouvait faire pour eux… mais ce qu’ils pouvaient faire pour lui.

Les élites, qui contrôlent le gouvernement, avaient une réponse toute prête : vous pouvez payer des impôts plus élevés ! Et vous pouvez aller vous faire tuer dans l’une de nos guerres égoïstes à l’étranger.

Au lieu d’être incorporés de force dans l’armée du roi, en d’autres termes, les citoyens s’engageaient de leur propre chef. Et parce que l’argent était désormais utilisé uniquement pour des projets qui leur rapportaient — selon leurs représentants élus –, ils étaient d’accord d’en verser plus.

C’est du moins la théorie.

Oui, les électeurs sont bien ennuyeux. Tout de même, laisser les masses croire que ce sont elles qui commandent, ça rapporte : on peut en obtenir plus de cette manière.

Merci, Herr Bismarck !
Sauf qu’au 19ème siècle, le nouveau citoyen avait un fusil, en plus d’un bulletin de vote.

Et s’il pouvait abattre George III ou Louis XVI, il pouvait faire tomber n’importe quel gouvernement.

C’est ainsi que, près d’un siècle après la décollation de Louis, le premier chancelier d’Allemagne, Otto von Bismarck, a trouvé un moyen de s’assurer de la docilité du nouveau citoyen : donnez-lui quelque chose en échange de rien. Donnez-lui une pension !

Grâce à une série de lois dans les années 1880, l’Allemagne de Bismarck a mis en place le premier État-Providence au monde — comprenant l’assurance-santé et un programme de retraites publiques.

Si les gens dépendaient des autorités pour le financement de leur retraite, ils accepteraient à peu près tout ce que les autorités décideraient.

Telle est l’origine de ce que nous connaissons comme l’État-Providence, dans lequel le gouvernement collecte de l’argent auprès des citoyens puis leur en rend une part substantielle.

Certains obtiennent un emploi. Certains obtiennent des allocations santé. Quasiment tous touchent une retraite.

Aujourd’hui, la plupart des gouvernements fonctionnent sur une version ou une autre du modèle de Bismarck, prenant l’argent des citoyens mais leur fournissant aussi des avantages “sociaux”.

Le modèle a parfaitement fonctionné pendant 100 ans.

Les politiciens, en quête de voix, n’ont pas cessé de rendre les conditions plus attrayantes. De droite comme de gauche, ils ont réalisé qu’ils devaient promettre de plus en plus d’avantages pour être élus.

Le véritable conservatisme (c’est-à-dire partisan d’un gouvernement limité) a pratiquement disparu à mesure que les enchères montaient. Les politiciens ont promis à leurs électeurs des allocations chômage, des soins de santé, des médicaments remboursés, des allocations logement…

Mais plus ils promettaient quelque-chose-en-échange-de-rien, plus les gens en voulaient.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit


Photo Bismarck By: www.GlynLowe.com – CC BY 2.0

Source contrepoints.org

Billets-Et si on supprimait la fonction de Premier ministre ?


Et si on supprimait la fonction de Premier ministre ?

On le sait, les Français sont attachés à la fonction présidentielle. Mieux vaudrait supprimer le poste de Premier ministre, se débarrasser de cette « fiction » et donner de vrais pouvoirs au Parlement et à la société civile.

Le double exécutif et l’impuissance du Parlement sont des handicaps pour la France. Nous sommes le seul pays riche et démocratique avec ce genre d’organisation institutionnelle. Mieux vaudrait supprimer le poste de Premier ministre, se débarrasser de cette « fiction » et donner de vrais pouvoirs au Parlement et à la société civile.

En 1992 paraissait aux Éditions Plon le livre de Jean-François Revel intitulé L’absolutisme inefficace ou contre le présidentialisme à la française. Réquisitoire implacable contre le système politique de la Vème République, ce petit ouvrage (moins de 200 pages) mais, ô combien, concis, riche et complet, dénonçait le paradoxe de l’omnipotence du pouvoir exécutif français devenu avec le temps d’une saisissante inefficacité.

Nous vivons dans une « démocrature », tenait à préciser Revel. Il s’agit d’un régime autoritaire dans lequel l’Élysée décide à la place de tout le monde et dans tous les domaines, sans consulter personne (surtout pas l’Assemblée) et qui ne peut déboucher que sur des décisions arbitraires.
La fiction du premier ministre
Toutes les tares de notre régime présidentiel sont analysées par Revel : la « fiction » du Premier ministre se trouvant à la merci de l’Élysée et lui servant de fusible en cas de retournement de conjoncture, une Assemblée inexistante et incapable de s’opposer à l’exécutif, une présidence paradoxale car omnipotente et incapacitante à la fois, et enfin, un absolutisme présidentiel se situant au-dessus des lois et s’appuyant sur l’illusion de la communication et les excès de la dépense publique.

De plus, le président peut très bien dissoudre un Parlement qui ne serait pas à ses ordres. Quelque chose a changé aujourd’hui ? Sous François Hollande, on en a vu un – Jean-Marc Ayrault – au début de la présidence obligé de démissionner (le fameux « fusible » ) vu la situation économique du pays et le gouffre de l’impopularité du… Président. Ce dernier est toujours considéré comme « le dernier recours », la « haute autorité » dont « le dernier mot pèse dans la balance ».
Une tradition monarchique
Comme les monarques sous l’Ancien Régime. Sauf que les grèves organisées par les syndicats ont remplacé les jacqueries, le président prenant position en fonction des intérêts immédiats (en cédant et en limogeant son Premier ministre), tandis qu’en politique étrangère, le président a accaparé un domaine qu’il considère comme réservé alors que, la Constitution ne le dit nullement. En se débarrassant du Premier ministre et/ou des ministres encombrants, l’Élysée ne fait que perpétuer cette situation de crise de l’Ancien régime lorsque le roi faisait le ménage parmi les membres de son conseil.

Cette fameuse « raison d’État » a toujours été la règle sous la Vème République, surtout lorsque le chef du gouvernement n’était plus en odeur de sainteté à l’Élysée ou bien lorsqu’il fallait augmenter les impôts (comme par hasard, les historiens ont remarqué que les monarchies limitées comme celle de l’Angleterre taxaient moins que la monarchie absolue française).

Le système de nomination de la présidence de la République n’est pas tellement différent de celui de la monarchie absolue. Le Président s’entoure de ses fidèles qu’il nomme à des postes de conseillers. Le gouvernement, qui n’est nullement le reflet de la volonté de l’Assemblée, est aussi constitué d’amis, de fidèles du Président, alors qu’il devrait être l’émanation de l’Assemblée.
Le double exécutif
Le secrétaire général de l’Élysée ayant plus d’importance que le Premier ministre, il est beaucoup moins exposé aux risques de la mise à l’écart comme l’est le chef du gouvernement. Un exemple éloquent a été la nomination d’un technocrate non élu, Dominique de Villepin, en tant que Premier ministre face à un Parlement élu mais obligé de subir les décisions de l’Élysée.

On le sait, la France est connue pour ses exceptions. Celle-ci pèse sur notre vie démocratique comme une chape, mais c’est aussi celle dont on parle le moins. Il s’agit donc de ce « privilège » d’avoir un double exécutif. D’un côté, un Président avec le pouvoir mais sans les responsabilités et, de l’autre, un Premier ministre avec les responsabilités mais sans le pouvoir.

Ensuite, quelque part, non pas entre les deux, mais éloigné des deux, se trouve un Parlement soumis. Soumis d’abord aux caprices du Président, ensuite aux décisions du gouvernement qui lui impose non seulement la politique à suivre mais aussi l’ordre du jour.

Comme le gouvernement n’est pas l’émanation du Parlement mais celle du Président, on se retrouve avec un chef du gouvernement arbitrairement nommé pour diriger la France. Cette autocratie de la Vème République illustre parfaitement l’impuissance à la française.
Réduire la puissance élyséenne
L’étatisation du pays ayant rendu pratiquement impossible toute réforme importante de l’économie et de la société, seule une revalorisation du rôle du Parlement et un rééquilibrage des institutions pourraient changer la donne. Parler de « renforcer les pouvoirs du Parlement » et de la baisse du nombre d’élus est très à la mode de nos jours. Mais cela ne veut rien dire sans la réduction de la puissance élyséenne.

Le président élu au suffrage universel doit devenir le seul exécutif ; il ne devrait plus pouvoir dissoudre l’Assemblée et celle-ci ne devrait pas pouvoir le renverser (sauf pour des fautes graves très précises). Il faudrait que l’Assemblée retrouve son indépendance et ses pouvoirs : légiférer et contrôler. Les exemples canadien, allemand et britannique montrent qu’un système parlementaire peut agir avec efficacité ; l’exemple américain, que le régime présidentiel n’est performant qu’avec un Congrès dynamique capable de le contrôler.

Ce double exécutif et l’impuissance du Parlement sont des handicaps pour la France. Nous sommes le seul pays riche et démocratique avec ce genre d’organisation institutionnelle. Partout ailleurs, les Présidents (Allemagne) ou les monarques (Grande-Bretagne, Espagne…) n’ont aucun pouvoir.

Aux États-Unis, il n’y a pas de Premier ministre. On le sait, les Français sont attachés à la fonction présidentielle. Mieux vaudrait supprimer le poste de Premier ministre, se débarrasser de cette « fiction » et donner de vrais pouvoirs au Parlement et à la société civile.

Source contrepoints.org
Photo Bernard Cazeneuve Credit Parti Socialiste (Creative Commons)
Par Nicolas Lecaussin.

Nicolas Lecaussin

Directeur du développement de l’IREF, Nicolas Lecaussin est diplômé de Sciences-po Paris, ancien président de l’iFRAP (Institut Français de Recherche sur les Administrations Publiques), fondateur de Entrepreneur Junior et auteur de plusieurs ouvrages sur le capitalisme, l’État et les politiques publiques. Dernier livre publié : "L’obsession antilibérale française".

Billets-5 fruits et légumes par jour : pourquoi ça ne marche pas

5 fruits et légumes par jour : pourquoi ça ne marche pas

Depuis plus de 15 ans, les responsables de la santé publique expliquent qu’il faut manger 5 portions de fruits et légumes par jour. Pour que ça marche, il faudrait que l’État cesse de se mêler de tout et que chacun soit vraiment responsable de sa santé.

En février dernier le Haut Conseil de la Santé Publique a rendu, à la demande du ministère de la Santé, un « Avis relatif à la révision des repères alimentaires pour les adultes du futur Programme National Nutrition Santé 2017-2021 ». En clair il s’agit de faire évoluer les règles permettant de manger, et de bouger, dans des conditions optimales pour rester en bonne santé.

Ces normes, qui sont diffusées depuis 2001 dans le cadre d’un Programme National Nutrition Santé (PNNS), évoluent régulièrement pour suivre les nouvelles connaissances scientifiques, et aussi, nous le verrons, les modes politiques du moment.

LES NOUVEAUX « REPÈRES » POUR BIEN MANGER
Il est certain qu’une bonne alimentation est, toutes choses égales par ailleurs, un déterminant essentiel pour acquérir et garder la meilleure santé possible. La quantité calorique et la qualité nutritionnelle de nos repas permettent à notre organisme de contrôler son poids, de fonctionner au mieux et d’éviter nombre de cancers et de maladies cardiaques.

Quelques-uns de ces nouveaux conseils méritent d’être retenus : manger toujours plus de fruits et légumes, surtout des légumes, même si on en mange déjà 5 portions quotidiennes ; limiter la consommation de viande rouge et de charcuterie ; consommer tous les jours une poignée de fruits à coque sans sel ajouté (amandes, noix, noisettes, pistaches) ; manger au moins 2 fois par semaine des légumineuses (lentilles, fèves, pois, haricots) ; privilégier les céréales complètes etc.

Tout cela est bel et bon mais l’ensemble de cette démarche appelle un certain nombre de remarques.

LES STRUCTURES PUBLIQUES SE MARCHENT SUR LES PIEDS
En premier lieu on constate que, pour produire ces repères, il faut pas moins de 4 organismes publics ou para publics, qui semblent se marcher sur les pieds : la Direction Générale de la Santé est à l’origine de la démarche ; l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail) est chargée de concevoir les repères en fonction des études médico-scientifiques ; le HCSP (Haut Conseil de la Santé Publique) doit proposer une formulation de nouveaux repères pour les adultes en vue du 4ème PNNS 2017-2021 ; enfin l’Agence Santé Publique France élabore les messages à communiquer au grand public et aux acteurs de santé.
À noter que l’ANSES a fini ses travaux fin 2016, le HCSP en février 2017 et que, 6 mois après, on attend toujours les messages de « Santé Publique France » qui semble avoir tout son temps.

LE « BIO » RECOMMANDÉ SANS PREUVES SCIENTIFIQUES
Seconde remarque : les subtils équilibres écologico-socialistes du gouvernement précédent sont passés par là et l’on a tordu le bras des scientifiques pour leur faire écrire, pour la première fois depuis 2001, qu’il fallait consommer des aliments ayant reçu le moins possible de pesticides.

Il est intéressant de lire, dans l’avis du HCSP, que cette recommandation est donnée « au nom du principe de précaution », autrement dit qu’il n’y a aucune preuve scientifique pour étayer ce soi-disant « repère ».

Le bio est lui aussi déclaré préférable sans la moindre preuve. Comme pour l’homéopathie, remboursée sans preuves, comme pour les « perturbateurs endocriniens », accusés sans preuves, ou ces jours-ci, le soi-disant « scandale des œufs contaminés », là où  les écologistes passent, la rationalité trépasse.

15 ANS DE MESSAGES QUI NE MARCHENT PAS
Troisième remarque, et non des moindres, ce lourd travail de communication publique ne marche pas. Le CREDOC, organisme institutionnel de recherche sur les modes de consommation, titre son bulletin « Consommation et modes de vie » de juillet 2017 « Fruits et légumes : les Français suivent de moins en moins la recommandation ».

Il précise que les jeunes générations mangent moins de fruits et légumes que leurs aînés et que « les Français qui respectent le moins cette recommandation sont toujours les individus vivant dans des familles de deux enfants ou plus, très peu diplômés et habitant plutôt dans la moitié nord de l’Hexagone. Dans les catégories défavorisées, le surpoids et l’obésité augmentent de nouveau en 2016, parmi les adultes comme parmi les enfants. »

Autrement dit, malgré plus de 15 ans de campagnes intensives, on constate un échec complet sur leurs axes principaux : l’augmentation de la consommation de fruits et légumes et la baisse de l’obésité chez les personnes à faibles revenus, les plus touchées.

En fait ces messages sont entendus, mais pas suivis : ce phénomène bien connu en marketing où connaissance du produit et intention d’achat sont des réalités bien différentes.

LES MESSAGES SUR LES PRODUITS ALIMENTAIRES SONT CONTRE-PRODUCTIFS
Ceci n’est pas vraiment étonnant puisque 2 chercheuses françaises ont démontré dès 2012 que les bandeaux « consommez 5 fruits et légumes par jour » sur les boites de produits « plaisir » sont contre-productifs et poussent paradoxalement à la consommation de ces produits sucré et/ou gras réputés mauvais pour la santé.

On parle même d’effet « boomerang ». Cette étude, non démentie à ce jour, n’a entraîné, cinq ans après, aucun changement de communication et les bandeaux sont toujours là.

LE PROFESSIONNALISME DES GRANDES FIRMES ALIMENTAIRES
Comment expliquer ces coûteuses absurdités ? Avec ces campagnes, la santé publique joue, si j’ose dire, dans la même cour que la grande industrie des produits alimentaires et elle ne fait pas le poids.
La sophistication et l’efficacité des outils du marketing d’aujourd’hui et leur force de frappe commerciale ne sont même pas imaginables par les non spécialistes que sont les responsables de la santé publique.

Aguerris par une concurrence féroce et mondialisée, les fabricants de céréales, de barres chocolatées et autres friandises ont une connaissance approfondie de leur consommateurs et de leur concurrence. Ils améliorent constamment leurs produits, pré-testent, testent, re-testent, ont des stratégies promotionnelles quasi scientifiques.

SANTÉ PUBLIQUE : UNE COMMUNICATION VOUÉE À  L’ÉCHEC
La santé publique n’a ni les moyens ni la compétence de s’opposer à ces campagnes mais surtout, elle n’y est pas à sa place. Dans un système où l’État se prétend pilote omniscient de la santé de tous, il n’y a pas de solution et on ne peut qu’aller d’échec en échec.

LA SANTÉ EST AVANT TOUT UN BIEN INDIVIDUEL
Il faut enfin considérer la santé comme ce qu’elle est, un bien précieux que nous possédons à titre personnel, que nous gérons comme nous l’entendons et pour lequel nous devons payer le vrai prix, comme nous sommes prêts à payer le vrai prix d’une tablette de chocolat pour le plaisir qu’elle nous donne.

Il nous faut pouvoir compter sur des professionnels de santé libres, eux-mêmes concurrents, que nous choisissons librement. Et comme ceux-ci, s’ils sont bons, ne peuvent qu’être chers, nous devons pouvoir mutualiser nos risques de santé avec des assureurs libres, eux-mêmes en concurrence.

CONNAÎTRE LE VRAI PRIX DE LA SANTÉ
Quand nous serons en mesure de connaître vraiment les prix de notre santé, totalement faussés par l’omniprésence publique, chacun saura gérer sous sa propre responsabilité son rapport plaisir / risque et les messages de prévention auront enfin une chance d’être entendus, compris et suivis.

Source contrepoints.org
Par Richard Guédon.

Richard Guédon est docteur en médecine, ancien Directeur médical d’une mutuelle d’assurances et ancien administrateur d’une caisse d’assurance maladie.


vendredi 19 juillet 2019

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Monsieur de Rugy... votre moto


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jeudi 18 juillet 2019

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lundi 15 juillet 2019

vendredi 12 juillet 2019

jeudi 11 juillet 2019

Billets


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La France protège ses élites


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mardi 9 juillet 2019

Recettes-Recettes de Saison Été-Liqueur de framboise



Liqueur de framboise

Préparation : 5 mn
Macération : 1 mois et demi
Conservation : 12 mois
Pour 2 bouteilles de 1 litre
1 kg de framboises
1 litre d’eau-de-vie blanche à 40°
250 g de sucre en morceaux
1. Mettez les framboises triées mais non rincées dans un grand bocal préalablement ébouillanté et séché. Écrasez légèrement les fruits avec une fourchette.
2. Arrosez d’eau-de-vie. Couvrez. Laissez macérer pendant 15 jours dans un endroit frais.
3. Au bout de ce temps, filtrez l’eau-de-vie à travers une passoire fine doublée d’une mousseline.
4. Préparez un sirop en portant à ébullition 50 cl d’eau avec le sucre en morceaux. Au premier bouillon, retirez du feu et ajoutez-le à l’eau-de-vie.
5. Mélangez puis mettez en bouteilles. Bouchez hermétiquement. Attendez 1 mois avant de servir.



Recettes-Recettes de Saison Été-Clafoutis aux mirabelles caramélisées



Clafoutis aux mirabelles caramélisées


Préparation : 30 mn
Cuisson : 50 mn
Pour 4 personnes
500 g de mirabelles
3 œufs
50 g de poudre d’amandes
100 g de sucre
100 g de farine
35 cl de lait
20 cl de crème liquide
2 tranches de pain d’épice
50 g de beurre
Sel
1. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
2. Essuyez les mirabelles. Fendez-les (juste un peu afin qu’elles restent rondes) pour les dénoyauter.
3. Beurrez un plat à four. Faites fondre le reste de beurre dans une poêle. Mettez-y les mirabelles, poudrez-les de 2 cuillerées à soupe de sucre et faites caraméliser 5 minutes sur feu vif.
4. Dans un saladier, fouettez les œufs avec le reste de sucre, la poudre d’amandes, 1 pincée de sel et la farine. Diluez sans cesser de fouetter, avec le lait et la crème. Versez la préparation homogène dans le plat à four, répartissez les mirabelles caramélisées, enfournez pour 45 minutes environ.
5. Dans le même temps, faites un peu sécher dans le four le pain d’épice. Laissez refroidir, puis émiettez-le grossièrement.
6. Lorsque le clafoutis est cuit, sortez-le du four, laissez-le tiédir, puis parsemez-le de chapelure de pain d’épice. Servez tiède ou froid.



Recettes-Recettes de Saison Été-Confiture de figues à la noisette


Confiture de figues à la noisette

Préparation : 20 mn
Macération : 1 h 30
Cuisson : 15 mn
Pour 1 pot de 375 g (ou plusieurs petits pots)
2 kg de figues
400 g de sucre cristal
50 g de noisettes en poudre
5 cuillerées à soupe de sirop de noisette
1. Coupez les figues en deux, prélevez leur pulpe à l’aide d’une cuillère et déposez-la dans un grand bol.
2. Ajoutez le sucre, le sirop et les noisettes en poudre. Mélangez et laissez macérer au frais pendant 1 h 30.
3. Versez la préparation dans un faitout et portez à ébullition.
4. Poursuivez ensuite la cuisson 10 minutes. Versez dans des petits pots, préalablement ébouillantés et séchés, et laissez refroidir. Conservez au frais.


Recettes-Recettes de Saison Été-Confiture de pêches jaunes et framboises




Confiture de pêches jaunes et framboises

Préparation : 15 mn
Macération : 8 heures
Cuisson : 7 mn
Pour 1 pot de 375 g

250 g de pêches jaunes
150 g de framboises
240 g de sucre gélifiant
½ citron
1. Ébouillantez les pêches pendant 30 secondes puis pelez-les. Dénoyautez-les, coupez leur chair en petits morceaux.
2. Triez les framboises en ôtant les fruits abîmés.
3. Pesez vos fruits et réservez-les dans un saladier. Préparez 65 % du poids des fruits de sucre. Ajoutez le sucre et le jus de ½ citron dans votre préparation. Protégez d’un film alimentaire et placez le saladier au réfrigérateur. Laissez macérer environ 8 heures.
4. Plongez le pot à confiture ainsi que son couvercle dans l’eau bouillante et laissez-le sécher sur un torchon propre.
5. Après macération, versez les fruits dans la bassine à confiture, portez à ébullition et prolongez la cuisson 7 minutes à feu vif.
6. Remplissez aussitôt le pot à l’aide d’une louche et d’un entonnoir, refermez-le et retournez-le jusqu’à ce qu’il soit complètement refroidi.


Recettes-Recettes de Saison Été-Tarte légère aux nectarines



Tarte légère aux nectarines

Préparation : 15 mn
Cuisson : 25 mn
Pour 6 personnes
1 noisette de beurre
7 cuillerées à soupe de sucre en poudre
6 nectarines
4 œufs
10 cuillerées à soupe de crème fraîche liquide
6 cuillerées à soupe de poudre d’amandes
1 sachet de sucre vanillé
1. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
2. Beurrez le moule à tarte et saupoudrez-le de 1 cuillerée à soupe de sucre.
3. Coupez les nectarines en quartiers d’environ 2 centimètres de large et disposez-les dans le fond du moule.
4. Fouettez les œufs avec le sucre. Ajoutez la crème, la poudre d’amandes et le sucre vanillé. Mélangez bien et versez sur les fruits.
5. Enfournez et laissez cuire environ 25 minutes. Le dessus doit être légèrement doré.
6. Servez tiède ou froid.

Vous pouvez remplacer les nectarines par des pêches ou de la mangue.


dimanche 7 juillet 2019

Dessins de presse


Dessins de presse

vendredi 5 juillet 2019

Billets-Discours politique : le sens des mots


Discours politique : le sens des mots
S’il y a un discours essentiel et décisif, c’est bien le discours politique. Or dans tout discours, il y a des signifiants et des signifiés, et les relations entre les deux sont déterminantes. Si le discours politique n’est pas exact ou complet dans le choix de ces relations entre les mots et les concepts qu’ils véhiculent, il y a alors un risque pour la société, celui de lui cacher la vérité et de l’induire en erreur. Le discours politique d’aujourd’hui utilise de nombreux termes qui pourtant ne sont pas ou plus judicieusement connotés. Certains mots ne sont même plus perçus que péjorativement. Leur signifié initial et légitime se trouve biaisé, presque ostracisé. Les linguistes parlent dans ces cas-là de glissements sémantiques et de connotations.

Plusieurs termes actuels se retrouvent au centre du débat, et charrient des thèmes qui sont devenus de véritables boules puantes. Il est donc bénéfique de rappeler l’origine de ces termes, leur champ sémantique originel. Car les décalages dont souffrent ces termes ne sont jamais neutres. Ils font partie du discours politique dominant. Ils en trahissent les velléités. Les révéler permet d’en savoir un peu plus sur les valeurs de notre société. Tel est l’objectif de cette courte analyse.

Conservateur versus progressiste
Ce mot de conservateur n’a pratiquement plus, chez nous en France, la moindre connotation positive. Un conservateur, c’est quelqu’un qui est contre le progrès. C’est un notable la plupart du temps de droite qui ne veut rien changer et qui s’oppose aux réformes dont il a finalement tout à perdre. Le contraire de conservateur est progressiste. Pour prendre une comparaison dans l’univers de la religion catholique, et en simplifiant bien sûr, on pourrait avancer que les progressistes sont favorables à ce que les femmes puissent dire la messe. Tandis que les conservateurs ne le sont pas.
Il est évident que cette répartition manichéenne entre conservateur et progressiste atteint vite ses limites : les sociétés n’ont pas toujours évolué dans la bonne direction. Lorsque des évolutions proposées par les progressistes sont dangereuses, c’est le terme de conservateur qui devrait être positivement connoté. Imaginons que notre pays fasse actuellement fausse route sur bien des sujets de société. Combien d’années faudra-t-il au mot conservateur pour qu’il retrouve de son éclat ? Ce sera probablement trop tard…

En fait, la supériorité apparente du terme progressiste trahit un parti pris solidement ancré dans notre société, et qui sera difficile à changer. Ce parti pris se résume en cette très simple équation :
  • Ne pas changer est dangereux,
  • C’était toujours moins bien avant,
  • Il suffit de changer pour que ce soit mieux.
Tout compte fait, le statut sémantique des mots progressiste et conservateur ne prouverait-il pas un certain angélisme de notre société ?

Libéral versus socialiste
Cette opposition libéral/socialiste est certainement la plus grosse imposture sémantique actuelle. Sans détour, on peut dire que chez la plupart des Français, libéral signifie sans pitié, prêt à paupériser les faibles et les fragiles, prêt à s’enrichir sur leur dos. Tandis que socialiste, bénéficiant de surcroît de la racine social, signifie à peu près l’inverse : solidarité, entraide, oblativité…

Au-delà du fait que cette antinomie semble inoxydable, puisqu’elle s’est créée à l’abri de l’épreuve des faits (il est en effet difficile de trouver des justifications historiques à cette préférence pour le socialisme tel qu’il est connoté en France aujourd’hui), il est amusant de se rappeler l’origine sociale (pour ne pas dire socialiste) du libéralisme. Ce courant a suffisamment été porté par certains de nos plus grands auteurs (Sand : Le compagnon du tour de France, Stendhal : Le rouge et le noir, etc.) pour que l’on puisse affirmer qu’il partait du souhait de rétablir l’égalité entre les dominants et les dominés, entre la noblesse et le peuple, entre les riches et les pauvres. Inversement, rétrospectivement, le socialisme se trouve associé à des événements de l’histoire qui ne sont pas particulièrement reluisants (la lecture de La route de la servitude de Hayek est édifiante à ce sujet) mais son contenu sémantique ne semble toujours pas en souffrir.

Cette méprise, que l’on pourrait qualifier de diachronique, est double : toujours valoriser le courant socialiste, quel que soit le contexte du moment, est une erreur grave. Ainsi, dans un pays asphyxié par l’omniprésence et l’obésité de son État, militer pour accroitre le socialisme est aussi stupide que de militer pour accroître le libéralisme dans un pays qui n’a pas assez d’État. Tout est une question de réglage, et d’opportunité. Le contexte évolue. La pertinence de telle ou telle politique n’est jamais figée dans le temps…
Alors, pourquoi le mot libéral est-il si mal connoté en dépit de son origine historique et d’un contexte français actuel qui devrait au contraire le rendre attirant ? Un tel dérapage sémantique ne démontrerait-il pas un certain aveuglement idéologique ?

Politique de relance
En France, par expérience, que ce soit chez nos hommes politiques ou chez la grande majorité des journalistes, le syntagme (figé) politique de relance est systématiquement associé aux mesures d’État, c’est-à-dire aux mesures prises en accompagnement de l’économie réelle afin de pousser la demande en biens et en services. Cette politique d’accroissement de la demande est soit basée sur l’aide directe aux ménages (baisses d’impôts, primes, baisses de charges, aides à l’achat), soit sur l’aide aux entreprises pour qu’elles recrutent (baisses des charges, incitations, emplois « aidés », postes dans la fonction publique).

Cela fait d’ailleurs depuis plus de 30 ans que nos gouvernements successifs déclinent jusqu’à plus soif l’acception du terme de relance de la demande, avec les résultats que l’on sait : lorsque l’aide s’interrompt, le soufflé retombe exactement comme avant. Ce n’est que du court terme. Pire, ce n’est que de la cosmétique puisque cela ne masque les symptômes que le temps de la cure…


Malgré le peu d’efficacité de ces mesures, pourquoi donc politique de relance ne signifie jamais relance de l’offre ? D’où peut provenir un tel parti pris sémantique ? Sans prendre trop de risques, il est possible d’avancer une explication toute simple : relancer la demande est facile, c’est une mesure conservatrice qui ne touche à rien dans l’économie d’un pays, il ne s’agit que de redistribuer (keynésianisme) de l’argent, par des saupoudrages plus ou moins ciblés avec bonheur. Tandis qu’une politique de l’offre implique une remise en question des blocages et des limites de l’économie du pays, elle impose des réformes douloureuses, elle nécessite à la fois du courage chez les politiciens et de l’abnégation du côté des agents économiques. Car ses résultats n’apparaissent qu’au bout d’un certain nombre d’efforts, et c’est certainement là le nœud du problème…