mercredi 21 mai 2014

Billets-L'ours polaire est protégé du cholestérol


L'ours polaire est protégé du cholestérol

L'ours polaire peut manger beaucoup de graisses sans avoir de problèmes cardiovasculaires, en raison de mutations génétiques particulières. C'est le constat d'une étude publiée dans la revue Cell.

Contrairement à l'Homme, l'obésité ne serait pas être un problème pour l'ours polaire, selon une étude publiée ce jeudi dans la revue américaine Cell.
Les chercheurs ont utilisé des échantillons de sang et de tissu provenant de 79 ours polaires et de dix ours bruns. Ils ont comparé les génomes des deux espèces et ont découvert que les ours polaires avaient des mutations génétiques qui expliqueraient pourquoi ils peuvent consommer de grandes quantités de graisses sans contracter de maladies cardiovasculaires, contrairement aux êtres humains.
Cet animal, qui est l'un des plus gros mammifères terrestres, cache donc des gènes surprenants, qui semblent limiter son niveau de cholestérol. Un niveau de cholestérol qui, au vu des portions notamment de lipides ingérées par l'animal, pourrait être très élevé. 
« Pour les ours polaires, être obèses ne pose aucun problème », ironise Eline Lorenzen, un des auteurs de ces travaux et chercheuse à l'université de Californie à Berkeley, « et nous voulions savoir comment cela était possible ».

Une mutation génétique qui l'adapte à l'Arctique
Ainsi chez l'ours polaire, certaines des mutations génétiques identifiées par ces chercheurs concernaient le gène APOB. Un gène dont la fonction chez les mammifères est justement de coder la principale protéine du mauvais cholestérol. Par ailleurs, ces mutations spécifiques à l'ours polaire lui permettraient également de transformer la graisse en eau au sein de son organisme. Un atout majeur dans un territoire comme l'arctique où l'accès à l'eau douce est compliqué, et ne permet pas à l'animal de satisfaire, même à minima, ses besoins hydriques naturels.

Plusieurs kilos de graisse en quelques minutes
Vivant la grande partie de son temps sur la banquise, l'ours polaire résiste grâce à une nourriture très riche en graisses, issue de mammifères marins. 
C'est un carnivore, qui se nourrit essentiellement de phoques, et ce qui l’intéresse en premier lieu, c’est la graisse blanche qui enveloppe le corps de l’animal sous la peau. L'ours polaire déchire la peau et mange le maximum de graisse, sans toucher à la chair. Il dévore cette graisse très rapidement après avoir tué le phoque, compensant ainsi la dépense d’énergie liée à la chasse. Un ours peut ainsi manger plusieurs kilos de graisse en quelques dizaines de minutes. Il assimile la graisse qu'il absorbe à près de 98%. Un être humain qui aurait un régime alimentaire similaire risquerait de développer des maladies cardiovasculaires. « Si nous pouvons en apprendre davantage sur ces mutations génétiques permettant de métaboliser les graisses, cela pourrait nous donner les outils pour adapter la physiologie humaine à un régime très riche en graisse », juge Rasmus Nielsen, un des co-auteurs de l'étude.


Billets-Entretien avec Cécile Philippe


Entretien avec Cécile Philippe

Pour la reconnaissance mutuelle des cadres réglementaires de l’Union européenne

  • Vous nous proposez une idée neuve décapante, en quoi consiste-t-elle ?
Cécile Philippe : C’est de permettre à toute personne physique ou morale de l’Union européenne d’opter pour le cadre légal de son choix. L’Union européenne s’est construite au fil des ans de façon à fluidifier les échanges. Il s’agirait d’aller encore plus loin, en franchissant une nouvelle étape. À l’image des entreprises, qui prévoient dans leurs contrats la juridiction qui tranchera en cas de litige, les personnes physiques ou morales pourraient opter pour le droit de l’Union européenne de leur choix, sans avoir à déménager.

  • Concrètement, comment est-ce que cela marcherait ?
Cécile Philippe : Que vous soyez entreprise ou personne physique vous pourriez opter pour un cadre règlementaire de l’UE indépendamment de votre localisation. Par exemple une entreprise ayant son siège social à la Défense devrait pouvoir se mettre sous l’emprise du droit néerlandais, sans qu’elle ait besoin de se déplacer. Un Français résident à Lille pourrait opter pour le droit belge, sans qu’il lui faille déménager. La personne morale ou physique aurait les charges et prestations associées au cadre règlementaire qu’elle choisirait et serait considérée comme établie à l’étranger.

  • Pourquoi cette proposition ?
Cécile Philippe : Distinguer la localisation du droit applicable permettrait de rompre avec une spirale inquiétante. Depuis plusieurs années, on assiste à des déplacements de sièges sociaux de la France vers d’autres pays de l’UE, proposant un cadre règlementaire plus propice au business. Arcelor Mittal, Solvay, EADS, ST Micro-electronnics, Publicis, la liste est longue. Et c’est sans compter les entreprises qui déplacent leurs équipes de direction à l’étranger, en ne laissant chez nous que des sièges sociaux allégés. Nombre de ces entreprises seraient restées en France si l’on avait été capable de leur proposer un droit plus accueillant. Alors, pourquoi ne pas les laisser choisir ce droit qu’elles jugent plus propice, tout en leur permettant de rester en France ? Au final on y serait gagnant, car les emplois resteraient chez nous, ce qui profiterait à notre économie.
Quand on regarde au niveau des individus, on connait tous des personnes qui partent à l’étranger. Promenez-vous dans les rues de Londres, et vous rencontrerez des Français de tous les âges, établis outre-Manche pour des raisons économiques. Nombre d’entre eux seraient restés chez nous si on avait su leur fournir un cadre plus propice. Au lieu de les laisser partir, avec ou sans exit tax, ce qui nous appauvrit, offrons leur une alternative leur permettant de rester en France. Ces personnes ne seront pas un surcoût, puisqu’elles n’auront plus accès aux prestations françaises, mais elles continueront de vivre et consommer chez nous. In fine, on y gagnera.

  • N’avez-vous pas peur que cette proposition n’encourage la concurrence fiscale ?
Cécile Philippe : La concurrence fiscale est une réalité, et rien ne l’arrêtera. Certains prétendent qu’on pourrait harmoniser les fiscalités au niveau européen, mais il s’agit d’une chimère et pendant qu’on perd du temps, la situation empire. Lorsqu’on augmente les impôts, David Cameron se félicite, il sait que cela va attirer chez lui encore plus de talents. Laissons au moins les entreprises et les individus rester chez nous, pour qu’ils continuent à enrichir la collectivité, plutôt que de les pousser à l’exil.


Source Institut économique Molinari 

vendredi 16 mai 2014

Billets-Qui veut effacer son passé numérique ?


Qui veut effacer son passé numérique ?

La Cour de justice européenne a estimé le 13 mai que les moteurs de recherche devront effacer certaines données à la demande d'un usager si ces informations nuisent à son honneur. La presse internationale réagit.
  
Accusé d'assassinat, Miguel Carcaño purge à Séville une peine de prison de vingt et un ans et trois mois. Jusqu'à maintenant, tout le monde avait accès à cette information en cherchant son nom sur Google. "Imaginons qu'il demande, en sortant de prison, la suppression de tous les résultats faisant référence à son dossier pénal, arguant qu'ils nuisent à son droit à la protection des données personnelles. Le feriez-vous ? Oui d'après la Cour de justice européenne.

La décision judiciaire controversée prise à Luxembourg attaque le fondement même d'Internet. (...) La recherche est l'outil fondamental d'Internet, un outil de lien. On dirait que les juges n'ont pas compris comment fonctionnait Internet. Et ils doivent expliquer aussi pourquoi ils privilégient le droit à l'honneur par rapport à celui à l'information", écrit le quotidien espagnol El Mundo.

La réaction de ce journal est partagée par plusieurs titres. Ce qu'il faut comprendre, estiment-ils, c'est le fonctionnement technique d'Internet et des moteurs de recherche : la capacité de relier des contenus préexistants en les indexant et les proposant de manière ordonnée aux usagers d'après les mots clés introduits.

  • Google, le gardien du droit à l'oubli ?
"Google en tant que moteur de recherche ne créé ni ne détruit des contenus. Il les relie. Pourtant, on demande à Google qu'il devienne le gardien du droit à l'oubli. Au-delà de la difficulté pratique de sa mise en place, cette décision pourrait créer un antécédent limitant la liberté d'information ou d'expression", écrit El País.

Pour le britannique The Independent, cela pourrait s'avérer un moyen utile pour refaçonner notre empreinte digitale, alors que les défenseurs de la protection de l'information y voient une victoire contre les puissants géants de l'Internet. "Le principe est intéressant au niveau personnel, mais déstabilisant de manière générale. On ne peut qu'espérer que la défense du droit individuel de modifier son empreinte digitale n'empiète pas trop sur le web et filtre ainsi les informations légitimes d'intérêt public".

  • Attention, purge !
Le portugais Público salue la décision mais évoque le même problème : "La décision de la Cour de justice est historique et à la fois insuffisante pour empêcher que les erreurs du passé présentes dans le monde virtuel ne viennent assombrir notre futur dans la vie réelle. Mais elle peut limiter les dommages." "Jusqu'à quel point la société a-t-elle le droit de connaître le passé délictueux ou illicite d'un citoyen ? Le débat reste ouvert", conclut le quotidien catalan La Vanguardia dans son éditorial.

Côté américain, les réactions au jugement de la Cour européenne de justice sont nombreuses et fortes. "Cette nouvelle décision change la donne pour les entreprises américaines", titre le quotidien USA Today. Il en résultera "des changements fondamentaux dans le domaine de la protection de la vie privée, mais aussi dans l'économie de l'information de manière générale", déclare au journal Trevor Hughes, président de l'Association internationale des experts de la protection de la vie privée.

"Le désir de permettre aux gens d'effacer des informations embarrassantes est compréhensible, mais la décision de la Cour de justice européenne pourrait fragiliser la liberté de la presse et la liberté d'expression", estime le New York Times dans son éditorial. Demander aux moteurs de recherche de supprimer des millions de liens des résultats de recherche pourrait avoir de fâcheuses conséquences. "Avec une telle purge, les Européens pourraient être moins bien informés ; les journalistes et dissidents auront peut-être plus de mal à faire entendre leur voix", écrit le journal.

 Dessin de Cost
Source Courrier International

mercredi 14 mai 2014

Billets-Peut-on mesurer l’intelligence des animaux?


Peut-on mesurer l’intelligence des animaux?

Malin comme un singe, bête à manger du foin… Dans la langue, le singe se classe au-dessus du ruminant sur l’échelle de l’intelligence. Et dans les faits ?

Personne n’a jamais comparé scientifiquement un chimpanzé et une montbéliarde. Mesurer l’intelligence des animaux est pourtant possible (même celle des bactéries a été évaluée !), notamment en captivité, via des tests de “résolution de problème” qui interposent, par exemple, un obstacle entre un animal et sa nourriture.
Le niveau d’intelligence sera alors donné par sa capacité à agir sur son environnement – y compris en manipulant des “outils” (crochet de fer, ficelle…) – pour s’affranchir de l’obstacle. Les éthologues ont ainsi compris que nombre d’oiseaux, en particulier de la famille des corbeaux, conçoivent mentalement les effets d’un outil avant de l’utiliser : ce qui est une marque claire d’intelligence.
La seconde mesure passe par l’observation en milieu naturel du “taux d’innovation”. Les marqueurs de l’intelligence sont alors l’aptitude à adopter des gestes nouveaux sortant du répertoire ordinaire de l’animal et lui apportant un avantage (pour se nourrir, tenir sa place dans le groupe, se reproduire).
“Quelles que soient les espèces étudiées, les mesures en captivité et en milieu naturel convergent”, observe Louis Lefebvre, directeur de recherche à l’université McGill (Canada).

Leur cerveau ne dit rien
Cela suffit-il pour établir une échelle universelle d’intelligence ? Non. Les tests ne sont généralement pas transposables entre espèces et, surtout, les résultats varient beaucoup entre groupes ou individus d’une même espèce. Cela permet de comparer l’intelligence d’un animal par rapport à celle de ses congénères, mais laisse peu d’espoir de révéler des différences entre espèces.
L’exploration directe du cerveau n’en dit guère plus, et rapporter sa taille à celle du corps ne donne pas de réponse claire. Ainsi, le cerveau humain représente 2 % de notre masse corporelle et nous place parmi les plus “cérébraux” des grands mammifères.
Mais celui de la musaraigne, pourtant peu capable d’innover ou de résoudre un problème, en représente 10 %. Seule l’efficacité du traitement de l’information donnerait l’avantage aux hommes grâce à la grande densité de nos neurones et la rapidité des fibres nerveuses qui les relient.

Photo Ph. macinate, via Flickr – CC BY 2.0
Source science-et-vie.com

mardi 13 mai 2014

Billets-Institut Cicéron


Institut Cicéron

Une fondation française contre le politiquement correct

Une nouvelle organisation susceptible de révolutionner la philanthropie et la société civile en France vient de voir le jour. L’Institut Cicéron s’est fixé pour objectif de soutenir financièrement les initiatives et associations ayant l’objectif de « réinformer l’opinion publique » pour la rendre capable « d’affronter librement les réalités, malgré le voile du politiquement correct ».

À n’en pas douter, cette « fondation » se révélera particulièrement utile. En effet, les associations françaises manquent cruellement de moyens.
Pierre Mignard, le directeur de l’Institut Cicéron, est particulièrement intéressé par « les investigations journalistiques et les études » mais aussi par « les actions destinées à attirer le regard des médias sur un fait scandaleux et négligé par les autorités, à empêcher une politique publique aux effets néfastes ». Cette nouvelle organisation semble ainsi ouverte aux causes libérales. « Toutes les dérives de l’interventionnisme étatique doivent être dénoncées et empêchées », ajoute-t-il. « Les organisations et initiatives ayant l’ambition de défendre l’héritage national, notre culture aujourd’hui négligée ».
« Nous voulons encourager l’essor d’une société civile capable d’agir contre les abus de l’oligarchie. Nous devons retrouver notre liberté de parole ». C’est pour cela que le nom de Cicéron a été choisi : « Cicéron a dénoncé le complot de Catilina en 63 avant J.C. Il a sauvé la Cité romaine de la corruption et de la démagogie. Nous avons de besoin de tels hommes aujourd’hui ! »

L’Institut Cicéron offre des bourses de 5 000 à 30 000 euros. Les dossiers seront examinés trois fois par an. La prochaine date butoir est le 15 juin 2014. Tous les détails sont disponibles sur www.institutciceron.org.

lundi 12 mai 2014

Billets-Ne critiquez pas « Bruxelles » !


Ne critiquez pas « Bruxelles » !

… Ce pays est vraiment gravement malade. Malade de sa classe politique gangrenée par l’idéologie.

Ce que je comprends en lisant les tribunes et la propagande officielle, c’est qu’il ne faut surtout pas dire qu’on est « contre la bureaucratie de Bruxelles ». Il faut juste dire qu’on est « pour l’Europe ». Ça suffit et ils sont contents. Sinon ils en concluent que vous êtes contre l’Europe et ils vous accusent d’être pour le « repli national », la « fin de l’euro », le retour des guerres entre la France et l’Allemagne, que vous voulez déchirer les traités, rétablir les droits de douane, réinstaller les guérites de la police des frontières, et peut-être même refaire travailler les enfants dans les mines !

Vous voyez bien que vous êtes un méchant anti-européen puisqu’eux sont gentils, célèbrent la « Fête de l’Europe » et agitent joyeusement des petits drapeaux bleus avec de belles étoiles en répétant : « l’Europe c’est la Paix »… Un débat qui se réduit à des arguments aussi nuls est pour moi totalement grotesque et dérisoire. La démocratie Français est décidément tombée très bas. Il suffit d’ailleurs de voir qui ils ont nommé à l’Europe pour comprendre. Voilà, c’est dit.

Billets-La France réduit son train de vie…


La France réduit son train de vie…

À l’image de l’Italie, qui vend actuellement 150 voitures sur Internet, la France cède résidences et immeubles au plus offrant…
Vend Alfa Romeo 166 de 2001, 115.994 km au compteur, pour 1.395 euros… Sur l’eBay italien, les offres de voitures d’occasion se sont multipliées ces derniers jours. Des Maserati aux Lancia en passant par les BMW, ce sont plus de 100 berlines de grandes marques qui se sont ainsi écoulées entre la fin mars et ce mercredi, jour de la fin de la vente aux enchères. Valeur estimée des transactions : 1,5 million d’euros. Mais l’intérêt de l’information se trouve ailleurs, dans l’identité du vendeur lui-même : l’État italien.
L’initiative est en effet à mettre à l’actif de Matteo Renzi, le nouveau président du Conseil, et fait partie d’un plan de relance plus vaste. Cependant, si elle est originale, elle n’en est pas pour autant inédite. Avant l’Italie, la Grèce, l’Espagne, l’Irlande ou encore la France se sont également lancées dans la vente d’une partie de leur patrimoine. Avec quelques lots de prestige à la clé : des îles grecques paradisiaques, un parc naturel en Andalousie, un appartement de 35 millions d’euros en plein Manhattan…
Réduction des déficits oblige, il n’est plus question pour les États d’afficher le même train de vie. En France, le Premier ministre, Manuel Valls, a d’ailleurs fixé le cap : la France devra faire des économies de 50 milliards d’euros d’ici à 2017. Comment ? Le voile n’a pas encore été levé, mais Le Parisien croit savoir que l’une des pistes envisagées, en complément de la stabilité de la masse salariale de la fonction publique ou de la réduction des dépenses de santé, est la cession d’une partie du patrimoine immobilier de l’État. Une manœuvre qui joue directement sur le déficit public, confirme Sylvain Larrieu, responsable du compte des administrations publiques à l’Insee.

Le petit trésor de l’État
Il faut dire que l’État dort sur un petit trésor. Ou plutôt à l’intérieur, pour être précis. Les collectivités locales, les administrations de Sécurité sociale et lui-même possèderaient à elles trois « un patrimoine évalué à plus de 2.500 milliards d’euros, soit environ 125% de leur passif financier », assure l’Institut économique Molinari. Un patrimoine qui se trouve dans l’Hexagone, mais aussi à l’étranger, où la France possède 1.500 biens d’une valeur estimée entre 4,5 et 5 milliards d’euros.
En plus de l’appartement de l’ambassadeur français à l’ONU à New York, il y a quelques jours, l’État français a ainsi cédé nombre de biens immobiliers ces dernières années : l’appartement de fonction du consul de France à Chicago pour 750.000 euros, l’ancien consulat d’Agadir au Maroc pour 356.000 euros, la résidence du consul de France sur les hauteurs de Hong Kong pour 52 millions d’euros. Et la liste devrait s’allonger ces prochains mois.


Le château de Versailles aux Qataris ?
Ces ventes restent toutefois « marginales » dans l’effort de réduction du train de vie de l’État, assure Oliver Passet, économiste chez Xerfi. « Ces rentrées d’argent ont un impact sur une année, mais elles n’allègent pas le déficit structurel. Elles sont un outil transitoire », précise-t-il. « Le grand facteur de réduction du déficit public, ça reste les recettes fiscales », renchérit Sylvain Larrieu.
Ce mouvement de fond, amorcé avant la crise, est en tout cas une rupture avec les décennies passées. Désormais, l’État s’est fixé comme objectif une « gestion active de son patrimoine », selon les mots d’Olivier Passet. Il fait d’une pierre deux coups. En se séparant de certains biens dispendieux, ils s’exonèrent de leur entretien, et récupèrent leur valeur en cash. De là à imaginer le château de Versailles ou de Fontainebleau vendu à des Qataris ? Heureusement non. Car ce type de monuments historiques est protégé par la loi. En tout cas pour le moment.


Source institutmolinari.org

dimanche 11 mai 2014

Billets-L'érotisme gay sur les timbres


L'érotisme gay sur les timbres

La Poste finlandaise, Itella Posti, sortira des timbres avec des motifs érotiques homosexuels, par l'artiste et icône gay finlandais "Tom of Finland". Ce qui a déclenché des protestations dans le pays, rapporte le Hufvudstadsbladet.

Les motifs caractéristiques, avec des hommes musclés peu habillés, de Touko Laaksonen (1920 – 1991), plus connu comme "Tom of Finland", ont suscité un appel sur internet qui vise à interdire ces timbres, rapporte le Svenska Dagbladet.

D'après le journal, les signataires ne souhaitent pas que leur pays soit "représenté, sur les envois nationaux et internationaux, par des sujets homo-érotiques". Des Parlementaires du parti populiste "Les Vrais Finlandais" ont réagi eux aussi, jugeant les motifs "non appropriés pour les enfants", écrit le quotidien finlandais Hufvudstadsbladet.

La série ne paraîtra que le 8 septembre 2014, mais il y a déjà un grand intérêt - même international - pour les timbres "Tom of Finland", notamment aux Etats-Unis, en Australie et en Inde, rapporte le site de la télévision suédoise publique SVT.

 Dessin Le timbre de la poste finlandaise Itella Posta Droits réservés
Source Courrier International

samedi 10 mai 2014

Billets-Aller voter, à quoi bon ?


Aller voter, à quoi bon ?

A deux semaines des élections européennes, deux tendances semblent se renforcer : le vote eurosceptique et l'abstention. D'après les calculs du think tank Open Europe, cités par The Guardian, “74,4 % des citoyens choisiront soit de voter contre l'Unon européenne, pour un changement radical, soit de ne pas voter du tout. Ce qui voudrait dire que seuls 25,6 % du corps électoral donneraient leur vote à un parti favorable au statu quo ou à plus d'intégration”.

En matière de participation au vote, le Belge est bon élève, note le quotidien L'Avenir. “Et pour cause, puisque chez nous le vote est obligatoire.” Les Belges, qui sont appelés à s'exprimer pour trois scrutins à la fois ce 25 mai (élections fédérales, régionales et européennes), risquent une amende s'ils ne s'acquittent pas de leur obligation de vote. Dans les faits, les abstentionnistes sont rarements sanctionnés, mais cette obligation semble avoir un effet. Elle augmente le taux de participation et nous fait oublier que celui-ci ne traduit “pas toujours un vrai engagement citoyen ni même une réelle curiosité pour la gestion de la cité”, explique le journal régional.

Malgré cette obligation, force est de constater que l'abstention progresse. Et que, “si le vote est secret, les motivations réelles des abstentionnistes le sont tout autant”. Lassitude, relativisme, antipolitisme ou “profonde aversion pour notre système de représentation politique” ? Quoi qu'il en soit, les chiffres des abstentions mériteront plus qu'un examen distrait au soir du 25 mai. [...] Il y va de la crédibilité du pouvoir et de la légitimité des élus.”

Dessin de Côté paru dans Le Soleil
Source Courrier International

vendredi 9 mai 2014

Billets-Cannabis : l'Uruguay légalise mais surveille


Cannabis : l'Uruguay légalise mais surveille

L’Uruguay autorise la consommation récréative du cannabis. La loi, entrée en vigueur ce mardi 6 mai, reste stricte et protège la santé publique.

Le cannabis oui, mais pas à n’importe quel prix. Dans sa lutte contre le narcotrafic, le président uruguayen José Mujica a pris les devants. Suivi par le Parlement, il a signé en décembre dernier une loi légalisant le commerce et la consommation de cannabis. La loi qui est entrée en vigueur ce 6 mai se veut plus souple, tout en protégeant la santé publique.

Une institution uniquement dédiée au contrôle du cannabis a été créée ; l’Institut de Régulation et de Contrôle du Cannabis (IRCCA) sera chargé de délivrer les autorisations aux fabricants, aux commerçants et aux usagers. Car seuls les citoyens adultes et inscrits sur un registre d’utilisateurs peuvent acheter du cannabis. La vente, elle, est réservée aux pharmacies agréées par l’IRCCA. Au niveau de la production, l’Uruguay limite les licences au nombre de 6. Les producteurs seront soumis à une réglementation stricte, qui vise à assurer la commercialisation de marijuana de qualité.

  • Pas plus de 40g par mois et par personne
La quantité elle-même sera réglementée avec rigueur. L’Uruguay plafonne la dose à 40 grammes par mois et par personne. Côté plantation, un citoyen peut posséder jusqu’à 6 plants – soit 480 grammes – pour sa consommation personnelle. Une association de fumeurs, entre 15 et 45 personnes, se verra limitée à 99 plants maximum.
La loi inclut aussi des restrictions sur la consommation de cannabis. Comme le tabac, il est interdit d’en fumer dans les lieux clos, les transports et lieux publics. Au même titre que l’alcool, le conducteur devra limiter son usage. D’ailleurs, le texte de loi prévoit des contrôles au volant, qui mesureront le taux de THC (tétrahydrocannabinol, substance active du cannabis).
Quand au cannabis thérapeutique, il n’est pas encore inclus dans la loi. Il fera l’objet d’un prochain texte, a annoncé le gouvernement en conférence de presse.


Source Courrier International

lundi 5 mai 2014

Infographies-Un steak végétarien



Un steak végétarien

Chaque année, 300 millions de tonnes de viande sont produites dans le monde. Un marché en expansion, et qui a d'importantes conséquences sur l'environnement et la santé publique. Qu'en est-il des substituts végétariens ?

DIE ZEIT. L’hebdomadaire de Hambourg publie chaque semaine dans sa rubrique “Wissen in Bildern” (Le savoir en images) une infographie originale. Celle-ci, parue le 27 mars et réalisée par Bernd Eberhart, Haike Hinze, Jelka Lerche et P. M. Hoffmann, décrit les substituts à la viande, de plus en plus prisés en Allemagne. Le monde produit près de 300 millions de tonnes de viande par an. Un chiffre en augmentation constante. Ces régimes carnés pèsent autant sur la santé publique que sur les émissions de gaz à effet de serre.


dimanche 27 avril 2014

Billets-La stratégie mafieuse du coucou


La stratégie mafieuse du coucou

Coucou, c'est la mafia ! Non seulement l'oiseau parasite pond dans le nid d'autres espèces, mais en plus il sème la terreur parmi les oiseaux récalcitrants à adopter sa progéniture. Une stratégie payante.

On connaissait la fâcheuse habitude du coucou de laisser ses œufs dans des nids étrangers, aux bons soins d'autres espèces d'oiseaux qui couvent le rejeton puis s'épuisent ensuite à le nourrir. Ce que l'on sait moins, c'est que si les "parents adoptifs" ne sont pas assez coopératifs, s'ils éjectent par exemple le nouvel arrivant, l'espèce parasite use de représailles. Il fond sur le nid, et détruit tous les autres œufs.
En gros, en laissant son oeuf dans le nid, le coucou fait aux autres oiseaux une offre qu'ils ne peuvent pas refuser, explique le magazine américain Popular Science. 
Cette stratégie mafieuse n'était jusqu'à présent qu'une hypothèse scientifique, émise en 1979 par le biologiste Amotz Zahavi, de l'université de Tel Aviv. Mais des chercheurs en mathématiques viennent de modéliser ce comportement afin de voir s'ils pouvaient valider "l'hypothèse mafieuse". Pour cela, il faut que deux conditions soient remplies, expliquent-ils : que le coucou visite plusieurs fois le même nid et que les "parents adoptifs" soient capables d'apprendre. Résultat ? "Nous avons testé et confirmé l'hypothèse mafieuse", affirme dans un communiqué Maria Abou Chakra, du Max Planck Institut pour la biologie de l'Evolution, et premier auteur de l'article consacré à ces recherches, publié dans Nature.


  • Le cycle de la violence
Mais le coucou n'agit pas toujours comme un gros bras de la mafia, tempèrent les chercheurs, son comportement est cyclique. Plus il use de représailles, en détruisant toute la couvée, plus il devient vital pour les "hôtes" d'accepter sans réticence les oeufs étrangers, en misant sur le fait qu'ils pourront peut-être élever l'un de leurs petits aux côtés de l'oisillon déposé. Un statu quo s'installe alors, pendant lequel le coucou dépose sa progéniture sans plus user de menace... Jusqu'au prochain cycle, quand la famille d'accueil se rebelle.
Il n'y a pas que la menace qui soit efficace. Une étude publiée dans la revue scientifique Science suggère, elle, une autre raison qui pousse les hôtes à accepter les œufs de coucou : les jeunes imposteurs secrèteraient une substance odorante qui protègent leurs hôtes des prédateurs. C'est encore une offre à laquelle il est difficile de dire non.


 Le coucou contraint d'autres oiseaux à couver ses propres œufs, et n'hésite pas à utiliser des méthodes contraignantes si les parents adoptifs s'avèrent récalcitrants - Harry R/FlickR/CC

Source Courrier International

mardi 22 avril 2014

Billets-Thomas Piketty-Le capital au XXI° siècle


Le capitalisme se mord la queue

Les travaux de l'économiste Thomas Piketty aboutissent à un sombre constat : les inégalités entre les riches et les pauvres, qui n'en finissent pas de se creuser, compromettent l'avenir du capitalisme et finiront par détruire nos sociétés.
  
Un nouvel économiste crée aujourd'hui la polémique et il n'est pas de droite. Début avril, à la conférence de l'Institute of New Economic Thinking, à Toronto, l'ouvrage de Thomas Piketty, Le Capital au XXIe siècle, a été mentionné au moins une fois à chacune des séances auxquelles j'ai assisté. Il faut remonter aux années 1970, avec Milton Friedman, pour trouver un économiste ayant suscité un tel débat.
Comme Friedman, Piketty est un homme de son temps. Si durant les années 1970, les inquiétudes portaient sur l'inflation, aujourd'hui elles sont liées à l'émergence de ploutocrates et à leur impact sur l'économie et la société.
Piketty est convaincu que le niveau actuel des inégalités de richesse, qui est vouée à augmenter, compromet l'avenir du capitalisme. Et il le démontre. Cette thèse étonnante est très mal accueillie par ceux qui considèrent que le capitalisme et les inégalités sont interdépendants. Selon cette idée, soutenue par le centre droit, le capitalisme a besoin des inégalités de richesse pour stimuler la prise de risques et les initiatives. C'est pourquoi David Cameron et George Osborne plaident pour une diminution des droits de succession et se flattent du faible niveau d'imposition des plus-values et des sociétés, un système favorable aux entreprises.

  • Des "superpatrons", royalement rémunérés
Piketty déploie deux siècles de données pour prouver qu'ils ont tort. Le capital, dit-il, est aveugle. Quand son rendement – par l'investissement dans des secteurs allant de l'immobilier à la construction automobile – dépasse la croissance réelle des salaires et de la production, comme il l'a toujours fait, à l'exception de quelques périodes comme les années 1910-1950, le stock de capitaux augmente beaucoup plus rapidement que l'ensemble de la production. Et les inégalités de richesse explosent.
Ce processus est exacerbé par les héritages et, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, par l'augmentation du nombre de "superpatrons", royalement rémunérés. Les inégalités de richesse en Europe et aux Etats-Unis ont déjà atteint les niveaux d'avant la Première Guerre mondiale et s'orientent vers ceux de la fin du XIXe siècle, quand la chance de pouvoir compter sur un héritage jouait un rôle crucial dans la vie économique et sociale.
Les dépenses excessives et les terribles tensions sociales qui ont marqué l'Angleterre édouardienne [1901-1910], la France de la Belle Epoque et les Etats-Unis des magnats de l'industrie semblent à jamais derrière nous, mais Piketty montre que la période comprise entre 1910 et 1950, durant laquelle ces inégalités ont été réduites, était anormale. Il a fallu une guerre et une récession pour mettre un coup d'arrêt à la dynamique des inégalités et pour mettre en place des impôts élevés sur les hauts revenus, en particulier ceux du capital, pour préserver la paix sociale. Aujourd'hui, le processus inéluctable de multiplication du capital aveugle au bénéfice de quelques privilégiés est à nouveau à l'œuvre, et qui plus est à une échelle mondiale.

  • L'explosion des investissements immobiliers
Il n'existe pratiquement pas de nouveaux entrepreneurs, hormis une ou deux start-up de la Silicon Valley, qui puissent gagner suffisamment d'argent pour concurrencer les concentrations de richesses incroyablement puissantes qui existent déjà. En ce sens, on peut dire que "le passé dévore l'avenir". Le fait que le duc de Westminster et le comte de Cadogan soient deux des hommes les plus riches de Grande-Bretagne est révélateur. Ce phénomène s'explique par les terrains que leurs familles possèdent depuis des siècles à Mayfair et à Chelsea et par les réticences à éliminer les possibilités d'évasion fiscale qui permettent à ces familles de faire prospérer leur patrimoine.
Aujourd'hui, on est davantage encouragé à devenir rentier qu'à prendre des risques. Il suffit de voir l'explosion des investissements immobiliers. Nos sociétés et nos riches n'ont pas besoin de soutenir des innovations audacieuses ni même d'investir dans la production.
D'autres forces se conjuguent contre le capitalisme. Piketty note que les riches savent très bien protéger leurs richesses de l'impôt et que la proportion du fardeau fiscal supporté par les ménages à revenus moyens a progressivement augmenté. En Grande-Bretagne, 1 % des ménages les plus riches paient effectivement un tiers de la totalité de l'impôt sur les revenus, mais ce dernier ne représente que 25 % des revenus du Trésor public : 45 % viennent de la TVA, de droits d'accises et de diverses contributions sociales payées par l'ensemble de la population.

  • Les sociétés s'efforcent de se protéger
De ce fait, la charge de dépenses publiques comme l'éducation, la santé et le logement incombe de plus en plus aux contribuables moyens, qui n'ont pas les ressources financières nécessaires pour les payer. Et c'est ainsi que les inégalités de richesse deviennent un facteur de dégradation des services publics et des conditions de travail.

L'enseignement que l'on peut tirer du passé est que les sociétés s'efforcent de se protéger en fermant leurs frontières ou en menant des révolutions, voire des guerres. Les solutions – un taux d'imposition sur les revenus allant jusqu'à 80 %, des droits de succession réels, un impôt sur la propriété adéquat et une taxe mondiale sur les richesses – sont actuellement inconcevables. Mais comme l'écrit Piketty, la tâche des économistes est de les rendre plus concevables. Et c'est ce que fait Le Capital au XXIe siècle.

Billets-Libérons-nous


Libérons-nous 

Stéphane Hessel préconisait naguère aux autres de s’indigner, qui est le verbe de l’impuissance par excellence et qui va de pair avec revendiquer des « droits à » et tendre la main pour recevoir. Dans un court essai, Pascal Salin propose aux Français un autre impératif, qui est une invite à l’action libre et à la responsabilité respectueuse des autres, auxquelles il s’associe : « Libérons-nous! », et sans lesquelles il n’est pas de dignité humaine.

Se libérer de quoi ? De l’État, qui maintient les femmes et les hommes en esclavage, puisqu’il prend les décisions à leur place en matière de santé, d’éducation, de logement ou, même, de culture, alors qu’ils savent pourtant mieux que lui ce qui convient à leurs besoins. En intervenant dans le domaine de la santé, notamment en limitant la libre rémunération des médecins, l’État raréfie pour eux l’offre de soins médicaux. En intervenant dans le domaine de l’éducation, l’État leur enlève une responsabilité qu’ils ont pourtant exercée pour faire naître leurs enfants. En intervenant dans le domaine du logement pour limiter les loyers, l’État raréfie les logements disponibles pour eux et provoque l’augmentation de leurs loyers. Sans les prélèvements obligatoires, impôts, taxes, cotisations diverses et variées, qui donnent du pouvoir aux hommes de l’État, qui dépensent cet argent sans compter, ils jouiraient d’un pouvoir d’achat qu’ils ne peuvent même plus imaginer. Or tout cet argent qui leur est confisqué est le fruit de leurs efforts et ils devraient pouvoir en disposer eux-mêmes à leur guise.

Comme le rappelle Pascal Salin : « Les êtres humains sont des êtres sociaux, c’est-à-dire que leur vie nécessite l’existence de liens avec d’autres humains ; ce qui n’empêche pas chacun d’avoir sa personnalité. » La civilisation est faite de ces liens tissés entre eux sous forme d’accords aux multiples modalités, que l’on peut appeler contrats même s’ils ne sont pas écrits : « Le contrat met en relation deux personnes (ou deux ensembles de personnes, par exemple des entreprises) et si un contrat existe, c’est évidemment parce qu’il est satisfaisant pour les deux co-contractants. Si le contrat est librement décidé et signé, il rend impossible toute domination des uns par les autres : les contractants partagent la même liberté et la même dignité. »

Parmi ces contrats il en est un, le contrat de travail, sur lequel Pascal Salin rappelle quelques vérités oubliées : « Dans une société d’hommes et de femmes libres, chacun entre librement dans un contrat et en sort librement sans que l’un des deux partenaires puisse imposer sa volonté à l’autre. Si un salarié n’est pas satisfait de son employeur, il peut le quitter et en trouver un autre ; symétriquement, si un employeur n’est pas satisfait de son salarié, il devrait pouvoir en chercher un autre. » La société française n’est justement pas une société d’hommes et de femmes libres. En effet un des co-contractants, l’employeur, est présenté comme un exploiteur, dont il faut protéger l’autre co-contractant, l’employé, rompant ainsi la symétrie entre eux. Comment protéger l’employé contre son employeur ? En rendant son licenciement plus difficile. Seulement, « les employeurs potentiels hésitent davantage à embaucher des salariés s’ils savent qu’ils auront du mal à les licencier s’ils ne donnent pas satisfaction ou si les circonstances nécessitent une réduction des effectifs. » C’est pourquoi, « la vraie politique d’emploi ne consiste pas à rendre les licenciements difficiles, mais à supprimer les obstacles à l’emploi [...], tous ces obstacles qui rendent difficile pour les salariés de trouver un emploi ou d’en retrouver un lorsqu’ils ont perdu celui qu’ils avaient. »


Comment retrouver la croissance et le faible chômage que la France a connus au cours des années 1950 à 1970 ? En tournant le dos à tout ce qui la paralyse depuis le début des années 1980. Comment ?

  • En permettant à l’innovation de jouer son rôle dans la création de richesses, c’est-à-dire en ne décourageant pas l’entrepreneur-innovateur : « Pour qu’un entrepreneur mette en œuvre une innovation et accepte de prendre en charge les risques correspondants, il faut qu’il puisse espérer une rémunération satisfaisante dans le cas où ses projets réussissent. » Autrement dit, en ne confisquant pas totalement, ou presque, son profit s’il en dégage un, et en permettant la constitution d’épargne pour la financer.

  • En renonçant à croire que « l’économie [est] une vaste machine dont un gouvernement pourrait manipuler les leviers à sa guise » : « [L'activité économique] est le résultat d’une quantité innombrable de décisions – grandes ou petites – prises par un grand nombre d’individus qui exercent leur raison pour s’adapter au mieux à leur environnement et pour améliorer leur sort. La croissance est donc le résultat non intentionnel, et largement imprévisible, de toutes ces décisions humaines, en particulier celles qui sont prises par les entrepreneurs-innovateurs. » Autrement dit, en réduisant massivement et rapidement prélèvements obligatoires et réglementations (telles que le salaire minimum, qui conduit à ne pas embaucher du tout des employés à la productivité trop faible, et qui donc « n’est rien d’autre qu’une machine à exclure »).

  • En réduisant rapidement et profondément la fiscalité qui détruit emploi et production : « Le recours à l’impôt pour financer des dépenses publiques conduit à une double destruction de richesses par rapport à ce qui se passerait si l’on avait plutôt recours au contrat libre et à la liberté d’entreprendre. En effet, ceux qui paient l’impôt sont incités à faire moins d’efforts – de travail, d’innovation, d’épargne ou d’investissement. Mais, par ailleurs, ceux qui bénéficient des largesses étatiques sont aussi moins incités à faire des efforts puisqu’ils peuvent obtenir gratuitement – ou presque gratuitement – ce qu’ils désirent et qu’ils ne pourraient normalement obtenir que par le travail et l’effort. » Autrement dit, en ne démotivant pas, par la confiscation de leurs richesses matérielles, ceux qui pourraient exercer librement leurs talents, et en ne portant pas atteinte par là même à leurs objectifs immatériels (de nature spirituelle, artistique, affective ou purement intellectuelle).

Pour vaincre le chômage on n’a pas tout essayé, comme le prétendent hommes politiques de droite ou de gauche, qui voudraient que l’on aille plus loin dans l’interventionnisme étatique, les réglementations et les dépenses publiques : « On n’a pas essayé la seule recette qui conduirait au succès, celle qui consiste à dire aux hommes de l’État: « libérez-nous! Libérez-nous de vos réglementations étouffantes! Libérez-nous de vos impôts écrasants! Laissez-nous faire et vous verrez ce que nous sommes capables de faire ». »


lundi 21 avril 2014

Billets-Les 20 sites les plus consultés par les Français au travail


Les 20 sites les plus consultés par les Français au travail

D’après une étude d’Olfeo, un employé français passe en moyenne 1h48 par jour à surfer sur Internet sur son lieu de travail, soit 11 minutes de plus qu’en 2012. Sur cette durée, un peu plus de la moitié y est consacrée à titre personnel.

Olfeo a calculé que ce temps représente 14% de productivité en moins pour les entreprises françaises, et elle en impute la responsabilité au Wifi dont le libre accès a été multiplié par deux dans les entreprises françaises. C’est ainsi que la plupart des employés français se laissent facilement tenter par un coup d’œil rapide sur les réseaux sociaux ou sur les sites de shopping en ligne avec leur smartphone et cela plusieurs fois par jour, tandis que la fréquentation des sites d’information a en revanche chuté de 6%.

Les 20 sites les plus visités par les employés français :
  1. Facebook
  2. Youtube
  3. Wikipédia
  4. Le Bon Coin
  5. Yahoo actu
  6. Windows live MSN
  7. Comment ça marche
  8. Amazon
  9. Blogger
  10. L’internaute
  11. Dailymotion
  12. Overblog
  13. LinkedIn
  14. Au Féminin
  15. Pages Jaunes
  16. France Télévision
  17. Le Figaro
  18. Programme
  19. Allo Ciné
  20. Française des jeux

Combien de temps faudrait-il pour atteindre Kepler 186f ?


Combien de temps faudrait-il pour atteindre Kepler 186f ? 

Kepler 186-F est située en "zone habitable", mais à quelle distance se trouve son système solaire ?

Une équipe internationale d'astronomes vient de découvrir Kepler 186-F, une exoplanète située en zone habitable. La découverte est de taille, la distance nous séparant d'elle l'est tout autant : 500 années-lumière, soit 9.640 milliards de km. Avec les technologies actuelles, combien faudrait-il de temps pour rejoindre cette cousine de la Terre ? Réponse en infographie.

dimanche 20 avril 2014

Billets-Hollande et le PS


Hollande et le PS

Encore un petit effort François … et ton quinquennat sera un succès !
Oui, François, tu es sur la bonne voie ! Encore un petit effort ! L’œuvre de ta vie est sur le point de s’accomplir …

Tu vas détruire le parti socialiste, ton quinquennat aura au moins servi à ça !
Déjà, quand tu étais à la tête du PS, et cela dura 11 ans, de 1997 à 2008, tu portais déjà ce projet fou de le détruire. Sinon, comment comprendre ton inaction à la tête de ce parti. Après la défaite de Lionel Jospin à la présidentielle de 2002, où le PS avait été privé de second tour, une refondation du parti socialiste et plus généralement du « socialisme à la française » s’imposait. Et, toi, conscient de ton destin de fossoyeur de ton propre parti, tu n’as absolument rien fait. Tu as endormi ce parti. Tu t’es contenté de gagner les élections en regardant la droite décevoir les Français.


Ton destin reçut un coup de pouce décisif, avec l’intempérance sexuelle de DSK qui t’offrit la présidence de la République sur un plateau. Avec les compétences que tu as montrées en pilotant le cabinet noir de l’Elysée qui tente, par tous les moyens, de rendre Nicolas Sarkozy inéligible, on pourrait aujourd’hui se demander si ce cabinet n’était déjà pas à l’œuvre en mai 2011 dans les couloirs de l’hôtel Sofitel de New York …
Mais aujourd’hui, ton destin s’accomplit au grand jour. Tu as atteint ton bâton de maréchal et tu es passé de l’immobilisme à l’action offensive contre le parti socialiste. Tu tiens ta vengeance contre tes « amis » du PS qui ne t’ont jamais apprécié :
  • C’est Fabius qui avait déclaré : « Vous imaginez François Hollande président ? On rêve ! ».
  • Martine Aubry ne te ménageait pas non plus : « Arrêtez de dire qu’il travaille. François n’a jamais travaillé. Il ne fout rien».
  • Jusqu’à ta compagne de 20 ans qui disait de toi : « Le point faible de FH, c’est l’inaction. Les français peuvent-ils citer une seule chose qu’il aurait réalisée en 30 ans de vie politique ? »
  • Montebourg t’avait donné le coup de grâce : « Je n’ai pas oublié que François Hollande a immobilisé le Parti pendant 10 ans. Comment peut-il aspirer à diriger la France ? »
Ce qui est beau dans ta démarche, c’est cet effacement de ta personne, je dirais même ce sacrifice, que tu t’es imposé pour arriver à tes fins. Car pour tuer le PS, tu as décidé de te saborder !
C’est ainsi que tu as décidé :
  • de jouer au président normal,
  • de faire semblant, au début, de faire de l’anti-Sarkozy pour finir deux ans plus tard par le copier,
  • de compléter, à la tête de l’état, ton inexpérience de « jamais ministre », par le manque de charisme de ton premier ministre,
  • de nommer une équipe de branquignols et de bras cassés en guise de gouvernement,
  • de glisser aussi quelques personnalités bien sectaires pour pimenter la chose et provoquer les Français …

Et tout cela dans un seul but : échouer et entraîner le PS dans ta chute ! Trop fort !
Ta première victoire dans ton dessein caché fut la raclée du PS aux municipales qui a dépassé tes espoirs les plus fous. Pour occuper les médias, tu as jeté le « citron-Ayrault » déjà pressé, voire essoré pour le remplacer par Manuel Valls. Ce fut un coup de maître. Un coup double : non seulement tu allais désormais pouvoir te cacher derrière Valls pour préparer tranquillement la suite mais en plus tu allais tuer l’avenir de Valls de façon à ce que le PS n’ait plus de bouée de sauvetage en 2017. Trop génial !

Car tu as toujours un coup d’avance ! Les médias et le PS se concentrent sur Valls, les premiers pour l’adorer les seconds pour déjà le haïr et toi tu es déjà en train de préparer le désastre des européennes. Pour ce faire, tu as commencé à abattre l’un de tes atouts majeurs : ta république exemplaire, attrape-nigauds sur laquelle tu as été élu et dont tu viens de décider l’implosion. En à peine 3 semaines, tu viens de planter pas moins de 5 banderilles dans ton concept vide de république exemplaire :
  • Alors que « Toi candidat, tu » promettais que « Toi président » ne serait pas le chef de la majorité, tu as exfiltré toi-même Harlem désir de la tête du PS,
  • Alors que  »Toi candidat, tu » promettais de ne pas t’entourer de personnes condamnées par la justice, tu as gardé tes deux compères condamnés (Désir et Cambadélis) à des postes importants dont un ou gouvernement,
  • Alors que tu promettais que tu serais, à chaque instant, exemplaire, tu viens d’organiser un magistral et inédit chassé-croisé entre Jean-Pierre Jouyet et Pierre-René Lemas entre le secrétariat de l’Elysée et la Caisse des dépôts. Jouyet va t-il manquer à la Caisse des Dépôts, Lemas y fera t-il l’affaire … Ça n’est pas ton problème !
  • Tu as même recasé Dominique Voynet à l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) rendant même furieux Claude Bartolone !.
Mais ton coup de génie fut de sacrifier ton principal conseiller, Aquilino Morelle, sur l’autel de ton funeste projet. Christiane Taubira t’avait précédemment transmis un dossier sur lui, sur un possible conflit d’intérêt dont il se serait  rendu coupable. Aquilino Morelle est ton conseiller mais aussi un ami personnel de Manuel Valls, d’origine espagnol comme lui.  C’est ce dernier point qui a fait germer, dans ton cerveau retors,  l’idée de savonner la planche de ton premier ministre en jetant Morelle à la vindicte publique. Il t’a suffi de transmettre le dossier Morelle à … ton bon ami Edwy Plenel de Mediapart!

Mais tu as dû juger que le conflit d’intérêt était une notion trop complexe pour que le « petit peuple » de France s’émeuve, et tu as ajouté au dossier Taubira, quelques renseignements sulfureux et croustillants qui feraient, à coup sûr, le succès médiatique du sacrifice de Morelle. Tu as glissé dans l’oreille d’Edwy que ton conseiller privatisait régulièrement un salon de l’hôtel Marigny pour y faire cirer ses chaussures de luxe à plusieurs SMICs par paire, qu’il avait un faible pour les grands crus de la cave de l’Elysée et que ses deux voitures de fonction avec chauffeurs servaient souvent à aller chercher ses enfants à l’école.


Et que dire du merveilleux timing de l’opération ? Deux jours après que Manuel Valls ait annoncé le gel des retraites de 13 millions de Français, dire à ces même Français que sous les ors de la république, un copain de Valls déguste du château Petrus en regardant ses « Berluti » ou ses « Weston » se faire reluire, c’était du grand art !
Avec la réussite médiatique que l’on connait …
Le feuilleton va se poursuivre jusqu’à l’explosion en vol du parti socialiste.