mardi 5 mai 2026

Billets-Le rapport Alloncle dérange Lecornu



Le rapport Alloncle dérange Lecornu

Monsieur Lecornu, « Occasion manquée » ? « Hors sujet » ? Sérieux ? Le seul hors sujet ici, c’est vous. On parle de 3,8 MILLIARDS d’euros pompés chaque année dans la poche des Français pour financer France Télévisions. Un gouffre. Une machine à propagande qui n’informe plus, elle catéchise. Et quand un député a enfin le cran de sortir 69 coups de hache dans ce système, vous, vous sortez la langue de bois. « Pas de démantèlement, pas de statu quo ». Traduction : on ne fait RIEN. Votre « stratégie cohérente », c’est la stratégie du mollusque : surtout ne pas froisser les copains, surtout ne pas toucher aux rentes, surtout ne pas affronter la rue de Valois. Le rapport Alloncle est hors sujet ? Non. Il est hors de votre courage. Il est hors de votre clientélisme. Il est hors de votre petite cuisine gouvernementale où on réforme en parlant très fort pour ne rien changer. Les Français crèvent sous les taxes. Vous, vous pleurnichez sur l’« austérité » dès qu’on veut éteindre la lumière dans les bureaux vides de France Télévisions. Alors on va vous le dire cash, Monsieur le Premier ministre : Le service public n’appartient pas aux apparatchiks. Il appartient au peuple. Et le peuple, il en a marre de payer pour se faire mépriser. « Occasion manquée » ? La seule occasion manquée, c’est vous. À Matignon.

Source:

Saner Michel

Billets-Rapport Alloncle sur l’audiovisuel public


 Rapport Alloncle sur l’audiovisuel public


Lettre ouverte à Delphine Ernotte Cunci Madame la Présidente, Ce mardi 5 mai, vous avez dénoncé le rapport Alloncle sur l’audiovisuel public. « À charge », « affaiblissement historique », dites-vous. Parlons d’affaiblissement historique. L’affaiblissement, c’est quand France Télévisions devient une forteresse de l’entre-soi, où la pluralité se résume à inviter les mêmes voix qui pensent comme vous. L’affaiblissement, c’est quand le service public méprise une partie des Français qu’il est censé représenter, les qualifiant de « beaufs » à micro fermé et de « complotistes » à micro ouvert. L’affaiblissement, c’est quand on hurle à la censure dès qu’un député ose poser un rapport, mais qu’on censure sans trembler les opinions qui dérangent sur ses propres plateaux. Vous parlez de « vérité ». La vérité, c’est que France Télévisions coûte 3,8 milliards d’euros par an aux contribuables. La vérité, c’est que pendant que des Français comptent leurs fins de mois, la direction donne des leçons de sobriété et de morale du haut de ses certitudes. Vous vous posez en gardienne du temple de la « bien-pensance ». Un temple où le dogme remplace le débat, où l’étiquette « réac » clôt toute discussion, où l’on confond information et éducation du peuple. Le rapport Alloncle ne vise pas un affaiblissement historique. Il vise un monopole idéologique qui s’est cru intouchable. Il pose une question simple : France Télévisions appartient-elle encore aux Français, ou à une caste qui parle en leur nom sans jamais les écouter ? Alors non, Madame la Présidente. Contester un rapport parlementaire en criant au loup, ce n’est pas défendre le service public. C’est défendre un pré carré. Le vôtre. Et ça, les Français le voient. De plus en plus. Delphine Ernotte qui adore les suites au majestic a Cannes , 1700 euros ,pendant 9 jours , avec votre argent chers amis !
Source:

Saner Michel

lundi 4 mai 2026

dimanche 3 mai 2026

samedi 2 mai 2026

vendredi 1 mai 2026

Billets


 

Photos mythiques-Mère migrante, Nipomo, Californie

Mère migrante, Nipomo, Californie

Photos-Dorothea Lange (1936)


États-Unis, 1936, c’est la Grande Dépression. La photographe Dorothea Lange parcourt la campagne étasunienne pour le compte de la FSA (Farm Security Administration), un organisme du ministère de l’agriculture, chargé d’aider les fermiers les plus pauvres. Elle rencontre Florence Owens Thompson, 32 ans, qui a perdu son mari 4 ans plus tôt. Mère de six enfants, elle fait ce qu’elle peut pour tenter de les nourrir. La photographe s’approche et parle avec elle. Elle réalise 5 clichés, dont celui-ci.

La mère est soucieuse et presque résignée, mais elle tient son rôle protecteur central pour ses enfants. Les deux enfants qui tournent la tête expriment gène et tristesse. Ils concentrent notre regard sur le visage de leur mère. Son regard à elle n’est pas pour nous, il est absorbé ailleurs. Cette image, très simple et directe, appelle toute la compassion qu’on peut avoir pour des victimes de la pauvreté.


Il est intéressant de se pencher sur les circonstances qui ont permis à cette photo de voir le jour. La FSA a été créée en 1935, dans le cadre du New Deal, par le président Roosevelt. Cette agence est chargée de réformes et d’aides à l’agriculture (subventions, planification, coopératives, etc). Pour promouvoir son travail et faire passer ses réformes, elle met en place ce qu’on appellerait aujourd’hui, une « cellule de communication ». Une douzaine de photographes (dont Walker Evans) sont recrutés en fonction de leur engagement social et politique. Ils sont chargés de documenter, aussi objectivement que possible, les conditions de vie des agriculteurs du pays. Les photos -propriété de l’État- ont été mises gratuitement à disposition de ceux qui les publiaient, ce qui en a garanti une rapide et large diffusion. Les grandes qualités humaines de ces images ont fait le reste : elles ont profondément marqué les Américains de l’entre-deux-guerres.


Deux romans de John Steinbeck resituent admirablement les conditions de vie de cette époque : Les raisins de la colère, Des souris et des hommes. Tous les deux ont inspiré des films.


Dorothea Lange est née en 1895 à Hoboken (New Jersey). À l’instar de Robert Capa, elle tend à n’être connue du grand public que par une seule photo. Pourtant, c’est bien par ses photographies des conditions de vie des plus pauvres, qu’elle a été remarquée, puis recrutée par la FSA, en 1935.


Signalons pour la petite histoire, que Dorothea Lange a ultérieurement retouché son négatif. En bas à droite, se tenant au bâton, il y a un pouce qu’elle jugeait disgracieux et trivial pour cette image. À l’origine très clair, elle l’a noyé dans des tons foncés. Cela avait déclenché de vives polémiques.



Dorothea Lange

Photos mythiques-Exécution des onze Kurdes


Exécution des onze Kurdes

Photo : Jahangir Razmi (1979)

En août 1979, cette photo prise en Iran fait le tour du monde. Un peloton d'exécution composé de soldats de la République islamique fait feu sur une dizaine de Kurdes sans armes. Elle est d'abord publiée dans le grand quotidien iranien Ettela'at, puis, par l'intermédiaire de l'agence UPI, dans des centaines de publications du monde entier.

Quelques mois plus tard, elle remporte le prix Pulitzer. De manière anonyme. En effet, le journal Ettela'at juge plus prudent de ne pas dévoiler l'identité du photographe.

Au fil des ans, l'image devient un symbole de la violence du régime de Khomeyni, et le mystère demeure. De temps à autre, tel ou tel photographe iranien à l'étranger se targue d'avoir pris ce cliché, sans apporter de preuve décisive.

Dans son édition du 4 décembre 2006, le Wall Street Journal affirme avoir retrouvé le véritable auteur. Selon un long article de Joshua Prager, spécialiste des enquêtes au quotidien économique new-yorkais, il s'agirait de Jahangir Razmi, âgé aujourd'hui de 58 ans, vivant à Téhéran.

Il était en reportage dans le Kurdistan iranien en août 1979. Il a assisté à la mascarade de procès qui a abouti à l'exécution des onze Kurdes.

Le journaliste américain souligne qu'en 1979 le photographe a fait les choses en règle.

"Il avait la permission d'un juge pour prendre ces photos. Il a donné les négatifs aux autorités quand elles les lui ont demandés. Il n'a pas touché un centime avec ces clichés publiés à l'étranger. Aujourd'hui, ce n'est pas lui qui a cherché à me contacter, mais plutôt l'inverse."


Jahangir Razmi