samedi 12 janvier 2019

Billets-On achève bien les jeunes


On achève bien les jeunes

Grande oubliée des politiques, la jeunesse est devenue la variable d’ajustement de la société française.
  
Chaque enfant porte 30 000 euros de dette publique à la naissance
C’est avec ce chiffre stupéfiant que Bernard Spitz, maître des requêtes au Conseil d’État et président de la fédération française des sociétés d’assurance, commence son essai, paru aux éditions Grasset en septembre dernier, consacré à la situation des jeunes dans la France d’aujourd’hui. Grande oubliée des politiques, la jeunesse française est devenue la variable d’ajustement de la société française, victime d’un système éducatif contre-productif, d’un marché du travail hostile, d’une insécurité sociale grandissante et d’une fiscalité inéquitable. Rappelant que « les jeunes de ce pays sont notre force vive », Bernard Spitz en appelle à un aggiornamento politique pour retrouver une dynamique au service des jeunes et de la France de demain.

L’accroissement des inégalités inter et intragénérationnelles
Depuis les années 1960, la baisse de la natalité et le ralentissement de l’immigration ont rendu le vieillissement global de la population inéluctable. En 2060, un Français sur trois aura plus de 60 ans. Incapable d’anticiper ce vieillissement pourtant annoncé, la France se retrouve aujourd’hui dans une situation conflictuelle : « d’un côté, plus de vieux coûtant plus cher et qui n’ont pas assez cotisé lorsqu’ils étaient dans la vie active pour financer leurs retraites. De l’autre, moins de jeunes, déjà alourdis du poids de la dette et des engagements pris par leurs aînés pour les trente prochaines années ».

L’iniquité générationnelle est, au regard des chiffres, flagrante
Alors que le patrimoine net médian des moins de 30 ans est de 7 200 euros, il environne les 211 000 euros pour les sexagénaires. Si l’héritage permettait à l’époque aux jeunes ménages trentenaires qui en étaient les bénéficiaires de s’installer, l’allongement de la durée de vie ne lui permet plus de jouer ce rôle aujourd’hui.

De plus en plus touchés par la précarité, 13% des 18-29 ans vit sous le seuil de pauvreté
Une dégradation de la situation des jeunes qui se manifeste principalement dans l’enseignement supérieur, sur le marché du travail et au regard de la fiscalité.

Emploi : « génération galère »

150 000 jeunes, soit un jeune sur cinq, sortent chaque année du système scolaire sans qualification :
le résultat d’une politique « anti-sélection », déconnectée de la demande réelle du marché du travail. Faute de vouloir introduire une sélection raisonnée dans les universités, les facs se retrouvent de facto submergées et le taux d’échec en première année atteint 48%. Ceux qui parviennent à obtenir un diplôme ne sont pas au bout de leurs peines : l’accès au marché du travail s’est considérablement complexifié et acquérir un poste stable constitue, pour beaucoup, un véritable parcours du combattant.

Un chiffre, particulièrement, retient l’attention : alors que le chômage concerne 10% de la population française, il touche 24% des jeunes
soit trois fois plus qu’en Allemagne par exemple. « La preuve de la préférence française pour le chômage des jeunes » selon Bernard Spitz. Face à un marché du travail divisé entre « insiders » protégés et « outsiders » précaires, aucune mesure ne parvient à briser cette dualité. De plus, la « préférence collective pour les acteurs déjà en place vaut pour les salariés, mais aussi pour les indépendants ». Le statut extrêmement protecteur du CDI et le poids des professions réglementées nuisent à l’emploi en général.

À l’heure où les jeunes représentent 40% de la main d’œuvre potentielle, il est urgent de repenser dans sa globalité le monde du travail
« Les jeunes ont quelque chose à nous apprendre sur la gestion de projet, sur l’intégration efficiente du numérique et des nouvelles technologies ou encore sur l’équilibre entre vie publique et vie privée ».

Le « casse du siècle »
À l‘écart du marché du travail, les jeunes ont également été victimes des choix collectifs des dernières décennies. « Ce véritable hold-up générationnel laisse aujourd’hui un trou abyssal dans les caisses publiques : 2 000 milliards d’euros de dette souveraine, soit 95% du PIB ». La dette publique pesait 20% du PIB en 1980.

« À cause de notre choix d’un État toujours plus lourd, plus dépensier, nous laissons à nos enfants, qui prendront leur retraite à 65 ou 67 ans, un pays endetté, un niveau de chômage insupportable et un potentiel de croissance plus faible que jamais », résumait le gouverneur de la Banque de France en mai 2015.
Si l’endettement public est justifié lorsqu’il s’agit d’investir pour l’avenir, il est difficile de légitimer les 80% de hausse des dépenses publiques, sur la période 1996-2006, liées aux dépenses de transferts et de fonctionnement. Or si l’endettement pour le fonctionnement et non l’investissement se fait aux dépens de la jeunesse, il en sera de même concernant le désendettement.

Pour une « nouvelle alliance » entre générations
À la veille des prochaines élections présidentielles, et à l’heure où « le principal parti des jeunes est celui de l’abstention », il est urgent de leur redonner leur place dans le contrat social. « Réformes des savoirs, du travail, des comptes publics et sociaux, de la vie citoyenne : voilà les quatre côtés du carré magique qui pourrait sceller cette Nouvelle Alliance entre générations ». Un programme ambitieux à méditer à la veille des primaires présidentielles.


  • Source contrepoints.org

Billets-La loi prévoit la destitution du chef de l'Etat


La loi prévoit la destitution du chef de l'Etat

Le Conseil constitutionnel vient de valider une loi adoptée par le Parlement, visant à avoir la possibilité de destituer le chef de l’Etat. Cette loi était voulue par Jacques Chirac, en 2007.

  • Le chef de l’Etat peut désormais être destitué
La loi qui définit les conditions de destitution d’un chef de l’Etat défaillant a été validée aujourd’hui par le Conseil constitutionnel, après un parcours parlementaire chaotique.
Le Conseil constitutionnel, dans un communiqué, a annoncé avoir jugé conforme à la Constitution cette loi organique qui prévoit les conditions très strictes dans lesquelles le chef de l’Etat peut être destitué par la Haute Cour (réunion du Sénat et de l’Assemblée nationale).

  • Deux modifications par rapport à la loi originelle
Deux légères modifications ont cependant été apportées au texte d’origine : la loi originelle prévoyait qu’un parlementaire ne pouvait signer qu’une seule fois par mandat une proposition de résolution pour destituer le Président. Cette condition a été jugée trop restrictive pour le Conseil constitutionnel. Ils ont également légèrement modifié l’organisation des débats de la Haute Cour. Le mécanisme de destitution doit être déclenché par 10 des sénateurs ou 10% des députés qui signent une résolution.

  • Un texte qui date de… 2007
Ce texte date de 2007, écrit sous la présidence de Jacques Chirac. Mais c’est seulement en janvier 2012 que ce texte avait été voté en première lecture par l’Assemblée nationale. La procédure de vote a été accélérée avec le retour de la droite au Sénat. Ce texte a été remis en avant par le président du Sénat, l’UMP Gérard Larcher.


Désormais, bien que l’article 67 prévoie que le président de la République ne peut pas être poursuivi pénalement durant son mandat, il pourra désormais être destitué «en cas de manquement manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat».

Billets


vendredi 11 janvier 2019

jeudi 10 janvier 2019

mercredi 9 janvier 2019

lundi 7 janvier 2019

7 Janvier 2015-Charlie Hebdo

NOUS NE VOUS OUBLIERONS JAMAIS


dimanche 6 janvier 2019

samedi 5 janvier 2019

Billets-La Hulotte


La Hulotte

“La Hulotte, le journal le plus lu dans les terriers” fête son n° 100.
Elle ne hulule que deux fois l'an, pour raconter en dessins et en mots “les petits mystères des grands bois”. Vrai travail d'orfèvre, la revue naturaliste sort son centième numéro. Pousser les enfants à observer la nature qui les entoure, telle est la vocation de Pierre Déom, le papa de La Hulotte.


C'est à Boult-aux-Bois, microvillage des Ardennes, qu'elle niche. La Hulotte, à savoir « le journal le plus lu dans les terriers », fête cet automne son centième numéro. Une longévité et un succès étonnants pour cette revue naturaliste tous publics, qui raconte chaque semestre depuis quarante ans la vie des bestioles et plantes de nos forêts.
On y apprend tout sur le sphinx colibri (un insecte de 3 centimètres de long), la musaraigne étrusque (le plus petit mammifère du monde qui, avec ses deux grandes oreilles, « cherche à imiter son idole l'éléphant ») ou le martin-pêcheur. De petit format, la publication propose sous une couverture colorée une quarantaine de pages en noir et blanc. Qui mêlent un récit à la fois ultra documenté et ludique – jamais niais – et une foultitude de dessins minutieux.

  • Une demi-douzaine de salariés et 150 000 abonnés
C'est dans un atelier tout de bois et de verre que travaille son créateur Pierre Déom, « phobique social » (selon ses mots) de 64 ans, épaulé par une demi-douzaine de salariés, dont sa femme et sa fille. Grande tige sèche aux cheveux argent, ce fils d'un « ouvrier agricole très catho » se destinait à l'histoire. « J'étais un gosse de la campagne, mais ne connaissais rien à la nature. Quand je suis parti étudier à Charleville-Mézières, je me suis senti mal. » Retour donc à la terre pour le jeune instituteur.
En 1972, il participe à la création du réseau de clubs Connaître et protéger la nature, à destination des mouflets, et s'occupe du bulletin de liaison, qui devient La Hulotte. Le bouche-à-oreille enfle concernant ce drôle de périodique, jusqu'à générer une moyenne actuelle de 150 000 abonnés de tous âges. « Le journal est monté en flèche sans que je m'y attende, note son fondateur, en adoucissant son ton au fil des heures. Forcément, je me suis senti obligé de davantage creuser les sujets. »


  • Toiles d’araignée et arbres à deux pieds
Un travail de bénédictin, entre journalisme et analyse scientifique : six mois sont consacrés à chaque thématique (une par numéro) abordée. L'homme s'anime en évoquant les recherches de tous pays qu'il compulse, les documentaires qu'il visionne et ses propres expéditions sur le terrain. Pour traiter des toiles d'araignée, il investigue pendant dix ans. « Elles sont rarement photographiées sans la rosée esthétique qui les déforme. Je profitais des jours de brume pour les guetter très tôt le matin, quand les gouttes sont suffisamment fines pour ne pas peser sur les fils. »
Même perfectionnisme patient quand il se penche sur les « petits mystères des grands bois », arpentant les forêts deux décennies durant (!) pour dénicher « des arbres à deux pieds ou qui en avalent un autre ». Il écrit seul les – très longs – textes de sa revue, dessine aussi méticuleusement la faune et la flore, s'inspirant de Gustave Doré ou du zoologiste suisse Manfred Reichel.
Poursuivant, sans mollir, ce qu'on appelle une vocation, Pierre Déom souhaite « rendre les enfants conscients des richesses naturelles, les pousser à sortir observer ce qui les entoure ». S'il se dit idéologiquement proche du mouvement écologiste, il ne milite pas. Il n'en a pas le temps, avec cette ensorcelante Hulotte qui dévore sa vie et le pousse une heure par jour dans les bois voisins. Dernier sujet d'étude : les méandres du lierre, cet arbrisseau « extraordinaire, qui pousse plus vite que l'arbre attenant sans jamais l'étouffer ».

Billets-Howard Zinn

Howard Zinn 


jeudi 3 janvier 2019

mercredi 2 janvier 2019

Billets-"Le collège est devenu un univers mafieux"

"Le collège est devenu un univers mafieux"


Alain Aquilina, ancien policier montpelliérain, lance un cri d’alarme.

"Dépendre d’une bande est bien plus dangereux qu’être dépendant d’un produit." Ce constat dérangeant est à l’image de ceux que dresse Alain Aquilina, un ancien policier montpelliérain, dans un livre consacré aux adolescents d’aujourd’hui, coécrit avec Jean Montanier. Un ouvrage en forme de sonnette d’alarme : selon eux, l’univers des collèges est désormais un terrain "mafieux", marqué par "la loi du silence et la loi du plus fort".

Le regard est sans concession, mais les mots sont pesés : "Un enfant qui entre au collège, quittant l’école et le monde de ses parents, découvre ce système mafieux, qui vit en parallèle du système éducatif, et est basé sur toutes sortes de trafics", insiste Alain Aquilina. "On commence en sixième en revendant des jeux vidéos, et on en arrive aujourd’hui avec de la cocaïne, qui est présente dès le collège dans notre région."


"L’argent est au cœur du parcours de l’enfant"
Pour cet ex-policier, qui fut très actif dans la prévention de la délinquance, le phénomène a explosé depuis une dizaine d’années. "L’argent est au cœur du parcours de l’enfant, ce qui n’existait pas auparavant." Avec, en arrière-plan, le haschisch et son business. "Les adultes n’en sont pas conscients, mais dans ces villages dortoirs où les jeunes s’ennuient, le seul support de distraction qui convienne à des ados reste le cannabis. Or, fumer des joints, ce n’est pas un phénomène de mode, c’est un fonds de commerce pour une économie souterraine."

Une activité qui a ses codes et ses règles : "Les dealers font tout pour couper l’adolescent de ses références habituelles, pour le faire entrer dans un autre groupe qui a pour mode d’emploi l’affrontement et la provocation avec, très progressivement, une formulation différente du langage qui passe à l’agressivité, et à terme, à la violence."

Eviter le repli sur soi.

Comment les parents peuvent-ils réagir ? "Il faut en parler avant avec les enfants, aborder ces problèmes de trafics dans et autour du collège et éviter le repli sur soi. Souvent, les parents sont eux-mêmes dans la peur, mais pour tuer la loi du plus fort, il faut tuer la loi du silence. Il faut se parler, créer du lien, et éviter toute solution de type “couvre-feu”. Car si on déclare la guerre à notre jeunesse, on ne s’en sortira pas."

Billets-Mémoires d’un maire


Mémoires d’un maire

Publiées en 2013, les Mémoires d’un maire relatent l’expérience politique de Jean-Jacques Descamps, libéral dans l’âme et maire de Loches pendant 19 ans, dont le troisième et dernier mandat s’est achevé en mars dernier. Commune française située dans le département d’Indre-et-Loire, Loches forme une agglomération d’environ 7 000 habitants. A travers le récit de la vie politique locale, l’auteur décrit les dysfonctionnements du système auxquels il a dû faire face et relate comment son expérience d’entrepreneur lui a permis de mener une politique ancrée dans la réalité. Nous reviendrons sur les points essentiels.

En France, le statut de la fonction publique est une sorte de « vache sacrée » auquel il est difficile de toucher. Loué pour la sécurité et la stabilité qu’il offre, on ses inconvénients sont souvent oubliés. L’encadrement strict des fonctionnaires, nuisible à une gestion efficace des ressources humaines, en est un. Soumis au système de rémunération et de promotion fixé par le statut, les fonctionnaires peuvent difficilement bénéficier de la qualité de leur travail ou de leur implication. Dans ses Mémoires, Jean-Jacques Descamps revient sur le principe des primes. Distribuées de façon quasi uniforme, « un tire-au-flanc peut gagner quasiment autant qu’un travailleur ». De plus, de par sa rigidité, le statut de la fonction publique est inadapté aux affaires courantes et engendre des coûts supplémentaires. Obtenus sur concours, les grades sont souvent sans rapport avec les fonctions auxquelles ils préparent et impliquent que les fonctionnaires suivent une formation complémentaire. De même, l’auteur fait le constat que les président(e)s successifs du Comité départemental du Tourisme qu’il a côtoyés avaient tous été choisis sur des critères politiques et non en fonction de leur expérience de ce secteur. Le mode de sélection va de ce fait à l’encontre de l’objectif d’efficacité.

Aujourd’hui, la complexité administrative territoriale nuit à la gestion publique locale. Face à la coexistence des communes et des communautés qui crée un enchevêtrement des compétences, l’auteur en appelle à un approfondissement de la démarche de regroupement des communes en créant une grande communauté de plein exercice, dotée de compétences permettant un champ d’action plus large. La mise en place d’une communauté du « Grand Lochois » permettrait à la commune de peser plus lourd politiquement et économiquement, et d’attirer les compétences dont elle a besoin.

Dans l’exercice de ses fonctions, le maire est confronté à un État bavard qui multiplie les réglementations. À Loches, en raison de sa situation géographique et de son patrimoine sauvegardé, les normes sont légion : plan de prévention des risques d’inondation, arrêtés de péril, plan de mise en valeur du secteur sauvegardé… autant d’obstacles administratifs qui, d’une part, impliquent systématiquement un interlocuteur différent ; d’autre part, illustrent l’omniprésence de l’État dans l’aménagement d’une ville comme Loches ; et enfin, restreignent le périmètre d’action en multipliant les obstacles et allongeant les délais. L’inflation législative, qui concerne la plupart des domaines de la vie communale, gêne les projets municipaux et éloigne l’investissement privé.

Ces dysfonctionnements énoncés, l’auteur préconise une présence de l’État « plus modeste mais plus efficace » en (i) rationalisant l’administration – des fonctionnaires d’un autre profil, un guichet unique pour les services de l’État – en (ii) privilégiant le recours au privé plutôt qu’aux subventions – recours accru à la délégation de service public et appel au mécénat et mise en place d’un fonds de dotation local pour rénover le patrimoine – et en (iii) favorisant l’incitation à la contrainte – expérimentation réussie d’un dispositif d’incitation financière pour rénover les façades du centre-ville de Loches.

Face à « une administration toujours plus envahissante, des lois toujours plus contraignantes et des citoyens toujours plus exigeants », l’auteur conclut à la nécessité de simplifier les structures locales. Un peu plus de liberté pour libérer les énergies et mieux servir l’intérêt général.

Source generationlibre.eu

Recettes Crêpes Blinis Pancakes-Galettes asperges et chèvre


Galettes asperges et chèvre

Préparation : 20 mn
Repos de la pâte : 30 mn
Pour 8 galettes
Pour la garniture 
1 botte d’asperges vertes
3 cuillerées à soupe de pesto
1 fromage frais type Petit Billy
50 g de parmesan
Sel
Poivre du moulin
Pour la pâte
130 g de farine de sarrasin
2 œufs
30 cl d’eau
30 g de beurre fondu
20 g de beurre pour la cuisson
1 pincée de sel
Préparation des galettes
1. Versez la farine de sarrasin et le sel dans un saladier et creusez un puits.
2. Dans un autre bol, fouettez les œufs, l’eau et le beurre fondu, puis versez dans le puits de farine. Fouettez à nouveau pour obtenir une pâte fluide.
3. Laissez reposer 30 minutes.
4. Mettez le beurre à fondre dans la poêle et versez l’excédent dans un petit bol. Essuyez le surplus avec un papier absorbant.
5. Quand la poêle est bien chaude, versez rapidement une petite louche de pâte et tournez la poêle en tous sens pour bien répartir la pâte sur toute la surface de la poêle. Dosez bien la quantité de pâte dans votre louche : si vous avez trop de pâte votre galette sera trop épaisse, mais si vous n’en avez pas assez, elle sera pleine de trous !
6. Quand la surface de la galette devient sèche et qu’elle a doré en dessous, au bout de 2 minutes environ, il est temps de la retourner. Faites-la sauter si vous êtes habile ou bien retournez-la à la spatule. Laissez cuire 1 minute sur l’autre face.
7. Déposez vos galettes au fur et à mesure sur une assiette pour former une pile. Si vous voulez les garder au chaud, recouvrez l’assiette de papier d’aluminium et déposez l’assiette sur une casserole avec un peu d’eau à ébullition.
Préparation de la garniture
8. Coupez la base des asperges sur 3 cm. Portez une grande casserole d’eau salée à ébullition et plongez-y les asperges. Laissez-les cuire 5 minutes, puis égouttez-les.
9. Dans un bol, mélangez le pesto, le fromage frais, le parmesan et quelques tours de moulin à poivre.
10. Etalez vos galettes et tartinez-en le premier tiers avec le mélange de fromage. Recouvrez de 3 asperges et roulez la crêpe bien serrée. Coupez les extrémités et taillez-la en quatre tronçons. Servez.

Ces galettes sont aussi étonnantes visuellement qu’au goût ! Vous pouvez ajouter quelques lanières de jambon cru ou de jambon fumé avant de rouler la crêpe, c’est un régal.
Asperges et fromage de chèvre : des saveurs plutôt antagonistes qui font un mariage réussi. Mystère de la cuisine…

Variante
Pour une recette toute verte, ajoutez ½ botte de ciboulette finement ciselée dans la pâte à galette… Et quand ce n’est plus la saison des asperges, remplacez-les par des mange-tout cuits à la vapeur.


Recettes Crêpes Blinis Pancakes-Cigares au Nutella


Cigares au Nutella

Préparation : 15 mn
Repos de la pâte : 30 mn
Pour 8 crêpes
Pour la garniture 
1 petit pot de Nutella
16 crêpes dentelle
Pour la pâte
125 g de farine
2 œufs
25 cl de lait
20 g de beurre fondu
20 g de beurre pour la cuisson
1 pincée de sel
Préparation des crêpes
1. Versez la farine et le sel dans un saladier et creusez un puits.
2. Dans un autre bol, fouettez les œufs, le lait et le beurre fondu, puis versez dans le puits de farine. Fouettez à nouveau pour obtenir une pâte fluide.
3. Laissez reposer 30 minutes.
4. Mettez le beurre à fondre dans la poêle et versez l’excédent dans un petit bol. Essuyez le surplus avec un papier absorbant.
5. Quand la poêle est bien chaude, versez rapidement une petite louche de pâte et tournez la poêle en tous sens pour bien répartir la pâte sur toute la surface de la poêle. Dosez bien la quantité de pâte dans votre louche : si vous avez trop de pâte votre crêpe sera trop épaisse, mais si vous n’en avez pas assez, elle sera pleine de trous !
6. Quand la surface de la crêpe devient sèche et qu’elle a doré en dessous, au bout de 2 minutes environ, il est temps de la retourner. Faites-la sauter si vous êtes habile ou bien retournez-la à la spatule. Laissez cuire 1 minute sur l’autre face.
7. Déposez vos crêpes au fur et à mesure sur une assiette pour former une pile. Si vous voulez les garder au chaud, recouvrez l’assiette de papier d’aluminium et déposez l’assiette sur une casserole avec un peu d’eau à ébullition.
Préparation de la garniture
8. Placez le pot de Nutella 5 minutes au bain-marie ou 2 minutes dans le micro-ondes pour qu’il soit plus facile à étaler.
9. Étalez vos crêpes et tartinez-les généreusement de Nutella. Placez 2 crêpes dentelle à 2 cm du bord, puis enroulez les crêpes autour comme des cigares. Coupez les deux extrémités et déposez les cigares dans un plat. Dégustez sans trop tarder afin que les crêpes dentelle du centre restent bien croustillantes.

Variante
Vous pouvez remplacer les crêpes dentelle par des cigarettes russes, elles aussi bien croustillantes.
Vous pouvez varier le cœur de ces cigares. Pour une option fondante et non croustillante, garnissez vos crêpes d’un bâton de guimauve et passez-les 1 minute au micro-ondes.

Un truc
Pourquoi ne pas accompagner ces crêpes d’une boule de glace vanille saupoudrée d’un peu de praliné.

Recettes Fromages-Fondue au chèvre


Fondue au chèvre

Préparation : 25 mn
Pour 4 personnes
2 petites carottes
2 petites courgettes
200 g de tomates cerises
200 g de très petits champignons de Paris
400 g de fromage de chèvre frais
5 cl de vin blanc de sec
10 cl de crème liquide
2 pains pita
1 branche de thym
Miel
Sel et poivre du moulin
1. Coupez les pains pita en bandes. Formez des petits rouleaux de la taille d’une bouchée et maintenez-les avec des piques en bois.
2. Épluchez, lavez et séchez les légumes. Taillez-les en bouchées régulières, bâtonnets ou rondelles ou laissez-les entiers selon le cas. Disposez-les sur un plat.
3. Faites chauffer le vin à feu doux dans le poêlon, puis ajoutez progressivement le fromage, sans cesser de remuer, jusqu’à ce qu’il soit complètement fondu et onctueux. Versez la crème, rectifiez l’assaisonnement en sel, poivrez un peu et effeuillez la branche de thym. Mélangez.
4. Placez le réchaud et le poêlon au centre de la table, les plats de légumes et de rouleaux de pain pita autour, ainsi qu’un petit pichet ou des coupelles de miel. Réglez la chaleur au minimum pour maintenir une chaleur douce.
5. Chaque convive pique alternativement un légume ou un petit rouleau de pain pita, l’enrobe de fromage fondu et arrose la bouchée de quelques gouttes de miel avant de déguster.

Pour un goût plus marqué, remplacez une partie du chèvre frais par la même quantité d’un fromage un peu plus sec. Retirez la croûte avant de le faire fondre.

Recettes Fromages-Poires au roquefort


Poires au roquefort

Préparation : 10 mn
Cuisson : Sans
Pour  6 personnes
6 poires
75 g de roquefort
45 g de fromage frais type Saint-Moret
30 g de cerneaux de noix
Vinaigre balsamique
Poivre du moulin
1. Lavez et épluchez les poires. Découpez un chapeau à un tiers du haut. Evidez le cœur à l’aide d’une cuillère parisienne en veillant à garder les poires entières intactes.
2. Hachez les cerneaux de noix. Dans une jatte, mélangez le fromage frais avec le roquefort émietté et les noix hachées. Poivrez.
3. Garnissez les poires évidées avec la farce. Réservez au frais et arrosez d’un filet de vinaigre balsamique au moment de servir.

Recettes Fromages-Fondue savoyarde


Fondue savoyarde

Préparation : 20 mn
Cuisson : 10 mn
Pour 6 personnes
400 g de beaufort d’alpage affiné
400 g de beaufort jeune
1 gousse d’ail
50 cl de vin blanc sec de Savoie
10 g de fécule de maïs
Kirsch
Pain de campagne coupé en morceaux
Sel et poivre
1. Écroûtez les fromages et taillez-les en minces lamelles. Frottez le caquelon avec la gousse d’ail pelée.
2. Versez le vin blanc dans le caquelon et faites-le chauffer à feu doux. Délayez-y la fécule. Ajoutez le fromage petit à petit, en remuant constamment avec une cuiller de bois.
3. Après 2 ou 3 minutes de cuisson, ajoutez un peu de kirsch dans le mélange pour homogénéiser la fondue, salez et poivrez.

Il existe de multiples recettes de la fondue au fromage, plat convivial par excellence. Pour être savoyarde, la fondue exige la présence d’un beaufort âgé, ayant été très longuement affiné, et d’un autre, plus jeune et très fruité. Compte tenu du prix élevé du beaufort, on peut remplacer le plus jeune par un comté jeune ou un emmental grand cru. Réaliser une fondue nécessite un matériel spécial, le caquelon chauffé par une petite lampe à alcool.

Recettes Fromages-Camembert aux abricots


Camembert aux abricots

Préparation : 15 mn
Cuisson : 5 mn
Pour 6 personnes
1 camembert au lait cru
40 g d’abricots secs
20 g de noisettes entières
1 cuillerée à soupe de vinaigre de framboise
1 cuillerée à soupe de miel
1 cuillerée à soupe de graines de carvi
2 cuillerées à soupe d’huile
1. Préchauffez le four à 210 °C (th. 7-8).
2. Faites griller les noisettes dans une poêle antiadhésive pendant 3 minutes sur feu moyen en ne cessant pas de les remuer. Dans une poêle, à couvert, faites revenir les abricots détaillés en lanières dans 2 cuillerées à soupe d’huile, sur feu doux pendant 10 minutes.
3. Ajoutez le vinaigre de framboise à mi-cuisson. Égouttez et laissez refroidir.
4. Dans une jatte, mélangez la compotée d’abricots avec les noisettes grillées et hachées.
5. Coupez le camembert en deux. Garnissez-le avec la farce. Couvrez avec l’autre moitié du fromage.
6. Versez le miel dessus et saupoudrez de graines de carvi. Enfournez pendant 5 minutes sous le gril du four pour que le camembert s’assouplisse et caramélise.
7. Servez au moment du fromage avec une salade de mâche.

Astuce
Vous pouvez remplacer les abricots secs par d’autres fruits secs : dattes, figues, raisins… et ajoutez des amandes.




mardi 1 janvier 2019