mercredi 15 août 2018

Billets-Affaire Benalla : une saga et que des perdants


Affaire Benalla : une saga et que des perdants

Le casting probable d’un second tour Mélenchon – Macron s’installe tranquillement dans le paysage politique français si nous n’y prenons pas garde… Une tribune libre pour comprendre cet aspect essentiel de l’affaire Benalla.


Enfin les vacances, et l’occasion de tirer un premier bilan de ce mauvais polar qui aura défrayé la chronique pendant plus d’un mois et durant lequel la classe politique se sera écharpée sur les péripéties de ce Monsieur Benalla dont nous n’entendrons plus parler dans 6 mois. Celui-ci, inconnu du grand public, du haut de ses 26 ans, a sans conteste outrepassé ses droits mais n’a tué personne… Certes une faute grave a été commise, essentiellement due à une certaine inexpérience de la part de ce subordonné dynamique et actif, pas porté à une très grande compassion, il faut bien le dire, pour ces activistes de la gauche radicale qui n’ont pas hésité eux-mêmes à enfreindre la loi en jetant furieusement des bouteilles de verre sur les forces de l’ordre.

Dans tout le brouhaha de ces dernières semaines rappelons, avec le recul nécessaire, certains faits qu’il conviendrait de replacer dans leur contexte.

Si une affaire Benalla similaire avait été révélée sous la présidence d’un Hollande ou d’un Sarkozy elle n’aurait probablement pas eu le même retentissement. En effet, durant sa campagne Emmanuel Macron a commis l’erreur d’avoir mis la barre beaucoup trop haut en nous promettant une République exemplaire, suscitant de facto des attentes immenses. Cette bourrasque allait donc en toute logique provoquer l’ire des électeurs et des observateurs politiques qui lui ont reproché de ne pas avoir mis fin à plus de 40 ans de pratiques politiques officieuses et de clientélisme.

DES VIEUX BRISCARDS DE LA POLITIQUE
Comment pouvait-il en être autrement puisque fondamentalement, le chef de l’État a dû s’entourer de vieux briscards de la politique avec leurs travers, us et coutumes, pour pouvoir s’imposer. Sans les Collomb, Ferrand ou même Bayrou, Emmanuel Macron n’aurait pas franchi les grilles de l’Élysée. Le nouveau monde tant espéré par les Marcheurs apparaît donc en plein jour comme une illusion…
Nul besoin de rappeler qu’en matière d’officines, les prédécesseurs d’Emmanuel Macron en connaissent un rayon : La Mission C sous de Gaulle, pilotée par le sulfureux Foccart contre l’OAS, l’affaire Boulin, les disparitions mystérieuses de Grossouvre ou Bérégovoy, sans oublier les coups tordus des anciens du SAC sous la bienveillance d’un Charles Pasqua ou d’un Pierre Debizet ont été autrement plus meurtriers que ce vulgaire Benallagate.

Emmanuel Macron perpétue en quelque sorte la tradition, toute proportion gardée, mais à la différence que cette saga estivale relève d’avantage du fait divers que d’une affaire d’État.
Par ailleurs, soulignons que par son statut, le président de la République demeure responsable ès qualités, c’est-à-dire non pas pour ce qu’il a fait, ou non, en tant que personne physique, mais pour ce qui lui incombe en tant que dirigeant au même titre qu’un administrateur d’entreprise. En conséquence, sa stratégie de communication qui a consisté à garder le silence le plus longtemps possible nous a semblé parfaitement cohérente, et en adéquation avec les prérogatives de sa fonction, quoiqu’en disent les médias. Attendons-nous vraiment d’un président de la République qu’il intervienne personnellement pour endosser les habits d’un DRH ?

Quant à l’opposition, elle n’a pas su nous démontrer, une fois de plus, qu’elle était capable d’incarner une alternative crédible. L’avons-nous entendu avancer des propositions constructives en matière de gouvernance ? La droite jacobine, anti- libérale n’a nullement profité des déboires d’Emmanuel Macron, soulevant ainsi de sérieuses interrogations sur sa capacité à créer les conditions gagnantes pour entraîner ses troupes vers la victoire le moment venu.

DÉBATTRE DES VRAIS DÉFIS
Au lieu de participer à cette curée médiatique, nous aurions aimé l’entendre interpeller le gouvernement et débattre des vrais défis qui se posent aux Français comme la situation préoccupante de nos finances publiques, la nécessaire réingénierie de l’État, l’inquiétante dette abyssale qui continue de se creuser, hypothéquant lourdement l’avenir des générations futures. Cette même opposition continue également à se montrer timorée voire aphone sur des enjeux cruciaux liés, entre autres, à la pression phénoménale des flux migratoires, à l’explosion démographique de l’Afrique qui comptera dans un avenir proche près du quart de l’Humanité, à la concurrence mondiale, celle de la Chine et des pays émergents lesquels risquent de précipiter le déclin économique de la France si nous n’améliorons pas rapidement la compétitivité de nos entreprises.

Le cas de Monsieur Benalla nous parait vraiment secondaire ou dérisoire et les responsables politiques de l’opposition ont manqué cruellement de hauteur en éludant les débats de fond ! Le silence coupable sur les vrais sujets semble pour certains confortable mais le péril l’interdit…
En conséquence se profile un scénario cauchemardesque dont personne n’a vraiment pris conscience aujourd’hui. Le casting probable d’un second tour Mélenchon– Macron s’installe tranquillement dans le paysage politique français si nous n’y prenons pas garde puisque cette opposition de bric et de broc qui vocifère d’une même voix fait en réalité le lit des Insoumis, la droite française restant quant à elle confrontée à deux écueils majeurs : un manque patent d’imagination et un sérieux problème de leadership.

Le sursaut de la France lucide se fait attendre, avec au premier rang des personnalités de la société civile, des acteurs du privé, des associatifs, et des élus locaux, à l’instar de Ciudadanos, porteurs d’un vrai discours disruptif et libéral.


Source contrepoints.org
Par Bruno Pineau-Valencienne.

Franco Canadien, Bruno Pineau-Valencienne, MBA est Consultant Senior ''Corporate Governance'' au sein d'un cabinet américain de Service Conseil en matière de Gouvernance d'entreprise à Toronto. Il est également contributeur au ''Cercle Les Echos'' et a été animateur des Cercles libéraux d'Alain Madelin au Canada

Dessins de presse


Dessins de presse

mardi 14 août 2018

Billets-Après l’affaire Benalla : état des lieux


Après l’affaire Benalla : état des lieux

Après l’affaire Benalla, le paysage politique n’est ni tout à fait le même ni tout à fait un autre.

Le président de la République et son épouse se reposent et se baignent à Brégançon.

Les ministres ont pris quelques jours de vacances. On dirait qu’après l’excitation de l’affaire Benalla qui projette encore quelques flammèches dans l’actualité, une accalmie se produit comme si la démocratie était un grand corps décidé à reprendre des forces avant les futures batailles. Le paysage politique n’est ni tout à fait le même ni tout à fait un autre.

NI TOUT À FAIT LE MÊME
Le président de la République a tenu la dragée haute aux oppositions et peut donner l’impression qu’il est sorti vainqueur de cette frénétique ébullition ayant à la fois passionné et distrait la France. Pourtant il est clair que la banalisation a touché de son aile médiocre Emmanuel Macron et que des rêves et des illusions qui le concernaient ont pris l’eau. C’est la principale conséquence du séisme Benalla que cette intrusion d’une déception trop classique dans les débuts d’un mandat présidentiel jusque-là éclatant. Dorénavant il ne sera plus regardé de la même manièremême par ses partisans les plus enthousiastes. Une forme de grâce qui le protégeait l’a déserté.

NI TOUT À FAIT UN AUTRE
Le bouleversement politique que le triomphe d’Emmanuel Macron a suscité emporte toujours des effets. La République n’a pas retrouvé ses habitudes anciennes.

LREM tient le choc et demeure une masse qui tant bien que mal, même secouée, domine sur le plan parlementaire. Si l’affaire Benalla a semblé redonner du tonus aux LR, ceux-ci n’ont cependant pas acquis la crédibilité tant espérée par le camp conservateur. Le RN plus que jamais plombé par les soucis financiers reste grevé par son échec présidentiel qui a fait bien plus que le faire perdre : lui supprimer tout avenir. L’union des droites, pour quelques-uns, apparaît toujours tel un objectif mais le problème est que s’il y a au moins deux droites, l’union n’est guère désirée par l’une ni par l’autre.
La France Insoumise avec un Mélenchon adoptant une posture œcuménique invitera à son université d’été à la fin du mois d’août communistes, socialistes et Républicains (Huffington Post).

Vivement septembre pour que le citoyen puisse se féliciter ou se plaindre de cette synthèse entre un président qui a perdu du lustre et un univers qui a, moins que jamais, regagné ses bases.

Source contrepoints.org
Par Philippe Bilger.

Président de l'Institut de la parole, aujourd'hui magistrat honoraire, Philippe Bilger a exercé pendant plus de vingt ans la fonction d'avocat général à la cour d'assises de Paris. Il anime le site Justice au singulier.

dimanche 12 août 2018

Billets-Déclin français Le dogmatisme


Déclin français Le dogmatisme

La réduction du discours politique à des slogans dogmatiques est l’une des causes du déclin français.

Au cœur des interactions déterminant le devenir d’une civilisation se trouve le politique. Il interagit nécessairement avec l’économique, le social, le juridique et l’institutionnel. Quant à l’aspect éthique, il est indissociablement lié au politique qui porte les valeurs déterminant la vision de l’avenir et les modalités de l’action. Cinq concepts politico-éthiques constituent la base intellectuelle du déclin de la France au début du 21e siècle : l’idéologie, le dogmatisme, le repli sur les acquis, l’hédonisme et la démagogie.

  • Pragmatisme et dogmatisme
La récupération d’analyses théoriques et leur réduction à des dogmes par les partis politiques a été principalement le fait du socialisme et du communisme, beaucoup moins du libéralisme. Le socialisme est un dogmatisme, le libéralisme est un pragmatisme. Le marxisme sera ainsi revisité par Lénine qui le réduira dans ses écrits à un bréviaire à vocation utilitariste pour militant politique. Il en fera un véritable dogme. Bien que moins sujet à de telles dérives, le libéralisme n’en est pas totalement à l’abri. Des adeptes d’une totale déréglementation ont essayé de théoriser leur position (Ludwig von Mises, Friedrich Hayek, par exemple). Mais leur influence concrète a été moins importante que celle du dogmatisme socialiste.

  • Le dogmatisme socialiste
Pourquoi le dogmatisme est-il plutôt du côté du socialisme ? Parce qu’il est nécessaire, lorsqu’on propose « un autre modèle de société », de disposer d’une véritable doctrine permettant de justifier un tel saut vers l’inconnu. Les arguments théoriques doivent se décliner en slogans politiques et en promesses de lendemains qui chantent pour les électeurs. Là se situe l’explication de l’influence concrète d’un dogme : il cherche à faire rêver, il promet un monde meilleur que l’on peut construire assez facilement en utilisant quelques préceptes simples. Bref, si les « justes » gouvernaient, la société se rapprocherait vite de l’idéal recherché. Le pragmatisme est intrinsèquement moins attractif puisqu’il ne propose qu’une adaptation progressive de l’existant. Il fait difficilement rêver le peuple.

L’influence idéologique du dogme marxiste perdure jusqu’à la fin du 20e siècle, même dans les sociétés démocratiques occidentales. Son influence latente prend la forme de revendications en faveur d’un interventionnisme étatique accru dans le domaine socio‑économique. L’a priori intellectuel invoqué est que l’État est plus juste que le marché. En réalité, bien entendu, l’argument éthique (plus de justice) n’est qu’un prétexte pour conquérir le pouvoir : il s’agit pour les leaders politiques socialistes ou communistes de prendre le contrôle de secteurs importants de l’économie, par exemple le secteur bancaire en France en 1982. Le contrôle des banques est essentiel pour disposer des sources de financement permettant d’instaurer un « nouveau modèle de société ». Évidemment, on ne bouleverse pas le monde par décret et on sait ce qu’il est advenu de ces grands projets irresponsables : retour en arrière complet au bout de quelques années.


  • Le dogmatisme, motivé par la quête du pouvoir, non par le progrès social
Ainsi, le socialisme a, en pratique, toujours été une manière de s’évader du réel pour proposer des réformes plus ou moins inadaptées aux nécessités de l’époque. L’argument du progrès social est-il vraiment convaincant ? Sans doute pas, puisque tout dépend en définitive de la croissance économique. S’il y a une croissance forte, la production supplémentaire entraînera nécessairement une augmentation de la consommation et donc du niveau de vie. Des variantes redistributives peuvent être constatées entre les États fortement interventionnistes et les autres (par exemple États-Unis et France ou pays scandinaves). Mais chacun peut constater que l’essentiel n’est pas là : la croissance génère toujours une augmentation du niveau de vie de l’ensemble de la population. La politique peut plus ou moins affiner la répartition, mais elle risque, si l’interventionnisme est trop appuyé, de dérégler le mécanisme productif.

L’interventionnisme a plus de rapport avec la lutte pour le pouvoir qu’avec la justice : octroyer par le droit plus de pouvoir économique aux dirigeants politiques revient évidemment à priver le marché et les dirigeants d’entreprises privées de ce même pouvoir. Une telle évolution est souhaitable lorsque le marché à lui seul maintiendrait des inégalités d’accès à la consommation qu’une société développée ne peut pas tolérer pour des raisons éthiques : par exemple, l’accès aux soins de santé. Mais les sociétés occidentales sont allées beaucoup plus loin dans ce domaine, rigidifiant ainsi leur fonctionnement par la réglementation et la mise en place de structures coupées des réalités économiques, au moment précis où la globalisation aurait nécessité une écoute attentive des évolutions du monde et une réactivité forte. Cette distance par rapport au réel, créée par la sphère politique, pour des raisons largement électoralistes, est une des bases intellectuelles du déclin.

  • Le dogme keynésien, instrument d’une vision courtermiste
Les travaux de l’économiste anglais John Maynard Keynes ont également été fortement réduits à un dogme budgétaire simpliste par les dirigeants politiques. Alors que la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936) est une œuvre complexe, on en retient essentiellement une recette simple : en cas de récession, il convient de mettre en œuvre une politique contracyclique en augmentant les dépenses publiques financées par l’endettement (et non pas par des prélèvements obligatoires supplémentaires). Nul doute qu’une telle politique peut se révéler efficace pour créer une demande s’il existe un potentiel d’offre disponible du côté des entreprises. Mais elle a parfois été utilisée à contretemps, générant ainsi des flux d’importations et déséquilibrant la balance commerciale. Aujourd’hui encore, alors que les déficits publics sont devenus insoutenables, certains n’hésitent pas à invoquer le dogme keynésien (pas la pensée de Keynes !) pour proposer à l’État de s’endetter encore davantage en vue d’une très improbable relance.

Pour tout économiste digne de ce nom, seule la politique de l’offre a un sens sur le long terme. Il s’agit bien évidemment de configurer une offre performante dans un univers concurrentiel, c’est-à-dire une offre répondant à une demande réelle ou potentielle solvable. La relance keynésienne consistant à susciter artificiellement de la demande par l’interventionnisme public ne peut avoir qu’un caractère conjoncturel. Le débat politique actuel en France relève donc de l’insuffisante compréhension de cette problématique, mais aussi sans doute de préoccupations électoralistes de court terme. On invoque une pensée réduite à un dogme parce qu’on a personnellement intérêt à imposer la mise en œuvre du dogme. Ce faisant, les structures obsolètes perdurent et le pays décline.


Source contrepoints.org

Billets-La France immobile


La France immobile

Faut-il supprimer les notes à l’école ? Faut-il travailler le dimanche ? Parce que l’on s’obstine à ne pas vouloir faire les inévitables réformes que tous les grands pays ont fait, on se pose les questions les plus inutiles et surtout insolubles au niveau collectif.

Ces questions reviennent au devant de l’actualité depuis trente ans alors qu’il suffirait de laisser les agents concernés libres de décider par eux-mêmes. Car cela ne relève pas de la politique mais bien du libre choix. C’est pourquoi elles deviennent insolubles. Si l’État impose n’importe quelle solution, il y aura toujours une corporation pour s’élever contre. Alors il changera son fusil d’épaule et se mettra à dos une autre corporation. C’est pourquoi nous sommes perpétuellement dans l’impasse, face à un mur infranchissable, un mur que nous nous sommes construit nous-même alors que certains pays ont abattu le leur.

Cet immobilisme illustre le drame de l’interventionnisme omnipotent qui en devient inefficient. Alors que le meilleur gouvernement serait le gouvernement minimum, nous avons dérivé vers un gouvernement maximum mais paralysé parce que tout est devenu affaire publique : la santé, l’éducation, l’économie…

Sans le dire, mais pour arriver à cela, il a fallu collectiviser même les esprits. Car les gens ne se posent même plus cette question : ils constatent l’inefficacité de l’État et ils demandent en réponse plus d’État. Donnez leur du pain et des jeux, et ils abandonneront leur liberté en vous acclamant. Les empereurs romains l’avaient bien compris.

Mais quand on sacrifie sa liberté et donc sa responsabilité, l’économie s’arrête aussi de fonctionner puisqu’elle n’obéit qu’aux décisions des agents libres, pas aux plans gouvernementaux. Et les plans étatiques ont la fâcheuse faculté d’annihiler toute initiative individuelle. L’engrenage fatal s’enclenche alors : constatant la défaillance des agents individuels (entreprises, ménages) dont il est pourtant le seul responsable, l’État accroît alors le champ de ses interventions et le domaine de ses compétences. Alors inéluctablement, le temps se fige en terre de France…


Source contrepoints.org

Billets-3 choses que les musulmans doivent avoir à l’esprit


Charlie Hebdo : 3 choses que les musulmans doivent avoir à l’esprit

Nous avons tous entendu un certain nombre de musulmans justifier les attentats des 7, 8 et 9 janvier au motif qu’ils auraient été « profondément choqués » par les caricatures de Charlie Hebdo et parce que les lois de l’Islam voudraient, selon eux, que l’on tue ceux qui manquent de respect au prophète. À ceux qui tiennent ce type de discours, j’ai trois choses à dire. Je vais sans doute être un peu brutal – pardonnez-moi – mais je crois que l’heure est venue de se dire les choses très franchement.

Primo, vous vous foutez de nous : les caricatures de Charlie Hebdo ne sont à l’évidence qu’un prétexte. Ce n’est pas compliqué : les cinq victimes d’Amedy Coulibaly – pour mémoire, une policière et quatre de nos compatriotes juifs – n’avaient rigoureusement rien à voir avec le journal satirique. Ce que les djihadistes ont attaqué en ce début janvier 2015, ce n’est pas Charlie Hebdo ni même la liberté d’expression : c’est notre société toute entière et les valeurs fondamentales sur lesquelles elle repose.

Deuxio, il faudra bien un jour que vous compreniez qu’un des principes essentiels qui régit la société dans laquelle vous vivez est celui de la sécularisation du droit et de la politique. Concrètement, ça signifie que sur le territoire de la République les préceptes du Coran, les hadiths et les interprétations qui en sont faites par les docteurs de la foi musulmane sont subordonnés aux lois de la République. Si cette idée vous choque, mesurez bien qu’en l’absence de ce principe, la religion musulmane serait purement et simplement interdite en France au même titre que le Judaïsme et le Christianisme sont persécutés en Arabie Saoudite.

Tertio, s’agissant de vos sentiments, sachez que je les comprends et que je les respecte. Néanmoins, comprenez que nous avons, nous aussi, des sentiments et que ce qui nous choque plus que profondément ce sont les crimes monstrueux commis par Daesh, Al-Qaïda, Boko Haram et leurs semblables. Entendez-moi bien : le fait que ces horreurs soient commises au nom de l’Islam ne signifie nullement que tous les musulmans en soient responsables ; en revanche, le fait que certains peinent à les condamner fermement – sans parler de ceux qui les soutiennent explicitement – nous choque à un point que certains d’entre vous ne semblent pas tout à fait mesurer.

Bref et encore une fois je ne m’adresse ici qu’à celles et ceux qui tergiversent encore : il va falloir choisir votre camp.

Ceci étant dit, je voudrais, à titre personnel (et qui m’aime me suive), réaffirmer à tous les musulmans de France qui partagent notre idéal de société de mon soutien et de mon amitié indéfectible. Je suis absolument convaincu – et il semble que les spécialistes en la matière le soient aussi – que la stratégie d’Al-Qaïda consiste, précisément, à nous monter les uns contre les autres ; c’est-à-dire, très clairement, qu’ils cherchent à vous instrumentaliser et à faire de vous de la chair à canon. Ils n’y arriveront pas ! Le meilleur moyen de mettre un terme aux attaques de l’ennemi, c’est encore de le convaincre que sa stratégie ne fonctionne pas et, mieux encore, qu’elle produit l’effet exactement inverse de celui qu’il escomptait.


La résilience d’une communauté ne se fait pas à coup de lois sécuritaires ni d’imbécillités sociétales : elle se fait dans la rue, jour après jour, avec ces petits riens qui font de nous une société.

Samedi matin, j’avais besoin d’un litre de lait et je suis allé l’acheter, comme d’habitude, chez mon épicier préféré qui se trouve être musulman. Il a suffi de quelques mots ; d’une discussion anodine entre un commerçant et son client qui se demandaient quand aurait finalement lieu la manifestation ; quelques simples mots sans aucune portée philosophique ni le moindre contenu politique pour qu’il me fasse comprendre qu’il était des nôtres et que je l’assure en retour que je n’en avais jamais douté. C’est comme dans une phalange d’hoplites grecs : tout repose sur la confiance ; je sais qu’il garde mon flanc gauche et il peut compter sur moi pour garder son flanc droit.


Source contrepoints.org

samedi 11 août 2018

Dessins de presse


Dessins de presse

vendredi 10 août 2018

Dessins de presse


Dessins de presse

jeudi 9 août 2018

mercredi 8 août 2018

Recettes Tartes-Tarte au chocolat



Tarte au chocolat

Préparation : 30 mn
Repos : 2 heures
Cuisson : 25 mn
Pour 6 personnes
Pour la pâte
1 gousse de vanille
2 jaunes d’œufs
200 g de farine
40 g de poudre d’amandes
120 g de sucre glace
150 g de beurre
2 pincées de fleur de sel
Pour la ganache
250 g de chocolat pâtissier au lait
20 cl de crème liquide
Pour le glaçage au chocolat
100 g de chocolat noir
30 g de beurre
50 g de sucre glace
Sucre glace
Préparation de la pâte
1. Préchauffez le four à 180° C (th. 6).
2. Fendez la gousse de vanille en deux dans la longueur et grattez les graines avec la pointe d’un couteau. Mélangez-les dans un bol avec les jaunes d’œufs. Mettez la farine, les amandes, le sucre glace, la fleur de sel et le beurre en morceaux dans le bol du mixeur. Ajoutez les jaunes d’œufs et la vanille. Mixez à nouveau. Ramassez la pâte obtenue en boule. Aplatissez-la en cercle avec le plat de la main. Enveloppez-la d’un film alimentaire et gardez-la au réfrigérateur 1 heure.
3. Etalez la pâte. Garnissez-en un moule à tarte de 24 cm de diamètre. Piquez le fond à la fourchette. Recouvrez de papier de cuisson, puis de légumes secs. Faites cuire 15 minutes au four. Retirez le lest. Poursuivez la cuisson 10 minutes.
Préparation de la ganache
4. Hachez le chocolat au lait. Portez la crème à ébullition. Versez-la bouillante sur le chocolat. Couvrez. Laissez reposer 3 minutes puis mélangez. Versez dans le fond de tarte. Laissez refroidir et placez 1 heure au réfrigérateur.
Préparation du glaçage
5. Faites fondre le chocolat noir avec le beurre, au micro-ondes ou au bain-marie. Ajoutez 30 g de sucre glace. Lissez le mélange. Versez tiède sur la ganache durcie et étalez pour en recouvrir toute la surface. Laissez refroidir à température ambiante puis saupoudrez du reste de sucre glace.


Recettes Tartes-Tarte clafoutis d’Eric Kayser



Tarte clafoutis d’Eric Kayser

Pour la pâte
Préparation : 10 mn
Temps de réfrigération de la pâte : 1 nuit
Pour 3 tartes carrées de 24x24 cm
300 g de beurre ramolli
60 g de sucre en poudre
125 g de sucre glace
5 g de sel
2 œufs entiers
560 g de farine

Pour la garniture
Préparation : 20 mn
Temps de cuisson : 40 mn
Pour 1 tarte rectangulaire de 20x30 cm
300 g de pâte sablée
400 g de griottes fraîches (ou surgelées ou au sirop)
2 œufs entiers
4 jaunes d’œufs
200 g de sucre en poudre
60 g de poudre d’amandes
60 g de farine
20 cl de lait entier
400 g de crème fraîche épaisse
8 g d’extrait de vanille
Préparation de la pâte
1. Dans le bol d’un robot, malaxez le beurre en pommade. Mêlez le sucre en poudre, le sucre glace et le sel.
2. Incorporez les œufs un à un. Versez la farine et mélangez bien le tout.
3. Roulez la pâte en boule, enveloppez-la d’un film alimentaire et gardez-la au réfrigérateur une nuit.
Préparation de la garniture
4. Préchauffez le four à 150° C (th. 5).
5. Lavez, équeutez et séchez les griottes sans enlever les noyaux.
6. Dans une jatte, fouettez les œufs entiers et les jaunes avec le sucre en poudre. Ajoutez la poudre d’amandes et la farine, sans cesser de remuer, puis le lait. Fouettez énergiquement pour éviter les grumeaux. Incorporez ensuite la crème fraîche et la vanille.
7. Foncez le moule avec la pâte sablée. Tapissez le fond avec les griottes. Versez la préparation et enfournez 40 minutes.

Servez tiède ou froid.

Conseil
Cette recette de pâte sablée vous permet de réaliser 3 tartes. Prélevez un tiers de la pâte pour faire votre tarte et filmez le reste en deux parts égales à réservez au congélateur pour une utilisation ultérieure.

Lorsque vous en avez besoin, placez la pâte congelée au réfrigérateur la veille pour la laisser décongeler en douceur. Sortez-la du réfrigérateur 15 minutes avant utilisation.

Recettes Tartes-Tarte abricots pistaches d’Eric Kayser


Tarte abricots pistaches d’Eric Kayser


Pour la pâte
Préparation : 10 mn
Temps de réfrigération de la pâte : 1 nuit
Pour 3 tartes
300 g de beurre ramolli
60 g de sucre en poudre
125 g de sucre glace
60 g de poudre d’amandes
5 g de sel
2 œufs entiers
500 g de farine

Pour la garniture
Préparation : 30 mn
Temps de cuisson : 25 mn
Pour 1 tarte rectangulaire de 20x30 cm
300 g de pâte sablée aux amandes
700 g d’abricots au sirop
125 g de beurre ramolli
125 g de sucre en poudre
125 g de poudre d’amandes
10 g de farine
3 œufs entiers
30 g de pâte de pistache
20 g de pistaches nature concassées
Préparation de la pâte
1. Dans le bol d’un robot, malaxez le beurre en pommade. Mêlez le sucre en poudre, le sucre glace, la poudre d’amandes et le sel.
2. Incorporez les œufs un à un. Versez la farine et mélangez bien le tout.
3. Roulez la pâte en boule, enveloppez-la d’un film alimentaire et gardez-la au réfrigérateur une nuit.
Préparation de la garniture
4. Préchauffez le four à 160° C (th. 5-6).
5. Egouttez les abricots au sirop.
6. Dans une jatte, fouettez le beurre en pommade. Ajoutez le sucre, la poudre d’amande et la farine. Mélangez jusqu’à l’obtention d’un mélange homogène. Ajoutez les œufs un à un en fouettant puis incorporez la pâte de pistache. Mélangez bien.
7. Foncez le moule avec la pâte sablée aux amandes. Versez la moitié de la préparation, disposez les abricots côté bombé dessous et couvrez avec le reste de la préparation.
8. Enfournez pour 25 minutes.

Servez froid parsemé de pistaches nature concassées.

Conseil
Cette recette de pâte sablée vous permet de réaliser 3 tartes. Prélevez un tiers de la pâte pour faire votre tarte et filmez le reste en deux parts égales à réservez au congélateur pour une utilisation ultérieure.

Lorsque vous en avez besoin, placez la pâte congelée au réfrigérateur la veille pour la laisser décongeler en douceur. Sortez-la du réfrigérateur 15 minutes avant utilisation.


Recettes Tartes-Tarte aux mirabelles d’Eric Kayser


Tarte aux mirabelles d’Eric Kayser

Pour la pâte
Préparation : 10 mn
Temps de réfrigération de la pâte : 1 nuit
Pour 3 tartes
300 g de beurre ramolli
60 g de sucre en poudre
125 g de sucre glace
60 g de poudre d’amandes
5 g de sel
2 œufs entiers
500 g de farine

Pour la garniture
Préparation : 30 mn
Temps de cuisson : 35 mn
Pour 1 tarte rectangulaire de 20x30 cm
250 g de pâte sablée aux amandes
700 g de mirabelles
3 œufs entiers
245 g de sucre en poudre
80 g de poudre d’amandes
8 g de cannelle en poudre
10 cl de crème liquide
40 g de beurre fondu
30 g d’amandes effilées
Préparation de la pâte
1. Dans le bol d’un robot, malaxez le beurre en pommade. Mêlez le sucre en poudre, le sucre glace, la poudre d’amandes et le sel.
2. Incorporez les œufs un à un. Versez la farine et mélangez bien le tout.
3. Roulez la pâte en boule, enveloppez-la d’un film alimentaire et gardez-la au réfrigérateur une nuit.
Préparation de la garniture
4. Préchauffez le four à 160° C (th. 5-6).
5. Lavez et essuyez les mirabelles avec du papier absorbant puis dénoyautez-les.
6. Dans une jatte, fouettez les œufs avec le sucre en poudre. Ajoutez la poudre d’amandes, la cannelle et la crème liquide. Mélangez puis versez le beurre fondu. Mélangez à nouveau.
7. Foncez le moule avec la pâte sablée aux amandes. Répartissez les mirabelles dans le fond et versez l’appareil. Parsemez d’amandes effilées.
8. Enfournez pour 35 minutes.

Servez froid.

Conseil
Cette recette de pâte sablée vous permet de réaliser 3 tartes. Prélevez un tiers de la pâte pour faire votre tarte et filmez le reste en deux parts égales à réservez au congélateur pour une utilisation ultérieure.

Lorsque vous en avez besoin, placez la pâte congelée au réfrigérateur la veille pour la laisser décongeler en douceur. Sortez-la du réfrigérateur 15 minutes avant utilisation.



lundi 6 août 2018

Recettes Périgord-Vin de noix


Vin de noix

Préparation : 10 mn
Cuisson : sans
Macération : 90 jours
Pour 5 litres de vin
4 litres d’u vin des coteaux de Bergerac
24 noix vertes
1 kg de sucre en poudre cristallisé
1 litre d’eau-de-vie
25 cl d’eau
1 gousse de vanille
1. Cueillez à la Saint-Jean 24 belles noix vertes.
2. Choisissez-les sans défaut.
3. Coupez-les en quatre morceaux dans un grand récipient en terre ou en verre.
4. Versez sur les noix le sucre en poudre, la gousse de vanille coupée en deux dans le sens de la longueur.
5. Arrosez la préparation avec le litre d’eau-de-vie et le vin de Bergerac. Couvrez, mettez au sec.
6. Attendez 90 jours. Filtrez et mettez en bouteilles, bouchez.

Un accompagnement d’apéritif bien agréable. Le vin de noix aurait des vertus médicinales à condition de le consommer avec modération.


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