vendredi 6 novembre 2020
Recettes Alsaciennes-Tarte au fromage blanc (Käsküeche)
Préparation : 20 mn
Repos : 3 heures
Cuisson : 45 mn
Pour 8 personnes
Pour la pâte
250 g de farine
1 œuf
125 g de beurre mou
125 g de sucre
5 cl de crème fraîche
1 sachet de sucre vanillé
1 pincée de sel
Pour la garniture
500 g de fromage blanc à 40 %
10 cl de crème fraîche épaisse
3 œufs
40 g de fécule de pomme de terre
150 g de sucre
1 sachet de sucre vanillé
1 cuillerée à café de zeste de citron râpé
1 pincée de sel
1. Préparez la pâte : mélangez du bout des doigts le beurre et la farine. Ajoutez les sucres et le sel.
2. Dans un bol, battez l’œuf et la crème fraîche. Versez-les sur la préparation précédente. Mélangez, ramassez la pâte en boule et enveloppez-la d’un film plastique. Mettez-la au réfrigérateur pendant 3 heures.
3. Avant emploi, laissez la pâte environ 15 minutes à température ambiante, puis étalez-la et garnissez-en un moule à tarte à bords hauts.
4. Préchauffez le four à 210 °C (th. 7).
5. Préparez la garniture : séparez les blancs des jaunes d’œufs. Puis, dans une jatte, mélangez le fromage blanc, la crème fraîche, les jaunes d’œufs, la fécule, les sucres et le zeste de citron.
6. Fouettez les blancs d’œufs en neige ferme avec une pincée de sel et incorporez-les délicatement au mélange précédent. Versez sur la pâte.
7. Enfournez pour 45 minutes.
Variante
Vous pouvez ajouter dans le fromage blanc une poignée de raisins secs préalablement gonflés dans 5 cl de kirsch.
Infos nutrition
Par portion environ :
717 kcal
Protides : 21 g
Lipides : 37 g
Glucides : 75 g
jeudi 5 novembre 2020
Recettes Crumbles-Crumble pommes
Crumble pommes
Préparation : 20 mn
Cuisson : 30 mn
Pour 6 personnes
Pour la garniture :
1 kg de pommes
60 g de sucre roux
½ cuillerée à café de cannelle
Le jus d’une orange
Pour la pâte :
180 g de farine
90 g de beurre
60 g de sucre
1. Epluchez les pommes et coupez-les en tranches.
2. Faites-les cuire avec le jus d’orange, la cannelle et le sucre jusqu’à ce qu’elles soient tendres.
2. Préchauffez le four à 180 °C (th. 5) et beurrez un plat à gratin.
3. Mélangez la farine avec le sucre et le beurre et travaillez du bout des doigts pour obtenir une pâte sableuse.
5. Versez les pommes dans le plat à gratin et recouvrez-les de miettes.
6. Mettez au four 30 minutes, le temps que les miettes dorent.
mercredi 4 novembre 2020
Recettes Biscuits-Biscuits aux noix
Biscuits aux noix
Préparation : 15 mn
Cuisson : 30 mn
Pour 30 à 40 biscuits
40 g de noix décortiquées
20 g d’amandes en poudre
20 g de fécule de maïs
50 g de sucre glace
4 blancs d’œufs
1 pincée de sel
1. Broyez les noix au mixeur pour les réduire en
poudre fine. Mettez-les dans un saladier avec les amandes en poudre, la fécule
et le sucre glace ; remuez longuement l’ensemble pour bien homogénéiser le
mélange.
2. Battez les blancs d’œufs en neige très ferme avec 1
pincée de sel. Quand ils adhèrent bien aux branches du fouet, incorporez
progressivement le mélange aux noix en soulevant délicatement la masse de bas
en haut.
3. Préchauffez le four à 120 °C (th. 4).
4. Recouvrez une plaque à pâtisserie de papier
sulfurisé.
5. Mettez la préparation dans une poche à douille
munie d’un embout lisse et déposez des petits ronds de pâte en les espaçant
bien. Enfournez aussitôt et faites cuire pendant environ 20 à 30 minutes :
les biscuits doivent être secs au toucher mais encore moelleux au cœur.
Sortez-les du four et laissez-les refroidir sur une grille.
Variante
Vous pouvez remplacer les noix par la même
quantité de noisettes en poudre.
Recettes Biscuits-Macarons
Préparation : 10 mn
Cuisson : 15 à 20 mn
Pour 30 petits ou 15 grands macarons environ
200 g d’amandes en poudre
120 g de sucre glace
1 cuillerée à café de miel liquide
4 blancs d’œufs
1 pincée de sel
1. Mélangez les amandes en poudre avec le sucre glace et le miel dans un saladier. Battez 2 blancs d’œufs à la fourchette pour qu’ils blanchissent légèrement puis versez-les dans le saladier en remuant constamment avec une cuillère en bois jusqu’à l’obtention d’une pâte parfaitement homogène.
2. Préchauffez le four à 160 °C (th. 5-6).
3. Tapissez 2 plaques à pâtisserie de papier sulfurisé.
4. Fouettez les 2 blancs d’œufs restants en neige ferme avec 1 pincée de sel. Incorporez-les délicatement à la préparation aux amandes.
5. Déposez des petites masses de pâte sur la plaque avec une poche à douille à embout lisse ou avec une cuillère à soupe, en les espaçant pour qu’elles n’adhèrent pas les une aux autres en cuisant. Aplatissez-les légèrement avec le dos d’une cuillère humide, enfournez et faites cuire 15 à 20 minutes, jusqu’à ce que les petits gâteaux soient bien dorés.
6. Sortez la plaque du four, détachez les macarons du papier avec une spatule et laissez-les refroidir sur une grille.
Conseil pratique
Ces petits gâteaux peuvent se conserver quelques jours dans une boîte hermétique.
Variante
Vous pouvez parfumer ces macarons en ajoutant 20 g de cacao en poudre dans le sucre glace (macarons au chocolat) ou 1 demi-cuillerée à café d’extrait de café (macarons au café) ou de vanille liquide (macaron à la vanille).
Billets-Macron : l’ENArchie au pouvoir ?
Macron : l’ENArchie au pouvoir ?
Macron est le modèle achevé de
l’énarque, sorti à l’Inspection des finances, le corps de fonctionnaires le
plus important de l’État par le poids qu’il a pris dans la vie économique de la
nation, par les désastres qu’ils entraînent et les avantages qu’ils en tirent.
Nous vous engageons à lire Révolution le livre d’Emmanuel
Macron. Un très bon travail d’énarque. 260
pages au terme desquelles on se demande toujours comment réaliser son
programme. Mais l’on pleure sur l’évocation de sa grand-mère et on sait qu’il
est contre la suppression de l’ENA.
Il a su
copier les politiciens de la IIIème et IVème république, pour lesquels un bon
programme doit présenter les objectifs comme la solution… mais sans dire
comment.
Pour
ceux que séduit l’attrait du neuf, ils se demandent si nous ne mettons pas à la
tête de notre pays un membre éminent de la tribu qui, jusqu’à présent, a su si
bien les rançonner.
Macron
est en effet le modèle achevé de l’énarque, sorti à l’Inspection des finances,
le corps de fonctionnaires le plus important de l’État par le poids qu’il a
pris dans la vie économique de la nation, par les désastres qu’ils entraînent
et les avantages qu’ils en tirent.
Il y a eu certes de grands Inspecteurs, comme Bernard
Lathière, un père fondateur d’Airbus. Mais, dans Le Dossier noir de l’ENA
publié lors du soixantenaire de cette école, nous faisions le point sur les 200
milliards d’euros perdus par la promotion
Titanic, nom de baptême du Canard
enchaîné pour réunir Michel Albert,
Jean-Michel Bloch-Lainé, Georges Bonin, Jean Dromer, Jean-Yves Haberer sorti
major de l’ENA, etc., tous inspecteurs.
La catastrophe des énarques dans
le secteur bancaire
Plus
grave, comme le public l’ignore, le secteur bancaire, dominé par les
inspecteurs des finances, est celui dont la performance a été la plus
désastreuse de tous les secteurs économiques français : taux de croissance
négatifs alors que toute la banque internationale s’envolait et que les autres
secteurs de services français, notamment l’assurance, voyaient une progression
soutenue.
Aucun
média n’en a bien entendu parlé.
Il
s’agit ici moins d’attaquer des personnes qu’un système idiot qui sélectionne
sur l’art de la parole les éléments les plus vifs à répondre d’une génération
pour en faire, à 25 ans, des rentiers et des profiteurs.
En
sortant dans un grand corps, c’est un emploi à vie comme tout fonctionnaire,
mais aussi pouvoir passer à volonté du secteur public au secteur privé,
beaucoup plus lucratif que la fonction publique où sont bloqués leurs camarades
de l’ENA non sortis dans les grands corps. Avec, en plus, pour l’Inspection, la
possibilité d’alterner entre privé et public, quasiment à volonté, du jour au
lendemain.
Qu’a
fait Emmanuel Macron pour corriger ce système ? Seulement, en profiter ?
Pourtant,
avec ses camarades de la promotion Léopold Senghor, il signait « l’ENA[2. Extraits courts, placés entre…] ne forme pas ses élèves, elle les classe … l’esprit
critique n’est pas de mise. Dans la rédaction des copies, le copier-coller
remplace l’analyse, l’élève se contentant d’adopter la Doxa en vogue dans
l’administration… Principale cause d’immobilisme du système, la sortie directe
des élèves dans les grands corps de l’État n’est pas remise en cause. »
Et la promotion de proposer la suppression de l’accès direct aux grands corps
(Conseil d’État, Cour des comptes, Inspection générale des finances) et de
conclure : « nous n’acceptons pas pour notre
compte que l’ENA dispense une scolarité au rabais, qui n’est que l’alibi d’un
concours de beauté organisé par les divers corps de l’État venant chercher la
confirmation annuelle de leur propre prestige : « miroir, mon beau miroir,
dis-moi qui est le plus beau ». ».
Il nous
dit qu’il ne fermera pas l’ENA mais qu’attend-il pour exiger 10 années
d’expérience concrète avant d’entrer dans les Grands Corps ? Il éviterait de
voir des inspecteurs des finances honorables comme Jean-Maxime Lévêque,
incarcéré (et finalement disculpé) parce qu’ayant toujours été au sommet de
l’État, il n’avait jamais eu à traiter de la pratique journalière et s’était
fait « ramasser » comme un bleu quand il a pris la tête d’une petite société
financière.
Jusqu’à présent, Macron nous a simplement démontré qu’il
avait su exploiter les avantages de Bercy, la citadelle des Inspecteurs, non seulement logement,
bureaux, cantine des hauts fonctionnaires, amphithéâtre Pierre Mendès-France
mais aussi, possiblement, comme l’ont publié deux journalistes, le budget de
son ministère pour lancer sa campagne.
Il est
vrai qu’il est remarquablement soutenu non seulement par les médias et Bercy
mais, idéal ou intérêt, par les grandes fortunes avec LVMH, Altice (SFR),
Pierre Bergé, etc.
Une
coalition en face de laquelle le peuple des petits entrepreneurs ne fait pas le
poids. À moins que lors du vote, la France profonde, celle de nos ancêtres les
Gaulois, ne se réveille.
Source contrepoints.org
Par Bernard Zimmern.
Bernard Zimmern est ancien élève de l'École
polytechnique (promotion 1949) et de l'ENA (promotion Albert Thomas 1955).
Après 6 ans chez Renault, 10 ans comme directeur du département R&D de la
CEGOS, il crée une société pour développer ses inventions de compresseurs
rotatifs, émigre aux États-Unis en 1983 où il découvre le rôle capital des
think-tanks dans la croissance et la défense de la Société Civile et, comme
beaucoup d’entrepreneurs américains, investit une grande partie de la petite
fortune qu’ont rapporté ses inventions pour créer en France en 1985 l’un des
premiers think tank sans financement d’État, l’iFRAP, reconnue fondation
d’utilité publique en 2009 et un institut de recherche en 2005, l’IRDEME, pour
développer une discipline économique quasiment ignorée en France : la
démographie des entreprises. En septembre 2012, il lance "Emploi
2017" un site de réflexion sur la création d'emplois. Il y propose une
analyse des leviers politiques et fiscaux qui entravent ou favoriseraient
l'Emploi.
Billets-État ou terrorisme : quel est le plus dangereux ?
État ou terrorisme : quel est le plus dangereux ?
Nous l’avons expliqué ici :
certaines propositions de réformes destinées à permettre à l’appareil
sécuritaire d’État de lutter contre le terrorisme constituent des violations
des principes de séparation des pouvoirs et d’État de droit, affirmés par les
articles 7 à 9 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.
Ces mesures sont principalement la possibilité pour l’administration de détenir
des individus ou de briser le secret des correspondances ou des communications
sans recourir à un juge ni respecter les droits de la défense. De ces
considérations générales, à l’idée que les entorses à l’État de droit
envisagées par les partisans du « patriot act » à la française
condamneraient notre régime démocratique et républicain, il y a un pas qu’on ne
peut franchir sans précaution. D’ailleurs, malgré les craintes des oiseaux de
mauvais augure, aucune lente dérive n’a jusqu’ici transformé les démocraties
occidentales en dictatures. Elles se sont montrées particulièrement résilientes
sur ce point. L’exemple du régime Nazi qui pourrait venir à l’esprit ne
correspond pas à ce schéma car les Nazis ont immédiatement assumé un programme
brutal de répression de leurs opposants.
Les atteintes
sécuritaires à l’État de droit mettent-elles nos démocraties en danger ou
existe-t-il une immunité démocratique ? S’il existe un danger, le risque qu’il
nous fait courir est-il proportionné au risque terroriste ?
Atteinte à l’État de droit et immunité démocratique
Les entorses à l’État
de droit présentent pour nos sociétés deux risques différents. Le premier dont
la survenance est hautement probable mais aux conséquences moins
importantes à l’échelle du pays car pesant sur un nombre délimité d’individus.
Le second, relatif à l’existence même d’une société démocratique et libérale, a
moins de chance de se produire mais ses conséquences sont évidemment
incalculables.
- Risques pour les individus :
Dès lors que les
principes d’un procès équitable ne sont pas respectés, la multiplication des
condamnations ou des détentions sans motifs réels est inévitable. Elles peuvent
correspondre à plusieurs situations. L’implication d’une personne dans des
faits graves, notamment des attentats, qui, si elle était avérée, justifierait
une condamnation d’une sévérité extrême, peut être retenue à tort en l’absence
des précautions liées à une procédure traditionnelle respectant les droits de
la défense. À l’opposé des personnes seront détenues sans qu’on leur
oppose des crimes réels mais parce ce que certains de leurs comportements
peuvent laisser supposer qu’elles présentent un risque de commettre de tels
crimes à l’avenir (cas des personnes revenant de Syrie).
Il reste, et
l’argument relève d’un froid utilitarisme, que ces détentions injustes
pourraient être un mal moins grand que celui qu’auraient provoqué les attentats
et que ces dispositions permettront d’éviter. Cela implique que les
services sauraient s’arrêter avant d’avoir dépassé le point situé à l’équilibre
entre ces deux maux. Il y a de bonnes raisons de penser qu’il n’en sera pas
ainsi. La tentation d’une administration est d’étendre ses prérogatives. Or,
utiliser celles qui lui sont confiées au maximum des possibilités existantes,
fait partie des moyens qu’elle peut mettre en œuvre à cette fin. Certes, même
les responsables et agents des services secrets baignent dans un État de droit
dont ils partagent certainement en partie les valeurs. Cependant, en tant que
membres d’une organisation, leur intérêt sera avant tout de voir celle-ci
accroitre son pouvoir. Il est donc inévitable, quelle que soit la qualité des
individus qui composent une telle organisation au départ, qu’il n’existe pas de
force interne susceptible de limiter la logique de l’accroissement de ses
prérogatives. L’équilibre entre la mentalité générale de la population qui
imprégnera encore un temps l’attitude des services et la dynamique liée à leur
intérêt en tant qu’organisation ralentira l’évolution, mais le point d’arrivée
n’en est pas moins certain.
Autrement formulé, si
le point d’équilibre à partir duquel les détentions arbitraires deviennent
néfastes est connu, l’intérêt des services est-il porté à aller en-deçà ou
au-delà de ce point d’équilibre ?
Une partie de la
réponse nous a été donnée par un audit mené sur les activités de surveillance
de la NSA aux États-Unis qui a montré que l’organisation falsifiait des
rapports adressés au département de la justice. De même la CIA a menti au
congrès américain sur l’utilisation de la torture
.
Ces dérives révèlent
une tendance spontanée de ces organisations à s’affranchir des garanties
démocratiques et nous enseignent ce que produit une législation très permissive
pour les services.
C’est pourquoi,
certains ont considéré que la NSA constituait un risque pour la démocratie
américaine. De manière générale la crainte d’un tel danger en provenance de
l’appareil sécuritaire d’État est-elle fondée ?
- Risques pour la démocratie :
L’expérience nous
montre que les démocraties sont résilientes et ont de bonnes capacités de
résistances aux dérives liberticides. Face à cette menace, elles sont dotées de
certains antidotes. Une tendance de l’appareil sécuritaire d’État à se limiter
n’en faisant pas partie, la réaction ne peut venir que de la société. Pour se
faire, celle-ci dispose d’armes différentes selon que l’accroissement des
prérogatives de l’appareil sécuritaire d’État nécessite ou non de nouvelles
avancées législatives. Lorsque les services sécuritaires disposent
potentiellement de l’ensemble des outils juridiques nécessaires à leur
suprématie, la réaction ne peut-être qu’illégale et insurrectionnelle. Lorsque
des mesures complémentaires sont nécessaires pour étendre davantage le pouvoir
de l’appareil sécuritaire d’État, la société a un mode de réaction
complémentaire par le biais des élections et du corps politique (par opposition
à la société civile). Nous étudierons surtout ce dernier cas car c’est
celui où les possibilités pour la société de limiter l’évolution
anti-démocratique sont les plus grandes et qui, par conséquent, apporterait les
plus grandes preuves de la nocivité des mesures contraires à l’État de droit.
Ce dernier cas étant
celui où les possibilités de limiter l’évolution sécuritaire et liberticide
sont les plus variées, c’est aussi celui qui apporterait les plus grandes
preuves de la nocivité des mesures contraires à l’État de droit, si le risque
pour la démocratie était avéré. Aussi, nous l’étudierons plus longuement.
Dans les démocraties
libérales, les deux versants de l’expression (la démocratie, règle majoritaire)
et le libéralisme (certes relatif) se soutiennent l’un l’autre. La démocratie
est plutôt favorable à la liberté car un État qui abuse de ses prérogatives a
tendance à les employer au service d’une minorité proche du pouvoir et au
détriment de la majorité (en revanche, les majorités démocratiques peuvent être
dangereuses à l’égard des minorités). Le chef d’État qui ne respecte pas les
libertés des citoyens risque de ne pas être réélu. En retour, le respect des
droits individuels est une condition de mise en œuvre des règles équitables de
compétition politique que toute démocratie suppose. Il permet la critique du
gouvernement, et à quiconque de présenter sa candidature contre celui-ci sans
être inquiété.
Par conséquent, une
stratégie de renversement progressif de la démocratie consisterait à porter
atteinte de manière graduelle à chacune des réalités recouvertes par
l’expression « démocratie libérale », réduisant les capacités de
chacune des deux à protéger l’autre, sans attirer l’attention, et jusqu’à ce
que la situation soit irréversible. La liberté d’expression serait muselée sous
des motifs divers ayant pour effet de limiter de plus en plus
l’expression d’opinion divergente. Des tribunaux de plus en plus dépendants
faciliteraient les attaques contre les concurrents politiques les plus
dangereux. Le monopole télévisuel ferait partie des armes utilisées par le
pouvoir.
Ce sont peu ou prou
les stratégies qui ont été appliquées jusqu’ici avec succès en Russie, au
Venezuela, en Turquie. Dans les trois cas, si des élections ont peut-être été
truquées, l’écart entre le résultat officiel et la réalité n’a pas été
suffisant pour que les conditions d’une insurrection populaire soient réunies.
En tous cas, on observe que dans les trois cas la réaction populaire a
jusqu’ici fait défaut. Le charisme du principal leader politique a fait le
reste.
Nos démocraties ne
sont pas exactement dans la même situation. Les populations occidentales sont
probablement moins sujettes à accepter l’ascendant d’une personnalité unique et
le problème ne porte pas tant sur un parti et son leader mais sur l’activité des
services sécuritaires. Cependant certaines émotions, comme la peur – et la peur
des attentats est considérable – ou la xénophobie, peuvent avoir des effets
similaires à ce qui s’est produit dans les pays cités plus haut. Bien sûr, dans
notre histoire, l’esprit dans lequel des lois scélérates de toutes sortes ont
été votées n’a jamais produit l’ensemble des conséquences avec lesquelles on
pourrait l’associer. C’est donc que les réactions de la société civiles
existent. Le problème est que dès lors que le respect de l’État de droit ne
parait plus indispensable, la protection du régime démocratique ne repose plus
sur un principe clair et identifiable mais sur le jugement du plus grand
nombre. Or, ce jugement peut-être durablement altéré par des sentiments tels
que la peur ou la xénophobie.
Lorsque
l’administration a en main tous les pouvoirs potentiels, le recours repose sur
une forme d’insurrection civile. Nous avons montré dans quelles circonstances
le pouvoir pouvait conserver le consentement tacite de la population malgré la
montée des mesures répressives jusqu’au moment où il n’est plus temps de
réagir. Si à l’inverse, nous avions toute confiance en l’irruption d’une
insurrection salvatrice au cas où le
besoin s’en ferait sentir, nous pourrions avoir une confiance aussi grande dans
le fait que nous serons dans ce cas, car l’État sécuritaire est incapable de se
restreindre. Les mesures qui auront permis l’extension excessive des pouvoirs
de l’exécutif seront alors abrogées. À quoi cet aller et retour aura-t-il
servi ?
Le danger des mesures
portant atteinte à l’État de droit est donc bien réel mais il pourrait être
proportionné au risque terroriste.
Atteintes à l’État de droit et réponse graduée au risque
terroriste
Les risques
terroristes et de dérive dictatoriale sont de natures différentes. Ils ne se
présentent pas à l’esprit sous le même aspect, ce qui rend toute comparaison
subjective, voire passionnelle. Dans ces conditions, tenter de définir un
critère chiffré commun peut faciliter un tel examen.
Le terrorisme provoque
principalement des morts violentes, la dictature empêche les gens de vivre
librement. En donnant une équivalence de cent vies passées dans une dictature
sur une période de trente ans pour une victime de terrorisme, je ne crois pas choquer
la vraisemblance. Certains préféreront vivre sous une dictature qu’avoir une
chance sur cent de mourir dans un attentat sur la même période, d’autres non
mais le chiffre ne me semble pas pécher par une estimation excessivement
complaisante à l’égard du risque terroriste. Lors des révolutions du printemps
arabe, de nombreuses personnes se sont montrées prêtes à risquer leur vie pour
lutter contre une dictature.
Par conséquent, selon
ce critère et en retenant une population de 65 millions d’habitants, si un pays
comme la France devenait une dictature pour une période de trente ans, cela
serait équivalent à perdre 650.000 vies à cause du terrorisme sur une période
équivalente, soit plus de 21.500 vies par an.
Enfin, en estimant à
une chance sur cent les risques d’évolution dictatoriale, je ne pense pas là
non plus pécher par excès de pessimisme. Si nous déterminions une espérance
mathématique en équivalent de victimes du terrorisme, le danger représenté par
les atteintes à l’État de droit serait assimilable à la perte de 6500 vies du
fait du terrorisme sur une période de trente ans, soit 215 vies par an.
À côté, les 25 morts
en quatre ans (donc 200 morts sur trente ans) liés au terrorisme sur le
territoire métropolitain font pâle figure. Cette comparaison chiffrée peut
étonner, tant l’émotion liée aux attentats prévaut et tant se rassembler
derrière des autorités pour faire front contre une menace est un réflexe
naturel. Nous aurions tort cependant d’affirmer que l’impact du terrorisme est
exclusivement émotionnel et non rationnel car l’examen rationnel doit tenir
compte des conséquences de cet aspect émotionnel. Le déplacement de quatre
millions de personnes sur le territoire national n’est pas anodin, pas plus que
les actes islamophobes qui se sont multipliés depuis deux semaines, même s’ils
restent le plus souvent au niveau de la dégradation de biens. Le fait qu’un
petit nombre de morts entraine un tel chambardement de la mentalité collective
peut avoir bien d’autres conséquences. Des crimes limités en nombre furent à
l’origine du déclenchement de la guerre civile espagnole, ou au Chili de la
dictature de Pinochet. Le terrorisme peut entrainer la guerre civile ou la
dictature. Au moment de peser les dangers représentés par le terrorisme et les
moyens nécessaires à la lutte contre ce fléau, cet aspect doit être pris en
compte.
Deux faits
complémentaires justifient que le risque terroriste ne soit pas sous évalué.
Tout d’abord, les tentatives d’attentats motivant des arrestations sont plus
nombreuses que les attentats réellement « réussis ». Ensuite, ces
réussites risquent de se multiplier à l’avenir en raison du retour de personnes
ayant participé aux guerres civiles syro-irakiennes au sein d’un mouvement
djihadiste.
Notre objet n’est donc
pas de minimiser les dangers du terrorisme. Il est de rappeler que l’ensemble
des dangers qui nous menacent, aussi bien le danger représenté par les
organisations terroristes que celui lié à un abus de pouvoir doivent être pris
en compte dans le débat public. Cela est loin d’être le cas pour l’instant. Il
est également de rappeler qu’il faut être très prudent avant de toucher aux
principes qui fondent nos institutions depuis deux siècles.
Dessin République terreur (Crédits : René Le
Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)
Source contrpoints.org
mardi 3 novembre 2020
lundi 2 novembre 2020
Recettes Ados-Rocher à la noix de coco
Rocher à la noix de coco
Préparation : 15 mn
Cuisson : 15 mn
Pour 20 rochers
250 g de noix de coco râpée
25 g de sucre
3 blancs d’œufs
Sel
1. Dans un saladier, mélangez le sucre et la noix de
coco.
2. Battez les blancs d’œufs
en neige en y ajoutant une pincée de sel. Incorporez les blancs en neige à la
préparation, en la soulevant délicatement.
3. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
4. Beurrez la plaque du four. Faites des petites
boules en forme de rochers et déposez-les sur la plaque. Elles doivent être
espacées.
5. Enfournez 15 minutes.
Info santé :
Ces bouchées sont très énergétiques car riches
en sucre et en matières grasses (contenues dans la noix de coco). Elles
viennent, de préférence, accompagner des fruits frais (salade de fruits, soupe
de fruits) ou de fruits cuits (compote, poire pochée…).
Recettes Ados-Tarte au chèvre frais
Tarte au chèvre frais
Préparation : 10 mn
Cuisson : 30 mn
Pour 4 personnes
1 pâte brisée prête à l’emploi
200 g de fromage de chèvre frais
2 œufs
10 cl de crème fraîche
Menthe fraîche
Poivre
1. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
2. Dans un saladier, écrasez
le fromage de chèvre à la fourchette, ajoutez les œufs entiers et la crème
fraîche. Poivrez (ne salez pas, le fromage l’est suffisamment), et mélangez le
tout.
3. Déroulez la pâte dans le moule avec le papier de
cuisson. Piquez-la à l’aide d’une fourchette. Versez la préparation dessus.
Passez la menthe sous un filet d’eau. Ciselez-la et parsemez-en sur la tarte
(la valeur d’une cuillerée à soupe).
4. Enfournez pendant 30 minutes. La tarte est bien
cuite quand elle est bien dorée.
Info santé :
Le fromage de chèvre, comme les fromages de
lait de vache, contient du calcium et des protéines de bonne qualité
nutritionnelle. Consommé frais, il est peu calorique et sa saveur douce est
appréciée des ados.
Recettes Ados-Tarte à la confiture de lait
Tarte à la confiture de lait
Préparation : 15 mn
Cuisson : 30 mn
Pour 4 personnes
1 pâte feuilletée prête à l’emploi
½ pot de confiture de lait
3 pommes
Cannelle
1. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
2. Pelez les pommes à l’aide
d’un couteau économe, et coupez-les en tranches fines.
3. Déroulez la pâte sur la plaque creuse du four avec
le papier de cuisson. Piquez-la avec une fourchette. Tartinez largement de
confiture de lait, le fond de la pâte jusque sur les bords. Disposez les
tranches de pommes, saupoudrez de cannelle. Enfournez 30 minutes.
Info santé :
Les pâtes prêtes à l’emploi ont une composition
nutritionnelle proche des pâtes maison. Alternez les pâtes au beurre (vitamines
A et D) et à la margarine de tournesol (lipides nécessaires à la croissance),
afin de diversifier les apports diététiques.
Conseil :
Utilisez bien la plaque creuse du four, car,
suivant la qualité de la confiture de lait, elle risque de couler dans le fond
de votre four et de le caraméliser, ce qui est fort désagréable.
Recettes Ados-Brioches aux œufs
Brioches aux œufs
Préparation : 5 mn
Cuisson : 5 mn
Pour 2 personnes
2 petites brioches rondes
2 œufs
10 cl de lait (1/2 verre)
10 g de beurre
1 cuillerée à soupe de crème fraîche
Persil
Sel et poivre
1. Enfournez les brioches 5 minutes dans un four
préchauffé à 180 °C (th. 6) pour les réchauffer.
2. Pendant ce temps, dans un
saladier, cassez les œufs et battez-les avec du lait. Faites fondre le beurre
dans une poêle. Versez-y la préparation. Salez, poivrez et mélangez.
3. Cuisez à feu doux en
mélangeant sans arrêt durant la cuisson. Les œufs sont cuits lorsque la texture
est crémeuse. Ajoutez la crème fraîche et saupoudrez de persil.
4. Remplissez les brioches
et servez aussitôt.
Info santé :
Ce plat gourmand et léger est très pratique
pour un diner ou un déjeuner rapide à la maison. On peut ajouter dans les
brioches quelques champignons cuits émincés ou des épinards hachés, pour jouer
la carte santé.
Conseil :
Si vos filles invitent des copains, prévoyez
deux brioches par garçon, une seule serait insuffisante pour les caler.
Recettes Ados-Petits soufflés
Petits soufflés
Préparation : 10 mn
Cuisson : 20 mn
Pour 4 personnes
2 œufs
25 cl de crème fleurette (crème liquide)
1 tranche de jambon
50 g de gruyère râpé
Sel et poivre
1. Préchauffez le four à 210 °C (th. 7).
2. Dans un saladier, battez
les œufs avec la crème fleurette, salez et poivrez.
3. Coupez la tranche de jambon en lamelles.
Répartissez-les dans les ramequins. Versez dessus la crème préparée aux trois
quarts de la hauteur des ramequins (ne les remplissez pas jusqu’en haut, car
les soufflés vont gonfler, et ils déborderaient). Parsemez de gruyère râpé.
4. Enfournez les ramequins pendant 20 minutes sans
ouvrir le four. Les soufflés doivent être bien gonflés et dorés.
Info santé :
Cette entrée riche en protéines (jambon, œufs)
est intéressante pour les ados qui ne consomment pas beaucoup de viande. En
doublant les portions cela devient un plat principal à compléter simplement
d’une salade verte.
dimanche 1 novembre 2020
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