La pire crise du logement
L'État a réussi un exploit historique : fabriquer de toutes pièces la pire crise du logement de ces dernières décennies.
Ce n'est pas une fatalité économique, c'est le résultat d'un sabotage méthodique mêlant écologie punitive et étatisme aveugle. Le marché est totalement bloqué, et les chiffres sont effrayants.
Au nom d'une écologie de bureau déconnectée du réel, l'administration s'acharne sur les propriétaires avec l'enfer normatif du Diagnostic de Performance Énergétique.
Près de 5 millions de logements sont aujourd'hui classés passoires thermiques. Face à l'interdiction progressive de louer et à des rénovations dont la facture dépasse allègrement les 30 000 euros, les propriétaires capitulent.
Ils retirent massivement leurs biens du marché. La conséquence est immédiate : l'offre locative s'est effondrée de plus de 30 % dans les grandes agglomérations en à peine deux ans.
Les étudiants et les jeunes travailleurs se retrouvent purement et simplement dans l'incapacité de se loger.
À cette pénurie artificielle s'ajoute l'anéantissement du droit de propriété. En France, un locataire de mauvaise foi ou un squatter est structurellement protégé par un arsenal législatif paralysant.
Il faut en moyenne entre 18 et 24 mois de procédures judiciaires interminables pour espérer expulser un occupant sans droit ni titre ou un mauvais payeur.
Pendant ce temps, le propriétaire, souvent un retraité ou un actif des classes moyennes qui a épargné une partie de sa vie, est présumé coupable. Il est sommé de payer les charges, les impôts fonciers et les frais d'avocat, laissé à la ruine dans l'indifférence générale.
Pour couronner ce matraquage, la fiscalité locale explose hors de tout contrôle. La taxe foncière a subi une hausse nationale automatique de 7,1 % en 2023.
Certaines grandes villes ont même franchi le cap de la confiscation avec des augmentations dépassant les 50 % en une seule année. L'État et les collectivités transforment les propriétaires en vaches à lait pour combler leur gestion calamiteuse.
On a délibérément transformé l'investissement immobilier en un parcours du combattant ultra-taxé et ultra-risqué.
En bout de chaîne, la construction neuve est totalement à l'arrêt avec moins de 300 000 mises en chantier sur un an, un niveau historiquement bas.
Ce n'est pas une défaillance du marché, c'est un suicide organisé par l'administration.
Pour débloquer le logement en France, la solution n'est certainement pas d'inventer de nouvelles aides publiques financées par une dette abyssale.
Il faut urgemment abroger les normes délirantes du DPE, restaurer l'intégrité absolue du droit de propriété avec des expulsions immédiates, et cesser de punir fiscalement ceux qui bâtissent et investissent pour loger le pays.
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