François Lenglet
Ah, François Lenglet… Ce n’est pas un économiste, c’est un tableur en costard. Une sorte de calculatrice aux piles usées, un moine copiste du dogme libéral, chargé de réciter les tables de la croissance comme un enfant de chœur bredouillant des prières en latin qu’il ne comprend plus.
Le gars n’analyse pas l’économie, il la vend. Comme un camelot de foire, il vous explique que la dette, c’est le Mal, que les marchés, c’est le Bien, et que l’État, c’est le diable en déficit primaire. François, c’est le mec qui te dit que "les charges sociales pèsent sur l’emploi" pendant qu’un type en CDI chez Deliveroo meurt de chaud sur son vélo pour livrer une salade quinoa à un cadre sup' sous climatisation. L’évangéliste du libéralisme zombie Lenglet, c’est le speaker officiel de la grande messe néolibérale. Il a passé sa carrière à nous vendre les bienfaits de la dérégulation, de l’austérité, de la compétitivité… Résultat ? Un pays fracturé, un hôpital en coma artificiel, des gamins qui bouffent des pâtes à l’eau pendant que Total fait des milliards et que Bruno Le Maire s’extasie devant les courbes du CAC 40 comme un ado devant un site interdit au moins de 18 ans. Et attention, hein, quand les faits ne collent pas à la théorie de Lenglet, c’est que les faits ont tort. Il est du genre à t’expliquer que si l’économie allemande ralentit, c’est à cause des 35 heures en France. Il ferait passer les astrologues pour des prix Nobel. L’ennemi juré de l’intelligence économique Et le plus savoureux, c’est qu’il ose toiser des économistes autrement plus solides. Lenglet a passé son temps à moquer ou minimiser les travaux de Thomas Piketty, Julia Cagé, Frédéric Lordon, Bernard Friot… Des gens qui publient, qui débattent, qui confrontent leurs idées dans des revues scientifiques — pas sur les plateaux de C à Vous entre deux verrines et un happening de Bigard. Mais que valent des décennies de travaux empiriques face à une infographie mal animée sur France 2 ? Lenglet, lui, il a la crédibilité schématique. Il te parle croissance potentielle avec des flèches rouges et des camemberts. Tu sens le mec qui a plus lu le Figaro Économie que Le Capital au XXIe siècle. Les humiliations made in LFI Il faut se souvenir de ces grands moments de solitude en plateau, quand François, tel un prophète du libre-échange, se prend une volée d’arguments en plein ego. Comme ce jour où Manuel Bompard lui rappelle, chiffres à l’appui, que l’austérité tue l’économie. Et d'autres qui démontent en trois phrases son catéchisme budgétaire. Et que dire de Jean-Luc Mélenchon, qui, lors d’un débat mémorable, l’humilie en direct en lui demandant s’il a lu les rapports du FMI qui contredisent ses dogmes ? Lenglet reste coi, les yeux dans le vide, comme un GPS qui perd le signal au milieu de la forêt keynésienne. Le chroniqueur qui n’a jamais vu la crise venir Il a prédit la reprise... en 2007. L’effondrement de la dette grecque... après le krach. Il est toujours en retard d’une crise, toujours en avance d’un dogme. François Lenglet, c’est le type qui arrive après la bataille pour expliquer pourquoi l’armée a perdu, et te dire que la prochaine fois, il faudra moins de soldats et plus de consultants chez McKinsey. En vérité, Lenglet n’est pas un économiste : c’est un illusionniste. Un prestidigitateur du marché, qui transforme des injustices sociales en “ajustements structurels” et des violences économiques en “réformes nécessaires”. Le roi est nu Alors oui, François Lenglet continue d’occuper les antennes comme un moine récite son bréviaire, mais il faut dire les choses clairement : cet homme n’a plus aucune légitimité pour parler d’économie. Il s’est trompé sur tout, s’est moqué des économistes sérieux, a diffusé sans recul une pensée libérale qui a fracassé les services publics, ruiné des vies, creusé les inégalités — et maintenant, il continue, comme si de rien n’était, à donner des leçons.
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