dimanche 9 août 2026

Billets-Une intelligence artificielle peut-elle devenir présidente des Etats-Unis ?


Une intelligence artificielle peut-elle devenir présidente des Etats-Unis ?

Une campagne en ligne, Watson 2016, vante les mérites d’une intelligence artificielle à la Maison blanche. Une manière de critiquer le système politique actuel.

Il ressemble à tous les autres sites des candidats à la présidentielle américaine. Un drapeau étoilé flotte au vent, le design est soigné, agrémenté de vidéos, le propos est clair, argumenté, direct. A la différence près que ce candidat-là n’est pas humain : il s’agit de Watson, le programme d’intelligence artificielle phare d’IBM, l’un des plus avancés au monde.

« Nous pensons que les capacités uniques de Watson pour analyser l’information, et prendre des décisions éclairées et transparentes, en font un candidat idéal pour le poste à responsabilités que représente celui de président », peut-on lire sur le site de la campagne Watson 2016. Sur un ton on ne peut plus sérieux, le site déroule son argumentaire :

« Plus Watson intègre d’informations, plus ses capacités de prise de décision sont efficaces. Il est capable d’analyser des informations venant de n’importe quelle source, il peut donc prendre en compte différentes perspectives et opinions sur tous les sujets. […] C’est une tâche que doivent effectuer quotidiennement les politiques, y compris le président, et qui pourrait être effectuée de façon plus appropriée et efficace par une intelligence artificielle. »

Selon ce site, Watson pourrait analyser, en prenant en compte de nombreux paramètres, les qualités et défauts de chaque décision, en évaluant « son impact sur l’économie, l’environnement, l’éducation, la santé, la diplomatie et les libertés publiques ».


« Frustration et désillusion »
D’où vient ce site ? S’agit-il d’une campagne de communication d’IBM ? L’entreprise a répondu au Monde qu’elle n’avait rien à voir avec ce projet, et refuse de le commenter. Peut-être vient-il alors de l’Electronic Frontier Foundation, une importante association de défense des libertés numériques, à laquelle le site propose de faire des dons ? Non plus.

Cette initiative vient en réalité de l’artiste et designer Aaron Siegel, professeur de design à l’université de Californie du Sud, qui se présente comme le « directeur de campagne » de Watson 2016. Comme il l’explique au Monde, ce projet est issu « de la frustration et de la désillusion vis-à-vis du processus de l’élection présidentielle américaine ». Il fustige la façon dont les candidats s’en tiennent à la vision de leur parti « au lieu d’aborder les problèmes de façon objective », le coût démesuré des campagnes qui, selon lui, oblige les candidats à se soumettre aux puissances de l’argent, et évoque un « besoin de transparence en politique ».

« Je me suis demandé quelle personne pouvait être le politicien le plus objectif, efficace et non partisan, et je me suis rendu compte que cette personne était un ordinateur. » Dans son rôle de directeur de campagne, il assure que Watson représente une solution viable :

« Nous pensons qu’une intelligence artificielle telle que Watson peut apporter les capacités de prise de décision objectives dont nous avons besoin chez un dirigeant, ainsi que la transparence nécessaire pour analyser comment ces décisions ont été prises et pourquoi. Le système n’est lié à aucun parti, ses décisions sont donc fondées uniquement sur l’information dont il dispose, et non sur des idéologies. »

« Réponses immédiates à une large gamme de sujets »
Est-il vraiment sérieux ? « Au vu des problèmes listés sur le site de la campagne, je suis assez sérieux », assure-t-il, tout en précisant que « le but de cette campagne est de présenter une alternative à la façon dont le gouvernement fonctionne, pour faire en sorte que les gens réagissent à cette idée. »


Voilà donc l’objectif réel de Watson 2016 : interroger le système politique actuel, mais aussi la place de l’intelligence artificielle dans notre monde. « J’espère que cela poussera les gens à discuter du potentiel de l’intelligence artificielle dans la politique. »
Aujourd’hui, le programme d’IBM est déjà utilisé à des fins médicales, puisque, en analysant les données d’un patient, elle est capable d’aider les médecins à établir un diagnostic. Sur le site d’IBM, l’entreprise vante aussi l’utilité de Watson dans le secteur public :

« Il est parfois difficile pour les organismes du secteur public de répondre aux questions qui leur sont posées, et ce, du fait de la difficulté à s’y retrouver dans l’immense masse de données qu’ils possèdent. Les capacités analytiques de Watson peuvent permettre d’apporter une réponse immédiate à des questions touchant une large gamme de sujets : “Quelles sont les règles de plan d’occupation des sols pour construire un porche ?” ; “Cette taxe s’applique-t-elle à moi ?” ; “Quelle est la meilleure façon d’obtenir un visa ?” »

« Rendre Watson open source »
On est encore loin de la capacité de prise de décision politique fantasmée par Aaron Siegel, malgré les prouesses dont est déjà capable son candidat. Watson avait notamment occupé le devant de la scène en 2011 en battant ses adversaires humains au jeu télévisé américain « Jeopardy! ». Dans ce classique de la télévision américaine, le présentateur lit une réponse et les participants doivent deviner la question qui s’y rapporte. Après deux jours de compétition, Watson avait écrasé ses concurrents — une étape symbolique dans l’histoire de l’intelligence artificielle. « Si vous voulez devenir président, il vaut mieux être déjà un peu connu », plaisante Aaron Siegel quand on lui demande pourquoi il a choisi ce programme plutôt qu’un autre.

Quand bien même Watson serait un jour capable de prendre des décisions politiques, s’agirait-il réellement de décisions objectives ? La façon dont est codé un programme serait-elle vraiment exempte de tout biais politique ?


« C’est exactement le type de questions que j’espérais que cela soulève, répond Aaron Siegel. Un des principaux problèmes que les gens ont soulevés concernant Watson est qu’il est développé par IBM. Ne pas savoir exactement comment il fonctionne les met mal à l’aise. Cela pourrait être réglé en rendant Watson open source », c’est-à-dire en rendant son code source accessible à tous, et donc transparent.


Source lemonde.fr

 

Billets-“La menace, ce n’est pas les Fake News, c’est l’autoritarisme de l’État”

 


“La menace, ce n’est pas les Fake News, c’est l’autoritarisme de l’État”

Emmanuel Todd réagit ici au sujet des Fake News 
Que pensez-vous du projet du gouvernement de faire voter une loi contre les “Fake news » ?
Je suis très inquiet. Ce qui me frappe dans la période actuelle, alors que nous sommes censés vivre l’apothéose de la démocratie libérale après l’effondrement des totalitarismes, c’est le rétrécissement des espaces d’expression et de la liberté de pensée.
La liberté, depuis le Moyen Age, s’est d’abord définie contre l’Église et puis contre l’État. Dire que l’État va assurer la liberté d’expression, c’est un oxymore historique ! Et je suis plus particulièrement inquiet pour la France, en tant qu’historien, parce qu’elle est ambivalente dans son rapport à la liberté : elle est à la fois l’une des trois nations qui ont construit la démocratie libérale, avec l’Angleterre et les États-Unis, et le pays de l’absolutisme de Louis XIV, de Napoléon I” et Napoléon III, de Pétain et de l’ORTF.
Or nous sommes en train de vivre une désintégration des partis et de la représentation politique. Les groupes culturels et idéologiques antagonistes qui assuraient un pluralisme structurel de l’information (le PC, l’Église, le socialisme modéré, le gaullisme …) ont implosé. Le pluralisme n’est donc plus assuré et les médias représentent de plus en plus une masse indistincte. Typiquement le genre de situation dans laquelle l’État peut émerger comme une machine autonome et se mettre au-dessus de la société, pour la contrôler. La séparation des pouvoirs est de moins en moins assurée. La menace que je vois se dessiner ce n’est donc pas celle des Fake news, mais celle de l’autoritarisme de l’État et son autonomisation en tant qu’agent de contrôle de l’opinion. Il sera d’autant plus autoritaire sur le plan de l’information qu’il s’avère impuissant sur le plan économique : la société est bloquée, avec son taux de chômage tournant autour de 10%, et de plus en plus fragmentée en groupes qui se renferment sur eux-mêmes (les Corses, les habitants de Neuilly, autant que les musulmans).
Vous parlez de l’État, mais le risque n’est-il pas aujourd’hui du côté d’entreprises privées, comme Facebook ?
Que ces entreprises (les fameux Gafam : Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) ne paient pas les impôts qu’ils devraient, qu’ils aient des stratégies monopolistes, oui, bien sûr. Mais je ne crois pas que ces moyens d’échange entre individus, par ailleurs extraordinaires quant à leur capacité à faire circuler l’information, soient les puissances occultes qu’on nous décrit. Ce que je sais en revanche, c’est qu’il y a des pays où l’accès à internet est contrôlé, comme la Chine, un État semi ou post-totalitaire où la police est reine.
Attirer l’attention sur les Gafam, c’est détourner l’attention de l’acteur majeur et producteur principal de Fake news dans l’Histoire, qu’est l’État. Parce que nous sommes en économie de marché, les Français surestiment le libéralisme intrinsèque de leur société et ils sous-estiment la puissance de désinformation de l’État. La guerre d’Irak a pourtant commencé par des Fake news qui venaient de l’État américain sur les armes de destruction massive en Irak, avec Colin Powell qui agitait son petit flacon devant le conseil de sécurité de l’ONU …
C’est l’État qui a la puissance financière, l’avantage de la continuité, le monopole de la violence légitime : s’il y a bien un producteur de Fake news à contrôler c’est l’État. Et l’État de son propre pays, pas les États extérieurs. Le principe fondateur de la démocratie libérale, c’est, en effet, que si la collectivité doit assurer la sécurité du citoyen, le citoyen doit être protégé contre son propre État.
En outre, les fausses nouvelles, les délires et les rumeurs mensongères, c’est l’éternité de la vie démocratique. Et l’idée même de la démocratie libérale, c’est de faire le pari que les hommes ne sont pas pour toujours des enfants. Contrôler l’information, c’est infantiliser le citoyen.
Au fond, ce débat évoque des classes dirigeantes en grande détresse intellectuelle. Comme elles ne comprennent plus la réalité qu’elles ont elles-mêmes créée, le comportement des électorats, Trump, le Brexit…, elles veulent interdire. Non content d’avoir le monopole de la violence légitime, l’État voudrait s’assurer le monopole des Fake news.

 

samedi 8 août 2026

Dessins de presse

 


Dessins de presse

Billets-Tina Turner

 



Tina Turner


Le 3 juillet 1976, Tina Turner attendit qu’Ike s’endorme dans leur chambre d’hôtel à Dallas. Son visage était enflé après une nouvelle correction. Dans sa poche, elle avait trente-six cents et une carte d’essence Mobil. C’était tout. Tina s’éclipsa du Statler Hilton et s’enfuit dans la nuit. Aucune voiture ne l’attendait. Aucune amie à proximité. Aucun plan d’évasion minutieusement préparé. Elle traversa l’Interstate 30 à pied, slalomant entre les voitures et évitant de justesse un camion. De l’autre côté se dressait un Ramada Inn. Le gérant la reconnut malgré ses blessures. Il lui donna une chambre, posta la sécurité devant la porte et la laissa se cacher pendant que son corps commençait à guérir. Pour la première fois depuis des années, elle était en sécurité. Trois semaines plus tard, Tina demanda le divorce. Après seize ans de mariage, elle ne réclama presque rien. Pas de maison. Pas d’argent. Pas de droits d’auteur. Elle ne voulait qu’une chose. Son nom. « Tina Turner. » Ike avait créé ce nom dans le cadre du spectacle qu’il contrôlait. Tina le reprit comme fondation de la vie qu’elle comptait bâtir. Elle partit avec des dettes, des problèmes fiscaux et un avenir incertain. L’industrie musicale la considérait comme finie. Elle approchait de la quarantaine, avait peu de contrôle sur ses anciens enregistrements et tentait de recommencer dans un milieu obsédé par la jeunesse. Tina refusa de disparaître. Elle pratiquait le bouddhisme Nichiren et récitait des prières quotidiennement pour trouver la force. Elle accepta presque n’importe quel travail proposé : apparitions télévisées, salons d’hôtels, foires locales et petits événements d’entreprise. Les scènes étaient loin des arènes qu’elle avait autrefois remplies. Pourtant, elle se produisait comme si chaque public comptait. Pièce par pièce, elle se reconstruisit. Puis arriva 1984. À quarante-quatre ans, Tina sortit Private Dancer. L’album devint un succès mondial. « What’s Love Got to Do with It » atteignit la première place. Des Grammy Awards suivirent. Tout comme de grandes tournées, des films et la reconnaissance qu’elle avait gagnée à ses propres conditions. La femme qu’on avait écartée comme une has-been devint la Reine du Rock and Roll. Sa seconde carrière dura des décennies. Elle vendit des millions de disques et remplit des stades à travers le monde. Elle trouva aussi un amour plus doux avec Erwin Bach, qu’elle rencontra en 1986. Des années plus tard, quand Tina souffrit d’une insuffisance rénale, Erwin donna l’un de ses reins pour lui sauver la vie. Tina mourut paisiblement en Suisse en 2023, à quatre-vingt-trois ans, avec Erwin à ses côtés. Son héritage dépasse la musique. C’est l’histoire d’une femme qui s’est enfuie avec presque rien et a découvert que presque rien pouvait encore suffire. Trente-six cents. Une carte d’essence. Un nom. Et le courage de traverser la route. Tina Turner a prouvé que recommencer n’est pas réservé aux jeunes. Parfois, une vie recommence au moment précis où vous courez enfin vers vous-même.


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Billets-Journée internationale du chat

LES 3 AMOURS DE MA VIE

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vendredi 7 août 2026

jeudi 6 août 2026

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Recettes Epices-Fondants chocolat et piment doux

 


Fondants chocolat et piment doux

Préparation : 45 mn
Cuisson : 20 mn
Pour 4 personnes
Pour les fondants
160 g de chocolat noir amer
120 g de beurre
20 g de beurre pour les moules
1 œuf
3 jaunes d’œuf
30 g de sucre semoule
6 pincées de piment doux (paprika)
Pour la sauce caramel
55 g de sucre
10 cl de crème fleurette
2 cuillerées à soupe de lait tiède
25 g de chocolat noir amer
5 g de beurre demi-sel
Pour le jus au piment doux
35 g de sucre
1 cuillerée à café d’amidon de maïs (ou Maïzena)
2 à 3 pincées de piment doux
1. Réalisez la sauce au caramel : mettez le sucre à cuire dans une casserole jusqu’au caramel. Hors du feu, ajoutez le lait, puis la crème fleurette. Portez à ébullition, versez cette crème caramélisée en trois fois sur le chocolat amer cassé en morceaux. Laissez un peu tiédir, ajoutez le beurre demi-sel en fouettant. Gardez au frais.
2. Pour les fondants au chocolat : faites fondre le beurre sur feu doux, ajoutez le piment doux. Laissez infuser 20 minutes. Cassez le chocolat dans un bol au bain-marie pour le faire fondre. Mélangez au batteur électrique l’œuf entier, les jaunes et le sucre, ajoutez le chocolat et le beurre fondus. Beurrez quatre ramequins de 7 cm de diamètre. Versez-y la préparation. Préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7).
3. Faites le jus : mettez 20 g de sucre à caraméliser. Ajoutez 15 cl d’eau et l’amidon de maïs (ou la Maïzena), portez à ébullition, ajoutez le restant de sucre et le piment. Laissez infuser 20 minutes.
4. Sans attendre que le jus ait totalement infusé, faites cuire les fondants 8 minutes au four. Laissez tiédir 10 minutes. Répartissez la sauce et le jus au piment dans les assiettes. Démoulez les fondants dessus. Servez.

Afin d’éviter les grumeaux, délayez l’amidon de maïs avec un peu d’eau froide avant de l’incorporer au caramel.

Avis sur les épices :
Le piment doux, ou paprika, s’éparpille en tonalités chaudes de fruit caramélisé qui, exaltées par les saveurs beurrées et lactées, intensifient les arômes de cacao. Un clin d’œil au breuvage des Incas qui servaient le chocolat avec du piment non pas doux, mais fort. Essayez aussi le poivre de Java. Son piquant et ses arômes de fleur tropicale s’associent merveilleusement au chocolat.

Recettes Epices-Confiture de pêches au poivre de Sechuan




Confiture de pêches au poivre de Sechuan

Préparation :
25 mn la veille
Cuisson :
25 mn
Conservation :
3 mois

Pour 4 pots de 250 g 
550 g de pêches jaunes
550 g de pêches blanches
850 g de sucre cristallisé
1 citron
½ cuillerée à café de poivre de Sechuan

1.
La veille, ébouillantez les pêches 45 secondes, retirez-les avec une écumoire et plongez-les à mesure dans de l’eau bien froide. Pelez-les aussitôt. Dénoyautez-les et coupez-les en lamelles d’environ 5 mm d’épaisseur.
2.
Mettez les fruits dans une bassine à confiture (ou une casserole à fond épais). Râpez le zeste du citron au-dessus des fruits, ajoutez le jus de l’agrume, et le sucre cristallisé. Chauffez jusqu’au léger frémissement, ajoutez le poivre de Sechuan. Versez dans une terrine. Gardez une nuit au frais.
3.
Le lendemain : plongez les pots et leur couvercle dans une bassine d’eau bouillante quelques secondes pour les stériliser. Egouttez-les sur un linge.
4. Prélevez les tranches de pêches avec une écumoire, laissez le jus dans la bassine. Faites-le cuire (environ 15 à 20 minutes), jusqu’à ce qu’il se concentre à 105 °C au thermomètre à sucre.
5.
Plongez les pêches dans le sirop. Portez à ébullition sur feu vif (attention aux projections). Enlevez l’écume des fruits qui monte à la surface. Laissez bouillonner 5 à 6 minutes. Mettez en pots, visser aussitôt.


Si vous n’avez pas de thermomètre à sucre, versez un peu de jus sur une assiette bien froide : il doit figer dans les secondes qui suivent. Sinon, prolongez la cuisson.
Cette confiture se conserve trois mois à l’abri de la lumière.


Avis sur les épices : Pêches et poires, ce n’est pas comme on pourrait le croire l’union de la finesse et du brut. Bien au contraire, la chair suave du fruit se marie parfaitement à l’arôme citronné du poivre de Sechuan. Il est tout en fleur lorsqu’il cuit avec le sirop miellé des pêches.



Recettes Epices-Fenouil fondant au curry


Fenouil fondant au curry


Préparation : 10 mn

Cuisson : 5 mn

Pour 4 personnes

4 bulbes de fenouil

1 oignon doux

½ citron

1 petit bouquet de coriandre

1 cuillerée à café de curry doux

Huile d’olive

Poivre blanc

Sel

1. Pressez le citron. Ciselez la coriandre. Épluchez l’oignon et les fenouils. Coupez-les très finement. Faites bouillir 1 litre d’eau salée. Plongez-y les légumes émincés. Égouttez-les dès la reprise de l’ébullition. Pressez-les légèrement avec une louche.

2. Salez, poivrez, parfumez les légumes avec le curry. Saisissez-les sur feu vif dans 3 cuillerées à soupe d’huile d’olive, pendant 2 ou 3 minutes, sans cesser de remuer. Arrosez de jus de citron. Parsemez de coriandre. Servez.


La délicatesse du plat tient aussi à la façon dont on émince le fenouil qui doit être en lamelles presque translucides.


Avis sur les épices :

Avec ce plat qui cuit brièvement à la façon d’un wok, le curry dégage le parfum caramélisé et floral du curcuma qui entre dans sa composition. On sent aussi la moutarde piquante et ronde comme un fruit sec. Anis et cumin confirment, le piquant en plus, les senteurs végétales du fenouil.


 

mercredi 5 août 2026