mercredi 13 juillet 2011

Recettes Portugaises-Purée d'oignons au gratin (puré de cebola gratinado)

Purée d’oignons au gratin (puré de cebola gratinado)


Préparation : 25 mn

Cuisson : 15 mn

Pour 6 personnes

4 gros oignons

25 cl de crème fraîche

3 œufs

20 g de parmesan portugais (à défaut, du parmesan italien)

2 cuillerées à soupes de beurre

Sel et poivre

1. Préchauffez le four à 220 °C (th. 7-8).

2. Hachez les oignons très finement.

3. Dans une sauteuse, faites fondre le beurre. Faites-y revenir les oignons jusqu’à ce qu’ils soient transparents mais non dorés.

4. Battez légèrement les œufs. Ajoutez la crème fraîche, le fromage râpé, le sel et le poivre. Mélangez.

5. Hors du feu, ajoutez ce mélange aux oignons cuits.

6. Versez le tout dans un plat à gratin beurré et enfournez-le pendant environ 10 à 12 minutes, le temps que les œufs soient pris et que la surface soit dorée.

samedi 9 juillet 2011

Recettes Portugaises-Boulettes d’amande au chocolat (bolinhas de amendoa com chocolate)

Boulettes d’amande au chocolat (bolinhas de amendoa com chocolate)


Préparation : 20 mn

Cuisson : 5 mn

Pour 18 boulettes

150 g de sucre en poudre

½ cuillerée à café d’eau de fleur d’oranger

150 g de poudre d’amande

1 cuillerée à café d’huile de noisette

100 g de chocolat en poudre

1. Faites un sirop en faisant fondre le sucre dans 3 cuillerées à soupe d’eau. Laissez bouillir 1 minute.

2. Hors du feu, ajoutez la poudre d’amande et l’eau de fleurs d’oranger. Remettre sur feu doux en mélangeant jusqu’à ce que tout le liquide soit résorbé.

3. Disposez cette pâte sur un plan de travail légèrement huilé et formez des boulettes de la taille désirée (18 de la taille d’une petite noix).

4. Versez la poudre de chocolat dans une assiette creuse et roulez-y chaque boulette dedans. Laissez sécher dans un endroit frais.

Les desserts et confiseries à base de pâte d’amande sont une spécialité de l’Algarve, au sud du Portugal. L’influence arabe est ici très nette et pour les amandes et pour l’eau de fleurs d’oranger.

Recettes Portugaises-Gâteau éponge (bolo esponja)

Gâteau éponge (bolo esponja)


Préparation : 30 mn

Cuisson : 50 mn

Pour 6 personnes

6 œufs

Le poids des œufs en sucre en poudre blanc

La moitié du poids du sucre de farine

500 g de sucre en poudre

1 sachet de levure

1 pincée de sel

1 zeste de citron ou d’orange râpé

150 g de cerneaux de noix ou d’amandes

3 cuillerées à soupe de sucre en poudre roux

1 noix de beurre

1. Séparez les blancs des jaunes d’œufs. Réservez les blancs. Battez les jaunes avec le sucre blanc jusqu’à ce que le mélange blanchisse et devienne mousseux. Ajoutez le zeste d’orange ou de citron.

2. Mélangez la farine avec la levure, l’incorporer peu à peu au mélange précédent. Réservez.

3. Préchauffez le four à 240 °C (th.7-8).

4. Battez les blancs d’œufs en neige très ferme avec la pincée de sel et incorporez-les délicatement à la masse de pâte.

5. Beurrez et farinez légèrement un moule à savarin. Tapissez le fond de sucre roux et d’amandes ou de cerneaux de noix. Versez la pâte dessus.

6. Mettez au four pendant 5 à 10 minutes, le temps qu’il monte un peu puis baissez la température sur 190 °C (th. 6) et laissez cuire environ 45 minutes. Vérifiez la cuisson en enfonçant une aiguille à tricoter au centre du gâteau : elle doit ressortir sèche. Si le dessus dore trop vite, couvrez-le d’une feuille de papier sulfurisé.

7. Démoulez le gâteau dès la sortir du four en le retournant sur le plat de service. Dégustez-le tiède ou froid.

vendredi 8 juillet 2011

Billets-Entretien avec Jeanne Moreau et Juliette Binoche

Entretien avec Jeanne Moreau et Juliette Binoche

Par Fabienne Pascaud (Télérama), publié le 29/06/2011

Elles seront les deux stars d'Avignon, ses deux comédiennes les plus célèbres. Mais la célébrité, elles la doivent toutes deux à leur soif de risques et d'audaces. L'une, Jeanne Moreau, 83 ans – dont soixante-trois consacrés au théâtre (et presque autant au cinéma) – était déjà du premier Festival, celui de 1947, où, aux côtés de Jean Vilar, elle apparaissait dans La Tragédie du roi Richard II, avant de devenir la partenaire de Gérard Philipe dans Le Cid, Le Prince de Hombourg (1951) et Lorenzaccio (1952), puis de se métamorphoser, près de quarante ans plus tard, en terrible Célestine pour Antoine Vitez (1989), ou en sublime marquise de Merteuil vieillissante dans Quartett, de Heiner Müller (2007). La Cour d'honneur du palais des Papes, où elle revient pour une unique représentation du Condamné à mort, de Jean Genet, avec Etienne Daho, n'a plus de secrets pour elle…

L'autre, Juliette Binoche, 47 ans, n'a que peu joué au théâtre : une Mouette de Tchekhov à l'Odéon (1988), un Pirandello à Londres (1998), un Pinter à New York. Mais la belle et intense actrice de nombre de cinéastes – Téchiné, Carax, Kieslowski, Minghella ou Haneke pour faire vite – aime les aventures différentes, se perdre pour mieux se retrouver. N'a-t-elle pas déjà osé se faire peintre, ou danseuse, récemment, pour le chorégraphe Akram Khan ? Elle sera au prochain Festival la Mademoiselle Julie de Strindberg selon le metteur en scène Frédéric Fisbach.

Les deux femmes se connaissent bien, ont même interprété ensemble Désengagement du cinéaste israélien Amos Gitaï (2007). Que peuvent échanger librement deux artistes libres ?


Quelle image avez-vous l'une de l'autre ?

Jeanne Moreau : Dès qu'elle est apparue sur l'écran, dans Rendez-vous, d'André Téchiné, en 1985, je me suis sentie attachée à Juliette, d'âme à âme, de cellule à cellule. Comme une parenté secrète. On voit bien dans ses rôles qu'elle pratique une sorte de don de soi assez inexplicable. La vie est un cadeau. Juliette me donne la sensation de savoir ne pas gaspiller ce cadeau. Si on ne meurt pas meilleure que quand on naît, ce n'est pas la peine.

Juliette Binoche : Pour les actrices de ma génération, Jeanne a été une libératrice, celle qui a ouvert les portes. Toutes les portes. Elle a osé incarner une sexualité audacieuse, dès Les Amants, en 1958, et trois ans plus tard Jules et Jim. Elle a osé jouer les scandaleuses, qu'elles claquent leur fric ou leurs hommes. Jeanne a toujours semblé au-delà du qu'en-dira-t-on, ne rendant des comptes qu'à elle-même, une espèce de George Sand d'aujourd'hui. C'est comme une vieille âme qui connaîtrait tous les secrets, toutes les mythologies, avec une sagesse très ancienne. En elle se croisent un peu toutes les femmes : Isis, Vénus, la Vierge Marie, Marie-Madeleine… Jeanne est inspirante. Parfois cassante et arrogante d'être ce qu'elle est, mais elle n'essaie pas de plaire, et c'est ce qui séduit. Avec sa façon de parler, ses bagues, ses cheveux, elle m'a séduite comme si j'étais un homme… Et c'est aussi une sœur.

J.M. : J'ai eu la chance de débuter à une époque, juste après guerre, où la femme semblait encore un mystère – maman ou putain ? – et faisait fantasmer bien des créateurs. Ma spécialité est ainsi vite devenue d'incarner ces fantasmes, cet imaginaire masculin. J'aimais ça. J'étais désirée pour ça. Mais je n'ai jamais eu de plan de carrière, je n'ai jamais prémédité de devenir riche ou célèbre, ni jamais eu la sensation de faire un métier : j'ai juste voulu avoir une vie, pratiquer un art de vivre. Je ne suis juste allée que vers ce qui me passionnait. Et avouons que c'était le plus souvent ce qui était interdit : la lecture, enfant ; le théâtre, adolescente…


Comment vous est né le désir d'être actrice ?

J.B. : La religion de la maison, c'était l'art. Mes parents étaient comédiens. Ils jouaient même souvent dans le off à Avignon, où je les accompagnais, où je déambulais, enfant, dans les rues pleines de monde, où j'ai vu certains spectacles qui m'ont fascinée, comme ceux de Kantor. Mais c'est surtout après avoir admiré Le roi se meurt, de Ionesco, cette exploration de la fin, de la mort, que j'ai vraiment pris ma décision, à 17 ans. Une évidence s'imposait, une clarté, une sérénité aussi. Le théâtre me semblait représenter une communion, une unité partagée, une famille choisie. Tout avait été si étrangement douloureux jusque-là, la scolarité en pension, l'apprentissage de la lecture…

J.M. : Moi, je lisais à 3-4 ans, je dévorais en cachette tout ce que je trouvais.

J.B. : Moi, je n'ai su vraiment lire qu'en sixième. J'étais une enfant un peu perdue. Trouver son « tronc intérieur » prend du temps, et c'est dans les cours de théâtre d'ailleurs que j'ai véritablement commencé à progresser intérieurement. Celui de Véra Gregh, surtout, qui m'a appris le « lâcher prise ». J'étais tellement volontaire ! J'avais peu à peu acquis un savoir-faire qu'elle m'a forcé à casser, en m'aidant patiemment à installer le doute, à traverser l'absence de certitudes pour accéder à cet état de conscience où tous les carcans de pensée et d'être ont disparu, où les repères ne sont plus les mêmes, où règne juste le silence, pour enfin recueillir ce qu'on possède en soi. Grâce au théâtre, j'ai appris ce « laisser-faire », qui permet non seulement de tout interpréter mais de parvenir à faire chaque chose avec conscience. Une école de vie. Etre actrice, ce n'est pas un métier, c'est se vivre à chaque instant.

J.M. : Je me nourris moi aussi de la vie, de tout… Gamine, j'avais d'abord pensé être violoniste, danseuse, ou même religieuse. Et puis la vision de l'Antigone d'Anouilh, en 1944, au Théâtre de l'Atelier, tout près de chez mes parents, m'a éblouie. Il me fallait être cette rebelle, capable de résister aux dieux et de parler pour les autres. J'avais 16 ans. Mon père, restaurateur du côté de Montmartre, était contre ; mais ma mère, ancienne danseuse, m'a aidée. Hélas ! on n'avait pas un rond. Alors, je me suis accrochée. Un voisin, acteur à l'Odéon, m'a fait travailler les Fables de La Fontaine. J'ai demandé à assister en auditrice libre – c'est-à-dire sans passer de scène, donc sans payer – au cours de Denis d'Inès, le grand maître de l'époque et grand sociétaire de la Comédie-Française. Son assistante a remarqué combien j'écoutais, combien j'étais assidue, elle en a parlé à d'Inès, qui m'a exceptionnellement proposé de passer une scène. J'ai choisi Eriphile dans Iphigénie, la tragédie de Racine. Après avoir vu la scène, d'Inès m'a proposé de me faire travailler gratuitement. Mais dans les soubrettes de Marivaux, moi qui ne rêvais que de tragédie… Enfin, il a accepté de me présenter en un temps record de quatre mois au Conservatoire. J'y ai enfin été reçue comme auditrice, encore. Et j'ai voulu y suivre les cours de Georges Le Roy, qui avait été le professeur de Gérard Philipe. Il m'a repérée, proposé un petit rôle dans Athalie, qu'il voulait mettre en scène à la Comédie-Française. Au même moment, Jean Vilar me propose, lui, un contrat pour le premier Festival d'Avignon, l'été 1947. Et je rentre comme pensionnaire à la Comédie-Française en 1948 ! Tout est allé très vite. J'avais une exigence et un orgueil terribles. Et puis Comédie-Française, Théâtre national populaire de Vilar : je me suis vite rendu compte que régnaient partout les mêmes intrigues. Je suis partie…

Finalement, j'aurai eu une enfance merveilleuse. Très tôt, j'ai réalisé à quel point les adultes étaient cons ; très tôt, j'ai compris ce qu'étaient l'adultère, la tromperie, le mensonge et eu pour amies les putains du quartier, puisque nous avions habité un hôtel de passe pendant la guerre. Comme ma mère était anglaise, je leur traduisais les lettres que les soldats américains rentrés au pays leur écrivaient après la Libération. Elles sont devenues ensuite mes premières spectatrices, mes premières fans. Des filles adorables. De quoi vous donner d'emblée une autre conception de la morale. La seule morale que j'ai, quant à moi, c'est la discipline. Seule la discipline vous amène à la liberté, dans l'art comme dans la vie. Mais il faut travailler, travailler…


Justement, comment travaillez-vous avec un metteur en scène ?

J.M. : Contrairement à d'autres, je n'ai jamais choisi mes rôles, j'ai toujours été choisie. Mais je déteste qu'un metteur en scène m'explique la psychologie d'un personnage. Il faut alors lui désobéir. Car les vrais grands metteurs en scène ne dirigent pas. Orson Welles et Buñuel me regardaient même à peine jouer pendant leurs tournages, parfois pas du tout. On communique surtout avec eux par intuition.

J.B. : Le metteur en scène vous choisit. C'est là qu'est son seul et unique travail : dès la distribution. Avant ! Pendant ? Les vraies rencontres sont juste des intuitions partagées.

J.M. : Et l'intuition s'affine au fil des années. Et, avec elle, le bonheur de créer rien qu'une présence, une aura, de parvenir à une sorte de métaphysique… J'avais 59 ans, en 1986, quand Klaus Michael Grüber m'a cassée et métamorphosée en me dirigeant dans La Servante Zerline, de Hermann Broch. Au fil des premières répétitions, il hurlait constamment « Stop ! » et sortait en criant « C'est de la merde ! ». Au bout de six jours, j'ai failli arrêter. Et j'ai continué par défi vis-à-vis de moi-même. Pour tout commentaire, Grüber me balançait des bribes de phrases, du genre de celles, lumineuses et pourtant énigmatiques, qu'il avait dites à Ludmila Mikaël lors des répétitions de Bérénice à la Comédie-Française : « Je veux la parole froide, le cœur brûlant. » Il voulait briser mon orgueil, me faire perdre mes réflexes. C'était continuellement « Stop ! », « Reprenons ! », « Marchez lentement ! », « Parlez doucement ! », « Et la ponctuation ! ». Enfin, de répétition en répétition – jamais plus de deux heures à chaque fois –, le dénuement absolu m'est venu, à force de douleur. Et j'ai fini par aimer Grüber profondément, même s'il hurlait encore en venant me voir en tournée. Il m'a appris la nudité, sur laquelle tout peut s'inscrire. Quand on débute, on ne pense qu'à l'identification immédiate avec le personnage. Plus on avance, plus on peaufine l'interprétation. Et plus je découvre que tout est possible à interpréter dans ce monde où tout, aussi, est possible, le laid, l'atroce, le magnifique…

J.B. : Pour moi, le théâtre est un saut dans l'inconnu. Et c'est la plongée sans filet qui fait la perfection, qui permet d'aller dans un lieu sans limite, donc de se transformer. Quand je me suis mise à danser, en 2008, avec le chorégraphe Akram Khan, j'ai cru que mon corps n'allait pas tenir, j'avais envie de mourir. « Accepte cette sensation ! » me disait Akram Khan. « Ne sois pas en résistance ! » Et c'est vrai que ça devenait une joie, soudain, d'accepter l'impossible. C'est quand on veut maîtriser qu'on est bloqué. Il faut savoir se désobéir. Mais seule la confiance envers un metteur en scène peut donner cette abnégation, la force de dépasser ses pudeurs, de s'abandonner pour livrer enfin quelque chose de caché, de sacré. Etre actrice, c'est offrir ce qui n'est pas montrable. Comment travailles-tu ton texte, toi, Jeanne ?

J.M. : J'ai de la chance, j'ai une mémoire magnifique. Pour les scénarios de film, je lis bien le soir avant de me coucher, et le matin, au réveil, je sais.

J.B. : Ma mémoire est plus fragile. Tout me vient au dernier moment.

J.M. : De toute façon, l'énergie à donner est différente, du cinéma au théâtre. Je trouve le cinéma physiquement plus fatigant. Au théâtre, tout ne dépend pas que de soi. Il y a l'écoute du public, essentielle ; la réponse du partenaire… Et rien de plus terrible alors que de réaliser en scène, pendant la représentation, que ce partenaire-là, en face de vous, vous regarde exactement comme dans la vie : comme si le rôle, le jeu n'avaient pas pénétré en lui, comme s'il n'y avait pas dédoublement.


Que va vous apporter le festival d'Avignon ?

J.M. : Je vais revoir ma vie défiler en retrouvant une fois encore la Cour d'honneur. Ça me galvanise. Le plein air et l'effort physique qu'il faut faire pour résister au vent, se servir du vent, me donnent la fièvre. Ça, c'est un trac positif. La peur d'être est un trac inutile.

J.B. : Avignon, c'est une partie de mon enfance. Mais j'ai maintenant le bonheur de transformer mes peurs d'antan. Vais-je pour autant réussir à créer quelque chose de nouveau que je ne connais pas ? Les femmes que je choisis d'interpréter se demandent souvent comment survivre. A travers elles, je cherche, moi, comment faire passer la vie, faire du théâtre en cassant le théâtre… Cette Mademoiselle Julie que je vais interpréter, c'est un peu aussi Strindberg lui-même, une créature à la fois homme et femme, qui fait face à son désir et dit ce qu'elle pense comme un homme, et puis éprouve des angoisses face au père, des peurs réputées plus féminines.

J.M. : Moi, je n'ai pas peur. La vie a changé, le monde a changé. La « culture », comme on l'appelle maintenant, n'a rien à voir avec l'art que j'ai connu autrefois. Mais les femmes y ont fait leur place ; quand j'ai débuté, il n'y avait que des héros masculins au cinéma comme au théâtre.

J.B. : Et beaucoup d'actrices de la génération qui suit la mienne se mettent maintenant à la réalisation.

J.M. : Attention ! nous n'exerçons pas une profession, mais tout autre chose. Qui a à voir avec le hasard et l'indicible. Si j'ai fait de la chanson, par exemple, c'est parce que je chantais toujours à tue-tête les chansons de Rezvani – un ami du père de mon fils – quand je voyageais avec François Truffaut. Il a décidé de s'en servir pour Jules et Jim… La rencontre avec Etienne Daho autour de Jean Genet a aussi été fortuite. Genet, je l'ai beaucoup fréquenté à la fin des années 1950. Je connaissais, de par mon enfance à Pigalle, le petit monde interlope qu'il fréquentait ; il y avait une espèce de complicité secrète entre nous. Mais il était aussi inquiétant, complexe. A la fois tendre et cruel, timide et arrogant. C'était un homme blessé, sûrement plus libre, plus apaisé à la fin de sa vie. Mais les gens comme lui, comme nous deux, Juliette, de toute façon, sont en marge, restent en marge. Et c'est très bien comme ça.

jeudi 7 juillet 2011

Recettes Portugaises-Beignets de citrouille au sucre de cannelle (filhoses)

Beignets de citrouille au sucre de cannelle (filhoses)


Préparation : 15 mn

Cuisson : 1 mn par beignet

Pour 6 personnes

1 kg de chair de citrouille en purée

500 g de farine

1 cuillerée à café de levure de boulanger

4 œufs

1 orange

10 cl d’aguardente

5 cl de cognac

1 pincée de sel

50 g de sucre en poudre

1 cuillerée à café de cannelle

Huile de friture

1. Mélangez la farine, la levure et la chair de citrouille.

2. Séparez les blancs des jaunes d’œufs. Incorporez les jaunes à la pâte précédente. Réservez les blancs.

3. Râpez le zeste de l’orange puis extraire le jus. Ajoutez le tout à la pâte ainsi que les deux alcools. Mélangez de façon homogène.

4. Montez les blancs en neige ferme avec la pincée de sel puis incorporez-les délicatement à la pâte.

5. Faites chauffer l’huile de friture. Jetez-y une cuillerée à soupe de pâte. Laissez-la dorer puis égouttez le beignet sur du papier absorbant. Renouvelez l’opération jusqu’à épuisement de la pâte.

6. Saupoudrez les beignets avec le mélange de sucre et de cannelle et dégustez chaud ou froid.

mercredi 6 juillet 2011

Recettes Portugaises-Gorges d’anges (papos de anjo)

Gorges d’anges (papos de anjo)


Préparation : 40 mn

Cuisson : 25 mn

Pour 6 personnes

8 jaunes d’œufs

2 blancs d’œufs

¼ de cuillerée à café d’eau de rose

10 cl d’eau

1 noisette de beurre

200 g de sucre en poudre

1 pincée de sel

1. Préchauffez le four à 190 °C (th. 6-7).

2. Battez les jaunes d’œufs énergiquement jusqu’à ce qu’ils blanchissent.

3. Battez les blancs en neige moyennement fermes avec la pincée de sel. Incorporez délicatement les blancs aux jaunes d’œufs. Versez le mélange dans des petits ramequins ronds préalablement beurrés.

4. Posez les ramequins dans un plat creux allant au four. Remplissez le plat d’eau chaude jusqu’à la moitié des ramequins pour pouvoir les cuire au bain-marie pendant environ 20 minutes.

5. Pendant ce temps, préparez un sirop en faisant fondre le sucre dans l’eau sur feu doux. Portez à ébullition et ajoutez l’eau de rose.

6. Démoulez les gâteaux lorsqu’ils sont froids puis plongez-les dans le sirop refroidi. Posez-les ensuite sur le plat de service et arrosez-les avec le reste de sirop. Mettez au frais pendant au moins 1 heure.

Ce dessert est très populaire à travers tout le Portugal.

Recettes Fruits-Streusel à la poire

Streusel à la poire


Préparation : 30 mn

Repos : 1 heure

Cuisson : 50 mn

Pour 8 personnes

Pour la pâte

220 g de farine

135 g de beurre mou

1 œuf

85 g de sucre glace

2 pincées de vanille

25 g d’amandes en poudre

1 pincée de sel

Pour la garniture

2 kg de poires passe-crassane

50 cl de lait

2 œufs + 1 jaune

125 g de farine

150 g de sucre en poudre

65 g de beurre

1 gousse de vanille

1 pincée de cannelle

1. Préparez la pâte : mélangez tous les ingrédients. Ramassez la pâte en boule. Placez 1 heure au réfrigérateur.

2. Préparez la crème : portez à ébullition le lait avec la gousse de vanille fendue, 15 g de beurre et 50 g de sucre en poudre. Dans un saladier, fouettez les œufs et le jaune avec 50 g de sucre et 50 g de farine. Délayez avec le lait bouillant. Faites cuire jusqu’à l’ébullition en fouettant.

3. Préparez le streusel : mélangez 50 g de beurre, 50 g de sucre, 75 g de farine et la cannelle.

4. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).

5. Foncez un moule à tarte de la pâte. Faites cuire à blanc 15 minutes. Laissez tiédir. Etalez la crème.

6. Epluchez les poires. Coupez-les en quartiers, ôtez le cœur. Disposez-les sur la crème. Parsemez de steusel. Enfournez 30 minutes. Servez tiède ou froid.

mardi 5 juillet 2011

Recettes Fruits-Crumble aux myrtilles

Crumble aux myrtilles


Préparation : 15 mn

Cuisson : 30 mn

Pour 4 personnes

Pour la pâte à crumble

120 g de farine

40 g de cassonade

60 g de beurre

6 gouttes d’extrait de vanille

Pour la garniture

1 cuillerée à soupe de miel

600 g de myrtilles fraîches

1. Préparez la pâte à crumble : mélangez la farine et la cassonade. Incorporez le beurre coupé en petits morceaux et mélangez du bout des doigts jusqu’à l’obtention d’une pâte granuleuse. Ajoutez l’extrait de vanille et émiettez à nouveau

2. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).

3. Préparez la garniture : faites chauffer le miel dans une petite casserole pendant 2 minutes, versez-le dans un plat à gratin, ajoutez les myrtilles et mélangez. Recouvrez les fruits avec la pâte à crumble et lissez le dessus avec le dos d’une cuillère.

4. Placez le plat dans le four et faites cuire le crumble pendant 25 à 30 minutes, jusqu’à ce qu’il soit bien doré.

5. Servez dans le plat, chaud ou refroidi.

Vous pouvez proposer le crumble aux myrtilles avec une boule de glace à la vanille.

Pour varier

Ce crumble peut se cuire et se présenter dans quatre petits plats à gratin individuels.