lundi 6 novembre 2023

Arts: Street art-Hyuro

Hyuro



Originaire d'Argentine, l'artiste vit en Espagne, plus précisément à Valence où sa rencontre avec une figure phare du street art va bouleverser sa vie. Outre l'admiration qu'elle voue pour le travail de l'artiste Escif, ce dernier va la convaincre de passer de la peinture sur toile à la réalisation de fresques en milieu urbain. A l'instar d'Escif, les œuvres de Hyuro se caractérisent par la finesse de leur exécution et leur sobriété.

Son passage de la toile à la rue est également synonyme de profonds changements au sein de sa démarche artistique. Dès son arrivée en Espagne, Hyuro choisit de laisser de côté l'art strictement décoratif en privilégiant le fond à la forme. Même si son style se veut évolutif, l'artiste s'applique à rester dans des teintes sombres afin de sensibiliser davantage le public au message véhiculé.

A travers ses réalisations, Hyuro évoque des sujets qui la touchent directement telles que ses peurs et inquiétudes. Des maux universels que l'artiste illustre à l'aide de personnages évoluant à mi-chemin entre un monde réel et onirique. Quant à la réalisation de l'œuvre en elle-même, Hyuro laisse peu de place à l'improvisation, des croquis sont réalisés en amont afin de limiter le temps d’exécution ainsi que la marge d'erreur lorsqu'elle se retrouve en face du mur. L'artiste ne donne d'ailleurs aucun nom à ses œuvres qu'elle se contente simplement de numéroter, une manière de laisser libre le choix de l'interprétation à tout spectateur.

Outre l'admiration qu'elle voue à son mentor Escif, Hyuro a eu l'occasion de signer avec lui de nombreuses fresques. Une complémentarité évidente qui ressort dans chacune de leurs collaborations, où les univers se rejoignent avec perfection en démultipliant la force des thématiques abordées.
Difficile alors de ne pas voir en Hyuro, le pendant féminin d'Escif dont la poésie et l'onirisme ont su donner au street art espagnol ses lettres de noblesse.












Hyuro & Escif 


Hyuro & Escif 


Hyuro & Escif 

 

Arts: Street art-Pavel 183

 Pavel 183



Même si ses œuvres ont fait grand bruit lors des dernières élections présidentielles russes, c’est en revanche dans le plus grand silence que le street artiste P183 nous a quitté le 1er avril dernier, laissant derrière lui les traces d’une contestation latente dans les rues de Moscou…

C’est en utilisant un réverbère comme branche d’une paire de lunettes géante sur une place moscovite que Pavel 183 s’est fait connaître du grand public. Ses installations, ses graffs, ses pochoirs, son utilisation du noir et blanc et ses mises en scène se confrontent souvent à la représentation de la force et de l’innocence, P183 a très vite été comparé à son homologue britannique, on l’appelait  le « Banksy Russe ».

L’artiste moscovite n’appréciait pas beaucoup ce rapprochement et revendiquait l’originalité de ses œuvres et la construction d’un univers propre à ses convictions et à ses propres combats.


Une « bougie » est apparue sur le site de l'artiste britannique Banksy en mémoire de l'artiste russe décédé dans ses 29 ans. La « bougie » de Banksy représente une bombe de peinture en aérosol avec un feu animé « brûlant ». En dessous, se trouve l'inscription « P183. RIP ».

Comme l’a souligné le Huffington Post, les engagements de P183 sont toujours restés assez flous. Se considérant comme apolitique, l’artiste définissait pourtant son art comme une arme de contestation contre le gouvernement Poutine. En mettant en scène sur les murs de Moscou des manifestants, des enfants ou encore des membres des OMON, les forces spéciales russes, P183 utilisait son droit de libre expression, qu’il considérait comme trop souvent bafoué dans son pays. Ses œuvres, comme celles de bien d’autres artistes urbains du pays étaient d’ailleurs très rapidement recouvertes.

L’objectif de l’artiste moscovite n’était pas tant d’entrer dans un bras de fer direct avec le gouvernement mais plutôt de “créer un dialogue entre les individus” pour les inciter à croire à nouveau à la contestation pure et pacifique…

"Les autorités russes sont farouchement opposées à l'art de rue. Tous les dessins sont donc systématiquement effacés. C'est particulièrement vrai et rapide pour les graffitis qui ont une signification politique ou sociale", explique-t-il dans l'article du Guardian.

Lorsqu'on l'interroge sur l'élection présidentielle, P183 préfère éluder le sujet : "Je ne vais pas parler de Poutine. C'est trop. Dans notre pays, aujourd'hui, l'atmosphère est très lourde. Le peuple a l'esprit étroit, les gens ne pensent qu'à l'argent. L'Etat ne soutient pas la créativité."

Il explique par contre ses motivations personnelles dans une interview réalisée pour une télévision anglaise : "Pour moi, le street art est un outil, une arme pour transmettre des idées. (...) Mon objectif est de participer à la création d'un pays fort, éduqué et cultivé."















Arts: Street art-Alexandre Orion

Alexandre Orion

 

Armé d’un seul chiffon, le graffeur brésilien Alexandre Orion tague en les nettoyant les murs noircis de pollution des tunnels  de Sao Paulo.

Dans le cadre de son projet « Art Less Pollution », l’artiste compose ainsi un tag en négatif, par soustraction et non par addition de matière.

Son masque facial n’est pas ici destiné à le protéger des émanations de peinture mais plutôt des gaz d’échappement.

Parfois considéré comme une nuisance, le graffiti apparaît alors comme un acte positif, visant à s’approprier la ville en la revalorisant et non en la dégradant, nous invitant aussi à réfléchir sur les méfaits de la pollution urbaine.








 

dimanche 5 novembre 2023

Dessins de presse

 


Dessins de presse

Dessins de presse

 


Dessins de presse

Dessins de presse

 


Dessins de presse

Dessins de presse

 


Dessins de presse

Dessins de presse

 


Dessins de presse

Dessins de presse


 Dessins de presse

Dessins de presse

 


Dessins de presse

Dessins de presse

 


Dessins de presse

Dessins de presse

 


Dessins de presse

jeudi 2 novembre 2023

Billets-L’inaptocratie

  


L’inaptocratie

« Inaptocratie : un système de gouvernement où les moins capables de gouverner sont élus par les moins capables de produire et où les autres membres de la société les moins aptes à subvenir à eux-mêmes ou à réussir, sont récompensés par des biens et des services qui ont été payés par la confiscation de la richesse et du travail d'un nombre de producteurs en diminution continuelle. »

Origines de l'inaptocratie
Deux principes empiriques régissant les organisations humaines (et donc la politique), les principes de Peter et de Dilbert, peuvent expliquer l'évolution des gouvernants vers l'inaptocratie :

  • principe de Peter : « tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence » (et donc, « avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité ») ;

  • principe de Dilbert (plus pessimiste) : « les gens les moins compétents sont systématiquement affectés aux postes où ils risquent de causer le moins de dégâts : l'encadrement ».

La démocratie, également, favorise non pas la compétence des dirigeants, mais leur habileté à séduire l'électeur médian en lui faisant des promesses démagogiques.
En outre, il faut distinguer les hommes politiques, qui ont un pouvoir apparent, des membres de la fonction publique, qui ont le pouvoir effectif. Comme le rappelle Mencius Moldbug, l'État peut être assimilé à une entreprise qui n'a pas de finalité claire, et dont les "employés" (faute de concurrence et à cause de l'impuissance des "actionnaires"-citoyens) en viennent à servir non pas les individus, mais eux-mêmes. C'est une oligarchie de fonctionnaires qui détient alors le pouvoir réel ; de l'extérieur, leur action semblera relever de l'inaptocratie, car leur compétence se limitera à permettre au système de perdurer tel qu'il est, afin de continuer à favoriser leur caste.

Citations
  • La France est en train de devenir une Ineptocracie. (Charles Gave, 2012)

  • Cela porte un nom : le déclin... Nous sommes un continent en déclin et nous deviendrons les colonies des pays émergents. Je n’ai aucune raison d’être optimiste devant de telles attitudes de la part de ceux qui nous gouvernent. (...) La bêtise explique beaucoup de choses. (Claude Allègre, 27/12/2012)

  • Le marché de la stupidité humaine recoupe pour une très large part un autre marché : le marché politique. (Thierry Falissard)

  • Je crois que si on pouvait transformer la connerie en énergie, nous n'aurions plus aucun problème d'approvisionnement. (Jean-Pierre Petit)

  • Abruti : personne omniprésente dans les domaines de la spéculation intellectuelle, également très active dans les voies de l'activité morale. Crétin : membre d'une dynastie régnante dans les lettres et dans la vie. Imbécile : membre d'une grande et puissante tribu, dont l'influence dans les affaires humaines a toujours été prééminente. (Ambrose Bierce)

  • Une personne stupide est plus dangereuse qu'un bandit. (Carlo Maria Cipolla)

  • Quand je fais une campagne, je ne la fais jamais pour les gens intelligents. Des gens intelligents, il y en a 5 à 6 %, il y en a 3 % avec moi et 3 % contre, je change rien du tout. Donc je fais campagne auprès des cons et là je ramasse des voix en masse. (Georges Frêche) 

mercredi 1 novembre 2023

Dessins de presse

 


Dessins de presse

Dessins de presse

 


Dessins de presse

Dessins de presse


 Dessins de presse

Dessins de presse

 


Dessins de presse

Dessins de presse

 


Dessins de presse

Dessins de presse

 


Dessins de presse