lundi 12 décembre 2016
Recettes Okinawa-Soupe de chocolat au gingembre confit
Préparation : 5 mn
Cuisson : 3 mn
Pour 4 personnes
200 g de chocolat noir
100 g de gingembre confit
1. Cassez le chocolat et faites-le fondre au bain-marie en surveillant bien.
2. Préparez des bols en les mettant au chaud.
3. Dès que le chocolat est en crème, ajoutez le gingembre, et servez aussitôt dans les bols chauds.
Au Japon, les aliments ont une valeur médicinale. Le gingembre, shôga, est réputé souverain pour la circulation du sang, la digestion et les rhumes. Il peut être confit, comme dans cette recette, séché au mariné dans du vinaigre.
dimanche 11 décembre 2016
samedi 10 décembre 2016
jeudi 8 décembre 2016
mercredi 7 décembre 2016
Recettes Soufflés-Soufflé glacé au café
Soufflé glacé au café
Préparation : 30 mn
Cuisson : 10 mn
Congélation : 6 heures
Pour 4 personnes
15 cl de crème liquide très froide
180 g de sucre en poudre
4 blancs d’œufs
2 ou 3 cuillerées à soupe d’extrait de café
1. Humidifiez un moule à charlotte d’environ 20 cm de
diamètre (ou quatre ramequins individuels). Chemisez le haut du moule avec une
bande de papier sulfurisé en la faisant dépasser de 3 ou 4 cm (elle tiendra
grâce à l’humidité des parois).
2. Montez la crème liquide en chantilly bien
ferme ; réservez-la au réfrigérateur.
3. Dans une casserole, mélangez le sucre avec 10 cl
d’eau et faites cuire de 8 à 10 minutes, à feu moyen, pour obtenir un sirop
épais. Faites attention à ce qu’il ne prenne pas une couleur caramélisée.
Laissez-le tiédir.
4. Montez les blancs d’œufs en neige ferme avec une
pincée de sel. Versez le sirop tiède sur les blancs en neige et continuez de
battre encore de 8 à 10 minutes, pour obtenir une meringue très épaisse et
froide. Incorporez-y délicatement la chantilly et l’extrait de café en
soulevant la préparation à l’aide d’une spatule.
5. Versez la préparation dans le moule (ou les
ramequins) jusqu’en haut de la bande de papier. Placez au congélateur pour au
moins 6 heures. Au moment de servir, retirez le papier sulfurisé.
Un délicieux dessert glacé à déguster avec un
café bien fort.
Conseil
Vous pouvez ajouter dans la préparation
quelques spéculoos émiettés ou quelques morceaux de macarons au café.
mardi 6 décembre 2016
Recettes Soufflés-Soufflé au saumon fumé
Soufflé au saumon fumé
Préparation : 20 mn
Cuisson : 35 mn
Pour 4 personnes
4 tranches fines de saumon fumé
½ botte de ciboulette
4 œufs entiers
40 g de beurre + 10 g pour le moule
40 g de farine + 20 g pour le moule
40 cl de lait
1 citron
Sel
Poivre du moulin
1. Préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7).
2. Beurrez et farinez un moule à soufflé d’environ 20
cm de diamètre (ou quatre ramequins individuels) ; Placez-le au
réfrigérateur.
3. Coupez les tranches de saumon en petits morceaux.
Lavez et ciselez la ciboulette. Cassez les œufs en séparant les blancs des
jaunes.
4. Préparez la béchamel. Dans une casserole, faites
fondre le beurre, puis ajoutez la farine, mélangez et laissez cuire pendant 4
ou 5 minutes à feu moyen, en remuant. Versez le lait froid, salez et poivrez.
Portez à ébullition, puis faites cuire encore 4 ou 5 minutes, sans cesser de
remuer.
5. Ajoutez les jaunes d’œufs, le saumon, le jus de
citron et la ciboulette à la béchamel. Montez les blancs d’œufs en neige ferme
avec une pincée de sel. Incorporez-les délicatement à la béchamel à l’aide
d’une spatule.
6. Remplissez le moule (ou les ramequins) aux trois
quarts de cette préparation. Enfournez pour 35 minutes et n’ouvrez pas la porte
du four durant la cuisson. Servez aussitôt.
Voici un soufflé classique. Il est important de
ne pas trop saler la béchamel, car la cuisson fait ressortir le sel du saumon
fumé.
Recettes Soufflés-Soufflé glacé au café
Préparation : 30 mn
Cuisson : 10 mn
Congélation : 6 heures
Pour 4 personnes
15 cl de crème liquide très froide
180 g de sucre en poudre
4 blancs d’œufs
2 ou 3 cuillerées à soupe d’extrait de café
1. Humidifiez un moule à charlotte d’environ 20 cm de
diamètre (ou quatre ramequins individuels). Chemisez le haut du moule avec une
bande de papier sulfurisé en la faisant dépasser de 3 ou 4 cm (elle tiendra
grâce à l’humidité des parois).
2. Montez la crème liquide en chantilly bien
ferme ; réservez-la au réfrigérateur.
3. Dans une casserole, mélangez le sucre avec 10 cl
d’eau et faites cuire de 8 à 10 minutes, à feu moyen, pour obtenir un sirop
épais. Faites attention à ce qu’il ne prenne pas une couleur caramélisée.
Laissez-le tiédir.
4. Montez les blancs d’œufs en neige ferme avec une
pincée de sel. Versez le sirop tiède sur les blancs en neige et continuez de
battre encore de 8 à 10 minutes, pour obtenir une meringue très épaisse et
froide. Incorporez-y délicatement la chantilly et l’extrait de café en
soulevant la préparation à l’aide d’une spatule.
5. Versez la préparation dans le moule (ou les
ramequins) jusqu’en haut de la bande de papier. Placez au congélateur pour au
moins 6 heures. Au moment de servir, retirez le papier sulfurisé.
Un délicieux dessert glacé à déguster avec un
café bien fort.
Conseil
lundi 5 décembre 2016
vendredi 2 décembre 2016
Billets-Comme d’habitude, François Hollande renonce.
Comme d’habitude, François Hollande renonce.
Ce n’est pas tous les jours qu’on
peut annoncer, crânement, s’être trompé, et s’en trouver plus heureux pour
autant. Pourtant, c’est ce qui m’arrive lorsque j’apprends que le président
Hollande renonce, visiblement la mort dans l’âme, à se présenter à la prochaine
élection présidentielle, alors que j’étais persuadé qu’il persisterait jusqu’au
bout.
Saluons
tout d’abord l’exploit : il aura fallu 62 ans à François Hollande pour
parvenir à prendre et formuler de façon claire une décision cohérente. Et tel
un papillon sortant de sa chrysalide, on aperçoit maintenant toute la puissance
du personnage se déployer : pour la première décision prise dans sa vie,
c’est la bonne. Pour la seule de son quinquennat, c’est donc une réussite. Pas
de doute : Hollande est un vrai gagnant.
C’est
aussi la première fois sous la Cinquième République qu’un président en exercice
renonce à se présenter à sa propre succession. C’est tout à fait symptomatique
de l’état calamiteux dans lequel se trouve le pays et, bien plus prosaïquement
pour notre Machiavel de Prisunic (et
bonjour M. Juppé), c’est aussi parfaitement illustratif de la lente implosion
qui parcourt actuellement le Parti Socialiste. Après être parvenu à vaporiser
Sarkozy, l’agent chimique Hollande a réussi à dissoudre une bonne masse du
Parti Socialiste, et tout semble indiquer qu’il va parvenir à s’effacer
lui-même dans l’Histoire de France où la décence imposera de ne lui consacrer
qu’un petit paragraphe rapide sans doute illustré par un facepalm.
Soyons
clair : même si le véritable Titanic lacté qui nous sert actuellement de
Président a tenté, dans sa pathétique allocution, de nous faire passer des
vessies pour des lanternes et son bilan désastreux pour une marque de réussite,
personne n’est dupe. Tout le monde comprend que son empilement de résultats
médiocres, son absence totale de direction de gouvernement et son improvisation
permanente sur fond de magouilles politico-politiciennes ont fini d’achever ce
que la République française pouvait encore offrir de lustre et de panache.
Et s’il
a claironné avoir atteint les buts qu’il s’était fixés, qui peut le croire
assez méchant pour vouloir aussi sciemment le malheur des Français et faire
preuve du cynisme de l’assumer ensuite ? Tout le monde comprend ici que notre homme est persuadé d’avoir réalisé une
performance, ce qui donne une assez bonne idée de son décalage avec la
réalité ; cela permet au passage de mesurer l’ampleur de la catastrophe
supplémentaire qui nous aurait été infligée s’il avait persisté à se présenter
et si, horresco referens, il était
parvenu à se faire réélire (j’en frémis à nouveau).
Pourtant,
il faut bien se remémorer par quoi les Français sont passés sur les cinq
dernières années pour comprendre l’ampleur du foutage de gueule de ce
quinquennat (et, par extension, du bilan honteusement mensonger que le
président nous a servi).
Lui, président, c’est un taux de chômage explosif et des indicateurs économiques à peu près tous en berne.
Lui,
président, ce fut une course systématiquement en retard contre un terrorisme
mal compris, mal analysé, mal combattu et utilisé exclusivement sur le plan de
sa politique personnelle. Ce fut aussi une perte de libertés pour tous les
citoyens.
Lui, président, ce fut le patinage artistique sur
la Syrie (on y va, on va tout péter, Barack avec
moi ! et … ah zut, plus personne).
Lui, président, ce fut l’invraisemblable affaire
Léonarda qui permit à beaucoup de comprendre à quel
point il était idiot de placer un dessert lacté à un poste à responsabilité.
Lui, président, ce furent les tergiversations
débilissimes sur la déchéance de nationalité dans
lesquelles il s’est retrouvé empêtré, tout seul comme un gland.
Lui,
président, ce fut l’abrutissante débilité de la réforme des régions, abominable
bricolage qui ne sert finalement qu’à accroître encore les coûts de l’État.
Lui, président, ce furent d’innombrables imbroglios
politiciens, des manœuvres, des cris de femmes outrées dans le palais de
l’Élysée, des affaires pathétiques (de coiffure,
de chaussures, j’en passe et des pires).
Lui, président, ce sera une tache d’encre dans l’Histoire de France.
Lui, président, ce sera une tache d’encre dans l’Histoire de France.
Maintenant, si on admet
que le bougre ne sera pas présent au premier tour des présidentielles, on peut
légitimement se demander qui y sera. Ayons une pensée pas trop émue, amusée
même, pour le pauvre Montebourg qui tentait aujourd’hui, depuis une
péniche, de lancer sa campagne pour la primaire
socialiste et qui vient de se faire torpiller son petit navire par l’annonce
inopinée du président. Avouons que Montebourg en dommage collatéral de
Hollande, c’est plutôt amusant et après tout, il pourra se rattraper,
peut-être, dans les prochains jours, une fois que la tension et le brouhaha
seront retombés.
Ceci
posé, compte tenu du désert autour de lui qui vient de se créer par la
déflagration présidentielle, il va se retrouver en position de choix pour ces
prochaines primaires : à l’exception notable de Manuel Valls, les autres
candidats sont relativement peu crédibles ou solides. On peut imaginer que
cette primaire se jouera donc entre lui et l’actuel Premier ministre, même si,
dans la Cinquième République, aucun Premier ministre n’a fait d’étincelles au
sortir de son mandat. Du côté de Mélenchon, l’affaire se corse d’un coup
puisqu’au lieu d’avoir à batailler contre un président au plus bas dans les
sondages, le tribun sans peuple se retrouve à devoir évaluer qui jouera contre
lui. Parions cependant qu’il saura en tirer profit.
Malgré tout, ne vendons pas la peau de l’ours avant de
l’avoir tué.
Il reste
encore six mois d’un quinquennat calamiteux, et il peut se passer beaucoup de
choses dans ce laps de temps. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai
insisté sur le « si » au précédent paragraphe : l’année 2016,
riche en rebondissements et en imprévus, pourrait bien nous en offrir d’autres
et pas forcément du fait du petit bureaucrate de Corrèze échoué à l’Élysée.
Rien
n’interdit d’imaginer qu’à la faveur d’un événement international ou national
d’importance, qui stupéfierait suffisamment le pays, le brave petit Pépère du
peuple se réveille comme un seul homme et décide d’y aller quand même parce que
la situation le lui impose. De la même façon, se retirer de la course lui
permet d’observer sans plus prendre de coups, de capitaliser sur son retrait de
la politique politicienne, et d’intervenir, au dernier moment, pour sauver les
meubles si, d’aventure, le Parti Socialiste devait exploser. C’est, à présent,
improbable, je le conçois aisément, mais l’année 2016 a prouvé, depuis le
Brexit jusqu’à Trump en passant par les derniers rebondissements dans la
politique française, qu’improbable ne signifiait pas impossible. Et si le pire
n’est pas certain, il n’est certainement pas à écarter complètement non plus.
Et puis,
indépendamment de ces sombres possibilités, force est de constater que les
candidats de remplacement à l’actuel président ne sont pas spécialement
attirants, à tel point que son remplaçant (si, finalement, il est remplacé)
pourrait même être pire que lui. J’avoue que cela relèverait d’un exploit
inouï…
Pas de
doute : les cartes sont rebattues. Faites vos jeux, rien ne va plus.
Source contrepoints.org
Par h16
h16
Tombé tout petit dans le libéralisme et les mocassins
à glands, j'ai décidé d'enquiquiner le reste du monde en faisant des articles
mercredi 30 novembre 2016
Recettes Chocolats-Truffes au chocolat
Truffes au chocolat
Préparation : 25 mn
Cuisson : 5 mn
Repos : 12 heures
Conservation : 8 jours au réfrigérateur dans une boîte hermétique
Pour 30 truffes environ
250 g de chocolat à cuire
100 g de crème fraîche épaisse
100 g de cacao amer en poudre
1. Versez la crème fraîche dans une casserole à fond
épais. Faites-la bouillir 1 minute, en remuant à l’aide d’un fouet. Hors du
feu, ajoutez le chocolat cassé en morceaux.
2. Mélangez bien à l’aide d’un fouet jusqu’à ce que la
crème soit lisse et homogène. Laissez tiédir, couvrez la crème et placez la
casserole 12 heures au réfrigérateur.
3. Le lendemain, tamisez une couche épaisse de cacao
au-dessus d’une assiette creuse. A l’aide d’une petite cuillère prélevez un peu
de pâte à truffes, formez des boules de la grosseur d’une noix. Roulez la pâte
dans le cacao jusqu’à ce que vous obteniez une boule ronde et bien enrobée de
cacao. Répétez cette opération jusqu’à épuisement de la pâte.
4. Ôtez l’excédent de cacao, en secouant légèrement
les truffes dans un tamis. Rangez-les au fur et à mesure dans des caissettes en
papier.
Vous pouvez enfermer un fruit à l’eau-de-vie
égoutté à l’intérieur de chaque truffe. Si vous ne servez pas les truffes
aussitôt, mettez-les au réfrigérateur et sortez-les 20 minutes avant de les
déguster.
Billets-François Hollande, le boulet
François Hollande, le boulet
À 5 mois de l’élection
présidentielle, la gauche est en train d’exploser. La raison ? Son navire
amiral, le parti socialiste, est incapable de rassembler, car son capitaine,
François Hollande, est devenu le boulet, certain d’entraîner tout le monde par
le fond.
Alors que la droite et le centre viennent de se donner un
nouveau leader qui a de bonnes chances de mettre des bâtons dans les roues du
Front national par son conservatisme assumé,
la gauche n’en finit pas de tomber en miettes. À la gauche de la gauche, les
militants communistes ont décidé de valider la stratégie d’union derrière la
candidature de Jean-Luc Mélenchon samedi dernier.
Soutenu par 53,6% du PCF, Mélenchon ne fait pas un plébiscite et pâtit des hésitations et
des scrupules de la base. À la gauche de la droite, Emmanuel Macron tente de faire oublier sa proximité avec le gouvernement
sortant et mise sur une social-démocratie moderne teintée de libéralisme.
Manuel Valls lui-même se sent pousser des ailes et estime pouvoir proposer un
bilan politique fondé sur le républicanisme et l’autorité.
Enfin,
les éternels groupuscules satellites du Parti socialiste comme EELV et le PRG
préfèrent miser sur leurs propres forces plutôt que de négocier des accords
pré-électoraux avec leurs partenaires de toujours. Et les militants
socialistes ? Ils se sont même déplacés aux primaires de la droite pour
essayer de désigner un candidat qui puisse un peu leur rendre justice, Alain
Juppé. C’est dire si la confiance en l’avenir règne…
Le Parti sans tête
Mais pourquoi la gauche se met-elle en ordre de marche en
ordre dispersé ? Pourquoi autant de personnalités, même de second plan
(pardon Sylvia Pinel et Yannick Jadot), estiment-elles pouvoir tenter leur chance lors de ces
élections ? Pourquoi les électeurs de gauche se mettent-ils même à voter à
droite pour tenter d’influencer l’orientation prise par LR ? Parce qu’il
semblerait qu’il n’y ait personne à la tête du parti socialiste.
Il
semblerait aussi que le bilan de l’exécutif, quel que soit l’angle pris, soit
totalement indéfendable. En d’autres termes, François Hollande a réussi le tour
de force de faire l’unanimité contre lui, jusqu’à créer la zizanie dans ses
propres rangs.
Les médias pour se refaire
Non seulement le bilan politique de François Hollande est
marqué par le sceau de l’immobilisme, mais son absence totale de sens politique
a éclaté au grand jour avec les révélations de son livre d’entretiens
avec Davet et Lhomme.
Non content de livrer quelques secrets d’État, de
flinguer en public ses derniers soutiens et de juger doctement que Fillon ne
serait jamais désigné comme candidat de la droite, F. Hollande a clairement
indiqué qui étaient pour lui ses derniers soutiens : la presse et un
certain journalisme de cour. Il n’est donc pas étonnant de lire dans Le Journal du Dimanche sous la plume de quelques artistes la nécessité d’en finir avec le Hollande Bashing.
Malheureusement, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas.
Le boulet
La
division de la gauche a donc à sa source le manque de leadership du parti
socialiste, dont le candidat naturel est à peu près certain de perdre, dans
tous les cas de figure, et surtout d’obtenir un score tellement pitoyable qu’il
promet de renvoyer le PS dans l’opposition pour un bon bout de temps. C’est
pour cette raison que tout le monde prend ses distances avec l’actuel
président, qui semble frappé de malédiction.
Tout le
monde a compris que pour lui, c’était fini. Seulement, la discipline de parti,
d’allié, ou même la connivence idéologique, masquent l’évidence : Hollande
est devenu le boulet qui entraîne la gauche de gouvernement vers le fond.
Source contrepoints.org
Photo By: Jean-Marc Ayrault – CC BY 2.0
Par Frédéric Mas.
Frédéric Mas
Frédéric Mas est secrétaire de rédaction de
Contrepoints.org. Après des études de droit et de sciences politiques, il a
soutenu un doctorat en philosophie sur l'esprit du régime politique des
États-Unis. Il a consacré ses recherches à la théorie et à l'histoire du
libéralisme politique, à la philosophie du droit, à Leo Strauss et ses
disciples.
mardi 29 novembre 2016
Billets-La e-médecine sera-t-elle la solution aux déserts médicaux ?
La e-médecine sera-t-elle la solution aux déserts médicaux ?
Les déserts médicaux se multiplient
en France. Les consultations à distance sont-elles la solution ?
Les déserts médicaux
prennent chaque jour davantage d’ampleur, à mesure
que les anciens praticiens des campagnes partent à la retraite et que leur
départ n’est pas compensé dans leur, intégralité par de nouveaux arrivants. La
France connaît aujourd’hui une pénurie de médecins généralistes. Ainsi, d’après
l’Atlas national de la démographie médicale 2015 publié par le Conseil National
de l’Ordre des Médecins (CNOM), la densité moyenne nationale de médecins
généralistes est passée d’environ 100 pour 100 000 habitants en 2007 à 88.7
aujourd’hui.
Pénurie de médecins généralistes
en France
Les statistiques montrent qu’aucune région ne serait
épargnée par cette diminution. Cette même publication du CNOM indique
l’existence de 192 déserts médicaux sur le territoire ; 2.5 millions de
Français seraient actuellement touchés par ce problème d’accessibilité à un
médecin. Beaucoup rejettent la faute sur le Numerus Clausus dans les
facultés de médecine, qui serait trop faible. Or
celui-ci est en constante augmentation depuis 10 ans et n’a jamais été aussi
haut. Le problème réside donc au-delà de la sélection à l’entrée des facultés
et l’on peut supposer que la différence d’attractivité entre les territoires se
reflète dans les disparités en termes de densité médicale. Quel remède donc à
ces déserts médicaux ? Comment garantir à toute la population française un
accès simple à un médecin ? Si les solutions miracles n’existent pas, il
semblerait tout de même que le numérique et les nouvelles technologies puissent
aider à contenir ce phénomène de désertification médicale.
La e-médecine se
développe chaque jour un peu plus. Comme son nom
l’indique, elle consiste en la pratique de la médecine, en utilisant des
ressources numériques afin d’améliorer la prise en charge des patients et les
soins qui leurs sont prodigués. Elle existe déjà sous sa forme administrative
depuis un certain temps, avec les systèmes informatiques qui permettent aux
hôpitaux de traiter directement les cartes vitales, ou le Dossier Médical
Partagé (DMP) qui est un dossier médical hébergé sur un serveur accessible à
tous les praticiens, et qui permet d’avoir instantanément les informations
médicales sur chaque patient. Mais rares sont encore les pratiques médicales
qui tirent pleinement profit du numérique. La e-médecine dans sa forme purement
médicale n’existe aujourd’hui qu’à titre expérimental.
Les consultations à distance
sont-elles la solution ?
La forme la plus connue de cette e-médecine ou
télémédecine, consiste en la réalisation de consultations à distance. Le patient se rend ainsi dans une salle dédiée dans sa
commune, équipée d’une webcam et d’un casque-micro, et réalise la consultation
avec le médecin par visio-conférence. Le patient a également à sa disposition
certains appareils faciles d’utilisation, tels qu’un tensiomètre, afin de
contrôler certaines de ses constantes physiologiques les plus basiques. Enfin,
s’ajoute à tout ceci, dans certains cas, un(e) infirmièr(e), présente afin de
réaliser certains actes ou examens ; cela permet par la suite de faire un
compte-rendu au médecin qui opère à distance face à ses écrans. Il peut
également envoyer instantanément une ordonnance, qui s’imprime directement dans
la salle où se trouve le patient.
Des robots médecins ?
Mais les
consultations à distance ne sont pas les seules formes de télémédecine. Une
autre possibilité offerte par le développement du numérique et des nouvelles
technologies réside dans les intelligences artificielles et l’utilisation du
Big data. Ainsi, des robots dotés d’une intelligence artificielle pourraient
également réaliser un pré-diagnostic de patients, en les questionnant sur leurs
symptômes, selon un algorithme préalablement défini, avant de recouper ceux-ci
avec toutes les informations et connaissances intégrées dans sa base de données
(programmes algorithmiques bien sûr, mais aussi publications scientifiques, cas
similaires précédents, donnés épidémiologiques…), et d’envoyer le tout à un
médecin. Le robot agira donc comme une aide à la prise de décision du médecin,
qui restera, bien entendu, seul décisionnaire. Et ceci, tout comme les
consultations par visioconférence, présente l’avantage de se faire à distance,
évitant au patient de se déplacer, parcourir plusieurs dizaines de kilomètres
pour parfois très peu de choses. Cela fait également gagner du temps au
médecin, à l’heure où les salles d’attentes sont surchargées et où les délais
de prise de rendez-vous augmentent constamment. Bien sûr, les intelligences
artificielles en médecine n’en sont qu’à leurs balbutiements, mais les apports
potentiels pour la médecine dans le futur demeurent considérables.
Ces
nouvelles technologies pourraient se révéler extrêmement utiles dans leur
application au problème des déserts médicaux. En effet, tant la réalisation de
consultations à distance, comme de pré-diagnostics en ligne, semblent pouvoir
être des solutions plausibles en vue de la résorption de la pénurie de médecins
généralistes, qui touche la France de manière assez généralisée. Bien entendu,
cela ne règlera sans doute pas l’intégralité du problème d’accès à la médecine,
mais pourrait au moins contribuer à endiguer son développement.
Source contrepoints.org
Photo Médecine (Crédits : Adrian Clark, licence
CC-BY-ND 2.0)
Par Louis Malbète.
Trop Libre
Trop Libre est le blog de la Fondation pour
l'innovation politique, dirigée par Dominique Reynié. Il ambitionne de devenir
le « hub » des idées innovantes en France, une tête de prospection des
pratiques réformistes, des débats intellectuels, des innovations politiques et
économiques à travers le monde.
lundi 28 novembre 2016
Billets-Hold-up sur les comptes courants pour financer le Livret A !
Hold-up sur les comptes courants pour financer
le Livret A !
Lassées de financer la politique
populiste de François Hollande, les banques ont décidé de faire payer à ses
électeurs (et aux autres) le coût faramineux du maintien d’un taux élevé sur le
Livret A.
J’en
conviens, parler de « taux élevé » pour qualifier un rendement de
0,75% par an, cela peut sembler provocateur. Mais dans le contexte de taux
directeurs nuls, voire négatifs, qui perdure en France depuis quasiment le
début de l’année 2016, même une aussi faible rémunération reste excessive.
Surtout que le Livret A constitue le premier produit d’épargne liquide des
ménages avec environ 260 milliards d’euros placés sur ces comptes défiscalisés.
Le Livret A coûte de l’argent aux
banques
Révisable
deux fois par an, au 1er février et au 1er août, le taux du Livret A doit
en théorie suivre une formule de calcul basée sur l’indice des prix et le
niveau des taux interbancaires courts (Euribor à 3 mois, par exemple). Avec ce
système, le taux d’intérêt du Livret A devrait se situer aux alentours de 0,4 à
0,5% par an.
Or il a
été maintenu artificiellement à 0,75% par le gouvernement Valls pour des
raisons que certains supposent largement électoralistes. Mais cette différence
doit bien être financée par quelqu’un et, jusqu’ici, les banques n’avaient
d’autre choix que de mettre la main au portefeuille pour servir des intérêts
qui leur faisaient perdre de l’argent à chaque décollecte.
Et des
décollectes, il y en a eu pour 12 milliards d’euros net l’an dernier. Autant
dire que les banques n’apprécient que très moyennement la perspective de devoir
perdre de l’argent sur un placement dont elles ne peuvent en outre pas vraiment
disposer comme elles le souhaitent. En effet, depuis un décret du 16 mars 2011,
les banques sont tenues de rediriger 65% de ce qu’elles collectent sur les
Livrets A vers la Caisse des dépôts et consignations, laquelle investit ensuite
massivement ces sommes sur les marchés financiers pour le compte de l’État (une
partie sert tout de même à financer des programmes de logements sociaux ainsi
que de politique de la ville). Quant aux 35% restants, ils sont théoriquement
destinés à financer les PME françaises, et c’est même à cette seule condition
qu’une banque peut conserver cette part d’épargne réglementée dans son bilan.
Un Livret A qui fait courir un
risque aux banques
Ainsi,
avec un encours de 260 milliards d’euros et une différence de 0,25% entre le
taux théorique et le taux réel, le risque s’élève tout de même à la coquette
somme de 650 millions d’euros à la charge des banques ! Tout cela, on l’a dit
plus haut, sans pouvoir réellement compenser avec d’éventuels gains tirés d’une
utilisation des fonds placés, puisque ça leur est quasiment interdit. C’est
pourquoi il n’est franchement pas surprenant que ces mêmes banques aient
récemment annoncé une revalorisation des frais appliqués aux usagers à partir
du 1er janvier prochain.
D’aucuns n’y ont vu qu’un simple ajustement leur
permettant de faire face au manque à gagner engendré par les taux bas, mais
c’est oublier un peu vite la politique de quantitative easing mise en place par
la BCE qui a déjà inondé le marché bancaire européen de 1000 milliards
d’euros en 18 mois. Non, l’explication est
ailleurs, et la coïncidence avec une éventuelle provision correspondant au
surcoût du Livret A est pour le moins troublante. Jugez-en plutôt.
Une France qui va payer sa forte
bancarisation
Les
Français sont un peuple particulièrement bancarisé, avec plus de 99% des
citoyens possédant au moins un compte bancaire. Les seuls comptes courants sont
au nombre de 71 millions, soit plus d’un par individu. L’an prochain, leurs
titulaires verront le montant de leurs frais de gestion augmenter en moyenne de
6 euros par an et par compte, soit une confortable trésorerie supplémentaires
de 426 millions d’euros pour les banques.
À ces
frais, vont s’ajouter une hausse du prix des cartes bancaires (+ 10% en
moyenne, soit 280 millions d’euros), ainsi que des commissions d’intervention
et même des surcoûts en cas de retrait aux distributeurs automatiques des
autres banques. Au total, on atteint (et on dépasse même) très facilement les
700 millions d’euros, autant dire de quoi financer largement l’excès de
rendement du livret A tout en se ménageant une petite marge de sécurité de 10%
au cas où les taux ne remonteraient pas aussi vite que prévu.
Surtout qu’avec le risque accru de voir s’évanouir
leurs économies placées en assurance-vie, certains
épargnants pourraient bien être tentés de remettre provisoirement leur pécule
sur une valeur sure et garantie depuis 200 ans : le Livret A.
Source contrepoints.org
Photo Piggy bank By: Images Money – CC BY 2.0
Par Anthony Alberti.
Anthony Alberti
Entrepreneur depuis vingt ans dans le domaine de la
communication et l'information stratégique, il a été amené à travailler
plusieurs fois en partenariat avec des banques et des assurances, dont la
principale matière d'œuvre était constituée de l'argent des épargnants. Peu
complaisant à l'égard de leurs pratiques dont il a entrevu les coulisses, il
délivre aujourd'hui régulièrement son analyse sans concession sur les
agissements des professionnels de la finance, et de tous ceux qui, de près ou
de loin, se font les auteurs ou les complices des manipulations qui spolient
chaque jour un peu plus les honnêtes citoyens.
samedi 26 novembre 2016
vendredi 25 novembre 2016
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