samedi 11 janvier 2014

Billets-Bras de fer Valls-Dieudonné


Bras de fer Valls-Dieudonné

Pour la presse européenne, l'interdiction par le Conseil d'Etat du spectacle de l'humoriste jeudi soir à Nantes est l'issue d'un bras de fer "grotesque", ou du moins maladroit, qui contribue à donner un peu plus de poids à un comique "de la pire espèce".
Tous les quotidiens européens rapportent le résultat du match entre le ministre de l'Intérieur et l'humoriste. "Valls 2, Dieudonné 1", titre le quotidien espagnol El Mundo, qui parle de "victoire décisive" pour Manuel Valls. Pour les fans de Dieudonné, poursuit le journal, cette décision de justice est "contraire à la liberté d’expression et divise la France".

"Pour le gouvernement socialiste, écrit El País, le triomphe de Valls contre ce qu'il nomme 'la mécanique de la haine' a tout d’une victoire à la Pyrrhus. Pour le populaire Dieudonné, cette affaire représente une publicité extraordinaire." Le correspondant du quotidien madrilène explique que la "croisade" de Manuel Valls contre l’inventeur de la "quenelle" est une offensive électoraliste du gouvernement socialiste, qui tente de contenir l’avancée du Front national en vue des municipales de mars prochain et des élections européennes de mai.

Soutenue par le président Hollande, le chef de l’opposition Jean-François Copé, les institutions juives de France et le Parti socialiste, l’interdiction a suscité les critiques de la Ligue des droits de l’homme et de certains intellectuels français, précise El País. "C’est la première fois depuis la guerre d’Algérie qu’une telle affaire se produit. Et pendant ce temps, presque personne [en France] ne parle des impôts, du chômage, de l’Europe et de la crise", conclut le correspondant.

Pour le quotidien de droite ABC, le scandale révèle en partie le mauvais fonctionnement de l’Etat français qui gère mal sa fiscalité et "titube" face aux provocations d’un "comique de la pire espèce". Le journaliste espagnol rappelle les multiples condamnations de Dieudonné pour incitation à la haine raciale et le montant de ses amendes jamais payées à l’administration fiscale.

Bras de fer grotesque
En Allemagne, la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), parle du “bras de fer grotesque entre un ministre de l’Intérieur et un humoriste”. Comme nombre de ses confrères européens, le quotidien de Francfort souligne que “l’interdiction du spectacle à l’initiative d’un gouvernement de gauche fait encore plus de Dieudonné un martyr”. Et d’ajouter : “La bataille contre son programme et ses manigances délirantes ne sera gagnée que lorsqu’il pourra se produire librement et que personne ne se rendra à ses spectacles."

A Rome, La Repubblica – qui a envoyé jeudi soir [le 9 janvier] un journaliste devant les portes du Zénith de Nantes où aurait dû se tenir le spectacle de Dieudonné – souligne le côté rocambolesque de l’affaire et la maladresse de la décision finale : “L’Etat [français] a été contraint à une pirouette improbable, avec des magistrats qui se contredisent d’une ville à l’autre, d’une heure à l’autre. D’abord, un feu vert au spectacle au nom du sacro-saint principe de la liberté d’expression. Puis un brusque arrêt pour interdire le spectacle de l’humoriste antisémite, au moment où son public est en train de faire la queue [à l’entrée du Zénith de Nantes], 5 600 billets ayant été vendus, dont 1 000 le dernier jour de la location.”

Enfin, au Royaume-Uni, les quotidiens – qui avaient beaucoup écrit sur la “quenelle” faite fin décembre par le footballeur Anelka sur une pelouse de Londres – se contentent de rapporter de façon très factuelle l’interdiction du spectacle à Nantes. Ils font la part belle à une autre affaire très française : les révélations par le magazine people Closer d’une liaison supposée entre le président français et l’actrice Julie Gayet. The Daily Telegraph se demande : “La situation de François Hollande pourrait-elle être pire ?"

 Dessin de Sondron
Source Courrier International

vendredi 10 janvier 2014

Billets-Les 10 meilleures séries de 2013

Les 10 meilleures séries de 2013
L’année écoulée a été riche en départs bouleversants, en nouvelles saisons brillantes et en découvertes réjouissantes. Voici les dix séries vues sur les chaînes françaises en 2013 qui se sont élevées au-dessus du lot.

1. Breaking bad, saison 5


Seize épisodes en apnée. Seize épisodes les mâchoires serrées, le corps figé sur nos canapés, l’œil captivé, ébahi de plaisir devant la chute si longtemps attendue de Walter White. Un sprint au ralenti, bourré de rebondissements terrifiants et de répliques géniales, au pinacle des séries contemporaines aussi bien côté réalisation qu’au niveau de l’interprétation – Bryan Cranston offre une des performances les plus marquantes de l’histoire du petit écran. Une ultime saison coupée en deux, pour faire durer le plaisir, et dont les ultimes instants, s’ils n’ont pas satisfait tout le monde (combien de séries y sont parvenues ?) concluent sobrement et humainement une série grandiose, assurément une des plus grandes jamais vues.
Diffusée sur OCS City et Arte.

2. Rectify


Certainement la prochaine grande série américaine. Aisément la meilleure nouveauté de cette année outre-Atlantique. Rectify filme avec une sensibilité unique le retour à la vie de son héros, enfermé 19 ans dans le couloir de la mort. Une expérience sensorielle puissante, un portrait devant lequel il est difficile de ne pas verser une larme, qui offre dès ses premiers instants une incroyable maîtrise du tempo, du jeu des silences et des regards, dont chaque mot est lourd de sens. Lumineusement mise en scène, portée par un acteur magnétique, Aden Young, Rectify restera la claque émotionnelle de l’année 2013. En attendant, impatiemment, sa saison 2, prévue pour le printemps.
Diffusée sur Sundance Channel.

3. Mad Men, saison 6


Ils sont nombreux à avoir abandonné Don Draper. Ils sont nombreux à avoir fait une grave erreur. Après une saison 5 jugée par beaucoup (dont nous faisons partie) en demi-teinte, Mad Men est revenue au sommet de son art, dans un chapitre cerné par la mort et marqué par le lâcher prise de son héros à bout, épuisé de mentir, détruit par ses errances. Une saison aussi convaincante côté comédie, une des forces ignorées de la série, où la lente déliquescence de Draper est remarquablement incarnée par Jon Hamm. A peine pourra-t-on reprocher à cet avant-dernier chapitre du chef-d’œuvre de Matthew Weiner d’avoir un peu moins soigné ses héroïnes. Ecriture, interprétation, réalisation, on frôle la perfection.
Diffusée sur Canal+Séries.

4. Treme, saison 4


Elle se conclura le 30 décembre, mais cette ultime saison du chef-d’œuvre ignoré de David Simon mérite déjà sa place ici. Pour l’ensemble de son histoire, son émouvant portrait d’habitants de la Nouvelle-Orléans de l’après-Katrina. Pour ses interprètes, extraordinaires de naturel. Pour sa musique, qui nous offre des performances inédites de grands noms du jazz, et qui s’aventure dans toutes les sonorités afro-américaines. Pour son décor, minutieusement et amoureusement filmé. Pour sa capacité à saisir une suite d’instants presque anodins qui, mis bout à bout, forment une histoire humaine poignante. Et pour David Simon, immense auteur, qui refuse ici encore les lois du marché télévisuel, et nous offre une œuvre sans égale, formidable jusque dans ses lourdeurs, car toujours authentique.
Diffusée sur OCS City.

5. Top of the lake


Jane Campion (La Leçon de piano) n’a pas raté son coup d’essai télévisuel. Sa minisérie, polar brut, combat intime d’une femme flic à vif pour retrouver une fillette disparue et pour vaincre ses démons, est une des œuvres les plus intenses de ces dernières saisons. Lente, pesante, magistralement mise en scène, portée par une Elisabeth Moss (Mad Men) magnifique, elle dessine un puissant dialogue entre l’homme et la nature, les paysages grandioses de Nouvelle-Zélande, déchirés par les vents, répondant aux tourments des personnages. Un coup d’essai, et un coup de maître.
Diffusée sur Arte.

6. La Gifle (The Slap)


Récit choral, d’une émotion brute et d’une humanité bouleversante, La Gifle, tirée d’un roman de Christos Tsiolkas, a tardé à atteindre nos téléviseurs. Au-delà de son intrigue centrale et du débat pour ou contre la gifle aux enfants qu’elle a soulevé (surtout dans son pays d’origine, l’Australie), cette minisérie offre une suite de portraits plus touchants et plus justes les uns que les autres, incarnés par des comédiens d’un naturel renversant – Melissa George, Jonathan LaPaglia, Sophie Okonedo, Sophie Lowe… Autant d’histoires du quotidien, sur la difficulté de vivre en couple, les non-dits, les désirs, les regrets, truffés de dialogues sentis et d’instants de grâce.
Diffusée sur Arte.

7. House of cards, saison 1


Tremble, télé. Le site de VOD Netflix, en lançant avec fracas cette série produite par David Fincher, avec Kevin Spacey et Robin Wright en vedettes, a frappé un grand coup dans l’univers des séries. Outre le phénomène technique que représente cette série diffusée par Internet, où chaque saison est lancée en treize épisodes immédiatement disponibles, House of cards est une réussite critique. Par sa forme d’abord, magistralement orchestrée par David Fincher, par son casting de luxe, mais aussi par l’efficacité de son thriller politique machiavélique. On n’est pas encore au niveau des grands drames d’HBO ou AMC, le talent est un peu forcé, certains virages dramatiques sont maladroits, mais ils sont peu nombreux, ceux qui n’attendent pas impatiemment la saison 2 – annoncée pour le 14 février prochain sur Netflix, et au printemps sur Canal+.
Diffusée sur Canal+.

8. Real Humans, saison 1


Notre complexe envers les Nordiques s’est encore renforcé cette année. Après les Danois de The Killing et de Borgen (dont la saison 3 a manqué de peu ce classement), c’est au tour des Suédois de Äkta Människor, en VO, de nous mettre une claque. Œuvre de science-fiction minimaliste, qui mise avant tout sur l’humain – et l’humanoïde – pour faire naître l’étrange et le suspense, Real Humans regorge de réflexions sociétales, de questionnement sur la place des minorités, sur la famille, sur le sexe… mais reste avant tout un drame intimiste et un thriller de qualité. « Underbart », comme on dit là-haut.
Diffusée sur Arte.

9. Masters of sex, saison 1


Une des meilleures nouveautés de la dernière rentrée américaine qui a tout pour elle : un sujet passionnant, les débuts de l’étude de la sexualité dans les années 50. Un sous-texte riche, la libération sexuelle et l’émancipation féminine. Une écriture enlevée, subtile, drôle, touchante. Des personnages romanesques, inspirés de vrais chercheurs, William Masters et Virginia Johnson. Des acteurs brillants, Michael Sheen et Lizzy Caplan, formidablement secondés. Dès la première saison, on prend déjà notre pied.
Diffusée sur OCS City.

10. Kenny Powers (Eastbound & Down), saison 4


Beauf magnifique, sale con émouvant, abruti raffiné, Kenny P. sera resté dans l’ombre de la télé française, méconnu jusqu’à son ultime épisode, en novembre dernier. A tort. Produite par Will Ferrell, formidablement incarnée par l’inénarrable Danny McBride, cette biographie d’une fausse star déchue du baseball, racontée (avec emphase) par son antihéros, a atteint des sommets de drôlerie, d’impertinence, de méchanceté, d’embarras… et d’émotion. Sous les blagues trash, l’humour bourrin et les excès, Eastbound & Down était un portrait touchant, d’une rare justesse, celui d’un type paumé et malheureux caché sous le mulet, le bide et le style bariolé d’un pauvre con. Raison de plus de compter sa sortie parmi les grands moments de l’année, elle était réussie.
Diffusée sur OCS City.

 Source telerama.fr

jeudi 9 janvier 2014

Infos santé-Le bracelet anti-coups de soleil


Le bracelet anti-coups de soleil

June est un bracelet qui mesure l'exposition au soleil des femmes (des hommes aussi) qui le portent et les prévient avant qu'elles prennent un coup de soleil. Des applications mobiles gratuites offrent ce genre de services.

« June », c'est le nom du nouveau bracelet qui a pour mission de sauver votre peau. Ce bijou intelligent mis au point par la start-up française Netatmo mesure en effet l' exposition au soleil et prodigue par la suite des conseils pour mieux se protéger des effets du soleil au quotidien. Alors, est-ce la fin des coups de soleil ? 

Un bracelet anti-coups de soleil
Cet outil fonctionne de la façon suivante. La pierre qui orne le bracelet mesure l'exposition au soleil et envoie toutes les informations à une application pour smartphones et tablettes. En consultant son application (ou ses notifications), l'utilisatrice est prévenue du risque de coup de soleil auquel elle s'expose. Grâce à ces informations reçues en temps réel, elle sait en instantané quand mettre de la crème solaire et surtout quand elle doit arrêter de s'exposer. Ce bracelet vient d'être primé au salon Consumer Electronics Show de Las Vegas (CES) dans les catégories "Wearable Technologies" (technologies prêtes-à-porter) et "Tech for a better World" (la technologie pour un monde meilleur). Concernant son prix, June sera proposé en trois coloris et coûtera 99 $ (environ 73 €). Son fabricant pense pouvoir commencer à livrer ses bracelets au deuxième trimestre 2014.

Les outils d'alerte des dermatologues
Mais ce bracelet anti-coups de soleil n'a pourtant pas que des aficionados, notamment du côté des médecins spécialistes de la peau. Pour le Dr Catherine Oliveres-Ghouti, dermatologue à Paris contactée par pourquoidocteur, ce bracelet « magique », qui n'est pas encore commercialisé, est censé donner, avec « une pierre magique », l'Index UV. Or, comme le rappelle ce médecin, « cet index UV est déjà diffusé chaque jour en été par les radios et la télé au moment de la météo nationale et des plages. Et il permet, lui aussi, bien évidemment de savoir quelle protection utiliser en fonction de l'index annoncé. Ainsi, plus il est élevé, plus on doit utiliser une crème de haute protection. »

Se protéger du soleil, une affaire de volonté ?
Par ailleurs, le Dr Catherine Oliveres-Ghouti tempère aussi légèrement l'enthousiasme des concepteurs du produit quant au caractère novateur du produit. « Nous avons en France l'application smartphone "SOLEIL RISK" créée par le Syndicat National des Dermatologues-Vénéréologues (SNDV) en partenariat avec METEO FRANCE, confie-t-elle. Elle permet de déterminer la nature de votre peau et sa sensibilité au soleil, mais aussi d'avoir l'index UV de l'endroit où vous vous trouvez ( avec météo France et la géolocalisation). De plus, si elles ont un problème dermatologique ou d'allergie solaire, avec cette application, les femmes (mais aussi les hommes) peuvent trouver le dermatologue le plus proche d'eux. Cela grâce à l'annuaire des dermatologues français qui est disponible sur "SOLEIL RISK". Et au final, l'application officielle du SNDV coûte 0 Euro », rajoute cette dermatologue.
« En tout état de cause, quand on veut se protéger du soleil efficacement on peut le faire, le tout est de vouloir ! », conclut-elle.

En 2010, près de 1 600 personnes sont décédées à la suite d’un mélanome qui s’avère, à près de 70 %, être le résultat d’une surexposition au soleil.


Source nouvelobs.com

Recettes Desserts-Moelleux chocolats et noisettes


Moelleux chocolats et noisettes

Préparation : 10 mn
Cuisson : 15 mn
Pour 4 personnes
80 g de beurre
100 g de chocolat noir
3 œufs
40 g de sucre en poudre
50 g de farine
4 carrés de chocolat blanc
4 noisettes
1. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6). Beurrez quatre moules individuels.
2. Cassez le chocolat noir en petits morceaux, faites-le fondre avec le beurre dans une casserole à feu très doux.
3. Battez les œufs entiers avec le sucre, incorporez la farine et le chocolat noir fondu. Mélangez et répartissez la pâte dans les moules. Enfoncez au centre de la pâte 1 carré de chocolat blanc et 1 noisette.
4. Mettez au four et laissez cuire pendant 10 à 15 minutes.
5. Démoulez et dégustez tiède avec une crème anglaise.

Craquez pour ces moelleux, enrichis dans cette recette de noisettes et de chocolat blanc.

Variante
Avec des carrés de chocolat noir et des amandes dans le cœur des moelleux.

Conseil
Adaptez le temps de cuisson à la puissance de votre four. Le chocolat blanc doit être coulant. Piquez délicatement le cœur du moelleux avec un aiguille. Elle doit ressortir enduite de chocolat blanc fondu, mais pas de chocolat noir.


mercredi 8 janvier 2014

Billets-Les MOOC


Les MOOC

Un collectif anti-MOOC… fausse alerte de Noël !
‎ 
Arrêtez tout. Rebouchez le champagne, jetez les bûches et remettez les saumons à la mer, il y a urgence. La fameuse « trêve des confiseurs » doit prendre fin immédiatement car une grave crise menace le monde. La Syrie ? Un accident nucléaire ? Les marchés financiers ? La courbe du chômage ? Point. Les MOOC. Les quoi ? Les MOOC, les cours en ligne gratuits. Ils menacent notre civilisation même. Il y a urgence. Devant cette urgence, un collectif anti-MOOC vient de se créer et a publié, visiblement en toute hâte tellement il est mal rédigé, un communiqué obligeamment publié dans Libération. Un 26 décembre. Un collectif anti-MOOC donc. Créé par qui ? Un quarteron de syndicalistes en retraite. Et que nous disent-ils ? Que les MOOC ce n’est pas bien. Redevenus sobres, regardons ce qu’il en est.

  • Ils attaquent bille en tête avec le taux d’échec
Les auteurs se gargarisent naturellement des 90% de taux d’échec aux MOOC. C’est amusant. Lorsque je me suis inscrit à l’université, en DEUG de sciences, nous étions 650 le premier jour. Le premier jour de la seconde année, nous étions 120. 81% de taux d’échec. Mais au-delà, brandir ce taux est insignifiant : l’intérêt des MOOC est précisément la liberté de s’y inscrire, et d’aller au bout si on veut. En outre, les MOOC jouent sur la masse : 10% de réussite x 10.000 inscrits, cela fait mille certifiés, ce n’est pas mal. En ce qui concerne mon MOOC, j’ai eu 2.482 reçus sur 9.200 inscrits, soit 26,9% de réussite. Mais si je dis ça, mes syndicalistes adorés vont hurler au bradage de diplôme.

  • Unification
Les auteurs craignent une unification des cours avec disparition de la diversité, ceux-ci étant contrôlés par quelques grandes universités. À l’heure d’Internet, et de la facilité avec laquelle on peut faire un cours en ligne, une telle affirmation est simplement ridicule. C’est au contraire à une explosion de cours dans tous les sens qu’on va assister, comme pour la musique, et il y aura bien sûr beaucoup de mauvais dans tout cela, mais aussi du bon voire du très bon. Le mauvais passera à la trappe assez vite. Les étudiants, voyez-vous, ne sont pas débiles.

  • Liberté pédagogique
Les auteurs expliquent qu’avec un cours vidéo, les MOOC imposeront un savoir standardisé et répétitif supprimant la liberté pédagogique. Là encore c’est absurde : il serait souhaitable qu’ils participent au moins une fois à un MOOC avant d’écrire de telles âneries. Un MOOC c’est comme un concert : la partie filmée avec le professeur ne représente qu’une petite partie du contenu, tout le reste est créé par l’expérience d’interaction entre les participants entre eux et avec l’équipe pédagogique. C’est ne rien avoir compris aux MOOC que ne pas avoir compris qu’ils sont avant tout une expérience collective en grande partie construite dans l’instant. À ce titre, écrire que « Mooc et enseignements en classe ne sont pas complémentaires. L’avènement des premiers signifie la fin des seconds ou, en tout cas, leur subordination. » est tout simplement stupide. Ajoutons qu’ils mélangent situation aux États-Unis et en France, enfin bref ça sent le tract rédigé à 3h du matin.

Mais bien entendu, nos syndicalistes du 26 décembre se fichent de tout cela. Ce qui les inquiète, ce ne sont pas les élèves, ce n’est pas la qualité de l’enseignement, ce n’est pas non plus que l’enseignement soit ouvert à plus de gens. Non, ce qui les inquiète c’est horresco referens que ce soit une initiative privée. Pire, c’est que par là-même, le savoir échappe aux grands prêtres de l’éducation qu’ils représentent. Leur opposition à cette nouvelle forme d’enseignement est pathétique et rétrograde. Elle fait pitié. Avec les mêmes arguments, ils se seraient opposés au livre il y a cinq siècles, à la création du CNAM en 1794 et à Internet – oups – il y a une cinquantaine d’années. Ils font penser aux fabricants de chandelle se plaignant de la concurrence du soleil.


Une telle initiative est particulièrement indécente au moment même où la France se retrouve en fin de classement en matière de performance scolaire avec le fameux classement PISA et les multiples rapports de l’OCDE. Les classements ont leurs limites, mais celui-ci traduit néanmoins bien la dégradation de l’enseignement français que personne ne conteste vraiment. Lorsqu’il y a quelques années les Allemands avaient subi un tel revers, ils avaient aussitôt pris des mesures. En France, rien de tel. Plutôt que s’interroger sur les faiblesses françaises, et de regarder en quoi les MOOC peuvent constituer une solution, même partielle, à cette faiblesse, nos preux chevaliers du 26 décembre préfèrent attaquer l’avenir. Haro sur le thermomètre.

Alors, avant finalement de ressortir le champagne et de repêcher le saumon, brièvement interrompus par ce qui restera comme une fausse alerte, concluons sur ceci : oui mes chers syndicalistes, les MOOC vont bouleverser votre système éducatif, et pour une raison simple : vous vous êtes opposés, durant des décennies, à son évolution, à sa réforme, et à son ouverture. Il faut bien trouver autre chose. Non, les cours en classes ne disparaîtront pas. Rassurez-vous, les riches que vous défendez auront toujours leurs cours, tellement personnalisés dans des amphis de 600 places face à des écrans de télévision.

Dans le même temps la technologie avance, les entrepreneurs bougent et remettent tout en question. Tant mieux. Que résultera-t-il de tout ça ? Sûrement un système hybride, les MOOC s’adressant plutôt à ceux qui, de toute façon, ne sont pas dans le système éducatif. Ne vous inquiétez donc pas, chers syndicalistes, nous ferons la révolution sans vous et comme nous sommes sympas, on vous laissera une petite place.

Pour ne pas lasser le lecteur, je n’ai pas repris la somme des arguments en faveur des MOOCs et leur impact. Pour en savoir plus, voir l’article que j’ai consacré au sujet : La grande rupture qui menace les écoles de commerce.


Source contrepoints.org (Philippe Silberzahn)

lundi 6 janvier 2014

Billets-Le désespoir d’une révolution


Le désespoir d’une révolution

Après deux ans et demi de conflit, les Syriens craignent autant le régime que les groupes islamistes et ne pensent qu’à leur survie.
J’ai rencontré Abdelaziz en avril 2011. Il avait fait le voyage de Homs à Wadi Khaled, dans le nord du Liban, pour faire passer un message au monde.

Les réfugiés, pour l’essentiel des femmes et des enfants de Tall Kalakh [ville syrienne frontalière du Liban], sont arrivés les premiers. Ils ont marché, en pleine nuit, en pyjama et pantoufles. Les hommes étaient restés pour manifester contre le régime. A l’époque, les Syriens n’avaient pas encore pris les armes, ce qui n’empêchait pas le gouvernement de Damas de les qualifier de “terroristes”. Ils réclamaient des réformes ; leur unique but était de mettre fin à l’Etat policier. Il a fallu que les forces de sécurité commencent à massacrer et à torturer des manifestants non armés pour que le peuple se mette à scander : “A bas Bachar El-Assad !”

Abdelaziz n’était pas en survêtement et baskets comme les autres hommes venus trouver asile à Wadi Khaled, mais portait un costume et de belles chaussures. Il voulait une Syrie libre qui ressemblerait à la Turquie : un Etat sunnite laïque, dans lequel la majorité sunnite gouvernerait. Il ne tenait pas compte des problèmes propres à la Turquie, comme la question kurde ou la montée de l’islamisme. Il n’avait pas une connaissance approfondie de la gestion des affaires publiques, mais le message qu’il portait était clair : la révolution syrienne n’était pas une révolution islamique, mais une révolution laïque.

La semaine dernière, tandis que je me trouvais à Bucarest, j’ai rencontré un groupe de Syriens qui envoient de l’aide aux réfugiés qui sont en Turquie ainsi qu’à des gens en Syrie. Bien sûr, ils en ont payé le prix : l’ambassade de Syrie a refusé de renouveler leur passeport et ils ont été victimes de pressions sous diverses formes. Ils étaient désenchantés. L’un d’eux s’était rendu à Raqqa [ville syrienne aux mains des rebelles] et venait de rentrer. La première chose qu’il déclara fut : “J’avais peur de l’Isis [groupe islamiste affilié à Al-Qaida]. Les gens ont autant peur de l’Isis que d’Assad.” Le peuple syrien ne veut pas être dirigé par les radicaux et les extrémistes. Mais l’opposition libérale qui était à l’origine de la fronde contre Assad n’avait pas de programme digne de ce nom pour gouverner la Syrie, ni de véritable chef de file. “Ils ont libéré Raqqa. C’est bien. Mais ils n’avaient personne pour la gouverner. Ils n’étaient pas organisés. Et puis les djihadistes sont arrivés. Ils savaient ce qu’ils voulaient et n’ont rencontré aucune résistance”, observe-t-il.

Seigneurs de guerre. Etre rebelle en Syrie est devenu une question d’argent. L’argent, ce sont les factions islamistes et djihadistes qui le reçoivent. Les djihadistes sont aujourd’hui trop puissants pour que les factions de l’opposition libérale soient en mesure de s’y opposer. L’Armée syrienne libre [l’armée des rebelles non islamistes] a quasiment été réduite à néant et semble être la principale cible des factions djihadistes.

Le peuple syrien n’a pas voix au chapitre. Ce sont les hommes en armes qui dictent la loi. S’ils décrètent que la charia est la loi, les civils – qui sont tous au bord de l’épuisement et de la famine – n’ont d’autre choix que d’obéir.

Après deux ans et demi de conflit, la Syrie voit l’émergence de ses propres seigneurs de guerre. Des gens qui se battirent au départ pour la liberté mais qui ont appris à retourner leur veste. L’idéologie ne joue ici aucun rôle. Pas plus que la raison. L’idéal de liberté ne veut plus rien dire. La seule option est la survie.

Dessin d’Arend, Pays-Bas.
           Source Courrier International (Ana Maria Luca)


Billets-Inflation normative : bienvenue chez les fous !


Inflation normative : bienvenue chez les fous !

Pour rire et pour pleurer, il faut lire l’ouvrage de Philippe Eliakim, Absurdité à la française : enquête sur ces normes qui nous tyrannisent. L’hexagone étant le pays le plus fonctionnarisé au monde, il n’est pas étonnant que pour occuper tout ce monde, la production de normes, textes et interdictions de tout poil soit quasiment le seul secteur où notre beau pays devance la planète entière. Les chiffres avancés par P. Eliakim donnent le vertige : 400.000 règles et contraintes disséminées dans  22.334 articles de loi, 137.219 articles de décrets, des dizaines de milliers de textes de toute nature parsemés dans 64 codes ! L’application de toutes ces normes représenterait chaque année 3,7% du PIB soit 70 milliards d’euros ponctionnés sur les entreprises et les contribuables. Pour expliquer cette diarrhée normative, « la démographie énarchique, les hauts fonctionnaires et leurs patrons ne font aucune confiance aux citoyens et considèrent que c’est à eux de régler les problèmes ». Les politiques ne sont pas en reste. On peut les comprendre en partie. L’objectif essentiel de ces normes constitue leur protection avant tout. Notre société est devenue tellement pusillanime et obsédée par le risque zéro et l’aléa que la judiciarisation est devenue la règle devant la moindre contrariété.

Le sauvetage de la planète occupe une part non négligeable de ce tsunami de contraintes. Les ayatollahs de la norme peuvent librement exprimer une imagination sans limites et mettre en application une « cheffite » perverse. La seule adoption d’un « plan climat-énergie » obligatoire depuis le sacro-saint Grenelle de l’environnement dans les communes de plus de 50.000 habitants, reviendra entre 60.000 et 120.000 euros à chaque municipalité en frais d’expertises et de bureaux d’études. Le copinage et le copier-coller deviennent très tendance. Les DREAL (22 en France abritant des milliers de fonctionnaires) ont quasiment le droit de vie ou de mort sur tous les projets de développement économiques. Depuis l’adoption de la loi Grenelle II du 12 juillet 2010, « les jusqu’au-boutistes de l’écologie ne chôment pas… et demandent de faire du Grenelle partout sur tous les sujets ».

Le bâtiment n’échappe pas à la norme salvatrice. Depuis le 1er janvier 2013 une norme d’isolation thermique unique au monde, 1370 pages bourrées d’algorithmes et de formules mathématiques quasi quantiques, va renchérir le coût des nouvelles constructions de 15 voire 20%. La hausse est d’autant plus importante que les surfaces sont modestes. Les maisons neuves seront réservées aux bobos-écolos-nantis-préoccupés-par-la-planète. La relance du bâtiment attendra donc. Selon une note discrète de 2011, le ministère du Développement durable laisse entendre que la Rénovation Thermique 2012 favorise les attaques de mérules (champignons redoutables pulvérisant littéralement les poutres même en chêne) dans le bâti ancien rénové du fait du faible renouvellement d’air !

La trouille du procès rédempteur touche évidemment la santé. Le Bisphénol A (BPA), a fait l’objet d’un raz de marée d’indignation et de normes. Sauf que, en dehors des nouveau-nés, le rôle du BPA est nul dans l’obésité, le diabète, la reproduction et le cancer du sein (Anses, FDA,  Efsa). Peu importe, nos apôtres sécuritaires obligent nos industriels de l’emballage à abandonner le BPA pour des substances alternatives dont l’innocuité n’est pas démontrée ! Le marché international de la conserve qui utilise toujours le BPA, se réjouit de notre perte de compétitivité et des délocalisations prévisibles. Les conserves not made in France seront à n’en pas douter, bloquées aux frontières.

P. Eliakim nous rappelle l’inénarrable épisode de la pilule Diane 35 qui est à l’origine de 7 décès et 113 embolies pulmonaires en 35 ans, oui vous avez bien lu, en 35 ans. L’aspirine est 10 fois plus dangereuse, saignements gastro-intestinaux et intracrâniens dans 2 cas sur 1000, voire des hépatites fulminantes. Toujours aucune interdiction en vue.


Pour terminer, intéressons nous à nos établissements de soins en proie à d’énormes difficultés. Le retour à l’équilibre des comptes des établissements publics devient la priorité indépassable. Les administrations hospitalières pilotent dorénavant via des tableurs Excel des indicateurs, des normes, des tableaux et des lignes budgétaires de plus en plus éloignées du terrain, les malades devenant des variables d’ajustement.

Pour faciliter les choses, il faut savoir que des tonnes d’obligations normatives pèsent sur les hôpitaux et les cliniques comme la certification des établissements de santé menée par la Haute Autorité de Santé (HAS) dont la vocation est d’améliorer la prise en charge des patients. Nul ne songe à contester le fond de cette démarche sauf lorsque l’énergie des acteurs de terrain déjà fortement sollicitée par des montagnes de paperasse à cette occasion est aspirée par le sauvetage prioritaire de la planète passant avant le malade. En effet, « la qualité des soins [...] ne doit pas être atteinte aux dépens de l’environnement » selon la ministre de la santé et des sports, phrase inoubliable prononcée le 27 octobre 2009 lors de la signature de la convention portant engagement des établissements de santé dans le cadre du Grenelle de l’environnement (il est partout vous dis-je).

Des heures de réunions (médecins, infirmières, ingénieurs qualité, cadres, administratifs voire usagers), des rapports-corrections-validations sont nécessaires pour venir à bout des 8 critères du chapitre 1 « Management de l’établissement du manuel de certification concernant le développement durable ». Tout y passe, le meilleur étant le critère correspondant aux achats éco-responsables et approvisionnements. Le groupe de travail désigné volontaire (plus personnes n’a envie d’en être) doit se poser doctement les questions suivantes :
  • L’établissement prend-il en compte l’environnement dans ses achats ?
  • Les besoins préalables sont-ils clairement identifiés en associant les acteurs concernés ?
  • L’établissement intègre-t-il des critères sociaux et environnementaux dans le choix des fournisseurs ?
  • La sélection des fournisseurs est-elle formalisée et connues des différentes parties ?
  • Existe-t-il une contractualisation de la relation avec les fournisseurs ?
Tout ça occupe 4 tableaux, 22 documents de preuves, 19 questions à se poser et 13 observations de terrain. Ceci n’étant qu’une infime partie des tonnes de documents à remplir pour espérer voir son établissement être certifié.

Impitoyable ou impayable, l’HAS nous fait remarquer que « les établissements ne doivent pas s’empêcher de se questionner sur le développement durable à travers les autres critères ». Vu le bazar ci-dessus et la liste invraisemblable de critères à remplir par ailleurs, on n’a pas trop envie d’aller voir ce qui se passe en terme de durabilité pour le reste. Bref on remplit du papier en faisant plaisir aux experts visiteurs venus accréditer l’établissement. Il faut souligner qu’il est désormais plus lucratif, plus cool et beaucoup moins risqué de vendre ses services comme auditeur que de faire de la biologie ou de la médecine. C’est plus facile que de mettre les mains dans le cambouis tout en risquant une plainte à tout moment pour non respect d’une norme, recommandation, protocole, procédure, décret, circulaire…
Remercions encore une fois ces administrations peuplées de « serial normeurs » pour la simplicité des démarches qu’elles nous imposent sur absolument tous les champs touchant de près ou de loin nos existences, celle des animaux, des plantes, du climat, du calibrage des bananes, etc., etc.

La France est décidément un pays formidable, ce n’est pas Philippe Eliakim qui nous contredira.

dimanche 5 janvier 2014

Billets-Présentation du Parti libertarien belge


Présentation du Parti libertarien belge

Depuis de très nombreuses décennies, des partis libéraux tentent désespérément d’occuper le haut de l’affiche politique. Mais les échecs sont patents. Les causes sont nombreuses mais elles tiennent très souvent à des stratégies douteuses desdites organisations qui se sont aliéné le clan conservateur, notamment en adoptant une politique « laïciste » pernicieuse et en n’affichant pas une ligne suffisamment claire à l’égard des autres partis. Le meilleur exemple – certes, ancien – est celui de l’Alliance démocratique, durant la première partie du XXème siècle, qui affichait une idéologie libérale tout en n’ayant pas hésité, parfois, à soutenir le Front Populaire qui, rappelons-le, était une force politique ayant uni presque toute la gauche, et ce, même si les communistes ne siégèrent pas au gouvernement.

Ces échecs ont conduit certains libéraux radicaux à créer des organisations politiques libertariennes. Le libertarianisme est l’aile la plus extrême du libéralisme.

En France, en 2013, un Mouvement des Libertariens a ainsi été créé. Il est trop tôt pour en tirer un premier bilan même si cette organisation a d’ores et déjà participé à une élection législative partielle.

Dans d’autres pays, des partis libertariens existent également (États-Unis, Canada, Pologne, Suède, Australie…). Il convient tout de même de faire attention aux traductions. Le mot anglais libertarian a un sens beaucoup plus large que le mot français libertarien puisqu’il peut englober à côté des libéraux classiques, des courants politiques qui ont peu de rapports avec le libéralisme.

Très récemment, en Belgique, un authentique parti libertarien vient également d’être créé. Son président est Patrick Smets. Il faut dire que la Belgique est un pays extrêmement asphyxiant, notamment en ce qui concerne les impôts et les charges sociales (nous y reviendrons ultérieurement), au point qu’une branche alternative libérale forte se construit dans le pays.

En novembre 2013, le Parti libertarien belge a dévoilé son programme politique. Ce dernier est centré autour des libertés individuelles. Patrick Smets y a rappelé l’importante nécessité de « mettre fin aux tentatives d’espionnage et de contrôle ». On aurait pu penser que l’affaire Snowden aurait refroidi certains gouvernements occidentaux, quant à cette volonté d’espionnage. Il n’en est malheureusement rien. Au contraire, en France, une loi est sur le point d’être votée  qui va accentuer ledit contrôle sur la population. La CNIL, elle-même censément autorité de protection des libertés individuelles, s’est faite  étonnamment discrète. En cela, la France suit, comme souvent, l’exemple des États-Unis qui accentuent, jour après jour, leur contrôle sur leur population.

Mais Patrick Smets, dans sa tribune de présentation, ne se focalise pas uniquement sur cet aspect : il invoque le respect de plusieurs autres droits individuels, comme la prostitution. La Belgique ne prohibe pas ce « secteur d’activité », de nombreux sénateurs reconnaissant même que les interdictions n’ont jamais porté leurs fruits.

Le libre-choix est donc le principe cardinal du programme du Parti libertarien belge. Un peu trop, regretteront sans doute certains. En novembre 2012, au moment de sa création, Patrick Smets indiquait, en effet : « Nous sommes pour le droit de chacun d’expérimenter ce qu’il veut dans sa propre vie, d’être catholique traditionaliste ou drogué alternatif ». Si, effectivement, la guerre contre les drogues s’est révélée totalement improductive, pour ne pas dire contre-productive, en revanche, il est dommageable que l’aspect moral et sanitaire ne soit pas davantage pris en compte par Patrick Smets qui met sur le même plan, deux pratiques qui ne se valent absolument pas. Sur le plan légal, elles devraient être traitées de la même façon mais il est sans doute utile et possible, en même temps, de rappeler les effets désastreux induits par la drogue sur l’organisme et qu’à défaut de prohiber cette substance, il est dangereux d’inciter (ou, en tout cas, de ne pas déconseiller) les citoyens belges à la consommer.

La libre-immigration fait également parti du programme du Parti libertarien belge, lequel reconnaît, toutefois, que ce principe ne peut se matérialiser que par une réforme parallèle du système institutionnel belge.

Ensuite – et il est relativement surprenant, tout de même, qu’un tel pan ne figure pas quasiment en tête du programme – Patrick Smets évoque une nécessaire baisse du poids de la fiscalité en Belgique. Il faut dire qu’au sein des pays de l’Union européenne et de l’Association européenne de libre-échange, la Belgique fait véritablement figure de mauvais élève. C’est peut-être ce qui permettra l’essor de cette formation politique dans le futur. L’avenir nous le dira.



Source 24hgold.com

samedi 4 janvier 2014

Infos santé-Un mini-pacemaker révolutionnaire


Un mini-pacemaker révolutionnaire

Un stimulateur cardiaque sans sonde a été implanté sans intervention chirurgicale au CHU de Grenoble. Un dispositif 10 fois plus petit qu'un stimulateur traditionnel.

« Un pacemaker miniature bientôt commercialisé »
Pour la première fois en France, un pacemaker ou stimulateur cardiaque a été implanté sans chirurgie par des médecins au CHU de Grenoble. Ce dispositif sans sonde a été posé en une trentaine de minutes le 19 novembre dernier. Le patient, un homme de 77 ans qui souffre de bradycardie sinusale, a pu rentrer chez lui 24 heures après. Ce stimulateur cardiaque révolutionnaire, appelé Nanostim, est dix fois plus petit qu’un stimulateur cardiaque classique. Ce dispositif développé par une start up amércaine est le premier et, à ce jour, le seul pacemaker sans sonde, certifié CE, disponible  sur le marché mondial.

  • De la taille d'une pièce de 1 euro
À la différence des stimulateurs  cardiaques  classiques  nécessitant  une  chirurgie  plus invasive, ce stimulateur cardiaque miniaturisé et sans sonde est  conçu pour être implanté en position intra‐cardiaque,  c’est-à-dire  directement  dans  le  cœur. Il est 90% plus petit que les équipements traditionnels. C'est à peu près la taille d’une pièce de 1 euro.
Autre point fort : il utilise une batterie intégrée. Plus petite qu’une pile AAA, elle dure entre 9 et 13 ans. Le stimulateur Nanostim est implanté à l'aide d'un  cathéter orientable via la veine fémorale, ce qui permet aux cardiologues de pratiquer une approche mini‐invasive  sans être obligés de créer une poche  chirurgicale pour  placer le dispositif. Le stimulateur cardiaque n’a pas besoin, non plus, d’être connecté à une ou plusieurs sondes. Il a été conçu pour être recapturé si nécessaire, de manière à pouvoir être repositionné sans difficulté pendant la procédure d’implantation ou retiré ultérieurement, en cas de besoin. 


  • Moins de complications qu'avec les stimulateurs traditionnels
« Cette  technologie révolutionnaire est une étape majeure dans l’histoire de la stimulation cardiaque, puisqu’elle a été développée pour réduire le risque de certaines des complications que nous observons avec les stimulateurs conventionnels, a déclaré le Dr Pascal Defaye qui a réalisé l’intervention et qui est le responsable de l'unité de rythmologie du CHU de Grenoble. Nous sommes ravis d’avoir été les premiers à proposer à un de nos patients cette  technologie, qui représente le futur de la stimulation».

Plus de 60 000 stimulateurs cardiaques sont implantés chaque année en France, et de plus en plus de patients sont concernés à mesure que la population vieillit. Pour le moment, environ un tiers d'entre eux, qui n'ont besoin que d'une stimulation ventriculaire, sont éligibles au Nanostim, selon le responsable de l'unité de rythmologie du CHU de Grenoble.


Source nouvelobs.com

Recettes Papillotes-Papillotes de coings au miel


Papillotes de coings au miel

Préparation : 15 mn
Cuisson : 40 mn
Pour 4 personnes 
4 coings
90 g de beurre de beurre mou
3 cuillerées à soupe de miel
1 pincée de cannelle ou 1 sachet de sucre vanillé
1 citron
1. Retirez le cœur des coings. Préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7).
2. Dans un saladier, mélangez le beurre avec le miel, la pincée de cannelle ou le sachet de sucre vanillé et le jus de citron. Emplissez de cette préparation les coings lavés et essuyés.
3. Coupez 4 carrés de papier sulfurisé. Emballez chaque coing dans un carré, en tordant joliment le papier pour enfermer le fruit.
4. Placez les papillotes sur une plaque et enfournez pour 40 minutes.
5. Laissez refroidir avant de servir.

Variantes :
Pour varier, vous pouvez remplacer le miel par du sucre roux ou du sirop d’érable, la cannelle par du gingembre ou de l’anis.

Le coing a un goût âpre et acidulé qui ne lui permet pas d’être consommé cru. Mais il se prête à de nombreuses et délicieuses préparations cuisinées, comme ici dans une cuisson en papillote.

jeudi 2 janvier 2014

Infos santé-Les femmes ont besoin de plus de sommeil


Les femmes ont besoin de plus de sommeil

Le cerveau des femmes a besoin de plus de temps de récupération que celui des hommes. En cause, leur propension à être davantage "multitâches" que les hommes.    

Les femmes ayant une vie très stressante ont besoin de plus de sommeil que les hommes. C'est ce que vient de démontrer une étude conduite par des chercheurs de l'université Duke, à Durham aux Etats-Unis. Ces scientifiques ont même trouvé que les femmes qui manquent de sommeil souffrent souvent de dépression et de saute d'humeur. Des maux qui par ailleurs n'affecteraient pas les hommes avec du sommeil en retard, comme le souilgne Science World Report.

La raison de ce déséquilibre ? Les chercheurs pensent qu'il provient de l'utilisation du cerveau : les femmes auraient besoin de plus de temps de récupération car elles ont davantage tendance à faire plusieurs choses à la fois, à être « multitâches ».

  • Faire des siestes de 25 ou 90 minutes
Interrogé par le journal The Australian, le Dr Michael Breus explique que les femmes peuvent éviter les problèmes dus au manque de sommeil en faisant des siestes. Mais attention, ces siestes doivent durer 25 ou 90 minutes, autrement le réveil paraîtra encore plus difficile.

« Une des fonctions principales du sommeil est de permettre au cerveau de récupérer et de se réparer » explique au Daily Mail le Pr Jim Horpe, directeur du centre de Recherche sur le sommeil de l'Université de Loughborough. « Pendant le sommeil profond, le cortex – la partie du cerveau responsable de la pensée, de la mémoire, du langage – se met en pause pour récupérer », explique-t-il ainsi, avant d'ajouter : « Plus vous utilisez votre cerveau durant la journée, et plus vous aurez besoin de récupérer et donc de sommeil ».

Des études précédentes ont par ailleurs montré que le manque de sommeil fait croître les risques de maladies cardiaques, de problèmes mentaux et même d'attaques cardiaques.


Source nouvelobs.com

mercredi 1 janvier 2014

Billets-Vœux 2014

  

Très belle et très heureuse année à tous les visiteurs de Blog 75