mercredi 25 octobre 2023

Dessins de presse

 


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mardi 24 octobre 2023

Billets

 


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lundi 23 octobre 2023

Recettes Pains-Pain au maïs sans gluten


Pain au maïs sans gluten

Préparation :
 15 mn
Cuisson :
 55 mn
Repos : 2 h 30 mn
Pour 2 pains :

600 ml de lait

50 g de polenta fine jaune

300 g de farine de maïs

150 g de beurre

4 œufs

20 g de levain boulanger

Sel

1. Dans une casserole, faites chauffer 400 ml de lai, ajoutez la polenta et faites cuire pendant 5 minutes, salez. Incorporez la farine de maïs lentement, et continuez à cuire à feu doux pendant 10 minutes. Mêlez 120 g de beurre et réservez hors du feu.
2. Dans un grand saladier, fouettez bien les 4 jaunes d’œufs avec le reste du lait. Ajoutez le levain boulanger, réservez.
3. Montez les blancs en neige ferme. Incorporez le mélange de jaunes d’œufs et de lait à la préparation de maïs. Versez un tiers des blancs en neige dans la pâte de maïs, mélangez délicatement. Incorporez le reste de la préparation.
4. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
5. Versez la pâte à pain dans deux moules à cake beurrés. Faites cuire 40 minutes. Démoulez et laisser refroidir un peu avant de servir. 


Recettes Pains-Pain aux graines de courge

 

Pain aux graines de courge

Préparation :
 25 mn
Cuisson : 55 mn
Repos :
 2 h 30 mn
Pour 2 pains de 850 g :

330 g de graines de courge
15 g de sucre

25 g de levure de boulanger

250 g de farine de seigle T170

250 g de farine de meule T80

250 g de farine complète T150

100 g de beurre
10 g de sel

1. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
2. Torréfiez les graines de courge en les passant 10 minutes au four. Sortez-les, puis montez la température à 190 °C (th. 6-7).
3. Mélangez le sucre, 80 ml d’eau tiède et la levure, puis laissez reposer 30 minutes.
4. Dans un saladier, versez les farines et le sel. Incorporez le beurre. Versez la première préparation avec la levure, malaxez. Ajoutez 520 ml d’eau. Pétrissez 10 à 12 minutes. Incorporez les graines torréfiées. Laissez reposer 30 minutes.
5. Répartissez la pâte dans deux moules à cake ou à pain de mie. Laissez lever 1h30 à température ambiante.
6. Incisez le haut du pain à l’aide d’un couteau en glissant rapidement la lame sous une fine couche de pâte.
7. Faites cuire à 190 °C (th. 6-7) pendant 45 minutes avec un récipient plein d’eau pour donner un effet de four à sole. Démoulez à la sortie du four.



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dimanche 22 octobre 2023

Dessins de presse

  


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samedi 21 octobre 2023

Billets-Pour un droit au blasphème !

 


Pour un droit au blasphème !

Il ne s’agit pas de faire l’éloge du blasphème, ni d’inciter au blasphème, mais bien de s’assurer que son expression est permise.
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Au lendemain de notre deuil national, il nous faut nous rassembler, nous unir, mais également nous interroger. Avons-nous toujours indéfectiblement été les partisans de la liberté d’expression face à la satire religieuse ? N’avons-nous pas failli dans notre défense des caricaturistes de Charlie Hebdo ?

Car le « délit de blasphème » existe bel et bien en droit français ! Il a été invoqué en 2013 à l’encontre… de Charlie Hebdo. Entre les survivances du vieux droit français, le nouvel attirail juridique créé depuis quarante ans, et la menace de nouvelles lois liberticides, la liberté d’expression si fortement clamée par les manifestants du 11 janvier a du souci à se faire.

Commençons par faire le ménage dans notre propre législation, en clarifiant le droit à la satire et à la critique des dogmes religieux. C’est d’autant plus nécessaire que de nombreuses voix, dont celle du Pape François, se sont élevées récemment pour demander de « ne pas insulter la foi ».

Il ne s’agit pas de faire l’éloge du blasphème, ni d’inciter au blasphème, mais bien de s’assurer que son expression est permise.

Un délit de blasphème en France ?

Abrogé dans le Code Pénal en 1791, le délit de blasphème reste en effet en vigueur en droit local alsacien, codifié à l’article 166 du Code Pénal local. Est condamné à une peine de 3 ans d’emprisonnement « celui qui aura causé un scandale en blasphémant publiquement contre Dieu par des propos outrageants, ou aura publiquement outragé un des cultes chrétiens ou une communauté religieuse établie sur le territoire de la Confédération et reconnue comme corporation, ou les institutions ou cérémonies de ces cultes, ou qui, dans une église ou un autre lieu consacré à des assemblées religieuses, aura commis des actes injurieux et scandaleux ». L’article 167 réprime quant à lui la perturbation d’offices religieux.

Ainsi, assigné en justice en février 2014 pour délit de blasphème par la « Ligue de défense judiciaire des musulmans », Charlie Hebdo a dû se justifier d’avoir caricaturé le prophète Mahomet en vertu d’une disposition du droit local alsacien qui n’avait guère été utilisée que deux fois : en 1997, lorsque cinq militants d’Act Up ont été condamnés pour avoir perturbé une messe en la cathédrale de Strasbourg (condamnation confirmée en 1999 par la Cour de Cassation1), et en 1954 lorsque la Cour d’appel de Colmar a retenu « le trouble volontairement apporté au culte » contre deux personnes qui avaient harangué les fidèles à l’issue d’une messe. Si le procès n’a pas abouti, le reliquat de cette disposition est difficilement justifiable.

De manière plus insidieuse, l’arrêt de la cour d’appel de Paris du 8 avril 2005 censurant une affiche publicitaire considérée comme blasphématoire a tristement fait jurisprudence. En l’espèce, l’association « Croyances et Libertés » avait assigné les créateurs de mode Marithé et François Girbaud et l’agence de pub Air Paris pour « injure visant un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une religion déterminée, en l’occurrence le catholicisme » en raison de « poses lascives » de la Cène de Léonard de Vinci…

On a également assisté à de multiples tentatives de réintroduction d’un véritable « délit de blasphème ». Au niveau international, d’abord : tous les ans depuis 1999, les 57 pays de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) tentent d’imposer au Conseil des droits de l’homme de l’ONU que la diffamation des religions, c’est-à-dire le blasphème dans son sens le plus large, soit considérée comme un crime. Mais aussi au niveau national, de la part de députés mal avisés. Ainsi, le 28 février 2006 était déposée une proposition de loi de Jean-Marc Roubaud visant à « interdire les propos et les actes injurieux contre toutes les religions », et le 29 mars 2006 une proposition de loi d’Éric Raoult visant à « interdire le blasphème religieux par voie de caricature ».

Il est temps de clarifier une fois pour toutes la situation juridique du blasphème.

Les limites du droit à la caricature

Il n’existe aucun droit à la caricature mais seulement un rattachement de la caricature à la liberté d’expression.

La caricature est libre conformément aux dispositions de l’article L.122-5 du Code de la propriété intellectuelle disposant que « lorsque l’œuvre a été divulguée, l’auteur ne peut interdire : […] 4º La parodie, le pastiche et la caricature, compte tenu des lois du genre […]». La condition des « lois du genre » fait référence à la nécessité d’un « travestissement comique »: autrement dit, la caricature, si elle n’est pas comique, peut être assimilée à l’injure répréhensible. Or, les caricaturistes de Charlie Hebdo n’avaient pas toujours à cœur de susciter le rire, mais souhaitaient déclencher le débat à travers la provocation.

En reproduisant notamment la caricature de Mahomet du journal danois Jyllands-Posten en 2005 représentant le prophète coiffé d’un turban symbolisé par une bombe, Charlie Hebdo n’avait pas pour objet de faire rire mais bien de grossir le trait, d’exagérer. Il fut poursuivi (en vain) par l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) pour cette publication.

Parce que la caricature est par définition un abus, un dessin outrancier, et qu’il est par ailleurs interdit d’abuser de sa liberté d’expression, le contrôle de la caricature est inapproprié car revenant à contrôler l’« abus d’abus » ! La caricature ne devrait pas être conditionnée à l’abus : au contraire, un droit absolu à la caricature doit être octroyé pour les sujets religieux. Afin de corriger la dégringolade de la France à la 33ème place des pays protégeant la liberté de la presse selon le classement de 2014 de Reporter Sans Frontières, il nous faut mettre en place un véritable bouclier juridique garantissant une protection pour « blasphèmes ».

Cette nécessité juridique est impérieuse comme en attestent les évènements récents mais également les multiples procès du passé à l’encontre de Charlie Hebdo sur le fondement d’une supposée « incitation à la haine raciale ».

Les multiples procès pour « incitation à la haine raciale »

Charlie Hebdo a toujours été visé par les instances religieuses. La Grande Mosquée de Paris, l’Union des Organisations Islamiques de France, la Ligue Islamique Mondiale, l’Alliance Générale contre le Racisme et pour le Respect de l’Identité Française et Chrétienne et d’autres organisations religieuses n’ont eu de cesse d’assigner Charlie Hebdo en justice, pour incitation à la haine raciale (Article 24 alinéa 6 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse) ou pour provocation à la discrimination religieuse (Article 24 alinéa 8 de la loi de 1881). Ces tentatives infructueuses de faire condamner Charlie Hebdo pour ce qui relève du blasphème, invoqué indirectement sur les fondements de la haine raciale ou de la discrimination, ont trop souvent été observées avec une sympathie coupable d’une partie de la classe politique.

La caricature religieuse, quoique l’on en dise, a toujours dérangé nos dirigeants. Au lendemain des manifestations parfois violentes partout dans le monde à la suite de la publication en septembre 2005 des caricatures de Mahomet par un journal danois, et reprises par divers journaux dont Charlie Hebdo, le Président de la République Jacques Chirac n’invoquait pas la liberté d’expression mais en appelait « au plus grand esprit de responsabilité, de respect et de mesure »

Heureusement, notre jurisprudence libérale reste le garant de la liberté des caricaturistes soucieuse de protéger des auteurs ayant « une volonté délibérée de forcer le trait et d’user de la caricature afin de rendre leur propos le plus divertissant possible […] et que le côté parodique [de leurs écrits et caricatures] ne saurait échapper à un lecteur averti qui le lira au deuxième degré ». Mais nous devons constater qu’on demande aujourd’hui au juge une tempérance que le législateur est loin de suivre…

Notre droit sacré au blasphème

« Toutes les grandes vérités sont d’abord des blasphèmes » disait le philosophe Bernard Shaw.

Nous avons un droit sacré au blasphème à la fois parce que celui-ci procède de la liberté d’expression de tout citoyen, mais également parce qu’il nous fait avancer vers la manifestation de la vérité par un débat d’opinions provocateur mais nécessaire. Il faut traiter les religions comme des philosophies, discutables et réfutables, sans faire du « respect des croyances » un nouveau tabou.

Ainsi, nous formulons les deux propositions suivantes :
  • Ajouter à l’article 24 de loi du 29 juillet 1881 réprimant l’incitation à la haine raciale l’alinéa suivant : « Toutefois, les caricatures et satires de dogmes religieux, de spiritualités, et d’institutions religieuses ne sauront être punies des peines prévues à cet article ; »

  • Abroger les articles 166 et 167 du code pénal local Alsace-Moselle réprimant le blasphème.

Parce que, comme l’affirmait justement Ernest Renan, « le blasphème des grands esprits est plus agréable à Dieu que la prière intéressée de l’homme vulgaire », il nous faut établir un véritable « droit au blasphème » : la diffamation de religions ou l’incitation à la haine raciale ne pourront plus être invoquées en ce qui concerne la critique et la satire de dogmes religieux.

Cette réponse juridique aux événements tragiques de janvier 2015 reste la solution la plus adaptée et la plus mesurée. Soyons désormais tous des citoyens aux grands esprits, garantissons un droit au blasphème afin de garantir nos libertés individuelles et de renforcer la République.


Source contrepoints.org

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vendredi 20 octobre 2023

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Billets-La liberté n’est pas le problème, elle est la solution

 


La liberté n’est pas le problème, elle est la solution

Dès le lendemain des attentats du 11 septembre 2001, le gouvernement américain se mettait à bâtir fébrilement un formidable dispositif sécuritaire. Formidable par les moyens budgétaires dont il est doté, formidable par sa capacité en hommes. Et formidablement intrusif et négateur des libertés constitutionnelles, à commencer par le droit au respect de la vie privée. Du Patriot Act (octobre 2001) à l’inflation exponentielle de la NSA (National Security Agency), il ne se trouve plus un seul citoyen américain dont la vie ne s’inscrive par bribes et en temps réel, fût-ce par Google ou Facebook interposés, dans la mémoire d’un Léviathan administratif omni-voyant que plus personne ne maîtrise.

De nombreux gouvernements européens se sont engagés dans la même voie, pourtant sans issue. Prétendre qu’on préviendra le terrorisme en fliquant tout le monde, tout le temps, est une illusion. Les associations américaines de défense des libertés attendent toujours qu’on leur fournisse une liste convaincante d’attentats soi-disant déjoués par ce monstre voyeur sur le sol américain. D’autant que les agences administratives en question ne peuvent pas réellement communiquer sur le sujet, pour des raisons, of course, de sécurité. Ainsi l’irréfutable de leur utilité est-il parfait.

Dans un registre différent, des voix s’élèvent pour exiger la fin de l’anonymat sur Internet. On explique que les prêcheurs de haine se servent de cet anonymat pour répandre leur prose et qu’il faut donc y mettre un terme. Il faut lire les comptes Twitter et Facebook de ces islamistes en pyjama, pour mesurer l’ampleur du phénomène, qui n’est pas contestable. Mais qui prétend que l’appel au meurtre relève de la liberté d’expression ? Même les pays, tels les États-Unis, qui se font de la liberté d’expression la vision la plus large – le free speech, premier amendement à la Constitution américaine – traitent l’appel au meurtre comme un délit. Les appels au meurtre, sur Internet ou ailleurs, doivent être impitoyablement réprimés. Ce qui est déjà possible en l’état actuel du droit et de la technique ; l’anonymat sur Internet n’étant que de façade. Si l’auteur de l’appel au meurtre réside en Europe, il est pleinement justiciable des tribunaux européens.


Pour le reste, chacun doit rester libre d’exprimer ses opinions, aussi odieuses soient-elles, sur Internet ou ailleurs. C’est la définition même de la liberté d’expression. Depuis des années, les lois se multiplient, en Europe et particulièrement en France, qui restreignent la liberté d’expression, au nom du devoir de mémoire, de la lutte contre le racisme et autres. Qui ne voit l’inefficacité absolue de ces lois à endiguer la haine et le terrorisme ? Qui ne voit qu’en limitant la liberté d’expression on met le doigt dans un engrenage qui nous conduit tout droit à la criminalisation du blasphème, donc à la négation de la liberté d’expression ? Surtout, qui ne voit la tragique ironie qu’il y aurait à brider, à brimer, finalement à briser la liberté d’expression au nom même de ceux qui sont morts pour elle ?

Méfions-nous encore des polémiques recuites et purement nominales sur la question de savoir si les musulmans doivent s’intégrer, s’assimiler ou autre. La plupart de ces musulmans sont nés en Europe ; les deux terroristes qui ont décimé Charlie-Hebdo étaient des Parisiens de souche, nés et éduqués en France : on ne fait pas plus français. L’idée même qu’il faille s’intégrer dans une culture a d’ailleurs un fumet collectiviste, castrateur et autoritaire qu’on peut ne pas trouver séduisant. D’autant que cela n’est pas nécessaire. Historiquement, c’est pour vivre en commun sans esprit tribal qu’on a rédigé des constitutions : on se met d’accord sur un certain nombre de valeurs, de règles et de libertés fondamentales, et pour le reste chacun fait à sa guise, y compris dans le domaine religieux. Quant au respect de ce socle, en revanche, on n’accommode pas, on ne cherche pas constamment à composer avec je ne sais quelle frange, secte ou minorité : on se montre, tout au contraire, intraitables. C’est la méthode américaine qui, il faut l’admettre, ne leur réussit pas trop mal. Le modèle français, dont on ne sait d’ailleurs plus trop bien à quoi il correspond, entre assimilation totale (en paroles) et multiculturalisme échevelé (dans les faits), est mort dans les bureaux de Charlie, le 7 janvier 2015.


Concrètement, ce constitutionnalisme en actes implique, par exemple, que tout musulman, sur le sol européen, a le droit de renoncer à l’islam, de se convertir, de se faire athée, et de récuser bruyamment toute référence à la norme islamique. Sur le sol européen, il convient d’accepter sans barguigner que le prophète ne l’est que pour les musulmans ; les autres ayant le droit inviolable et non négociable de considérer Mahomet (570-632) comme un personnage historique, de le figurer, de le caricaturer, de l’injurier si cela leur chante. Celui qui n’accepte pas le socle constitutionnel de notre vivre en commun devrait se donner un autre lieu de vie, plus conforme à ses aspirations, comme le soulignait avec netteté Nouredinne Smaïli, président de l’Éxécutif des musulmans de Belgique (Bel-RTL, 9 janvier).

Appliquons nos lois pénales, elles sont bien suffisantes. Réaffirmons nos libertés, traitons les terroristes avec l’intransigeance joyeuse et professionnelle qui s’impose, et nous gagnerons la partie. « Il n’existe aucune raison objective de nous montrer pessimistes », me soufflait il y a deux jours ma grand-mère, qui eut 17 ans en 1940. La liberté est belle, la liberté est notre civilisation ; elle sera notre salut.


Source contrepoints.org 

Recettes Pains-Pain finlandais


Pain finlandais

Préparation : 45 mn
Cuisson : 1h 25 mn
Repos : 4h
Pour 2 pains
400 g de pommes de terre à chair farineuse (bintje ou victoria)
800 g de farine de blé
200 g de farine de seigle
20 g de levure fraîche ou 2 sachets de levure sèche de boulanger
3 cuillerées à café de sel fin
1. Faites cuire les pommes de terre non pelées 25 minutes dans le panier d’un cuit vapeur. Pelez-les chaudes puis passez-les au moulin à légumes muni d’une grille fine.
2. Délayez la levure dans 10 cl d’eau tiède.
3. Mettez 500 g de farine de blé et la farine de seigle en tas sur le plan de travail. Creusez un puits. Mettez à l’intérieur la purée tiédie et la levure. Mélangez en incorporant peu à peu la farine et 30 cl d’eau tiède. Pétrissez la pâte obtenue à la main en incorporant le sel et le reste de farine, jusqu’à ce qu’elle soit souple et brillante. Ramassez-la en boule. Mettez-la dans un saladier. Couvrez d’un torchon humide. Laissez lever 3 heures à température ambiante (20 °C).
4. Faites retomber la pâte sur le plan de travail fariné. Divisez-la en deux. Façonnez deux rouleaux. Couchez-les dans deux moules longs. Laissez lever à nouveau 1 heure.
5. Préchauffez le four à 210 °C (th. 7). 
6. Au moment d’enfourner, piquez la surface de la pâte à la fourchette. Faites cuire 50 minutes. Démoulez les pains et laissez-les refroidir sur une grille ou sur un torchon plié. Proposez-les avec des poissons fumés. 


Recettes Pains-Pain de muesli

Pain de muesli

Préparation :
 20 mn
Cuisson :
 30 mn
Repos :
 3 heures

Pour 2 pains 

400 g de farine
90 g de beurre demi-sel
50 g de cassonade
50 g de flocons d’avoine
50 g de flocons d’orge
30 g de noix du Brésil
30 g de noisettes
30 g de noix
30 g de raisins secs
30 cl de lait
20 g de levure de boulanger
3 œufs
1 pincée de sel

1. Préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7).
2. Délayez la levure dans 10 cl de lait tiède, puis réservez. Faites fondre le beurre dans une casserole avec le reste de lait (20 cl) et la cassonade. Laissez tiédir. Concassez grossièrement les noix, las noisettes et les noix du Brésil. Ajoutez les raisins secs et réservez.
3. Versez la farine, les flocons d’orge et les flocons d’avoine dans un grand bol. Ajoutez les œufs et mélangez. Incorporez petit à petit la préparation beurre-lait-sucre, puis ajoutez les fruits secs. Pour terminer, incorporez la levure délayée.
4. Recouvrez d’un linge et laissez lever 2 heures à température ambiante. Répartissez la pâte dans deux moules à cake beurrés et laissez de nouveau lever pendant 1 heure.
5. Enfournez pour 30 minutes à 200 °C (th. 6-7). Démoulez dès la sortie du four et laissez refroidir sur une grille. Dégustez au petit-déjeuner ou à l’heure du thé, nature ou avec du beurre salé.

 

Recettes Pains-Pain de seigle

 


Pain de seigle

Préparation : 30 mn
Repos : 1 heure 45
Cuisson : 45 mn
Pour 1 personne
100 g de farine de seigle
20 g de levure de bière
1 pincée de sucre
1 cuillerée à soupe de miel ou de sucre de canne
Farine pour le plan de travail
Sel
1. Faites chauffer 1,5 dl d’eau. Diluez la levure dans 1 cuillerée à soupe d’eau chaude, ajoutez le sucre et laissez reposer au chaud pendant 15 minutes dans une tasse couverte jusqu’à ce que le mélange devienne mousseux. Pendant ce temps, diluez le miel, ou le sucre de canne, dans le reste d’eau chaude et ajoutez 2 cuillerées à café de sel.
2. Versez la farine de seigle dans une terrine et disposez-la en fontaine. Au centre, ajoutez d’abord la levure, puis le miel en mélangeant avec une fourchette. Travaillez ensuite la pâte avec les mains jusqu’à ce qu’elle se détache de la paroi. Renversez-la sur le plan de travail fariné et travaillez-la pendant 10 minutes.
3. Mettez la préparation dans une grande jatte farinée et couvrez avec une serviette légèrement humide. Laissez lever la pâte dans un lieu chaud pendant 1 heure, jusqu’à ce qu’elle ait doublé de volume. Remettez la pâte sur le plan de travail légèrement fariné et travaillez-la avec les poings pour la dégonfler, puis pétrissez-la pendant 5 minutes.
4. Formez une boule avec la pâte, posez-la sur une plaque à four farinée et laissez-la de nouveau lever pendant 30 minutes, jusqu’à ce qu’elle ait doublé de volume. Enfin, placez-la dans un four préchauffé à 240 °C (th. 8) ; après 15 minutes, réduisez la température à 220 °C (th. 7) et laissez cuire encore pendant 20 à 30 minutes.

Vous pouvez ajouter dans ce pain des cerneaux de noix. Il accompagnera la charcuterie et les fromages crémeux.
Spécialité de la région du Val d’Aoste.

Infos santé : Sport et Santé-Douleurs cervicales et auto-rééducation

 


Douleurs cervicales et auto-rééducation

Vous avez mal au cou, parfois un peu plus bas, vers les omoplates ? Votre médecin vous a conseillé des séances de kinésithérapie. Allez-y ! À la maison, complétez avec des exercices d’auto-rééducation.

Par Delphine Le Porquier de Vaux, Masseur-Kinésithérapeute.
Illustrations : Mathieu Pinet.

  • Deux origines sont possibles.
L’origine peut être musculaire. Laissez-moi deviner… Vous êtes assise toute la journée devant votre ordinateur ? Vous faisiez du sport et vous avez ralenti voire arrêté à cause de votre emploi du temps surchargé ? Vos muscles sont tout simplement trop faibles pour tenir une bonne position toute la journée. Certains muscles compensent et, à force de trop travailler, cela provoque des contractures musculaires. Il faut réapprendre à vous tenir droite, étirer les muscles contracturés et muscler ceux qui doivent être endurants. L’origine peut être structurelle. La faiblesse de vos muscles finit par provoquer une diminution de l’espace entre les vertèbres cervicales et peut pincer les nerfs qui y passent. Les irradiations douloureuses dans le bras en sont le signe majeur. Dans ce cas, il faut étirer la colonne pour décompresser les vertèbres, apprendre à se tenir droit et réentraîner les muscles qui maintiennent la posture.

  • Plan d’action : « étirements – exercices – sport ».
Pour ces deux origines douloureuses, le plan d’action est identique.
Débutez par les étirements. Ainsi, vous détendez vos muscles fatigués et  contracturés. Vous décomprimez vos vertèbres trop « tassées ».Prenez conscience de votre schéma corporel… intégrez votre mauvaise position. Amusez-vous à regarder les gens qui passent dans la rue alors que vous êtes tranquillement assise à la terrasse  d’un café. Vous serez surprise de voir comment se tiennent les passants !
Quelques exercices de renforcement et de coordination  suffisent ! Et oui, c’est simple, encore faut-il les réaliser correctement. L’idéal est de trouver un kiné qui rééduque de la même manière que les « écoles du dos ». Oublions les massages, les lampes à infrarouge et l’électrothérapie qui n’ont qu’une action éphémère ! Apprenez à connaître votre corps, vous êtes sportif ! Autonomisez-vous, apprenez comment soulager et guérir vos maux. Enfin, quand les douleurs s’estompent, c’est l’heure du retour sur le terrain. Attention, la reprise du sport est progressive, il ne faut pas brûler les étapes. Notre but comme le vôtre est la reprise du sport le plus tôt possible !

  • Exercice 1
Étirement des trapèzes, les muscles situés à l’arrière du cou 


Étirer les trapèzes. Vous êtes assise au bord d’une chaise, les pieds à plat écartés à la largeur des épaules. Vos bras sont ballants entre vos genoux. Pour cet exemple, votre douleur est située sur les muscles longeant l’arrière du cou à droite. Vous laissez tomber doucement la tête en avant sans bloquer votre respiration. Quand vous êtes au maximum, regardez toujours le sol et  votre tête en avant et à gauche (diagonale opposée au côté douloureux). N’oubliez jamais d’inspirer lentement par le nez et de souffler par la bouche. À la fin de l’étirement, la tête toujours en avant, vous pouvez poursuivre l’étirement en tournant la tête du côté de la douleur. Maintenez cet étirement au moins 2-3 minutes, sans bloquer la respiration et à-coups. Ces derniers risqueraient de contracter les muscles que vous souhaitez détendre.

  • Exercice 2
Étirements des rhomboïdes, les muscles situés entre les omoplates


Étirer les muscles qui sont trop contractés entre les omoplates. Vous êtes debout, les pieds espacés à la largeur des épaules, les genoux légèrement pliés pour ne pas vous faire mal dans le bas du dos. Vous attrapez vos épaules comme si vous cherchiez à enlacer quelqu’un. Vous inspirez par le nez et en soufflant, vous laissez tomber votre tête en avant, vous faites le « dos rond » en écartant vos omoplates et en courbant votre colonne pour étirer vos muscles. Attention à ne pas bloquer votre respiration et à ne pas faire d’à-coups. Maintenez cet étirement 2-3 minutes.

  • Exercice 3
Rotation des épaules


Prendre conscience de la contraction des muscles trapèzes et de leur relâchement. Vous êtes debout : les pieds espacés à la largeur des épaules, les genoux légèrement pliés. Vos bras sont ballants le long du corps. Vous haussez les épaules vers le haut et l’avant (début d’un cercle) et vous finissez vers le bas et l’arrière. Faites une vingtaine de petits mouvements lents en commençant toujours par l’avant (muscles contractés et mauvaise position) et en finissant par l’arrière (bonne position, les trapèzes sont détendus).
Le même exercice est possible en ne travaillant qu’une seule épaule à la fois. Cela permet d’effectuer une plus grande amplitude sans se faire mal au dos.

  • Exercice 4
Haussement des épaules


Prendre conscience de la contraction des trapèzes et mieux les relâcher ensuite. Vous êtes debout, les pieds espacés à la largeur des épaules et les genoux légèrement pliés. Vous haussez les épaules sur le temps inspiratoire et, lors de l’expiration (vous soufflez d’un coup par la bouche), vous décontractez vos trapèzes en laissant tomber les bras d’un coup. Répétez l’opération une dizaine de fois.

  • Exercice 5
Auto grandissement du dos


Travail des abdominaux et des muscles longeant toute la colonne destiné à desserrer vos vertèbres. C’est l’exercice le plus important ! Vous êtes debout et vous tournez le dos au mur. Vous reculez jusqu’à ce que vos fesses touchent le mur. Ce dernier vous guide sans que vous ne mettiez tout votre poids dessus. Vous inspirez par le nez, et en soufflant par la bouche, vous pivotez votre bassin pour coller la région lombaire contre le mur – le nombril remonte. Les épaules doivent rester basses et ne pas s’enrouler. L’arrière de la tête monte le long du mur. Pour vous aider, comparez votre colonne à un accordéon que vous étirez entre le bassin et l’arrière de la tête. Vous devez sentir une contraction entre les omoplates et dans les abdominaux. À la fin de l’expiration, lorsque votre colonne est complètement dépliée, prenez une pause puis recommencez 20 fois matin et soir.

  • Exercice 6
Travail des muscles entre les omoplates


Renforcer les muscles fixateurs des omoplates. Vous êtes debout, les pieds espacés à la largeur des épaules, les genoux légèrement pliés et le bassin pivoté pour limiter la cambrure du bas du dos. Prenez un torchon et tenez-le les paumes de main vers le haut. Les avant-bras sont parallèles et horizontaux. Les coudes sont collés au corps et les épaules restent basses. Attention à ne pas arrondir le haut de votre dos ! Vous inspirez par le nez et en soufflant, vous tentez d’écarter vos mains sur le torchon. Vos doigts sont serrés sur le tissu : vous travaillez en « statique » ; vos mains ne bougent pas mais la contraction est présente. Répétez cet exercice 15 fois.

  • Exercice 7
Massage de la bosse de bison


Assouplir la région cervicale et diminuer la bosse de bison. La bosse de bison est une zone graisseuse qui est localisée, à la base du cou, en regard de la 7e vertèbre cervicale. Également appelée la « bosse des belles-mères », cette anomalie est plus fréquente chez les femmes ménopausées. Elle est inesthétique et bloque la circulation locale où s’accumulent les liquides qui se transforment en tissu fibreux et dur. La zone est figée avec des épaules enroulées, une tête qui tombe en avant et une bosse en arrière qui peut être douloureuse. Pour y remédier, c’est très simple ! Stimulez la zone pour favoriser les échanges circulatoires et faire disparaître cette anomalie ! Essayez, ça marche ! En sortant de votre douche, profitez que votre serviette soit humide pour frotter horizontalement la zone où vous sentez une vertèbre qui ressort un peu. 10 passages suffisent. Incorporez cet exercice dans votre quotidien, 1 à 2 fois par jour.

  • Reprise du sport pour conserver le capital musculaire
L’idéal : la piscine ! Mais si vous n’aimez pas, ce n’est pas grave ! Faites un sport sollicitant les bras qui vous fait plaisir… mais faites-le en douceur. N’introduisez jamais plus d’un nouvel exercice lors d’une même séance. Vous pouvez ainsi désigner le responsable d’éventuelles douleurs. Vous ne souffrez pas après l’entraînement ? Alors, intégrez un autre mouvement, augmentez progressivement l’intensité et la durée. Votre médecin ou votre kiné pourra vous conseiller dans la progression des exercices.
Exemple : vous ne souffrez  plus depuis 4 jours environ ? Octroyez-vous une sortie piscine en nageant sur le dos pendant 20 minutes. Si tout va bien, passez à 30 minutes le surlendemain. Si deux jours plus tard il n’y a toujours pas de douleur, si vous crawler correctement sur le ventre, renouez avec cette technique. Quand vous inspirez bien dans la vague à droite et à gauche, cette nage sollicite harmonieusement les rotations du cou.  Si tout va bien, passez à la brasse qui travaille plutôt l’extension. Optez pour la brasse coulée afin de mobiliser aussi vos vertèbres cervicales en flexion. De surcroît, grâce à une bonne ondulation du corps, le relevé du buste réduit la cambrure du cou.
Nous ne sommes plus au temps de la préhistoire où nous chassions et nous cueillions chaque jour pour manger. Trop sédentaire, notre corps doit avoir sa « dose » d’activité hebdomadaire. Le sport est aussi important qu’une réunion de travail que l’on doit à tout prix caser dans son emploi du temps ! Alors, faites confiance à votre corps et à vos muscles et… bon sport !


Source SantéSportMag