samedi 23 janvier 2021

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vendredi 22 janvier 2021

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jeudi 21 janvier 2021

Billets-Arrêtez d’emmerder les Français


Arrêtez d’emmerder les Français

« Arrêtez d’emmerder les Français ! ». C’est la célèbre injonction que le Président Pompidou lança un jour, excédé par l’afflux de décrets à signer. Et les choses ne se sont pas améliorées depuis…
Ce sont 520.000 textes réglementaires qui sont en vigueur en l’an 2000, nous apprend Thierry Desjardins dans le livre qu’il édite cette année-là, reprenant en titre cette formule retentissante de notre ancien président, dénonçant l’excès incroyable de lois qui régissent notre pays, jusqu’à l’absurde. Lois très souvent « idiotes », comme l’indique le brillant journaliste en sous-titre de son ouvrage.

  • Retour sur « Le despotisme démocratique »
C’est le titre d’un extrait de De la démocratie en Amérique d’Alexis Tocqueville paru en 2009 aux éditions de l’Herne.
Le célèbre philosophe politique y dressait déjà un panorama visionnaire des dérives auxquelles la démocratie risquait de mener :
 « Il est évident que la plupart de nos princes ne veulent pas seulement diriger le peuple tout entier ; on dirait qu’ils se jugent responsables des actions et de la destinée individuelle de leurs sujets, qu’ils ont entrepris de conduire et d’éclairer chacun d’eux dans les différents actes de sa vie, et, au besoin, de le rendre heureux malgré lui-même. De leur côté, les particuliers envisagent de plus en plus le pouvoir social sous le même jour ; dans tous leurs besoins, ils l’appellent à leur aide, et ils attachent à tout moment sur lui leurs regards comme sur un précepteur ou sur un guide ».
 « Les citoyens tombent à chaque instant sous le contrôle de l’administration publique ; ils sont entraînés insensiblement, et comme à leur insu, à lui sacrifier tous les jours quelques nouvelles parties de leur indépendance individuelle, et ces mêmes hommes, qui de temps à autres renversent un trône et foulent aux pieds des rois, se plient de plus en plus, sans résistance, aux moindres volontés d’un commis (…) Ils auraient voulu être libres pour pouvoir se faire égaux, et, à mesure que l’égalité s’établissait davantage, à l’aide de la liberté, elle leur rendait la liberté plus difficile (…) L’État travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages, que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ? (…) il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige (…) il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger ».

  • Le constat contemporain de Thierry Desjardins
Qu’en résulte-t-il en pratique, après désormais un certain temps de pratique officielle de la démocratie dans notre pays (je n’ose avancer de date et encore moins de définition) ?
L’État entend régenter de plus en plus nos vies, se comportant tel un moralisateur (dans le meilleur des cas), voire un directeur de conscience de chaque citoyen, « un totalitarisme soft en quelque sorte », nous dit l’hebdomadaire Valeurs actuelles qui, 9 ans après, se référant également à l’intéressant ouvrage de Mathieu Laine « La Grande Nurserie », montre à quel point les choses n’ont pas changé, mais bien plutôt encore empiré.
Ainsi, l’Etat n’assurerait plus ce pour quoi il était conçu depuis Athènes et Rome, à savoir se porter simplement garant de l’intérêt général (je reprends ici les idées de Thierry Desjardins, sans jugement de valeur, en particulier sur cette notion d’intérêt général dont je ne suis que trop conscient du caractère incertain…).
Un passage de l’ouvrage de Thierry Desjardins m’avait particulièrement impressionné, lorsque je l’ai lu : il portait sur les démarches administratives incroyables qu’il faut effectuer lorsqu’on veut simplement faire construire une maison ou même en modifier simplement certains éléments mineurs (depuis, j’ai eu l’occasion de l’observer en pratique autour de moi).
De quoi se poser la question (sous-titre de la page 85), « La France, dernier pays marxiste ? ».
Réglementation, vie quotidienne, commerce, entreprise, agriculture, municipalités, liberté d’expression, … Autant de domaines où la loi étend sa toile, restreignant chaque jour un peu plus les libertés  au détriment du bon sens, la déresponsabilisation des citoyens faisant son œuvre. Et avec toutes les limites que cela implique même si, officiellement, il s’agit de vouloir faire notre bonheur.
Un excellent essai, comme toujours de la part de Thierry Desjardins, très bien documenté et invitant à la réflexion. Un regard critique sur ce qui fonde notre vie au quotidien, comme nos libertés fondamentales si l’on n’y prend garde, en regardant un peu plus loin.

Une parfaite illustration de cette somme de « bonnes intentions » ou prétendues telles au départ et qui parviennent à vous pourrir la vie, la transformant parfois en enfer.

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mardi 19 janvier 2021

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lundi 18 janvier 2021

Billets-Entretien avec Toni Morrison

Entretien avec Toni Morrison

“Ecrire des romans, c'est faire apparaître les gens ordinaires qui ne sont pas dans les livres d'histoire”
A 81 ans, la romancière poursuit son exploration de la communauté noire et plonge dans la ségrégation des années 1950. Tout en portant un regard apaisé sur la société américaine.


Depuis 1970 et la parution de son premier roman, L'oeil le plus bleu, Toni Morrison a fait de l'histoire de la communauté noire américaine son territoire romanesque. Une communauté dont elle s'est attachée, de livre en livre, à dire l'expérience de façon intimiste, sensible et puissante. Ne pas décrire, ne pas expliquer, ne pas commenter, professe-t-elle, mais donner au lecteur à ressentir, par le biais d'un lien direct noué avec les personnages et leurs émotions les plus profondes. Après L'oeil le plus bleu sont venus notamment Sula (1974), Le Chant de Salomon (1977), Beloved (prix Pulitzer 1988), Jazz (1992)... Au total, dix romans, parmi lesquels Home, le dernier en date, paru au printemps et aujourd'hui traduit en France chez son éditeur de toujours, les éditions Christian Bourgois. Née Chloe Anthony Wofford il y a quatre-vingt-un ans, à Lorain (Ohio), cadette d'une famille ouvrière de quatre enfants, Toni Morrison partage depuis longtemps sa vie entre la ville universitaire de Princeton, où elle enseigne, et New York, où la présence de cette figure de la scène intellectuelle et artistique mondiale, consacrée en 1993 par le prix Nobel de littérature, est devenue essentielle. Stature majestueuse, voix grave, rire spontané : ce matin de début d'été, c'est détendue et bienveillante qu'elle nous a reçue, dans l'immeuble de Tribeca où elle vit, dans le sud de Manhattan, pour évoquer l'admirable Home. Une sobre et saisissante plongée romanesque dans l'Amérique des années 1950 et de la ségrégation, sur les pas d'un vétéran de la guerre de Corée...
  • Quelle est la toute première étincelle qui vous conduit à écrire un livre ? Est-ce une idée, un décor, un personnage ?
De façon générale, avant que viennent les personnages, il y a, à l'origine de chaque roman, une question que je me pose. Une idée, éventuellement cérébrale et abstraite. J'écris pour apprendre, pour comprendre. Pas pour me divertir, ou pour faire de l'art pour l'art. Toujours, examiner une idée, la creuser en profondeur, trouver une réponse à une interrogation. Enquêter sur une problématique et une époque. Par exemple, lorsque j'ai écrit Beloved, je voulais saisir en quoi le geste de cette esclave, qui préfère tuer sa petite fille plutôt que la voir à son tour asservie, avait trait à la liberté. Avec Un don, je voulais me pencher sur la naissance du racisme aux Etats-Unis, et ses liens réels ou imaginés avec l'esclavage. Dans le cas de Love, il s'agissait de m'interroger sur les conséquences du mouvement des droits civiques, qui fut un immense succès mais a aussi sa part d'ombre : la fin de la ségrégation et l'intégration des Noirs dans la société ont entraîné la mise en place d'une ségrégation par l'argent et non plus par la race. Cette fois, avec Home, ce sont les années 1950 que je voulais regarder. Pour éventuellement corriger l'image qu'on en a, prendre le contre-pied.
  • Ecrire des romans, est-ce donc pour vous regarder l'Histoire autrement ?
C'est faire apparaître les gens ordinaires qui ne sont pas dans les livres d'histoire. Créer des personnages et, à travers eux, tenter de donner, non pas à voir, mais littéralement à sentir ce qu'ont éprouvé intimement les individus, ce qu'ils ont enduré, en des époques dont on a parfois oublié ou négligé la face sombre. Il y a des auteurs qui se servent de leur propre vie comme matériau, et cela peut donner des oeuvres remarquables. Mais ce n'est pas du tout mon cas. Ma vie est sans histoires, et je ne me sens pas dirigée vers l'autobiographie, mais vraiment vers l'extérieur, vers le monde.
  • Vous aviez 20 ans dans les années 1950. Quels souvenirs gardez-vous de cette période ?
La vie s'ouvrait devant moi, j'étais optimiste, plutôt confiante dans l'avenir, voire agressive comme on peut l'être lorsqu'on est jeune. Mais en me penchant sur ce passé, je savais que je devais me méfier de mes souvenirs, que je courais le risque d'être en quelque sorte manipulée par la mémoire collective américaine et l'image de cette époque telle qu'elle s'est inscrite dans l'histoire des Etats-Unis, où elle reste comme un âge d'or. C'était l'après-guerre, l'économie était prospère, chacun gagnait de l'argent, pouvait s'acheter une maison, envoyer ses enfants au lycée. La télévision diffusait des comédies légères. Que du miel ! Et pourtant, en réalité, c'est un moment atroce. Il y a la guerre de Corée, le maccarthysme, la ségrégation contre les Noirs, dont certains font par ailleurs office de cobayes humains pour des expérimentations médicales auxquelles je fais référence dans le roman... Cette époque, dont l'Amérique se souvient comme étant incarnée par Doris Day, est en fait un moment de grande souffrance pour beaucoup de gens. Elle m'intéressait également car c'est alors qu'a germé le futur mouvement des droits civiques — la revendication est presque déjà là, encore muette mais inévitable, attendant son heure, qui interviendra dans les décennies suivantes, les années 1960 et 1970.
  • Home est un roman à deux voix : le narrateur et le personnage principal, Frank Money. Comment est venue l'idée de cette forme ?
La voix du personnage principal a d'abord surgi, mais, très vite, j'ai réalisé que je ne pouvais pas me contenter de son seul point de vue sur l'Histoire. Il m'est apparu alors que je pouvais être à la fois le narrateur omniscient et lui le personnage qui objecte, commente, rectifie, clarifie le récit. Le dialogue qui s'installe ainsi a du sens, car il permet à l'histoire d'avancer et crée aussi une sorte d'intimité pour le lecteur. Et peu à peu, c'est lui, Frank, qui prend le contrôle de cette histoire. Et ce n'est que justice, car c'est la sienne, sa vie, pas la mienne. C'est une question presque morale : je n'ai pas à le dominer, à m'imposer.
  • A travers l'histoire de ce soldat qui rentre de Corée en état de choc, pour être confronté à la violence dans son propre pays, se pose aussi, comme tous vos livres, la question : qu'est-ce qu'être un homme ?
Lorsque Frank Money rentre aux Etats-Unis, il se rend compte qu'il arrive dans un autre champ de bataille. Une tâche importante lui échoit : sauver quelqu'un qui est en danger de mort, en l'occurrence sa jeune sœur. Et c'est en lui portant secours qu'il se sauve lui-même. Effectivement, je voulais raconter le processus par lequel on devient un homme. Pour mieux dire : un être humain. Car devenir un homme, ce n'est pas suffisant. Devenir un être humain, voilà ce qui est important. Et c'est plus difficile, ça demande plus de force et de bravoure. C'est un processus où n'intervient pas seulement la capacité à se défendre, à faire la guerre, à tuer s'il le faut, donc l'exercice de la violence, mais au contraire et plus fondamentalement la capacité à prendre soin d'autrui. La compassion. Le souci de l'autre. Il me semble que les femmes y parviennent mieux que les hommes — vraiment je le crois.
  • Le roman semble signifier aussi que « home », le « chez soi », ce n'est pas forcément un lieu...
Le « chez soi » d'un individu, c'est l'endroit ou les conditions dans lesquels il se sent bien, en sécurité. Cela peut être un lieu, mais aussi une communauté humaine plus ou moins large, qui vous aide, vous soutient. J'ai grandi dans un environnement de cette sorte, dans l'Ohio : une communauté de gens pauvres, amicaux et bienveillants, qui entretenaient des relations de voisinage conviviales et confiantes, avec des enfants qui jouaient et circulaient librement dans des jardins sans clôtures. J'ai connu, là, ce sentiment rassurant d'être protégée.

  • Dans la lignée des deux livres qui l'ont précédé, Home confirme un changement formel dans votre œuvre : c'est un roman court, limpide.
Mes trois derniers romans sont effectivement plus courts que ne l'étaient les précédents. Je travaille consciemment et énormément à cela : écrire moins et dire davantage. Ne pas écrire deux pages quand une phrase peut tout contenir. C'est bien plus difficile que de s'étaler. Et c'est ce que je veux désormais. C'est à la fois une envie et une nécessité — j'ai 81 ans, il faut que je fasse vite, donc que j'écrive court !
  • Avez-vous appris au fil des livres ? Ou en lisant les ouvrages des autres ?
Lire et écrire, c'est un peu la même chose pour moi. J'écris à la main, toujours, je ne sais pas faire autrement. Je vois mieux ce que je fais ainsi, il m'est plus facile d'aller et venir dans le texte. Le langage est si riche, il offre tant de possibilités. J'aime le son des mots surtout, cela m'importe plus que la correction grammaticale de la phrase. Ce n'est que lorsque le premier jet est terminé que je passe à l'ordinateur. Et je me relis, longuement, maintes et maintes fois, pour me corriger. Me relire, c'est vraiment quelque chose que j'ai appris avec les années et l'expérience. C'est pour cette raison que, d'une certaine façon, dans mon cas, l'écriture est la lecture.
J'ai appris aussi à décrire et à faire sentir les choses, et surtout à ne pas commenter ou interpréter, au risque d'ennuyer le lecteur. A ne pas user exagérément des métaphores. J'ai appris surtout, me semble-t-il, à être juste avec mes personnages — juste, honnête, comme on veut et doit se comporter avec des êtres humains. Le personnage principal de L'oeil le plus bleu, mon premier roman, cette jeune fille noire qui se trouve laide et rêve d'avoir les yeux clairs, s'inspirait d'une camarade de classe que j'avais côtoyée durant l'enfance. Je crois qu'à l'époque je n'étais pas très bienveillante à son égard ; je la trouvais plutôt stupide et a posteriori je me suis sentie un peu coupable vis-à-vis d'elle. En écrivant le roman, j'ai pu manifester davantage de justice envers le personnage qu'elle m'a inspiré. Cette responsabilité presque morale à l'égard de mes personnages, c'est quelque chose que j'ai toujours ressenti. Mais il me semble que j'ai développé cette capacité, que je m'en sors mieux aujourd'hui.
  • Cinquante ans après la fin de la ségrégation, la question raciale existe-t-elle toujours aux Etats-Unis ?
Il faut se souvenir de ce qu'était la ségrégation : vous pouviez élever les enfants d'une famille blanche, les laver, les nourrir, mais il vous était interdit d'aller dans les mêmes magasins ou de partager les mêmes sièges dans l'autobus. Ça, c'est terminé. Indéniablement, et en dépit des résistances, nous avons franchi un cap, changé d'époque. J'ai toujours enseigné, et ainsi côtoyé des jeunes gens de toutes origines. Je vois bien combien ils ont changé, et combien la question de la race est aujourd'hui la dernière de leurs préoccupations. Ils ne peuvent même pas imaginer ce qu'ont été les décennies de la ségrégation.
Pourtant, le racisme aux Etats-Unis n'est pas mort, loin de là. Il s'est même trouvé désormais une cible privilégiée en la personne du président Obama — un président noir dont certains ne supportent pas l'élégance, la culture, l'éloquence. Il faut mesurer l'hostilité inouïe qu'il suscite, et surtout entendre les relents racistes pesants, nauséabonds, parfois orduriers, dont sont empreints les commentaires émis par ses opposants les plus virulents. Ils en sont venus à dévoyer même la langue, les mots. Par exemple, ils ont qualifié les discours d'Obama d'exercices de rhétorique, en donnant à ce mot une connotation péjorative. Or, qu'est-ce que la rhétorique ? Pour moi, c'est tout simplement de la pensée qui devient du langage. Comment peut-on ainsi donner un sens négatif à quelque chose d'aussi important ?
  • Interviendrez-vous en faveur de la réélection de Barack Obama en novembre prochain ?
Je n'ai pas pour habitude de m'engager directement dans le débat politique. Je l'ai fait pour la première fois de ma vie en 2008, lors de la campagne pour l'élection présidentielle qui a conduit Barack Obama à la Maison-Blanche. Lui, je le connais très peu, je l'ai rencontré pour la première fois en mai dernier, lorsqu'il m'a remis la médaille présidentielle de la Liberté, à Washington (1). Mais je suis convaincue qu'il faut des progressistes à la tête de notre pays. Il faut une volonté politique capable d'aller contre le mouvement général de privatisations et de course au profit longtemps encouragées par les législateurs républicains, qui n'ont qu'une conviction en tête : la loi du marché est ce qui se fait de mieux. Avec eux, le citoyen est devenu un consommateur et un payeur de taxes en tous genres. Tous les secteurs de l'action publique ont été appelés à participer à l'objectif du profit maximal : les prisons, les écoles, les hôpitaux, les autoroutes. L'armée elle-même : regardez l'Irak, il y avait là-bas davantage de mercenaires que de soldats.
Ce que j'admire vraiment, chez un homme politique, c'est la volonté de prendre soin de la population. Obama est mû par cela. C'est un homme intelligent, honnête et sage. Il ne peut certes pas tout résoudre, mais il peut agir dans le bon sens. Je ne voudrais pas qu'il soit le président d'un seul mandat.



(1) La Presidential Medal of Freedom est la plus haute distinction civile américaine.

1931 Naissance, le 18 février, à Lorain, Ohio.
1970 Parution de L'oeil le plus bleu (The Bluest Eye), son premier roman.
1988 Beloved reçoit le Pulitzer Prize for fiction.
1993 Toni Morrison reçoit le prix Nobel de littérature.
2006 Beloved est désigné meilleur roman des vingt-cinq dernières années par le New York Times.

À Lire
Home de Toni Morrison, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Christine Laferrière, éd. Christian Bourgois.




Propos recueillis par Nathalie Crom (Télérama)

Billets


Billets-Chatons à donner …


Chatons à donner …

Une mignonne petite fille du nom de Suzie se tenait sur un trottoir en face de sa maison.
Près d’elle, il y avait un panier contenant un certain nombre de petites créatures. Elle tenait en main un petit écriteau annonçant :
«CHATONS GRATUITS.»
Soudain, un défilé de voitures noires s’arrêta près d’elle.
De la voiture de tête sortit une femme souriante.
Bonjour petite, je suis Martine Aubry.
Qu’as-tu dans ton panier, demanda-t-elle ?
- Des chatons, déclara Suzie.
- Quel âge ont-ils, demanda Martine Aubry ?
- Ils sont si jeunes que leurs yeux ne sont pas encore ouverts, répliqua Suzie.
- Et de quelle race de chatons s’agit-il ?
- Des socialistes, répondit Suzie avec un large sourire.
Dès qu’elle fut remontée dans sa voiture, elle appela son Directeur des relations publiques et lui raconta sa conversation avec la petite fille et ses chatons.
Reconnaissant la parfaite occasion de diffuser un reportage photographique original, ils convinrent que dès le lendemain, Martine Aubry se présenterait devant la petite fille, accompagné des médias, en demandant à Suzie de parler de ses chatons si lucides.
Donc le jour suivant, Suzie se tenait toujours sur le trottoir avec son panier annonçant des «CHATONS GRATUITS».

Un autre convoi de véhicules s’approcha du lieu, cette fois suivi de caravanes. Des caméras et de l’équipement audio furent rapidement installés puis, Martine Aubry sortit de sa limousine et se dirigea vers la petite Suzie.
Bonjour, dit-elle, j’aimerais bien que tu répètes devant tous mes amis quelle race de chatons tu offres gratuitement.
- Oui madame, ils sont Anarchiste, répondit Suzie.
Pris par surprise, Martine Aubry balbutia :
- Mais… mais… hier tu m’as dit qu’ils étaient Socialiste.
La petite Suzie sourit et dit :
"Je sais, mais aujourd’hui, ils ont ouvert les yeux !"


Source je-suis-stupide-j-ai-vote-hollande.fr 

Billets


dimanche 17 janvier 2021

Billets-La rougeole est de retour


La rougeole est de retour

Eradiquée en 2000 grâce aux campagnes de vaccination, cette infection virale fait un retour remarqué aux Etats-Unis et inquiète jusqu'en plus haut lieu. En cause : le refus de plus en plus répandu de la vaccination.
 
Les premiers cas se sont déclarés à la mi-décembre dans le parc d'attraction Disneyland d'Anaheim, dans le sud de la Californie. Depuis, l'épidémie prend de l'ampleur : "102 cas ont été recensés dans six Etats américains et jusqu'au Mexique. Le débat sur le bien-fondé des campagnes de vaccination est relancé".

Barack Obama a même été contraint de prendre position lors d'une interview, dimanche 1er février, sur la chaîne de télévision NBC. "Le président a enjoint les parents récalcitrants de faire vacciner leurs enfants et a souligné, à cette occasion, que ceux qui refusent la vaccination mettent en danger la santé des enfants des autres", rapporte le Los Angeles Times. C'est que, parmi les causes sous-jacentes de cette nouvelle épidémie, figure le manque de confiance de certains parents envers les vaccins et la croyance selon laquelle les campagnes de vaccination de masse seraient à l'origine de l'augmentation du nombre de cas d'autisme aux Etats-Unis.

Les républicains et la vaccination
Le New York Times observe que c'est aux républicains que cette nouvelle épidémie cause le plus de problèmes : "Le débat national contraint les politiciens républicains à prendre position sur la question". Ainsi Chris Christie, le gouverneur républicain du New Jersey et candidat putatif à l'élection présdientielle de 2016, a-t-il interrompu une visite à Londres pour déclarer que "les parents devraient pouvoir choisir" de vacciner ou non leurs enfants contre la rougeole.

Quant à Rand Paul, sénateur républicain du Kentucky aux tendances libertariennes et candidat potentiel à l'élection de 2016, il a estimé : "Personnellement je pense que c'est une bonne idée que les enfants soient vaccinés [contre la rougeole], mais il s'agit d'une décision personnelle qui doit être du ressort de chaque individu".

Vieux démons
Cette controverse autour de la vaccination est en fait un vieux problème pour les républicains, note le New York Times : comment se positionner sur des questions qui font consensus dans les milieux scientifiques mais ne sont pas toujours acceptées par les conservateurs ? "Le même problème se pose quant à l'enseignement de la théorie de l'évolution à l'école ou la question du changement climatique".

Une chose est sûre, la vaccination est "devenue une véritable question politique ces dernières années", poursuit le New York Times. Selon le Pew Research Center, en 2009, 71% des républicains et des démocrates interrogés étaient favorables à la vaccination des enfants. Cinq ans plus tard, 76% des démocrates y sont toujours favorables contre seulement 65% des républicains. Mais le quotidien new-yorkais explique tout de même que le débat ne se limite pas à une opposition gauche-droite : "le mouvement contre la vaccination est particulièrement en vogue dans les milieux progressistes aisés".

Dessin de Vlahovic, Serbie.

Source courrierinternational.com

samedi 16 janvier 2021

Recettes Italiennes-Œufs brouillés aux truffes blanches d’Alba


Œufs brouillés aux truffes blanches d’Alba 

Préparation : 10 mn  
Aromatisation : 24 heures  
Cuisson : 15 mn  
Pour 4 personnes  
6 œufs  
1 truffe blanche  
50 g de beurre  
1 dl de crème fraîche  
Sel et poivre  
1. Mettez les œufs et la truffe, que vous aurez brossée, dans un récipient de verre. Fermez hermétiquement et laissez 24 heures au réfrigérateur.  
2. Cassez les œufs dans une terrine, salez, poivrez et battez délicatement avec une fourchette. Faites fondre le beurre dans une petite casserole placée dans un bain-marie bouillant et versez-y les œufs. Laissez cette préparation prendre la consistance d’une crème épaisse tout en continuant de mélanger, ce qui nécessite de 10 à 12 minutes.  
3. Retirez les œufs du bain-marie, ajoutez la crème, rectifiez l’assaisonnement en sel et poivre, mélangez puis versez dans un plat. Râpez des lamelles de truffe sur les œufs et servez.  

Afin de relever leur saveur, vous pouvez ajoutez 100 g de fontina râpée aux œufs quelques minutes avant la fin de la cuisson. Spécialité de la région du Piémont.



vendredi 15 janvier 2021

Recettes Italiennes-«Amaretti»

 


Amaretti

Préparation : 20 mn 
Cuisson : 30 mn 
Pour 4 personnes 
200 g de sucre 
150 g d’amandes décortiquées 
30 g d’amandes amères décortiquées 
4 blancs d’œufs 
20 g de beurre pour la plaque du four 
1. Ébouillantez les amandes pendant 1 minute, puis égouttez-les, pelez-les et passez-les pendant environ 20 minutes dans un four préchauffé à 160 °C (th. 5) afin qu’elles sèchent sans griller. 
2. Retirez les amandes du four et pilez-les dans un mortier (ou passez-les à la moulinette) avec le sucre, puis versez-les dans une jatte. Montez les blancs d’œufs en neige ferme et incorporez la poudre d’amandes afin d’obtenir une pâte de consistance moyenne ; ajoutez éventuellement un autre blanc d’œuf monté en neige. 
3. Beurrez une plaque à biscuits et farinez-la. Versez la préparation dans une poche à pâtisserie avec laquelle vous déposerez sur la plaque de petits tas de la taille d’une noisette, bien espacés ; laissez-les reposer pendant environ 1 heure avant de faire cuire les macarons pendant 30 minutes dans un four préchauffé à 170 °C (th. 6). Servez ces petits macarons dès qu’ils auront refroidi. 

Ces macarons portent le nom d’amaretti (amaro signifiant amer) en raison de la forte proportion d’amandes amères qu’ils contiennent. Spécialité de la région du Piémont.







Recettes Italiennes-« Mostaccioli »

 Mostaccioli 


Préparation : 30 mn 
Cuisson : 30 mn 
Pour 4 personnes 
150 g de farine 
150 g de miel 
1 cuillerée à soupe de liqueur d’anis 
10 g de beurre pour la plaque 
1. Disposez la farine en fontaine sur le plan de travail et versez au centre le miel et la liqueur d’anis. Travaillez soigneusement ces ingrédients afin d’obtenir une pâte consistante. 
2. Étalez cette pâte avec un rouleau à pâtisserie en une abaisse de 1 cm d’épaisseur. Découpez-y des petits biscuits en leur donnant la forme de votre choix. Beurrez la plaque du four et disposez dessus les biscuits en les séparant bien. 
3. Faites cuire pendant 30 minutes dans un four préchauffé à 160 °C (th. 5). Attendez 3 à 4 jours avant de les servir. 

Vous pouvez recouvrir une partie de ces biscuits de chocolat que vous aurez fait fondre au bain-marie avec un peu de beurre. Spécialité de la région de Calabre.



Recettes Italiennes-Croquants aux amandes

Croquants aux amandes 

Préparation : 15 mn 

Cuisson : 30 mn 

Pour 4 personnes 

350 g de farine 

200 g d’amandes mondées

2 œufs + 2 jaunes  

10 g de beurre 

225 g de sucre semoule 

1 cuillerée à café de levure 

1 orange ou 1 citron 

1 pincée de sel 

1. Faites dorer les amandes dans une poêle en remuant souvent. 

2. Rincez l’orange. Râpez finement le zeste. Mettez-le dans un saladier avec la farine, la levure et le sel. Mélangez. 

3. Préchauffez le four sur 175 °C (th. 5-6). 

4. Tapissez une plaque à pâtisserie de papier sulfurisé. 

5. Cassez les œufs dans une terrine, ajoutez les 2 jaunes et le sucre. Fouettez quelques secondes. Incorporez peu à peu le mélange à la farine tout en travaillant la pâte. Ajoutez les amandes. 

6. Formez deux rouleaux de pâte de 3 cm de diamètre. Aplatissez-les légèrement et posez-les sur la plaque. Enfournez et faites cuire 18 à 20 minutes, jusqu’ils soient dorés. Retirez-les du four, coupez-les en oblique en tranches de 1 cm d’épaisseur et posez ces croquants à plat sur la plaque. Remettez au four 5 à 10 minutes, jusqu’à ce qu’ils soient dorés. Laissez refroidir hors du four. 

Ces biscuits, qui sont une spécialité de la ville toscane de Prato, se dégustent accompagnés de « vino santo ». Ils peuvent aussi agrémenter le café. Ils se conservent plusieurs jours dans une boîte en métal fermée.



jeudi 14 janvier 2021

Recettes Italiennes-Pizza à la romaine


Pizza à la romaine 


Préparation : 20 mn 
Cuisson 15 mn 
Pour 1 personne 
200 g de pâte à petit pain ou à pizza 
80 g de mozzarelle 
2 tomates 
1 cuillerée à soupe de pecorino râpé 
2 cuillerées à soupe d’huile d’olive 
1 filet d’anchois à l’huile 
4 feuilles de basilic  
1. Coupez la mozzarelle en dès. Rincez et séchez le basilic. Ebouillantez les tomates, pelez-les et retirez les pépins ; coupez la chair en lanières.  
2. Etirez la pâte sur le plan de travail fariné en lui donnant une forme circulaire de la dimension d’une grande assiette. Posez le disque obtenu sur une plaque à four huilé, répartissez sur la pâte les tomates, les dès de mozzarelle, le filet d’anchois coupé en morceaux et le basilic. Ajoutez le pecorino et un filet d’huile.  
3. Faites cuire la pizza pendant 15 minutes dans un four préchauffé à 240 °C (th. 8). Servez très chaud.  

Le pecorino est un fromage de brebis vendu plus ou moins affiné ; mais on l’utilise fréquemment sec, râpé, comme le parmesan. Spécialité de la région du Latium.



Recettes Italiennes-Courgettes, pignons et raisins secs



Courgettes, pignons et raisins secs  

Préparation : 15 mn 
Macération : 15 mn  
Cuisson : 20 mn  
Pour 4 personnes  
14 petites courgettes  
2 anchois au sel  
1 cuillerée à soupe de raisins secs  
2 cuillerées à soupe de vinaigre  
1 cuillerée à soupe d’huile d’olive  
1 cuillerée à café de sucre  
1 cuillerée à soupe de pignons  
1 gousse d’ail  
Sel  
1. Faites tremper les raisins dans de l’eau tiède pendant 15 minutes ; éliminez les extrémités des courgettes, lavez-les, puis coupez-les en bâtonnets.  
2. Pelez l’ail, écrasez-le sous la lame d’un couteau. Faites chauffer l’huile dans une poêle et faites-y revenir l’ail, puis retirez-le ; ajoutez les courgettes et laissez-les dorer avant de mouiller avec le vinaigre.  
3. Rincez les anchois sous l’eau courante, retirez les arêtes, hachez grossièrement les filets. Egouttez les raisins secs et ajoutez-les dans la poêle avec le sucre, les anchois et les pignons, mélangez, puis faites cuire pendant 15 minutes à feu doux et à couvert, en mouillant avec un peu d’eau si nécessaire. Dès que les courgettes sont cuites, rectifiez l’assaisonnement en sel et retirez-les du feu. Laissez-les refroidir, mettez-les dans un plat et placez-les au réfrigérateur pendant environ 1 heure avant de servir.  

Vous pouvez supprimer les anchois et augmenter la quantité de pignons. Spécialité de Sicile.



Recettes Italiennes-Minestrone à la génoise

 

Minestrone à la génoise


Préparation : 30 mn 
Cuisson : 1 heure 50 
Pour 4 à 6 personnes 
120 g de pâtes courtes 
100 g de haricots frais (cocos) 
100 g de bettes 
100 g de courgettes 
2 pommes de terre 
1 carotte 
½ branche de céleri 
1 gousse d’ail 
1 oignon 
4 cuillerées à soupe d’huile d’olive 
Sel  
1. Nettoyez et lavez les légumes, coupez les bettes en morceaux pas trop petits, les courgettes et la carotte en rondelles, et les pommes de terre en gros dés.  
2. Épluchez l’ail et l’oignon, nettoyez le céleri et hachez-les. Faites revenir le hachis pendant 5 minutes dans une casserole avec 2 cuillerées d’huile, puis ajoutez tous les légumes et les haricots. Laissez revenir 5 minutes, salez, couvrez d’eau froide et portez à ébullition. Réduisez alors le feu et laissez cuire pendant 1 heure et demie.  
3. Ajoutez les pâtes et faites-les cuire le temps nécessaire. Versez le minestrone dans une soupière, rectifiez l’assaisonnement en sel, ajoutez le reste d’huile et servez.   

Spécialité de la région de Ligurie.



mercredi 13 janvier 2021

Dessins de presse

  


Dessins de presse

mardi 12 janvier 2021

Recettes-Recettes Galettes des rois-Galette des rois aux poires et noisettes


Galette des rois aux poires et noisettes

Préparation : 15 mn
Cuisson : 25 mn
Pour 6 personnes
2 rouleaux de pâte feuilletée
1 jaune d’œuf
6 poires
3 œufs
125 g de noisettes en poudre
80 g de sucre en poudre
40 g de beurre
1 fève
1. Préchauffez le four à 200 °C (th. 7-8).
2. Pelez et coupez les poires en cubes.
3. Dans un saladier, battez les œufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajoutez la poudre de noisettes, le beurre fondu et les poires.
4. Déroulez la première pâte feuilletée sur une plaque, étalez la garniture et déposez la fève. Couvrez la galette avec la deuxième pâte. Soudez les bords avec un peu d'eau ou de blancs d'œufs si nécessaire.
5. Striez le dessus de la pâte avec un couteau et badigeonnez le dessus de la galette avec le jaune d'œuf, à l'aide d'un pinceau.
6. Enfournez pendant 25 minutes. Servez tiède ou froid.


Recettes-Recettes Galettes des rois-Galette des rois briochée


Galette des rois briochée

Préparation : 20 mn
Repos : 2 heures 15 mn
Cuisson : 40 mn
Pour 4 personnes
200 g de fruits confits
250 g de farine
10 g de levure de boulanger
1/3 de verre de lait
3 cuillerées à soupe de sucre en poudre
½ cuillerée à café de sel
125 g de beurre mou
3 œufs entiers
1 jaune d’œuf
1 cuillerée à soupe de fleur d’oranger
1 fève
1. Délayez, dans une terrine, la levure de boulanger avec 1/3 de verre de lait. Ajoutez 3 cuillerées à soupe de sucre, le sel et la moitié de la farine, afin d'obtenir une pâte très molle.
2. Couvrir la terrine d'un torchon et laissez gonfler 15 mn dans un endroit tiède.
3. Une fois que la pâte à gonflé, incorporez les œufs un par un.
Entre chaque œuf, mélangez bien avec la main.
4. Ajoutez le beurre mou, le reste de la farine et l'eau de fleur d'oranger.
Battez vigoureusement à la main pour obtenir une pâte élastique.
5. Ajoutez les fruits confits, étirez la pâte plusieurs fois et insérez la fève.
6. Beurrez le moule, versez-y la pâte jusqu’au 2/3 du moule. Couvrez d’un torchon et laissez lever dans un endroit tiède pendant 2 heures, la pâte doit atteindre le haut du moule.
7. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6-7).
8. Badigeonnez à l'aide d'un pinceau, le jaune d'œuf sur la pâte.
9. Enfournez pendant 40 minutes.